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	<title>Grand Écart &#187; les frères Lumière</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Cannes Classics 2015 : rencontre avec Gérald Duchaussoy</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2015 15:42:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[les frères Lumière]]></category>
		<category><![CDATA[Orson Welles]]></category>
		<category><![CDATA[rétrospective]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur la croisette il y a la Sélection officielle, la Quinzaine des réalisateurs, la Semaine de la critique… et il y a également Cannes Classics. Ici, pas de compétition mais...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sur la croisette il y a la Sélection officielle, la Quinzaine des réalisateurs, la Semaine de la critique… et il y a également Cannes Classics. Ici, pas de compétition mais un hommage rendu au septième art à travers des projections de films anciens restaurés. Costa-Gavras invité d&#8217;honneur, un documentaire exceptionnel pour célébrer <a href="http://www.grand-ecart.fr/miscellanees/histoire-liste-palme-or-festival-film-cannes/" title="Miscellanée #16 : 60 ans de Palmes d’or">soixante ans de Palmes d&#8217;or</a>, des hommages à Orson Welles et aux frères Lumière, une ribambelle de chefs-d’œuvre : l&#8217;édition 2015 promet d&#8217;être intense. Rencontre et lumière avec Gérald Duchaussoy, assistant de Thierry Frémaux à Cannes Classics et au Cinéma de la Plage.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Thierry-Frémaux.jpg" alt="Thierry Frémaux" title="Thierry Frémaux" width="250" height="163" class="alignleft size-full wp-image-21282" /><strong>Quelle est la date de naissance de Cannes Classics ?</strong><br />
En 2004, Thierry Frémaux a décidé de créer cette section afin de présenter tout un pan du cinéma de patrimoine qui, suite à la transition de la pellicule vers le numérique, était en train de se diriger vers une révolution, la restauration des films, c&#8217;est-à-dire un travail titanesque afin d&#8217;obtenir une image et un son de tout premier ordre.</p>
<p><strong>Quel était le dessein de cette sélection ?</strong><br />
Montrer des copies restaurées en première mondiale dans l&#8217;écrin du plus grand festival au monde et dans des conditions optimales. Faire vivre l&#8217;histoire. Notre histoire commune, celle de tous ceux qui vibrent grâce à la magie de cet écran et de ses enceintes.  </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/pepe-le-moko-affiche1.jpg" alt="Affiche de Pépé Le Moko" width="204" height="280" class="alignright size-full wp-image-23135" /><strong>Le premier &#8220;film classique&#8221; a avoir été projeté à Cannes ?</strong><br />
C&#8217;est difficile à dater car il y a avait déjà des rétrospectives ou des films de patrimoine parfois auparavant, des rétrospectives par thème aussi, ainsi que les préludes de Gilles Jacob qui mettait le cinéma de patrimoine à l&#8217;honneur via des courts-métrages emplis d&#8217;humour et de légèreté, montages d&#8217;extraits de classiques (ou pas !). Le premier classique en numérique fut, je crois, <em>Pépé, le Moko</em> de Julien Duvivier en 2002.  </p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est quoi Cannes Classics ?</strong><br />
Une section du Festival de Cannes dédiée à la cinéphilie, à la découverte ou la redécouverte, avec des présentations, des artistes sur scène, des documents sur le cinéma, des invités d&#8217;honneur, le cinéma de patrimoine en mouvement, qui vit au rythme des restaurations et des nouveaux projets. Par exemple, cette année, le grand studio japonais Toei, dont <em>Combat sans code d&#8217;honneur</em> de Kinji Fukasaku a été retenu en sélection officielle à Cannes Classics, lancera son département de films restaurés à Cannes avec ce film. C&#8217;est un plaisir d&#8217;accompagner ce mouvement et d&#8217;être curieux du passé.      </p>
<p><strong>Comment et par qui sont choisis les films projetés ?</strong><br />
Thierry Frémaux est le responsable de Cannes Classics et donc de sa sélection. Quant au choix des films, c&#8217;est une question d&#8217;équilibre entre de nombreuses cinématographies, la qualité des restaurations, les chefs-d’œuvre et les pépites méconnues. <span id="more-21281"></span></p>
<p><strong>Qui fréquente ces projections ?</strong><br />
