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	<title>Grand Écart &#187; Argentine</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>La Fiancée du désert, de Cecilia Atan et Valeria Pivato</title>
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		<pubDate>Fri, 26 May 2017 12:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/fiancee-desert-cecilia-atan-valeria-pivato.jpg" alt="La Fiancée du désert, de Cecilia Atan et Valeria Pivato" width="200" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25523" />On a tous entendu parler de cet ami d&#8217;ami qui a changé de vie. Uberisation et crise économique ont posé les jalons de ces alternatives de plus en plus fréquentes. Un licenciement, un déménagement, une passion, un besoin de voir ailleurs, de suivre l&#8217;autre, un travail ou une organisation qui a du sens à l&#8217;autre bout du monde. Les raisons ne manquent pas de prendre un nouveau départ. Mais il y a toujours une constante : il est communément admis que pour changer son destin, on se doit d&#8217;être jeune. Ne pas avoir d&#8217;enfant, être éligible à l&#8217;apprentissage d&#8217;un nouveau métier, pouvoir obtenir un visa longue durée&#8230; Les deux réalisatrices Cecilia Atan et Valeria Pivato prouve pourtant le contraire. Pied de nez aux conventions et à une société qui oublie ses vieux, <em>La Fiancée du désert</em> raconte l&#8217;histoire de Teresa, 54 ans, ayant travaillé toute sa vie pour la même famille. A la mort de la doyenne, Teresa est obligée d&#8217;accepter un autre poste loin de chez elle, à Buenos Aires. La longue route la mène près d&#8217;un sanctuaire où des milliers de pèlerins se pressent chaque année pour quémander un petit miracle. Elle, elle y perd son sac et demande de l&#8217;aide au Gringo, vendeur ambulant de tout et de rien qui roule sa bosse un peu partout. L&#8217;homme propose d&#8217;emmener Teresa à destination et la confronte à tout ce que sa famille patronale lui a interdit : la femme va se frotter à une nouvelle existence et découvrir que l&#8217;inconnu n&#8217;est pas forcément terrifiant. <span id="more-25520"></span>Elle découvre l&#8217;immensité du désert argentin et va apprendre à l&#8217;apprivoiser pour en faire un compagnon de sa liberté gagnée. Une quête de sens portée par l&#8217;actrice Paulina Garcia, la cinquantaine fière et fraîche qu&#8217;on suit avec intérêt malgré l&#8217;insistance des réalisatrices à utiliser des effets de flou pour rappeler au spectateur que la visibilité est limitée.</p>
<p>&nbsp;<br />
La Fiancée du désert <em>(La Novia del desierto) de Cecilia Atan et Valeria Pivato, avec Pauline Garcia&#8230; Argentine, Chili, 2017. Présenté en sélection Un Certain Regard au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>El Presidente, de Santiago Mitre</title>
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		<pubDate>Fri, 26 May 2017 11:17:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ombre au sommet On avait quitté Santiago Mitre auréolé du Grand Prix Nespresso de la Semaine de la critique en 2015 pour Paulina, portrait d&#8217;une jeune femme avocate, puis prof,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Ombre au sommet</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/elpresidente.jpg" alt="El Presidente, de Santiago Mitre" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25495" />On avait quitté Santiago Mitre auréolé du Grand Prix Nespresso de la Semaine de la critique en 2015 pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/paulina-santiago-mitre-dolores-fonzi/" title="Paulina, de Santiago Mitre" target="_blank">Paulina</a></em>, portrait d&#8217;une jeune femme avocate, puis prof, éprise de justice sociale, qui doit affronter ses principes alors qu&#8217;elle est victime d&#8217;un viol. On retrouve certains de ces thèmes dans le troisième long-métrage du cinéaste, qui passe pour l&#8217;occasion à l&#8217;étape supérieure avec une sélection à Un Certain Regard. On sent d&#8217;ailleurs que Santiago Mitre a pris de l&#8217;ampleur. C&#8217;est ainsi à des enjeux plus ostensiblement politiques qu&#8217;il s&#8217;attaque, en mettant en scène le président argentin au cœur d&#8217;un sommet international visant à créer une alliance entre les pays d&#8217;Amérique du Sud équivalente à l&#8217;OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Une sorte de Jean-Luc Mélenchon argentin, qui, interrogé par une journaliste, voit dans la question du Bien et du Mal le fondement de son engagement politique. Sauf que les choses ne sont pas si simples. Les négociations en coulisses, les affaires qui surgissent, sans parler d&#8217;une relation compliquée avec sa fille (Dolores Fonzi, l&#8217;actrice de <em>Paulina</em>) viennent mettre à mal ces beaux discours.