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	<title>Grand Écart &#187; Résultats de recherche  &#187;  mordez la poussière</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Du sang, du cœur et des humeurs</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 12:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Mario Bava]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/11/bill-doolin-300x168.jpg" alt="Bill Doolin" width="300" height="168" class="alignleft size-medium wp-image-27712" />Pour ce centième papier, mettons les petits plats dans les grands. John Wayne, Angie Dickinson, Joel McCrae, Marlène Dietrich, Burt Lancaster, Sam Peckinpah, Randolph Scott, Budd Boetticher, Lee Van Cleef, James Coburn et le grand Mario Bava dévoilent tout leur talent dans des versions DVD et Blu-ray si bichonnées qu’elles donnent l’envie de dépenser l’intégralité du budget que vous aviez réservé pour vous chauffer cet hiver. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Bava dans le coup</h2>
<p>Mario Bava tient une place spéciale dans le temple du septième art, au côté de Welles et Chaplin, là où s’épanouit le clair-obscur. Considéré par les cinéphages, les professionnels de la profession et les apprentis cinéastes comme un artisan génial, il symbolise à la perfection le lien étroit entre métier et passion. Artiste singulier, technicien de génie, sauveur des causes désespérées, Bava a touché à tous les styles, occupé tous les postes, vécu toutes les emmerdes. Il est une légende vénérée et révérée. Aujourd’hui, la référence Bava, référence sacrée, est une marque qui inspire et nourrit ses héritiers. Son écriture et son langage cinématographique, qui n’ont jamais paru aussi modernes, exacerbent les sens. De Bava, il faut tout voir. Sans exception. Et tout revoir. C’est ici : <a href="https://sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava" title="sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava" target="_blank">https://sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Mordez la poussière ! </h2>
<p>Embrayons les hostilités avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1580-810-lhomme-au-fusil-1699-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">L’Homme au fusil</a></em> (1955) de Richard Wilson. Ce western lunaire où Robert Mitchum incarne un antihéros chargé de débarrasser une petite ville de ses sauvageons dénote du tout-venant par ses scènes aussi belles que cruelles. Richard Wilson, producteur légendaire d’Orson Welles, qui signe ici son premier film, livre une œuvre singulière sur l’Ouest américain. <span id="more-27711"></span>C’est direct, sec et pas aimable. Les choix osés de Wilson ne sont pas pour rien dans la réussite de l’entreprise. <em>La Vengeance du Shérif</em> (1969) réalisé par Burt Kennedy (et toujours avec Robert Mitchum) est de facture plus classique, plus plan-plan, moins hanté par les démons du genre. À la fin des années 1960, le western est déjà un genre à l’agonie. Du coup, si vous appréciez les œuvres inédites et décalées (ou classées à leur époque comme ringardes), jetez-vous sur <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1574-802-bill-doolin-le-hors-la-loi-1499-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Bill Doolin, le hors-la-loi</a></em> (1981), dernier western de Burt Lancaster. L’histoire est assez drôle : deux adolescentes, fans de roman à deux sous, décident de partir à la recherche de leur cow-boy préféré. Petit hic, la fiction ne colle pas vraiment à la réalité. Ce décalage rappelle l’une des pièces maîtresses du romancier Larry McMurtry, <em>Anything for Billy</em>, qui raconte l’épopée hallucinante dans le Grand Ouest d’un auteur à la petite semaine qui n’a jamais quitté son bureau de New York ! Autre inédit à vous mettre sous la dent, l’original <em>Fleuve de la dernière chance</em> (1955), western d’aventure qui voit une bande de survivants d’un massacre fuir les Indiens sur le fleuve Colorado. Dépaysement garanti !</p>
<p>Un premier grand western. <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1640-948-les-compagnons-de-la-gloire-combo-1999-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Les Compagnons de la gloire</a></em> (1965). Arnold Laven est aux manettes et Sam Peckinpah au scénario. C’est l’histoire d’une troupe de bleus sacrifiés pour assassiner le peuple indien. On y voit de jeunes soldats mal préparés tomber devant des ennemis qui ne sont pas les leurs. Les Compagnons de la gloire reste dans l’histoire du cinéma comme une référence esthétique. Les cadres et la lumière subliment la cruauté des hommes autant qu’ils magnifient la nature. Du grand cinéma. Second grand western avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1622-fort-massacre-combo-1999-eur.html" target="_blank">Fort Massacre</a></em> (1958). Ce bijou porté par Joel McCrea relate l’odyssée vengeresse d’un homme qui perd les pédales après la mort de son fils et de sa femme. Le sergent Vinson doit ramener sains et saufs des soldats de la cavalerie mais traverser le territoire hostile des Indiens le porte vers l’abîme. Fort Massacre a fait sa réputation sur la profondeur psychologique de son intrigue et la puissance de sa dramaturgie. Les dialogues puissants et ciselés marquent au fer rouge. <em>Les Écumeurs</em> (1942) et <em>Fort Yuma</em> (1955), de nature plus classique sonnent davantage comme des westerns à papa. Notons que Les Écumeurs explore l’ambiance des trappeurs et chercheurs d’or au début du XX<sup>e</sup> siècle en Alaska. Pour les yeux. Réservez <em>Les Compagnons de la gloire</em> et <em>Fort Massacre</em> pour le cerveau. </p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/catalogue/1540-decision-a-sundown-combo-1999-eur.html" title="Décision à Sundown" target="_blank">Décision à Sundown</a></em> (1957), classé au rayon des merveilles du cinéma, ne plaît pas à Bertrand Tavernier mais ravit Martin Scorsese, Tarantino, Sergio Leone et consorts. Autant dire que cette énième histoire de vengeance (et donc d’échec personnel) a fait couler beaucoup d’encre et de salive chez les plus cinéphiles et connaisseurs du genre. Pour ma part, je rejoins Tavernier. <em>Décision à Sundown</em> n’est pas le meilleur Budd Boetticher. Je préfère, et de loin, <em>Sept hommes à abattre</em> et <em>Comanche Station</em> dont le soin apporté à la mise en scène, aux dialogues et à la distribution surclassent largement ce décidément trop falot <em>Décision à Sundown</em>. Si vous ne le connaissez pas, tentez tout de même l’aventure. Remettons-nous de nos émotions avec un petit western des familles sec et nerveux, <em>Bataille sans merci</em> (1953). Goupillé par le grand Raoul Walsh, le film vaut surtout pour sa mise en scène inventive qui à l’origine devait être exploitée en relief. Notons qu’il ne fut jamais projeté en 3D dans les salles françaises. L’intrigue tourne autour d’une épopée en diligence qui tourne au fiasco. Le père Walsh déroule toute la panoplie du Grand Ouest (Indiens, cow-boys, malandrins et jolies pépés) sur un rythme effréné mais sans grande inspiration. C’est un drôle de film que celui-là !</p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/catalogue/1567-la-chevauchee-de-la-vengeance-combo-1999-eur.html" target="_blank">La Chevauchée de la vengeance</a></em> (1959) de Budd Boetticher. Qu’est-ce qui fait un très grand western ? Un cahier des charges précis avec : une histoire simple et efficace filmée en scope, une immersion réaliste dans le Grand Ouest, des paysages utilisés comme des éléments essentiels de l’intrigue, une construction implacable de la dramaturgie, des personnages idiots et sadiques, un héros hanté par son passé, une fin magnifique. Et cetera. <em>La Chevauchée de la vengeance</em> est un grand Boetticher et un grand western. C’est entendu, mais qu’est-ce qui fait un très très grand western ? Un western unique qui révolutionne le genre. Un exemple ? <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1451-543-le-passage-du-canyon-1499-eur.html#/1-format-dvd" target="_blank">Le Passage du canyon</a></em> (1946) du grand Jacques Tourneur. Unique parce que le ton est unique et qu’il porte la marque singulière d’un cinéaste européen qui a su comme peu de ses confrères se réapproprier les codes du genre. Déjà, <em>Le Passage du canyon</em> se passe dans les épaisses forêts de l’Oregon, loin du désert aride de l’Arizona. Durant cette traversée, on semble transportés dans un univers inconnu. Ensuite, c’est tout le savoir-faire de Tourneur qui s’exprime ; les mouvements de caméra, aussi doux que des caresses flattent la rétine comme peu de long-métrages l’ont fait. Et s’il n’y avait que la forme&#8230; La direction d’acteur, mes aïeux ! En effet, Tourneur, qui s’appliquait dans chacun de ses films à faire déjouer ses acteurs et ses actrices en leur offrant des contre-emplois, crée des atmosphères à chaque plan. Cette épopée au long cours laisse encore pantois les grands maîtres du septième art. Quel privilège de pouvoir découvrir ce bijou ! </p>
<p>En aparté : si quelques lignes plus haut, j’évoque les qualités de <em>La Chevauchée de la vengeance</em> et <em>Décision à Sundown</em> de Boetticher, sachez que Sidonis Calysta ressort <em>Comanche Station</em> (1960) en version remasterisée HD. Rien que ça ! Et si vous êtes ultra fan de Randolph Scott, jetez votre dévolu sur <em>Dix hommes à abattre</em>, moins puissant qu’un Boetticher mais Scott fait le job.</p>
<p>Terminons cette sélection de westerns avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/accueil/1571-798-valdez-1499-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Valdez</a></em> (1971). Quand un éleveur de bétail tue un Noir et refuse de payer son enterrement, Valdez, un ancien éclaireur, l&#8217;exige pour sa veuve. Face au refus musclé de l&#8217;éleveur, Valdez entend régler les comptes à sa manière. <em>Valdez</em>, adaptation d’un roman d’Elmore Leonard, délivre un ton mordant, puissant et sec quasi salvateur. La gueule burinée de Burt Lancaster fait du bien à l’âme. Ça déménage et c’est tant mieux. Un dernier pour la route ? En 1970, sortait <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1644-macho-callahan-combo-1999-eur.html" target="_blank">Macho Callahan</a></em> (1970), un western OVNI, craspec et méchant avec David Jenssen et Jean Seberg qui raconte l’histoire d’un déserteur obnubilé par la vengeance. La beauté formelle du film détonne derrière la montagne de cruauté.</p>
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		<title>Mordez la poussière ! #13</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 08:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d'hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s'en échapper. Quand le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d&#8217;hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s&#8217;en échapper. Quand le western sort des sentiers battus, il faut en profiter ! Alors savourez&#8230;<br />
</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/chevaliers-texas-ray-enright.jpg" alt="Les Chevaliers du Texas, de Ray Enright" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27277" /><strong><em>Les Chevalier du Texas</em> réalisé par Ray Enright avec Joel McCrea, Dorothy Malone, Alexis Smith, Zachary Scott&#8230;</strong></p>
<p>Durant la guerre de Sécession, Luke Cottrell, chef des francs-tireurs nordistes, brûle le ranch des « Trois Cloches », propriété de Kip Davis, Charlie Burns et Lee Price. Pour se venger, Kip décide de laisser sa fiancée Deborah et prend la route du sud pour retrouver Luke Cottrell et le punir. Afin de pouvoir reconstruire le ranch, Kip s&#8217;engage avec Rouge de Lisle, bientôt rejoint par Charlie, pour organiser un trafic d&#8217;armes pour le Sud. Lorsqu&#8217;enfin Kip revient dans la ville, il apprend que Deborah est amoureuse de Lee…<br />
<em>Les Chevaliers du Texas</em> n&#8217;est pas un western révolutionnaire. C&#8217;est une oeuvre solide (comprenez par là « traditionnelle ») portée par des acteurs non moins solides. Joel McCrea, Zachary Scott et Dorothy Malone crèvent l&#8217;écran au coeur de chaque scène. Cette histoire d&#8217;amour et d&#8217;abandon ne devrait pas laisser de marbre les fans de romance déceptive. En effet, si le genre western ne s&#8217;aventure que trop rarement sur le terrain de la psychologie, les scénaristes, Zachary Gold et James R.Webb, n&#8217;ont pas hésité à privilégier la profondeur des personnages au détriment de l&#8217;intrigue. Ici, le manichéïsme de bas étage n&#8217;est pas de mise car les héros ne sont pas vraiment des héros et les méchants pas si méchants. <em>Les Chevaliers du Texas</em> se regarde comme une étude de moeurs. Le technicolor est d&#8217;une beauté à couper le souffle. <span id="more-27273"></span><br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/streets-laredo-chevauchee-honneur-leslie-fenton-william-holden.jpg" alt="La Chevauchée de l&#039;honneur, de Leslie Fenton" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27278" /><strong><em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> réalisé par Leslie Fenton avec William Holden, Mona Freeman, Macdonald Carey, William Bendix&#8230;</strong></p>
<p>1878. Jim Dawkins, Reuben Wahoo Jones et Lorn Reming attaquent une diligence. Lorn oblige le bandit Charley Calico à rendre à Rannie Carter de l&#8217;argent pour la dédommager. Mais, au cours d&#8217;une poursuite, Jim et Wahoo d&#8217;un côté et Lorn de l&#8217;autre se perdent mutuellement. Pour sauver Lorn qu&#8217;ils ont retrouvé, Jim et Wahoo l&#8217;arrêtent et sont ainsi enrôlés dans les Texas Rangers. Lorn ne comprend pas l&#8217;attitude de ses amis. Il s&#8217;évade, les assomme et fuit. Lors dune patrouille, Jim et Wahoo retrouvent Lorn…<br />
<em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> est une pépite du genre, un petit miracle déjà porté à l&#8217;écran par King Vidor en 1936 sous le titre <em>Texas Ranger</em>. Derrière le savoir-faire du réalisateur Leslie Fenton et du scénariste Charles Marquis Warren, le grand William Holden nous offre, en canaille déboussolée, l&#8217;une de ses plus subtiles prestations. Comme pour <em>Les Chevaliers du Texas</em>, la puissance de l&#8217;intrigue ne réside pas dans l&#8217;enchaînement des péripéties mais dans l&#8217;évolution psychologique de ses personnages. On les observe faire le point sur des années d&#8217;errance et de mauvais choix, fragiles et perdus. Un très grand western.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/triomphe-buffalo-bill-jerry-hopper-charlton-heston.jpg" alt="Le Triomphe de Buffalo Bill, de Jerry Hopper" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27282" /><strong><em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> réalisé par Jerry Hopper avec Charlton Heston, Rhonda Fleming&#8230;</strong></p>
<p>1860. Buffalo Bill Cody et Wild Bill Hickok souhaitent établir un service de courrier entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest mais cette idée déplaît à certains qui voudraient que la Californie se détache de l&#8217;Union. Rance Hastings et sa sœur Evelyn font partie de ceux qui s&#8217;opposent au Pony Express. Cody s&#8217;éprend d&#8217;Evelyn, ce qui irrite Denny Russell qui l&#8217;aime depuis longtemps. Si l&#8217;opposition des Hastings est d&#8217;ordre idéologique, Joe Cooper ne pense en revanche qu&#8217;au contrat de courrier qu&#8217;il a avec le gouvernement.<br />
