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	<title>Grand Écart &#187; enfants</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Les Misérables, de Ladj Ly</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2019 12:11:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2019]]></category>
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		<description><![CDATA[Le premier jour d’un condé Avant même que Ladj Ly ne foule les marches de Cannes, on ne se référait qu’à La Haine pour parler des Misérables. Les deux films...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le premier jour d’un condé</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-27033" alt="Les Miserables, de Ladj Ly" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Les-Mis.jpg" width="210" height="280" />Avant même que Ladj Ly ne foule les marches de Cannes, on ne se référait qu’à <em>La Haine</em> pour parler des <em>Misérables</em>. Les deux films sont pourtant très différents, même s’ils résonnent l’un avec l’autre. Mais que l’on n’ait d’autre références qu’un film qui date de 1995 en dit déjà assez long sur la manière dont on traite les banlieues dans le cinéma français. Ladj Ly, issu du collectif Kourtrajmé, est un militant sur ce sujet. Né à Montfermeil, il y vit toujours, y travaille, y a créé une école de cinéma gratuite. On sent dans ce premier long de fiction, prolongation du travail entamé dans ses courts-métrages et documentaires, sa volonté de présenter une vision complexe, entière, nuancée des questions qu’il soulève.</p>
<p><em>Les Misérables</em> relate la première journée d’un flic de la BAC (brigade anti-criminalité) avec sa nouvelle équipe, dans un nouvel environnement. C’est-à-dire Chris et Gwada, « bacqueux » roublards, circulant toute la journée dans la cité, mélangeant étrangement police cow-boy et police de proximité. Dans ce grand tour de présentation des protagonistes &#8211; des frères musulmans au « Maire », qui régente le quartier &#8211; Ladj Ly multiplie les ruptures de ton, montrant les contradictions de ces flics comme les tensions, toujours au bord de l’explosion. <span id="more-27032"></span><em>Les Misérables</em> est un film politique mais pas militant dans le sens où il expose différents points de vue, questionne son propre jugement, propose des personnages à plusieurs facettes. En confrontant les idéaux d’un débutant aux petits arrangements de l’expérience de terrain, sans occulter les dérives qu’engendre le sentiment de toute-puissance, mais sans occulter non plus la fatigue et le débordement. En montrant surtout comment la violence se construit, de toutes parts. Le point de rupture vers la bavure comme vers la vengeance, ce trop-plein d’humiliations qui fait basculer.</p>
<p>Si <em>Les Misérables</em> s’inscrit dans la continuité de <em>La Haine</em>, c’est dans son final suspendu et sa conclusion en forme de morale, ici tirée de Victor Hugo après avoir montré une nouvelle forme de barricade, tenue par un Gavroche contemporain : <em>« Il n’y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. »</em> On ne peut que voir les balises du temps : 1862, 1995, 2019. Et constater le peu d’évolution.</p>
<p>Les Misérables<em> de Ladj Ly, avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga, Issa Perica, Al-Hassan Ly, Steve Tientcheu&#8230; France, 2019. Prix du jury ex-aequo du 72e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Okja, de Bong Joon-ho</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 12:14:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<description><![CDATA[Ving-six. C’est le nombre de supercochons conçus par la société Mirando et confiés en élevage à autant de fermiers autour du globe. L’objectif : donner un visage humain aux OGM...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/okja-bong-joon-ho-s.jpg" alt="Okja, de Bong Joon-ho" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25659" />Ving-six. C’est le nombre de supercochons conçus par la société Mirando et confiés en élevage à autant de fermiers autour du globe. L’objectif : donner un visage humain aux OGM en décernant, dix ans plus tard, un prix dûment médiatisé au modeste éleveur dont les soins attentifs auront produit la plus belle bête. </p>
