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	<title>Grand Écart &#187; Israël</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>One Week and a Day, d&#8217;Asaph Polonsky</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2016 07:30:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 55e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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		<description><![CDATA[La mort lui va si bien Avec One Week and a Day, le réalisateur israélien Asaph Polonsky prend à revers son sujet, le deuil d’un fils, et en fait une...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La mort lui va si bien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/OneWeek.jpg" alt="One Week and A Day, d&#039;Asaph Polonsky" width="280" height="180" class="alignleft size-full wp-image-24070" />Avec <em>One Week and a Day</em>, le réalisateur israélien Asaph Polonsky prend à revers son sujet, le deuil d’un fils, et en fait une comédie désenchantée. Dans la tradition juive, le deuil dure sept jours. Période propice à tous les scénarios (à voir : <em>Les Sept Jours</em>, de Ronit et Shlomi Elkabetz). Ici, le deuil prend une autre forme et le film commence le dernier jour du Shiv’ah, alors que les voisins de la famille viennent enfin rendre visite aux parents endeuillés. Eyal, tel un Larry David israélien &#8211; en tout cas tel qu’on l’a vu chez Woody Allen dans <em>Whatever Works</em> -, se planque maladroitement dans les buissons pour les éviter, puis tente de les enfermer dans le jardin en fermant les volets, avant de jeter à la poubelle la salade qu’ils avaient apportée. C’est clairement du côté du burlesque tranquille et de la sympathique misanthropie que se tient Asaph Polonsky. Ce qu’il filme, c’est une stratégie de l’évitement. Alors que Vicky veut reprendre le cours de sa vie, ses routines, son travail, ses rendez-vous chez le dentiste, son mari, Eyal prolonge cette parenthèse hors du temps. Tout pour ne pas retrouver le quotidien, sans son fils. Après avoir mis la main sur son cannabis thérapeutique, le père tente de s’évader, d’apaiser sa peine, avec l’aide des amis de son fils : son voisin, un trentenaire livreur de sushis et ado attardé, dont la principale qualité est de savoir rouler les joints, et une petite fille, compagne de route d’unité de soins palliatifs. <span id="more-24069"></span>Ne pas tourner la page de la vie de son fils, ne pas le laisser partir. Eyal préfère reporter sa colère sur les infirmiers, un chauffeur de taxi, ou ses voisins, et s’échapper. Par la poésie d’une fausse opération sur une malade, la joie d’une escapade à la plage, ou celle des souvenirs évoqués. Une manière délicate, joliment drôle, quoique un peu anecdotique, de retarder l’inévitable.</p>
<p>&nbsp;<br />
One Week and a Day <em>(Shavua Ve Yom) d’Asaph Polonsky, avec Shai Avivi, Evgenia Dodina, Tomer Kapon… Israël, 2016. Prix Fondation Gan pour la diffusion de la Semaine de la critique 2016.</em></p>
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		<title>Une histoire d&#8217;amour et de ténèbres, de Natalie Portman</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2015 21:24:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté en séance spéciale au 68e Festival de Cannes</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-20823" alt="Une histoire d'amour et de ténèbres, de Natalie Portman" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Picto_Portman.jpg" width="175" height="280" /><strong>Qui ?</strong><br />
Natalie Portman, c&#8217;est un peu comme Charlotte Gainsbourg. On l&#8217;a découverte à 12 ans (dans <em>Léon</em>, est-il besoin de le rappeler ?) et on a suivi son évolution, selon une trajectoire parfaite et sans accroc. On l&#8217;a vue grandir et devenir une superstar avec <em>Star Wars</em>, jusqu&#8217;au rôle qui a changé sa vie : celui de la danseuse de <em>Black Swan</em>. Outre sa montée des marches mémorable pour la présentation de <em>Star Wars</em>, crâne rasé pour le tournage de <em>V pour Vendetta</em>, elle connaît les rouages cannois pour y avoir été membre du jury de Sean Penn (qui décerna, à l&#8217;unanimité, la Palme à <em>Entre les murs</em>). Et même si elle propose ici, en séance spéciale, son premier long-métrage, elle a déjà une petite expérience de la réalisation. Son premier court, <em>Eve</em>, avec Lauren Bacall et Ben Gazzara, excusez du peu, a été vu à Venise, et elle a participé à <em>New York, I Love You</em>, déclinaison du collectif <em>Paris, je t&#8217;aime</em>. Pour l&#8217;instant, tout ce qu&#8217;elle touche est d&#8217;or. Un signe pour la Caméra d&#8217;or ?