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	<title>Grand Écart &#187; Gael Garcia Bernal</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Desierto, de Jonas Cuarón</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 20:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Gael Garcia Bernal]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[survival]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/desierto-affiche.jpg" alt="Desierto, de Jonas Cuarón" title="Desierto, de Jonas Cuarón" width="207" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23388" />Dans le désert, personne ne vous entendra hurler de douleur. Peut-être, répercuté sur les montagnes environnantes, percevra-t-on l&#8217;écho de la balle qui vous traversera de part en part. Tel est le quasi point de départ de <em>Desierto</em>, premier long-métrage de Jonas Cuarón qui a de qui tenir… En effet, le fils d&#8217;Alfonso Cuarón a déjà signé le court <em>Aningaaq</em>, miroir terrestre de <em>Gravity</em> renvoyant à la discussion que tenait Sandra Bullock avec un Inuit à quelques centaines de milliers de kilomètres de distance. Et on retrouve dans ce <em>Desierto</em> cette même ambiance de huis clos, en pleine nature sauvage. Car il s&#8217;agit là de l&#8217;affrontement de deux hommes. L&#8217;un qui doit survivre (Gael Garcia Bernal, toujours aussi magnétique et qui produit le film, comme un remerciement au fils de celui qui le lança dans le cinéma) et l&#8217;autre, chasseur d&#8217;immigrés mexicains (Jeffrey Dean Morgan, bien trop rare). Autour d&#8217;eux, les corps de ceux qui viennent d&#8217;être assassinés, tandis qu&#8217;ils essayaient de gagner les Etats-Unis, la terre promise. Et pour seul bruit, hormis celui du vent, le claquement des aboiements d&#8217;un chien amateur de chair humaine&#8230; </p>
<p>Des films de chasse à l&#8217;homme, de traques en terres hostiles, il y en a pléthore. On ne compte plus les <em>Délivrance</em>, <em>Vieux Fusil</em> et autre <em>Predator</em>. L&#8217;homme est un loup pour l&#8217;homme et tous les moyens sont bons pour survivre. <em>Desierto</em>, porté par la musique toujours pompeuse et fascinante de Woodkid, n&#8217;échappe pas à toutes les bonnes règles à suivre pour réussir son film. <span id="more-23385"></span>L&#8217;empathie pour le héros (qui aide son prochain comme il se doit), la haine fétide contre le chasseur (dont les motivations sont balayées par un simple racisme anti-Mexicains que ne renierait pas Donald Trump), des paysages à couper le souffle (le pendant aride de <em>The Revenant</em> d&#8217;Alejandro González Iñárritu), une jeune fille en danger, un animal malfaisant qui rôde, la mort à chaque tournant, brutale et sanguinolente, le face-à-face final. Et pourtant, le film happe, provoque des sueurs froides malgré le sol craquelé uniquement nourri du sang des corps qui tombent. Et le dernier quart d&#8217;heure est autant tragique qu&#8217;absurde. Un jeu du chat et de la souris autour d&#8217;une montagne escarpée. Comme un cartoon de <em>Bip bip et Coyote</em> où il en va de sa survie. Un film presque muet où tout réside dans l&#8217;émotion des deux protagonistes, traqueur et chassé. Deux visages crispés, l&#8217;un pour tuer, l&#8217;autre pour tenter de survivre. Deux visages qui ne se feront jamais face pour tenter de comprendre pourquoi ils en sont là, réduits à l&#8217;état d&#8217;animaux sauvages. Deux pertes d&#8217;humanité qui s&#8217;affrontent en terre inconnue. Ne reste que le désert, personnage principal qui lui, reste immuable. La nature l&#8217;emporte toujours…</p>
<p>&nbsp;<br />