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/El-Presidente-2.jpg" alt="El Presidente, de Santiago Mitre" width="280" height="117" class="alignright size-full wp-image-25498" />Si la chronique politique, entre <em>Borgen</em> et <em>House of Cards</em>, est parfaitement exécutée &#8211; révélant ce qui se dit quand deux chefs d&#8217;Etat se serrent la main pour la photo ou les rapports de force cachés sous le protocole &#8211; le film semble parfois se perdre dans les multiples pistes qu&#8217;il amorce. L&#8217;ambition des conseillers de l&#8217;ombre, les enjeux diplomatiques et économiques de la place des entreprises privées dans une telle alliance de pays sont esquissées. Mais Santiago Mitre semble plus intéressé par la dimension personnelle de ce prédisent qui se veut, lui aussi, normal. Sa fille, débarquée au Sommet sur fond de révélations impliquant le gendre, vient perturber le cours normal des choses. Hypnotisée à la suite d&#8217;un petit pétage de plomb, elle réveille des souvenirs enfouis qui ne lui appartiennent pas mais ébranlent son père de président. <span id="more-25492"></span>Malheureusement, on n&#8217;en saura guère plus et l&#8217;on reste sur sa faim. Qui est cet homme aux abords respectables ? Quelle est sa part d&#8217;ombre ? Jusqu&#8217;où est-il prêt à trahir ses engagements et le fait-il dans son intérêt personnel ou pour le bien commun ? Ces questions restent en suspens, comme le conseiller diplomatique qui se voit débarqué aux bords d&#8217;une route enneigée. C&#8217;est beau, certes, puissant à certains égards, mais on se demande parfois ce qu&#8217;on est venu faire là.</p>
<p>&nbsp;<br />
El Presidente <em>(La Cordillera) de Santiago Mitre, avec Ricardo Darín, Dolores Fonzi, Erica Rivas, Daniel Giménez Cacho&#8230; Argentine, 2017. Présenté en sélection Un Certain Regard au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Paulina, de Santiago Mitre</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2016 09:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[La Semaine de la Critique 2015]]></category>
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		<description><![CDATA[Paulina est une femme de conviction. On le comprend dès la première séquence, où elle expose à son magistrat de père son projet d’abandonner sa brillante carrière d’avocate pour donner...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/PAULINA_Still2.jpg" alt="Paulina, de Santiago Mitre" title="Paulina, de Santiago Mitre" width="280" height="142" class="alignleft size-full wp-image-21544" />Paulina est une femme de conviction. On le comprend dès la première séquence, où elle expose à son magistrat de père son projet d’abandonner sa brillante carrière d’avocate pour donner des cours d’instruction civique dans un quartier défavorisé. Une discussion à bâtons rompus afin de savoir où et à quelle place on est le plus utile, comment œuvrer de la meilleure manière pour la justice sociale. Têtue, déterminée, Paulina commence vite à donner des cours sur la démocratie avec pour effet boomerang le fait de voir la classe se vider en quelques secondes au nom de la liberté. Ce premier cours est en fait l’illustration du film à venir : un idéal, des principes moraux, confrontés à la réalité. Car Paulina, rentrant d’une soirée arrosée à moto, se fait agresser et violer. Femme forte, elle devient victime. Un statut qu’on lui impose et qu’elle rejette. Lors de sa déposition à la police, on lui demande plusieurs fois comment elle était habillée. <em>&#8220;Pas de façon provocante, si c’est la question&#8221;</em>, répond-elle froidement, montrant qu’elle n’a rien perdu de sa lucidité d’avocate. Pourtant, tout son entourage lui refuse le pouvoir de prendre une quelconque décision pour la suite : reprendre ses cours, retrouver ses agresseurs, retourner sur les lieux, garder l’enfant qu’elle porte. Tout est sujet à débat, à combat. Santiago Mitre, le réalisateur, filme la solitude de cette femme incomprise. Sa volonté &#8211; comprendre son agresseur sans passer par la justice que défend son père ou la vengeance que veut assouvir son petit ami &#8211; est effectivement parfois difficile à suivre. <span id="more-21539"></span>Mais le cinéaste ne la lâche pas d’une semelle, si ce n’est pour quelques flash-backs illustrant un autre point de vue (celui de son père, de son petit ami ou de son agresseur). La caméra reste fixée sur le regard fort de l’actrice, Dolores Fonzi, pendant encore quelques minutes au générique de fin, achevant ainsi le beau portrait d’une femme qui tombe et se relève seule, qu’on suit même si on ne la comprend pas. Celui d’une femme qui repense son rapport à la justice, à la vérité et à la violence à l’aune de son expérience, en ne choisissant aucune des facilités qui lui sont offertes.</p>
