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	<title>Grand Écart &#187; film d&#8217;animation</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>01/10-31/10 : 18e Fête du cinéma d&#8217;animation</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 09:20:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? La fête du cinéma d&#8217;animation, ça se vit près de chez vous pendant tout le mois d&#8217;octobre ! Comme les années passées, les cinémas, médiathèques, écoles...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/fete-cinema-animation-2019.jpg" alt="Fête du cinéma d&#039;animation 2019" width="150" height="150" class="alignleft size-full wp-image-27259" />La fête du cinéma d&#8217;animation, ça se vit près de chez vous pendant tout le mois d&#8217;octobre ! Comme les années passées, les cinémas, médiathèques, écoles et bibliothèques vous ont concocté un programme spécial: Projections, expositions, rencontres, et pleins d&#8217;autres ateliers seront ouverts à tous, petits et grands, pour vous faire profiter du cinéma d&#8217;animation et de ses multiples facettes.</p>
<p>Vous pouvez aussi profiter de l&#8217;événement pour assister, entre autres, à la projection des films en lice pour le prix Emile-Reynaud 2019, la sélection du meilleur de la production de court-métrage français, en présence des réalisateurs et des producteurs. Une séance à vivre vendredi 27 septembre 2019 à 20h15 au cinéma Le Méliès à Montreuil.</p>
<p>Depuis 17 ans, le mois d&#8217;octobre est dédié à la fête du cinéma d&#8217;animation. Si vous ne l&#8217;avez toujours pas expérimentée, vous avez de quoi faire du 1er au 31 octobre&#8230; Bonne fête !</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur <a href="http://www.fete-cinema-animation.fr/" target="_blank">www.fete-cinema-animation.fr</a></em></p>
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		<title>Tehran Taboo, d’Ali Soozandeh</title>
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		<pubDate>Mon, 22 May 2017 10:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
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		<description><![CDATA[Sea, sex and no fun Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sea, sex and no fun</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/tehran-taboo-ali-soozandeh.jpg" alt="Tehran Taboo, d&#039;Ali Soozandeh" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25690" />Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au Moyen-Orient. En Iran, plus précisément où ces trois femmes sont loin d’avoir des préoccupations métaphysiques. Le mari de Pari est en prison et refuse de divorcer. Alors, cette jeune mère de famille en vient à se prostituer devant son fils. Sara vit chez ses beaux-parents où elle leur sert de manante, est enceinte et aimerait travailler. Mais son mari refuse. Donya vient de perdre sa virginité dans les toilettes d’une boîte de nuit et doit reconstituer son hymen avant son mariage la semaine suivante. Mais son amant d’un soir, Elias, étudiant et musicien sans le sou, n’a pas les moyens de l’aider. </p>
<p>Pour rendre compte de cette trinité dramatique, Ali Soozandeh a utilisé la technique de la rotoscopie. C’est-à-dire qu’il a filmé ses comédiens sur un fond vert et les a ensuite transformés en personnages animés qui s’amalgament à des décors dessinés. Le résultat est bluffant. Surtout, il permet de montrer l’impossible dans un pays où la religion est un carcan trop lourd à porter, où il est interdit aux femmes de s’émanciper sans un homme, où un couple qui se tient par la main sans être marié peut être emmené en prison, où l’on ne peut avoir un prêt dans une banque si l’on est étudiant, où la virginité avant le mariage est obligatoire… Ici, le film commence par une fellation dans un taxi avec un petit garçon qui s’oblige à regarder ailleurs, pour ne pas voir ce que sa mère est en train de prodiguer. Là, des pendaisons publiques. Là encore, une scène de sexe dans une discothèque. Ou ici, un ayatollah qui échange ses services de juge moral contre une partie de jambes en l’air peu délicate. Dans <em>Tehran Taboo</em>, on baise, on jure, on se drogue et on craint à tout instant d’être arrêté par la police pour un destin funeste. Tout le monde agit en cachette, comme dans une section parallèle, loin du regard des autorités qui n’hésitent pas elles-mêmes à briser les tabous et user des pires exactions. <span id="more-25636"></span></p>
<p>Le film est pessimiste, sans espoir, sans échappatoire ou presque pour ses personnages. Teinté d’humour noir et d’un cynisme tellement assumé, <em>Tehran Taboo</em> nous rend admiratif de cette bravoure somptueuse d’Ali Soozandeh. Le réalisateur habite en Allemagne, lui permettant une telle liberté de ton. On a peine à imaginer la réaction des Iraniens devant un tel brûlot qui brise toutes les conventions. A coup sûr, le film n’y sera jamais projeté, ou alors sous le manteau. Raison de plus pour aller le voir en salles, comme un acte politique, pour que la création demeure sans contraintes. Sans tabou. Surtout venant de Téhéran.</p>
<p>&nbsp;<br />
Tehran Taboo <em>d’Ali Soozandeh, avec Elmira Rafizadeh, Zar Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar… Allemagne, Autriche, 2017. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Belladonna, de Eiichi Yamamoto</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2016 09:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<description><![CDATA[(Re)découvrir le chef-d’œuvre qu’est Belladonna sur grand écran, de plus restauré en 4K, c’est un peu comme assister à un miracle. Longtemps le film n’était disponible que sous forme de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/belladonna-eiichi-yamamoto.jpg" alt="Belladonna, de Eiichi Yamamoto" width="280" height="203" class="alignleft size-full wp-image-24400" />(Re)découvrir le chef-d’œuvre qu’est <em>Belladonna</em> sur grand écran, de plus restauré en 4K, c’est un peu comme assister à un miracle. Longtemps le film n’était disponible que sous forme de copies de très mauvaises qualités. C’’était avant tout un film mystérieux, une œuvre que peu avaient vu. On s’en parlait entres cinéphiles avertis et amoureux des OFNIs, on ne pensait plus avoir droit à une ressortie. Mais voilà… Belle comme au premier jour, resplendissante, vénéneuse et désirable comme jamais, Jeanne, la villageoise amoureuse de son cher Jean est de retour dans les salles obscures, là où il faut impérativement découvrir ce conte psychédélique, érotique et terriblement envoûtant.</p>