Desierto<em> de Jonas Cuarón, avec Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo, Diego Catano… Mexique, 2015. Sortie le 13 avril 2016.</em> </p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/lr385x/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Eva ne dort pas, de Pablo Agüero</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 06:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Gael Garcia Bernal]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Don’t look for me Argentina</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/Eva_Affiche.jpg" alt="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" title="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23201" />D’Eva Peron, la plupart d’entre nous connaît surtout le tube de Madonna <em>Don’t Cry For Me Argentina</em>, interprété lorsqu’elle tenait le rôle-titre du film <em>Evita</em>. Nous n’en apprendrons guère plus avec <em>Eva ne dort pas</em>, qui tient plus de la fantasmagorie que de la biographie ou de l’enquête historique. Le réalisateur Pablo Agüero surprend dès les premiers instants par la voix off de Gael Garcia Bernal &#8211; dont le visage est sur l’affiche, mais pas plus de cinq minutes à l’écran &#8211; traitant Eva Peron de tous les noms, trouvant les insultes les plus basses. Ce militaire, marchant lentement de son pas oppressant, raconte la mort et la disparition du corps de cette figure adulée, regrettant de ne pas avoir fait en sorte de s’en débarrasser pour de bon, d’avoir laissé place à la légende. </p>
<p>Malgré cette attaque brutale et intrigante, Pablo Agüero fait ressentir rapidement, notamment par des images d’archives, l’aura d’Evita auprès de la population argentine. Une présence fascinante au-delà de la mort. Il met alors en scène le corps défunt, dans une lumière belle et sombre, qui sacralise le personnage, avant de le profaner dans une scène d’embaumement mystique. <img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/Eva_jba-production-Haddock-1.jpg" alt="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" title="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-23202" />On est happé par cette ambiance christique, les débuts, sous nos yeux, d’une religion athée et politique. Le film prend un nouveau tournant avec l’enlèvement du corps par les militaires. C’est cette fois la présence étrange de Denis Lavant qui s’offre au spectateur. Seul dans une camionnette bringuebalante, passant de mystérieux coups de fil, il transporte le cercueil pour une destination secrète. Avant d’être rejoint par un jeune soldat, à son tour pris par le charisme du corps momifié. <span id="more-23200"></span></p>
<p>Mais c’est là qu’<em>Eva ne dort pas</em> stagne. Après 45 minutes intenses dans une ambiance très travaillée, avec peu de moyens mais beaucoup d’efforts sur les sons et les lumières, le film se perd en dialogues abscons. D’abord une joute virile entre Denis Lavant et le soldat, puis la confrontation entre le général Aramburu déchu &#8211; responsable du coup d’Etat et de la disparition du corps, caché au Vatican pendant 17 ans &#8211; et de jeunes péronistes arrogants. Tout ce qui fascinait dans la première partie s’évapore peu à peu, pour des longues séquences en plan fixe un peu vaines. L’évocation est plus forte que la parole. Comme si le mythe ne pouvait que se ressentir, se suggérer, mais en aucun cas laisser place à la parole, à la vanité des hommes.</p>
<p>&nbsp;<br />
Eva ne dort pas <em>(Eva no duerme) de Pablo Agüero, avec Denis Lavant, Imanol Arias, Daniel Fanego, Gael Garcia Bernal&#8230; Argentine, 2015. Sortie le 6 avril 2016.</em></p>