</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Pour son passage au long-métrage, Natalie Portman signe, selon Thierry Frémaux, un film « <em>singulier et personnel</em> », avec cette adaptation, tournée en hébreu, du roman autobiographique de l&#8217;écrivain israélien Amos Oz, <em>Une histoire d&#8217;amour et de ténèbres</em>. Il y raconte son enfance à Jérusalem et la naissance de l&#8217;Etat d&#8217;Israël, ainsi que l&#8217;histoire de sa famille juive d&#8217;Europe de l&#8217;Est. Une histoire qui résonne avec celle de l&#8217;actrice, née à Jérusalem, qu&#8217;elle a quittée à l&#8217;âge de 3 ans avant d&#8217;y revenir à la fin de ses études, et dont une partie de la famille est morte à Auschwitz. Qui résonne aussi avec les ambitions de la jeune étudiante en psychologie d&#8217;Harvard qui voulait analyser la mémoire en lien avec l&#8217;identité.</p>
<p>&nbsp;<br />
Une histoire d&#8217;amour et de ténèbres (Sipur al ahava ve choshech)<em> de et avec Natalie Portman, avec aussi Makram Khoury, Shira Haas&#8230; Etats-Unis, 2015.</em></p>
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		<title>La vie en bleu : Rencontre avec Shira Geffen</title>
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		<pubDate>Thu, 22 May 2014 11:07:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres et Portraits du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la consécration de la Caméra d&#8217;or pour Les Méduses en 2007, Shira Geffen revient – cette fois sans son mari, l&#8217;écrivain et réalisateur Etgar Keret – à la Semaine...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/shira-geffen-copy-assaf-snir-s.jpg" alt="Shira Geffen" title="Shira Geffen" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17947" />Après la consécration de la Caméra d&#8217;or pour <em>Les Méduses</em> en 2007, Shira Geffen revient – cette fois sans son mari, l&#8217;écrivain et réalisateur Etgar Keret – à la <a href="http://www.grand-ecart.fr/categorie/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/53e-semaine-critique/" target="_blank">Semaine de la critique</a> présenter son deuxième film, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/53e-semaine-critique/self-made-shira-geffen/" title="Self Made, de Shira Geffen" target="_blank">Self Made</a></em>. L&#8217;histoire de Michal (Sarah Adler, déjà vue dans <em>Les Méduses</em> ou <em>Pourquoi tu pleures?</em>), une artiste plasticienne empêtrée entre sa commande de meubles chez un ersatz d&#8217;Ikea, ses interviews sur le thème « les 50 femmes les plus influentes d&#8217;Israël », les déplacements professionnels de son mari, leur anniversaire de mariage, et qui pour tout dire, ne sait plus très bien où elle en est. L&#8217;histoire aussi de Nadine, ouvrière palestinienne dans le magasin d&#8217;ameublement précité, qui traverse tous les jours un check-point, casque rempli de hip-hop vissé sur les oreilles, joue au Petit Poucet avec des vis pour retrouver son chemin, et se voit désignée pour un attentat-suicide. Ces deux femmes, que tout oppose, vont se croiser et échanger leurs vies, des vies que, chacune pour des raisons différentes, elles sont en train de laisser filer sans maîtriser la direction du vent. Shira Geffen a le sens de l&#8217;absurde, joue avec les attentes du spectateur pour mieux les détourner, instille un humour salvateur, et signe surtout un film à l&#8217;ambiance très étrange, à la fois toujours maîtrisé et toujours au bord de la folie. Un entre-deux déroutant et délicieux.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Comment définiriez-vous votre film ?</strong></p>
<p>Je ne veux pas le définir, je pense que ce qui est fort dans <em>Self Made</em>, c&#8217;est qu&#8217;on ne peut pas le décrire. Cette atmosphère étrange vient de mon goût pour les contes de fées. J&#8217;essaie de créer un monde dans lequel tout peut arriver. J&#8217;ai commencé avec <em>Les Méduses</em>, et ici, j&#8217;essaie d&#8217;aller plus loin. Je suis très contente parce que les gens me suivent dans cette direction.</p>
<p><strong>C&#8217;est absurde, mais ce n&#8217;est pas non plus délirant&#8230;</strong></p>
<p>Non, ce n&#8217;est pas déconnecté de la réalité, c&#8217;est au contraire très ancré dans le réel et on glisse petit à petit dans une sorte de folie. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;être dans la pure fantaisie. Si on fait quelque chose d&#8217;enraciné de manière réaliste, on peut amener les gens plus loin.</p>
