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	<title>Grand Écart &#187; aventure</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>L’Homme qui tua Don Quichotte, de Terry Gilliam</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2018 14:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Et Terry Gilliam créa Don Quichotte</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/LHOMME-QUI-TUA-DON-QUICHOTTE.jpg" alt="L&#039;Homme qui tua Don Quichotte" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26492" />25 ans d’attente, plusieurs versions de scénarios, un tournage annulé au bout de cinq jours &#8211; mais un making of resté dans l’histoire (<em>Lost in La Mancha</em>) -, trois changements de casting et des procès à la pelle&#8230; Mais ça y est, Terry Gilliam a fini par gagner sa bataille contre les moulins à vent. Evidemment, <em>L’Homme qui tua Don Quichotte</em> suscite plus d’attente qu’il n’est raisonnable, et ne sera pas à la hauteur des fantasmes de tous. Dès le générique, Terry Gilliam rappelle ces tourments, et s’amuse, pendant toute la première partie du film, avec sa propre histoire rocambolesque. Toby (Adam Driver), réalisateur, est dans le désert espagnol. Il tourne une version de <em>Don Quichotte</em>, qui ne semble pas beaucoup mieux se dérouler que lors de la dernière tentative de Terry Gilliam. Tournage bordélique, réalisateur irascible, acteur médiocre, les raisons du plantage sont différentes (quoique). Adam Driver en alter ego de Terry Gilliam a perdu l’envie et l’inspiration, trop couvé par son assistant et son producteur. Il fait face à l’inverse de ce à quoi fut confronté Gilliam : trop de facilités. Jusqu’à ce qu’on lui rappelle qu’il avait déjà réalisé un <em>Don Quichotte</em>. Un film d’étudiant en noir et blanc, tourné dans un village non loin de là. Les films s’empilent &#8211; le film que l’on est en train de voir, le film en train de se tourner, le film réalisé dix ans plus tôt &#8211; comme autant de niveaux de lecture, autant de strates qui finissent par bâtir cet <em>Homme qui tua Don Quichotte</em>. Une manière d’exorciser, une catharsis avant de se lancer dans la réelle aventure picaresque, réalisée, elle aussi, tambour battant, tel un <em>Baron de Münchhausen</em> moins baroque et plus mature. En revoyant son film d’étudiant, Adam Driver se rappelle. Se rappelle la passion avant l’arrogance, le bricolage avant les moyens. Et réalise l’empreinte qu’il a laissée dans ce petit village reculé, ou un vieux cordonnier croit toujours être le vrai Don Quichotte. <span id="more-26490"></span>Avant d’être un film d’aventure, ce qu’il est aussi, <em>L’Homme qui tua Don Quichotte</em> est avant tout un film sur la fiction, la création et le besoin d’absolu, jouant sans cesse sur différents tableaux, mélangeant avec allégresse fiction, rêves, souvenirs et réalité. Pendant ce périple, Adam Driver joue sur une palette très large, réinventant sans cesse son personnage au cours des événements &#8211; dont le débarquement, clin d’oeil savoureux, de l’Inquisition (or, <em>&#8220;nobody expects the Spanish Inquisition&#8221;</em>) -, à la fois drôle, moqueur, burlesque, touchant, tragique&#8230; parfait. S’il n’y avait qu’une seule bonne raison d’avoir attendu 25 ans, elle se nomme Adam Driver.</p>
<p>&nbsp;<br />
L’Homme qui tua Don Quichotte<em> (The Man who Killed Don Quixote) de Terry Gilliam, avec Adam Driver, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgard, Olga Kurylenko, Joana Ribeiro&#8230; Espagne, France, Belgique, Portugal, 2018. Film de clôture du 71e Festival de Cannes. Sortie le 19 mai 2018.</em></p>
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		<title>Cold Skin et Downrange : parce qu’ils le valent bien</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Feb 2018 20:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas parce que certains films n’ont pas eu les honneurs de la sélection en compétition du 25e Festival de Gérardmer qu’on devrait passer notre chemin sur la troupe des « hors-compète ». Au contraire, c’est dans ce vivier bien vivant de la DTV (direct to video) où se croisent toutes les couleurs du cinéma de genre que l’on trouve des perles qui auraient eu toute leur place en « compète », justement. Pour réparer cette injustice, en voici deux qui méritent une très belle carrière sur vos écrans.