<p>On ne s’étendra pas sur le travail de restauration qui a redonné toute sa beauté au film, il est formidable. Ce qui frappe en revoyant le film, c’est sa modernité, son actualité. Sa sortie coïncide (n’oublions pas qu’il est librement adapté d’une nouvelle de Jules Michelet intitulée <em>La Sorcière</em>) merveilleusement avec celles de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-witch-robert-eggers-anya-taylor-joy/" title="The Witch, de Robert Eggers">The Witch</a></em> et de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-neon-demon-nicolas-winding-refn/" title="The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn">The Neon Demon</a></em>. Trois films où la femme est au centre de l’histoire, sa sensualité, son corps et les ravages que cela provoque sur son entourage. A chacun son approche, à chacun son imagerie particulière mais ce qu’ils ont en commun, c’est que chaque film regorge de plans inoubliables qui s’impriment sur la rétine. On peut trouver à tous ces films un discours féministe, mais ce qui frappe encore plus c’est l’opposition entre la chair et la douleur, l’image et sa violence, des thèmes qu’ils partagent tous. <span id="more-24395"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/belladonna-affiche-japonaise-eiichi-yamamoto.jpg" alt="Kanashimi no Belladonna, de Eiichi Yamamoto" width="196" height="280" class="alignright size-full wp-image-24407" />Si ces œuvres montrent des femmes qui reprennent en main leur destin, leur sexualité, leur corps, ils parlent aussi du supplice enduré pour parvenir à cette libération. Toute métamorphose est accompagnée de souffrances, cela devient très clair à la vue de cette trilogie fantasmée. Images parfaites dans le regard des hommes (et des femmes), les trois héroïnes transcendent chacune cette « image première » pour devenir plus. Elles vont au-delà de l’image en faisant corps avec celle-ci. Amalgame purement diégétique et fantasmagorique, pures créatures de cinéma elles deviennent ainsi des êtres fictionnels autrement plus séduisants et terrifiants qu’elles sont absolument irréelles. Il ne leur reste alors plus que le feu pour exister, élément de la renaissance, celui qui instaure la Femme comme un être suprême et définitivement intouchable. Ce par quoi elles devaient être achevées, condamnées devient le vecteur même de leur réalisation.</p>
<p>&nbsp;<br />
Belladonna <em>(Kanashimi no Belladonna) de Eiichi Yamamoto. Japon, 1973. Ressortie le 15 juin 2016.</em></p>
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		<title>Ma vie de Courgette, de Claude Barras</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 15:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est avec une infinie délicatesse que Claude Barras aborde la question de la maltraitance des enfants. De la mère du surnommé Courgette, on ne verra que le dos et les canettes de bière qui jonchent le sol...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Préparez vos mouchoirs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Courgette_Affiche.jpg" alt="Ma vie de Courgette, de Claude Barras" width="212" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23989" />C’est avec une infinie délicatesse que Claude Barras aborde la question de la maltraitance des enfants. De la mère du surnommé Courgette, on ne verra que le dos et les canettes de bière qui jonchent le sol, et l’on n’en entendra que la voix, menaçante. Seul dans sa chambre, Courgette, petit garçon aux cheveux bleus et aux yeux ronds comme des billes, dessine, élève des pyramides avec les canettes, et fait voler le cerf-volant qu’il a fabriqué. Un cerf-volant orné d’un père absent grimé en super-héros, et d’une poule. La <em>« poule »</em> avec qui papa est parti. Cette confusion enfantine dit tout de <em>Ma vie de Courgette</em> : un film à hauteur d’enfant, une capacité à faire sourire au milieu des larmes. Parce qu’on pleure beaucoup devant <em>Ma vie de Courgette</em>, adaptation en stop-motion (ou &#8220;animation en volume&#8221;) et à destination des enfants du roman de Gilles Paris, <em>Autobiographie d’une courgette</em>, avec Céline Sciamma (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/" title="Tomboy, de Céline Sciamma">Tomboy</a></em>) au scénario.</p>
<p>Il y est question d’enfants maltraités, abusés, abandonnés, tous réunis dans un orphelinat, tenu par des adultes bienveillants. Souvent, les foyers sont dépeints comme une prison. Ici, c’est au contraire le lieu de l’amitié, de la solidarité, un cocon qu’on ne veut pas quitter face aux menaces d’un monde extérieur qui n’a jusqu’ici pas fait de cadeaux. Les malheurs qui ont amené ces enfants au Foyer des Fontaines ne sont qu’évoqués &#8211; lors de l’entretien entre Courgette et le policier Raymond, lors d’une brève galerie de portraits établie par Simon, le boss de l’orphelinat, curieux fouineur cherchant à savoir à qui il a affaire. <span id="more-23988"></span>Et pourtant on ressent toute la peine et les traumatismes de ces enfants, grâce à leurs grands yeux expressifs. L’empathie est totale avec ces enfances brisées. Et comme on partage leurs pleurs et leurs craintes, on partage aussi leurs joies et leurs espoirs. Le bonheur d’être ensemble, unis face à l’adversité. Celui de trouver chez les adultes une oreille, une épaule, un foyer. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Courgette2.jpg" alt="Ma vie de Courgette, de Claude Barras" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-23993" />Alors que l’animation en stop-motion pour enfants était jusqu’ici principalement l’apanage des studios Aardman, pères de <em>Wallace &amp; Gromit</em>, <em>Ma vie de Courgette</em> engage le genre vers plus de gravité, tout en conservant beaucoup d’humour, langagier et visuel, et une simplicité rafraîchissante. Les enfants, leurs grands yeux, leurs styles, colorés et modernes, sont du côté de la vie, pleins d’énergie et de vivacité. Ils se détachent de leur environnent grisâtre, de leurs vies gâchées, pour construire une nouvelle famille, portant bien haut des valeurs d’amour inconditionnel, de solidarité et d’amitié. Si <em>Ma vie de Courgette</em> provoque les larmes pendant quasiment toute sa durée, ce sont des larmes changeantes. Tristesse, joie et espoir s’entremêlent dans un tourbillon bouleversant.</p>
<p>&nbsp;<br />
Ma vie de Courgette<em> de Claude Barras, avec les voix de Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud, Michel Vuillermoz… France, Suisse, 2016. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2016. Cristal du long-métrage et Prix du public au Festival d&#8217;Annecy 2016. Sortie le 19 octobre 2016.</em></p>
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		<title>Festival d&#8217;Aubagne : rencontre avec Sonia Gerbeaud et Mathias de Panafieu</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 16:01:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Justine Monchecourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[court métrage]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Au 16e Festival du film d’Aubagne, il y avait aussi une belle sélection de courts-métrages...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/mathias-de-panafieu-et-sonia-gerbeaud-s.jpg" alt="Rencontre avec Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud" title="Rencontre avec Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-20677" /><strong>Au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/16e-festival-international-film-aubagne-2015/" target="_blank">16e Festival international du film d’Aubagne</a>, il y avait aussi une belle sélection de courts-métrages. Grand Écart s’est entretenu avec deux coréalisateurs, Sonia Gerbeaud et Mathias de Panafieu, pour leur film d’animation <em>Oripeaux</em>, dans lequel une petite fille se soulève contre les hommes pour dénoncer les injustices qu’ils commettent. Un conte aux dimensions philosophiques, dans la finesse d’un univers aquarellé, graphiquement très réussi.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Vous présentez au Fifa votre premier court-métrage : <em>Oripeaux</em>. Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?</strong></p>