<p>&nbsp;<br />
Paulina<em> de Santiago Mitre, avec Dolores Fonzi, Oscar Martinez, Cristian Salguero&#8230; Argentine, 2015. Grand Prix Nespresso et prix Fipresci de la Semaine de la critique 2015. Sortie le 13 avril 2016.</em></p>
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		<title>Eva ne dort pas, de Pablo Agüero</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2016 06:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Don’t look for me Argentina - D’Eva Peron, la plupart d’entre nous connaît surtout le tube de Madonna <em>Don’t Cry For Me Argentina</em>, interprété lorsqu’elle...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Don’t look for me Argentina</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/Eva_Affiche.jpg" alt="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" title="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23201" />D’Eva Peron, la plupart d’entre nous connaît surtout le tube de Madonna <em>Don’t Cry For Me Argentina</em>, interprété lorsqu’elle tenait le rôle-titre du film <em>Evita</em>. Nous n’en apprendrons guère plus avec <em>Eva ne dort pas</em>, qui tient plus de la fantasmagorie que de la biographie ou de l’enquête historique. Le réalisateur Pablo Agüero surprend dès les premiers instants par la voix off de Gael Garcia Bernal &#8211; dont le visage est sur l’affiche, mais pas plus de cinq minutes à l’écran &#8211; traitant Eva Peron de tous les noms, trouvant les insultes les plus basses. Ce militaire, marchant lentement de son pas oppressant, raconte la mort et la disparition du corps de cette figure adulée, regrettant de ne pas avoir fait en sorte de s’en débarrasser pour de bon, d’avoir laissé place à la légende. </p>
<p>Malgré cette attaque brutale et intrigante, Pablo Agüero fait ressentir rapidement, notamment par des images d’archives, l’aura d’Evita auprès de la population argentine. Une présence fascinante au-delà de la mort. Il met alors en scène le corps défunt, dans une lumière belle et sombre, qui sacralise le personnage, avant de le profaner dans une scène d’embaumement mystique. <img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/Eva_jba-production-Haddock-1.jpg" alt="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" title="Eva ne dort pas, de Pablo Agüero" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-23202" />On est happé par cette ambiance christique, les débuts, sous nos yeux, d’une religion athée et politique. Le film prend un nouveau tournant avec l’enlèvement du corps par les militaires. C’est cette fois la présence étrange de Denis Lavant qui s’offre au spectateur. Seul dans une camionnette bringuebalante, passant de mystérieux coups de fil, il transporte le cercueil pour une destination secrète. Avant d’être rejoint par un jeune soldat, à son tour pris par le charisme du corps momifié. <span id="more-23200"></span></p>
<p>Mais c’est là qu’<em>Eva ne dort pas</em> stagne. Après 45 minutes intenses dans une ambiance très travaillée, avec peu de moyens mais beaucoup d’efforts sur les sons et les lumières, le film se perd en dialogues abscons. D’abord une joute virile entre Denis Lavant et le soldat, puis la confrontation entre le général Aramburu déchu &#8211; responsable du coup d’Etat et de la disparition du corps, caché au Vatican pendant 17 ans &#8211; et de jeunes péronistes arrogants. Tout ce qui fascinait dans la première partie s’évapore peu à peu, pour des longues séquences en plan fixe un peu vaines. L’évocation est plus forte que la parole. Comme si le mythe ne pouvait que se ressentir, se suggérer, mais en aucun cas laisser place à la parole, à la vanité des hommes.</p>
<p>&nbsp;<br />
Eva ne dort pas <em>(Eva no duerme) de Pablo Agüero, avec Denis Lavant, Imanol Arias, Daniel Fanego, Gael Garcia Bernal&#8230; Argentine, 2015. Sortie le 6 avril 2016.</em></p>