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/cold-skin-xavier-gens-gerardmer-2018.jpg" alt="Cold Skin, de Xavier Gens" title="Cold Skin, de Xavier Gens" width="280" height="117" class="alignleft size-full wp-image-26122" /><em>Cold Skin</em> de Xavier Gens est sans aucun doute un film pertinent dans le fond et ambitieux dans sa forme qui aurait pu donner du souffle à une sélection 2018 qui en a parfois cruellement manqué. Un film fantastique intelligent sublimé par la beauté d’un décor naturel bien photographié réalisé par un des rares spécialistes français du film de genre, à qui l’on doit entre autres l’inutile Frontière(s) et le claustrophobique Divide. L’action se déroule au tout début du XXe siècle sur une île perdue proche du cercle Antarctique. Un homme y est débarqué par un navire marchand pour prendre la relève d’un météorologue qui semble avoir disparu. La seule autre présence sur cette terre hostile et brutale étant celle d’un gardien de phare misanthrope qui a fait de sa bâtisse un camp retranché truffé de pièges. À la tombée de la nuit, l’île s’anime de la présence d’êtres monstrueux venus de la mer bien décidés à en découdre avec l’envahisseur humain. Film d’action efficace et vintage, huis clos à ciel ouvert et en plein hiver austral, combat allégorique de l’homme contre la bête, parabole finaude sur la colonisation… <em>Cold Skin</em>, c’est tout cela et même un peu plus. Mais c’est aussi et surtout un récit d’aventure tourmenté dans une contrée inhospitalière remplie de créatures bizarres parvenant parfois à évoquer ces grands classiques du roman fantastique qu’on a adoré dévorer à l’adolescence signés HG Wells, Jules Verne ou Serge Brussolo. Et ça, ça fait du bien. <span id="more-26120"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/downrange-ryuhei-kitamura.jpg" alt="Downrange, de Ryuhei Kitamura" title="Downrange, de Ryuhei Kitamura" width="280" height="123" class="alignleft size-full wp-image-26123" />Changement radical de paradigme avec un petit <em>survival</em> américain sans prétention mais à l’efficacité inversement proportionnelle à l’épaisseur de son scénario. Réalisé par un Japonais sachant manier dans un même élan sanglant gore tendance <em>splatter</em>, suspense, action et éclairs d’humour, <em>Downrange</em> se met dans la lunette d’un sniper – dont on ne saura jamais rien – perché dans un arbre le long d’une route départementale déserte pour tirer sur tout ce qui roule avant d’enchaîner sans mollir sur tout ce qui bouge. Le carnage peut commencer et l’asphalte jonché de bouts de cervelles fraîchement explosées se retrouve rapidement repeint en rouge. Seul bémol dans ce déluge de mauvais goût assumé, la tentative maladroite et heureusement vite abandonnée par Ryûhei Kitamura de donner une épaisseur minimale à des personnages dont il se fout comme nous royalement. Le film réussit ce que <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/revenge-coralie-fargeat/" title="Revenge, de Coralie Fargeat">Revenge</a></em> – curiosité « buzzante » de la compétition 2018 avec qui il partage le concept d’ultraviolence en plein soleil – foire en grande partie à cause de son sujet de fond mal digéré : l’épure dans le pulp. Autrement dit, pas d’effet de style inutile, pas de frime visuelle, de l’action, du sang, des explosions et un final à l’humour noir plutôt tordant, et surtout aucune ambition métaphorique. Ball-trap et bowling en un même film, il y a vraiment de quoi se marrer…</p>
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		<title>Le Hobbit : la bataille des cinq armées, de Peter Jackson</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Dec 2014 07:38:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis deux ans, nous revenons en Terre du Milieu. Pour ce troisième épisode, après un Voyage inattendu bavard et une Désolation de Smaug désolante, Peter Jackson enterre sa nouvelle trilogie...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/12/le-hobbit-la-bataille-des-cinq-armees-peter-jackson-affiche.jpg" alt="Le Hobbit 3" title="Le Hobbit 3" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19866" />Depuis deux ans, nous revenons en Terre du Milieu. Pour ce troisième épisode, après un <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hobbit-voyage-inattendu-peter-jackson/" title="Le Hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson" target="_blank">Voyage inattendu</a></em> bavard et une <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hobbit-desolation-smaug-peter-jackson/" title="Le Hobbit : la Désolation de Smaug, de Peter Jackson" target="_blank">Désolation de Smaug</a></em> désolante, Peter Jackson enterre sa nouvelle trilogie avec une bataille épique (et colegram) dantesque et copieusement ennuyeuse. Là où il avait clos <em>Le Seigneur des anneaux</em> en majesté avec un <em>Retour du roi</em> qui faisait la part belle à l&#8217;action, certes, mais aussi à l&#8217;émotion, pour cette <em>Bataille des cinq armées</em>, Peter Jackson décide de fracasser ses jouets les uns contre les autres, comme s&#8217;il voulait qu&#8217;on ne l&#8217;y reprenne plus. Comme s&#8217;il voulait décevoir tout le monde afin qu&#8217;on ne lui demande plus jamais d&#8217;adapter Tolkien (ça tombe bien, ses héritiers ne le veulent plus). Pour ce faire, il commence le film là où il avait laissé le précédent, avec le dragon Smaug qui s&#8217;en va faire éclater sa fureur sur les hommes. Smaug étant présenté comme LE méchant de la saga, on allait voir ce qu&#8217;on allait voir ! Une flèche plus tard, au bout de cinq minutes ou presque, Smaug disparaît. Bon. On se dit alors que Sauron étant un peu de retour, il allait prendre le pas sur le dragon occis. Que nenni ! Le voici renvoyé dans ses pénates aussi sec par une super-Galadriel qui porte Gandalf à bout de bras dans tous les sens