Des distributeurs, des exploitants, des détenteurs de catalogue, des journalistes et des cinéphiles, qui sont toujours les bienvenus. Le seul but, c&#8217;est de permettre aux films de vivre, d&#8217;êtres vus et de continuer leur vie après Cannes.     </p>
<p><strong>Les copies restaurées le sont-elles spécialement pour Cannes Classics ?</strong><br />
Pas forcément, mais l&#8217;objectif que se fixent de nombreuses entités, c&#8217;est de restaurer le film suffisamment tôt pour faire partie de la sélection Cannes Classics !</p>
<p><strong>Que signifie &#8220;restaurer une copie&#8221; ?</strong><br />
Repartir du master s&#8217;il existe encore, le scanner et gommer les scories, refaire l&#8217;étalonnage. C&#8217;est un processus complexe et qui pose de nombreuses questions philosophiques aux restaurateurs : qu&#8217;enlever ? Que garder ? Quelle teinte obtenir ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Pulp-Fiction-de-Quentin-Tarantino.jpg" alt="Pulp Fiction, de Quentin Tarantino" title="Pulp Fiction, de Quentin Tarantino" width="175" height="250" class="alignleft size-full wp-image-21284" /><strong>Qui le fait ?</strong><br />
Des laboratoires spécialisés tels Digimage Classics, Technicolor, l&#8217;Immagine Ritrovata à Bologne, des départements d&#8217;université ou de studio.  </p>
<p><strong>Que deviennent les films, documentaires&#8230; une fois Cannes Classics terminé ?</strong><br />
L&#8217;avenir est radieux pour les films restaurés avec tous les écrans autour de nous : salle, télévision, tablette, téléphone, visionnage en avion. Mais rien ne remplace les vibrations d&#8217;une salle de cinéma et nous sommes là, à Cannes Classics, pour répandre cette énergie.   </p>
<p><strong>Y a-t-il des critères qui définissent un classique ?</strong><br />
Comment évoquer des critères ? Une œuvre d&#8217;art n&#8217;obéit à aucune grille. Parfois, des films sont en avance sur leur époque, d&#8217;autres sont en phase ou décalés puis réévalués. Selon moi, <em>Pulp Fiction</em> de Quentin Tarantino est LE classique instantané, il restera dans l&#8217;histoire et on l&#8217;étudiera ou y prendra du plaisir encore très, très longtemps.    </p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui fait qu&#8217;un film devient un classique ?</strong><br />
Sa place dans l&#8217;histoire du cinéma, alliance commune des directeurs de festival, des critiques, des universitaires, du grand public et des passionnés du septième art.  </p>
<p><strong>Comment résumereriez-vous la sélection Cannes Classics 2015 ?</strong><br />
En deux mots : richesse et éclat. Parce que la programmation s&#8217;avère d&#8217;une densité palpable et en raison de la palette chromatique des films montrés. Un arc-en-ciel d&#8217;émotions et de couleurs, vraiment.  </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Ascenseur-pour-léchafaud.jpg" alt="Ascenseur pour l&#039;échafaud" title="Ascenseur pour l&#039;échafaud" width="188" height="250" class="alignright size-full wp-image-21285" /><strong>Des choses à ne pas rater cette année ? </strong><br />
<em>La Légende de la Palme d&#8217;or</em> d&#8217;Alexis Veller, qui narre le rapport des plus grands réalisateurs à la Palme d&#8217;or, à leur Palme d&#8217;or. Comment cela a changé leur vie, leur vision du cinéma et leur carrière. Passionnant.<br />
<em>Les Sans-Espoir</em> de Miklos Jancso, réalisateur d&#8217;une précision subtile et intense, sans compter son sens inouï du cadre rigoureux. Tout Welles, sans distinction. <em>Combat sans code d&#8217;honneur</em>, un thriller renversant de virtuosité et de richesse historique. <em>Insiang</em>, superbe film philippin, à la photo incroyable et à la narration horrifique glaciale. Le mélange du noir et blanc et de la couleur alliée à une narration postmoderne du film <em>Les Ordres</em> de Michel Brault. Et <em>Z</em>, de Costa-Gavras, invité d&#8217;honneur, pour finir sur la plus belle lettre de fin du cinéma.        </p>
<p><strong>A quoi va ressembler le film <em>Lumière !</em>, projeté à l&#8217;occasion des 120 ans de la création du cinématographe ?</strong><br />
Une sélection de films Lumière restaurés dans le Grand Théâtre Lumière, digne retour des choses. A voir absolument car si je vous parle aujourd&#8217;hui c&#8217;est en grande partie grâce à eux.   </p>
<p><strong>Rien sur les 120 ans de la Gaumont ? </strong><br />