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		<title>L’amour en fuite : Rencontre avec Diego Lerman</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2015 18:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres et Portraits du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
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		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Déjà remarqué à la Quinzaine pour <em>L'Oeil invisible</em>, Diego Lerman revient présenter <em>Refugiado</em>, un film fort sur la violence conjugale. Rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/refugiaro-3.jpg" alt="Refugiado de Diego Lerman" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-17826" />Déjà remarqué à la Quinzaine pour <em>L&#8217;Oeil invisible</em>, Diego Lerman revient présenter <em>Refugiado</em>, un film fort sur la violence conjugale. C&#8217;est par les yeux de Mati, 8 ans, qu&#8217;on découvre Laura, à terre, battue par son mari. Lorsqu&#8217;elle se relève, elle passe de refuges en hôtels miteux, terrifiée à l&#8217;idée que son mari retrouve sa trace. Diego Lerman filme l&#8217;angoisse et la fuite. Il filme aussi un enfant, qui ne comprend pas toujours la nécessité de cette course sans fin, même s&#8217;il sent le danger. Un enfant confronté au monde des adultes dans ce qu&#8217;il a de moins réjouissant, avant de trouver, finalement, le réconfort et l&#8217;apaisement dans une magnifique séquence finale.</p>
<p><strong>Pourquoi le film s&#8217;appelle-t-il <em>Refugiado</em>, et pas <em>Refugiada</em> ou <em>Refugiados</em> ?</strong></p>
<p>Le point de vue principal est le regard de l&#8217;enfant. Le film commence et termine par cet enfant. C&#8217;est comme une quête, il s&#8217;agit de retrouver son regard.</p>
<p><strong>Est-ce aussi une manière d&#8217;adoucir une histoire violente, d&#8217;offrir des respirations avec les séquences de jeu ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/refugiado-2.jpg" alt="Refugiado de Diego Lerman" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-17830" /><em>Refugiado</em> a plusieurs dimensions qui m&#8217;intéressent. L&#8217;histoire de Laura, bien sûr, et de la violence faite aux femmes. Il s&#8217;agissait aussi de capturer la spontanéité, la naturalité de l&#8217;enfance. Etre dans cette légèreté. Je vois ce film comme un voyage. Il me semble que le regard des enfants est le juste point de vue sur ce thème. Cela permet un regard différent, sans dénonciation trop frontale, explicite ou manichéenne. Quand j&#8217;ai commencé le film, sûrement de manière inconsciente, c&#8217;était aussi une manière de parler de ma propre enfance, de témoigner de la manière dont j&#8217;ai vécu et souffert de la dictature. Le film part aussi d&#8217;un fait très concret, qui s&#8217;est déroulé devant ma maison de production. Un matin en arrivant, il y avait une femme en sang, la police, les médias&#8230; Elle s&#8217;était fait tirer dessus par son mari, déguisé en vieil homme, devant l&#8217;école où elle amenait ses enfants. C&#8217;était l&#8217;année où est née ma fille, et je n&#8217;arrivais pas m&#8217;empêcher de penser à ce fait divers, de me demander comment réagissent les enfants, ce que ça fait de voir son propre père se déguiser pour tirer sur sa mère. Je me demandais aussi d&#8217;où venait cette violence, comment imaginer un tel stratagème. C&#8217;est là qu&#8217;a commencé une longue enquête sur cette violence domestique. J&#8217;ai visité des refuges, j&#8217;ai rencontré des travailleurs sociaux, etc. Ca a donné de la chair à ce thème, qui m&#8217;est en fait tombé dessus.</p>
<p><strong>Vous disiez ne pas vouloir prendre le sujet de manière trop frontale, est-ce que c&#8217;est un sujet casse-gueule ?</strong></p>
<p>A l&#8217;inverse, en Argentine, c&#8217;est un thème fort. Tous les jours, on entend parler d’un nouveau cas de violence conjugale. Je voulais justement m&#8217;éloigner de cette chronique médiatique quotidienne, donner à cette histoire une plus grande ampleur, et ne pas rester collé au fait divers. Je voulais montrer toute la profondeur, la complexité, l&#8217;ambiguïté qu&#8217;il peut y avoir dans ces histoires. <span id="more-17823"></span></p>