du terme. Les deux heures suivantes ne seront plus que batailles. Sans dialogues ou si peu. Sans enjeu ou presque. <span id="more-19862"></span>Mais avec des cris, des armes qui s&#8217;entrechoquent, des effets spéciaux parfois mal fichus, des cascades involontairement drôles, du troll géant, du ver de terre acariâtre et des chauves-souris géantes. Nains, Elfes, Hommes, Orques et Animaux se mettent sur la gueule, sans trop verser de sang pour autant (nous sommes dans un film de Noël tout de même). De temps en temps, Bilbon intervient (il est quand même censé être le héros de l&#8217;histoire) pour faire une petite facétie dont il a le secret, mais comme tout le monde, il attend que tout ce boucan se termine. Jackson essaie bien par moment de nous faire tirer une larme, mais il sent lui-même que c&#8217;est impossible. Alors, on se console comme on peut : avec les paysages toujours subjuguants de la Nouvelle-Zélande, avec ces personnages qu&#8217;on aurait voulu aimer davantage, avec ces références à la trilogie suivante. Le réalisateur avait justifié ce troisième épisode en assurant qu&#8217;il allait joindre les deux trilogies entre elles, hélas, il ne respecte même pas cette promesse alléchante. Il y a si peu à retenir de ce <em>Hobbit</em> quand il y avait un trop plein dans <em>Le Seigneur des anneaux</em>. Les deux trilogies combinées font ensemble une juste Terre du Milieu&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Hobbit : la bataille des cinq armées <em>de Peter Jackson, avec Martin Freeman, Ian McKellen, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Luke Evans, Richard Armitage… Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, 2014. Sortie le 17 décembre 2014.</em></p>
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		<title>Budori, l&#8217;étrange voyage, de Gisaburo Sujii</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Aug 2014 08:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Suite à une succession d’étranges phénomènes naturels, Budori le chat doit quitter sa forêt pour retrouver Neri, sa petite sœur mystérieusement disparue. Les animés se suivent et ne se ressemblent...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/08/budori-etrange-voyage-affiche-anime-gisaburo-sujii.jpg" alt="Budori, de Gisaburo Sujii" title="Budori, de Gisaburo Sujii" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19098" /><strong>Suite à une succession d’étranges phénomènes naturels, Budori le chat doit quitter sa forêt pour retrouver Neri, sa petite sœur mystérieusement disparue.</strong></p>
<p>Les animés se suivent et ne se ressemblent pas mais pourtant il arrive qu’il rentrent en résonance. Les enfants de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ile-giovanni-mizuho-nishikubo/" title="L’Ile de Giovanni, de Mizuho Nishikubo" target="_blank">L’Ile de Giovanni</a></em> rêvent d’un monde idéal, quand prisonniers des camps soviétiques ils murmurent les mots de <em>Train de nuit dans la Voie lactée</em> du poète maudit japonais Kenji Miyazawa. <em>Budori, l’étrange voyage</em> est l’adaptation d’un conte du même auteur, célébré par les enfants du Soleil Levant à partir du milieu du XXe siècle car, c’est bien connu, les poètes gagnent à être reconnus une fois qu’ils sont six pieds sous terre.</p>
<p>Budori habite une chaumière au cœur de la forêt où avec ses parents et sa petite sœur Neri il travaille la terre et se nourrit de ce que Mère Nature met à leur disposition. Budori s’initie aux usages des saisons en compagnie de son papa. L’apprentissage du temps aiguise les sensibilités.<br />
Quand une terrible famine accable sa région, Budori se retrouve seul et abandonné et n’a pas d’autre choix que quitter sa forêt chérie. Commence une longue expérimentation parfois douloureuse des rouages sociétaux à travers l’expérience du travail collectif et des actions individuelles. <span id="more-19096"></span></p>
<p>Le conte de Kenji Miyazawa ne fait pas dans la demi-mesure lorsqu’il dénonce les dysfonctionnements des secteurs agricoles et industriels. Budori, l’enfant de la Nature devenu un instrument de la première révolution industrielle, s’épanouit désormais dans la recherche scientifique, loin, très loin des gestes séculaires du semeur. Budori cultive un tout autre jardin. </p>
<p>L’animé tente de nous expliquer le bouleversement du territoire japonais entre dynamiques rurales traditionnelles en pleine mutation et environnement urbain en plein essor. Budori raconte l’avènement d’un monde nouveau, notre monde, mais surtout appelle à la conciliation et à la symbiose. Avant l’heure, Kenji Miyazawa évoque les enjeux de la complexité. </p>
<p>Il n’est pas évident de saisir toutes les intentions et les réflexions de l’auteur quand nous avons pour simple interlocuteur le chat Budori. Il est difficile, voire impossible, de comparer les points de vue car les autres personnages sont relégués à des rôles trop secondaires.</p>
<p>Sur la forme, <em>Budori</em> mélange les genres ; crayonnés à la Ghibli, images de synthèse et look steampunk sauce <em>Professeur Layton</em>. L’ensemble est surprenant mais assez coordonné pour ne pas être rejeté en bloc.<br />