<p>La décennie a passé. Au cœur des montagnes coréennes, nous rencontrons la petite Mija (Ahn Seo-hyeon) et sa meilleure amie Okja, une porcidé géante au cœur tendre. Entre promenades sous les  vertes cimes et soins réguliers prodigués à la bête, la vie semble idyllique pour ces inséparables. Las : la Mirando Corporation ne tarde pas à se manifester, déclarant Okja la gagnante du concours et l’embarquant aussi sec pour New-York. Mija se lance alors à sa poursuite, bien décidée à arracher son amie aux griffes de la sévère Nancy Mirando (Tilda Swinton) et de son burlesque acolyte, le docteur Johnny Wilcox (Jake Gyllenhaal).</p>
<p>Sans être expert de Cannes, on peut parier que le public du festival n’est guère habitué à suivre les tribulations d’un énorme cochon de synthèse. Et que le terme « rebondissement » n’est pas un éloge dans la bouche de son jury. Curieux choix, donc, de la part des sélectionneurs de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e Festival de Cannes</a>. Serait-il motivé par le désir de Thierry Frémaux d’intégrer des films Netflix à sa compétition ? </p>
<p>Ne soyons pas trop snobs. Le film fonctionne : une héroïne attachante, un cochon remarquablement bien conçu pour lequel on se prend de compassion, et une fin qui réchauffe le cœur. Un schéma classique de cinéma, quoi. Filmé, qui plus est, par un réalisateur attaché à la beauté de ses images. Et c’est tant mieux. <span id="more-25656"></span></p>
<p>Au-delà de la controverse Netflix-ou-pas et du clash porcidé-contre-robe-de-soirée, on reprochera cependant au film une certaine lourdeur de propos. Les personnages de Gyllenhaal et de Swinton sont de parfaites caricatures de la méchante PDG et du névrosé médiatique. Et, bien pire, les séquences sur le traitement réservé aux supercochons ne font pas dans le subtil. Animaux parqués, carcasses tronçonnées, bouts de chair conditionnés par d’implacables machines… pile au moment où l’on s’est pris d’empathie pour l’anthropomorphe Okja. Les plus férus de psychanalyse y verront sûrement la métaphore du passage de Mija à l’adolescence, ou autre rite initiatique du genre. Pourquoi pas, mais c’est bien indigeste. </p>
<p>Malgré d’indéniables qualités de narration, le film pêche donc par excès de militantisme graphique. Mais peut-être permet-il de rappeler au monde que le Festival de Cannes, c’est avant tout <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/faux-pronostic-cite-peur-les-nuls-hommage/" title="Cannes 2017 : le faux pronostic">des gencives de porc</a>. </p>
<p>Okja <em>de Bong Joon-ho, avec Ahn Seo-Hyeon, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal&#8230; Corée du Sud, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes. Sortie le 28 juin sur Netflix.</em></p>
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		<title>Cooties, de Jonathan Milott et Cary Murnion</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2016 16:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[comédie]]></category>
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		<description><![CDATA[Avis à tous les profs et instituteurs exaspérés par leurs chères têtes blondes, aux parents harassés par leur progéniture, aux pédophobes, <em>Cooties</em> est pour vous ! Imaginez plutôt...