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	<title>Grand Écart &#187; Top 5</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Top 5 des plans-séquences</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jun 2012 08:51:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Top 5]]></category>
		<category><![CDATA[Orson Welles]]></category>
		<category><![CDATA[plan-séquence]]></category>

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		<description><![CDATA[Un plan-séquence, c'est beau et touchant. Et c'est pas rien, d'articuler tous ces acteurs et techniciens autour d'une même prise. Mais au fait, dans quels films peut-on voir les plus beaux plans-séquences ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/03/plans-sequences-top-5.jpg" alt="Top 5 des plans-séquences au cinéma" title="Top 5 des plans-séquences au cinéma" width="280" height="159" class="alignleft size-full wp-image-5723" />Un plan-séquence, c’est quoi ? Un film est composé de nombreux plans qui, assemblés les uns aux autres, forment des séquences, ou « scènes ». Le montage constituant le moyen de les raccorder entre eux. Actuellement, la mode est d’ailleurs à la multiplication des plans, pour accentuer l’impression de vitesse, de rythme, et pallier souvent un scénario médiocre. Le plan-séquence, au contraire, prend le contre-pied du montage. Exit la juxtaposition de plans, le réalisateur décide de filmer une séquence complète en une seule prise, sans raccords. Souvent, l’objectif est esthétique – changement de rythme, beauté des images, etc. -, mais la démarche est souvent plus profonde : les cinéastes utilisent le plan-séquence pour provoquer un sentiment particulier, quasi inconscient, chez le spectateur. Malaise, joie, angoisse, exaltation… Le climat d’un film découle de l’utilisation de la caméra, et les meilleurs plans-séquences traduisent toujours la volonté d’un cinéaste. <span id="more-5712"></span></p>
<p>Pour ce top 5, sont sciemment laissés de côté les « faux » plans-séquences (celui du début de <em>Snake Eyes</em> de Brian De Palma par exemple, en réalité plusieurs plans raccordés sur fond noir), les plans-séquences retouchés (le magnifique passage dans l’anse de cafetière de <em>Panic Room</em> a été fait sur ordinateur), et même certains plans-séquences pourtant fameux, tels ceux de <em>La Corde</em> d’Alfred Hitchcock, parce que trop empruntés au théâtre. Trêve de bavardages, place à la sélection !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Breaking News</em> de Johnnie To (2004)</h3>
<p>La première décennie du XXIe siècle aura été pour Johnnie To celle de la réussite internationale. Déjà responsable d’un bon paquet de films à l’aube de l’an 2000, To commence le nouveau siècle avec <em>Fulltime Killer</em> puis le génial <em>PTU</em> et son inoubliable gimmick, aussi périmé qu’entêtant. Puis il réalise en 2004 le film qui va véritablement le révéler au public occidental, <em>Breaking News</em>. L’histoire de la poursuite entre un gangster et une inspectrice tenace, suivie de très près par une chaîne de télévision, est l’occasion pour Johnnie To d’exercer son talent singulier : <em>Breaking News</em> est un pur film d’action, mais pas que… Le cinéaste y interroge la place des médias et leur instrumentalisation outrancière. Pour mieux conquérir le spectateur, To soigne sa séquence d’ouverture comme jamais. Dans un plan-séquence long de presque huit minutes, on assiste à une fusillade entre la police et cinq malfrats qui tentent de s’échapper d’un immeuble. Le procédé, en empêchant toute utilisation massive d’effets spéciaux, provoque un étrange sentiment : si la fusillade est rendue hyperréaliste, la caméra virevoltante qui s’élève dans le ciel pour redescendre lécher le bitume donne une impression de poésie et de lenteur extatique assez troublante. A l’image des autres œuvres du cinéaste, <em>Breaking News</em> oscille d’ailleurs entre le reflet brut et grotesque de la réalité et une stylisation poussée, comme ce sera notamment le cas par la suite dans le diptyque <em>Election</em> ou dans le faux western <em>Exilés</em>…</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/CJlCYNt2z9k?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>La Soif du mal</em> d’Orson Welles (1958)</h3>
