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	<title>Grand Écart &#187; Arthur Dupont</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Les Saveurs du palais, de Christian Vincent</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 18:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/09/saveurs-du-palais.jpg" alt="Les Saveurs du palais" title="Les Saveurs du palais" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-9405" />Prenez une histoire vraie. Saupoudrez-la d’une actrice qui s’attire les faveurs du public et d’un académicien aux fraises sucrées. Ajoutez un soupçon d’humour. Laissez mijoter pendant 1h35. C’est prêt, vous allez pouvoir déguster le nouveau film de Christian Vincent, six années après <em>Quatre étoiles</em>. Il est toutefois conseillé de ne pas aller voir <em>Les Saveurs du palais</em> sans avoir mangé au préalable, tant votre ventre va crier famine pendant toute la projection. Car les mets fins préparés avec amour vont se succéder, de l’entrée au dessert, en une farandole d’images qui titillent les papilles et surtout, nous ouvrent les portes d’un monde inconnu, les arcanes de l’Elysée et ses cuisines aux casseroles en cuivre ancestrales. A travers l’adaptation de la vie de Danièle Mazet-Delpeuch, cuisinière attitrée de François Mitterrand lorsqu’il était président de la République, on pénètre dans des coulisses interdites au public et en découvre les rouages, les guerres intestines entre chefs, les deniers des Français qui s’évaporent en gourmandises et foies gras pour des réceptions grandioses, politiques et parfois personnelles. <span id="more-9404"></span>Et pour incarner la force de caractère d’Hortense Laborie, rien de tel que Catherine Frot, qui provoque toujours une empathie délicieuse et immédiate. A ses côtés, Arthur Dupont apporte naturel et fraîcheur dans le rôle de son second, pâtissier rabaissé par les autres qui va pouvoir faire montre de ses talents. En revanche, on est un peu plus dubitatif quant à la première prestation cinématographique de Jean d’Ormesson. Si Mitterrand avait dépassé l’âge de la retraite en tant que président, l’académicien donne à penser que la France n’est plus une république, mais une gérontocratie autoproclamée. Mais qu’importe. Sous des airs d’un téléfilm de luxe, aussi traditionnel que la nourriture demandée par le président à sa cuisinière, on ne boude pas son plaisir de suivre les aventures culinaires d’Hortense Laborie, de flashbacks en flashbacks, entre truffes et langoustes, au palais de l’Elysée ou sur les îles Crozet, dans l’océan Indien. <em>Les Saveurs du palais</em> ne manquent ainsi pas de sel. Simplement d’une petite pincée de poivre pour relever le tout. Trois fois rien. </p>
<p>&nbsp;<br />
Les Saveurs du palais <em>de Christian Vincent, avec Catherine Frot, Arthur Dupont, Hippolyte Girardot, Jean d’Ormesson… France, 2012. Sortie le 19 septembre 2012.</em> </p>
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		<title>Mobile Home, de François Pirot</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Aug 2012 16:44:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Gouix]]></category>
		<category><![CDATA[road movie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les voyages (immobiles) forment la jeunesse. Mais ne sont pas Jack Kerouac et Neal Cassady qui veulent… Partir sur une route prometteuse d’aventures à la quête de soi n’est pas...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/mobile-home-francois-pirot-affiche.jpg" alt="Affiche de Mobile Home, de François Pirot" title="Affiche de Mobile Home, de François Pirot" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9229" />Les voyages (immobiles) forment la jeunesse. Mais ne sont pas Jack Kerouac et Neal Cassady qui veulent… Partir sur une route prometteuse d’aventures à la quête de soi n’est pas donné à tout le monde. Et c’est ce que vont apprendre Simon et Julien, deux amis d’enfance qui décident de tout plaquer pour partir en camping-car sillonner les routes d’Europe. Mais le road-movie tant espéré tourne court : le camping-car tombe en rade à quelques mètres de chez leurs parents, remettant tout leur plan d’évasion en cause. Car ils ont beau crier qu’officiellement, ils sont partis, qu’ils n’ont besoin d’aide de personne, leurs racines restent creusées dans cette région qui les a vus grandir. Et peu à peu, les rêves de ces deux adulescents vont se déliter, jusqu’à créer un gouffre entre ces deux caractères qui s’opposent, l’un plus introverti qui subit la vie, l’autre feu follet qui veut la mordre à dents pleines. Tourner un film à bord d’un camping-car sans tomber dans le trop intimiste