Cette histoire de Pony Express est un bonbon, la douceur qu&#8217;il fait plaisir de déguster une fin d&#8217;après-midi pluvieuse. Un dimanche de préférence. <em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> a le mérite de divertir autant que de nous instruire sur la création du modèle postal américain durant la seconde moitié du XIXe siècle. On y voit comment le Pony Express fut un élément essentiel dans la création du lien social entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest de l&#8217;Amérique. Quoi qu&#8217;il fasse, Charlton Heston est génial ! Voilà un western d&#8217;entertainement comme on les aime. Très recommandé.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/la-femme-qui-faillit-etre-lynchee-affiche.jpg" alt="La Femme qui faillit être lynchée, d&#039;Allan Dwan" width="217" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27279" /><strong><em>La Femme qui faillit être lynchée</em> réalisé par Allan Dwan avec Audrey Totter, Joan Leslie, John Lund&#8230;</strong></p>
<p>1865. Sally Maris rejoint son frère Bill qui tient le saloon de Border City, mais Bill est tué par Lance Horton qu&#8217;il menaçait. Pour payer les dettes de son frère, Sally est obligée de diriger le saloon. Elle se bat avec Kate Quantrill, la femme du chef de guerre, et affronte celle-ci dans un duel au revolver qu&#8217;elle remporte. Lorsque les Nordistes investissent la ville, Sally cache Kate et Lance Horton, qui en réalité est un capitaine sudiste.<br />
<em>La Femme qui faillit être lynchée</em> pourrait peut-être s&#8217;apparenter à un « feel good western » tant il est positif et solaire. Ici, ce sont les femmes qui mènent la danse. Le grand Allan Dwan réalise une œuvre féministe en diable qui présente avec force détails l&#8217;influence absolue de la société patriarcale à cette époque. Une femme au saloon d&#8217;accord, mais une femme patronne de saloon ! Alors là&#8230; <em>La Femme qui faillit être lynchée</em> est une œuvre généreuse sur l&#8217;amitié, la vraie, celle qui rebat les cartes et éclipse les tabous. Une pépite à redécouvrir.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/traquenard-sans-loi-utah-blaine-fred-sears.jpg" alt="Le Traquenard des sans-loi, de Fred Sears" width="176" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27283" /><strong><em>Le Traquenard des sans-loi</em> réalisé par Fred S. Sears avec Rory Calhoun, Susan Cummings, Angela Stevens, Ray Teal&#8230;</strong></p>
<p>Utah Blaine aide Joe Neal qui possède un ranch et doit faire face à Russ Nevers, à la tête d&#8217;une bande de vauriens, qui cherche à s&#8217;emparer de toutes les terres. Neal est assassiné, souhaitant que Utah et Angie Kinyon, dont le père a aussi été tué par Nevers, prennent soin de son ranch. Dans leur combat contre Nevers, Utah et Angie sont rejoints par Mary Blake dont le père a également été tué, et par Gus Ortmann, toujours ravi de se battre.<br />
Il faut savoir avant toute chose que <em>Le Traquenard des sans-loi</em> est une rareté. Alors merci Sidonis !Ce petit western à papa est une œuvre modeste qui va à l&#8217;essentiel. Pas de fioriture ! Les personnages dessinés avec soin provoquent une empathie réelle et rapide chez le spectateur. On ne s&#8217;ennuie pas une seconde devant cette histoire de vengeance et de rédemption. Rory Calhoun, comme à son habitude, dégage une force peu commune. Il nous rassure comme le font les héros de cinéma. Encore un chouette western psychologique.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
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		<title>Sélection Westerns : Mordez la poussière ! #12</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2019 21:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Contre la morosité ambiante, vous reprendrez bien un peu de western ? Parce que nous en avons sélectionné 8 à votre intention dont 3 ont marqué l’histoire du genre et du...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center">Contre la morosité ambiante, vous reprendrez bien un peu de <a href="http://www.grand-ecart.fr/tag/western/">western</a> ? Parce que nous en avons sélectionné 8 à votre intention dont 3 ont marqué l’histoire du genre et du cinéma. Et si vous faites le compte, 8 moins 3 égal 5. Dingue, non ?</p>
<p><b><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-mordez-la-poussiere-12-stewart-gary-cooper-rock-hudson/attachment/taza-fils-de-cochise/" rel="attachment wp-att-26691"><img class="alignleft size-medium wp-image-26691" alt="taza-fils-de-cochise" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/01/taza-fils-de-cochise-178x300.jpg" width="178" height="300" /></a>COUP DE COEUR</b></p>
<p><b><i>Taza, fils de Cochise</i></b><b> réalisé par Douglas Sirk avec Rock Hudson, Barbara Rush, Greg Palmer …</b></p>
<p>Trois ans après la mort du chef Apache Cochise, son fils aîné Taza entend bien faire respecter à son peuple le traité de paix conclu avec les Blancs. Impulsif, belliqueux, son frère Naiche rejette cette paix autant qu’il convoite la squaw promise à Taza, la belle Oona. Pressé de déterrer la hache de guerre, il trouve en Geronimo un allié précieux dans la reprise des hostilités. Fort de l’héritage de son père, Taza se dresse contre les Apaches rebelles, quitte à prendre le risque d’un combat fratricide et à faire couler le même sang que celui qui coule dans ses veines…</p>
<p><i>Taza, fils de Cochise</i> reflète la marque -reconnaissable entre mille- de son créateur, Douglas Sirk. En effet, c’est un film aux ambitions formelles exceptionnelles. Les couleurs flamboyantes, les cadres ciselés et les puissants contrastes nous imprègnent la rétine jusqu’à nous ensorceler. Un sacré trip ! Le cinéaste et son futur acteur fétiche, Rock Hudson, montrent déjà toute leur complicité quand il s’agit de produire autant d’instants intimes et touchants. <i>Taza, fils de Cochise</i> révèle la complexité de la nature humaine avec élégance. Pour son unique incursion dans le genre, Douglas Sirk signe un bijou. Un de plus !</p>
<p>Disponible en DVD et combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-26689"></span><br />
&nbsp;</p>
<p><b><i>La Bataille de Rogue River</i></b><b> réalisé par William Castle avec George Montgomery, Richard Denning et Martha Hyer …</b></p>
<p><strong>1850. En Oregon, les Indiens, menés par le Chef Mike, tiennent tête à l’armée depuis des années. Le Major Archer entend leur infliger une défaite définitive mais les nouveaux ordres sont d’obtenir une paix négociée. Mais certains hommes d’affaires ne souhaitent pas que l’Oregon intègre les Etats-Unis et attisent l’animosité des Indiens sur le sentier de la guerre.</strong></p>
<p>Voilà un petit western des familles, nerveux et efficace, mais un poil manichéen. Le fil directeur du scénario qui vise à opposer systématiquement les gentils Indiens contre les méchants Blancs ne met pas assez en valeur l’intense drame qui se joue à l’écran. Dommage, nous aurions préféré un traitement plus psychologique de la question de la spoliation des terres indiennes. William Castle est un scénariste, réalisateur et producteur pragmatique, il n’est ni John Ford ni Clint Eastwood !</p>
<p>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>COUP DE COEUR</b></p>
<p><b><i>Ceux de Cordura</i></b><b> réalisé par Robert Rossen avec Gary Cooper, Rita Hayworth, Van Heflin et Richard Conte …</b></p>
<p><strong>Une fois la guerre contre Pancho Villa terminée, l’officier Tom Thorn, rongé par un sentiment de culpabilité, escorte quatre hommes à Cordura pour qu’ils y reçoivent la Médaille de l’Honneur, en compagnie de la prisonnière Adelaide Geary. Durant le voyage, les quatre héros montrent un autre aspect de leur personnalité, ce qui va pousser Thorn à prouver qu’il n’est pas un lâche.</strong></p>
<p>Dans les bonus, Bertrand Tavernier et Patrick Brion reviennent (et insistent) sur l’histoire personnelle du réalisateur Robert Rossen, membre du Parti Communiste qui, harcelé par les sbires d’Hoover, dénonça ses petits « camarades ». Rossen ne s’est jamais vraiment remis d’avoir trahi, d’avoir été un traître, un moins que rien. Et c’est tout le sujet de <i>Ceux de Cordura</i> qui traite à travers le personnage de Thom Thorn du sentiment de lâcheté et de la rédemption. Ce western psychologique sans héro nous laisse en fin de bouche le sale goût de la mauvaise conscience. <i>Ceux de Cordura </i>est une œuvre difficile et atypique.</p>
<p>Disponible en DVD et en combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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<p><b><i>A Feu et à sang</i></b><b> réalisé par <strong>Budd Boetticher avec </strong></b><b>Audie <strong>Murphy</strong>, Beverly <strong>Tyler</strong> et James <strong>Best</strong></b><strong> …</strong></p>
<p>De son vrai nom William Doolin, Cimarron Kid est accusé à tort d’avoir prêté main forte aux quatre frères Dalton dans l’attaque d’un train. Pourchassé, il n’a pas d’autre choix que de rejoindre leur gang et d’en devenir l’in des principaux membres. Trahi, le Kid envisage alors de mettre fin à sa carrière et de fuir en Afrique du Sud en compagnie de la fille d’un fermier. Mais pour partir, il a besoin d’argent. La seule manière rapide de s’en procurer : un ultime hold-up.</p>
<p>Comme d’habitude, Budd Boetticher et Audie Murphy assurent le job concoctant une histoire originale sur … « qu’est-ce qu’un cas de conscience ? ». Quand on connaît l’histoire personnelle d’Audie Murphy « tueur number one de nazis pendant la seconde Guerre Mondiale», on regrette vraiment qu’<i>A Feu et à sang</i> ne soit au final qu’un modeste western qui n’ose pas traiter son sujet en profondeur. On sent bien qu’ils ne se sont pas foulés ! C’est cool, sans plus.</p>
<p>A noter dans les bonus la présence du formidable documentaire d’Emilio Maillé, <i>Les Années Arruza</i>, où l’on voit Budd Boetticher s’échiner à monter un projet autour de son ami, le matador Carlos Arruza. 10 ans de tournage, 10 ans de galère. Impressionnant.</p>
<p>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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<p><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-mordez-la-poussiere-12-stewart-gary-cooper-rock-hudson/attachment/winchester-73/" rel="attachment wp-att-26692"><img class="alignleft size-medium wp-image-26692" alt="WINCHESTER 73" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/01/WINCHESTER-73-300x162.jpg" width="300" height="162" /></a>LE CHEF D’ŒUVRE DU MOIS</strong></p>
<p><b><i>Winchester 73</i></b><b> réalisé par Anthony Mann avec James Stewart, Shelley Winters, Dan Duryea …</b></p>
<p><strong>1876. Lin McAdam participe à un concours de tir et gagne la fameuse Winchester 73 mais Dutch Henry Brown le frère de Lin s’en empare. Lin est donc plus que jamais décidé à retrouver Dutch qui cède la carabine au trafiquant Joe Lamont lequel est tué par les Indiens. La carabine est récupérée par un jeune soldat qui la donne à Steve Miller&#8230;</strong></p>
<p>Alors, par quoi commencer ? Pour vous la faire courte, si vous deviez ne voir qu’un western tiré de cette formidable sélection, ce serait celui-ci. C’est un chef d’œuvre, un classique du cinéma, un film somme aux multiples thématiques qui se croisent, s’entrecroisent et se nourrissent. La mise en scène merveilleuse réside dans l’idée géniale que la carabine devient l’objet symbolique de l’histoire de l’Amérique. Elle passe de main en main comme autant de chapitre que l’on tourne. C’est fort ! Très fort ! Et c’est fin ! Très fin !</p>
<p>Le combo DVD/Blu-ray disponible chez Sidonis Calysta propose le remake qui, soyons francs, ne vaut pas l’original.</p>
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<p><b><i>Natchez</i></b><b> réalisé par Henry Levin avec Dale Robertson, Debra Paget …</b></p>
<p><strong>Après 4 années passées dans l’armée, Vance Colby apprend que son père, joueur professionnel, a été tué. Doutant de la version officielle selon laquelle il avait triché, Colby entend laver l’honneur de son père. Il fait, pour cela, équipe avec un marinier et sa fille Mélanie.</strong></p>
<p><i>Natchez</i> n’est pas vraiment un western mais plutôt un petit film d’aventure. Henry Levin, réalisateur du <i>Voyage au centre de la Terre</i> avec James Mason, fait montre de tout son savoir-faire pour rendre ces personnages pétillants et les rives du Mississipi aussi chatoyantes que possible. Le scénario ne casse pas des briques mais il règne dans <i>Natchez</i> une bonne humeur communicative. Le technicolor est superbe ! Vive la Louisiane !</p>
<p>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
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<p><b><i>Pancho Villa</i></b> <b>réalisé par Buzz Kulik  avec Robert Mitchum, Yul Brynner &amp; Charles Bronson</b></p>
<p><strong>Propulsé par sa cupidité dans la révolution mexicaine, l’aventurier Lee Arnold (Robert Mitchum) rejoint le bandit Pacho Villa (Yul Brynner) dans sa traversée du Mexique bataillant contre les Indiens et conquérant les coeurs. Mais l’un comme l’autre doivent compter avec un ennemi juré, qu’il soit envieux ou traître. La marche sera truffée de pièges.</strong></p>
<p><i>Pancho Villa</i>, version Buzz Kulik, reste un western mal-aimé. A l’origine, le film doit être réalisé par Sam Peckinpah mais celui-ci prend le parti de rendre le personnage de Pancho Villa ambivalent. Les historiens mexicains sont tous d’accord aujourd’hui pour reconnaître que Villa était un personnage ambivalent ! Courroucé, Yul Brynner refuse tout net d’incarner un tel anti-héro. Peckinpah, qui n’est pas du genre à se laisser emmerder par la première star venue, jette l’éponge. Dès lors, le studio propose au premier tâcheron de service de reprendre le flambeau avec pour mission de lisser au maximum le caractère du révolutionnaire mexicain. Alors évidemment, le film passe complètement à coté de son sujet, et c’est peu de chose de le dire. Comble du désespoir, Mitchum, Brynner et Bronson cachetonnent comme de fieffés salopards ! Bref, c’est la cata. Reste des magnifiques scènes d’action aériennes. Le film a vraiment de la gueule, dommage qu’il soit si con !</p>
<p>Disponible en DVD et en combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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<p><b><i><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-mordez-la-poussiere-12-stewart-gary-cooper-rock-hudson/attachment/femme_ou_demon/" rel="attachment wp-att-26690"><img class="alignleft size-medium wp-image-26690" alt="Femme_ou_Demon" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/01/Femme_ou_Demon-218x300.jpg" width="218" height="300" /></a>Femme ou démon</i></b><b> réalisé par George Marshall avec James Stewart, Marlene Dietrich et Brian Donlevy …</b></p>
<p><strong>Après que le shérif de Bottleneck a été tué par Kent, le potentat local, l’ivrogne du coin est nommé shérif remplaçant et homme de paille de Kent. Mais le nouveau shérif fait appel au fils de Tom Destry qui fut en son temps shérif de Bottleneck. Destry Jr arrive à Bottleneck mais entend procéder à sa manière. Il rencontre Frenchy la chanteuse de saloon.</strong></p>
<p><i>Femme ou démon</i> est une oeuvre méconnue mais bourrée de charme. Même si l’on reconnaît trop rapidement chez les personnages de la petite ville les figures classiques du western, on se prend rapidement au jeu, sans se lasser. Il faut dire que les deux légendes James Stewart et Marlene Dietrich savent y faire pour nous séduire. <i>Femme ou démon</i> passe du drame à la comédie en 1 claquement de doigts. Ce jeu des faux-semblants tout à fait jubilatoire est un chouette divertissement.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, ce DVD disponible chez Sidonis Calysta contient le remake, intitulé <i>Le Nettoyeur</i>, réalisé également par George Marshall avec Audie Murphy en lead role et qui est tout aussi agréable. Qu’on se le dise.</p>