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/cooties-elijah-wood.jpg" alt="Cooties, de Jonathan Milott" title="Cooties, de Jonathan Milott" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-23009" />Avis à tous les profs et instituteurs exaspérés par leurs chères têtes blondes, aux parents harassés par leur progéniture, aux pédophobes, <em>Cooties</em> est pour vous ! Imaginez plutôt : une épidémie alimentaire passant par le poulet pané transforme les enfants en monstres sanguinaires avides de chair humaine. Un groupe de profs survivants, terré dans la salle de classe et assistant au phénomène avec effroi, va tenter de leur échapper. Quitte à les écharper joyeusement. Rarement, le cinéma américain aura été aussi loin dans le politiquement incorrect. Rarement, il aura été aussi jouissif dans la transgression. Pensez donc, ces petites filles blondes toutes mignonnes, ces bambins tout trognons en salopette qui, d’un coup, se muent en zombies carnivores, se mettent à faire de la corde à sauter avec des boyaux, à jouer aux billes avec des orbites, sans oublier leur goûter goulu à base de cervelle humaine. A côté, les enfants du <em>Village des damnés</em> ne sont que des morveux en culotte courte. Forcément, pour survivre, on est obligé de leur rendre la pareille, à coups de batte de base-ball, de cymbales, de crosse de hockey sur glace et de les insulter copieusement avant de les envoyer rencontrer leur créateur sans état d’âme. </p>
<p>A aucun moment, le film n’arrête sa course sanglante et hilarante pour imposer un passage larmoyant pétri de moralité. Non, la moralité, les réalisateurs Jonathan Milott et Cary Murnion la font passer de vie à trépas. Et pour ce faire, ils s’adjoignent les services d’Elijah Wood qui, décidément, aime se vautrer avec délectation dans la série Z ou de Rainn Wilson qui sort de <em>The Office</em> pour interpréter un prof de sport ventripotent et champion de beignes-sur-mouflet, une discipline qui devrait être olympique. <span id="more-23006"></span>Entre répliques cultes (guettez celles du personnage de prof de biologie asocial et maladroit interprété par Leigh Whannell), références cinématographiques pointues (<em>Elefant</em> de Gus Van Sant, <em>Shining</em> de Kubrick ou <em>A Girl Walks Alone at Night</em> d’Ana Lily Amirpour), scènes gore sur ambiance débridée bon enfant (si, si), <em>Cooties</em> est aussi pétillant qu’un bonbon acidulé en bouche, aussi subtil qu’un string niché dans les fesses d’une obèse, aussi libérateur qu’un rot coincé dans la gorge. A regarder quand les enfants sont envoyés en colonie de vacances ou à projeter en salle de classe pour obtenir le silence. Du mauvais goût assumé de sale gosse. Une bonne claque et au dodo !</p>
<p>&nbsp;<br />
Cooties <em>de Jonathan Millott et Cary Murnion, avec Elijah Wood, Rainn Wilson, Leigh Whannell, Nasim Pedrad, Jorge Garcia…</em></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 27 octobre</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Oct 2013 13:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour Halloween, exceptionnellement cette année, personne n&#8217;a la bonne idée de passer L&#8217;Etrange Noël de M. Jack, les incontournables slasher des années 1980 (Halloween, justement, et autres Freddy et Vendredi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/plateau-tele.jpg" alt="Plateau télé" width="280" height="183" class="alignleft size-full wp-image-15025" />Pour Halloween, exceptionnellement cette année, personne n&#8217;a la bonne idée de passer <em>L&#8217;Etrange Noël de M. Jack</em>, les incontournables <em>slasher</em> des années 1980 (<em>Halloween</em>, justement, et autres Freddy et <em>Vendredi 13</em>), voire même <em>Twilight</em> pour les plus jeunes. Tout se perd, y&#8217;a pu de saisons, ma pauv&#8217;dame. D17 programme même <em>Joyeuses Pâques</em>. Nan mais franchement. Arte nous gratifie quand même d&#8217;une petite soirée vampire, mais diffuse honteusement <em>Thirst, ceci est mon sang</em>, de Park Chan-wook, en VF. Il y a tout de même quelques programmes un brin effrayants cette semaine, même si ce n&#8217;était pas forcément l&#8217;intention première : une soirée Luis Rego sur W9, Katie Holmes dans <em>Batman Begins</em> (en VF), Michel Serrault dans les catacombes (<em>Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ</em>), ou <em>La France a un incroyable talent</em>. On salue l&#8217;effort.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Harry Potter et l&#8217;ordre du Phénix</em>, de David Yates – dimanche, 20h50 – TF1</h4>