Bien sûr que si ! <em>Ascenseur pour l&#8217;échafaud</em> de Louis Malle en version restaurée en première mondiale et Pierre Richard, <em>himself</em>, au cinéma de la Plage en compagnie de Nicolas Seydoux, pour présenter <em>Le Grand Blond avec une chaussure noire</em> d&#8217;Yves Robert. Ça aussi, c&#8217;est la diversité de Cannes Classics.</p>
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		<title>Miscellanée #1 : Domitor</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 15:14:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[invention]]></category>
		<category><![CDATA[les frères Lumière]]></category>

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		<description><![CDATA[Domitor&#8230; Mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ? Domitor, c&#8217;est ce qu&#8217;aurait pu être le cinéma. Si Louis Lumière n&#8217;avait pas cherché un nom mieux foutu, c&#8217;est celui-là, &#8220;domitor&#8221;, qu&#8217;il aurait utilisé....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Domitor&#8230; Mais qu&#8217;est-ce que c&#8217;est ?</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/02/domitor.jpg" rel="shadowbox[sbpost-551];player=img;"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/02/domitor-235x300.jpg" alt="La caméra des frères Lumière" title="Domitor" width="235" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-659" /></a> Domitor, c&#8217;est ce qu&#8217;aurait pu être le cinéma. Si Louis Lumière n&#8217;avait pas cherché un nom mieux foutu, c&#8217;est celui-là, &#8220;domitor&#8221;, qu&#8217;il aurait utilisé. On n&#8217;irait pas au ciné, mais au domit&#8217;. On ne parlerait pas de cinéastes, mais de&#8230; domitards ?</p>
<p>Si Auguste et Louis avaient écouté leur père Antoine, c&#8217;est ce nom aux étranges consonances qu&#8217;ils auraient consacré. Toute l&#8217;histoire du cinéma en eût été changée. Le suffixe <em>-tor</em> aurait pris une grâce et une valeur inestimables, et ni <em>Terminator</em>, ni <em>Predator</em> ni autres <em>Penetrator</em> n&#8217;auraient vu le jour&#8230; Ou bien, amputés d&#8217;une terminaison trop précieuse pour être ainsi maltraitée.</p>
<p>Mais pour une fois, Antoine Lumière, photographe inspirateur de ses enfants géniaux, n&#8217;eut pas raison, et au Domitor les inventeurs préférèrent un terme emprunté au grec, nom plus commun que propre, déjà tout ou partie utilisé par d&#8217;autres scientifiques de l&#8217;image en mouvement : Léon Bouly et Thomas Edison.</p>
<p>En hommage au Domitor avorté, Grand-Écart.fr a failli se nommer Domitor.fr. Une façon de remettre à sa place une anecdote fameuse, et de porter haut les valeurs qu&#8217;ont été celles de ce substitut du cinématographe : un cinéma alternatif. Mais, soumis à un vote terrible, nous avons choisi la souplesse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>&#8220;Louis Lumière, qui a de la fièvre, n&#8217;arrive pas à trouver le sommeil. Il tourne et retourne dans tous les sens l&#8217;objet que lui a apporté son frère, et soudain la solution qui depuis des mois se refusait à son esprit lui apparaît dans sa lumineuse clarté [...] : le cinématographe est né.<br />
Il est né mais il n&#8217;a pas encore de nom. L&#8217;invention des frères Lumière pour le moment, c&#8217;est avant tout un appareil miracle qui permet à la fois la prise de vues et la projection d&#8217;images animées sur un grand écran. Quand, le 13 février 1895, Louis Lumière prend son premier brevet pour le prototype qu&#8217;il vient de créer, il ne songe pas à lui fournir une appellation officielle.<br />
Ce n&#8217;est que le 10 mars, dans un additif au précédent brevet, qu&#8217;apparaît enfin le nom qui va bientôt courir le monde : le cinématographe. Ce vocable, inspiré du grec ancien, ce sont les deux frères qui l&#8217;ont imaginé. Leur père aurait préféré un terme qui fût beaucoup plus éloigné de ceux qui existaient déjà, afin de différencier nettement l&#8217;invention de ses fils de celles des autres chercheurs. Il penchait donc pour &#8220;Domitor&#8221; mais il n&#8217;eut pas gain de cause, et l&#8217;on imagine mal aujourd&#8217;hui que notre cinéma ait pu être appelé de ce nom à la consonance barbare.&#8221;</p>
<p style="text-align: right;">Madeleine Malthête-Méliès, <em>Méliès l&#8217;enchanteur</em>, 1973</p>
</blockquote>
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