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		<title>Sélection Westerns : Mordez la poussière ! #11</title>
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		<pubDate>Mon, 08 May 2017 07:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection vous propose des westerns inédits et rares. Seule une poignée d’hommes et de femmes sur cette Terre ont eu le privilège de s’en repaître les mirettes. Pourquoi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nouvelle sélection vous propose des westerns inédits et rares. Seule une poignée d’hommes et de femmes sur cette Terre ont eu le privilège de s’en repaître les mirettes. Pourquoi ? Parce que les studios aiment à bourrer leurs tiroirs ou tout simplement parce qu’au moment d’être diffusés, ces films, pensait-on, étaient déjà démodés&#8230; Nous, les petites gens, les moins que rien, avons dû attendre presque un demi-siècle avant de pouvoir les admirer sur notre écran télé. Et ça valait le coup d’attendre ! <em>La Dernière Chevauchée</em> est une merveille. <em>La Chevauchée sauvage</em>, un pur plaisir coupable. <em>L’Homme de nulle part</em>, un choc violent. <em>La Folie de l’or</em>, une belle surprise&#8230; Alors, pour la onzième fois : mordons la poussière !</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/derniere-chevauchee.jpg" alt="La Dernière Chevauchée" title="La Dernière Chevauchée" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25032" /><strong><em>La Dernière Chevauchée</em> réalisé par Alfred L. Werker, avec Broderick Crawford et John Derek&#8230;</strong></p>
<p>Ruinés par Sampson Drune, les Romer &#8211; Will, George et Art &#8211; s&#8217;emparent dans la banque de Roswell de 105 000 dollars qui appartiennent à Drune. Plusieurs groupes de volontaires partent à leur poursuite. Le shérif John Frazier, très diminué, fait partie du groupe qui comprend Drune, espérant que ceux-ci auront un procès équitable. Frazier, Drune et son bras droit Jed Clayton rejoignent les Romer. George Romer se tue en faisant une chute et Frazier obtient la reddition des deux autres en leur assurant un jugement normal. Mais Drune survient et les abat alors qu&#8217;ils étaient désarmés. Frazier révèle alors à Jed que le meurtrier de son père n&#8217;est autre que Drune et que les Romer avaient été les témoins de ce meurtre&#8230;<br />
Comme quoi, au début des années 1950, le studio Columbia produisait des petits bijoux et pas que du « serial » de pacotille. Pourquoi tant d’attention pour <em>La Dernière Chevauchée</em> ? Le scénario à tiroirs, ultra-solide, propose une profonde &#8211; et sérieuse &#8211; analyse psychologique d’une petite communauté urbaine et de ses personnages emblématiques. Dès lors, on peut sonder l’âme des protagonistes comme dans les grands classiques. <span id="more-25026"></span>Les vérités successives nous entraînent dans un tourbillon de révélations et des profils inattendus apparaissent. Encore mieux, les extérieurs superbement photographiés (un noir et blanc tout en contraste) rentrent en résonance avec les caractères. <em>La Dernière Chevauchée</em> balaie d’un revers de la main les codes du western et s’emploie à nous démontrer que la société dans son ensemble mute en permanence, et que tout nous échappe, pour peu qu’on s’y intéresse ! Heureux sont les innocents. Un très, très grand western. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/alvarez-kelly.jpg" alt="Alvarez Kelly" title="Alvarez Kelly" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25030" /><strong><em>Alvarez Kelly</em> réalisé par Edward Dmytryk, avec Richard Widmark, William Holden, Janice Rule&#8230;</strong><br />
1864. L’éleveur mexicano-irlandais Alvarez Kelly est chargé de livrer à l’armée nordiste un troupeau de 2500 têtes mais les Sudistes qui manquent eux aussi de vivres sont décidés à s’emparer du troupeau. Grâce à Charity Warwick, une belle Sudiste, Kelly tombe dans un piège et se retrouve prisonnier du colonel Rossiter. Ce dernier lui conseille de changer de camp et de voler le troupeau pour le compte des Sudistes. Kelly étant réticent, Rossiter lui promet de lui briser un doigt pour chaque jour de retard. Kelly est donc obligé d’accepter.<br />
Edward Dmytryk, auteur de l’immense <em>Homme aux colts d’or</em>, revient sur un épisode méconnu de l’histoire américaine durant la guerre de Sécession. Le cinéaste aborde la période avec originalité, hors des sentiers battus, en proposant de nous révéler des secrets qui se trament en coulisses. D’habitude, les grands studios apprécient qu’on immerge le spectateur au cœur des champs de bataille ou qu’on l’assomme à coup de stratégies et de tactiques fumeuses, mais Alvarez Kelly s’empare du sujet avec un point de vue tout à fait nouveau, celui de la boustifaille. En effet, qu’est-ce qu’un soldat mal nourri ? Eh bien, c’est un soldat qui a le ventre qui gargouille et ça, croyez-le ou non, ce n’est pas bon signe pour tuer son ennemi. Le western traite les affres de la guerre à l’interface des camps nordistes et sudistes, en zone neutre, là où les luttes de pouvoir sont les plus puissantes. La solide interprétation et l’intelligence des propos devraient vous séduire. Les fans de Jean Lassalle apprécieront les belles et longues séquences de transhumance. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/homme-nulle-part-ernest-borgnine.jpg" alt="L&#039;Homme de nulle part" title="L&#039;Homme de nulle part" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25036" /><strong><em>L’Homme de nulle part</em> réalisé par Delmer Daves, avec Glenn Ford, Ernest Borgnine, Rod Steiger, Charles Bronson (avec nous !)&#8230;</strong></p>
<p>Jubal Troop est recueilli par Shep Horgan qui lui propose de l’embaucher. Jubal accepte et Shep se prend d’amitié pour lui et le nomme régisseur, ce qui irrite Pinky qui briguait ce poste. Mais Mae, la femme de Shep, lasse de la vulgarité de son mari, voit avec intérêt Jubal. Ce dernier permet à des squatteurs de rester sur les terres de Shep, contrairement à l’avis de Pinky. Jubal s’éprend de Naomi Hoktor, fille du chef des squatters et il repousse les avances de Mae dont Pinky fut l’amant. Pinky excite la jalousie de Shep et Mae déclare à ce dernier que Jubal est son amant. Shep, furieux, veut abattre Jubal&#8230;<br />
<em>L’Homme de nulle part</em> (<em>Jubal</em> en anglais) est un vrai western psychologique, un western du quotidien qui fait durablement travailler du chapeau. Il suffit de lire et relire le résumé pour se rendre compte de l’extrême complexité des relations entre les personnages. Delmer Daves (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-gary-cooper-daves-james-stewart/" title="Sélection Westerns – Mordez la poussière ! #3">La Flèche brisée</a></em>, 3h10 pour Yuma&#8230;) cisèle son intrigue autour de cinq protagonistes qui tour à tour s’aiment et s’écharpent jusqu’au point de non retour, moment fatidique avant le chaos total. Ce jeu du chat et de la souris est d’autant plus tendu qu’il s’inscrit dans un contexte de violation de propriété, contexte propice à aiguiser les humeurs et les rancœurs. Chacun balance à la gueule de l’autre ce qu’il a sur le cœur. <em>L’Homme de nulle part</em> ne raconte rien de moins que notre société d’aujourd’hui. On supporte l’autre, l’étranger, dans un accueil de façade, avant de perdre nos repères et la raison. Un western très fort.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/chevauchee-sauvage-gene-hackman.jpg" alt="La Chevauchée sauvage" title="La Chevauchée sauvage" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25031" /><strong><em>La Chevauchée sauvage</em> réalisé par Richard Brooks, avec Gene Hackman, James Coburn, Candice Bergen&#8230;</strong></p>
<p><em>The Western Press</em> organise une course d’endurance de 700 miles dotée d’un prix de 2000 dollars. Le riche propriétaire J.B. Parker charge le cow-boy Sam Clayton de conduire son cheval Tripoli jusqu’au départ. La course va notamment réunir Luke Matthews, un vieil aventurier, « Mister », un vieux cow-boy, Carbo, jeune et impétueux, un Mexicain et Miss Jones, une ancienne prostituée. Sam sauve Miss Jones attaquée par deux bandits et oblige Carbo à enterrer le cheval dont il a causé la mort par épuisement&#8230;<br />
Nous sommes au cœur des années 1970 et le genre western s’est réduit à peau de chagrin. Seul Sam Peckinpah (la même année, Sergio Leone commet <em>Un génie, deux associés, une cloche</em>) règne en maître incontesté après le choc <em>Pat Garrett et Billy le Kid</em>. Et encore, à chaque nouvel opus du vieil alcoolo, c’est une raison de plus pour les studios de stopper ses délires qui ne rapportent pas un kopeck ! C’était sans compter sur Richard Brooks (<em>Elmer Gantry</em>, <em>De sang-froid</em>, <em>Lord Jim</em>&#8230;), cinéaste majeur qui décide au beau milieu d’une décennie où les réalisateurs ne pensent qu’à jeter le bébé avec l’eau du bain (comprenez par là conchier les règles et les codes imposés par les majors) de réaliser son troisième et dernier western, un western généreux en forme de grand jeu de piste. <em>La Chevauchée sauvage</em>, c’est l’aventure puissance 1000, une réaction en chaîne de péripéties où chaque personnage fait son numéro avant le bouquet final. C’est malin, bien écrit, solidement interprété et mis en scène. Un petit bijou à redécouvrir.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/les-forbans-du-desert-sears.jpg" alt="Les Forbans du désert" title="Les Forbans du désert" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25037" /><strong><em>Les Forbans du désert</em> réalisé par Fred F. Sears avec John Hodiak, John Derek, David Brian&#8230;</strong></p>
<p>Quatre bandits, McCord, The Kid, Egan et Doc quittent le pénitencier de Fort Yuma après avoir purgé une peine de cinq ans pour vol. En route pour Tomahawk Gap, où le butin est caché, ils sauvent une jeune Indienne. Tomahawk Gap est devenu une ville fantôme et le butin a disparu. Les Apaches attaquent, tuant Egan et Doc&#8230;<br />
Aujourd’hui, <em>Les Forbans du désert</em> vaut surtout pour son ambiance fantomatique et ses couleurs pastel qui lui donnent des airs de bande dessinée. John Hodiak, mort à 41 ans d’une crise cardiaque, porte le film sur ses épaules. Lui qui à cette époque commence à se tailler une solide réputation sur les planches de Broadway n’a pas le temps de devenir une légende à Hollywood. Dommage. Un western sympathique.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/levee-tomahawks.jpg" alt="La Levée des tomahawks" title="La Levée des tomahawks" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25038" /><strong><em>La Levée des tomahawks</em> réalisé par Spencer Gordon Bennett, avec John Hall, Christine Larsen&#8230;</strong></p>
<p>1812, Indiana. Un nouveau conflit menace de naître entre les Etats-Unis et l’Angleterre. Une platte américaine destinée à ravitailler les tribus Shawnee est attaquée par les Anglais, ceux-ci en massacrent les occupants et coulent la cargaison. Cet acte est commandité par Shayne MacGregor, riche commerçant en fourrures à Vincennes. Au camp Shawnee, las des promesses non tenues, la révolte gronde, la division éclate entre le chef Tecumseh et son frère surnommé « Le Prophète ». Ce dernier veut déterrer la hache de guerre contre les Américains.<br />
<em>La Levée des tomahawks</em>, resté inédit dans notre beau pays, est une rareté. Il traite d’une période assez peu connue de l’histoire américaine sur les conflits territoriaux avant l’Indépendance. Résultat : Spencer Gordon Bennett et son scénariste ne s’embarrassent pas des invraisemblances. C’est un véritable festival d’anachronismes et d’erreurs historiques. Les spécialistes Patrick Brion et François Guérif, plutôt bienveillants quand il s’agit de défendre les petites productions, ne manquent pas de le signaler. Voilà une curiosité qui ne vous fera pas de mal ! Enfin moins qu’un coup de pied au cul !</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/folie-de-l-or.jpg" alt="La Folie de l&#039;or" title="La Folie de l&#039;or" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25034" /><strong><em>La Folie de l’or</em> réalisé par Ray Nazarro, avec George Montgomery, Karin Booth, Jerome Courtland&#8230;</strong></p>
<p>1893. Des hors-la-loi pillent les mines d&#8217;or de Cripple Creek. Les agents du gouvernement Bret Ivers et Larry Galland sont chargés d&#8217;examiner la situation. Incognito, ils se font accepter dans la bande de Silver Kirby. Strap, le frère de Larry, travaille dans le saloon de Kirby, comme Julie Hanson. Bret et Larry découvrent que Kirby est directement lié au vol et à l&#8217;envoi de l&#8217;or&#8230;<br />
<em>La Folie de l’or</em>, western singulier et bourré de charme, mérite qu’on s’y attarde. D’abord le Technicolor, qui flatte la rétine et qui instaure une ambiance mystérieuse, met en lumière des décors aussi originaux que soignés. Ensuite l’intrigue, qui utilise avec intelligence les ressorts du polar. Enfin la communauté chinoise qui occupe une place prépondérante dans l’histoire. Dans les tunnels et les souterrains de Cripple Creek, des hommes s’affairent à transformer l’or en plomb ! Ça n’est pas banal ! Ici point de braquage mais des alchimistes en goguette. Le twist final se révèle très fort. Un véritable coup de cœur.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/hache-vengeance.jpg" alt="La Hache de la vengeance" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25035" /><strong>La Hache de la vengeance réalisé par Lew Landers, avec Jon Hall, Mary Castle&#8230;</strong></p>
<p>1753. George Washington et Christopher Gist introduisent leur protégé, le prince Delaware Hannoc, dans la société de Williamsburg. Elizabeth Leeds, qui est en réalité une espionne au service des Français, espère conduire les Delaware à aider les troupes françaises. Hannoc sauve Washington et ces hommes d&#8217;un piège tendu par les Français. Hannoc, épris d&#8217;Elizabeth, délaisse sa fiancée Morna, ce qui attriste son père, le chef Shingiss. Les Anglais sont alors attaqués au Fort Necessity par leurs ennemis.<br />
Si vous comprenez le pitch de l’éditeur, je vous offre l’apéro. Avec les crougnettes, je suis un seigneur. <em>La Hache de la vengeance</em> est un western en costume qui se déroule en 1753, soit 24 ans avant l’Indépendance. On y voit des notables portant fièrement perruques et toupets en face de soldats et cow-boys mal sapés ! Je ne vous cacherai pas que j’ai souffert. Bref, le film de Lew Landers, un peu bâclé et à l’interprétation aléatoire, évoque le grave sujet de l’enrôlement « forcé et négocié » des Indiens dans l’armée américaine. Si vous êtes intéressés par le complexe jeu des alliances, je vous conseille de voir (ou revoir) <em>Le Grand Passage</em> de King Vidor ou <em>Le Dernier des Mohicans</em> de Michael Mann. <em>La Hache de la vengeance</em> vaut tout de même d’être vu car il est, jusque-là, resté inédit !</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/ecumeurs-monts-apaches.jpg" alt="Les Ecumeurs des monts apaches" title="Les Ecumeurs des monts apaches" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25039" /><strong><em>Les Ecumeurs des Monts apaches</em> réalisé par Ralph Murphy, avec Rod Cameron, Wayne Morris&#8230;</strong></p>