<p>Pour une semaine d&#8217;Halloween, TF1 ne diffuse pas le plus noir des épisodes d&#8217;Harry Potter. Celui-ci serait plutôt rose. Rose comme les tenues de Mme Ombrage, rose comme les joues adolescentes en colère, découvrant la rébellion. Avant le grand affrontement final entre le jeune héros à lunettes et son ennemi juré, qui lui tient bien toutes ses promesses de noirceur, avant le départ explosif des jumeaux Fred et George de la noble école de Poudlard, il faudra donc passer par cet éveil à l&#8217;insurrection. Une armée secrète, l&#8217;antre de Sirius Black. C&#8217;est dans l&#8217;ombre qu&#8217;Harry Potter est le plus intéressant.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Bal des vampires</em>, de Roman Polanski – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Halloween toujours, mais de façon détournée. Car quand Polanski, pourtant futur auteur du terrifiant <em>Rosemary&#8217;s Baby</em>, s&#8217;attaque au film de vampires, il le fait avec ironie et distance. Les chasseurs de vampires sont trouillards et amoureux. L&#8217;activité principale de la jeune fille de la maison est de prendre des bains dans cet univers glacial, à ses risques et périls. Les vampires ont une identité bien ancrée dans la réalité (juif ou homosexuel) et une vie sociale bien codifiée (d&#8217;où le bal). C&#8217;est kitsch à souhait, burlesque, et un peu vieillot, mais, comme toujours avec Polanski, extrêmement maîtrisé.<span id="more-15016"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Welcome</em>, de Philippe Lioret – dimanche, 20h45 – France 2</h4>
<p>Souvenez-vous. C&#8217;était quand le délit de solidarité existait. En 2009. A Calais, Bilal est Kurde et ne pense qu&#8217;à passer en Angleterre ; Simon est maître nageur et ne sait plus très bien ce qui le fait avancer. C&#8217;est la rencontre de ces deux hommes, l&#8217;espoir qui renaît pour chacun d&#8217;eux, qui intéresse Philippe Lioret pour un film engagé par ce qu&#8217;il s&#8217;attache à montrer comme étant banal. Dans une même ville, deux mondes cohabitent. Certains mettent un point d&#8217;honneur à l&#8217;ignorer. D&#8217;autres donnent dans la dénonciation. Et puis il y a ceux qui agissent, malgré un Etat répressif, qui sanctionne la solidarité. Simplement parce qu&#8217;un jour ils ouvrent les yeux. C&#8217;est la renaissance de Simon, bouleversant Vincent Lindon, que raconte <em>Welcome</em>, sans sentimentalisme pataud, sans grand discours militant, mais avec une histoire simple. Pour un résultat poignant et percutant.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>La Strada</em>, de Federico Fellini – lundi, 20h50 – Arte<br />
<em>La Dolce Vita</em>, de Federico Fellini – lundi, 22h35 – Arte</h4>
<p>Il est temps d&#8217;oublier la nuit qui tombe, la pluie qui vient, d&#8217;enfourcher sa Vespa et de partir sur les routes d&#8217;Italie avec Fellini sur Arte. Avant de vivre <em>La Dolce Vita</em>, et d&#8217;appeler Marcello dans la fontaine de Trevi, on se plonge dans ce qu&#8217;il reste du néoréalisme italien, teinté de la fantaisie fellinienne avec <em>La Strada</em> et le voyage de Zampano et Gelsomina. Tout Fellini en une soirée : la fable poétique et la sensualité, le conte initiatique et rude des années 1950 et l&#8217;insouciance naissante des années 1960 et ses dérives (c&#8217;est au personnage du photographe, Paparazzo, que l&#8217;on doit le mot &#8220;paparazzi&#8221;). Ce qu&#8217;Arte propose, c&#8217;est une soirée hors du temps, en compagnie d&#8217;icônes – à commencer par Anthony Quinn et Marcello Mastroianni –, avec des films incontournables.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Coup de tête</em>, de Jean-Jacques Annaud – lundi, 20h50 – HD1</h4>