<p><strong>Le ton que vous avez choisi, celui de la comédie, est-ce aussi une manière d&#8217;atteindre le public plus facilement ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/self-made-film-shira-geffen.jpg" alt="Self Made, de Shira Geffen" title="Self Made, de Shira Geffen" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-17211" />Avant de venir à Cannes, je ne pensais pas que le film était particulièrement drôle. J&#8217;imagine que c&#8217;est dans mon écriture, que c&#8217;est mon style. Je ne pensais pas faire une comédie. Mais ici, à Cannes, les gens rient. J&#8217;en suis très contente. J&#8217;aborde des sujets très sérieux, des points profonds, et, par l&#8217;humour, les gens sont plus réceptifs. Ce sont aussi des questions que je traite par le prisme psychologique des personnages, de manière différente de l&#8217;habitude.</p>
<p><strong>Comment avez-vous abordé la question des check-points ? Dans le film, ils passent presque pour un non-événement de la journée de Nadine, pour quelque chose de banal.</strong></p>
<p>Je voulais effectivement que ce soit normal pour elle. Je trouve que c&#8217;est triste que ces endroits soient devenus « normaux ». Tous les films sur la politique, sur Israël et la Palestine, sont toujours des films durs. Je ne voulais pas que les check-points deviennent l&#8217;enjeu du film. C&#8217;est juste quelque chose qui se met sur le chemin. Et le fait que ce soit quelque chose de quotidien, de normal, est d&#8217;autant plus terrifiant. <span id="more-17943"></span></p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler du rôle de la couleur bleue, omniprésente dans le film ?</strong></p>
<p>Avant de commencer à tourner, le directeur artistique Arad Sawat, mon chef opérateur Ziv Berkovich et moi-même nous sommes demandés comment décrire ce monde, comment l&#8217;extraire du réalisme pour l&#8217;emmener vers le conte de fées. Nous nous sommes dits que si tout était bleu, au moment où il y aurait de la couleur, ce serait d&#8217;autant plus puissant : la journaliste allemande porte un ensemble jaune, les roses sont rouges&#8230; Ca permet de contribuer à créer ce monde. C&#8217;est aussi un des liens entre les deux femmes.</p>
<p><strong>La jeune fille qui fait son service militaire semble d&#8217;abord plus forte et plus stricte que les autres&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/self-made-copy-assaf-snir.jpg" alt="Self Made, de Shira Geffen" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17950" />Ce personnage est une sorte de métaphore entre les deux femmes, un personnage à part entière. Si les deux femmes sont enfermées dans leur esprit, elle est enfermée, au sens littéral, dans ce check-point, dans cette cage. A elles trois, elles forment un triangle intéressant.</p>
<p><strong>Cette fois-ci vous étiez seule derrière la caméra</strong></p>
<p>C&#8217;était génial ! J&#8217;avais peur, je ne me sentais pas capable de le faire, mais Etgar m&#8217;a beaucoup soutenue : « <em>Tu peux le faire, suis ton cœur, suis ton talent.</em> ». Je l&#8217;ai fait et je dois vraiment le remercier. Quand on fait quelque chose qui marche, comme <em>Les Méduses</em>, on est toujours tenté de recommencer de la même manière. Mais Etgar m&#8217;a vraiment donné l&#8217;espace pour que je fasse les choses de mon côté. On a un enfant, et il s&#8217;en est occupé tout le temps où je travaillais sur mon film. Ca aide d&#8217;être soutenue, et je dois vraiment l&#8217;en remercier.</p>
<p><strong>Pourquoi s&#8217;est-il passé si longtemps &#8211; sept ans &#8211; entre <em>Les Méduses</em> et <em>Self Made</em> ?</strong></p>
<p>Ca a pris du temps de trouver l&#8217;argent. J&#8217;ai écrit le scénario il y a des années, mais le processus de financement a été très difficile. Les gens lisaient le scénario, mais ne comprenaient pas les moments de bascule, le langage du film. Ils n&#8217;arrivaient pas à le visualiser et ça les effrayait. Ca a été long de trouver des gens qui croyaient en moi.</p>
<p><strong>Il y a beaucoup de films israéliens cette année à Cannes. Les avez-vous vus ?</strong></p>
<p>Non, je n&#8217;ai rien vu, mais Keren Yedaya et Ronit Elkabetz sont des femmes très fortes et très talentueuses. Je suis très contente qu&#8217;elles soient là.</p>
<p><strong>Beaucoup de films israéliens et beaucoup de films de femmes israéliennes&#8230;</strong></p>