<p>A la veille de la guerre de Sécession, deux compagnies de diligences s&#8217;affrontent dans une petite ville. Grif Holbrook appartient à l&#8217;une d&#8217;elles, de conviction nordiste, alors que la seconde est aux mains de sudistes fanatiques. Grif et Barney Broderick aiment la même femme. Grif veut l&#8217;épouser mais il comprend que la jeune femme, Kay Buckley, aime en réalité Broderick. Il s&#8217;efface alors devant son rival. Mais les partisans sudistes s&#8217;emparent des diligences de la ligne nordiste en faisant attaquer les convois par une diligence fantôme, noire et blindée. La guerre est finalement déclarée&#8230;<br />
Voilà encore une petite production Columbia restée inédite. Merci Sidonis Calysta ! <em>Les Ecumeurs des Monts apaches</em>, qui en 1951 s’inscrivait dans un double programme, va à l’essentiel. Pas de fioriture, pas de gras, mais le résultat est diablement efficace. L’épopée westernienne au sein de paysages pittoresques dégage une belle énergie. L’histoire a du cœur et du corps. Chouette alors. La diligence blindée couleur corbeau ne dépareillerait pas dans l’univers de Tim Burton. Une belle surprise recommandée par nos soins.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/derniers-jours-nation-apache.jpg" alt="Les Derniers Jours de la nation apache" title="Les Derniers Jours de la nation apache" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-25033" /><strong><em>Les Derniers Jours de la nation apache</em> réalisé par Ray Nazarro, avec George Montgomery, Audrey Long&#8230;</strong></p>
<p>1885. Le capitaine McCloud découvre que les Indiens sont lâchement assassinés par les chercheurs d&#8217;or qui veulent s&#8217;emparer de leurs terres. Parallèlement, il sauve la vie du fils du chef Geronimo et fait la connaissance de ce dernier. Il prépare une entrevue entre le chef indien et son supérieur militaire mais celui-ci fait lâchement attendre les Indiens jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée de renforts. Les Apaches sont alors faits prisonniers. Geronimo croit que McCloud l&#8217;a trahi et le blesse avec une lance. Il comprend ensuite que le jeune officier a été loyal, lui-même ayant été trahi.<br />
<em>Les Derniers Jours de la nation apache</em> ne brille pas par son originalité. Réalisé par un Ray Nazarro des petits jours (faiseur parmi les faiseurs, Patrick Brion nous apprend dans les bonus que l’homme pouvait tourner jusqu’à 13 films par an !), on comprend dès les deux premières minutes que l’on a affaire au énième western à papa. Bof ! Ennui.</p>
<p><em>Tous les films sont disponibles en DVD chez Sidonis Calysta.</em></p>
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		<title>Sélection Westerns : Mordez la poussière ! #10</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2015 08:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Du western, encore du western et rien que du western. Oui, mais du bon. Vous en prendrez une bonne rasade. Des westerns longs en bouche, forts en tanin mais qui évitent toute âpreté...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Du western, encore du western et rien que du western. Oui, mais du bon. Vous en prendrez une bonne rasade. Des westerns longs en bouche, forts en tanin mais qui évitent toute âpreté. Des westerns que l’on aime grumer pour prendre du bon temps. Des westerns qui descendent bien dans la gorge. Des westerns avec lesquels vous ne tarauderez pas à sec !</p>
<h3>Le méga-coffret de la mort</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/12/encyclopedie-western-sidonis-calysta.jpg" alt="Coffret Encyclopédie du western" title="Coffret Encyclopédie du western" width="250" height="170" class="alignleft size-full wp-image-22639" />Votre attention s’il vous plaît. Avant de prendre un plaisir fou à lire cet article troussé avec mon cœur et mes tripes, j’aimerais si vous me le permettez, et vous me le permettez, vous informer de la parution du superbe « Coffret Luxe Collector numéroté série limitée ». Rien que ça !<br />
En effet, pour cette fin d’année, Sidonis Calysta crée l’événement avec son énormissime coffret bourré ras la couscoussière de 30 westerns. Autant de chefs-d’œuvre à mater pour les longues soirées d’hiver, seul ou accompagné. Un coffret qui regroupe <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-gary-cooper-daves-james-stewart/">Le Jardin du diable</a></em>, <em>La Lance brisée</em>, <em>La Flèche brisée</em>, <em>Quand les tambours s’arrêteront</em>, <em>Rio Conchos</em>, <em>L’Homme aux colts d’or</em>, entre autres, ne peut faire que le bonheur des aficionados de la vie dans le Grand Ouest. Le must du must. Ce n’est pas tout ! Attention les yeux mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Le coffret comprend également <em>L’Encyclopédie du western</em> goupillé par Patrick Brion <em>himself</em> et ses petits doigts boudinés (836 pages en 2 volumes pour tout savoir sur le genre accompagné d’un dépliant de la conquête de l’Ouest et des splendides <em>Lobby Cards</em>). Que demande le peuple ? Du pain et de la brioche, je sais ! Aussi vous trouverez inclus dans la boîte un certificat d’authenticité numéroté qui prouve que vous êtes l’heureux propriétaire du « Coffret Luxe Collector numéroté série limitée ». Les 30 fac-similés symbolisent à eux seuls l’ultime cerise sur le gâteau.<span id="more-22630"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/12/vengeance-aube-george-sherman.jpg" alt="Vengeance à l&#039;aube, de George Sherman" title="Vengeance à l&#039;aube, de George Sherman" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22636" /><strong><em>Vengeance à l&#8217;aube</em> de George Sherman avec Rory Calhoun, Piper Lorie, David Brian&#8230;</strong></p>
<p>Brett Wade (Rory Calhoun), joueur, habile au pistolet, est blessé dans une fusillade avec le clan Ferris. Le médecin constate des signes de la tuberculose. En route vers le Colorado pour sa santé, Brett s’arrête à Socorro, Nouveau-Mexique avec Ferris (Lee Van Cleef) qui a la gâchette facile. Le sheriff Cauthen (Edgar Buchanan) craint une nouvelle fusillade, mais ce que Brett a à l&#8217;esprit c’est de sauver son amie Rannah Hayes (Piper Laurie) de sa vie de fille du saloon de Dick Braden (David Brian).<br />
Un grand film de George Sherman. Cette histoire toute simple qui nous captive dès les premières secondes a le mérite de ne jamais faiblir. Il serait plus juste de préciser que la tension ne cesse de croître jusqu’au dénouement. Vous êtes prévenus ! 80 minutes qui vont crescendo. Sherman a trop souvent abandonné son cinéma sur l’autel de l’alimentaire, bâclant ses histoires après seulement une demi-heure. Les connaisseurs reprochent aux réalisateurs de ne pas tenir la distance. <em>Vengeance à l’aube</em>, aussi soigné sur le fond que sur la forme, offre un spectacle fort et émouvant qui mêle habilement les codes du western pur et dur à ceux du drame psychologique. <em>Vengeance à l’aube</em> reste une série B mais une fabuleuse série B. Très recommandé.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/12/little-big-horn-charles-marquis-warren.jpg" alt="Little Big Horn, de Charles Maquis Warren" title="Little Big Horn, de Charles Maquis Warren" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22634" /><strong><em>Little Big Horn</em> de Charles Marquis Warren avec Lloyd Bridges, John Ireland, Mary Windsor&#8230;</strong></p>
<p>Le détachement de cavalerie commandé par le capitaine Phillip Donlin (Lloyd Bridges) et son lieutenant John Haywood (John Ireland) apprend que les Sioux et Cheyennes s’apprêtent à tendre un piège à Custer ; ils doivent aller à sa rencontre et le prévenir, mais l’antagonisme entre le capitaine et son lieutenant vont compliquer la situation. Ils vont être harcelés par les Indiens et bon nombre vont périr sans pouvoir prévenir Custer.<br />
<em>Little Big Horn</em> n’est plus une rareté. C’est même l’un de ces films rentrés dans la légende du petit cinématographe après avoir rendu complètement zinzins les chercheurs de bobines les plus aguerris. En effet, les quelques privilégiés qui ont pu voir la bête au début des années 1950 ne tarissaient pas d’éloges à son endroit. Oui, mais pourquoi une telle réputation ? Hein ? Eh bien, je vous le dis. Parce que la confrontation virile entre le capitaine et son lieutenant nourrit des échanges d’une grande qualité sur les dispositifs de tactique et stratégie militaire. Avant la désastreuse épopée de Custer à Little Big Horn, il est ici déjà question de suicide collectif comme s’il s’agissait d’un ultime avertissement. Les nombreux accents de thriller sont tout à fait délectables. Un western à haute teneur en intelligence. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/12/un-colt-nomme-gannon-james-goldstone.jpg" alt="Un Colt nommé Gannon, de James Goldstone" title="Un Colt nommé Gannon, de James Goldstone" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22635" /><strong><em>Un Colt nommé Gannon</em> de James Goldstone avec Anthony Franciosa, Mickael Sarrazin, Judy West&#8230;</strong></p>
<p>Gannon est un cow-boy indompté, qui déteste les barbelés. En revenant du Kansas, il se lie d&#8217;amitié avec un jeune garçon, Jess, qui s&#8217;attache aveuglément à ses pas. Engagés au ranch de Reed, ils ne tardent pas à entrer en conflit à propos de leur belle patronne. A l&#8217;arrivée des troupeaux, les fermiers se regroupent pour enclore et protéger leurs terres. Gannon se joint à eux malgré sa haine des barbelés, puis retourne vers une destination inconnue&#8230;<br />
Un western de prairie. Un western de cow-boy solitaire. Un western d’hommes qui se disputent la patronne. Eh oui, c’est qu’elle a des sous la patronne, et une sacrée croupe. En 1968, le western n’est plus à la mode car la génération « Nouvel Hollywood » est en passe d’imposer sa patte. Sans compter que cette vieille baderne de Sam Peckinpah ringardise le genre film après film.<br />
<em>Un Colt nommé Gannon</em> célèbre le héros à l’ancienne, l’homme libre qui passe et que l’on ne revoit pas. Vous serez face à un paradoxe avec ce western classique et décalé.<br />
Une véritable curiosité de la part du réalisateur du génial <em>Le Toboggan de la mort</em>.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/12/fusils-far-west-david-lowell-rich.jpg" alt="Les Fusils du Far West, de David Lowell Rich" title="Les Fusils du Far West, de David Lowell Rich" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22633" /><strong><em>Les Fusils du Far West</em> de David Lowell Rich avec Don Murray, Gary Stockwell, Abby Dalton&#8230;</strong></p>
<p>Le chef des Cheyennes, Black Kettle, accepte de jouer les intermédiaires pour calmer le combat qui oppose Bill Hickok au grand chef indien Crazy Knife. En retour, Calamity Jane et leur ami Buffalo Bill interviennent pour éviter un bain de sang entre les Cheyennes et l’armée américaine&#8230;<br />
Un western à papa comme on les aime où les héros et les antihéros symboles du Far West se tirent joyeusement la bourre. Ce n’est pas ce western qui risque de vous retourner le cerveau, mais il est bien bonnard.</p>
<p>Tous ces westerns sont édités et disponibles chez Sidonis Calysta.</p>
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		<title>Sélection Westerns : Mordez la poussière ! #9</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Nov 2014 20:25:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Aller à l’essentiel, c’est ce qui rassemble tous ces westerns. S’ils n’excèdent pas les 80 minutes, les thématiques proposées n’en demeurent pas moins profondes. Donnez-nous du grain à moudre, nous...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aller à l’essentiel, c’est ce qui rassemble tous ces westerns. S’ils n’excèdent pas les 80 minutes, les thématiques proposées n’en demeurent pas moins profondes. Donnez-nous du grain à moudre, nous vous rendrons de l’enthousiasme. </strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/heure-vengeance-lesley-selander.jpg" alt="L&#039;Heure de la vengeance, de Lesley Selander" title="L&#039;Heure de la vengeance, de Lesley Selander" width="159" height="220" class="alignleft size-full wp-image-19401" /><strong><em>L’Heure de la vengeance</em> réalisé par Lesley Selander avec Richard Conte, Viveca Lindfors, Hugh O’Brian…</strong></p>
<p>Pour se venger de sa femme et de son frère assassinés, un prospecteur d&#8217;or joint une bande de hors-la-loi afin de s&#8217;en prendre au notable responsable de ces assassinats. Ce notable corrompu se bat aussi contre l&#8217;entrée de la Californie dans l&#8217;Union.<br />
<em>L’Heure de la vengeance</em> mêle drame personnel sur fond de grande histoire. Richard Conte (habitué des polars, films noirs et d’espionnage) en cow-boy, quelle idée saugrenue ! Le gars Conte, c’est le Prince de la gabardine et pas des souliers crottés. Mais ça le fait. Faut dire que ce western est un festival de contre-emploi.<br />
Bref. Jan Morrell voit sa femme mourir sous ses yeux. On lui vole son or. On lui vole son frère. On lui vole sa ferme. Thomas Ainsworth, baron de la prairie, spolie les petites gens, confisquant leur titre de propriété et leur dignité. Ainsworth envoie ses sbires. Lui, c’est une vieille bique usée au bourbon.<br />
Toutes les victimes du méchant propriétaire se rassemblent pour lui mettre au cul. La mission tendue vaut le coup d’être vécu. Une histoire universelle sur la nature humaine.<br />
Excellent western.<span id="more-19399"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/journee-violents-harry-keller.jpg" alt="La Journée des violents, d&#039;Harry Keller" title="La Journée des violents, d&#039;Harry Keller" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-19402" /><strong><em>La Journée des violents</em> réalisé par Harry Keller avec Fred McMurray, Robert Middleton, Marie Windsor…</strong></p>
<p>Un juge lâché par ses concitoyens condamne un meurtrier à la pendaison. Les frères et cousins du meurtrier menacent la population de représailles et cherchent à faire sortir le condamné de prison.<br />
La confrontation ne fait pas dans la demi-mesure. Seul contre tous, Jim Scott, représentant de la loi, affronte la barbarie d’hommes sans scrupules qui tentent de s’arroger tous les pouvoirs et s’imposer en seigneur. <em>La Journée des violents</em> vaut pour la galerie de portrait et son approche psychologique des personnages. Le scénar en béton fera l’objet d’un remake avec <em>Le Train sifflera trois fois</em>. Le remake surpasse l’original (plus équilibré et encore plus fouillé à tous les points de vue) mais ne dégage pas cette brutale bestialité. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/dernieres-heures-bandit-charles-haas.jpg" alt="Les Dernières Heures d&#039;un bandit" title="Les Dernières Heures d&#039;un bandit" width="144" height="220" class="alignleft size-full wp-image-19403" /><strong><em>Les Dernières Heures d&#8217;un bandit</em> réalisé par Charles Haas avec Jock Mahoney, Martha Hyer, Lyle Bettger…</strong></p>
<p>Après la guerre de Sécession, un ex-shérif revient dans sa ville pour trouver son ancienne petite amie fiancée à son ami d&#8217;enfance dont il a tué le frère durant la guerre. La situation se tend sur fond de meurtre d&#8217;un fermier.<br />
Quel western génial sur le retour au pays des vivants d’un soldat revenu d’entre les morts. Usé par la guerre, Jim Trask accuse le coup des années. Son ami Dave Mosely compte l’aider à retrouver goût à la vie mais le notable s’est installé en homme d’affaires peu recommandable. La fête tourne court. <em>Les Dernières Heures d’un bandit</em> revient sur le temps passé qui ne se rattrape plus.<br />