<p><strong>Comment est-on perçu quand on est un homme en enquêtant sur ce genre d&#8217;histoires ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/refugiado.jpg" alt="Refugiado de Diego Lerman" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-17834" />Au début, il y avait une distance, une retenue, un peu de méfiance. Mais au fur et à mesure de mes investigations, en apprenant à connaître ces femmes, les choses se sont débloquées. Je suis allé dans un refuge à Buenos Aires qui n&#8217;accepte pas l&#8217;entrée des hommes. Même les gens qui y travaillent sont des femmes. On a fini par avoir l&#8217;autorisation, et ça a été un moment très fort. Sachant que j&#8217;étais là pour faire un film, ces femmes sont venues vers moi dans une sorte de catharsis. Le fait que je fasse des recherches pour ce film voulait dire que je raconterai leur histoire. Ce jour-là, quand on est arrivé, il y avait une trentaine de femmes et d&#8217;enfants qui mangeait et regardait à la télé une émission sur la violence faite aux femmes. C&#8217;était très étrange de les voir, elles qui portaient sur leurs corps les marques de cette violence, regarder une telle émission. J&#8217;ai aussi travaillé de manière très étroite avec une femme, qui travaille sur ce thème et avait la confiance des gens que je rencontrais, et puis, j&#8217;ai coécrit le scénario avec une femme.</p>
<p><strong>En choisissant de filmer la fuite, plutôt que le quotidien d&#8217;une femme battue, certaines séquences très fortes se rapprochent du thriller&#8230;</strong></p>
<p>Ce sont des choix esthétiques, mais je ne sais pas si ce sont des choix très rationnels et très conscients. Je réfléchis en termes de cinéma, et je raconte les choses de manière cinématographique, presque instinctivement. Ici, la solution me paraissait évidente. Le film raconte un voyage, et il devait forcément prendre la forme d&#8217;un thriller : c’est l&#8217;histoire de quelqu&#8217;un qui est poursuivi. Je n&#8217;intellectualise pas tellement les choses, mais il me paraissait que c&#8217;était la forme adéquate, la manière la plus personnelle de raconter cette histoire. En rencontrant ces femmes, elles m&#8217;ont dit que le pire n&#8217;était pas la violence des coups, mais la peur permanente. La violence dans le film reste hors champ, je ne la montre pas. Je ne montre que les conséquences. Ca me paraissait important, et ça m&#8217;intéressait plus d&#8217;un point de vue cinématographique, que de montrer un homme battant une femme.</p>
<p>&nbsp;<br />
Refugiado <em>de Diego Lerman avec Julieta Diaz, Sebastián Molinaro, Marta Lubos&#8230; Argentine, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 13 mai 2015.</em> </p>
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		<title>Les Nouveaux Sauvages, de Damian Szifron</title>
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		<pubDate>Mon, 19 May 2014 06:22:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétition du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Le film à sketchs, l'Italie des années 1960 s'en était fait une spécialité dont Dino Risi, Mario Monicelli ou Ettore Scola figurent parmi les plus éminents représentants. Le jeune Argentin Damián Szifron, peu...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Hommes au bord de la crise de nerfs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/ricardo-darin-wild-tales-damian-szifron.jpg" alt="Les Nouveaux Sauvages, de Damian Szifron" title="Les Nouveaux Sauvages, de Damian Szifron" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17100" />Le film à sketchs, l&#8217;Italie des années 1960 s&#8217;en était fait une spécialité dont Dino Risi, Mario Monicelli ou Ettore Scola figurent parmi les plus éminents représentants. Le jeune Argentin Damián Szifron, peu connu en France mais qui signe ici son troisième long-métrage, a choisi d&#8217;inscrire ses <em>Nouveaux Sauvages</em> dans cette tradition latine. Une comédie déjantée, outrancière et totalement désinhibée. Une digression en six volets autour de la violence et des pulsions sauvages de l&#8217;homme. Un voyage en avion qui dégénère, une cuisinière crasseuse sur les dents, un fou du volant plutôt hargneux, un ingénieur expert en démolition qui pète un plomb, des pourparlers nauséabonds entre gens de bonnes familles et un mariage qui vire à la catastrophe… Six contes à travers lesquels le cinéaste rassemble le meilleur du pire de l&#8217;être humain. </p>