<p>Je pense que, en Israël comme partout, c&#8217;était difficile, mais il s&#8217;est passé quelque chose ces dernières années. Cette année, il y a douze films réalisés par des femmes. C&#8217;est sans doute dû au fait qu&#8217;il y a des femmes qui siègent dans les fondations de cinéma. Ca change beaucoup quand c&#8217;est une femme qui lit le scénario.</p>
<p><strong>Les films de Keren Yedaya et de Ronit Elkabetz parlent de sujets de femmes. Vouliez-vous aussi dire quelque chose sur les femmes avec vos deux personnages féminins ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/self-made-copy-assaf-snir-1.jpg" alt="Self Made, de Shira Geffen" width="280" height="117" class="alignright size-full wp-image-17951" />Je ne sais pas exactement ce que je veux dire, j&#8217;écris mes scénarios, je fais mes films, et les gens y voient différentes choses. Je ne peux pas dire précisément quoi. Comme c&#8217;est moi qui l&#8217;ai écrit, c&#8217;est nécessairement un point de vue de femme. En tout cas, sur le plateau, je n&#8217;ai pas essayé d&#8217;être un homme, d&#8217;être forte ou de m&#8217;imposer. Je l&#8217;ai fait à ma manière, une manière de femme. Et je pense que les femmes ne doivent pas essayer d&#8217;être ce qu&#8217;elles ne sont pas.</p>
<p><strong>Comment se passe la présentation d&#8217;un film à Cannes ?</strong></p>
<p>J&#8217;adore Cannes. J&#8217;adore le public, c&#8217;est un public qui a soif de cinéma, qui est passionné. C&#8217;est très agréable. Les projections dans les sections parallèles du Festival sont plus agréables car c&#8217;est un « vrai public » de cinéphiles. Les projections ici se passent très bien, ils rient, ils comprennent tout. C&#8217;est très étrange d&#8217;assister à ces réactions, ils rient à des moments que je ne savais pas être drôles. C&#8217;est toujours une grande surprise.</p>
<p>&nbsp;<br />
Self Made<em> de Shira Geffen, avec Sarah Adler, Samira Saraya, Doraid Liddawi&#8230; Israël, 2014. Présenté à la 53e Semaine de la critique du 67e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Loin de mon père, de Keren Yedaya</title>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2014 06:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection Un Certain Regard 2014 Qui ? Née aux Etats-Unis mais élevée en Israël, Keren Yedaya s’est positionnée dès le début de sa carrière en faveur du féminisme et de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélection Un Certain Regard 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/loin-de-son-absence-keren-yedaya.jpg" alt="Loin de son absence, de Keren Yedaya" title="Loin de son absence, de Keren Yedaya" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17385" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Née aux Etats-Unis mais élevée en Israël, Keren Yedaya s’est positionnée dès le début de sa carrière en faveur du féminisme et de la paix au Proche-Orient. En témoignent ses deux premiers longs-métrages : <em>Mon trésor</em> narrait l’existence difficile d’une jeune fille cherchant à éloigner sa mère de la prostitution, quand <em>Jaffa</em> traitait, par le drame, la coexistence entre les peuples dans la cité éponyme.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>Certains films partent d’une histoire d’amour. Celle à l’œuvre dans <em>Loin de son absence</em> n’a rien de banal. Efrat est une jeune femme fragile psychologiquement. Elle vit avec Moshe, de trente-huit ans son aîné. Et la différence d’âge n’est pas le seul détail incongru de leur relation : Moshe est le père d’Efrat…</p>
<p><strong>Résultats des courses ?</strong></p>
<p>Il y a des films qu’il faut encaisser. C’est le cas de <em>Loin de mon père</em>, dont le titre est peut-être la seule lueur d&#8217;espoir à laquelle le spectateur peut s&#8217;accrocher pendant le film. On voudrait tellement que la jeune et ronde Efrat ouvre une bonne fois pour toutes la porte de l’appartement qui lui sert de tombeau et dégage loin, très loin, plus loin encore. Loin d&#8217;un père qui ne lui épargne rien. Efrat est seule, jalouse et dépendante. Elle parle peu, essuie ses larmes, renifle. Moshe est pervers et manipulateur. <em>« Ce n’est pas une vie »</em>, lui balance-t-il, lucide, avant d&#8217;exiger qu&#8217;elle se mette à quatre pattes pour la prendre &#8220;par le cul&#8221; et &#8220;sans pleurer&#8221;…</p>
<p>D’un bout à l’autre, quasiment sans pause ni respiration, la caméra se rive sur Efrat &#8211; sa nuque, ses dents qu&#8217;elle ne finit pas de brosser pour chasser la crasse, ses jambes, son dos &#8211; pour raconter son abominable calvaire, celui d’une fille partageant la vie et la couche de son géniteur. <em>Loin de mon père</em> est une sorte de <em>Vie d’Adèle</em> âpre et sordide qui enchaîne les scènes abjectes de boulimie, d’automutilation et de viol. Qui filme la cruauté et le sadisme au plus près des corps.</p>