Jock Mahoney, bâti comme un colosse, joue avec classe le redresseur de torts entre les foutus barons qui s’en mettent plein les fouilles et les petits propriétaires terriens.<br />
Un bon cru.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/10/proie-hommes-john-sherwood.jpg" alt="La Proie des hommes, de John Sherwood" title="La Proie des hommes, de John Sherwood" width="220" height="172" class="alignleft size-full wp-image-19404" /><strong><em>La Proie des hommes</em> réalisé par John Sherwood avec Rory Calhoun, Yvonne de Carlo et Mara Corday…</strong></p>
<p>Un homme dont le frère a été pendu pour avoir affronté un gros propriétaire terrien qui fait passer des lois sordides, trouve dans la femme de cet homme une alliée.<br />
Comme dit Patrick Brion dans les bonus, <em>La Proie des hommes</em> est un western curieux. Tous les protagonistes sont de fieffés salauds. IL n’y en a pas un pour récupérer l’autre. Chacun agit pour sa pomme.<br />
L’Oregon pris dans l’étau d’un conflit entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis vit sous le joug d’hommes d’influence. <em>« Chaque homme peut s’approprier une femme non mariée »</em>, c’est l’une des règles en vigueur. Ambiance !<br />
Un western sans concessions, impeccablement réalisé. </p>
<p><em>DVD disponibles chez Sidonis Calysta.</em></p>
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		<title>Sélection Westerns : Mordez la poussière ! #8</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-sidonis-calysta-new-mexico-sam-peckinpah/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2014 09:44:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette huitième salve de westerns parus chez Sidonis Calysta contient quelques raretés, un film inédit et le premier western de Sam Peckinpah. La tendance va à l’humanisme et la rédemption....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette huitième salve de westerns parus chez Sidonis Calysta contient quelques raretés, un film inédit et le premier western de Sam Peckinpah. La tendance va à l’humanisme et la rédemption.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/le-sherif-de-fer-salkow.jpg" alt="Le Shérif de fer" title="Le Shérif de fer" width="220" height="164" class="alignleft size-full wp-image-19375" /><strong><em>Le Shérif de fer</em> réalisé par Sidney Salkow avec Sterling Hayden… </strong></p>
<p>Le shérif Sam Galt est informé que son fils est accusé du meurtre du conducteur de la diligence qu&#8217;il aurait attaquée. Le procès intervenant le lendemain, il mène lui-même l&#8217;enquête, convaincu de son innocence. Il découvre que cette affaire dissimule une machination dans laquelle trempent quelques-uns des citoyens les plus en vue.<br />
<em>Le Shérif de fer</em> n’a jamais été diffusé en salle et c’est la première fois qu’un éditeur le propose au format vidéo. Ce western inédit, sans doute abandonné au fond d’une armoire, déroule une multitude d’intrigues ; les séances au tribunal, l’enquête du père et les palabres entre les habitants. On y apprécie les sales petites affaires locales où le mensonge touche les notables les plus estimables. Ces croustillants moments autour des comploteurs donnent un goût amer aux tentatives de réconciliation. Les intrigants qui franchissent les frontières de l’abject ne laissent jamais indifférents car ils tueraient leur propre famille pour quelques sous. <em>Le Shérif de fer</em> dénonce la cruauté de la société villageoise et les travers de la nature humaine dans tout ce qu’elle a de plus ignominieuse. Tension, mystère et suspense nourrissent ce merveilleux petit thriller. Une belle redécouverte. <span id="more-19370"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/new-mexico-sam-peckinpah-maureen-o-hara-brian-keith-steve-cochran.jpg" alt="New Mexico, de Sam Peckinpah" title="New Mexico, de Sam Peckinpah" width="150" height="220" class="alignleft size-full wp-image-19376" /><strong><em>New Mexico</em> réalisé par Sam Peckinpah avec Brian Keith, Maureen, Maureen O&#8217;Hara…</strong></p>
<p>Lors d&#8217;une attaque de banque, Yellow Legs abat par accident le fils de Kit Tilden, une entraîneuse. Rongé par les remords, il lui propose de convoyer le cercueil jusqu&#8217;au cimetière où repose déjà le père de l&#8217;enfant. Pour y arriver, le petit convoi entame la traversée du territoire apache&#8230;<br />
Premier western du cinéaste qui bouleversera l’histoire du western. Sam Peckinpah ne signe pas un long-métrage anodin. Nous sommes en 1961, une longue carrière de metteur en scène pour la télévision le précède et l’olibrius sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. <em>New Mexico</em> porte la marque de son auteur. Les multiples conflits avec le producteur (frère de Maureen O’Hara) comme la flopée de personnages torturés marqués au fer rouge nourrissent la légende de l’artiste alcoolique estampillé « emmerdeur numéro 1 ».<br />
Le convoi mortuaire, conduit par la mère éplorée et le bandit au grand cœur, ne laisse place à aucun deuil ni même à aucun répit comme si, dans le Grand Ouest américain, il peut être seulement question de mise à l’épreuve et de souffrance. Chacun porte sa croix. Marche. Et crève.<br />
L’hostilité et la cruauté habitent les personnages autant qu’ils hantent les paysages de l’Arizona. Parfois tinte une note d’espoir, surgissent quelques paroles de réconfort et d’apaisement.<br />
<em>New Mexico</em> n’abuse pas du manichéisme si cher aux westerns à papa. Chez Peckinpah, personne n’est totalement bon ou totalement mauvais. Certains trouvent à temps de quoi fuir le crépuscule avant de sombrer dans l’obscurité la plus totale. La raison rayonne en chacun de nous. A bon entendeur ! </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/l-homme-de-la-loi-michael-winner.jpg" alt="L&#039;Homme de la loi" title="L&#039;Homme de la loi" width="163" height="220" class="alignleft size-full wp-image-19378" /><strong><em>L’Homme de la loi</em> réalisé par Michael Winner avec Burt Lancaster, Robert Ryan, Robert Duvall… </strong></p>
<p>Le marshal Jeted Maddox veut arrêter les sept cow-boys qui ont tué un fermier à l&#8217;issue d&#8217;une beuverie. Le shérif local étant soumis à l&#8217;autorité d&#8217;un puissant propriétaire terrien, Maddox n&#8217;aura pas d&#8217;autre choix que d&#8217;aller jusqu&#8217;au bout, sachant que sa mission n&#8217;aboutira qu&#8217;à un bain de sang.<br />
Au casting, remarquez la sacrée paire de Robert. Nul besoin de pérorer des plombes pour vous conseiller ce western brutal réalisé par le cinéaste anglais Michael Winner. Michael Winner, une figure emblématique du cinéma des années 1970, associé devant l’éternel à la saga des <em>Justicier dans la ville</em>, signe son premier film américain. La « patte Winner » se reconnaît aux nombreux plans symétriques et mouvements de caméra qui se répondent. Qu’il filme en ville, en intérieur ou en pleine pampa, Winner tire des lignes et donne à ses personnages un charisme unique, une présence dans l’espace. Ce style marquera le polar urbain.<br />
<em>L’Homme de la loi</em> est l’occasion d’explorer la carrière d’un cinéaste polémique, connu autant pour ses frasques (gentleman charmeur et noceur de première catégorie) que pour ses activités artistiques multiples et variées (réalisateur, acteur, producteur, collectionneur d’art, critique gastronomique).<br />
Du cinéma viril ! Je vous recommande d’étudier fissa sa filmographie.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/les-tambours-de-la-guerre-western-indiens.jpg" alt="Les Tambours de la guerre" title="Les Tambours de la guerre" width="220" height="147" class="alignleft size-full wp-image-19379" /><strong><em>Les Tambours de la guerre</em> réalisé par Reginald Le Borg avec Lex Barker, Joan Taylor, Ben Johnson…</strong></p>
<p>En attaquant le campement de bandits mexicains, le chef apache Manches Rouges reprend non seulement possession de chevaux volés, mais sauve aussi leur prisonnière, Riva, une métisse dont il s&#8217;éprend. C&#8217;est bientôt son vieil ami, le négociant Luke Fargo, qui tombe à son tour sous le charme de la belle. Pendant ce temps, des chercheurs d&#8217;or violent un traité de paix en pénétrant sur les terres indiennes.<br />
Un western pro-Indien ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. <em>Les Tambours de la guerre</em> s’intéresse au chef Manches Rouges, « généralissime » de tous les Apaches chiricahuas. Avant toute chose, je vous conseille de vous reporter aux écrits de l’éditeur et écrivain Olivier Delavault, spécialiste du peuple indien et de Manches Rouges en particulier (<a href="http://www.nuagerouge.com" target="_blank" rel="nofollow">www.nuagerouge.com</a>), qui saura vous raconter cette tranche d’histoire de l’Amérique en détail et sans fioriture. Si vous appréciez les westerns solides qui s’intéressent aux spoliations dont les Indiens furent les victimes, vous serez comblés.<br />
Reginald Le Borg est ce que nous appelons « un bon faiseur », auteur de quelques perles du cinéma fantastique comme <em>Woodo Island</em> (avec Boris Karloff) ou <em>The Black Sleep</em> (avec Basil Rathbone et Bela Lugosi). Lex Barker (notre Manches Rouges), quant à lui, fut un très médiocre Tarzan, accumula les rôles d’aventurier de seconde zone et finit par s’exiler en Europe (il fit quelques apparitions chez Fellini) où il termina sa carrière en Allemagne grimé sous les oripeaux d’Old Shatterhand (encore un vieil Indien) dans la série des <em>Winnetou</em>. Ben Johnson et Stuart Whiteman, deux acteurs rodés à la vie dans le Grand Ouest, assurent comme des bêtes.<br />
Attention les yeux, le technicolor dégage des couleurs à tomber à la renverse.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/le-sang-de-la-terre-george-marshall-van-heflin.jpg" alt="Le Sang de la terre" title="Le Sang de la terre" width="159" height="220" class="alignleft size-full wp-image-19380" /><strong><em>Le Sang de la terre</em> réalisé par George Marshall avec Van Heflin, Susan Hayward, Julie London… </strong></p>
<p>La riche et puissante famille du Sud Dabney tente de conserver sa neutralité durant la guerre de Sécession, avec le soutien d&#8217;un homme de presse (Van Heflin), alors que le fiancé de la belle Morna Dabney (Susan Hayward) combat dans les rangs sudistes.<br />
Une saga qui rappelle <em>Autant en emporte le vent</em>. Mais pas que. <em>Le Sang de la terre</em> raconte la vie d’une petite communauté déterminée à ne pas prendre parti entre les nordistes et les sudistes. Dans son genre, <em>Le Sang de la terre</em> est une rareté. En effet, ne pas prendre parti, qui plus est une famille de respectables propriétaires terriens, pendant la guerre de Sécession équivaut à se mettre à la marge. Aux Etats-Unis, la neutralité n’est rien de moins qu’un aveu de faiblesse, une négation de l’histoire.<br />
Aux manettes : George Marshall, 185 films dont <em>Le Dahlia Bleu</em>, <em>Le Fort de la dernière chance</em>, <em>La Conquête de l’Ouest</em>…<br />
Une superproduction réussie avec l’immense Van Heflin.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/l-aventure-est-à-l-ouest.jpg" alt="L&#039;Aventure est à l&#039;Ouest" title="L&#039;Aventure est à l&#039;Ouest" width="220" height="152" class="alignleft size-full wp-image-19381" /><strong><em>L’Aventure est à l&#8217;Ouest</em> réalisé par Lloyd Bacon avec Jeff Chandler, Faith Domergue…</strong></p>
<p>Un ex-chirurgien (Jeff Chandler) devenu vétérinaire suite à une blessure à la main, s&#8217;oppose à un rancher malhonnête pour l&#8217;achat de chevaux destinés à l&#8217;armée. La paix avec les Sioux du Wyoming s&#8217;en trouve menacée.<br />
Durant sa très longue et pléthorique carrière, Lloyd Bacon tourne pour les grandes majors hollywoodiennes sans pour autant signer d’impérissables chefs-d’œuvre. On retient de lui la comédie musicale <em>42ème rue</em> et le western <em>The Oklahoma Kid</em>. Lloyd possède la confiance des studios qui l’emploient à un rythme de forçat.<br />
<em>L’Aventure est à l’Ouest</em> m’a fait l’effet du petit western curieux en total décalage des productions de l’époque, à qui l’on voue une tendresse particulière à cause de ces personnages originaux plongés au cœur de scènes pittoresques.<br />
Le cheval, élément clé du film, devient le terreau des relations et des tensions entre la nation indienne et les forces sudistes dans le seul dessein de se débarrasser des nordistes. Nous connaissons les grands perdants de l’histoire américaine. Ils pourrissent dans leurs réserves.<br />
Lloyd Bacon signe une œuvre pro-indienne qui mérite l’attention.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/quatre-tueurs-et-une-fille.jpg" alt="Quatre tueurs et une fille" title="Quatre tueurs et une fille" width="220" height="164" class="alignleft size-full wp-image-19382" /><strong><em>Quatre tueurs et une fille</em> réalisé par Richard Carlson avec Rory Calhoun, John McIntire et Walter Brennan</strong></p>
<p>Quatre hors-la-loi retrouvent leur ancien associé dont la fille s&#8217;amourache du leader (Rory Calhoun). La situation se complique quand, en route vers la frontière après une attaque de banque, ils sont l&#8217;objet d&#8217;une attaque de renégats apaches.<br />
Richard Carlson, acteur reconnu à Hollywood, décide de passer réalisateur pour le studio Universal au début des années 1950. <em>Quatre tueurs et une fille</em> est son deuxième long-métrage sur les six qu’il réalisera.<br />
<em>Quatre tueurs et une fille</em>, c’est assez rare pour le signaler, se démarque des westerns lambda par la profondeur de ses personnages et des rapports qu’ils entretiennent. Aussi, Richard Carlson, le réalisateur, rompu un temps aux rôles de cow-boys, s’est amusé à casser les codes du genre et ce, dès le début du film. La psychologie ne fait pas de mal au cinéma de genre.<br />
Dans les bonus, Patrick Brion nous raconte une anecdote tout à fait troublante. En 1954, le studio Universal s’apprête à sortir <em>Le Secret magnifique</em> réalisé par Douglas Sirk avec en vedette, Rock Hudson. Une revue people décide de révéler à son lectorat l’homosexualité de la star. Universal négocie avec le torchon à scandale ; ne pas divulguer le secret de Rock Hudson (qui détruirait la star, le film et le prestige de Sirk) contre des informations sur l’homosexualité avérée de l’acteur George Nader et l’addiction à la marijuana de Rory Calhoun (tous deux acteurs de <em>Quatre tueurs et une fille</em>, film classé série B). Une sale histoire. Un western d’excellente facture.</p>
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		<title>Sélection Westerns – Mordez la poussière ! #7</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Nov 2013 15:33:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Allez hop, on ajoute un septième couvert au cycle « Mordez la poussière ! ». Pas ou très peu d’Indiens trucidés mais une tripotée de mauvais garçons et de péronnelles mal embouchées...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Allez hop, on ajoute un septième couvert au <a href="http://www.grand-ecart.fr/?s=mordez+la+poussi%C3%A8re" title="Mordez la poussière" target="_blank">cycle « Mordez la poussière ! »</a>. Pas ou très peu d’Indiens trucidés mais une tripotée de mauvais garçons et de péronnelles mal embouchées. Les trois westerns italiens, les meilleurs édités par Artus Films jusqu’à ce jour, sentent le soufre. C’est du brutal ! Sidonis Calysta continue d’étoffer un catalogue certifié depuis de longues années en « Haute Qualité Conquête de l’Ouest » : <em>Quand siffle la dernière balle</em>, <em>Le Tueur du Montana</em>, <em>L’Implacable Poursuite</em> méritent votre attention. Le thème récurrent s’appelle « Vengeance ».</p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/colts-violence-alberto-cardone.jpg" alt="Les Colts de la violence, d&#039;Alberto Cardone" title="Les Colts de la violence, d&#039;Alberto Cardone" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15089" /><strong><em>Les Colts de la violence</em> réalisé par Alberto Cardone avec Anthony Steffen, Gianni Garko, Erika Blanc…</strong></p>