et le plombant comme le feraient les frères Dardenne (Rosetta, si tu nous lis&#8230;) n’était pas une sinécure. Mais pour son premier long en tant que réalisateur, François Pirot, scénariste des films de Joachim Lafosse, s’en sort avec une œuvre au naturel confondant, digne d’un excellent épisode de <em>Strip-tease</em>. Les situations sont si justes, les dialogues sonnent si vrais, tout en gardant tout le long un sens de la dérision touchant, que <em>Mobile Home</em> ne peut que séduire. <span id="more-9225"></span>On s’exalte avec Simon et Julien devant leurs premiers kilomètres à bord de ce camping-car symbole de liberté, on peste avec eux sur le coup du sort qui les condamne à la cale d’un garage, on s’amuse de leurs petits boulots d’arracheurs de sapins, on chante avec eux, on s’identifie à leurs conflits familiaux, leurs peines de cœur, leurs disputes. Car tout un chacun a ressenti cela un jour, ce besoin de s’évader de sa vie, sans réussir à le faire. Eux vont jusqu’au bout de leurs envies, même si tout semble s’acharner pour qu’ils ne parviennent pas à réaliser leurs rêves, même si le camping-car devient une ancre qui ne se relève pas. Ils s’achoppent sur les récifs, mais ne coulent pas. Et si on les suit avec tant d’entrain, c’est grâce à ceux qui les incarnent : Guillaume Gouix et Arthur Dupont magnétisent l’écran, valeurs sûres du cinéma français de demain et déjà d’aujourd’hui. <em>Mobile Home</em> est une invitation au voyage à ne pas manquer, à bord d’un camping-car où l’on s’amuse et on s’émeut, donnant à ses rêves des envies de réalité. </p>
<p><strong>&raquo; Lire aussi les interviews de <a href="/portraits/mobile-home-interview-francois-pirot/">François Pirot</a> et d&#8217;<a href="/portraits/interview-arthur-dupont">Arthur Dupont</a></strong><br />
&nbsp;<br />
Mobile Home <em>de François Pirot, avec Guillaume Gouix, Arthur Dupont, Jackie Berroyer, Jean-Paul Bonnaire, Claude Pelletier… Belgique, 2012. Sortie le 29 août 2012.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Arthur Dupont</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 16:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Dupont]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Gouix]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[A seulement 27 ans, l&#8217;acteur Arthur Dupont commence à avoir une impressionnante filmographie et enchaîne les projets avec les plus grands. Déjà nommé aux César pour Bus Palladium, il va...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/arthur-dupont-mobile-home.jpg" alt="Arthur Dupont dans Mobile Home" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-9263" />A seulement 27 ans, l&#8217;acteur Arthur Dupont commence à avoir une impressionnante filmographie et enchaîne les projets avec les plus grands. Déjà nommé aux César pour <em>Bus Palladium</em>, il va truster nos écrans à la rentrée 2012, avec pas moins de quatre films : <em><a href="/cinema/mobile-home-francois-pirot/" target="_blank">Mobile Home</a></em> de François Pirot, <em>Les Saveurs du palais</em> de Christian Vincent, <em>Mauvaise fille</em> de Patrick Mille et <em>Au bout du conte</em> d’Agnès Jaoui. Et ce n’est que le début…</p>
<p><strong>Vous allez être à l’affiche de quatre films dans les mois à venir. Avez-vous le sentiment que c’est le début d’une consécration ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas vraiment. J’ai commencé très tôt, notamment au cours Simon et ce sont les rencontres qui ont fait que j’ai pu avoir un agent, que j’ai pu continuer. Ce qui est une chance, car tant de comédiens n’ont pas d’agents et n’ont donc pas accès aux castings. Il faut laisser venir les choses, il faut être le plus calme possible par rapport à tout ça. Mais faire des interviews, de la promotion, me fait dire qu’effectivement les choses avancent, que je suis vu un peu plus, que davantage de personnes veulent travailler avec moi. Et c’est vrai que j’ai tourné pas mal de films depuis 2011. Tant mieux ! <span id="more-9252"></span></p>
<p><strong>Vous êtes ami avec Guillaume Gouix, votre partenaire dans <em>Mobile Home</em>. Etait-ce un avantage pour vous ?</strong></p>
<p>Nous avions déjà tourné ensemble dans <em>Réfractaire</em>, un film luxembourgeois de Nicolas Steil. Pour <em>Mobile Home</em>, il y avait une beaucoup d’avantages à être amis : on peut s’adresser à l’autre avec naturel, il y a déjà du travail qui a été fait. Il suffit simplement de bien jouer nos personnages, car le travail d’acteur est déjà là. Cela dit, nous avons beaucoup répété afin de recréer une amitié, qui est celle de Simon et de Julien dans le film et non la nôtre. </p>