<p>Pris dans un huis clos asphyxiant, le spectateur se laisse conter cette chronique de l’horreur filmée avec austérité. Témoin impuissant, il suit, le cœur au bord des lèvres, cette effraction de l’intime tandis que Keren Yedaya démontre la complexité d&#8217;une relation interdite et violente. Sans jamais rien lâcher. <span id="more-17383"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
Loin de mon père<em> (That Lovely Girl) de Keren Yedaya, avec Maayan Turjeman, Tzahi Grad, Yaël Abecassis&#8230; Israël, France, Allemagne, 2014. En sélection Un Certain Regard du 67e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Self Made, de Shira Geffen</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/53e-semaine-critique/self-made-shira-geffen/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Apr 2014 11:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Semaine de la critique 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté à la 53e Semaine de la critique &#8211; En compétition Qui ? Cannes fait la part belle au cinéma israélien cette année : Ronit et Shlomi Elkabetz à la Quinzaine des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté à la 53e Semaine de la critique &#8211; En compétition</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/self-made-film-shira-geffen.jpg" alt="Self Made, de Shira Geffen" title="Self Made, de Shira Geffen" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17211" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Cannes fait la part belle au cinéma israélien cette année : Ronit et Shlomi Elkabetz à la Quinzaine des réalisateurs (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/46e-quinzaine-des-realisateurs-2014/gett-proces-viviane-amsalem-ronit-et-shlomi-elkabetz/" title="Gett, le procès de Viviane Amsalem, de Ronit et Shlomi Elkabetz" target="_blank">Gett, le procès de Vivane Amsalem</a></em>), Shira Geffen (<em>Self Made</em>) et Nadav Lapid (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/53e-semaine-critique/institutrice-nadav-lapid/" title="L’Institutrice, de Nadav Lapid" target="_blank">L&#8217;Institutrice</a></em>) à la Semaine de la Critique, Keren Yedaya (<em>Loin de son absence</em>) au Certain Regard&#8230; Shira Geffen est connue sur la Croisette pour avoir coréalisé <em>Les Méduses</em> avec son mari, Etgar Keret. L&#8217;histoire de trois femmes à Tel Aviv qui se laissent porter par des courants plus ou moins cléments avait remporté la Caméra d&#8217;or en 2007. C&#8217;est seule qu&#8217;elle se lance cette fois, avec son bagage de metteur en scène de théâtre et de danse. </p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>Lorsque l&#8217;on avait rencontré Etgar Keret et Shira Geffen à l&#8217;occasion de leur premier film, Shira Geffen paraissait la moins fantasque et la plus politisée des deux coréalisateurs. Quand elle se lance seule, c&#8217;est pour aborder de manière plus frontale les questions traversées par son pays. <em>Self Made</em> s&#8217;annonce comme le portrait croisé de deux mondes qui paraissent inconciliables en confrontant les points de vue, en déconstruisant les préjugés : l&#8217;histoire de deux femmes obligées de vivre la vie de l&#8217;autre, de l&#8217;autre côté de la frontière. L&#8217;une est israélienne, l&#8217;autre palestinienne.</p>
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		<title>L&#8217;Institutrice, de Nadav Lapid</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Apr 2014 10:52:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Semaine de la critique 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté à la 53e Semaine de la critique &#8211; Séance spéciale Qui ? Parmi les cinéastes israéliens présents à Cannes, Nadav Lapid n&#8217;est pas la figure la plus connue. Pourtant, son...