<p><strong>Sonia :</strong> Nous avons eu un cursus assez atypique pour faire du film d’animation. Nous avons fait une école des Beaux-Arts, formation dans laquelle nous avons touché un peu à tout. Cependant, nous étions à l’école des Beaux-Arts de Poitiers, qui est l’une des seules écoles où il y a une spécialité film d’animation. L’école des Beaux-Arts n’est pas aussi professionnalisante et aussi technique qu’une école d’animation. On nous apprend à réfléchir à une démarche artistique, à une thématique. Le matériel est mis à disposition pour travailler, les professeurs sont aussi disponibles mais cela reste très libre comme approche. Nous n’avions pas à proprement parler de film de fin d’étude comme c’est le cas dans une école d’animation, où il est réalisé pour le présenter en festival. Dans une école des Beaux-Arts, il n’est pas un projet en soi, il reste un medium. <span id="more-20675"></span></p>
<p><strong>Une fois le diplôme en poche, vous êtes partis en voyage. Après avoir parcouru les routes du monde, vous rentrez en France et réalisez <em>Oripeaux</em>. Comment s’est construit ce projet ?</strong></p>
<p><strong>Mathias :</strong> Nous savions que nous voulions faire un film d’animation avant de partir. Nous en avions envie et c’est à mesure du voyage que le projet a pris forme. C’était assez évident. Et c’était aussi amusant de voir comment l’idée avait pris le même chemin que nous. Nous avons donc commencé à en parler pendant le voyage, et avons beaucoup écrit dessus. Et nous sommes rentrés dans l’idée de faire le film.<br />
<strong>Sonia :</strong> Pour rebondir sur les Beaux-Arts, on nous apprend à faire un film de A à Z, sans équipe. Cela a été un vrai challenge de travailler à deux et ce premier film d’animation a été une formidable expérience.</p>
<p><strong>Comment vous êtes-vous partagé le travail ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Oripeaux-le-film.jpg" alt="Oripeaux, de Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud" title="Oripeaux, de Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud" width="250" height="201" class="alignright size-full wp-image-20678" /><strong>Mathias :</strong> Le film s’est totalement fait à quatre mains. Nous avions chacun du mal à renoncer à l’une des étapes de création. Nous avions envie de fabriquer un film, en sachant tout ce que cela implique et pour cela, il fallait nous investir à tous les niveaux. Si par exemple, l’un était à la rédaction, l’autre réalisait la relecture, nous réajustions au besoin, échangions les rôles jusqu’à ce que nous soyons l’un et l’autre satisfaits.<br />
<strong>Sonia :</strong> C’est quelque chose qui vient aussi des Beaux-Arts. Nous avons du mal à rester seulement des techniciens, nous avons tous les deux besoin d’être auteurs et c’est pour cela qu’il n’y a que Mathias et moi sur l’image. Il n’y a vraiment que pour le son que d’autres personnes sont intervenues. Pour le reste, tout a été écrit, réalisé, dessiné à deux.<br />
<strong>Mathias :</strong> Techniquement, dans l’animation, nous avons fini par nous partager le travail pour la cohérence. Nous avons chacun travaillé sur les personnages ou les choses pour lesquels nous avions le plus d’affinités. Par exemple, j’ai aimé animer les coyotes tandis que Sonia s’est plutôt occupée du personnage de la fillette, préférant s’occuper des expressions.</p>
<p><strong>Vous utilisez une technique d’animation traditionnelle qui est le dessin sur papier. C’est tout un univers aquarellé qui se déploie sous nos yeux. Les personnages ont la particularité d’évoluer dans des matières colorées mouvantes. C’est du plus bel effet&#8230;</strong></p>
<p><strong>Sonia :</strong> Oui, ils avancent dans des textures. Il faut dire, la couleur, c’est aussi un sacré défi que nous nous sommes lancés. Nous faisons beaucoup d’illustrations et avons plutôt l’habitude d’accorder de l’importance à la ligne. Dans les derniers mois du film, nous avons fait beaucoup de recherches à ce sujet et techniquement, cela devenait trop long d’aquareller chaque dessin, et la nuance pouvait être perdue. Nous voulions garder un esprit artisanal dans la fabrication du film, c’est ainsi que nous avons finalement choisi de travailler à partir de taches aquarellées. Nous les avons réalisées sur du papier, puis numérisées, ensuite c’est toute la recomposition sur logiciel qui a permis d’intégrer la couleur au dessin, sans rien perdre de cette dimension à la fois brute et naïve de l’image.</p>
<p><strong>Pourquoi « Oripeaux » ?</strong></p>
<p><strong>Mathias :</strong> La polysémie du mot nous plaisait. Il y a plusieurs niveaux de lecture dans le film et ce qui est intéressant, c’est de les retrouver en amont dans le titre. Nous voulions que le film puisse s’adresser à des publics différents, adulte et enfant, et c’est super de voir ce que chacun y projette.<br />
<strong>Sonia :</strong> Le film est passé dans beaucoup de festivals d’éducation à l’image. Les enfants perçoivent les différents niveaux de lecture, il ne s’arrêtent pas au conflit homme-animal. Ils sentent qu’il y a une dimension politique, même s’ils ont du mal à le formuler.<br />
<strong>Mathias :</strong> Pour en revenir à la signification du titre, « oripeaux » peut être entendu au sens propre en tant que vêtement, ou peau, c’est d’ailleurs l’objet central du film. Au sens figuré, le terme évoque le besoin d’un déguisement, le temps d’un instant, pour se faire passer pour ce que l’on n’est pas.<br />
<strong>Sonia :</strong> Ce qui est drôle, c’est que le mot « oripeaux » est arrivé au tout début du projet. Nous avons même presque tout construit autour de ce titre. Il nous est apparu instantanément et nous n’avons jamais voulu y retoucher.<br />
<strong>Mathias :</strong> Les choses certaines, cela aide beaucoup dans la construction d’un film. Il y a cette scène où l’on voit les coyotes s’humaniser dans le bar. C’est pour nous le point nerveux, la colonne vertébrale du film, tout s’est bâti autour d’elle.<br />
<strong>Sonia :</strong> Pour l’anecdote, nous roulions en Van sur des chemins paumés de Nouvelle-Zélande. Nous nous sommes retrouvés devant une vieille ferme encerclée de barbelés, sur lesquels étaient posées des peaux tannées. Et avec Mathias, on s’est posé la question : que feraient ces peaux si elles pouvaient prendre vie ? En quelque sorte, cette anecdote a déclenché <em>Oripeaux</em>.</p>
<p><strong>Quelle idée se trame derrière le besoin de porter un déguisement ?</strong></p>
<p><strong>Mathias :</strong> Dans <em>Oripeaux</em>, des individus et communautés entrent en conflit. Il y a le conflit entre les hommes et les animaux, qui sous-tend lui-même le conflit entre le père et sa fille. A un moment donné, chacun se fait passer pour ce qu’il n’est pas, les coyotes s’humanisent, en se dressant sur leurs pattes, prennent des postures d’hommes tandis que la fille porte une peau de coyote. Il nous plaisait d’imaginer que les coyotes puissent aussi être, de façon imagée, un autre groupe d’hommes, une autre communauté, et que les hommes du village soient incapables de le percevoir. De la même manière, lorsque le père braque le fusil sur sa fille, il est incapable de la reconnaître sous la peau de coyote. C’est une illustration de l’aveuglement des hommes. </p>
