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	<title>Grand Écart &#187; Japon</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le panier garni de l&#8217;été 2017</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jul 2017 17:46:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce panier garni estival est si fantastique et si horrifique qu’il vous collera les miquettes jusqu’à l’automne prochain. Vous pourrez y apprécier deux merveilles de Jack Arnold, un coffret « Robots » des plus étonnants, un bébé vampire aux jolies quenottes, la première série télé française, trois films du grand maître du Bis Seijun Suzuki et Paul Newman en bûcheron, en pilote automobile et en capitaine de hockey. Rien que ça ! </p>
<h3>Jack Arnold, géant de la peur</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/homme-qui-retrecit-jack-arnold.jpg" alt="L&#039;Homme qui rétrécit, de Jack Arnold" title="L&#039;Homme qui rétrécit, de Jack Arnold" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25864" />Jack Arnold est un cinéaste touche-à-tout mais un touche-à-tout de talent, reconnu pour avoir livré dans les années 1950 deux grands classiques du cinéma fantastique, <em>L’Etrange Créature du lac noir</em> et <em>L’Homme qui rétrécit</em> d’après le roman de Richard Matheson. Le milieu loue encore aujourd’hui son savoir-faire et sa débrouillardise pour créer des effets spéciaux hallucinants avec en poche deux francs six sous. Mais la patte Jack Arnold, ce n’est pas que des trouvailles techniques, c’est un style. Un style réaliste, sans effets de manche, sans grosse ficelle, qui donne à ses films fantastiques un goût du quotidien des plus trompeurs où le spectateur se laisse facilement berner avant de se rendre compte qu’il navigue à vue dans d’étranges mondes. Jean-Pierre Dionnet explique très justement dans les bonus que cette absence d’artifice le démarque des autres réalisateurs plus enclins à faire dans le tape-à-l’œil. Quoi de mieux que profiter de <em>Tarantula !</em> et <em>L’Homme qui rétrécit</em> pour comprendre ce qu’est un Grand Faiseur. <span id="more-25859"></span></p>
<p><strong><em>Tarantula !</em> réalisé par Jack Arnold avec John Agar, Mara Corday, Leo G. Carroll&#8230;</strong><br />
Après avoir reçu accidentellement une injection de sérum nutritif, une tarentule se met à grossir jusqu&#8217;à atteindre des proportions monumentales&#8230;<br />
Arachnophobes, abstenez-vous ! Cette tarentule est hénaurme et poilue ! <em>Tarantula !</em>, comme beaucoup des films fantastiques de l’époque, joue à la fois sur les peurs primales et sur les inquiétudes de la société civile quant à la progression effrénée de la recherche scientifique en matière de manipulation génétique (voir <em>Godzilla</em> au Japon). Dans sa première partie, le film lorgne davantage sur le thriller psychologique avant de tomber dans une impressionnante seconde partie dans le genre catastrophe pur et dur où l’araignée géante aussi haute qu’un building met en péril l’avenir de l’humanité. C’est drôle et flippant. Dans les 5 dernières minutes, on remarque la présence de Clint Eastwood en aviateur lanceur de napalm.</p>
<p><strong><em>L’Homme qui rétrécit</em> réalisé par Jack Arnold avec Grant Williams, Randy Stuart&#8230;</strong><br />
Quelques mois après avoir été enveloppé par un brouillard radioactif, Scott Carey se met à rétrécir, chaque jour un peu plus&#8230;<br />
<em>L’Homme qui rétrécit</em> compte parmi les chefs-d’œuvre du septième art. Richard Matheson accepte qu’on adapte son roman à la seule et unique condition qu’il le scénarise. Non mais ! Et Jack Arnold peut remercier Matheson de lui avoir livré, non seulement une histoire géniale, mais un scénario cuisiné aux petits oignons. Dès les premières secondes où le héros raconte sa vie en voix off, on sait que l’on se tient devant une merveille. L’intrigue est immédiatement haletante et pleine d’esprit. Scott Carey se met à rétrécir, soit, mais chaque centimètre de perdu, c’est un bout de sa vie qui s’en va, à jamais. Jack Arnold ne fait jamais dans le sensationnalisme et encore moins dans le ridicule quand il nous montre l’inexorable descente aux enfers du personnage principal qui passe de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Nous l’abandonnons, jusqu’à ne plus le voir… Voilà LE film fantastique profond et bouleversant dont bon nombre de cinéastes m’as-tu-vu devraient s’inspirer.<br />
<em>Edition ultime blu-ray + DVD édité chez Elephantfilms</em></p>
<h3>Coffret La Guerre des robots</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/maitre-monde-tobor-le-grand.jpg" alt="Tobor le grand" title="Tobor le grand" width="280" height="184" class="alignleft size-full wp-image-25865" />Le coffret <em>La Guerre des robots</em> offre la possibilité d’appréhender l’histoire du robot dans le cinéma à travers quatre approches différentes. </p>
<p><strong><em>Le Maître du monde, Tobor le grand</em></strong><br />
Un jeune garçon aide son grand-père, génial inventeur d’un robot destiné à la conquête spatiale, et convoité par des espions étrangers.<br />
Dans <em>Le Maître du monde, Tobor le grand</em>, on s’embarque dans une aventure spatiale sur fond d’intrigue politique et d’espionnage. Le film reste ultra-culte chez les bisseux pour l’incroyable look du robot (Tobor en verlan !) et un classique de la science-fiction pour les cinéphages qui voient en Tobor le génial divertissement familial réalisé avec le cœur et avec les tripes. <em>Le Maître du monde</em> n’est pas qu’une fabrique de bons sentiments, loin de là. Comme dans toutes les œuvres où les enfants sont rois, il règne une dureté et une cruauté que seuls les adultes savent fomenter. C’est le genre de petit film généreux qu’on aime à se rappeler.</p>
<p><strong><em>Creation of Humanoids</em></strong><br />
Dans un monde post-apocalyptique, des robots aident la race humaine mourante en leur donnant des corps androïdes.<br />
Si vous êtes dingo des films de SF intellos et bavards, alors vous serez servi au centuple car <em>Creation of Humanoids</em> contient des séquences interminables de réflexions philosophiques sur les rapports entre l’homme et la machine et le devenir de l’intelligence artificielle. Euh, c’est aussi saugrenu que génial ! C’est un film fauché, sans charme apparent, mais qui se prend tellement au sérieux qu’il en devient captivant. Ici, les robots destinés à devenir des soutiens aux humains, exactement comme les androïdes de la saga <em>Alien</em>, semblent tous avoir été assemblés avec un balai dans le cul ! Et c’est formidable !</p>
<p><strong><em>Objectif Terre</em></strong><br />
Des robots vénusiens envahissent Chicago. Au milieu d’eux, Frank et Nora deviennent des étrangers, et tentent de survivre.<br />
Les haletantes vingt premières minutes sont une réussite. L’humanité est décimée, et nous accompagnons l’héroïne Nora dans les rues désertes de Chicago. Le début d’<em>Objectif Terre</em>, flippant à souhait, n’a rien à envier aux classiques <em>Je suis une légende</em> ou <em>Le Monde, la chair, le diable</em>. Au moment où l’histoire raconte l’invasion de la planète par les robots, les choses se gâtent. On sent que le réalisateur pèche par manque de moyens et par manque d’idées. Les dialogues creux et les séquences culcul la praline finissent par gâcher l’ensemble. Mince, c’est ballot ! </p>