<p>Après avoir purgé une longue peine de prison pour un crime qu’il n’a pas commis, Johnny (Anthony Steffen) rentre chez lui. Il se rend vite compte que son frère, Sartana (Gianni Garko), est devenu un bandit redoutable à la tête d’une bande de pillards, dictant sa propre loi dans la région. Il a, de plus, fait sienne la femme que Johnny aimait, et couvre leur mère de bijoux volés. Johnny va barrer le chemin à Sartana et entreprendre sa vengeance fratricide.<br />
Nom d’un petit bonhomme, que ce western est bonnard ! Johnny l’homme blessé, accusé à tort, ressemble à s’y méprendre au charismatique héros de bande dessinée Blueberry. Quelle allure ! Le port altier, droit dans ses bottes, il en jette. Quant à Sartana, mauvaise graine, corbeau de tempête (incroyable Gianni Garko), il endosse les oripeaux d’une ignominieuse ordure, un chef de clan sans foi ni loi. A tel point ignominieux que les producteurs dédieront à la gloire du salaud une série spéciale intitulée « Sartana ». <em>Les Colts de la violence</em>, il est assez rare pour le souligner, dégage le parfum de l’aventure et du mystère. Quand ils ne sortent pas de leur repaire pour racketter des villageois pauvres comme les pierres, Sartana et ses sbires hantent les vestiges d’une cité inca. <span id="more-15081"></span>Johnny, lui, recherche le traître qui l’a envoyé en prison. La mère, une vieille saoularde barbue, refuse que ses lardons en viennent aux mains, au grand dam des habitants.<br />
Un scénario basique mais rudement efficace. Une photo crépusculaire. Les décors travaillés (je me surpris à penser à ceux du <em>Bal des vampires</em>) flattent l’œil. Les acteurs impliqués et dirigés de main de maître ne laissent jamais insensibles. En tout cas, il y a fort longtemps qu’une production italienne ne m’avait pas autant scotché. Un trip visuel. Envoûtant. Très recommandé.<br />
<em>Disponible en DVD chez Artus Films. </em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/killer-kid-leopoldo-savona-affiche.jpg" title="Killer Kid, de Leopoldo Savona" alt="Killer Kid, de Leopoldo Savona" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15091" /><strong><em>Killer Kid</em> réalisé par Leopoldo Savona avec Anthony Steffen, Fernando Sancho, Luisa Barratto…</strong></p>
<p>Lors de la révolution mexicaine, des trafiquants américains pillent l’armée pour revendre les armes aux révolutionnaires, commandés par Vilar (Fernando Sancho). Pour arrêter ce trafic, l’état envoie le capitaine Morrison (Anthony Steffen), en le faisant passer pour le bandit Killer Kid. Mais devant les atrocités commises par l’armée, Morrison se range du coté des Mexicains, et tombe amoureux de la belle Mercedes, une des chefs de la révolution.<br />
<em>Killer Kid</em>, moins ambitieux que <em>Les Colts de la violence</em>, tire sa force d’une intrigue maline où le héros et l’anti-héros changent de camp au gré des intérêts locaux et des enjeux nationaux. La guerre sert de prétexte à condamner les uns et les autres pour leurs décisions <em>borderline</em> et leurs combines intéressées. Le défilé de gueules patibulaires met en joie. L’exubérance assumée des interprétations donne du jus aux séquences plus calmes.<br />
<em>Disponible chez Artus Films.</em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/bandidos-massimo-dallamano.jpg" alt="Bandidos, de Massimo Dallamano" title="Bandidos, de Massimo Dallamano" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15093" /><strong><em>Bandidos</em> réalisé par Massimo Dallamano avec Enrico Maria Salerno, Terry Jenkins, Venantino Venantini…</strong></p>
<p>Richard Martin (Enrique Maria Salerno), un remarquable tireur, se fait attaquer par des bandits à la solde de Billy Kane (Venantino Venantini), qui a jadis été son élève. Billy lui laisse la vie sauve, pour ne plus rien lui devoir, mais meurtrit ses deux mains. Richard se retrouve comme une moitié d’homme, et devient alcoolique. Pour assumer sa vengeance, il décide de former un nouvel élève : Ricky Shot.<br />
Un bon vieux western de vengeance, voilà ce qu’est <em>Bandidos</em>. Une nouvelle fois je joue au perroquet mais les fondus de Quentin Tarantino (période <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/django-unchained-quentin-tarantino-western-esclavage/" title="Django Unchained, de Quentin Tarantino">Django</a></em>) prendront leur pied devant ce bijou italien où l’outrance est saluée comme un art de vivre et comme une preuve de bon goût. Une telle veulerie générale remonte le moral. <em>Bandidos</em> remplit sa mission de western craspec. Enfin du cinoche cathartique et décomplexé.<br />
<em>Disponible en DVD chez Artus Films.</em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/taverne-cheval-rouge-charles-lamont-affiche.jpg" alt="La Taverne du Cheval Rouge, de Charles Lamont" title="La Taverne du Cheval Rouge, de Charles Lamont" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15088" /><strong><em>La Taverne du Cheval Rouge</em> réalisé par Charles Lamont avec Rod Cameron, Yvonne De Carlo, Andy Devine…</strong></p>
<p>Accusé d’un meurtre dont il est innocent, en fuite, l’évadé Johnny Hart trouve refuge dans la Taverne du Cheval Rouge, un cabaret tenu par l’irascible et impétueuse Lorena Dumont. A peine se sont-ils rencontrés que Johnny et Lorena se marient&#8230; Ce qui n’empêche pas cette dernière de livrer son mari au shérif ! Quand, six ans plus tard, il sort de prison, Johnny entend bien demander des comptes à son épouse qui lui apprend qu’il est le père d’une petite fille que kidnappe bientôt Blackie, un rival et le responsable de tous ses malheurs&#8230;<br />
Tourné en 1945 par un tâcheron prolifique (Charles Lamont enquille pas moins de 250 films en 35 ans de carrière), <em>La Taverne du Cheval Rouge</em> sent la vieille armoire de campagne entretenue à la naphtaline. Pour être poli, il a mal vieilli. Le scénario (pas crédible pour un sou) accumule les poncifs concernant les rapports entre les hommes et les femmes. Mais, car il y a toujours un « mais », le Technicolor mérite mille fois le visionnage &#8211; la version Sidonis est d&#8217;ailleurs à tomber de beauté. Que la montagne est belle ! On y admire l’Amérique des Rocheuses d’il y a soixante-dix ans.<br />
Yvonne De Carlo porte joliment la culotte quand elle ne distribue pas des baffes à qui l’approche de trop près. Inquiet, Rod Cameron fronce les sourcils. Amusé, Rod Cameron fronce les sourcils. Attendri, Rod Cameron fronce les sourcils. Enervé, Rod Cameron fronce les sourcils. Un western authentique et compassé.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta.</em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/quand-siffle-derniere-balle-henry-hathaway.jpg" alt="Quand siffle la dernière balle, d&#039;Henry Hathaway" title="Quand siffle la dernière balle, d&#039;Henry Hathaway" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15101" /><strong><em>Quand siffle la dernière balle</em> réalisé par Henry Hathaway avec Gregory Peck, Patricia Quinn, Robert F. Lyons…</strong></p>
<p>Clay Lomax, pilleur de banques, vient de purger une peine de huit ans de prison. Il recherche Sam Foley, l’homme qui l’a trahi. L’ayant su, Foley recrute trois hommes pour espionner Lomax. Les choses se compliquent lorsque, dans l’attente de recevoir de l’argent de son ex-compagne, il apprend son décès et l’existence d’une fille de huit ans bien encombrante qui pourrait bien être la sienne.<br />
Et si je vous donnais deux bonnes raisons d’être heureux les fesses bien calées dans votre canapé devant <em>Quand siffle la dernière balle</em> ? La première raison tient sur le nom du réalisateur Henry Hathaway, quand la deuxième repose sur les épaules du charismatique interprète principal, le classieux Gregory Peck. Avec Peck (immense dans <em><a href="/cinema/selection-westerns-gary-cooper-daves-james-stewart/">Le Jardin du diable</a></em>), nous irions au bout du monde. L’avant-dernier film d’Hathaway n’est pas un simple western de vengeance. A de nombreuses reprises, la comédie pointe le bout de son nez quand une petite fille en manque d’amour embarrasse le viril Clay Lomax de ses remarques effrontées. La gamine, à bien des égards, rappelle l’impétueuse Maty de <em>True Grit</em>. L’impitoyable méchant, jeune mercenaire braillard et violent, sème la terreur sur sa route. Nous le savons, chemin faisant, les protagonistes se croiseront et l’on craint d’avance les réactions de chacun tant les personnages forts en gueule, aux caractères trempés dans l’acier, ne lâcheront rien.<br />
Le scénario ne casse pas des briques mais la puissance qui s’en dégage maintient une tension palpable. Un très bon cru, dur et violent.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta.</em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/dernier-train-frisco-andrew-mclaglen.jpg" alt="Le Dernier Train pour Frisco, d&#039;Andrew McLaglen" title="Le Dernier Train pour Frisco, d&#039;Andrew McLaglen" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15095" /><strong><em>Le Dernier Train pour Frisco</em> réalisé par Andrew V. McLaglen avec George Peppard, John Vernon, Diana Muldaur…</strong></p>
<p>Trahi par son ami Nolan au terme de l’attaque d’un train, Harker Fleet tombe sous le coup d’une double peine ; il est non seulement contraint de se marier avec la jeune femme qu’il aurait déshonorée, mais va ensuite droit en prison. Trois ans plus tard, enfin libre, il entreprend de récupérer sa part du butin, ainsi que de prendre sa revanche sur Nolan et Katy, son ancienne maîtresse. Quand il apprend que ces deux-là, désormais mariés, préparent une arnaque contre la communauté chinoise de la ville, il s’acharne à la faire échouer. Par tous les moyens…<br />
Les puristes du genre risquent de tomber de cheval avec <em>Le Dernier Train pour Frisco</em>, comédie d’action « un peu potache mais pas trop ». Comme le dit Patrick Brion dans les bonus : <em>&#8220;Il n’est pas aisé de mélanger les genres.&#8221;</em> Et malheureusement <em>Le Dernier Train pour Frisco</em> ne fait pas figure d’exception. Ne vous méprenez pas, en aucun cas le film n’entre dans la fumeuse catégorie des navetons. L’introduction, soutenue pendant près de dix minutes par un gag hilarant (un môme fan de bandit légendaire paraît déçu de supporter ces pleutres) nous incite à poursuivre plus avant. Ensuite, et très vite, l’ensemble sonne creux et vide. George Peppard a le savoir-faire des vieux briscards et c’est lui, en malandrin manipulé qui sauve <em>Le Dernier Train pour Frisco</em> d’une désagréable sensation de déjà-vu.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta.</em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/dangereuse-mission-reginald-leborg.jpg" alt="Dangereuse mission, de Reginald LeBorg" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15096" /><strong><em>Dangereuse mission</em> réalisé par Reginald LeBorg avec Stephen McNally, Alexis Smith, Howard Da Silva…</strong></p>
<p>Pour démanteler le gang responsable de l’attaque répétée de convois postaux, Steve Davis, un ancien espion de l’armée, se fait incarcérer dans le bagne où Sam Wallace, un bandit qui pourrait le mettre sur la piste des coupables, purge une longue peine. Non seulement il gagne sa confiance, mais parvient à s’évader avec lui. Quand Wallace est tué, il lui indique avant de mourir le nom de Cavanaugh, apparemment le chef de la bande. En réalité, le véritable chef reste prudemment dans l’ombre. Bientôt démasqué, Davis découvre aussi que Mary Williams, la chanteuse dont il est amoureux, compte parmi ses membres…<br />
Reginald LeBorg, qui profite des énormes moyens mis à disposition par le studio Universal, avouera peu de temps après le tournage de <em>Dangereuse mission</em> qu’il n’y connaissait pas grand-chose en western. <em>Wyoming Mail</em> dans la langue de Shakespeare se traîne une mauvaise réputation. Les spécialistes le trouvent confus, la faute à son scénario parait-il écrit avec les pieds et qui n’explique jamais les motivations des protagonistes. Pourtant, il n’y a rien de compliqué ! Faut surtout que les spécialistes arrêtent de picoler !<br />
Une bande de margoulins s’apprêtent une nouvelle fois à voler le chargement du train postal. Les populations paumées dans la pampa commencent à voir rouge car ce foutu train n’est rien de moins que l’unique lien entre la grande ville et les villages. Pour la faire courte, le chargé de mission Steve Davis doit démanteler le réseau de malfaiteurs, se méfier de ses propres employeurs et veiller à ne pas tomber amoureux trop prestement de la belle jeune femme, elle-même chargée de l’induire en erreur.<br />
<em>Dangereuse mission</em> ne manque ni de matière (le double jeu, le train postal, les liens sociaux) ni de charme, juste qu’il est trop compliqué pour les spécialistes alcoolisés.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</em></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/tueur-montana-nathan-juran-western.jpg" alt="Le Tueur du Montana, de Nathan Juran" title="Le Tueur du Montana, de Nathan Juran" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15097" /><strong><em>Le Tueur du Montana</em> réalisé par Nathan Juran avec Audie Murphy, Susan Cabot et Charles Drake…</strong></p>
<p>Tueur à gages, Reb Kittredge se met au service de Matt Telford, un riche propriétaire prêt à tout pour étendre son domaine. Si Kittredge joue d’abord son jeu en gagnant le ranch de Dan Saxon au poker, il se ravise vite, à la fois mécontent de sa rémunération et attiré par la fille de son supposé adversaire. Désormais, son colt et ses poings, Kittredge les utilise contre Telford et ses hommes de main menés par Johnny Lake, son ancien complice et ami…<br />
Si <em>Le Tueur du Montana</em> ne fait pas dans l’originalité, il n’est jamais ennuyeux. Une série B bien troussée, comme on dit ! Sa fantaisie réside dans le premier quart d’heure où l’anti-héros, tueur à gages chargé d’occire un riche propriétaire, gagne le ranch dudit propriétaire au poker et, contre toute attente, se retourne contre le commanditaire du meurtre. Mieux, notre tueur du Montana s’occupe de ses terres comme s’il était le fils prodigue. A qui profite ce stratagème…<br />
Audie Murphy, plus dur que d’habitude, moins apprêté, campe un vilain généreux et implacable, tiraillé entre ses mauvaises habitudes et ses nouvelles responsabilités d’homme des prairies. Vous vivrez l’impression bizarre de n’avoir jamais rien vu de tel dans un environnement tout à fait familier. Le réalisateur Nathan Juran fait le taf. Comme d’hab’, Audie Murphy assure. Conseillé.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</em></p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/implacable-poursuite-richard-carlson-western.jpg" alt="L&#039;Implacable Poursuite, de Richard Carlson" title="L&#039;Implacable Poursuite, de Richard Carlson" width="160" height="220" class="alignleft size-full wp-image-15098" /><strong><em>L’Implacable Poursuite</em> réalisé par Richard Carlson avec Rory Calhoun, Beverly Garland et John Larch…</strong></p>