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		<title>No, de Pablo Larrain</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 21:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gael Garcia Bernal]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/no-larrain-affiche.jpg" alt="No, de Pablo Larrain" width="207" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11709" />Chili, 1988. <em>&#8220;Ce que vous allez voir est en lien avec le contexte social actuel du pays&#8221;</em>, lance Gael Garcia Bernal alias Rene Saavedra, un publicitaire reconnu, pour présenter son spot TV vantant les mérites de &#8220;Free&#8221;, la nouvelle boisson au cola chilienne. Nous sommes à la veille du référendum organisé par le gouvernement de Pinochet sous la pression internationale. D&#8217;emblée, le film nous plonge dans les années 1980 : l&#8217;image est sale, entachée de grains et d&#8217;impuretés. Le réalisateur s&#8217;est servi d&#8217;une vieille caméra d&#8217;époque afin de raccorder au mieux avec les images d&#8217;archives dont est émaillé le film. Les couleurs sont sans éclat, c&#8217;est le triste règne du beige et du marron. Tout convoque ces années un peu mornes dans l&#8217;imaginaire collectif. Comme ce micro-ondes venant d&#8217;intégrer la cellule familiale que l&#8217;on place sur la table et que l&#8217;on regarde fonctionner comme on regarderait la télé. Ce célèbre publicitaire au look suranné, donc, a été contacté pour mener la campagne du &#8220;No&#8221;, celle des partisans d&#8217;un nouveau Chili débarrassé de son dictateur. Leur but : éveiller les consciences et convaincre les millions d&#8217;électeurs à prendre part au référendum. Face à eux, les partisans du &#8220;Si&#8221;, essentiellement animés par le souci de redorer l&#8217;image quelque peu ternie de leur chef.<span id="more-6925"></span></p>
<p>Ce film historique au contexte douloureux va pourtant être le théâtre d&#8217;une véritable ode à la joie, par le biais d&#8217;une campagne follement audacieuse. Qui ne sera pas fondée sur les dénonciations des actes odieux et inhumains du régime, mais sur des spots mielleux et rose bonbon vendant aux électeurs tout simplement une vie meilleure, un billet d&#8217;entrée dans le monde des Bisounours. Tout cela au rythme de &#8220;La Joie arrive enfin !&#8221;, chanson-slogan digne d&#8217;une pub de la famille Ricoré. De quoi bien rire aujourd&#8217;hui de ce kitsch estampillé années 1980. </p>
<p>Et le casting est impeccable, Gael Garcia Bernal en tête, formidable. Mais on peut aussi saluer Alfredo Castro en publicitaire arriviste, dénué de talent mais entièrement dévoué à la dictature. L&#8217;ironie mordante dont ils font preuve dans leurs affrontements fait souvent mouche. Et on rit beaucoup. Pourtant la toile de fond est loin d&#8217;être drôle. La tension est palpable dans quelques scènes de surveillance rapprochée de ceux qui mènent la campagne du non. On se demande souvent quand on va basculer dans le drame. Le ton reste pourtant léger, si l&#8217;on peut dire, même si le regard du réalisateur est, à l&#8217;occasion d&#8217;une pirouette finale, sans illusion et chargé d&#8217;amertume sur la société capitaliste qui va se mettre en place après la chute de Pinochet.</p>
<p>&nbsp;<br />
No <em>de Pablo Larrain, avec Gael Garcia Bernal, Alfredo Castro, Antonia Zegerz, Luis Gnecco&#8230; Chili, Etats-Unis, 2012. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2012. Sortie le 6 mars 2013</em></p>
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<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 27 janvier 2013</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/bullitt-collateral-semaine-tele-27-janvier-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Jan 2013 07:55:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[Gael Garcia Bernal]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, parce qu'on termine le mois de janvier et qu'il faudra définitivement tourner la page des vœux, des rétrospectives et des perspectives, on se souvient une dernière fois du bon vieux temps...