<p><strong><em>Cyborg 2087</em></strong><br />
Sur Terre, dans un futur proche, les hommes envoient un cyborg dans les années 1960 pour modifier le cours de l’histoire.<br />
Je ne sais pas si <em>Cyborg 2087</em> inspira James Cameron pour <em>Terminator</em> mais il serait difficile de douter du contraire. A moins d’être menacé d’un procès&#8230; En tout cas, le film déroule une intrigue quasi similaire mais un poil moins « sauvage » (la brutalité de Schwarzy est hors-concours). En effet, le gros défaut de <em>Cyborg 2087</em> réside dans son manque de tension. Il ne nous met pas sur les nerfs, on ne se sent pas en danger. Toutefois, il n’y a rien dans le film qui soit sujet à moquerie. <em>Cyborg 2087</em> est une réelle curiosité.<br />
Edité en coffret DVD chez Artus films</p>
<h3>Un vampire</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/bebe-vampire-john-hayes.jpg" alt="Bébé vampire, de John Hayes" title="Bébé vampire, de John Hayes" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-25880" /><strong><em>Bébé vampire</em> réalisé par John Hayes avec Michael Pataki, William Smith&#8230;</strong><br />
Venus s’encanailler dans un cimetière, de nuit, Leslie et Paul se font attaquer par un vampire tout juste sorti de sa tombe. Paul est tué alors que Leslie se fait violer par le monstre. Peu après, elle se retrouve enceinte et, quelques mois plus tard, accouche de son enfant. Un enfant pour le moins étrange, qui semble attiré par le sang…<br />
Ah, le voilà enfin ce maudit enfant ! Merci Artus. Sorti sur les écrans en 1977 (mais réalisé 5 ans plus tôt), <em>Bébé vampire</em> ne dépareille pas au sein des films d’exploitation de l’époque. Dans une première partie qui tend davantage vers le gothique, on reconnaît les codes et les artifices qui font tout le sel du genre. Toutefois, plus le film avance, plus il perd de son charme suranné, notamment quand, 30 ans plus tard, le fils vampire (qui n’est plus un bébé) décide de traquer son violeur de père. <em>Bébé vampire</em> n’est pas un chef-d’œuvre mais qu’est-ce que ça sent bon le cinéma vintage.<br />
Disponible en DVD chez Artus</p>
<h3>Série télé</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/serie-dvd-agence-nostradamus.jpg" title="L&#039;Agence Nostradamus" alt="L&#039;Agence Nostradamus" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-25866" /><strong><em>Agence Nostradamus</em></strong><br />
1950. Voici le premier feuilleton de la télévision française. Neuf épisodes d’une dizaine de minutes chacun mettent en scène deux détectives qui cherchent à comprendre les agissements douteux au sein d’une agence matrimoniale.<br />
Eh bien, croyez-moi chers amis que cette série enlevée, bourrée d’humour et de charme, se boit comme du petit-lait. On apprécie les dialogues fleuris, les accents de l’époque appuyés à la titi parisien et les décors qu’on se croirait revenu de chez papi et mamie. C’est l’agence Vaudor qui mène l’enquête, et croyez-moi que chez Vaudor, on envoie du bois de cagette ! L’histoire matinée d’astrologie et d’ésotérisme à papa ne manque pas de piquant. Ce voyage télévisuel dans le passé est une vraie bouffée d’air frais que nous vous recommandons chaudement.<br />
Edité en DVD chez Elephantfilms</p>
<h3>Cycle Seijun Suzuki</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/barriere-chair-seijun-suzuki-1.jpg" title="La Barrière de la chair, de Seijun Suzuki" alt="La Barrière de la chair, de Seijun Suzuki" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25873" />Il y a fort peu de temps que Seijun Suzuki, mort en février 2017, a décroché ses galons de cinéaste culte. Il fut pendant des décennies un faiseur de série B cantonné aux salles de quartier. Aujourd’hui, on n’hésite plus à l&#8217;associer aux grands de la Nouvelle Vague japonaise. Seijun Suzuki, c’est d’abord un style tout à fait reconnaissable (pensez à Jacques Demy et à Quentin Tarantino) avec ces couleurs percutantes, ces virées dans les quartiers populaires à la démographie oppressante, ces discours féministes, ces critiques acerbes de la société… Petit tour d’horizon.</p>
<p><strong><em>La Barrière de la chair</em></strong><br />
L’histoire de cinq prostituées et d’un homme poursuivis par la police dans les ruines du Japon de l’après-guerre où le marché noir est roi.<br />
Par son érotisme volontairement exacerbé, entre amour et punition, <em>La Barrière de la chair</em> symbolise les excès de la société japonaise durant l’immédiat après-guerre. Suzuki raconte également les relations tendancieuses qu’entretenaient à l’époque l’occupant américain avec la pègre. Nous vivons la résurrection dans la douleur d’une nation exsangue. Le Japon décompresse ! Une œuvre violente et organique.</p>
<p><strong><em>Histoire d’une prostituée</em></strong><br />
Envoyée sur le front de Mandchourie, où se bat l&#8217;armée impériale, une jeune prostituée japonaise se retrouve déchirée entre un officier sadique tombé sous son charme et un jeune soldat idéaliste.<br />
Film pacifiste par excellence, Suzuki dénonce adroitement le conflit sino-japonais à travers le regard d’une prostituée sans jamais aller sur le théâtre des opérations. La jeune femme désacralise tout patriotisme, nous prenant comme les témoins de la folie des soldats de l’armée impériale. <em>Histoire d’une prostituée</em> est une œuvre ambitieuse mais dérangeante car il nous est difficile de rentrer en empathie avec les personnages. Un film choc qui bouscule. </p>
<p><strong><em>Le Vagabond de Tokyo</em></strong><br />
Tetsu, yakuza et favori de Kurata, le chef de son clan, décide de se ranger. Kurata lui offre un travail régulier. Mais cette faveur leur vaudra les critiques d&#8217;Otsuka, un autre chef de clan. Ainsi Tetsu est condamné à quitter Tōkyō, et devenir une sorte de yakuza errant, un vagabond, pour préserver l&#8217;honneur de Kurata. Mais ce dernier le trahira, et Tetsu devra déjouer de nombreux pièges mortels. Finalement, il n&#8217;aura d&#8217;autre choix que d&#8217;affronter son ancien patron.<br />
Un scénario basique, certes, mais des ambitions formelles démentes. <em>Le Vagabond de Tokyo</em> est l’objet filmique vénéré par les fans du Maître où chaque plan semble rendre hommage à un style cinématographique. On ne sait plus trop où donner des yeux tant on est rassasié d’images. Cette histoire de yakuza ne casse pas des briques mais Dieu que c’est beau !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephantfilms</p>
<h3>Cycle Paul Newman </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/la-castagne-paul-newman.jpg" alt="La Castagne, de Paul Newman" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-25869" /><em>Le Clan des irréductibles</em>, <em>Virages</em> et <em>La Castagne</em> n’ont pas pour seul point commun la star Paul Newman. Chacun à leur manière développent une représentation des rapports de force entre individus et entre communautés. Pour le reste, cette sélection montre à quel point Paul Newman était un acteur unique, un caméléon, sachant par sa seule présence incarner un chef de famille, un héros malheureux ou un obsessionnel dangereux.</p>
<p><strong><em>Le Clan des irréductibles</em></strong><br />