<p><strong>La forme d’<em>Oripeaux</em> s’apparente à celle d’un conte philosophique, délivrant un message humaniste&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Oripeaux-le-film-2.jpg" alt="Oripeaux, de Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud" title="Oripeaux, de Mathias de Panafieu et Sonia Gerbeaud" width="250" height="160" class="alignleft size-full wp-image-20679" /><strong>Sonia :</strong> Il y a une notion de choix en arrière-plan. Malgré le fait que la fillette vive avec ces hommes, elle ne leur ressemble pas et se sent plus proche des animaux. Un drame éclate et parce qu’elle y voit une injustice, elle décide de partir pour aider les coyotes à se soulever et à s’émanciper. On retrouve aussi cette notion de choix et d’émancipation dans le retournement de situation, au moment où les coyotes se dressent sur leurs pattes. Ils montrent aux hommes qu’ils sont capables d’emprunter les mêmes gestes, de prendre les mêmes décisions. Mais ils le font d’une manière plus intelligente puisqu’ils lâchent les armes et repartent. Le personnage principal s’émancipe aussi, et nous voulions le ressentir dans le dessin même. C’est pourquoi elle paraît plus jeune au début du film et que petit à petit, une maturité apparaît dans les traits.<br />
<strong>Mathias :</strong> La question du choix est vraiment centrale. Il faudrait toujours essayer de choisir ce qui nous paraît juste, et là en l’occurrence dans le film, c’est cette gamine qui rend compte de cette idée, sa vie telle qu’elle est ne lui convient pas, elle décide de changer les choses, et de signifier à son père et aux autres hommes que pour elle, les choses seront différentes.<br />
<strong>Sonia :</strong> Nos voyages ont aussi nourri ce point de vue. Nous avons traversé beaucoup de pays pour nous apercevoir combien les pensées pouvaient être différentes et provoquer des conflits entre les populations.</p>
<p><strong>Justement, vos voyages semblent avoir nourri votre film sous plusieurs aspects. Visuellement, y a-t-il des images que vous avez glanées et entreposées dans <em>Oripeaux</em> ?</strong></p>
<p><strong>Mathias :</strong> Oui, tout à fait. Outre le thème même du film, qui est la difficulté d’accepter l’autre, chose que l’on perçoit très bien en voyage, on retrouve des images un peu partout, que ce soit dans les paysages, les personnages, les ambiances, la musique&#8230;<br />
<strong>Sonia :</strong> Pour rentrer dans les détails, ce sont les ciels de Patagonie, les maisons sur pilotis en bois de l’île de Chiloé, les forêts scandinaves&#8230; Tous les paysages que nous avons croisés nous ont beaucoup nourris. Nous sommes repartis en voyage après <em>Oripeaux</em>, cette fois-ci en Asie, pendant un an. Nous sommes en plein dans l’écriture d’un nouveau projet, et il aura forcément des airs d’Asie&#8230;<br />
<strong>Mathias :</strong> Avant de réaliser <em>Oripeaux</em>, nous avions surtout passé du temps en Amérique du Sud et en Nouvelle-Zélande. Je suis aussi allé en Louisiane et on en retrouve les influences cajuns. Nous aimons beaucoup cet univers.<br />
<strong>Sonia :</strong> Quelqu’un nous a fait remarquer qu’il y avait une sorte de croisement entre <em>Délivrance</em> de John Boorman et <em>Princesse Mononoké</em> d&#8217;Hayao Miyazaki dans <em>Oripeaux</em>. C’est assez vrai.</p>
<p><strong>Concernant la composition musicale de <em>Oripeaux</em>, comment s’est articulée votre collaboration avec Nathanaël Bergèse ?</strong></p>
<p><strong>Sonia :</strong> Le son est arrivé assez tard, le film était pratiquement terminé lorsque nous avons commencé à travailler avec Nathanaël. C’est réellement la première fois que nous nous retrouvions à travailler avec un compositeur.<br />
<strong>Mathias :</strong> Cela semblait logique que le son intervienne à la fin. Le travail d’animation avait pris un tel temps que nous avions besoin de voir à quoi cela ressemblerait, d’être vraiment sûr d’atteindre ce que l’on voulait en termes d’ambiance avant de commencer à travailler le son.</p>
<p><strong>Aviez-vous musicalement des idées précises ?</strong></p>
<p><strong>Mathias :</strong> Nous écoutions beaucoup de musique cajun durant la création du film, des choses comme les frères Balfa ou des vieux groupes de Louisiane. Nous baignions dans cette musique en permanence. Quand nous avons commencé à travailler avec Nathanaël, nous lui avons donné tout ce qu’on associait à cette musique, et il s’en est inspiré pour composer la musique d&#8217;<em>Oripeaux</em>.<br />
<strong>Sonia :</strong> C’était génial de travailler avec Nathanaël parce qu’il a bien compris l’univers cajun qu’on souhaitait. Et il a réussi à intégrer des instruments qui ne font pas partie de cette musique comme le oud, le glockenspiel, ce qui a donné un côté orientalisant à la musique. Notamment dans le passage du film où la fillette court dans la forêt, il s’y déploie un univers à la fois magique et inquiétant. Il y a aussi un gros travail de sound design qui donne une vraie âme aux coyotes. Nous avons également travaillé avec un bruiteur, c’était super de le voir faire. L’équipe du son était incroyable.<br />
<strong>Mathias :</strong> Nous avions passé plusieurs mois à travailler à deux sur l’image et c’était incroyable de se retrouver d’un seul coup entourés de personnes pour nous aider. Cela engendre d’autres propositions, des idées qui ne nous seraient pas venus naturellement parce que le son n’est pas notre univers. Par exemple, Nathanaël a soumis l’idée d’utiliser les instruments joués par les hommes dans le film, pour l’ensemble de la composition musicale, afin de rester dans une unité d’ambiance.</p>
<p><strong>Un tel film représente quelle quantité d&#8217;images ?</strong></p>
<p><strong>Sonia :</strong> 12 000 images ont été dessinées pour <em>Oripeaux</em>, sans compter les 5 000 dessins jetés à la poubelle&#8230; C’est pour cela que nous avons eu besoin de partir en voyage après le film. Et puis là, ça y est, nous avons déjà oublié à quel point c’était difficile, nous voulons nous y remettre&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Oripeaux <em>de Sonia Gerbeaud et Mathias de Panafieu. France, Belgique, 2014.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x1f8qpu" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Les Chevaliers du Zodiaque : la légende du Sanctuaire, de Keiichi Sato</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2015 12:28:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[On est sans doute toute une tripotée de trentenaires bien tassés à avoir accueilli, l’œil humide et le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>… s’en vont toujours à l’attaque !</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/chevalierszodiaque.jpg" alt="Les Chevaliers du Zodiaque : la légende du Sanctuaire, de Keiichi Sato" title="Les Chevaliers du Zodiaque : la légende du Sanctuaire, de Keiichi Sato"  width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20363" />On est sans doute toute une tripotée de trentenaires bien tassés à avoir accueilli, l’œil humide et le poil hérissé, la nouvelle du retour à l’écran – le grand ! – de Seiya et ses potes tout bronzés Shiryû, Hyôga, Shun et Ikki. Ils étaient apparus pour la première fois sur nos téléviseurs un jour d’avril 1988. A l’époque, Dorothée et son Club faisaient la pluie et le beau temps au-dessus du paysage audiovisuel, catégorie « enfants et jeunes ados ». Que de mercredis après-midi passés et bercés au rythme de Colère du Dragon, de Chaînes nébulaires, de Poussière de diamant et autres Météores de Pégase. Le tout enrobé du générique VF signé Bernard Minet ! Quel plaisir, donc, de retrouver au cinéma, près de trente ans plus tard, les héros de <em>Saint Seiya</em>, titre originel du manga japonais signé Masami Kurumada dont fut tirée la saga télévisée plus connue, de ce côté-ci du globe, sous le nom des <em>Chevaliers du Zodiaque</em>…</p>