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/bullitt-mcqueen-arte-tele-s.jpg" alt="Steve McQueen dans Bullitt" title="Steve McQueen dans Bullitt" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-11041" />Cette semaine, parce qu&#8217;on termine le mois de janvier et qu&#8217;il faudra définitivement tourner la page des vœux, des rétrospectives et des perspectives, on se souvient une dernière fois du bon vieux temps. Du temps où on tournait des courses-poursuites réalistes, de celui où Soderbergh était cool. On réalise que fut une époque où les films noirs régnaient, une autre où King Kong grimpait l&#8217;Empire State Building. Qu&#8217;on a un jour découvert (à tous les sens du terme) Valéria Bruni-Tedeschi et Ursula Andress. En revanche, il est des choses immuables : Jean-Pierre Bacri est génial, Oshima choque encore, même mort, et on comprend rien aux maths.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 27 janvier</h4>
<p><em>Bullitt</em>, de Peter Yates &#8211; 20h45 &#8211; Arte<br />
<em>Ocean&#8217;s Eleven</em>, de Steven Soderbergh &#8211; 20h50 &#8211; TF1<br />
<em>La Science des rêves</em>, de Michel Gondry &#8211; 0h35 &#8211; France 4</p>
<p>Steve McQueen porte un col roulé qui ressemble aux sous-pulls de notre enfance, et il a la classe. Steve McQueen foire son programme de protection de témoin, mais il a la classe. Steve McQueen roule comme un dingue dans les rues de San Francisco, et oui, il a la classe. <em>Bullitt</em>, c&#8217;est l&#8217;essence du cool. <span id="more-11040"></span></p>
<p>Vous vous souvenez quand Steven Soderbergh faisait des bons films ? C&#8217;était il y a longtemps, hein. L&#8217;occasion de se souvenir de cette époque bénie avec <em>Ocean&#8217;s Eleven</em>, premier et meilleur de la série des aventures de la bande de Danny Ocean. Un bon vieux film de braquage à la fois drôle, élégant et efficace. Une bande de potes qui s&#8217;éclate, et dont le plaisir est partagé.</p>
<p>Autre horaire, autre genre, autre plaisir : après <em>Eternal Sunshine of the Spotless Mind</em> et avant <em>L&#8217;Ecume des jours</em>, bientôt sur nos écrans, le <em>Frenchy</em> Michel Gondry réalise cette <em>Science des rêves</em> qui révèle définitivement son univers de bric et de broc. C&#8217;est beau, magique et onirique, avec le charmant Gael Garcia Bernal et la <em>guest star</em> Alain Chabat.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 28 janvier</h4>
<p><em>Collateral</em>, de Michael Mann &#8211; 20h50 &#8211; M6<br />
<em>L&#8217;Empire des sens</em>, de Nagisa Oshima &#8211; 22h40 &#8211; Arte</p>
<p><em>Collateral</em> : Los Angeles la nuit, Tom Cruise et ses cheveux aussi gris que son costume, Jamie Foxx prisonnier au volant d&#8217;un taxi&#8230; On ne sait pas bien où tout ça nous mène, mais on y va. On suit bien malgré soi le chemin de ce type un peu inquiétant, et pas seulement parce que Tom Cruise fait un peu flipper de manière générale. On arpente les rues, les clubs, les appartements modernes. On compte les litres d&#8217;hémoglobine à l&#8217;écran et les litres de sueur qu&#8217;on verse (dommage collatéral). C&#8217;est froid et violent à la fois. Etonnamment calme, mais toujours prenant. Des films noirs comme ça, on pensait que ça n&#8217;existait plus.</p>
<p>Nagisa Oshima est mort il y a une quinzaine de jours, et enfin, la télévision bouscule ses programmes pour une soirée spéciale, bien que tardive. <em>L&#8217;Empire des sens</em>, suivi d&#8217;un documentaire, <em>Il était une fois L&#8217;Empire des sens</em>, de Serge July. Dans les années 1970, la révolution est sexuelle. Alors Oshima révolutionne le sexe au cinéma, choque le Japon puis le monde entier, et réunit une fois pour toutes Eros et Thanatos.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 29 janvier</h4>
<p><em>Meurs un autre jour</em>, de Lee Tamahori &#8211; 20h45 &#8211; France 2<br />