Les ventres mous et autres longueurs n’estompent pas les messages humanistes qui nous sont adressés et adressés aux générations futures. Toutefois, <em>Budori</em> manque parfois de clarté, saute du coq à l’âne et les nombreuses ellipses gâchent l’énergique discours politico-militant.<br />
Qui aime bien châtie bien ! <em>Budori</em> n’est pas exempt de défauts mais un animé qui diffuse aux jeunes publics autant de belles valeurs, autant de messages sur la préservation du monde, il serait injuste de le bouder.</p>
<p>&nbsp;<br />
Budori, l&#8217;étrange voyage <em>de Gisaburo Sujii. Japon, 2012. Sortie le 27 août 2014.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rencontre avec Mathieu Demy</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Feb 2014 11:47:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans <em>Les Conquérants</em> de Xabi Molia (en DVD le 12 février), Mathieu Demy incarne Noé, obligé de faire la route avec son demi-frère Galaad, afin de remettre à sa place originelle le Graal...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/affiche-les-conquerants-mathieu-demy-denis-podalydes-xabi-molia.jpg" alt="Les Conquérants, de Xabi Molia" title="Les Conquérants, de Xabi Molia" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16260" />Dans <em>Les Conquérants</em> de Xabi Molia (en DVD le 12 février), Mathieu Demy incarne Noé, obligé de faire la route avec son demi-frère Galaad, afin de remettre à sa place originelle le Graal découvert par leur père, sous peine de subir une malédiction. Un scénario absurde pour une comédie tendre et mélancolique qui valait bien que l’on pose quelques questions à un comédien bien trop rare sur nos écrans.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Aviez-vous vu <em>8 fois debout</em>, le premier long-métrage de Xabi Molia ?</strong></p>
<p>Oui, c’est un film qui m’avait marqué. Les films de Xabi se positionnent entre drame et comédie, ça m’intéresse au plus haut point ! C’est très difficile à réussir, mais je pense que cela donne les meilleurs films.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous a séduit dans cette histoire de deux demi-frères obligés de faire la route ensemble ?</strong></p>
<p>Les films « fondateurs »  me séduisent. Ces deux frères arrivent enfin à se rencontrer et à s’aimer. C’est une magnifique histoire humaine et familiale, racontée pourtant sans bons sentiments, avec juste ce qu’il faut d’humour et de dureté. <span id="more-16226"></span></p>
<p><strong>Vous excellez dans les comédies douces-amères. Est-ce devenu votre genre de prédilection ?</strong></p>
<p>Oui, c’est vrai, ça me plaît bien. Cela correspond à une vision du monde assez juste. Je n’ai en revanche pas de genre de prédilection en tant que spectateur. J’aime tout, quand c’est inspiré et fabriqué honnêtement.  </p>
<p><strong>Il y a ici des scènes assez physiques. Est-ce quelque chose que vous attendiez ou redoutiez ?</strong></p>
<p>J’ai adoré ça ! Je souhaite d’ailleurs incarner davantage de personnages de ce type, précisément parce qu’on ne m’attend pas à cet endroit. Les personnages les plus intéressants sont parfois des mélanges inattendus.</p>
<p><strong>Qu&#8217;a-t-il été le plus difficile pour vous ? La scène où vous chantez ou celle où vous affrontez un ours ?</strong></p>
<p>Les séquences avec l’ours étaient sans doute les plus difficiles à tourner, car elles étaient plus découpées et tournées sur plusieurs jours. Il fallait s’appliquer à rester dans la même énergie et la même humeur d’un jour à l’autre&#8230; </p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que cela fait d&#8217;avoir pour frère de fiction, Denis Podalydès ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/xabi-molia-les-conquerants-s.jpg" alt="Les Conquérants, de Xabi Molia" title="Les Conquérants, de Xabi Molia" width="280" height="148" class="alignright size-full wp-image-16262" />C’était un vrai plaisir. J’admire son travail depuis longtemps, et je suis heureux que notre duo fonctionne et soit crédible à l&#8217;écran. Vivement <em>Les Conquérants 2</em> ! </p>
<p><strong>Ces deux frères ne se connaissent pas et oscillent entre amour et répulsion. Comment avez-vous construit vos personnages ? Ensemble, séparément ?</strong></p>
<p>Avec Denis, nous ne nous étions pas rencontrés avant le tournage. Il était au théâtre et j’étais également occupé à d’autres choses. Mais quand on s’est retrouvés, c’était assez facile. Je crois que nous avions tous deux envie de suivre le ton du scénario, assez simplement. Pour ce qui est de Noé précisément, j’ai travaillé surtout le physique et les costumes du personnage, car c’est ça que le spectateur voit !</p>
<p><strong>Vous êtes comédien de cinéma et de télévision. Pourquoi n’avez-vous pas encore abordé la scène ?</strong></p>
<p>J’occupe pour le moment mon temps libre à l’écriture, la mise en scène et la photo. Je viendrai à la scène un jour… Je crois que c’est inévitable quand on aime jouer.</p>
<p><strong>La Graal interview : quelle est votre définition du Graal ?</strong></p>