Une famille de bûcherons de l&#8217;Oregon, sous l&#8217;impulsion de son chef Henry Stamper, entre en conflit avec la population locale en refusant de s&#8217;associer à la grève générale de la profession. La tension est à son comble lorsque revient à la maison le fils cadet de la famille, qui fait remonter à la surface de pénibles souvenirs familiaux.<br />
<em>Le Clan des irréductibles</em> (réalisé par Paul Newman) raconte deux choses. La première est le conflit qui oppose un clan aux idéaux conservateurs à son syndicat réformateur, et la seconde, la remontée à la surface des vieilles rancœurs familiales. Si le film fait la part belle aux échanges houleux, il n’oublie jamais en cours de route l’idée fondamentale que la famille Stamper restera soudée coûte que coûte et ne rendra jamais les armes. Les décors bucoliques sont si beaux qu’ils rendent les prises de bec encore plus violentes. Un film tout en contrastes. </p>
<p><strong><em>Virages</em></strong><br />
Pilote de course automobile, Frank Capua épouse une femme qu&#8217;il délaisse au profit de son obsession pour la compétition ; elle le trompe avec l&#8217;un de ses rivaux.<br />
Avec <em>Virages</em>, Paul Newman mêle travail et plaisir s’offrant sur un plateau le rôle du pilote qui, obsédé par la victoire, sacrifie toute vie personnelle au profit d’une bonne place sur un podium. Le film réserve de superbes séquences sur les circuits même si, il faut bien l’admettre, il est un cran au-dessous de <em>Grand Prix</em> de John Frankenheimer. <em>Virages</em> semble nous rappeler que le sport de haut niveau génère de l’adrénaline mais également de la solitude. Rien de très original, mais comme toujours avec Paul Newman, on admire l’amour du travail bien fait !</p>
<p><strong><em>La Castagne</em></strong><br />
Le film raconte les déboires d&#8217;une médiocre équipe de hockey des ligues mineures, les Chiefs de Charlestown, et de son joueur-entraîneur vieillissant, Reggie Dunlop.<br />
A sa sortie, <em>La Castagne</em> est décrié pour sa vulgarité mais il devient immédiatement culte. Pourquoi ? Parce qu’il est ébouriffant et d’une violence telle qu’il demeure encore aujourd’hui comme l’une des œuvres les plus cathartiques jamais tournées. Le réalisateur George Roy Hill (<em>L’Arnaque</em>, <em>Butch Cassidy et le Kid</em>&#8230;) adapte le scénario de la très jeune Nancy Dowd, qui réussira le tour de force de proposer l’une des plus belles analyses de la société populaire américaine des années 1970.<br />
Nous vous le recommandons chaudement !</p>
<p>Tous les films sont disponibles en DVD et en Blu-ray chez Elephantfilms</p>
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		<title>Les WTF de la semaine #13</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/film-wtf-what-the-fuck/wyrmwood-serie-aussie-z-rex-jurassic-dead-2017/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 May 2017 20:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[WTF]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[gore]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[nanar]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
		<category><![CDATA[zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>« Long time no see ! »</em>, comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi <em>in love</em> des pelloches à l'image moche mais...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/wtf-what-the-fuck-cinema-s.jpg" alt="WTF - What the fuck Cinéma" title="WTF - What the fuck Cinéma" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-16343" /><em>« Long time no see ! »</em>, comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi <em>in love</em> des pelloches à l’image moche mais aux pitchs qui innovent (dans quel sens, cela reste à déterminer…). Trêve de poésie, voici une petite sélection de sensations fortes, des instantanés gore, débiles et improbables du côté obscur de l’inspiration… Du <em>What the fuck ?</em>, quoi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>The raging dead</h4>
<p>On avait parlé ici même du très fun <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/film-wtf-what-the-fuck/wyrmwood-alien-tampon-sexe-sm-comedie-horreur/">Wyrmwood</a></em>, en très grand bien, parce que c’est un film drôle, bien rythmé et qui a une patate d’enfer. Eh bien figurez-vous que la télévision s’empare du phénomène en adaptant en série cette série B déjantée. En voilà une bonne nouvelle ! Et quoi de mieux qu’un beau, long et sanglant <a href="http://screenanarchy.com/2017/05/gore-tastic-promo-for-wyrmwood-chronicles-of-the-dead.html?utm_source=dlvr.it&#038;utm_medium=facebook" target="_blank">extrait</a> pour saliver en attendant de découvrir cette merveille ?</p>
<h4>C’est la crise (du pétrole)</h4>
<p>Rayon séries télé violentes, la concurrence commence à être rude ! Ca mord, ça déchiquette et ça empale à tous les étages… Inspirée par la mouvance Grindhouse, la chaîne Syfy (à qui on doit déjà le réjouissant <em>Z Nation</em>) se lance encore une fois dans le game avec un projet complètement allumé : <em>Blood Drive</em>. Au menu : des cannibales, des monstres, des nymphomanes et des amazones. Mais aussi des courses de voitures, un monde post-apo et du sang, du sang et encore du sang. Quand on vous dit que c’est un nouvel âge d’or des séries&#8230; <span id="more-25714"></span></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ZR093dTc4m8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Gore gore girls</h4>
<p>On n’offensera personne en affirmant que <em>Suicide Squad</em>, c’était quand même une belle bouse. Donc, un film qui parodie allègrement le concept mais en injectant une dose salutaire de nawak, de fantômes vengeurs et de sang nippon ne peut qu’être meilleur. Surtout quand ce <em>Ghost Squad</em> est réalisé par le maître japonais du gore qui tache, Noboru Iguchi (<em>Tokyo Gore Police</em>, <em>Robogeisha</em>, <em>Dead Sushi</em>…). On trépigne d’impatience.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jv9ZUOWbrG0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Plus Z que ça, tu meurs (et tu ressuscites)</h4>
<p>Fallait bien un film avec une bête dedans, non ? Pour une fois, soyons « original » et détournons-nous des squales pour se pencher sur le cas des dinosaures. Il ne s’agit pas de la suite de <em>Jurassic World</em>, mais d’un concept plus avant-gardiste, voire expérimental. Un long-métrage dont la prémisse nous laisse entrevoir un univers sombre, torturé… Un T-Rex zombi. Si, si. Un T-Rex zombifié. Comme on dit dans le métier : je pose ça là… <em>Z-Rex</em>… Sérieux ?</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/wVLXS6IdTAM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		</item>