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté à la 53e Semaine de la critique &#8211; Séance spéciale</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/l-institutrice-film-nadav-lapid.jpg" alt="L&#039;Institutrice, de Nadav Lapid" title="L&#039;Institutrice, de Nadav Lapid" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17207" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Parmi les cinéastes israéliens présents à Cannes, Nadav Lapid n&#8217;est pas la figure la plus connue. Pourtant, son <em>Policier</em>, dont le scénario a été développé à la Cinéfondation, avait su retenir l&#8217;attention, notamment du jury de Locarno (prix spécial) et du public nantais des Trois Continents. La confrontation entre les forces israéliennes antiterroristes et un groupe de jeunes révolutionnaires en lutte contre une société inégalitaire et raciste. Les uns, ancrés dans leur quotidien, un peu beaufs et un peu lâches, célébrant la virilité et la loi du plus fort en toutes circonstances. Les seconds, idéalistes bien nés, parfois confus dans leurs motivations pour entrer dans la lutte violente. Malgré un film divisé en deux parties – qui finissent inévitablement par se rejoindre –, Nadav Lapid évite tout manichéisme primaire pour proposer une réflexion plus complexe et dénoncer les travers de son pays. La promesse d&#8217;un cinéma profond qui ne cède pas à la facilité.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>Finie la violence. Avec <em>L&#8217;Institutrice</em>, Nadav Lapid semble se tourner vers un peu plus d&#8217;espoir et d&#8217;optimisme avec le portrait de cette femme qui décèle le talent d&#8217;un enfant de 5 ans pour la poésie, persuadée qu&#8217;il est le sauveur d&#8217;un Israël perdu entre son armée et son monde des affaires, décidée à le protéger coûte que coûte. Une question de génération, une fois encore. Si les révolutionnaires du <em>Policier</em> étaient dans la colère vis-à-vis de leurs parents pour avoir transformé un idéal socialiste en société profondément inégalitaire et en défense contre l&#8217;autre, <em>L&#8217;Institutrice</em> entrevoit une issue dans la génération à venir, par les mots – déjà un enjeu du film précédent – plus que par les armes.</p>
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		<title>Yossi, d’Eytan Fox</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 15:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec <em>Yossi</em>, en salle depuis le 2 janvier, Eytan Fox poursuit son engagement et ses marottes, continuant de sonder la société israélienne et ses évolutions...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/yossi-affiche-eytan-fox.jpg" alt="Yossi, de Eytan Fox" title="Yossi, de Eytan Fox" width="217" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10604" />A travers <em>Tu marcheras sur l’eau</em> et <em>The Bubble</em>, deux films bouleversants, Eytan Fox sondait joliment la société israélienne et ses évolutions. Avec <em>Yossi</em>, son nouveau long-métrage, il poursuit son engagement et ses marottes. Par le biais de portraits émouvants, le jeune réalisateur dresse des ponts entre l&#8217;intime et l&#8217;histoire douloureuse de son pays. En filmant avec beaucoup de sensibilité des êtres à des charnières de leur vie, il ausculte ses thèmes de prédilection : l’armée ou la guerre comme incontournables de l’Etat d’Israël, la mort en ligne de mire ou comme traumatisme, le désir de vivre qu’il soit exacerbé ou étouffé, l&#8217;homosexualité.</p>
<p>Avec <em>Yossi</em>, le cinéaste reprend une de ses premières réalisations, <em>Yossi et Jagger</em> (2002), romance tragique tirée d&#8217;une histoire vraie où le fol amour entre deux jeunes officiers de l&#8217;armée israélienne est pulvérisé par les affres de la guerre. Dix ans après la mort de Jagger, qu’est-il arrivé à Yossi ? Qu’est-il devenu ? C’est à cette question que répond le nouvel opus d’Eytan Fox. Ou comment recommencer sa vie, repartir de zéro quand on est dévasté, que l’on gît  à terre. Depuis des années. <span id="more-10601"></span></p>
<p>Yossi, toujours magnifiquement incarné par Ohad Knoller (qui interprétait le rôle dix ans auparavant), est un cardiologue reconnu, mais il semble survivre, asphyxié par une tenace mélancolie. A l’image d’une des premières scènes du film où le spectateur le surprend en train de se masturber devant un site porno gay, il n’a pas de vie. Refusant la possibilité d’être heureux. Mal dans sa peau, accusant quelques kilos en trop, il n’assume pas vraiment son homosexualité (il ne dit rien à sa secrétaire aveugle et déterminée qui lui propose régulièrement des rencards). La première partie du film, assez lente et délicate, nous plonge dans le quotidien maussade d’un être errant. Traumatisé par l’impossible deuil de son amour de jeunesse. Que ce soit la répétition d’une même séquence de sieste à l’hôpital entres deux gardes ou la mise en scène d’une rencontre vide de sens avec un mec rencontré via Internet, tout concourt dans ce début de film à mimer l’insignifiance de sa vie. Une renaissance semble difficile, voire impossible tant il n’est plus habitué à l’idée même du bonheur. Tant il est muré dans sa solitude, terré au fin fond du degré zéro des relations humaines et amoureuses.</p>