<p>Le Graal, c’est l’idée de la quête elle-même, non ? Pour moi, c’est le chemin.  </p>
<p><strong>Que feriez-vous si vous vous retrouviez en sa possession ?</strong></p>
<p>Si je trouvais le vrai Graal !? Eh bien… Je le remettrais à sa place ! </p>
<p><strong>Croyez-vous aux malédictions ?</strong></p>
<p>Non.  </p>
<p><strong>Qu&#8217;estimez-vous avoir conquis ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/xabi-molia-les-conquerants-podalydes-mathieu-demy.jpg" alt="Les Conquérants, de Xabi Molia" width="280" height="148" class="alignleft size-full wp-image-16265" />Sans doute davantage de sérénité dans mes relations familiales… Un peu comme Noé, en somme. </p>
<p><strong>Que vous reste-t-il à conquérir ?</strong></p>
<p>Il reste toujours quelque chose à conquérir. Pour moi c’est dans mon travail qu’il y a du chemin à parcourir. Continuer à progresser comme acteur… Et refaire un long-métrage. </p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Mathieu Demy est à l&#8217;affiche des </em>Conquérants<em>, de Xabi Molia avec aussi Denis Podalydès et Christian Crahay. France, 2012. Sortie le 25 septembre 2013. Sortie DVD le 12 février 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/x8rmqs/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Le Hobbit : la Désolation de Smaug, de Peter Jackson</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Dec 2013 10:16:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<em>La Désolation de Smaug</em>... « Désolation ». Un sentiment que l’on peut éprouver en sortant de cette (très) longue suite des aventures de Bilbon et de ses amis les Nains...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/12/hobbit-affiche.jpg" alt="Le Hobbit : la désolation de Smaug, de Peter Jackson" alt="Le Hobbit : la désolation de Smaug, de Peter Jackson" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-15461" /><em>La Désolation de Smaug</em>&#8230; « Désolation ». Un sentiment que l’on peut éprouver en sortant de cette (très) longue suite des aventures de Bilbon et de ses amis les Nains. L’an dernier, nous vous livrions d’ailleurs <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hobbit-voyage-inattendu-peter-jackson/" title="Le Hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson" target="_blank">une critique un brin déçue du premier épisode</a> de cette nouvelle trilogie de neuf heures. Cette deuxième partie ne reprend heureusement pas tout ce qui avait pu nous titiller et nous agacer (à savoir des thèmes musicaux ultra-rabâchés, une mise en place un brin ennuyeuse, des effets spéciaux parfois proches du jeu vidéo), mais elle en rajoute d’autres. Le film s’étire comme un élastique, jusqu’au point de rupture, avec une confrontation héros miniatures-dragon géant qui s’éternise comme un dimanche après-midi chez une vieille tante malade. Ca court dans tous les sens, ça crache des flammes, ça passe par ici, ça repasse par là, on fait un p’tit coup de ruse, ça échoue, on en trouve une autre, ça échoue de plus belle… Pendant une bonne demi-heure, Nains, Hobbit et dragon (superbement doublé par Benedict Cumberbatch) se courent après comme à la fin du feuilleton <em>Benny Hill</em>, l’humour en moins. Ce qui manque d’ailleurs cruellement dans cet épisode. <span id="more-15457"></span>Tout ceci est bien trop sérieux, entre des Orques qui conversent entre deux massacres, des Elfes aux pupilles azur un peu trop dilatées qui oublient de sourire, un Sauron en forme olympique (alors qu’il ne sera plus qu’un œil menaçant dans la trilogie suivante), des intrigues parallèles qui ralentissent la fluidité du film. Sans oublier un Bilbon en petite forme, lui qui apportait toute la truculence du précédent volet (mais à sa décharge, il est en train de devenir un Hobbit courageux, respectable et respecté). Peter Jackson n’oublie pas le public féminin, avec une intrigue absente du roman original, un trio amoureux (encore frémissant, certes) entre Tauriel (une Elfe créée de toutes pièces pour l’occasion et interprétée avec fougue par Evangeline <em>Lost</em> Lilly), le Nain Kili (le plus glamour des douze, tant qu’à faire) et Legolas qui est de retour, mâchoire carrée et arc toujours bandé. Mais qu’on ne s’y trompe pas : <em>Le Hobbit : la Désolation de Smaug</em> est un pur divertissement de Noël bien comme il faut, avec des moments de bravoure palpitants, tels que toute la partie se déroulant dans la Forêt Noire, entre araignées géantes et affamées, chemin de perdition, Elfes sylvestres peu coopératifs et course-poursuite en tonneaux. Et Peter Jackson est suffisamment malin pour nous concocter une fin qui donne terriblement envie de voir la suite de cette trilogie belle et bien faite, mais qui a oublié un ingrédient essentiel de celle du <em>Seigneur des Anneaux</em> : une âme. Rendez-vous l’année prochaine pour le verdict final…</p>
<p>Le Hobbit : la Désolation de Smaug<em> de Peter Jackson, avec Martin Freeman, Ian McKellen, Orlando Bloom, Evangeline Lilly, Luke Evans, Richard Armitage… Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, 2013. Sortie le 11 décembre 2013.</em></p>