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		<title>Oh Lucy !, d&#8217;Atsuko Hirayanagi</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/oh-lucy-atsuko-hirayanagi/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 14:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Lucy’s not in the sky Comme le chantait Pascal Obispo, « Lucy, il y a des soirs comme ça où tout s’écroule autour de vous sans trop savoir pourquoi toujours....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Lucy’s not in the sky</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/oh-lucy-atsuko-hirayanagi-semaine-critique-cannes-2017.jpg" alt="Oh Lucy ! d&#039;Atsuko Hirayanagi" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25333" />Comme le chantait Pascal Obispo, <em>« Lucy, il y a des soirs comme ça où tout s’écroule autour de vous sans trop savoir pourquoi toujours. »</em> Une poésie qui sied parfaitement au film d’Atsuko Hirayanagi où Setsuko, alias Lucy donc, va de Charybde en Scylla. Entre le mal et le pis, elle sera tombée amoureuse d’un professeur d’anglais, sera partie à la recherche de sa nièce envolée avec ledit professeur à Los Angeles, se sera fait faire tatouer le mot « amour » en japonais et aura débattu avec sa sœur à coups de poings quand les mots ne suffisent plus. Ca, c’est pour le sommet de l’iceberg de cette Nippone pas comme les autres, qui a épousé la solitude faute de l’amour de sa vie parti se marier avec son aînée. </p>
<p>Version longue d’un court-métrage éponyme, <em>Oh Lucy !</em> traite du désespoir sans s’apitoyer, montrant à la fois le yin et le yang. Setsuko a un appartement jonché d’immondices reflétant le chaos intérieur de son occupante ? Au travail, elle se montre exemplaire et sans failles, même si elle n’éprouve pas une grande empathie pour ses collègues. Setsuko refuse qu’un homme la touche ? Elle se laisse pourtant prendre au jeu des câlins de John, son professeur si amical. Trop amical pour être honnête, peut-être. Mais suffisamment pour que Setsuko accepte de se faire rebaptiser Lucy pour plus de facilités et de porter une perruque blonde pour faire plus américaine. Lasse de sa carcasse qu’elle traîne sans y réfléchir, elle s’empresse de prendre le premier avion pour retrouver sa nièce. Ou plutôt John qui, décidément, occupe ses pensées, même si pour cela, elle doit subir sa sœur qu’elle déteste viscéralement (et réciproquement). <span id="more-25314"></span></p>
<p>A Los Angeles, elle se heurte à la réalité. Le jeu de masques est tombé. Lucy perd pied et contenance. Et même, parfois, le respect des spectateurs. D’héroïne à laquelle on s’identifie, on en vient parfois, comme les autres protagonistes du film, à la détester et la conspuer par la pensée, elle qui refuse de se relever après avoir tant chuté. Une prouesse de la part de la comédienne Shinobu Terajima, visage méconnu dans nos contrées et qui livre ici une performance toute en finesse et subtilité, sans jamais verser dans le ridicule. Elle donne la réplique à un revenant, Josh Hartnett, qui se rachète une crédibilité d’acteur après les blockbusters américains dans lesquels il a versé au début de sa carrière. L’âge lui va bien. Il épaissit son jeu autant que sa carrure. Malgré des situations absurdes (notamment celles qui concernent le choc des cultures entre Japonais et Américains), <em>Oh Lucy !</em> n’a rien de la petite bulle pop acidulée à laquelle on s’attendait. C’est une tragicomédie qui ne tient pas toutes ses promesses, mais qui a le mérite de révéler une autre réalisatrice japonaise que Naomi Kawase. Et c’est déjà un événement en soi. </p>
<p>&nbsp;<br />
Oh Lucy !<em> d’Atsuko Hirayanagi, avec Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami, Koji Yakusho… Japon, 2016. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Vers la lumière, de Naomi Kawase</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 18:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Naomi Kawase]]></category>

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		<description><![CDATA[Misako ferme les yeux pour mieux décrire les objets, les visages et le monde qui l’entoure. Nakamori, photographe de renom va bientôt perdre la vue et plonger pour toujours dans...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/hikari-vers-lumiere-naomi-kawase.jpg" alt="Vers la lumière, de Naomi Kawase" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase" width="207" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25477" />Misako ferme les yeux pour mieux décrire les objets, les visages et le monde qui l’entoure. Nakamori, photographe de renom va bientôt perdre la vue et plonger pour toujours dans l’obscurité. C’est l’histoire de leur rencontre lors d’une séance de travail pour l’audiodescription d’un film qui parle d’un amour infini. Sur fond de sentiments naissants et de destins qui s’entremêlent, Naomi Kawase signe un joli poème sur le regard, la perception du réel, l’imaginaire, le pouvoir du cinéma et ses silences, l’interprétation… Une histoire de lumière. Un dialogue entre le visible et l’invisible parfois trop littéral. <em>« Rien n’est plus beau que ce qu’on a sous les yeux et qui va disparaître »</em>, <em>« Le photographe est un chasseur dont la proie est le temps »</em>, <em>« A travers les films on se connecte à la vie des autres »</em> : autant d&#8217;haïkus cinématographiques qui ponctuent <em>Vers la lumière</em> et lui confèrent un statut de réflexion technique et philosophique sur ce qu’est l’image et son rapport au langage. On regrette alors que la réalisatrice japonaise n’ait pas souhaité injecter plus de métaphysique, de spirituel, de chamanique dans cet opus. Sa signature. Mais on se dit quand même que c&#8217;était une putain d&#8217;idée et qu&#8217;elle est une cinéaste géniale. </p>
<p>&nbsp;<br />
Vers la lumière <em>(Hikari) de Naomi Kawase, avec Masatoshi Nagase, Ayame Misaki, Tatsuya Fuji. Japon, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes. Sortie le 20 septembre 2017.</em></p>
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		<title>Little big movies !</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 14:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici quelques idées pour bien terminer l’hiver et préparer le printemps. D’abord, un magnifique coffret qui nous enlève ce qui est vain et secondaire. Quatre polars qui donnent le froid...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici quelques idées pour bien terminer l’hiver et préparer le printemps. D’abord, un magnifique coffret qui nous enlève ce qui est vain et secondaire. Quatre polars qui donnent le froid pour qu’on aime la flamme. Quatre raretés fantastiques pour que nous aimions aujourd’hui oublier les toujours.<br />
C’est LE papier qui vous donnera l’envie d’avoir envie. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Il était une fois le cinéma :<br />
Coffret « Un Film et son époque »</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/un-film-une-epoque-cinema-montparnasse.jpg" alt="Un film et son époque" title="Un film et son époque" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24877" /><em>Un Film et son époque</em>, c’est quoi ? Comment ça marche ? Michel Chevalet tiendrait à peu près ce langage s’il tenait la rubrique « cinéma » sur LCI. Eh bien, <em>Un Film et son époque</em> est un imposant coffret où reposent 10 galettes composées de 20 documentaires de 52 minutes sur 20 longs-métrages majeurs. Ça en jette ?<br />