<em>King Kong</em>, de Peter Jackson &#8211; 20h50 &#8211; W9</p>
<p>Comme toujours, France 2 diffuse les films en VF, mais l&#8217;avantage d&#8217;un James Bond, c&#8217;est qu&#8217;on peut se passer du son et comprendre quand même qui sont les gentils et qui sont les méchants, voire, qui sont les gentils qui deviennent méchants, et inversement. Et puis, pour voir Halle Berry rendre hommage à LA James Bond Girl, Ursula Andress, l&#8217;image suffit.</p>
<p>A l&#8217;origine du grand Kong (&#8220;singe&#8221; en malais), il y a l&#8217;imaginaire de deux cinéastes spécialistes du documentaire animalier, Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, tous deux nourris du <em>Monde perdu</em> d&#8217;Arthur Conan Doyle, du grand dragon de Komodo, des histoires de Tarzan et du cirque Barnum et Bailey. Depuis, <em>King Kong</em> est resté dans l&#8217;imaginaire collectif l&#8217;une des grandes références du film fantastique. Hanté pendant 35 ans par son rêve d&#8217;en réaliser un remake et fort du succès de sa trilogie du <em>Seigneur des anneaux</em>, Peter Jackson fait rugir à nouveau le grand singe de l&#8217;île de Crâne en 2005, avec, en lieu et place des Fay Wray, Robert Armstrong et Bruce Cabot, Naomi Watts, Jack Black et Adrien Brody.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 30 janvier</h4>
<p><em>Crimes à Oxford</em>, d&#8217;Alex de la Iglesia &#8211; 20h45 &#8211; France 4</p>
<p>Encourageons France 4 à diffuser encore plus de films et séries en VM, et plantons-nous devant ce Cluedo mathématique. Si vous êtes totalement insensibles au théorème de Fermat, il vous reste à vous laisser subjuguer par Oxford, parfait décor pour le mystère et l&#8217;intrigue, par le charisme de John Hurt, toujours égal, et par les yeux d&#8217;Elijah Wood, confrontés à bien d&#8217;autres créatures que des hobbits. Outre les mathématiques, il est question de meurtres, de mentor et de disciple, et d&#8217;amours déçues. L&#8217;équation parfaite.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 1er février</h4>
<p><em>Le Petit Lieutenant</em>, de Xavier Beauvois &#8211; 20h45 &#8211; France 3<br />
<em>La-Baule-les-Pins</em>, de Diane Kurys &#8211; 23h20 &#8211; France 3</p>
<p>Jalil Lespert débarque, Nathalie Baye est proche de la fin. <em>Le Petit Lieutenant</em>, c&#8217;est un peu le contrat de génération dans la police. Xavier Beauvois, depuis multiprimé pour <em>Des Hommes et des Dieux</em>, portait déjà cette attention particulière à ses personnages. Il montre une fois de plus que c&#8217;est en s&#8217;immergeant dans le quotidien que l&#8217;on tient parfois la force d&#8217;un film, que la simplicité n&#8217;est pas la banalité.</p>
<p>On reste sur la même chaîne, et avec Nathalie Baye, pour une plongée nostalgique à La Baule, avant qu&#8217;elle ne devienne bling-bling. Tout le monde est jeune et frais, on ne savait pas qui était Valéria Bruni-Tedeschi (<em>&#8220;Odette, le scorpion !&#8221;</em>). Ca découvre le Coca-Cola, ça plante sa canadienne sur la plage, ça écrase son chat avec le sourire, et ça commande des sardines. Jean-Pierre Bacri est immense en tonton rigolo. Tellement, qu&#8217;on lui pardonne la tirade sur &#8220;la pointe de Pen Château&#8221;. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Quant à ce week-end</strong>, rien à la télé, mais profitez des bons films qui viennent de sortir en DVD : <a href="/portraits/rencontre-vent-dans-mes-mollets-boite-tresors-carine-tardieu/"><em>Du vent dans mes mollets</em></a>, <em><a href="/cinema/saveurs-palais-christian-vincent-ormesson/">Les Saveurs du palais</a></em>, <em><a href="/cinema/the-we-and-the-i-michel-gondry/">The We and the I</a></em>, <em><a href="/cinema/lawless-hommes-sans-loi-john-hillcoat/">Des hommes sans loi</a></em>&#8230;</p>
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