<p>L&#8217;homme, dans son histoire, qu&#8217;elle soit politique, sociale ou religieuse, n&#8217;a eu de cesse de bourlinguer le long de la frontière fragile qui sépare la civilisation de la barbarie. L&#8217;une n&#8217;allant pas sans l&#8217;autre. Une histoire semée d&#8217;humiliations, d&#8217;asservissements, de tortures et de massacres. De sombres pratiques que les progrès du monde moderne ne sont pas parvenus à casser totalement. Les inégalités, les injustices, le harcèlement, la corruption&#8230; Autant de plaies que Szifron cautérise à grand coup de caméras dans un grand défouloir jubilatoire. Il l&#8217;avoue volontiers, s&#8217;il n&#8217;avait pu profiter de sa liberté d&#8217;expression, Damián Szifron aurait certainement brandi les armes avant de finir entre les quatre murs d&#8217;une cellule. Mais voilà, le cinéaste a eu la chance de pouvoir opter pour une délivrance bien plus pacifique et sans doute plus constructive à travers le prisme du cinéma. Des envies de meurtre, on en a tous. Szifron a décidé de passer à l&#8217;acte à travers la fiction. <span id="more-17097"></span></p>
<p>Avec <em>Les Nouveaux Sauvages</em>, le réalisateur se place dans une dimension moins globale que celle de la barbarie à grande échelle mais se concentre sur des déséquilibres plus ordinaires, tout aussi ravageurs, à travers différents parcours d&#8217;hommes et de femmes au bord de la crise de nerfs. Une trahison amoureuse, l&#8217;opprobre de l&#8217;échec, un type qui se traîne en voiture, un guichetier zélé, une tragédie familiale… La barbarie des <em>Nouveaux sauvages</em> est plus insidieuse, plus sournoise parce que totalement niée. La barbarie du quotidien. De celle qui vous fait perdre les pédales. Où le moindre grain enraye toute la mécanique. Szifron situe son film quelque part entre Pedro Almodovar (qui en cosigne d&#8217;ailleurs la production) et Quentin Tarantino. Il en a la folie, l&#8217;humour abrupt et cinglant. Mais surtout, Damián Szifron révèle un goût certain pour la mise en scène, multipliant les cadres acrobatiques et les travellings ingénieux. </p>
<p>Bien qu&#8217;inégal (c&#8217;est malheureusement souvent le lot des films à sketchs), <em>Les Nouveaux Sauvages</em> reste un immense déversoir à tous nos appétits de destruction et de vengeance. Et on ne vous le cache pas, sans avoir la force des réquisitoires pamphlétaires des maîtres transalpins, cette extravagance argentine est tout à fait réjouissante.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Nouveaux Sauvages<em> de Damián Szifron, avec Ricardo Darin, Oscar Martinez, Leonardo Sbaraglia… Argentine, 2014. Sortie le 14 janvier 2015. En compétition au 67e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Jauja, de Lisandro Alonso</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2014 19:23:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection Un Certain Regard 2014 Qui ? Cette année, l&#8217;Argentine est présente en compétition avec Wild Tales et au Certain Regard avec Jauja. Un détail qui ne devrait pas déplaire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélection Un Certain Regard 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/jauja-viggo-mortensen-lisandro-alonso.jpg" title="Jauja, de Lisandro Alonso" alt="Jauja, de Lisandro Alonso" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17311" /><strong>Qui ?</strong><br />
Cette année, l&#8217;Argentine est présente en compétition avec <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/wild-tales-damian-szifron/" title="Wild Tales, de Damian Szifron" target="_blank">Wild Tales</a></em> et au Certain Regard avec <em>Jauja</em>. Un détail qui ne devrait pas déplaire au président du jury argentin&#8230; Lisandro Alonso a déjà été sélectionné en section Un Certain Regard avec son premier film, <em>La Libertad</em>.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Jauja</em>, c&#8217;est un étrange voyage à la conquête de l&#8217;eldorado, qui défile entre Danemark et Patagonie. On y suit le toujours parfait Viggo Mortensen, Danois qui embarque pour l&#8217;Argentine. D&#8217;après son réalisateur, <em>Jauja</em> &#8220;est un rêve sur l&#8217;amour, la mort et comment continuer&#8221;.</p>
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		<title>Historias, les histoires n&#8217;existent que lorsque l&#8217;on s&#8217;en souvient, de Julia Murat</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jul 2012 21:48:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Derrière ce titre à rallonge se cache un film poétique et tendre, en salle le 18 juillet...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/07/historias-julia-murat.jpg" alt="Historias, de Julia Murat" title="Historias, de Julia Murat" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-8926" />Derrière ce titre à rallonge se cache un film poétique et tendre. L&#8217;histoire d&#8217;un petit village au cœur du Brésil engourdi par le temps qui va se réveiller doucement à l&#8217;arrivée d&#8217;une jeune photographe.</p>