Chaque documentaire propose un angle de vue singulier visant à mettre en valeur le caractère remarquable d’un film dans son époque. Croyez-le ou non mais Serge July et Marie Genin réussissent 20 fois le tour de force de ne jamais nous lasser. Pas une fois, on s’interroge sur la pénible sensation de « déjà-vu ». Sur le fond, les témoignages et les propositions d’analyse sont assez pédagogiques et ludiques pour titiller notre curiosité jusqu’à donner l’envie de voir ou revoir les films, voire même les apprécier sous un nouveau jour. Mission réussie ! Cette invitation au partage culturel réside dans une formule simple ; on se sent toujours concernés par les propos des intervenants. C’est à la fois pointu et très accessible. Comprendre la genèse de certaines œuvres, leur impact auprès du public et des institutions ne nécessite pas de faire partie d’un réseau d’initiés ! Si tous les films sélectionnés ont laissé des traces dans la mémoire collective, c’est parce qu’ils dégagent cette puissance universelle typique des grandes œuvres. Tous émettent un écho reconnaissable. Tous nous interpellent. Tous aiguisent notre sensibilité. <span id="more-24839"></span><br />
Vous apprendrez mille anecdotes sur Billy Wilder, Sydney Pollack, Maurice Pialat ou Michael Haneke. Vous saurez pourquoi <em>Vol au dessus d’un nid de coucou</em> et <em>Le Charme discret de la bourgeoisie</em> ont tant chagriné les esprits étriqués. Vous apprécierez toutes les subtilités qui caractérisent une œuvre classique et une œuvre culte. Je ne suis peut-être pas Michel Chevalet mais ce coffret est un bien bel objet. Et ça, c’est Pierre Bellemare qui vous le dit !<br />
<em>Disponible en DVD aux Editions Montparnasse.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Sunset Polar</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/on-ne-joue-pas-avec-le-crime-phil-karlson.jpg" alt="On ne joue pas avec le crime, de Phil Karlson" title="On ne joue pas avec le crime, de Phil Karlson" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24876" /><strong><em>On ne joue pas avec le crime</em>, réalisé par Phil Karlson avec Guy Madison, Brian Keith, Kerwin Mathews&#8230;</strong><br />
A Reno, deuxième capitale américaine du jeu après Las Vegas, quatre amis, vétérans de la guerre de Corée, parient de réussir le braquage de l’un des plus importants casinos de la ville. Leur objectif : franchir toutes les mesures de sécurité et ensuite rendre le butin. Leur plan ne se déroule pas précisément comme prévu…<br />
Un petit polar pas très intéressant ni très palpitant. Tout ce qui concerne la préparation du braquage manque de rythme et d’enjeux (Rappelez-vous les ennuyeuses expositions qui plombent les films de super-héros. Eh bien là, c’est un peu pareil !) comme si nous étions simplement préparés à vivre le casse du « Petit Casino » de la rue des Martyrs. Pour la faire courte, la mise en condition du spectateur est plutôt ratée ! On voit que Phil Karlson manque cruellement de budget et d’idées pour nous mettre l’eau à la bouche. Toutefois, une fois dans les couloirs de l’établissement (le vrai, pas la supérette !), les péripéties s’enchaînent et l’on retrouve un tempo et une fluidité qui redonnent foi dans le genre. Dommage que le scénario ne s’amuse pas assez de la dextérité de ces protagonistes. <em>On ne joue pas avec le crime</em> pèche par manque d’ambition. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/ronde-crime-don-siegel.jpg" alt="La Ronde du crime, de Don Siegel" title="La Ronde du crime, de Don Siegel"  width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24878" /><strong><em>La Ronde du crime</em>, réalisé par Don Siegel avec Eli Wallach, Brian Keith&#8230; </strong><br />
Une bande de trafiquants d’héroïne a trouvé un moyen astucieux de faire passer la drogue. Ils la cachent dans des objets achetés par les touristes. Lorsque ces derniers reviennent à San Francisco, ils sont pris en filature par plusieurs complices des passeurs pour récupérer le précieux chargement. Deux de ces hommes, Dancer, un psychopathe extraverti, et Julian, un homme froid et calculateur, doivent reprendre la poudre à trois personnes qui viennent de débarquer, mais la police a découvert la manœuvre&#8230;<br />
<em>La Ronde du crime</em> est un polar noir qui a du corps. Dès les premières secondes, une course-poursuite s’engage, des coups de feu retentissent, un corps gît sur la chaussée. En moins de temps qu&#8217;il ne faut pour le dire, les inspecteurs de police sapés comme des princes débarquent toutes sirènes hurlantes. Le charme opère immédiatement parce qu’aucun des personnages, bandits ou hommes de loi, ne donnent véritablement confiance. L’incertitude et le danger sont omniprésents. Alors chacun joue double jeu espérant tirer avantage de la faiblesse de son adversaire. Au gré de l’enquête, les prédateurs deviennent des proies et les proies deviennent des prédateurs. Oui, les comédiens assurent comme des bêtes. Voilà un polar comme on les aime, mitonné aux petits oignons. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/plomb-pour-inspecteur-richard-quine.jpg" alt="Du plomb pour l&#039;inspecteur, de Richard Quine" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24874" /><strong><em>Du plomb pour l’inspecteur</em>, réalisé par Richard Quine avec Fred MacMurray, Kim Novak&#8230;</strong><br />
Des braqueurs tuent un vigile avant de prendre la fuite avec leur butin. Un inspecteur infiltré surveille la maîtresse de l’un d’eux. Mais l’amour entre en jeu. Et il est coincé entre gangster et policiers, sa vie est en jeu.<br />
Drôle d’ambiance. Le cinéaste Richard Quine, raide dingue de Kim Novak, confond la réalité et la fiction et peine à cacher ses sentiments. Avec sa grosse caméra, il caresse sa muse et la rend femme fatale. Dans les bonus, Maître Tavernier revient avec de bouleversantes anecdotes sur cette divine idylle. <em>Du plomb pour l’inspecteur</em> fait partie de ces polars fiévreux où les héros, tous soumis à une extrême tension, rendent la moindre scène névralgique. La romance interdite entre le flic et la mauvaise fille nous met les nerfs à rude épreuve. Eh oui, on se laisse prendre au jeu des sentiments illusoires, on se laisse gentiment berner avant que la véritable nature des personnages ne nous rattrape et ne les rattrape. C’est fin et malin. Grand film. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/kimono-pourpre-fuller.jpg" alt="Le Kimono pourpre, de Samuel Fuller" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24873" /><strong><em>Le Kimono pourpre</em>, réalisé par Samuel Fuller avec James Shigeta, Glenn Corbett, Victoria Shaw&#8230;</strong><br />
Deux inspecteurs inséparables depuis la guerre de Corée recherchent le tueur d’une strip-teaseuse dans Little Tokyo, le quartier japonais de Los Angeles ; le seul indice est une photo de la danseuse assassinée en Kimono rouge.<br />
Le grand Sam montre tout son savoir-faire &#8211; et son génie &#8211; dans ce polar quasiment inconnu du grand public et resté invisible pendant des décennies. Samuel Fuller, cinéaste sans concession(s) qui n’est pas du genre à jouer avec les artifices, nous offre l’une des plus belles immersions connues (à la limite du documentaire) du Little Tokyo de l’après-guerre. C’est ce que l’on appelle un réalisme confondant.<br />
Comme d’hab’, les rapports entre les protagonistes sont douloureux. Victoria Shaw, actrice australienne qui connaîtra une toute petite carrière, inonde l’écran de sa beauté. <em>Le Kimono pourpre</em>, c’est le film anti-système, l’œuvre anti-hollywoodienne par excellence. Une grande redécouverte.<br />