<p><em>Coup de tête</em>, c&#8217;est l&#8217;occasion de se dire que Francis Veber (dont on reconnaît la plume au nom du personnage principal, François Pignon ou Perrin) n&#8217;a pas écrit que des bonnes comédies un poil franchouillardes, avec un duo efficace de personnages antagonistes. Scénariste pour Jean-Jacques Annaud avant que celui-ci ne se soit lancé dans le film d&#8217;aventures, il a aussi donné dans la critique sociale, décrivant ici par le menu (magnifique scène de dîner) les hypocrisies et manigances d&#8217;une petite ville et de ses notables. C&#8217;est aussi l&#8217;histoire d&#8217;une déchéance sociale puis de la vengeance qui suit la réhabilitation. C&#8217;est enfin le talent de Patrick Dewaere, fougueux et inquiétant, comme toujours.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Benny&#8217;s Videos</em>, de Michael Haneke – mercredi, 23h15 – Arte</h4>
<p>Même s&#8217;il a bien essayé de nous faire oublier ses débuts avec ses deux Palmes d&#8217;or au calme maîtrisé, <em>Le Ruban Blanc</em> et <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank"><em>Amour</em></a>, on sait bien que le cinéma de Michael Haneke est avant tout dérangeant. Car c&#8217;est la fascination pour la violence qu&#8217;il met en scène. Ici avec un meurtre absurde, et une mise en abyme : Michael Haneke filme Benny qui filme tout, y compris son crime. Nous, spectateurs, regardons Benny regarder ses vidéos, et les parents de Benny devant LA vidéo. Michael Haneke brouille les repères, comme le sont ceux de Benny, ceux d&#8217;une société glacée, sans émotion ni remords.</p>
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		<title>28/06-08/07 : 41e Festival international du film de La Rochelle</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/41e-festival-international-film-la-rochelle-2013/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Jun 2013 17:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[William Kentridge]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Rétrospectives burlesques, hommages éclectiques, découvertes chiliennes et centenaire du cinéma indien, la programmation du 41e Festival international du film de La Rochelle s’annonce envoûtante. Côté rétrospectives,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/festival-international-du-film-de-la-rochelle.jpg" alt="festival-international-du-film-de-la-rochelle" width="147" height="210" class="alignleft size-full wp-image-13956" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Rétrospectives burlesques, hommages éclectiques, découvertes chiliennes et centenaire du cinéma indien, la programmation du 41e Festival international du film de La Rochelle s’annonce envoûtante. Côté rétrospectives, 30 films de Max Linder et 22 films de Billy Wilder, dont 5 présentés en avant-première de leur réédition en salle sont à découvrir.<br />
Quant aux hommages, ils sont denses. De Valeria Bruni Tedeschi  à Andreas Dresen, de José Luis Guérin à Heddy Honigmann et de <a href="/sorties-culturelles/expositions/william-kentridge-laboratoire-negation-temps/">William Kentridge</a> à Jerry Lewis, chacun y trouvera son bonheur.<br />
Côté Pacifique, 40 ans après le coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet germe un tout nouveau cinéma chilien. Le festival y présente 14 films de 6 cinéastes différents dont <em>La Sagrada Familia</em> de Sebastian Lelio et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/no-pablo-larrain/" title="No, de Pablo Larrain">No</a></em> de Pablo Larrain.<br />
Direction maintenant l’Inde, avec une sélection de films plus ou moins connus mais qui détiennent une singularité et une vision très particulière du pays. 6 films seront projetés dont le premier, le plus historique (réalisé en 1913), <em>Raja Harishchandra</em> de Dadasaheb Phalke.<br />
Pour ponctuer le tout : peinture animée et cinéma pour enfants. Entre un hommage au studio Folimage qui produit des séries d’animation ludo-éducatives et trois longs-métrages avec <em>Zazie dans le métro</em>, <em>Side Walk Stories</em> et <em>La Grosse Bête</em>, les enfants seront conquis. </p>
<p><em>&raquo; Tout le programme sur le site du <a href="http://www.festival-larochelle.org/" target="_blank" rel="nofollow">Festival international du film de La Rochelle</a></em></p>
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