<p>L’adaptation pour grand écran est signée Keiichi Sato, supervisée par Masami Kurumada lui-même et produite, bien entendu, par Toei Animation, le célèbre studio nippon à l’origine, notamment, du véritable tsunami animé qui avait inondé nos écrans cathodiques dans les années 1980-1990 : <em>Goldorak</em>, <em>Dragon Ball</em>, <em>Sailor Moon</em> et autre <em>Albator</em> qui a d’ailleurs lui aussi fait récemment l’objet d’un passage, plutôt mitigé, au cinéma. Et, à vrai dire, la sentence concernant cette version « 7e art » des <em>Chevaliers du Zodiaque</em> est à peu près du même acabit. <span id="more-20361"></span></p>
<p>Toei Animation, studio aussi inventif que soucieux de faire son beurre, nous avait pourtant bien appâtés en choisissant judicieusement d’adapter ce qui demeure sans doute comme l’arc narratif favori des puristes, celui du <em>Sanctuaire</em>. Chapitre centré sur l’affrontement entre les Chevaliers de bronze et les redoutables Chevaliers d’or. Seiya et sa bande y ont fort à faire puisqu’ils sont chargés d’extirper la déesse Athéna, gardienne de l’équilibre, des mains du terrible Grand Pope, replié dans son Sanctuaire que les douze puissants Chevaliers dorés ont pour devoir de protéger… En soi, les fans avaient donc toutes les raisons de se réjouir. Restait simplement à savoir comment Keiichi Sato et Toei Animation réussiraient le tour de force de concentrer en 90 minutes un récit qui s’étale à l’origine sur 13 volumes de BD et plusieurs dizaines d’épisodes télévisés. </p>
<p>Eh bien, ce n’est pas vraiment ça. On esquisse certes un sourire complice au fil des rencontres avec chacun des personnages dont les caractères respectifs ont été préservés. Ainsi retrouve-t-on un Seyia-Pégase plus facétieux que jamais, un Shiryû-Dragon toujours aussi solennel, un Hyôga-Cygne neurasthénique à souhait, un Shuun-Andromède sentimental et délicat et son pendant fraternel, Ikki-Phoenix, <em>bad boy</em> un brin macho. Des signatures caractérielles bien tranchées, donc, et dont le mélange donne lieu aux quelques immuables traits d’humour plutôt réussis. Mais on regrettera simplement que cette réelle volonté de réincarner à l’écran nos héros casqués tels qu’on les avait laissés se voie délayée dans un graphisme « jeu vidéo » très décevant et un « trop-plein » narratif qui nous laisse au final la décevante sensation d’un joyeux bordel. On retiendrait bien, pour compenser, le travail de Keiichi Sato qui nous gratifie d’une réalisation plutôt inspirée avec, ici et là, quelques plans pas-piqués-des-hannetons-dis-donc. Mais cela ne suffit pas, malheureusement, à faire de ces retrouvailles le moment tant attendu.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Chevaliers du Zodiaque : la légende du Sanctuaire<em> de Keiichi Sato, avec Kaito Ishikawa, Ayaka Sasaki, Kenji Nojima… Japon, 2014. Sortie le 25 février 2015.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/s3pv53" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		<title>Un nouveau bouquet d’animés d&#8217;automne</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Oct 2014 12:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[@Anime est un nouvel éditeur à suivre pour trois bonnes raisons ; qualité des œuvres, coffrets et combo DVD/Blu-ray superbes, galettes bourrées de bonus. Toutes ces nouveautés valent pour leur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>@Anime est un nouvel éditeur à suivre pour trois bonnes raisons ; qualité des œuvres, coffrets et combo DVD/Blu-ray superbes, galettes bourrées de bonus. Toutes ces nouveautés valent pour leur folie et leur originalité. </strong></p>
<h3>Le coup de cœur</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/kill-la-kill-hiroyuki-imaishi.jpg" alt="Kill la Kill" title="Kill la Kill" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-19491" /><strong><em>Kill la Kill</em>, réalisé par Hiroyuki Imaishi<br />
Série en 25X26’</strong></p>
<p>Ryūko Matoi cherche le meurtrier de son père. Elle éprouve ses adversaires à l’aide d’une moitié de ciseaux géants. Sa fureur n’a d’égale que sa volonté à retrouver la deuxième moitié des ciseaux qui appartenait à son défunt père. Quand elle arrive à l’académie Honnōji, Ryūko fait face à l’hostilité des élèves et des professeurs. Les plus méritants du lycée portent des costumes Goku qui décuplent leur force. Ryūko rentre dans l&#8217;académie Honnōji pour y défier Satsuki Kiryūin, la présidente du conseil des élèves.<br />
Si vous recherchez un animé bourré d’énergie, drôlissime jusqu’au troisième degré et, cerise sur le flan pâtissier, mis en scène avec brio alors <em>Kill la Kill</em> est fait pour vous. Ça n’arrête pas une minute ! Au cœur de ce déluge d’images, on y voit une jeune fille sans expérience devenir une guerrière un peu à la manière d’une Jeanne d’Arc sous acide qui entendrait la voix de Dieu tout-puissant, sauf qu’ici le Seigneur a été remplacé par un costume doué de parole. <em>Kill la Kill</em>, c’est 10 idées par plan, 3 gags par image et tout autant pipi que caca que gore que coquin. N’en jetez plus la coupe est pleine ! Les personnages secondaires placés au centre de situations cocasses ne ménagent pas les zygomatiques. Le plus incroyable reste le traitement global de l’histoire qui ne se départit jamais des valeurs et traditions du Japon séculaire. Ce contraste entre déconne absolue et respect de la voie du samouraï donne du pep’s à tous les épisodes.<br />
<em>Kill la Kill</em> déborde de testostérone. Un animé à poigne.<span id="more-19489"></span></p>
<h3>Le futur classique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/manga-attaque-des-titans-tetsuro-araki.jpg" alt="L&#039;Attaque des titans, de Tetsuro Araki" title="L&#039;Attaque des titans, de Tetsuro Araki" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-19492" /><strong><em>L’Attaque des Titans</em>, réalisé par Tetsurô Araki<br />
Série en 25X26’</strong></p>
<p>Il y a une centaine d’années. Les Titans ont presque entièrement exterminé l’humanité. Les géants, qui mesurent plusieurs mètres de haut, ne semblent posséder aucune conscience, aucune intelligence. Ces monstres mangent les hommes, les femmes et les enfants sans discernement pour leur plaisir et non pour se nourrir. Les survivants se sont retranchés dans une enceinte aux murs si hauts que même le plus grand d’entre eux ne peut la franchir. La cité protège 1 million d’habitants.<br />
Aujourd’hui. Les Titans n’ont pas approché les abords de la ville depuis plus d’un siècle. Eren, le héros, et sa sœur adoptive Mikasa sont témoin de la mort de leur mère lorsqu’un Titan géant, un colosse qui réussit à pénétrer dans la ville entraîne un nouveau carnage. Eren fomente sa vengeance en entrant dans les bataillons d’exploration qui n’est autre que la section d’élite des soldats de l’humanité.<br />
<em>L’Attaque des Titans</em> envoie du bois de cagette comme on dit dans le milieu du hard-rock. L’animé distille une subtile ambiance apocalyptique entre mythologie grec et culture japonaise saupoudrée de références senties aux œuvres « low fantasy » à la <em>Game of Thrones</em>. Après tout, le genre « fantasy » tire sa sève des anciens mythes.<br />
Dès le premier épisode le ton est donné ; des séquences ultra-gores et sans concession (évitez de vomir votre quatre heures) s’enchaînent au rythme d’une bande son furibarde.<br />