<em>Disponibles en DVD chez Sidonis Calysta.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>C’est dans les vieux pots&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/ile-docteur-moreau-erle-kenton.jpg" alt="L&#039;Ile du docteur Moreau, d&#039;Erle Kenton" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24870" /><strong><em>L’Ile du docteur Moreau</em>, réalisé par Erle C. Kenton avec Charles Laughton, Richard Arlen&#8230;</strong><br />
Recueilli sur un cargo, Edward Parker est jeté par-dessus bord après une dispute avec le capitaine, à proximité d&#8217;une petite île tropicale. Il y rencontre le docteur Moreau : un scientifique fou, qui réalise des expériences génétiques épouvantables sur des animaux, cherchant à les rendre humains. Mais ses expériences ont donné lieu à des abominations, à l&#8217;exception de Lota, la belle femme panthère&#8230;<br />
Cette adaptation de 1932 du roman d’H. G. Wells reste la plus mystérieuse, la plus fantastique, la plus dérangeante jamais tournée à ce jour, même si la version de 1977 avec Burt Lancaster mérite qu’on y jette un œil. D’abord, le scénario est au service de l’histoire. Une histoire très dense qui entremêle avec brio une palanquée de réflexions philosophiques. A la fin du XIXe siècle, H. G. Wells dénonce la folie des hommes à travers les abus de la science. Les médecins, vus à l’époque comme des démiurges par une société occidentale en plein développement, abusent de leur position et de leur influence pour tenter sur les hommes et les animaux des expériences réprouvées par la morale. Le film ne s’embarrasse pas d’effets de manche ultra-grossiers pour susciter le malaise mais il embrasse généreusement son propos en veillant à ne jamais le surligner. Nous comprenons que nous sommes les témoins privilégiés d’une société aberrante et décadente. Un petit chef-d’œuvre. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/fantome-vivant-hayes-hunter.jpg" alt="Le Fantôme vivant, de T. Hayes Hunter" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24872" /><strong><em>Le Fantôme vivant</em>, réalisé par T. Hayes Hunter avec Cedric Hardwick, Boris Karloff&#8230;</strong><br />
Le professeur Morlant, passionné d&#8217;égyptologie, acquiert un bijou, la &#8220;Lumière éternelle&#8221;, qui aurait le pouvoir de conférer l&#8217;immortalité. Rongé par la maladie, il fait promettre à son fidèle serviteur de l&#8217;enterrer avec le joyau, le menaçant de revenir le hanter si sa volonté n&#8217;est pas respectée. Mais Morlant est inhumé sans le précieux médaillon, qui attise de nombreuses convoitises. Par une nuit de pleine lune, le professeur revient alors d&#8217;entre les morts pour se venger&#8230;<br />
<em>Le Fantôme vivant</em> est une pépite du fantastique anglais datée de 1933, qui à bien des égards rappelle les meilleurs travaux de la Universal Company et notamment la célèbre série <em>La Momie</em>. Premier film de l’histoire du septième art estampillé « film d’horreur », on a cru qu’il était définitivement perdu avant qu’on ne retrouve une copie par miracle au début des années 2000 en Angleterre. Le grand acteur classique Ernest Thesiger illumine de sa présence (il est également l’un des héros de <em>La Maison de la mort</em>) cette folie macabre. <em>Le Fantôme vivant</em> dégage une ambiance unique. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/maison-mort-james-whale.jpg" alt="La Maison de la mort, de James Whale" title="La Maison de la mort, de James Whale" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24871" /><strong><em>La Maison de la mort</em> réalisé par James Whale avec Boris Karloff, Melvyn Douglas&#8230;</strong><br />
Surpris par un orage et une pluie diluvienne, des voyageurs égarés trouvent refuge dans une demeure lugubre, appartenant à l&#8217;étrange famille Femm. Ils y rencontrent d&#8217;inquiétants personnages : Horace, le blafard maître de maison, sa sœur Rebecca, sourde et religieuse obsessionnelle, ou encore Morgan, le domestique défiguré et muet, sujet à des crises de violence lorsqu&#8217;il boit. L&#8217;atmosphère est lourde et menaçante, la nuit s&#8217;annonce bien longue&#8230;<br />
Voilà mon film coup de cœur ! <em>La Maison de la mort</em> qui porte également le titre <em>Une soirée étrange</em> rassemble tous les ingrédients pour flipper pendant 70 minutes. Unité de temps, unité de lieu, unité d’action, il est impossible de s’échapper. <em>La Maison de la mort</em> est d’une étonnante modernité mais surtout d’une incroyable efficacité. Un régal. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/03/double-assassinat-rue-morgue-florey.jpg" alt="Double assassinat dans la rue Morgue, de Robert Florey" title="Double assassinat dans la rue Morgue, de Robert Florey" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-24869" /><strong><em>Double assassinat dans la rue Morgue</em>, réalisé par Robert Florey avec Bela Lugosi, Sidney Fox…</strong><br />
Paris, 1845. Dans la même semaine, trois femmes sont retrouvées mortes dans la Seine, s&#8217;étant apparemment suicidées. En examinant les corps, Pierre Dupin, étudiant en médecine, remarque de petites entailles sur les bras des victimes. Ces jeunes femmes sont en fait des cobayes du Dr Mirakle, un scientifique fanatique qui cherche à démontrer le lien de parenté entre l&#8217;homme et le singe&#8230;<br />
Libre adaptation de la nouvelle d’Edgar Allan Poe, <em>Double assassinat de la rue Morgue</em> n’en est pas moins une franche réussite. Robert Florey, tout juste débarqué de <em>Frankenstein</em>, hérite d’une histoire similaire qui vise à dénoncer la folie d’une partie de la communauté scientifique. Les aficionados du serial gothique prendront un pied fou, et les autres aussi par la même occasion. De la brume, des meurtres, du sang, des calèches, des ombres dans la nuit. Brrr&#8230;</p>
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		<title>Hommage à Kiyoshi Kurosawa</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/hommage-kiyoshi-kurosawa-japon-gerardmer-2017/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2017 17:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[Non, Akira n’est pas son père. Mais avec ses 47 films en 39 ans de carrière, Kiyoshi Kurosawa s’impose incontestablement comme l’un des fers de lance du renouveau du cinéma japonais...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/01/kiyoshi-kurosawa-1.jpg" alt="Kiyoshi Kurosawa" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-24736" /><strong>Non, Akira n’est pas son père. Mais avec ses déjà 47 films en 39 ans de carrière, Kiyoshi Kurosawa s’impose incontestablement comme l’un des fers de lance du renouveau du cinéma japonais. Cette année, le <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/24e-festival-film-fantastique-gerardmer-2017/" title="25/01-29/01 : 24e Festival de Gérardmer">24e Festival international du film fantastique de Gérardmer</a> rend hommage à ce grand artiste de la peur et de l’angoisse, à travers une rétrospective de certains de ses plus grands chefs-d’œuvre.</strong><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Le « doyen des jeunes cinéastes japonais »</strong></p>