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		<title>Lone Ranger, naissance d&#8217;un héros, de Gore Verbinski</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Aug 2013 07:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qui aurait cru que Gore Verbinski, réalisateur de bluettes comme <em>La Souris</em> ou <em>Le Mexicain</em> (avec Brad Pitt et Julia Roberts), allait devenir le maître d’œuvre des films d’aventures des années 2000...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/lone-ranger-affiche.jpg" alt="Lone Ranger, naissance d&#039;un héros, de Gore Verbinski" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14345" />Qui aurait cru que Gore Verbinski, réalisateur de bluettes comme <em>La Souris</em> ou <em>Le Mexicain</em> (avec Brad Pitt et Julia Roberts), allait devenir le maître d’œuvre des films d’aventures des années 2000, issus d’une hybridation du cinéma de Robert Zemeckis et celui de Michael Bay ? Soit efficaces, réjouissants, mais pas toujours subtils. Depuis le carton de <em>Pirates des Caraïbes</em> dont il fut à la barre des trois premiers épisodes et après une première incursion dans le western avec le très animé (et réussi) <em>Rango</em>, le revoici pilote d’un projet dantesque qui, étrangement, a fait un bon gros flop inattendu aux Etats-Unis (et les premiers chiffres français ne sont guère bouleversants).</p>
<p>Adapté d’une série culte, <em>Lone Ranger</em> avait sur le papier tout pour séduire, avec une franchise à la clé : un réalisateur chevronné n’ayant peur d’aucun défi, un producteur qui n’a plus rien à prouver (Jerry Bruckheimer), un Johnny Depp toujours un peu perché, une tête d’affiche prometteuse (Armie Hammer, au magnétisme sympathique, qui, depuis <em>The Social Network</em> fleure bon l’Hollywood d’antan), toute une panoplie de seconds rôles au diapason, dont la sempiternelle Helena Bonham-Carter, que l’on sort régulièrement de son manoir burtonien pour des seconds rôles de fanfreluche étrange et décalée (et souvent aux côtés de Johnny Depp, d’ailleurs). Sans oublier un contexte de renaissance des films de Far West depuis le carton du <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/django-unchained-quentin-tarantino-western-esclavage/" title="Django Unchained, de Quentin Tarantino">dernier Tarantino</a>… Mais on peut également reprendre tous ces avantages et les transformer en inconvénients : une série initiale perdue dans les confins de l’oubli, recette déjà goûtée de <em>Pirates des Caraïbes</em> made in western, genre peu plébiscité par le public ces dernières années, sauf exception… Sans oublier un Johnny Depp grimé et grimaçant en roue libre. Alors, ayons le cœur net et affrontons les salles obscures : <em>Lone Ranger</em>, navet mérité ou film incompris ? <span id="more-14341"></span></p>
<p>2h15 de projection plus tard, c’est la seconde catégorie qui l’emporte. Oui, <em>Lone Ranger</em> est une énorme pomme d’amour sucrée et collante. Oui, Johnny Depp fait du Johnny Depp. Oui, le film est un mélange peu délicat de tous les genres possibles (aventure, action, fantastique, western, amour, comédie…), mais putain que c’est bon ! Là où un <em>Pirates des Caraïbes</em> s’entêtait à faire de Jack Sparrow sa tête de gondole (les autres comédiens en étaient réduits à de la figuration), ici, le héros est Armie Hammer et du haut de sa stature (1m96 au garrot), il en impose, mais sans jamais s’imposer. Les morceaux de bravoure s’enchaînent, sans temps morts, sans vraisemblance aussi, mais qu’importe ! Paysages naturels éblouissants, cascades effarantes, rythme effréné, cheval qui défie les lois de la gravité, humour noir ou humour tarte à la crème, courses-poursuites dans (ou sur) des trains, explosions géantes, corbeaux empaillés&#8230; Il y en a pour tous les goûts. Enfin un film d’aventures qui laisse les mirettes écarquillées, comme un retour en enfance qui nous renvoie aux origines du cinéma : nous transporter, sans bouger de son siège, vers un ailleurs composé d’imaginaire pur. Et rien que pour ça, on en veut enGore, Verbinski !</p>
<p>&nbsp;<br />
Lone Ranger, naissance d&#8217;un héros<em> de Gore Verbinski, avec Armie Hammer, Johnny Depp, Tom Wilkinson, Helena Bonham-Carter, Ruth Wilson… Etats-Unis, 2012. Sortie le 7 août 2013.</em></p>
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		<title>Le Hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2012 17:55:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On prend presque les mêmes et on retourne en Terre du Milieu en toute sécurité. Gandalf, Bilbon, Frodon, Galadriel, Elrond, Saroumane et Gollum sont de retour et n’ont apporté avec eux aucune...