<p>Accusé de lâcheté dans l’attaque par des déserteurs du convoi chargé d’or qu’il commandait, le lieutenant Hemp Brown doit quitter la cavalerie. S’il ne porte plus l’uniforme, Brown veut néanmoins laver son honneur, prouver à la cour martiale qui l’a banni que le vrai coupable se nomme Jed Givens, un ancien sergent autant motivé par l’appât du gain que par la vengeance. Accompagné d’un médecin et de son assistante, il retrouve bientôt sa trace…<br />
Une série B estampillée Universal. Sobriété. Efficacité. <em>L’Implacable Poursuite</em> s’intéresse au sujet de la justice expéditive. Sali par le déshonneur, Hemp Brown chevauche pour retrouver sa fierté perdue. Le règlement de comptes programmé vire à l’obsession.<br />
Entre deux coups de feu, il est agréable d’admirer la toute mignonne Berverly Garland. Mené tambour battant, le film pâtit en son milieu d’un petit ventre mou.<br />
Un western carré et sans fioritures qui mérite la redécouverte.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta.</em></p>
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		<title>Sélection Westerns &#8211; Mordez la poussière ! #6</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-ete-2013-texas-train-durango-sidonis-seven-7-24-heures-terreu/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Jul 2013 18:29:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Quoi de mieux qu’un bon western après une randonnée de 7 heures ou la journée à la plage ? Rien, ou pas grand-chose, à part un paquet de chips, une bière et des merguez. Demandez le programme.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quoi de mieux qu’un bon western après une randonnée de sept heures ou l’après-midi à la plage ? Rien, ou pas grand-chose, à part un paquet de chips, une bière et des merguez.<br />
Au programme : trois westerns italiens dont l’immense <em>Texas</em> et le culte <em>Un train pour Durango</em>. Attendez ce n’est pas tout ! Une salve de très haute qualité qui vous fera oublier les douloureux coups de soleil. Mention spéciale au bijou <em>24 heures de terreur</em>.<br />
&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/un-train-pour-durango.jpg" alt="un-train-pour-durango" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14145" /><strong><em>Un train pour Durango</em> réalisé par Mario Caiano avec Anthony Steffen, Mark Damon, Enrico Maria Salerno, Dominique Boschero…</strong></p>
<p>Au Mexique, Gringo (Anthony Steffen) et Lucas voyagent en train jusqu’à Durango, pour se rendre ensuite aux Etats-Unis, et tenter d’y faire fortune. Alors que Gringo séduit la belle Hélène, le train est attaqué par des bandits à la solde du révolutionnaire Lobo. Les bandits font un carnage et emportent un coffre-fort. Etant en possession de la clé du coffre, les deux amis enlèvent Hélène et se lancent à la poursuite des bandits… et du magot.<br />
Des séquences loufoques, des dialogues bourrés d’humour, une prestigieuse distribution, un rythme effréné, une mise en scène inspirée, <em>Un train pour Durango</em> ne ménage pas ses efforts pour nous secouer le boyau de la rigolade. Anthony Steffen, acteur charismatique éprouvé à la poussière du désert, tient le film sur ses épaules. La touche italienne, reconnaissable entre mille dans le genre (gros plans sur les visages burinés, duels aux airs d’opéra, rires à gorge déployée…), exacerbe avec goût les caractères potentiellement infects de ses anti-héros. Cultissime et très recommandé. <span id="more-14135"></span><br />
<em>Disponible chez Artus films</em><br />
&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/joe-l-implacable.jpg" alt="joe-l-implacable" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14147" /><strong><em>Joe l&#8217;implacable</em> réalisé par Antonio Margheriti avec Rick Van Nutter, Halina Zalewska, Mercedes Castro, Renato Baldini…</strong></p>
<p>A la fin de la guerre de Sécession, les convois d’or du gouvernement sont régulièrement pillés par des bandits. Le sénateur décide alors de confier la surveillance des chargements à l’agent spécial Joe Ford, connu sous le nom de Dynamite Joe.<br />
<em>Joe l’implacable</em> n’est pas reconnu pour tirer le western vers le haut. Juste qu’il dépayse ce qu’il faut pour décrocher d’une sale journée. Les gueules patibulaires vous rappelleront un collègue, un ami d’enfance, un voisin, votre belle-mère. Pas honteux, mais pas recommandé non plus. S’il ne doit en rester qu’un, choisissez <em>Texas</em> !<br />
<em>Disponible chez Artus films</em><br />
&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/texas.jpg" alt="texas" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14148" /><strong><em>Texas</em> réalisé par Tonino Valerii avec Giuliano Gemma, Warren Vanders, Maria Cuadra, Fernando Rey…</strong></p>
<p>A la fin de la guerre de Sécession, le gouverneur des Etats-Unis échappe à un attentat sudiste à Dallas, grâce à Bill Willer (Giuliano Gemma), un soldat déserteur. Peu de temps après, une nouvelle tentative réussit, et le gouverneur est assassiné. Tous les soupçons se portent alors sur Jack Donovan, un Noir. Willer va tout faire pour innocenter son ami, et démêler le complot.<br />
N’y voyez-vous pas un hommage à John Fitzgerald Kennedy ? Eh bien, c’est le cas. Voici une libre transposition de l’assassinat du Président américain à l’époque des cow-boys. On peut dire ce qu’on veut des westerns spaghetti mais quand les petits génies alpins (réalisateur/scénariste) mettent leur force en action, la magie du cinéma secoue méchamment. <em>Texas</em> se présente comme une œuvre engagée et militante, à la fois pamphlet politique et fine étude psychologique d’une société en mutation. Qu’il traite du système pourri jusqu’à la moelle ou qu’il dénonce le racisme entre les Noirs et les Blancs, <em>Texas</em> n’abandonne en rien ses ambitions formelles. Si vous désirez prendre une leçon de mise en scène, vous serez comblés au centuple.<br />
Comme tous les films à poigne, <em>Texas</em> connut un charcutage en règle de la part des producteurs. Artus lui rend justice sous sa forme originale. Un chef-d’œuvre du cinéma italien.<br />
<em>Disponible chez Artus films</em><br />
&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/24-heures-de-terreur.jpg" alt="24-heures-de-terreur" width="147" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14149" /><strong><em>24 heures de terreur</em> réalisé par Harmon Jones avec Dale Robertson, Jack Mahoney, Mara Corday…</strong></p>
<p>En sauvant la vie d’un inconnu, le pistolero Jagade ignore qu’il vient d’arracher le shérif Burnett à une mort certaine. Reconnaissant, Burnett se montre bienveillant envers son sauveur. Non seulement Jagade reste, mais rouvre un saloon où il souhaite que Sharman Fulton, son ancienne compagne, reprenne sa place parmi les danseuses. Pas du goût de la jeune femme et de son nouveau fiancé, le shérif. Déchiré entre son devoir et sa dette de sang, celui-ci se trouve bientôt en fâcheuse posture, soupçonné par certains habitants de couvrir les agissements de plus en plus brutaux de Jagade…<br />
Le maître mot de <em>24 heures de terreur</em>, c’est « efficacité ». Harmon Jones boucle en à peine 1h20 son sujet ou plutôt ses sujets. Monteur de métier, Jones contrôle son film et privilégie l’essentiel. Pour la faire courte, les acteurs ne parlent pas pour ne rien dire et la mise en scène sert l’histoire. Pas de fioritures. Pas de gras. Que du muscle ! Aussi, on ne s’embarrasse pas de savoir comment les protagonistes se connaissent. Dès les premières secondes, les choses sérieuses commencent.<br />
24 heures, c’est le temps qu’il faut pour qu’une petite bourgade devienne l’enfer sur Terre. Une histoire de malentendus.<br />
<em>Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta/Seven 7</em><br />
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<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/la-poussiere-la-sueur-et-la-poudre.jpg" alt="la-poussiere-la-sueur-et-la-poudre" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14150" /><strong><em>La Poussière, la sueur et la poudre</em> réalisé par Dick Richard avec Gary Grimes, Billy Green Bush, Luke Askew, Bo Hopkins…</strong></p>
<p>A 16 ans, Ben Mockridge ne rêve que de devenir cow-boy. Il le devient en rejoignant l’équipe de Frank Cullpepper, propriétaire d’un troupeau qu’il convoie vers Fort Lewis, dans le Colorado. Hors-la-loi, voleurs de bétails, une nature impitoyable… Les dangers sont nombreux. Une fusillade coûte même la vie à trois de ses compagnons, puis ce sont les chevaux de la caravane qui sont volés. Confronté à une existence dont il ne soupçonnait pas la dureté et la violence, Ben croise le chemin de pionniers que Cullpepper refuse d’aider quand un propriétaire terrien les chasse de ses terres…<br />
Qu’il est bon de regarder la vérité en face ! <em>La Poussière, la sueur et la poudre</em> détonne des productions habituelles car son réalisme cru dégage une authenticité qui balaie l’image classique du héros de l’Ouest. Il est ici question du quotidien des garçons vachers du lever du soleil jusqu’à son coucher.<br />
Ben Mockridge rêve de conduire le bétail à travers le pays, aspire à prendre des responsabilités, s’imagine en chef de troupe, mais l’apprentissage s’avère plus éprouvant que prévu. Si le lyrisme des plaines sauvages pousse dans les romans, le gamin comprend vite que défendre son cheptel nécessite de prendre quand il le faut de graves décisions. Un western superbe sur la foi et la désillusion.<br />
<em>Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta/Seven 7</em><br />
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<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/la-diligence-vers-l-ouest.jpg" alt="la-diligence-vers-l-ouest" width="145" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14151" /><strong><em>La Diligence vers l&#8217;Ouest</em> réalisé par Gordon Douglas avec Van Heflin, Red Buttons, Bing Crosby…</strong></p>
<p>Tonto, une ville à la lisière des terres indiennes. Plusieurs passagers embarquent dans la diligence qui mène à Cheyenne. Il y a là une entraîneuse de saloon, un médecin alcoolique, une femme enceinte partie à la rencontre de son mari, un banquier, un joueur, un shérif en armes aux côtés du conducteur… Autant de voyageurs bientôt rejoints par Ringo Kid, un hors-la-loi traqué. Tandis qu’elle perd l’escorte de cavalerie qui la protégeait, la diligence s’engage en territoire sioux. Le danger est désormais partout, l’attaque imminente&#8230; Chacun montre son véritable visage alors que pleuvent les premières flèches.<br />
Remake très réussi de <em>La Chevauchée fantastique</em>, <em>La Diligence vers l’Ouest</em> rassemble une équipée de forts en gueule dirigée par un Gordon Douglas (réalisateur de <em>Rio Conchos</em> et <em>Barquero</em>) des grands jours. La partition des règlements de comptes sonne haut et fort. Tout comme l’œuvre originale de John Ford, elle-même inspirée par la nouvelle <em>Boule de suif</em> de Guy de Maupassant, le film vibre de la confrontation de ces personnages acculés par les Indiens et la guerre, et qui rivalisent de bassesse, ne sachant plus comment faire fonctionner leur esprit étriqué pour mieux se sentir exister. Les bourgeois se piquent aux petites gens, l’autorité d’un shérif se brise sur l’honneur d’un bandit au grand cœur. Sans oublier la prostituée méprisée, véritable pivot du scénario, il y a de quoi tenir une master class.<br />
Un grand western. Dialogues percutants. Paysages et décors superbes. Chevauchées fantastiques ! L’image du blu-ray est à tomber.<br />
<em>Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta/Seven 7</em><br />
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<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/le-siege-de-la-riviere-rouge.jpg" alt="le-siege-de-la-riviere-rouge" width="142" height="200" class="alignleft size-full wp-image-14152" /><strong><em>Le Siège de la rivière rouge</em> réalisé par Rudolph Maté avec Van Johnson, Joanne Dru, Richard Boone…</strong></p>
<p>La guerre civile déchire les jeunes Etats-Unis d’Amérique. Incognito, deux sudistes, le capitaine Simmons et le sergent Guderman, attaquent un convoi nordiste dont ils prennent possession de la cargaison, plusieurs caisses renfermant la fameuse Gatling, une mitrailleuse si puissante qu’elle pourrait modifier l’issue du conflit. Poursuivis par les nordistes, les deux soldats confédérés sont trahis par Manning qui gagne d’abord leur confiance en les aidant à traverser les lignes ennemies. Après avoir abattu Guderman, Manning s’empare de la Gatling et la vend à des Indiens…<br />
<em>Le Siège de la rivière rouge</em> reprend le thème inusable de l’arme secrète si puissante qu’elle peut changer le cours de la guerre. Dès les premières minutes, le plan des sudistes se déroule sans accroc et la Gatling voyage dans un chariot où Simmons et Guderman se font passer pour des camelots. Nous attendons à chaque étape que les soldats nordistes choppent les lascars mais Rudolph Maté sait faire durer le suspense.<br />
<em>Le Siège de la rivière rouge</em> délivre un ton plus léger que ne le laisse transparaître le pitch. On s’amuse et l’on tremble.<br />
<em>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta/Seven 7</em></p>
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		<title>Sélection Westerns &#8211; Mordez la poussière ! #5</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 09:14:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Premiers westerns de 2013. Une exceptionnelle série marquée par des œuvres engagées. Vous y croiserez des héros fragiles rattrapés par leur passé, des hommes condamnés à trahir leurs valeurs et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/aventurier-rio-grande-2.jpg" alt="L&#039;Aventurier du Rio Grande" title="L&#039;Aventurier du Rio Grande" width="280" height="192" class="alignleft size-full wp-image-12056" />Premiers westerns de 2013. Une exceptionnelle série marquée par des œuvres engagées. Vous y croiserez des héros fragiles rattrapés par leur passé, des hommes condamnés à trahir leurs valeurs et des hors-la-loi empêchés à toute rédemption. Le Mal ne dort jamais. Les femmes ne sont pas mises à l’index puisqu’elles symbolisent dans les chefs-d’œuvre de Robert Parrish (<em>L’Aventurier du Rio Grande</em>), Michael Curtiz (<em>le Fier Rebelle</em>) et Edgar G. Ulmer (<em>Le Bandit</em>) l’autorité morale, la volonté et la résistance.<br />
Jeune ou vieux, à pied ou sur son canasson, en pleine bourre ou blessé, Audie Murphy défouraille à la volée. Un peu bancal et carrément culte, <em>L’Attaque de Fort Douglas</em> vous surprendra à plus d’un titre. L’histoire, peut-être plus intéressante que le film lui-même, nous confirme qu’accommoder les restes est un art à part entière.<br />
<em>Le Bandit</em> et <em>Le Gaucho</em> ne servent pas la soupe habituelle des productions médiocres mais ils soignent le cœur et le cerveau.<br />
Conseil : gardez près de vous <em>La Rivière de la poudre</em> pour les jours pluvieux. Les couleurs du Wyoming ensoleillent la tête.<br />
Une chronique 100 % viande de cheval. <span id="more-12041"></span></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/aventurier-rio-grande-mitchum.jpg" alt="L’Aventurier du Rio Grande de Robert Parrish" title="L’Aventurier du Rio Grande de Robert Parrish" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12045" /><strong><em>L’Aventurier du Rio Grande</em> de Robert Parrish avec Robert Mitchum, Julie London, Gary Merrill…</strong></p>