<p>C’est ainsi que Kiyoshi Kurosawa s’amuse à parler de lui. Le réalisateur compte en effet parmi les figures de « l’école Super 8 » apparue au cours des années 1970. Ses camarades de classe s’appellent Sogo Ishii, Shinya Tsukamoto ou encore Hideo Nakata (autre habitué du festival vosgien). Toute une nouvelle promotion de cinéastes nourrie au cinéma bis et au cinéma de genre hollywoodien (Sam Peckinpah, Richard Fleischer, John Carpenter&#8230;), venue prendre avec énergie et envie la succession de la « Nouvelle Vague japonaise » des années 1950-1970 (Yasuzo Masumura, Shohei Imamura, Nagisa Oshima…). <span id="more-24732"></span></p>
<p><strong>La philosophie de la peur</strong></p>
<p>Le fantastique, la peur et l’épouvante comme prismes d’observation de l’histoire et des réalités sociales du Japon : telle pourrait être la ligne de crête suivie par Kiyoshi Kurosawa tout au long de sa filmographie, que ce soit au cinéma mais aussi à la télé pour laquelle il a énormément travaillé au cours des années 1990. Les rhétoriques du genre, Kurosawa les contourne, les submerge, tirant le surnaturel vers le naturel. Parfois l’inverse. <em>« Le fantastique est le moyen que j&#8217;ai trouvé pour représenter la psyché tourmentée de personnages rongés par la culpabilité. »</em> Grand admirateur de la tradition japonaise des films d&#8217;horreur (les <em>kaidan</em>), Kurosawa ne saurait réduire la réalité au seul monde visible (le cadre) et s’intéresse également à ce qui arrive après, à ce qu’il y a derrière (le hors-champ). De <em>Charisma</em> (1999) à <em>Vers l’autre rive</em> (2015) en passant par <em>Kaïro</em> (2000), <em>Tokyo Sonata</em> (2008), <em>Real</em> (2013) ou même sa série polar <em>Shokuzai</em>, le réalisateur sait user à merveille de nos angoisses et de nos peurs les plus primales pour mieux nous questionner sur notre nature d’être humain, notre identité, ainsi que sur notre capacité à appréhender la société moderne.</p>
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		<title>07/12-15/03 : 11e Festival Kinotayo</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/11e-festival-kinotayo-japonais-contemporain-paris-2017/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2016 18:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Seul festival en France consacré au cinéma japonais contemporain, Kinotayo voit les choses en grand : c&#8217;est d&#8217;abord un prélude dans le Val-d&#8217;Oise, puis une session...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/12/11e-kinotayo-2017.jpg" alt="Kinotayo 2017" width="179" height="250" class="alignleft size-full wp-image-24627" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Seul festival en France consacré au cinéma japonais contemporain, Kinotayo voit les choses en grand : c&#8217;est d&#8217;abord un prélude dans le Val-d&#8217;Oise, puis une session principale en janvier à Paris au Club de l&#8217;Etoile, et enfin à la Maison de la culture du Japon à Paris et en région jusqu&#8217;en mars 2017.<br />
Durant toute la période, vous pourrez voir des films japonais récents pour la première fois en France, notamment <em>Sayonara</em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/fuchi-ni-tatsu-harmonium-fukada-koji/" title="Harmonium, de Koji Fukada">Harmonium</a></em> de Koji Fukada ou <em>Your Name</em> de Makoto Shinkai. Suivez la programmation sur <a href="http://kinotayo.fr" target="_blank">Kinotayo.fr</a> !</p>
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		<title>Belladonna, de Eiichi Yamamoto</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2016 09:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<description><![CDATA[(Re)découvrir le chef-d’œuvre qu’est Belladonna sur grand écran, de plus restauré en 4K, c’est un peu comme assister à un miracle. Longtemps le film n’était disponible que sous forme de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/belladonna-eiichi-yamamoto.jpg" alt="Belladonna, de Eiichi Yamamoto" width="280" height="203" class="alignleft size-full wp-image-24400" />(Re)découvrir le chef-d’œuvre qu’est <em>Belladonna</em> sur grand écran, de plus restauré en 4K, c’est un peu comme assister à un miracle. Longtemps le film n’était disponible que sous forme de copies de très mauvaises qualités. C’’était avant tout un film mystérieux, une œuvre que peu avaient vu. On s’en parlait entres cinéphiles avertis et amoureux des OFNIs, on ne pensait plus avoir droit à une ressortie. Mais voilà… Belle comme au premier jour, resplendissante, vénéneuse et désirable comme jamais, Jeanne, la villageoise amoureuse de son cher Jean est de retour dans les salles obscures, là où il faut impérativement découvrir ce conte psychédélique, érotique et terriblement envoûtant.</p>
<p>On ne s’étendra pas sur le travail de restauration qui a redonné toute sa beauté au film, il est formidable. Ce qui frappe en revoyant le film, c’est sa modernité, son actualité. Sa sortie coïncide (n’oublions pas qu’il est librement adapté d’une nouvelle de Jules Michelet intitulée <em>La Sorcière</em>) merveilleusement avec celles de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-witch-robert-eggers-anya-taylor-joy/" title="The Witch, de Robert Eggers">The Witch</a></em> et de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-neon-demon-nicolas-winding-refn/" title="The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn">The Neon Demon</a></em>. Trois films où la femme est au centre de l’histoire, sa sensualité, son corps et les ravages que cela provoque sur son entourage. A chacun son approche, à chacun son imagerie particulière mais ce qu’ils ont en commun, c’est que chaque film regorge de plans inoubliables qui s’impriment sur la rétine. On peut trouver à tous ces films un discours féministe, mais ce qui frappe encore plus c’est l’opposition entre la chair et la douleur, l’image et sa violence, des thèmes qu’ils partagent tous. <span id="more-24395"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/belladonna-affiche-japonaise-eiichi-yamamoto.jpg" alt="Kanashimi no Belladonna, de Eiichi Yamamoto" width="196" height="280" class="alignright size-full wp-image-24407" />Si ces œuvres montrent des femmes qui reprennent en main leur destin, leur sexualité, leur corps, ils parlent aussi du supplice enduré pour parvenir à cette libération. Toute métamorphose est accompagnée de souffrances, cela devient très clair à la vue de cette trilogie fantasmée. Images parfaites dans le regard des hommes (et des femmes), les trois héroïnes transcendent chacune cette « image première » pour devenir plus. Elles vont au-delà de l’image en faisant corps avec celle-ci. Amalgame purement diégétique et fantasmagorique, pures créatures de cinéma elles deviennent ainsi des êtres fictionnels autrement plus séduisants et terrifiants qu’elles sont absolument irréelles. Il ne leur reste alors plus que le feu pour exister, élément de la renaissance, celui qui instaure la Femme comme un être suprême et définitivement intouchable. Ce par quoi elles devaient être achevées, condamnées devient le vecteur même de leur réalisation.</p>
<p>&nbsp;<br />
Belladonna <em>(Kanashimi no Belladonna) de Eiichi Yamamoto. Japon, 1973. Ressortie le 15 juin 2016.</em></p>