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/le-hobbit-peter-jackson.jpg" alt="Le Hobbit : un voyage inattendu" title="Le Hobbit : un voyage inattendu" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10280" />On prend presque les mêmes et on retourne en Terre du Milieu en toute sécurité. Gandalf, Bilbon, Frodon, Galadriel, Elrond, Saroumane et Gollum sont de retour et n’ont apporté avec eux aucune surprise, comme des Pères Noël dénués de cadeaux dans leur hotte. Nous voici non seulement plongés soixante ans avant les événements décrits dans la célèbre trilogie du <em>Seigneur des Anneaux</em>, mais également de retour en 2001, tant le décor nous semble familier. Et tant qu’à faire, puisque le réalisateur est le même aux commandes, autant réutiliser les thèmes musicaux déjà entendus lors de la première adaptation de l’œuvre-fleuve et foisonnante de Tolkien. En y ajoutant toutefois un petit air musical inédit, réutilisé jusqu’à plus soif, en chanson <em>a capella</em>, pendant les scènes d’action, d’émotion, de grivoiseries et dans le générique de fin. Mais à la décharge de Peter Jackson, le pari était rude en décidant de mettre en images le célèbre roman pour enfants <em>Le Hobbit</em>. Il faut en effet ne pas décevoir les nombreux fans de sa trilogie précédente qui lui a valu pas moins de 17 oscars (dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur pour <em>Le Retour du roi</em>), tout en essayant d’en glaner de nouveaux. <span id="more-10270"></span>Ne pas effrayer les enfants, principales cibles du livre originel, sans ennuyer les adultes. Et surtout, étirer 300 pages sur neuf heures de film, en trois volets. Pour ce faire, rien de tel que de bonnes digressions, des ajouts des appendices de Tolkien jamais publiés, des inventions et une bonne dose d’effets spéciaux (parfois ratés comme lors de la scène des Trolls, ou souvent impressionnants, notamment lors de la rencontre d’anthologie entre un Gollum au bord du cannibalisme et un Hobbit circonspect et flegmatique). Aux morceaux de bravoure haletants qui se perdent dans les décors toujours oniriques de la Nouvelle-Zélande, s’ajoutent des instants d’humour propres aux Nains, peu subtils. Et 13 Nains, ça en a des facéties à revendre ! Mais Peter Jackson n&#8217;a pas oublié le glamour. Car si la plupart de ces êtres courtauds sont peu ragoutants (gros nez, du poil dans les oreilles et de la barbe en veux-tu, en voilà), il a pris bien soin de penser aux jeunes filles en fleur (en pénurie d&#8217;histoire d&#8217;amour sur ce coup). Ainsi trois de ces Nains ont été choisis sur catalogue et sont là pour remplacer Aragorn et autre Legolas dans leurs mirettes, avec dents blanches, poil lustré et cheveux bien peignés en toutes circonstances, même après avoir occis moult Orques de synthèse. Au terme des 2h45 de ce voyage pas si inattendu, on a l’impression d&#8217;un bain de jouvence, d’avoir rajeuni de dix années. On ne boude pas son plaisir de fouler à nouveau la Terre du Milieu, tout en se disant que le meilleur est sûrement à venir. Reste qu’il faudra saupoudrer le tout d’un peu de nouveautés et de magie, pour le moment les grands ingrédients absents de ce <em>Hobbit</em> sorti de son trou à point nommé pour les étrennes de Noël.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Hobbit : un voyage inattendu <em>de Peter Jackson, avec Martin Freeman, Ian McKellen, Cate Blanchett, Richard Armitage, Ken Stott&#8230; Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, 2012. Sortie le 5 décembre 2012. </em></p>
<p><strong>&raquo; Toutes les infos sur <a href="http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=bilbo_le_hobbit_1ere_partie" target="_blank">la bande originale de <em>Le Hobbit : un voyage inattendu</em> avec Cinezik</a></strong><br />
Howard Shore et Peter Jackson se retrouvent une quatrième fois après leur collaboration sur la trilogie <em>Le Seigneur des anneaux</em> (2001-2003), malgré son éviction entre temps par le cinéaste pour <em>King Kong</em> (2005). Le tandem sera également à l&#8217;affiche de la partie 2 de cette nouvelle franchise.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnrrrw?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>La Forêt interdite, de Nicholas Ray</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 06:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Plummer]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>La Forêt interdite</em>, film écolo et maudit de Nicholas Ray, sort enfin en DVD chez Wild Side, augmenté d’un livre remarquable du cinéphile Patrick Brion. Fais gaffe, t’as un crotale sur l’épaule !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La Forêt interdite</em>, film écolo et maudit de Nicholas Ray, sort pour la première fois en DVD ce 7 juin chez Wild Side Vidéo, augmenté d’un livre remarquablement précis du cinéphile Patrick Brion. Fais gaffe, t’as un crotale sur l’épaule !</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/foret-interdite-beuverie.jpg" alt="Scène de beuverie dans La Forêt interdite, de Nicholas Ray" title="Scène de beuverie dans La Forêt interdite, de Nicholas Ray" width="280" height="208" class="alignleft size-full wp-image-3528" />Déjà, le titre original de <em>La Forêt interdite</em>, &#8220;Wind Across the Everglades&#8221;, paraît nettement plus évocateur que sa traduction française, conférant au film des airs de western dans les marais de Floride qui lui vont très bien. Et puis, cette mention du vent apporte une touche de romantisme noir qui traduit autant le propos que le tournage du film. Infernaux l’un comme l’autre, quoique de différentes manières.</p>