Nous découvrons les failles d’une cité gigantesque réputée imprenable. La peur s’installe car nous cherchons la brèche. Le Mal qui rôde pourrait anéantir les espoirs de paix.<br />
<em>L’Attaque des Titans</em>, beaucoup plus intelligent qu’il n’y parait, traite des valeurs fondamentales qui nous rassemblent comme la solidarité entre les individus et la vie en communauté. Une société détériorée bouffée par le mal de vivre se mutile avant de se dévorer. Les allégories sur les instincts de préservation et de protection ne manquent pas.<br />
Durant ces 25 épisodes qui ménagent un suspense de dingue, rien n’est laissé à l’évidence.<br />
Une série radicale à ne pas mettre entre tous les yeux mais qui détonne par son extrême puissance visuelle.</p>
<h3>La valeur sûre</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/ghost-in-the-shell-arise.jpg" alt="Ghost in the Shell : Arise" title="Ghost in the Shell : Arise" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-19494" /><strong><em>Ghost in the Shell : Arise</em>, réalisé par Kazuchika Kise</strong></p>
<p><strong>Film 1 : <em>Ghost Pain</em></strong><br />
Motoko Kusanagi, célèbre cyborg et hacker, est commanditée par Daisuke Aramaki, le responsable de la sécurité publique, pour enquêter sur un attentat visant un trafiquant d&#8217;armes soupçonné d&#8217;être lié à la mystérieuse organisation 501. Problème : Motoko est soupçonnée à son tour par un mercenaire concurrent d&#8217;être une criminelle impliquée dans plusieurs affaires. La chasseuse est à son tour chassée. </p>
<p><strong>Film 2 : <em>Ghost Whispers</em></strong><br />
Kusanagi a rejoint Aramaki. Quand des forces inconnues piratent les Logicomas, Bâto engage l&#8217;ancien officier des renseignements Ishikawa et l&#8217;ancien expert en artillerie aérienne Borma. Kusanagi fait appel au tireur d&#8217;élite Saito et au flic infiltré Paz pour les ramener dans la section 9 nouvellement créée. Mais le travail en équipe n&#8217;est pas facile.<br />
NB : ce deuxième résumé n’est pas de ma pomme tant l’histoire emberlificotée pour le meilleur m’a laissé sur le carreau !<br />
Cette géniale série ne prend jamais le spectateur pour une andouille, c’est même tout le contraire. Se fondre dans l’univers <em>Ghost in the Shell</em> est une promesse d’évasion mais aussi de qualité narrative pour qui apprécie les intrigues « ultra complex », terme de circonstance privilégié des aficionados. Quel plaisir de s’égarer dans le dédale des cercles du pouvoir, les complots tordus et le macrocosme opaque de la cybernétique où les faux-semblants avancent masqués car oui, on ne sait jamais qui ou quoi se cache sous la peau d’un personnage. Les deux films assurent ce qu’il faut pour que l’on se sente imprégné par une douce paranoïa.<br />
Même si notre réalité progresse à pas de géant dans l’hyperconnectivité, <em>Ghost in the Shell</em> ne vire jamais dans le ringard. Ses créateurs prennent soin de travailler les effets de distorsion, laissant le public se rattacher à ce qu’il peut. Ne pas savoir, c’est ça qui est bon !<br />
<em>Ghost in the Shell</em> n’est pas une série de bourrin mais la preuve irréfutable que l’intelligence n’est pas qu’artificielle.</p>
<h3>Absurdes et Zozo !</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/puella-magi-madoka-magica-manga-anime.jpg" alt="Puella Magi Madoka Magica" title="Puella Magi Madoka Magica" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-19495" /><strong><em>Puella Magi Madoka Magica</em>, 2 films réalisés par Akiyuki Simbo</strong></p>
<p>Résumé pour mieux vous y retrouver car s’y perdre ne serait qu’un incident indépendant de votre volonté !<br />
Il existe des familiers ayant le pouvoir d&#8217;exaucer le vœu d&#8217;une jeune fille choisie par leurs soins. Cependant, elle doit en échange devenir une Mahou Shoujo, et combattre des sorcières, des créatures démoniaques nées de la détresse humaine, responsables de malédictions, de meurtres et de suicides. Une collégienne du nom de Madoka Kaname, ainsi que son amie Sayaka Miki, sont ainsi approchées par le familier Kyubey et une Mahou Shoujo, Mami Tomoe, avec la proposition d&#8217;à leur tour endosser la lourde tâche de lutter contre le mal. La nouvelle élève de leur classe, Homura Akemi, cherche toutefois mystérieusement à empêcher Madoka de conclure ce contrat&#8230;<br />
Alors là les petits z’amis, dans le genre série barrée, kikou violette guimauve tagada tsoin tsoin, nous atteignons les sommets du portnawak kawaï. <em>Puella Magi Madoka Magica</em> ferait passer <em>Las Vegas Parano</em> pour un trip de fillettes ! Le soir où j’ai glissé ma petite galette dans le lecteur, je me suis senti un poil égrotant. D’un coup, mes artères de vieux croûton se sont durcies et j’ai su à la minute même où le générique a défilé qu’une page de ma vie s’était tournée. Mon rêve de devenir marchande de gaufres, évanoui !<br />
Sinon, à part ça, <em>Puella Magi Madoka Magica</em> m’a secoué le cervelet. C’est juste dingo !<br />
Après visionnage, le public cible (adolescentes 12/17 ans) le recommande chaudement. Je ne suis pas autorisé à écrire le contraire sous peine d’être flagellé.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/after-school-midnighters-hitoshi-takekiyo.jpg" alt="After School Midnighters" title="After School Midnighters" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-19496" /><strong><em>After School Midnighters</em>, réalisé par Hitoshi Takekiyo</strong></p>
<p>Une légende raconte qu&#8217;à la nuit tombée, une prestigieuse école de Tokyo devient le royaume de fantômes et autres créatures invraisemblables, les &#8220;Midnighters&#8221;. Lors d&#8217;une journée portes ouvertes, trois petites chipies qui n&#8217;ont peur de rien pénètrent dans l&#8217;ancienne salle des sciences condamnée pour travaux et y rencontrent Monsieur Kunstlijk, l&#8217;écorché d&#8217;anatomie de l&#8217;école, et son ami Goth le squelette. Pas effrayées pour deux sous, elles vont relooker M. Kunstlijk façon Picasso pendant son &#8220;sommeil&#8221;. Après avoir vu le résultat le soir même, l&#8217;écorché les invite à l&#8217;école pour leur faire passer une nuit de terreur et envoie trois lapins frappadingues armés jusqu&#8217;aux dents pour les ramener! Et voilà les trois gamines entraînées dans une série d&#8217;aventures improbables, mais la bataille ne fait que commencer et n&#8217;est pas le plus monstrueux celui que l&#8217;on croit&#8230;<br />
<em>After School Midnighters</em>, c’est quoi ? Une école folle folle folle chez <em>Monstres et Cie</em>. On chante, on danse, on crie. Un vrai et bon festival de bêtises et de gags où les rencontres étonnantes avec les monstres d’hier sont concoctées avec la technologie d’aujourd’hui (motion capture/3D/2D). La mise en scène brillantissime étonne par sa folie. En effet, un animé avec des plans-séquences qui dépotent ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval.<br />
Les partis pris artistiques et esthétiques assumés font de cet animé une merveille.<br />
Le combo DVD/blu-ray déborde de bonus. Très conseillé : 1h40 de dingue chez @Anime.</p>
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		<title>Budori, l&#8217;étrange voyage, de Gisaburo Sujii</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 08:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