<p>Le début du film décline lentement plusieurs fois la même scène : Madalena, une vieille dame qui vit dans le souvenir de son défunt mari, pétrit et cuit le pain pour la boutique d’Antonio. Comme chaque jour, il lui dit qu&#8217;elle est têtue comme une mule (elle range les petits pains d&#8217;une certaine façon, tandis qu&#8217;il les retire aussitôt pour faire à sa façon). Malgré la rudesse apparente de l&#8217;homme, on ressent beaucoup de complicité et de tendresse entre eux. Comme chaque jour, ils s&#8217;assoient sur le banc devant la boutique pour boire le café et discuter. Puis, ils vont écouter le sermon du prêtre avant d&#8217;aller prendre le déjeuner avec les autres habitants du village. Le côté itératif crée une atmosphère étrange et mime avec grâce la langueur dans laquelle semblent être englués le village et ses habitants en bout de course. Le magnifique travail du directeur de la photographie, Lucio Bonelli, fait penser sans équivoque aux tableaux de Rembrandt ou du Caravage. C&#8217;est dans une semi-pénombre ou une lumière sans fard que tous les jours, les mêmes gestes, les mêmes mots, le quotidien se répètent à l&#8217;infini.<span id="more-8924"></span> Seule la mort peut briser cette mécanique parfaitement huilée. Mais le problème c&#8217;est que les vieux ne semblent pas pouvoir mourir : le cimetière est fermé, verrouillé depuis bien longtemps&#8230; Un mystère qui fait parfois basculer le film dans un réalisme fantastique. </p>
<p>La deuxième partie du film voit Rita, une jeune photographe, débarquer dans cet étrange endroit habité de vieilles personnes et irrévocablement coupé du monde. On ne sait pas pourquoi elle est là, elle semble perdue. Elle prend des clichés qui s&#8217;insèrent entre les séquences, donnant au film une dimension documentaire. En se fondant dans le paysage, elle tisse des liens avec les âmes du village. Escamotant l&#8217;écart entre les générations, Rita devient un pont entre le rêve et la réalité, la vie et la mort. Et le film d&#8217;interroger sur le rôle de la tradition, de la transmission et de la mémoire personnelle et collective.<br />
Récompensé dans de nombreux festivals à travers le monde et premier long-métrage de fiction de la jeune réalisatrice brésilienne Julia Murat, <em>Historias, les histoires n&#8217;existent que lorsque l&#8217;on s&#8217;en souvient</em>, est un joli film enchanteur et sensible.</p>
<p>&nbsp;<br />
Historias, les histoires n&#8217;existent que lorsque l&#8217;on s&#8217;en souvient<em> de Julia Murat, avec Sonia Guedes, Lisa Serra, Luiz Serra, Argentine, Brésil, France. Sortie le 18 juillet 2012.</em></p>
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		<title>Elefante blanco, de Pablo Trapero</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 16:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
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		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
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		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Une communauté religieuse dans un bidonville de la banlieue de Buenos Aires. Prise entre la police et les cartels de drogue, elle tente jour après jour d’aider les habitants, en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/elefante-blanco-pablo-trapero.jpg" alt="Elefante blanco de Pablo Trapero" title="Elefante blanco de Pablo Trapero" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-6622" />Une communauté religieuse dans un bidonville de la banlieue de Buenos Aires. Prise entre la police et les cartels de drogue, elle tente jour après jour d’aider les habitants, en leur procurant des logements, en les sortant de la drogue, en pourvoyant à l’éducation des enfants. Deux prêtres, Julian et Nicolas, prennent à bras le corps leur vocation et n’hésitent pas à briser certaines règles pour aider les plus démunis.</p>