<p>Ecologiquement visionnaire, l’histoire est celle d&#8217;un face-à-face, entre un jeune ornithologue têtu (Christopher Plummer) et une bande de pirates des marais emmenée par Cottonmouth, délirant ogre à barbe rousse (Burl Ives). Le scénario est signé Budd Schulberg, romancier en vogue, notamment pour son travail scénaristique avec Elia Kazan pour <em>Sur les quais</em> et <em>Un homme dans la foule</em>. Schulberg produit également le film. Il recrute Nicholas Ray, auréolé du succès de <em>La Fureur de vivre</em>, à la réalisation, et une équipe de <em>freaks</em> fous furieux pour interpréter ses contrebandiers (un ancien boxeur, un clown, un jockey hystérique, ainsi qu’un Peter Falk abondamment barbu pour sa première apparition au cinéma). Bref, le film semble prometteur. La Warner est dans le coup. On est en 1957. <span id="more-3490"></span></p>
<p>Pourtant, les choses se passent rarement comme prévues. Dès le début du tournage,  Nicholas Ray est écartelé entre son indiscutable alcoolisme, une harpie qui lui tient lieu de compagne et leurs disputes franchement houleuses. Immédiatement, il se met à peu près tout le monde à dos. Schulberg se voit contraint de récrire son scénario (déjà trop dense à l’origine), au fur et à mesure que le chaos s’installe sur le tournage. Jack Warner  s’inquiète. Les comédiens, agacés, font comme bon leur semble. Du coup, ça picole derechef&#8230; Pour couronner l’ensemble, l’hiver 1957 est glacial dans les marais de Floride. Alors, quand la compagne de Ray finit par tenter de l’assassiner avec sa voiture, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le marécage : Ray est congédié sans préavis.  Schulberg terminera le film comme il peut, dans l’anarchie la plus complète. Autant dire qu’à Hollywood, on ne donne pas cher de ces titubants lambeaux de pellicules, dont le montage se profile comme un authentique supplice chinois.</p>
<p>Genèse d’un ratage ? Eh bien, étonnamment, non : le film en devient lui-même une jungle poisseuse, son rythme à contretemps, à la fois rapide et répétitif, serpentant sur le cadavre du scénario de Schulberg. Parfois, les cadres flottants de Ray évoquent certes une bougeotte pré-<em>delirium tremens</em>, mais correspondent finalement tout à fait à la fébrilité rageuse du naturaliste incarné par Plummer. D’ailleurs, le duel final entre son personnage et le braconnier Cottonmouth se joue lors d’une beuverie épique, ultime scène d’anthologie tournée par Nicholas Ray avant son éviction du tournage. L’éthylisme y suinte de tous côtés. Le chaos du plateau est palpable, l’attitude des acteurs complètement libre et relâchée : séquence en équilibre précaire qui métamorphose le <em>blockbuster</em> annoncé en film d’auteur improvisé, dont Truffaut dira à sa sortie qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un « grand film malade ». Où lâcher-prise et absence de maîtrise donnent au film son plus grand charme.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/affiche-foret-interdite.jpg" alt="Affiche de La Forêt interdite, de Nicholas Ray" title="Affiche de La Forêt interdite, de Nicholas Ray" width="207" height="280" class="alignright size-full wp-image-3529" />Enfin, sans dévoiler les  ressorts de l’intrigue, force est de constater le caractère largement prophétique de cette <em>Forêt interdite</em>, où la société de consommation naissante vampirise sans scrupule la nature vierge, les pirates des marais travaillant main dans la main avec les industriels, réduisant l’un comme l’autre le vivant à un simple produit. Et l&#8217;on se dit que les plus flippants ne sont pas nécessairement les plus rustres. Un des braconniers résume ainsi : &#8220;Cottonmouth prêche la morale de la liberté individuelle jusqu’à son terme logique.&#8221; Autrement dit, manger ou être mangé, détruire ou être détruit, sur un horizon de grands oiseaux abattus à la chaîne. Encore que le film laisse entendre qu’on ne perd rien pour attendre : la  nature se venge, rétablit l’équilibre. Sa destruction par l&#8217;homme, au fond, ressemble avant tout à un suicide. Autant dire que le désarroi de <em>La Forêt interdite</em> n&#8217;a pas pris une ride. Et qu&#8217;il faudra bien plus qu’un présentateur d’<em>Ushuaïa</em> pour en mesurer le gouffre&#8230;</p>
<p>La Forêt interdite <em>(Wind Across the Everglades) de Nicholas Ray, avec Christopher Plummer, Burl Ives, Peter Falk. Etats-Unis, 1958.</em></p>
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		<title>#15 : Apprendre à se battre avec le capitaine Kirk</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Apr 2011 10:23:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fond de Placard]]></category>
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		<description><![CDATA[Extrait de la série Star Trek. Origine non contrôlée.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait de la série <em>Star Trek</em>. Origine non contrôlée. </p>
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