<p><strong>François Pirot nous confiait que Guillaume Gouix était dans la vie à l’inverse de son personnage de Julien, mais que vous, au contraire, ressembliez à Simon…</strong></p>
<p>En tout cas, ses vêtements étaient proches de ceux que je porte ! Je n’ai pas eu autant cette envie de partir que Simon, mais je crois que j’ai comme lui une propension à être dans la vie. Mais pour mon bien, il ne faudrait pas que je le sois de trop… J’aimerais être plus terre à terre, plus réaliste, sans perdre ma folie pour autant. Il faut que je la canalise, que je dompte ma nature. Il faudrait par exemple essayer de retrouver la liberté de regard d’un enfant, mais tout en étant ancré dans le réel, afin de ne pas être déçu et ne pas décevoir les autres. </p>
<p><strong>Que ce soit dans <em>Mobile Home</em> ou dans <em>Les Saveurs du palais</em>, vous restez toujours naturel, avec des personnages pourtant très différents. Comment réussissez-vous cet exploit ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/les-saveurs-du-palais.jpg" alt="Les Saveurs du palais de Christian Vincent" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-9267" />Il suffit d’être dans un monde que l’on a élu comme le sien. On garde son monde et on voit comment l’intégrer à celui du personnage du film. Mais tout en ayant le recul nécessaire pour que cela ne devienne pas une démarche autistique. C’est finalement très naturel et instinctif, dans le fond.</p>
<p><strong>Et que ce soit dans <em>Bus Palladium</em> ou <em>Mobile Home</em>, vous chantez et jouez de la musique. Est-ce que c’est quelque chose vers quoi vous pourriez tendre ?</strong></p>
<p>Mon métier m’offre la possibilité de vivre au jour le jour, sans être oisif, avec la musique qui structure mon temps libre. Je commence à mettre des choses à moi sur partition. Je compose des morceaux qui me plaisent et cela prend une place de plus en plus importante dans ma vie en ce moment. Et j’espère qu’un jour ce sera plus que du plaisir. Par ailleurs, j’aimerais aussi réaliser un court-métrage que je suis en train d’écrire.</p>
<p><strong>Comment devient-on pâtissier comme votre personnage de Nicolas dans <em>Les Saveurs du palais</em> ?</strong></p>
<p>Nous avons pris des cours de cuisine avec Danièle Mazet-Delpeuch, la vraie cuisinière de l’Elysée, dont la vie a inspiré le film. Moi j’ai effectivement surtout pris des cours de pâtisserie puisque Nicolas, mon personnage, est&#8230; pâtissier. J’ai même fait des chouquettes chez mes parents ! La rencontre avec Catherine Frot fut incroyable. Je l’aimais déjà avant en tant qu’actrice mais j&#8217;ai découvert une dame calme qui fait son travail très sérieusement, de façon très investie. On apprend beaucoup à ses côtés. </p>
<p><strong>Et pour <em>Mauvaise fille</em> avec Izia Higelin et Carole Bouquet ?</strong></p>
<p>J’y joue Pablo, un rôle très différent de ce que je suis dans la vie, et j’adore ça ! C’est un comédien très sûr de lui alors que moi, je suis un acteur peu à l’aise. Lui est chic de manière naturelle. Alors que moi, mettre des vêtements classe, même si j’aime ça, ce n’est pas mon approche première. J’aimerais bien d’ailleurs jouer un mec qui a du pouvoir. Mais je ne suis pas pressé, je n’ai pas de plan de carrière. </p>
<p style="text-align:center"><strong><a href="/cinema/mobile-home-francois-pirot/" target="_blank">&raquo; Lire la critique de <em>Mobile Home</em></a></strong></p>
<p><strong>Que gardez-vous de votre expérience avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ?</strong></p>
<p>Pour <em>Au bout du conte</em>, tout était très précis, il n’y avait aucune improvisation. J’y joue un compositeur de musique contemporaine bègue. C&#8217;était très amusant à faire et ça m’est même parfois resté ! Jean-Pierre Bacri m’a aidé à ce que ce soit le plus naturel possible, car il est bègue lui-même. Mais je dois dire que parfois, ça fait un peu peur de se retrouver sur un plateau avec toutes ces pointures qui ont su créer leur univers. Il faut s’inspirer d’eux et faire son truc. </p>
<p><strong>D’ailleurs, quels sont vos modèles en matière de cinéma ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas de modèles, mais je suis fasciné par le jeu, quand les gens arrivent à être charismatiques à l’écran. Ca me fascine. Ce n’est pas facile de se glisser dans d’autres peaux. Moi, je suis fan de ceux qui sont caméléons. J’ai donc plus un modèle de jeu que d’acteur.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Arthur Dupont est à l&#8217;affiche de </em>Mobile Home<em> de François Pirot, en salle le 29 août 2012.</em></p>
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