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		<description><![CDATA[Suite à une succession d’étranges phénomènes naturels, Budori le chat doit quitter sa forêt pour retrouver Neri, sa petite sœur mystérieusement disparue. Les animés se suivent et ne se ressemblent...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/08/budori-etrange-voyage-affiche-anime-gisaburo-sujii.jpg" alt="Budori, de Gisaburo Sujii" title="Budori, de Gisaburo Sujii" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19098" /><strong>Suite à une succession d’étranges phénomènes naturels, Budori le chat doit quitter sa forêt pour retrouver Neri, sa petite sœur mystérieusement disparue.</strong></p>
<p>Les animés se suivent et ne se ressemblent pas mais pourtant il arrive qu’il rentrent en résonance. Les enfants de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ile-giovanni-mizuho-nishikubo/" title="L’Ile de Giovanni, de Mizuho Nishikubo" target="_blank">L’Ile de Giovanni</a></em> rêvent d’un monde idéal, quand prisonniers des camps soviétiques ils murmurent les mots de <em>Train de nuit dans la Voie lactée</em> du poète maudit japonais Kenji Miyazawa. <em>Budori, l’étrange voyage</em> est l’adaptation d’un conte du même auteur, célébré par les enfants du Soleil Levant à partir du milieu du XXe siècle car, c’est bien connu, les poètes gagnent à être reconnus une fois qu’ils sont six pieds sous terre.</p>
<p>Budori habite une chaumière au cœur de la forêt où avec ses parents et sa petite sœur Neri il travaille la terre et se nourrit de ce que Mère Nature met à leur disposition. Budori s’initie aux usages des saisons en compagnie de son papa. L’apprentissage du temps aiguise les sensibilités.<br />
Quand une terrible famine accable sa région, Budori se retrouve seul et abandonné et n’a pas d’autre choix que quitter sa forêt chérie. Commence une longue expérimentation parfois douloureuse des rouages sociétaux à travers l’expérience du travail collectif et des actions individuelles. <span id="more-19096"></span></p>
<p>Le conte de Kenji Miyazawa ne fait pas dans la demi-mesure lorsqu’il dénonce les dysfonctionnements des secteurs agricoles et industriels. Budori, l’enfant de la Nature devenu un instrument de la première révolution industrielle, s’épanouit désormais dans la recherche scientifique, loin, très loin des gestes séculaires du semeur. Budori cultive un tout autre jardin. </p>
<p>L’animé tente de nous expliquer le bouleversement du territoire japonais entre dynamiques rurales traditionnelles en pleine mutation et environnement urbain en plein essor. Budori raconte l’avènement d’un monde nouveau, notre monde, mais surtout appelle à la conciliation et à la symbiose. Avant l’heure, Kenji Miyazawa évoque les enjeux de la complexité. </p>
<p>Il n’est pas évident de saisir toutes les intentions et les réflexions de l’auteur quand nous avons pour simple interlocuteur le chat Budori. Il est difficile, voire impossible, de comparer les points de vue car les autres personnages sont relégués à des rôles trop secondaires.</p>
<p>Sur la forme, <em>Budori</em> mélange les genres ; crayonnés à la Ghibli, images de synthèse et look steampunk sauce <em>Professeur Layton</em>. L’ensemble est surprenant mais assez coordonné pour ne pas être rejeté en bloc.<br />
Les ventres mous et autres longueurs n’estompent pas les messages humanistes qui nous sont adressés et adressés aux générations futures. Toutefois, <em>Budori</em> manque parfois de clarté, saute du coq à l’âne et les nombreuses ellipses gâchent l’énergique discours politico-militant.<br />
Qui aime bien châtie bien ! <em>Budori</em> n’est pas exempt de défauts mais un animé qui diffuse aux jeunes publics autant de belles valeurs, autant de messages sur la préservation du monde, il serait injuste de le bouder.</p>
<p>&nbsp;<br />
Budori, l&#8217;étrange voyage <em>de Gisaburo Sujii. Japon, 2012. Sortie le 27 août 2014.</em></p>
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		<title>Minuscule, de Thomas Szabo et Hélène Giraud</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Aug 2014 07:17:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[insecte]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la sortie en DVD ce 26 août 2014 de <em>Minuscule</em>, Cédric Janet a demandé à son entourage ce qu'il pensait de ce joli film d'animation inspiré de la série du même nom. Edifiant.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/08/minuscule-vallee-fourmis-perdus-szabo-giraud-copy-futurikon.jpg" alt="Minuscule : la vallée des fourmis perdues" title="Minuscule : la vallée des fourmis perdues" width="280" height="169" class="alignleft size-full wp-image-19112" /><strong>Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin : une boîte de sucres ! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<p><strong>Histoire vraie. Un opérateur téléphonique marocain nous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
-Halo Missiou Cidric ?<br />
-Oui Monsieur, plaît-il ? Qui y a-t-il pour votre service ?<br />
-Houii ? Si moua qui vous appile Missiou Cidric !<br />
-Oh oui, pardon Monsieur.<br />
-Ji vot’ noumiro d’coude pour vot’ boux.<br />
-D’accord, laissez-moi le temps de prendre un crayon…  Voilà… Je vous écoute… C’est à vous.<br />
-Alors icoute bien, je t’ippile laintement. Li premier c’est, « quat », « agrec », « ouite », « ex », « vi », hae » …<br />
-Oui, attendez une seconde ! Majuscule ou <em>Minuscule</em> ?<br />
-Oui, oui, Miscoule.<br />
- ????</p>
<p><strong>Chloé, 5 ans ¾, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« J’aime leurs gros yeux ronds. On a l’impression que la coccinelle et les fourmis nous regardent. »<br />
<span id="more-19108"></span><br />
<strong>Michel Leeb, humoriste sans âge, ne vous recommande pas <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Pour les minuscules qui font BZZZZZ, il y a Baygon jaune et pour les minuscules qui font KRKRKRKR, il y a Baygon vert. »</p>
<p><strong>Nathan, 6 ans et 27 jours, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Aaah, les méchantes mouches qui embêtent la coccinelle ! Elles font le même bruit que dans la cuisine de chez tata Ghislaine. J’ai bien aimé parce que c’est la campagne et c’est très coloré. »</p>
<p><strong>Zora la Rousse, 48 ans, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Je suis belle et rebelle et ma vie a un goût d’aventure. L´histoire m´appelle, moi la sauvageonne au cœur pur, mais je n’oublie pas, mon lit est fait de mousse et je dors à la belle étoile. <em>Minuscule</em> m’a plu car cette aventure en extérieur va de rebondissement en rebondissement et surtout, nous ne sommes pas enfermés dans un donjon en compagnie d’un Prince efféminé. »</p>
<p><strong>Ponce Pilate de <em>La Vie de Brian</em> vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Chel public flançais. Vous selez clucifiés sul place si vous ne legaldez pas <em>Minuscule</em> comme une totale et entièle léussite. Vous allez vivle une sélie d’aventules locambolesques en compagnie d’une jeune coccinelle et d’une holde de foulmis sympathiques poulsuivies pal des foulmis louges tellifiantes. Leul tlésor, c’est du sucle. Du sucle. Vous avez bien lu ? Blef, on se cloilait dans <em>Le Seigneul des anneaux</em>. <em>Minuscule</em> célèble l’amitié et plomeut la folce du lien social. Blavo et melci poul votle écoute chel peuple flançais. »</p>
<p><strong>Anaïs Fernoux, née le 18 mai 1989, animatrice Lookéa en Bulgarie vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Allez allez allez, on remue son gros popotin !!! Whouhouhouhouhouh…<br />