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		<title>Harmonium, de Koji Fukada</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2016 18:09:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cinéma de Koji Fukada, c’est cette douceur apparente dissimulant de multiples tensions en filigrane. Douceur de vivre, des cadres, des mouvements. Tensions intimes, sociales, écologiques…]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Vies désaccordées</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/harmonium-affiche.jpg" alt="Harmonium, de Fukada Koji" alt="Harmonium, de Fukada Koji" width="209" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23814" />Le cinéma de Koji Fukada, c’est cette douceur apparente dissimulant de multiples tensions en filigrane. Douceur de vivre, des cadres, des mouvements. Tensions intimes, sociales, écologiques… Invisibles, imperceptibles, tels les points chauds qui parsèment, en souterrain, l&#8217;archipel du Japon, elles finissent néanmoins toujours par faire leur chemin pour venir exploser à la surface. Et les dégâts peuvent s’avérer considérables. C’est le cas dans cet <em>Harmonium</em>, le sixième long-métrage de Koji Fukada (<em>Comédie humaine à Tokyo</em>, <em>Hospitalité</em>, <em>Au revoir l’été</em>). Le point de départ est simple : Toshio (Furutachi Kanji) est propriétaire d’un atelier dans une discrète bourgade de la banlieue de Tokyo, où il semble mener une vie ordinaire auprès de son épouse, Akié (Tsutsui Mariko), et de sa petite fille Takashi (Taïga). Un matin, de l’autre côté de la rue, Toshio aperçoit un homme qui l’observe. Chemise blanche proprement rentrée dans un pantalon de costume sombre, les bras raides, le long du corps. Il s’agit de sa vieille connaissance Yasaka (Asano Tadanobu), qui vient tout juste de sortir de prison où il a passé les onze dernières années de sa vie. Toshio décide de l’engager. Un coup de pouce momentané, histoire de lui remettre le pied à l’étrier. Et en guise de rémunération, il lui offre le couvert et le logis. Pas très bavard, Toshio n’en touche pas un mot à sa femme, la mettant face au fait accompli… Koji Fukada filme alors avec beaucoup de simplicité l’installation de ce nouveau quotidien. Les bénédicités d’avant repas, Takashi qui répète son morceau à l’harmonium – le spectacle de l’école approche à grands pas –, le silence habituel du mari et la gêne cérémonieuse de sa femme vis-à-vis de cet inconnu, débarqué soudainement entre les murs de sa maison. <span id="more-23812"></span>Doucement, pourtant, l’ « étranger » s’immisce, prend sa place, apprend un morceau d’harmonium à la fillette, accompagne la famille lors d’une sortie au bord de la rivière et se rapproche d’Akié auprès de laquelle il trouve une confidente compréhensive&#8230; Peu à peu l’embarras s’efface. Et les prémices de la discorde, alors, de se faire sentir. </p>
<p>Tensions sexuelles mais également tensions entre les deux « amis », qui semblent partager un obscur secret. En grand admirateur du cinéma d’Eric Rohmer, Koji Fukada multiplie les scènes de dialogues entre ses personnages, caméra simplement posée. On évoque le passé, ses croyances… Mais comme d’habitude chez le cinéaste, derrière ce qui est dit, il y a ce qui est caché. Au spectateur de l&#8217;imaginer. Fukada filme les relations qui se transforment, explore les non-dits et la banalité d’un quotidien qui se fissure. Il refuse toute frontalité. Il n’y a aucunement de volonté radicale d’imposer un message. Le réalisateur laisse simplement, doucement affleurer ses pistes de réflexion. Le pardon, la rédemption, le droit à la seconde chance (pour Yasaka qui a purgé sa peine, mais aussi pour Akié, quelque peu usée par la routine de son couple), mais aussi la faute, la culpabilité et le droit à la mort… Au spectateur, là encore, de faire son chemin, de construire sa propre vision des choses et d’apporter ses propres réponses aux différentes questions posées. S’il n’a pas la force narrative de son bel <em>Au revoir l’été</em> et s’il souffre peut-être ici ou là de quelques maladresses, cet <em>Harmonium</em> sonne malgré tout assez juste et vient confirmer la grande sensibilité de Koji Fukada qui, avec son cinéma tout en pudeur et honnêteté, s’évertue à ouvrir l’esprit de celui qui le regarde.</p>
<p>Harmonium<em> (Fuchi ni tatsu) de Fukada Koji, avec Asano Tadanobu, Tsutsui Mariko, Furutachi Kanji, Taïga, Japon, 2016. Prix du jury Un Certain Regard 2016. Sortie le 11 janvier 2017</em></p>
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		<title>03/02-10/02 : 22e Festival des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2016 08:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Si vous n&#8217;y êtes jamais allé, c&#8217;est l&#8217;occasion de voir Vesoul. Disons, du 3 au 10 février 2016. La période y est idéale, puisque l&#8217;un des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/22e-festival-international-cinema-asie-vesoul-2016.jpg" alt="22e Festival international des cinémas d&#039;Asie de Vesoul" title="22e Festival international des cinémas d&#039;Asie de Vesoul" width="178" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22805" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Si vous n&#8217;y êtes jamais allé, c&#8217;est l&#8217;occasion de voir Vesoul. Disons, du 3 au 10 février 2016. La période y est idéale, puisque l&#8217;un des plus intéressants festivals de cinéma s&#8217;y déroule : le FICA. Ou Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul, une manifestation qui renoue avec son objet, alors que beaucoup d&#8217;autres festivals en France et ailleurs ont depuis longtemps oublié leur travail de défricheur, de découvreur, de témoin du monde pour proposer toujours et encore les mêmes métrages. En l&#8217;espace d&#8217;une semaine, le FICA nous offre un impressionnant panorama de la production cinématographique de l&#8217;Asie, du Proche à l&#8217;Extrême-Orient, et témoigne ainsi de la vigueur exceptionnelle de ce cinéma multiple. Autour des compétitions fiction (17 longs-métrages de Turquie, Liban, Iran, Kazakhstan, Pakistan, Inde, Bangladesh, Myanmar, Chine, Philippines, Corée et Japon) et documentaire, s&#8217;articulent un hommage rare et précieux au cinéma thaïlandais (&#8220;Les maîtres oubliés du cinéma thaïlandais&#8221;, qui prouve à ses détracteurs qu&#8217;on ne peut réduire le Pays du Sourire à <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul/" title="Cemetery of Splendour, d’Apichatpong Weerasethakul">Apichatpong Weerasethakul</a>), une sélection qui élime les frontières &#8220;Entre l&#8217;Orient et l&#8217;Occident&#8221;, une riche rétrospective coréenne à l&#8217;occasion de l&#8217;année France-Corée (&#8220;Corée : littérature et cinéma&#8221;), un hommage au cinéaste israélien Eran Riklis et encore d&#8217;autres rendez-vous. Le tout sous l’œil bienveillant d&#8217;Im Sang-soo, président du jury de cette 22e édition, et d&#8217;une cinquantaine d&#8217;autres vénérables invités venus partager leur passion artistique.<br />
Vesoul. Début février. La plus excitante programmation de ce genre en France. Depuis 22 ans. </p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le site du <a href="http://www.cinemas-asie.com/fr/" target="_blank" rel="nofollow">Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul</a></em></p>
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