<p>Puis, sans pourtant constituer un virage fracassant, presque sans faire de bruit, le désir de vivre va s’insinuer à nouveau en Yossi, au détour d’un voyage dans le sud du pays. A l’occasion de la rencontre d’un groupe de jeunes militaires et précisément de Tom (le bellâtre Oz Zehavi), gay lui aussi. A son contact, il va réapprendre à aimer, à vivre. Avec beaucoup de délicatesse et de pudeur la caméra d’Eytan Fox suit la naissance d’un coup de cœur, l’éclosion d’une belle histoire d’amour. Au rythme lancinant de la voix déchirante de Keren Ann qui compose une bande-son éthérée. L&#8217;artiste fait d&#8217;ailleurs une apparition à la fin du film lors d&#8217;un concert où elle entonne des chants traditionnels israéliens. Comble de l&#8217;émotion.</p>
<p>Yossi a changé.  Tout comme Israël, qui apparaissait dans <em>Yossi et Jagger</em> comme un Etat très militaire et machiste où il fallait devenir un dur, un mec, un vrai, et pour cela être hétéro. Dix ans plus tard, l’armée semble plus tolérante. Tom semble y vivre plus librement son homosexualité. Un joli message d’espoir donc. Sur l’émancipation de la société israélienne et la renaissance d’un homme brisé.</p>
<p>&nbsp;<br />
Yossi<em> d’Eytan Fox, avec Ohad Knoller, Oz Zehavi, Lior Ashkenazi, Orly Silbersatz Banai… Israël, 2012. Sortie le 2 janvier 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/85umz/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Les Voisins de Dieu, de Meni Yaesh</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 14:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Avi, Kobi et Yaniv, trois copains vivant à Bat Yam, se sont autoproclamés surveillants du quartier. Et ils contrôlent tout. Les tenues jugées indécentes des jeunes femmes, le respect du sabbat, les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/les-voisins-dieu-meni-yaesh.jpg" alt="Les Voisins de Dieu, de Meni Yaesh" width="280" height="132" class="alignleft size-full wp-image-7099" />Avi, Kobi et Yaniv, trois copains vivant à Bat Yam, se sont autoproclamés surveillants du quartier. Et ils contrôlent tout. Les tenues jugées indécentes des jeunes femmes, le respect du sabbat, les Arabes de Jaffa qui débarquent avec leur voiture beuglant une musique tapageuse&#8230; Ce qui les unit : le respect des règles, les leçons un peu spéciales du rabbin, la musique électronique que compose Avi sur des paroles à la gloire de&#8230; Dieu. Des voyous fanatiques qui récitent en boucle les psaumes et injurient leurs voisins. Des religieux azimutés qui dictent la bonne conduite et terrorisent le quartier à coups de lattes. Autant de paradoxes troublants. On s&#8217;interroge. Déconcerté par l&#8217;abîme qui sépare leurs méfaits de leur foi. Et on ne comprend pas, jamais. <span id="more-7025"></span>D&#8217;ailleurs ce n&#8217;est pas le propos du réalisateur qui, croyant lui-même, trouve simplement indispensable d&#8217;y réfléchir, sans donner de réponses. Sans juger non plus. Une scène nous éclaire peut-être sur les motivations de ces jeunes à se jeter à corps perdu dans la religion : lorsque Avi, qui vient de rencontrer une jeune fille plus émancipée, dans un monologue poignant, face à la mer et avant d&#8217;y plonger, s&#8217;en remet entièrement à Dieu pour décider de sa conduite envers elle. Un Dieu tout-puissant dans ce monde où il ne semble pas y avoir d&#8217;autre repère. Et les seuls repères qu&#8217;Avi possédait (la complicité avec ses deux copains, les règles à respecter et à faire respecter, l&#8217;excitation et l&#8217;adrénaline provoquées par leur violence) vont s&#8217;ébranler en un seul regard, celui de Miri. La nouvelle venue dans le quartier qui est indignée par le comportement des trois voyous. Alors, Avi va s&#8217;interroger et changer. Il se fait moins cruel et devient même plus tolérant, ce qui ne plaît pas à ses deux comparses. </p>