Allez allez allez Francis ! On s’active, c’est bientôt l’heure de l’apéro ! Tu prends ton arc, ta femme et tes flèches, et tu vises le Curly à 250 mètres coincé entre les fesses de Madame Pichon. Si tu rates, on annule la tournée Ricard fraise et c’est <em>Minuscule</em> en intraveineuse pour tout le monde !!! Whouhouhouhou… »</p>
<p><strong>Gilberte Fion, 89 ans, increvable, ne vous recommande pas <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Toute cette camaraderie et cet esprit d’équipe entre races d’insectes me dégoûtent. Mon mari, feu Gaston Fion, président de Radio Info Vichy, grand résistant de 1947, décoré Docteur Honoris Causa de l’université Mengele de Buenos Aires en 1954, aurait censuré ce dessin animé, s’il n’était malencontreusement tombé dans un puisard l’année suivante. »</p>
<p><strong>Eléonore, 13 ans, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Cette aventure ponctuée de péripéties ne m’a pas ennuyée une seconde. Il se passe toujours quelque chose. On rit et parfois on a peur. Il y a du suspense. Rien n’est jamais gagné pour la petite troupe. Ce sont les insectes les plus mignons de la Terre. Vive <em>Minuscule</em> ! »</p>
<p><strong>Jacques Chirac, ancien président de la République française, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« <em>Minuscule</em> est LE remède à la fracture sociale qui plombe la France depuis la crise pétrolière de 1979. <em>Minuscule</em> est un exemple de solidarité et d’entraide. Je ne l’ai pas dit à Bernadette mais la semaine dernière, j’ai regardé <em>Minuscule</em> deux fois en cachette. »</p>
<p><strong>Lise, 9 ans tout rond, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« J’ai adoré les paysages qui me rappellent là où je passe mes vacances. Les insectes font des petits bruits quand ils parlent, c’est trop drôle. Des fois, on croirait qu’ils soufflent dans une trompette, surtout les mouches qui se moquent. On ne s’ennuie pas une seconde. J’étais triste de les quitter. »</p>
<p><strong>Josette, institutrice à la retraite, ancienne dyslexique, vous recommande Minuscle&#8230; Misnuscule&#8230; Miscunule&#8230; Misclule&#8230; Enfin, elle vous le recommande.</strong><br />
« Je vous le reclommande. Signé Jlosette. »</p>
<p><strong>Joseph Cafard ne vous recommande pas <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Tourné sous le soleil du Mercantour. Au grand air. Au cœur d’une réserve protégée. Tout ça me fiche le bourdon. Quelle horreur ! Foutez-moi la paix. »</p>
<p><strong>Vincent Marausa, critique cinéma chez <em>Technikouille</em> et <em>Téléobservation</em> ne vous recommande pas <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« J’aime pas. C’est moche. C’est vraiment un dessin animé pauvre. Berk. »</p>
<p><strong>Cédric Janet, 39 ans, ancien formateur d’Anaïs Fernoux, critique cinéma chez Grand Écart, vous recommande <em>Minuscule</em>.</strong><br />
« Difficile de ne pas tomber sous le charme de ces adorables petites bêtes. Ce conte entomologiste nous embarque dans une aventure haute en couleur. <em>Minuscule</em>, c’est le périple de la grande vie. L’histoire du grand saut. »</p>
<p>&nbsp;<br />
Minuscule : la vallée des fourmis perdues<em> de Thomas Szabo et Hélène Giraud. France, 2013. Sortie le 29 janvier 2014. Sortie DVD le 26 août 2014.</em></p>
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		<title>L&#8217;Ile de Giovanni, de Mizuho Nishikubo</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jun 2014 22:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
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		<description><![CDATA[1945 : Après sa défaite, le peuple japonais vit dans la crainte des forces américaines. Au nord du pays, dans la minuscule île de Shikotan, la vie s'organise entre la reconstruction et la peur de l'invasion...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/ile-giovanni-mizuho-nishikubo.jpg" alt="L&#039;Ile de Giovanni, de Mizuho Nishikubo" width="188" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18308" />1945 : Après sa défaite, le peuple japonais vit dans la crainte des forces américaines. Au nord du pays, dans la minuscule île de Shikotan, la vie s&#8217;organise entre la reconstruction et la peur de l&#8217;invasion. Ce petit lot de terre, éloigné de tout, va finalement être annexé par l&#8217;armée russe. Commence alors une étrange cohabitation entre les familles des soldats soviétiques et les habitants de l&#8217;île que tout oppose, mais l&#8217;espoir renaît à travers l&#8217;innocence de deux enfants, Tanya et Jumpei&#8230;</p>
<p><em>L’Ile de Giovanni</em> rappelle à notre mémoire le destin d’une petite île japonaise annexée par les forces du bloc soviétique après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, le Japon revendique ce caillou de 182 km2 rattaché aux îles Kouriles. La Russie d’aujourd’hui dirigée par Poutine n’est pas près de céder à l’Empire du Soleil Levant la moindre parcelle de terre.<br />
Au vu des événements relatés, l’animé aurait pu se diluer dans une soupe lacrymale mais tel n’est pas le cas. L’excès de pathos boursoufle le cinéma autant qu’il parasite une bonne intrigue. Face au courage d’un peuple qui a connu l’exil forcé, la production a préféré œuvrer dans le bon sens, à savoir nous raconter les bonnes et les mauvaises fortunes d’hommes et de femmes et ce, sans sucre ajouté et en toute sobriété. Respect.<br />
La qualité du film réside avant tout dans sa fluidité. Les ruptures de ton, empreintes d’une nostalgie omniprésente, s’enchaînent sans à-coups. Kanta et Jumpei vivent la défaite comme les enfants qu’ils sont, ou qu’ils ne sont plus par la force des choses, avant que les forces russes réquisitionnent leur maison, leur école et leurs jardins. Eux qui, après la reddition, s’attendaient à voir débarquer les Américains. Après le temps des privations, c’est le temps de la confiscation. Tanya, fille d’un officier soviétique, adorable gamine arrachée à sa terre natale, symbolise l’occupation. C’est elle qui tente la réconciliation. <span id="more-18306"></span></p>
<p>Le noyau dur du film raconte la vie dans les camps à l’extrême orient de la fédération soviétique. Une descente aux enfers. Le coup de génie du réalisateur et du scénariste est d’avoir mis en parallèle une narration minutieuse des faits historiques et la nouvelle de Kenji Miyazawa, <em>Train de nuit dans la voie lactée</em>, découverte par Kanta et Jumpei durant leur enfance et qui évoque un au-delà où les horreurs du monde seraient bannies. Entre souci de réalisme et souci de poésie, la fluidité du récit achève de consolider les fameuses ruptures de ton. Un peu comme Miyazaki dans <em>Le vent se lève</em> et Isao Takahata dans <em>Le Tombeau des lucioles</em>, les scènes contemplatives permettent de reprendre un peu d’oxygène. Mizuho Nishikubo ne cache rien des conditions d’internement et de la brutalité de l’Armée rouge.<br />
Au gré des émotions que traversent les personnages, les visages se déforment rappelant l’animation japonaise d’autrefois quand les sentiments exacerbés à l’extrême virent à l’absurde. <em>L’Ile de Giovanni</em> s’adresse aux adolescents en âge de comprendre la folie des hommes. Un très grand dessin animé. </p>
<p>&nbsp;<br />
L&#8217;Ile de Giovanni<em> (Giovanni no shima) de Mizuho Nishikubo. Japon, 2013. Sortie le 28 mai 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3xlfrz/zone/2/"></script></center></p>
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