<p>Après avoir abattu l’assassin de son père, Martin Brady a fui au Mexique. Traqué par les autorités du Texas, Brady travaille pour les frères Castro, deux propriétaires influents sur le territoire du Rio Grande. Alors qu’il convoie des armes, Brady se brise une jambe et se voit contraint d’arrêter sa mission dans un fort de l’armée américaine. Deux mois d’une longue convalescence en territoire ennemi. C’est là qu’il rencontre Helen, femme du major Skolton. Rentré précipitamment au Mexique après une rixe, Brady retourne au service des frères Castro. L’homme, las des bagarres, des interminables guerres entre les peuples, des basses besognes qu’il accomplit sans sourciller, sent que la fin, sa fin, est proche.<br />
<em>L’Aventurier du Rio Grande</em> s’impose comme un de ces grands westerns dont le personnage principal embrasse toute la complexité de la nature humaine. Brady rêve de liberté mais les pistoleros ne décrochent pas si facilement.<br />
Au cœur du film de Parrish, les hésitations et les vicissitudes du héros s’expriment au travers d’ambitions formelles maîtrisées. Le choix des lumières, le soin apporté aux décors et la mise en scène inspirée servent un discours humaniste supérieur à la moyenne (éloigné du sempiternel « la nature est belle et les Indiens méchants »). Robert Parrish évite tous les poncifs parce qu’il refuse d’utiliser le cahier des charges proposé par les grands studios quand le faiseur, à la botte des producteurs, préfère s’y engouffrer sans envisager une seconde de prendre le moindre risque personnel. Parrish est un cinéaste indépendant reconnu pour son savoir-faire et son efficacité. Dans <em>L’Aventurier du Rio Grande</em>, Les femmes servent de pivot moral (et pas de plantes vertes) quand les Mexicains s’incarnent en individus cultivés (et non plus comme des bouseux sales et idiots) capables de maîtriser leurs affaires sur leur territoire.<br />
Le charisme de Robert Mitchum fait pour beaucoup à la réussite de l’entreprise. Je vous encourage à découvrir l’artiste Tom Lea, illustrateur des grands espaces américains et auteur du roman <em>The Wonderful Country</em> (<em>L’aventurier du Rio Grande</em> in french). Un très grand western. </p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/tumbleweed-qui-est-le-traitre.jpg" alt="Tumbleweed aka Qui est le traître" title="Tumbleweed aka Qui est le traître" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12046" /><strong><em>Tumbleweed</em> de Nathan Juran avec Audie Murphy, Lori Nelson, Chill Wills…</strong></p>
<p>Jim Harvey a pour mission d’escorter un convoi de migrants à travers les terres d’une dangereuse tribu indienne. Pris à parti par les guerriers yaquis, Harvey tente une négociation avec le chef Aguila dont il a sauvé la vie du fils. Aguila ne veut rien entendre. Les hommes du convoi sont massacrés. Seules deux femmes échappent à la mort. A son retour en ville, Harvey est tenu responsable de cet échec et, pour éviter le lynchage, prend ses jambes à son cou.<br />
Western surprenant que ce <em>Tumbleweed</em> ! Jim Harvey coure l’Ouest sur un vieux canasson à la recherche de la vérité. Son innocence et sa bonne foi le précèdent mais personne ne veut entendre. Les surprises qui ponctuent les saynètes rendent le film attachant et différent des productions dites tout-venant. <em>Tumbleweed</em> ne casse pas des briques mais le ton décalé mérite qu’on s’y attarde.</p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/le-kid-du-texas-kurt-neumann.jpg" alt="Le Kid du Texas, de Kurt Neumann" title="Le Kid du Texas, de Kurt Neumann" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12047" /><strong><em>Le Kid du Texas</em> de Kurt Neumann avec Audie Murphy, Gale Storm, Albert Dekker…</strong></p>
<p>Peu connu chez nous, Kurt Neumann s’est taillé sur les collines d’Hollywood une solide réputation d’artisan cinéaste, d’abord dans les séries pour la RKO puis les productions fauchées de science-fiction où <em>La Mouche noire</em> (<em>The Fly</em>), la plus grande réussite du bonhomme, sert encore aujourd’hui de maître étalon aux réalisateurs en herbe. Les films de Neumann ne paient pas de mine mais ils tapent souvent justes. Enfin pas tous, comme nous le verrons un peu plus loin. Il y eut quelques ratés !<br />
L’histoire de William Monney, dit Billy le Kid, nous la connaissons en long, en large et en travers. La légende et la réputation noircissent les livres d’histoire.<br />
<em>Le Kid du Texas</em> raconte le destin maudit d’un jeune homme éprouvé par la perte de son patron et les démons qui le poussent à la vengeance. Le Kid, c’est un gamin malheureux, inapte au bonheur, dangereux pour lui-même et pour les autres, condamné à périr sous le feu de ses ennemis.<br />
Audie Murphy (reconnu par l’armée américaine comme le plus grand tueur de nazis) donne à son personnage toute l’ambivalence nécessaire pour que nous balancions entre empathie et détestation. <em>Le Kid du Texas</em> peut s’apprécier comme un premier pas vers les œuvres plus mâtures d’Arthur Penn ou Sam Peckinpah.</p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/parole-cot-earl-bellamy.jpg" alt="La Parole est au colt, d&#039;Earl Bellamy" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12048" /><strong><em>La Parole est au colt</em> d&#8217;Earl Bellamy avec Audie Murphy, Joan Stanley, Warren Stevens…</strong></p>
<p>Chad Lucas, shérif de Lodgepole Colorado, échappe in extremis à la mort, doublé par son adjoint. Le bandit Drago a mené l’attaque d’un train qui convoyait l’argent dont la ville a tant besoin. Après une bataille rangée en pleine rue, Drago et sa clique taillent la route. Rendez-vous au Nouveau-Mexique. Lucas organise la traque sans savoir qu’un proche l’a trahi.<br />
Voici, dans toute sa splendeur, le meilleur de la série B. Ni plus ni moins. Un western carré, rythmé et, cerise sur le gâteau, remarquablement interprété. Une fois de plus, <em>La Parole est au colt</em> utilise les ingrédients du western (les forçats de la mine, la pépé du saloon, les élus, le shérif, les Indiens, le militaire, les fermiers, les colons…) sans jamais proposer la carte des clichés. L’intrigue se développe autour de personnages aux caractères affirmés qui ajoutent toujours un peu plus de tension à la tension. Au moment où les protagonistes traversent les terres indiennes (comme dans <em>Le Jardin du diable</em>), mieux vaut serrer les fesses ! Même si quelques transparences malheureuses gâchent un peu la fête, la beauté du Colorado contribue par contraste à rendre la chasse encore plus angoissante.<br />
Le film, sorti sur les écrans en 1966, est l’un des derniers westerns d’Audie Murphy. La guerre du Vietnam bat son plein. Sam Peckinpah ringardise définitivement le genre par sa virtuosité. Toutefois très recommandé.</p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/attaque-fort-douglas.jpg" alt="L&#039;Attaque de Fort Douglas" title="L&#039;Attaque de Fort Douglas" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12049" /><strong><em>L’Attaque de Fort Douglas</em> de Kurt Neumann avec Scott Brady, Rita Gam, Lori Nelson, Neville Brand…</strong></p>
<p>Jonathan Adams, un jeune peintre, a fui la civilisation pour s’installer à Fort Douglas, étant ainsi plus proche de la nature et des Indiens qui l’inspirent pour ses tableaux. Alors que sa fiancée Cynthia arrive à l’improviste, le surprenant avec une jeune Indienne, le trafiquant d’armes Butler anime les hostilités des Indiens contre les colons afin de vendre ses armes. La tension monte et Adams se retrouve au milieu d’un conflit qu’il n’a pas souhaité.<br />
<em>L’Attaque de Fort Douglas</em> est goupillé à partir de stock-shots de <em>Sur la piste des Mohawks</em> (John Ford, 1939) acheté par le producteur Edward L. Alperson. Les scénaristes, Maurice Geraghty et Milton Krims se chargent d’écrire une histoire. Ou de broder, on ne sait pas trop.<br />
Le résultat aussi désarmant que surprenant vaut son pesant de <em>peanuts</em>. Le plus génial dans <em>L’Attaque de Fort Douglas</em> c’est qu’absolument tout, mais tout, sonne faux &#8211; décors, maquillages, costumes, dialogues, situations (les scènes bucoliques !)…<br />
Une sorte de paradoxe perpétuel. Une faille spatiotemporelle. Un temps sérieux, un temps loufoque, on se demande si ce n’est pas le western caché des Monty Python. Les messages pro-Indiens ne passent pas inaperçus entre les scènes où Jonathan Adams, infatigable dragueur, joue les jolis cœurs. Le méchant qui monte les communautés entre elles fait son taf. Il est abject.<br />
Un western assurément culte parce qu’intensément maladroit. </p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/le-fier-rebelle-michael-curtiz.jpg" alt="Le Fier Rebelle, de Michael Curtiz" title="Le Fier Rebelle, de Michael Curtiz" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12050" /><strong><em>Le Fier Rebelle</em> de Michael Curtiz avec Alan Ladd, Olivia de Havilland, Dean Jagger, David Ladd&#8230;</strong></p>
<p>A la fin de la guerre de Sécession, John Chandler (Alan Ladd) parcourt le pays en quête d’un médecin qui pourrait soigner son fils David, que le choc provoqué par la mort de sa mère a rendu muet. Dans une petite ville, il se bat contre les fils d’un riche éleveur, Burleigh. Il est alors aidé et recueilli par Linnett Moore (Olivia de Havilland) qui le fait travailler dans sa ferme. Mais les fils Burleigh vont revenir provoquer John…<br />
<em>Le Fier Rebelle</em> possède toutes les qualités des grands classiques du cinéma. Pourquoi ? Parce qu’il n’use pas des ressorts habituels. Parce qu’il évoque l’amour filial avec pudeur. Parce qu’il est solaire.<br />
Son ambiance si particulière, <em>Le Fier Rebelle</em> la doit à la fragile condition de John et David, toujours pressés, toujours dans l’urgence, mais contraints de demeurer dans un bled soumis au diktat d’une crapule qui n’hésite pas à s’approprier les terres d’autrui. Les Chandler sont le grain de sable dans la belle mécanique de la famille Burleigh.<br />
John Chandler, sudiste retors, ne se laisse pas marcher sur les pieds. Depuis longtemps, les habitants ont abandonné tout espoir de liberté. Les Burleigh font régner leurs lois. Seule Linnett Moore résiste.<br />
<em>Le Fier Rebelle</em> sonne juste et beau. Très conseillé.</p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/le-gaucho-jacques-tourneur.jpg" alt="Le Gaucho, de Jacques Tourneur" title="Le Gaucho, de Jacques Tourneur" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12051" /><strong><em>Le Gaucho</em> de Jacques Tourneur avec Rory Calhoun, Gene Tierney, Richard Boone…</strong></p>
<p>Argentine, 1875. A la mort de son père, Don Miguel rentre au pays pour prendre les rênes de l’hacienda familiale. Il y retrouve Martin, un ami d’enfance qu’il considère comme son frère. De chaleureuses, les retrouvailles passent à orageuses quand Martin tue le cow-boy qui refuse de trinquer au retour du fils prodigue. Désormais hors-la-loi, il s’acharne à préserver les grandes plaines de la pampa en empêchant par les armes le chemin de fer de les traverser. Traqué par le major Salinas dont il préserve pourtant la vie, fragilisé par l’amour qu’il porte à la belle Teresa Chavez, Martin tente de fuir vers le Chili…<br />
Un western tourné au fin fond de la pampa argentine par Jacques Tourneur, ça ne se refuse pas. Tavernier présente le film comme élégiaque, sombre et désenchanté. C’est exactement ce qu’il est. L’atmosphère des plaines venteuses jusqu’à la cordillère des Andes vibre des esprits anciens. Le gaucho est de la trempe des hommes d’honneur, un de ces héros que l’on imagine toujours sur le front à mener des combats pour défendre le pays et son clan.<br />
Une pépite aux couleurs de carte postale.</p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/le-bandit-edgar-ulmer.jpg" alt="Le Bandit, d&#039;Edgar G. Ulmer" title="Le Bandit, d&#039;Edgar G. Ulmer" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12052" /><strong><em>Le Bandit</em> d&#8217;Edgar G. Ulmer avec Arthur Kennedy, Betta St. John, Eugene Iglesias…</strong></p>
<p>Son complice abattu lors du hold-up d’un wagon de marchandises, Santagio trouve refuge dans une ferme isolée du Haut-Mexique. Si Manuelo Lopez, le fermier, projette de le tuer pour s’emparer du butin, il y renonce après que le bandit en fuite lui a sauvé la vie. Pendant ce temps, sa femme, Maria, fatiguée d’une vie de labeur et de misère, supplie le fugitif de l’emmener aussi loin que possible. Bientôt, au moment de son départ, Santiago voit arriver Gunt, son receleur, accompagné de policiers…<br />
<em>Le Bandit</em> n’est pas un western comme les autres. Il n’y a ni cow-boys, ni Indiens, ni actions brutales. Il y a une attaque de train à l’arrêt, un vol de montres, un tacot, un pleutre, une femme accablée et, en supervedette, un bandit barbu ancien paysan devenu révolutionnaire par désillusion. N’en jetez plus ! Sa différence, <em>Le Bandit</em> la soigne dans les ruptures de ton mâtinées de réflexions métaphysiques.<br />
Santiago n’est pas un méchant brigand sans cervelle. Au contraire, les doutes l’habitent, Dieu lui mène la vie dure. Après la mort de son ami Vicente, Santiago réalise tout le chemin parcouru et décide de raccrocher les éperons.<br />
Alors qu’il demande au fermier de le conduire au village le plus proche pour refourguer sa marchandise, notre hors-la-loi s’étonne de la couardise de son hôte autant que du mal de vivre de la maîtresse de maison. A ce moment précis, le traitement des personnages prend une tournure particulière. Nous tenons là un grand film.<br />
Betta St. John, en femme soumise, est sublime. Arthur Kennedy porte sa gueule patibulaire jusqu’au panthéon des anges maudits.<br />
<em>Le Bandit</em>, signé du génial Ulmer (<em>Le Démon de la chair</em>, <em>L’Impitoyable</em>…), mérite toute votre attention. </p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/riviere-poudre-louis-king.jpg" alt="La Rivière de la poudre, de Louis King" title="La Rivière de la poudre, de Louis King" width="166" height="220" class="alignleft size-full wp-image-12053" /><strong><em>La Rivière de la poudre</em> de Louis King avec Rory Calhoun, Corinne Calvet, Cameron Mitchell, Penny Edwards, Carl Betz…</strong></p>
<p>Ancien marshal, Chino Bullock range son colt pour exploiter, avec son ami Jack Slater, un filon d’or situé sur les berges d’une rivière du Wyoming. Si la chance leur sourit, elle suscite aussi des convoitises. Son associé abattu d’une balle dans le dos, Chino accepte de reprendre les armes et l’étoile de shérif pour faire régner l’ordre dans la région, tout en recherchant les assassins. Ses soupçons se portent bientôt sur les frères Logan. Des adversaires contre lesquels se dresse aussi Mitch Hardin, un ex-médecin qu’une tumeur au cerveau pousse à des comportements suicidaires…<br />
<em>La Rivière de la poudre</em> fait directement écho à <em>My Darling Clementine</em> de John Ford (on dit vulgairement « remake »). En effet, le grand sujet du film décrit le passage de la nature sauvage à la civilisation. Un passage autant physique que psychologique, il va sans dire ! Vous verrez que la voie de retour n’est pas une option mais une nécessité selon les circonstances.<br />
Le scénario réserve de belles surprises. Les paysages du Wyoming flattent la rétine. On ne s’ennuie pas. Que demander de plus ? Un scotch.</p>
<p style="font-size:90%"><em>Tous ces westerns sont disponibles en DVD chez Sidonis Calysta, sauf </em>L&#8217;Attaque de Fort Douglas<em> et </em>Fier Rebelle<em> chez Artus Films.</em></p>
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