<p>Une bonne idée ne fait pas nécessairement un bon film. Sur le papier, le trio Ricardo Darin-Jérémie Renier-Martina Gusman suscitait une certaine attente. A l’écran, aucun des trois ne parvient à surprendre. Avant tout, parce que les ficelles sont énormes : les deux prêtres super-héros ne reculeront devant rien, c’est en substance ce que la grossière séquence dans la jungle suppose. On y découvre Jérémie Renier impuissant face à l’assassinat de la population d’un village, quelque part en Amérique latine, avant d’être rapatrié à Buenos Aires. <span id="more-6621"></span>Renier en guerrier de la bénédiction, façon gangsta rap. Pour suggérer que son personnage n’est pas banal, au cas où on n’aurait pas encore compris, Pablo Trapero le montre même en train de coucher avec une femme. Gangsta, on vous dit ! A force de faire voir à nos yeux humides de tels sacrilèges, on en vient à oublier pourquoi on est là. Une histoire de corruption, ou de drogue, ou de religion. Ou les trois. Pour autant, impossible de s’endormir, tant la musique vient nous rappeler que Pablo Trapero est un réalisateur rock un peu sourd. Dans <em>Carancho</em> déjà, le chef de file du cinéma argentin montrait quelques signes d’essoufflement, bien cachés derrière une épaisse couche tape-à-l’œil. Ici, force est de constater que Trapero en a terminé avec la beauté subtile de <em>Mundo grua</em> ou de <em>Leonera</em>, et qu’il veut surtout faire du bruit. Parfaitement inutile.</p>
<p>&nbsp;<br />
Elefante blanco<em> de Pablo Trapero, avec Ricardo Darin, Jérémie Renier, Martina Gusman&#8230; Argentine, Espagne, 2012. En sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes. Sortie le 20 février 2013.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/pm5zz/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Infancia clandestina, de Benjamin Avila</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 06:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Juan, ou plutôt «Ernesto», a 12 ans. Après des années d'exil, il revient avec sa famille (et un autre prénom) en Argentine. Ses parents sont des membres très actifs de l'organisation Montoneros, en lutte contre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/infancia-clandestina-affiche.jpg" alt="Infancia clandestina, de Benjamin Avila" title="Infancia clandestina, de Benjamin Avila" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7176" />Juan, ou plutôt «Ernesto», a 12 ans. Après des années d&#8217;exil, il revient avec sa famille (et un autre prénom) en Argentine. Ses parents sont des membres très actifs de l&#8217;organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir dans les années 1970. Cette histoire, c&#8217;est l&#8217;histoire du réalisateur, celle de sa catharsis. Lui aussi a vécu une enfance clandestine et a perdu des êtres chers dans ce combat pour la liberté. Sans être une stricte autobiographie, l&#8217;émotion est intacte. Un sujet fort et personnel puisque Benjamin Avila avait déjà réalisé en 2004 un long-métrage documentaire, <em>Nietos</em>, sur les enfants des «Disparus», volés par les familles de militaires pendant la dictature. Une blessure ouverte dans laquelle il embarque son spectateur. Notamment par le biais d&#8217;images dessinées qu&#8217;il dit ne pas avoir insérées pour mettre à distance l&#8217;émotion mais au contraire pour l&#8217;exacerber. </p>
<p>Des larmes, donc, mais aussi des rires et des sourires dans ce film qui déroule un quotidien très tendre, malgré la violence omniprésente. Beaucoup d&#8217;amour dans cette famille si atypique. Même entre les parents qui ont plutôt épousé la cause militante. <span id="more-7158"></span>La relation de Juan à son oncle Beto, ce personnage impulsif mais doux, est bouleversante. Et puis il y a cette jolie histoire avec sa camarade d&#8217;école, Maria, dont il tombe amoureux et pour laquelle il est prêt à quitter sa famille, lui qui est si habitué à tout plaquer du jour au lendemain.</p>
<p>Un film à hauteur d&#8217;enfant qui revisite cet épisode douloureux de l&#8217;histoire argentine. Comment vivre, aimer, jouer, se réjouir&#8230; quand la peur est là, à chaque instant ? Quand il faut mentir tous les jours et partir, tout recommencer au moindre danger ? Mais, à travers le regard pénétrant du petit Ernesto, restent les idées qui, elles, ne meurent jamais.</p>
<p>&nbsp;<br />
Infancia clandestina <em>de Benjamin Avila, avec Ernesto Alterio, Natalia Oreiro, Cesar Troncoso, Teo Gutierrez Moreno&#8230; Argentine, Espagne, Brésil, 2012. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2012.</em></p>
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