<p>Une remise en question donc, un parcours initiatique qui pourrait n&#8217;être qu&#8217;un drame sur fond de fanatisme. Mais ce long-métrage est un jouissif mélange de genres. Le réalisateur s&#8217;amuse beaucoup avec les codes des films d&#8217;action qui ont nourri son enfance, multipliant les clins d&#8217;œil et poussant la violence à son paroxysme dans des scènes de bastons qui sentent la caricature. La comédie n&#8217;est jamais loin non plus dans cet univers de mecs à peine sortis de l&#8217;adolescence qui se charrient à longueur de journée. Des rires salvateurs pour le spectateur de ce microcosme à l&#8217;atmosphère étouffante. Une énergie incroyable parcourt ce premier film, à l&#8217;image du cinéma israélien depuis quelques années. Et un jeune réalisateur à suivre !</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Voisins de Dieu <em>de Meni Yaesh, avec Roy Assaf, Gal Friedman, Itzik Golan, Rotem Ziesman-Cohen&#8230; Israël, France, 2012. Prix SACD à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Sharqiya, de Ami Livne</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 13:49:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[acid]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Ca commence dans le néant. Quelques bicoques en tôle dans le désert palestinien, entourées de champs de mines antipersonnel. Ils sont trois Bédouins à tenter d'y survivre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/sharqiya-ami-livne.jpg" alt="Sharqiya, de Ami Livne" title="Sharqiya, de Ami Livne" width="280" height="188" class="alignleft size-full wp-image-6880" />Ca commence dans le néant. Quelques bicoques en tôle dans le désert palestinien, entourées de champs de mines antipersonnel. Ils sont trois Bédouins à tenter d&#8217;y survivre. Deux frères et l&#8217;épouse de l&#8217;un d&#8217;eux. Mais pour rien au monde, ils ne voudraient quitter ce bout de rien qui leur appartient. Même quand on menace de les exproprier, car incapables de fournir aux autorités les titres de propriété de leurs ancêtres, papiers inutiles avant la création de l&#8217;Etat d&#8217;Israël en 1948. Et la caméra d&#8217;Ami Livne, qui signe là son premier long après quelques courts-métrages, sert de témoin à leur existence qui se répète inlassablement. Intrusive lorsqu&#8217;elle pénètre dans leurs maisons de fer brinquebalantes ou discrète, tentant de faire comprendre l&#8217;essence de ces vies sans avenir au spectateur. <span id="more-6846"></span>Ces deux frères qui ne se parlent presque pas. Cette femme sous la coupe d&#8217;un mari qui l&#8217;empêche d&#8217;étudier. Ou leurs actes qui restent lettres mortes pour tenter d&#8217;infléchir le tragique dessein des autorités. Tout ce qu&#8217;ils tentent, avec leurs moyens limités, est aussitôt détruit comme par un coup de pelleteuse. Mais ils le tentent tout de même. Ils savent l&#8217;épée de Damoclès qui menace leur terre, mais ils continuent de vivre comme si cette menace n&#8217;était que chimère. Comme si tout, finalement, n&#8217;était qu&#8217;un jeu, comme si rien n&#8217;était palpable, autre que leur quotidien où les tensions restent sous-jacentes. Ils savent la douleur qui gronde, mais la contiennent, ne la laissent exploser que l&#8217;espace d&#8217;un instant. Car ils n&#8217;ont qu&#8217;eux, envers et contre tout. Et ce qui semble vain, devient lueur d&#8217;espoir. Ce qui sera réduit à l&#8217;état de débris ne demandera qu&#8217;à se reconstruire. Dans un éternel recommencement, comme des Sisyphe, portant sur leurs épaules leurs maisons de bois et de tôle en guise de rochers. <em>Sharqiya</em> demeure ainsi une œuvre silencieuse, mais assourdissante, témoignage de l&#8217;absurde qui subsiste en Israël, celui de ces Bédouins expropriés des terres qui leur appartiennent depuis des générations. Et ce, paraît-il, pour leur bien&#8230; </p>
<p>Sharqyia <em>d&#8217;Ami Livne, avec Adnan Abu Wadi, Maysa Abed Alhadi, Adnan Abu Muhareb et Eli Menashe. Israël, France, Allemagne, 2012. Programmation Acid Cannes 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Ce cinéma du bonheur</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 07:28:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nomes Design</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En allant voir Une bouteille à la mer, je ne pouvais m’empêcher de penser au sympathique mais écœurant film du même nom avec Kevin Costner. Mais dans Une bouteille à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/02/une-bouteille-mer-thierry-binisti.jpg" alt="Une bouteille à la mer, de Thierry Binisti" title="Une bouteille à la mer, de Thierry Binisti" width="280" height="167" class="alignleft size-full wp-image-5503" />En allant voir <em>Une bouteille à la mer</em>, je ne pouvais m’empêcher de penser au sympathique mais écœurant film du même nom avec Kevin Costner. Mais dans <em>Une bouteille à la mer</em> de Thierry Binisti, un tout autre genre de charme apparaît, bien loin de la mièvrerie américaine ; on retrouve notre passé et on se prend à se souvenir d’une vie que l’on n’a jamais vécue. </p>
<p><em>&raquo; Lire la suite sur Nomes Design</em></p>
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