<p>Avec Alfred Hitchcock, Orson Welles est probablement l’un des cinéastes les plus étudiés au monde. Welles a créé une grammaire cinématographique avec <em>Citizen Kane</em> ; avec <em><a href="/cinema/la-soif-du-mal-orson-welles/" target="_blank">La Soif du mal</a></em>, il offre non seulement une démonstration technique, mais en plus nous montre comment mettre celle-ci au service du récit. Le film raconte la bataille entre un flic local pourri de Los Robles, Hank Quinlan (interprété par Orson Welles), et un policier mexicain irréprochable, Ramon Miguel Vargas (impressionnant Charlton Heston). L’intrigue s’ouvre sur l’explosion d’une voiture, savamment orchestrée par Welles. Il choisit de ne pas cacher que le véhicule va exploser, mais fait culminer la tension à l’aide d’un superbe plan-séquence qui suit le trajet de la voiture dans la ville de Los Robles : un travelling sur grue survole les bâtiments, annonçant déjà la virtuosité de <em>La Soif du mal</em> sur un mode crépusculaire. Orson Welles parvient à surprendre en situant l’action là où ne l’attend plus, cultivant, à partir de cette séquence d’ouverture et tout au long du film, un sentiment de malaise insaisissable. Du grand art, tout du long.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Yg8MqjoFvy4?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Profession : reporter</em> de Michelangelo Antonioni (1975)</h3>
<p>Quand David Locke (Jack Nicholson), reporter blasé en mission en Afrique, prend conscience de la médiocrité de son existence et du regard indifférent dont il est l’objet, et trouve son voisin de chambre d’hôtel sans vie, étendu sur son lit, il décide d’endosser son identité et de se faire ainsi passer pour mort. Locke devient Robertson, et pour mieux matérialiser la transformation, décide de se rendre aux rendez-vous prévus dans l’agenda du défunt.<br />
A l’inverse d’Orson Welles qui ouvre <em>La Soif du mal</em> sur un majestueux plan-séquence, Antonioni débute <em>Profession : reporter</em> sur une succession de plans lents et déshumanisés soulignant la vie cloisonnée et solitaire de David Locke. Puis, à cette sensation écrasante succède la fuite avec, en perspective, la recherche de la liberté et d’une identité définitive ; paradoxalement, Locke/Robertson ne va atteindre cette liberté qu’à la toute fin du film, en trouvant la mort. Pour souligner la tranquillité retrouvée, Antonioni met en scène cette séquence finale de sept minutes en une prise : la caméra n’enferme plus le personnage mais se fait plus légère, plus libre. Elle flotte entre l’intérieur et l’extérieur, traversant sans ciller les barreaux d’une fenêtre pour symboliser la liberté reconquise. Le drame qui se déroule dans la pièce est systématiquement hors champ, le metteur en scène lui préférant le mouvement du dehors, élargissant l’horizon, insistant sur la sérénité retrouvée. Le final de <em>Profession : reporter</em> constitue ainsi l’un des plus remarquables plans-séquences qui soient, tout en beauté et en intelligence.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/ke2CFuLQ6t8?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Old Boy</em>, de Park Chan-wook (2003)</h3>
<p>Voici un plan-séquence qui magnifie un film. Le point de départ d’<em>Old Boy</em> est incroyable, la conclusion hallucinante, et au milieu, cette scène de baston interminable et épuisante filmée en une prise qui transcende le tout. Park Chan-wook tourne la scène de profil pour obtenir un plan le plus large possible afin de multiplier la quantité d’assaillants. On pense à ces fresques guerrières du Moyen Age qui immortalisaient les batailles, montrant chaque camp rejoindre l’autre dans un choc fracassant. Ici, aucun moyen de tricher : pas de montage pour accentuer <em>a posteriori</em> la puissance des coups ou masquer les cascades ; chaque attaque est hyperréaliste car approximative, lourde et bestiale. Rares sont les combats de rue au cinéma à avoir été filmés avec autant de maîtrise et de rythme. Porté par les critiques, le film a d’ailleurs connu un succès international et a permis de découvrir en France l’immense travail d’un cinéaste coréen génial.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/lnT0EgNZ7Kg?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>L’Arche russe</em> d’Alexandre Sokourov (2002)</h3>
<p>S’il est un plan-séquence à retenir dans l’histoire du plan-séquence, c’est celui-ci : <em>L’Arche russe</em>, film de 96 minutes, tourné en une seule prise. Sa réussite aurait davantage relevé du théâtre s’il s’était agi d’un plan fixe, voire d’un huis clos, et que seul le jeu des comédiens importait, mais Alexandre Sokourov opte pour un mouvement permanent et une esthétique soignée. <em>L’Arche russe</em> est une odyssée à travers trois cents ans d’histoire à l’intérieur du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, gardien de cet héritage. Une véritable prouesse technique : la fermeture du musée ayant été obtenue pour la seule date du 23 décembre 2001, il s’agissait de ne pas commettre d’impair. Pas d’erreur de texte ni de caméra possible. Pas de pause pour l’opérateur qui porte à bout de bras la caméra. Une caméra numérique certes, mais quand même. Pas de possibilité de désembuer l’objectif lors des plans extérieurs à -24 degrés. C’est finalement la quatrième prise de la journée qui aura été la bonne, malgré une petite cuillère qui heurte le sol au milieu du tournage. Mais au-delà de la technicité, <em>L’Arche russe</em> est un magnifique instant de poésie, qui saisit « dans un souffle » l’histoire de la Russie. On y croise ses figures artistiques et politiques, ses rois et ses reines ; les guerres y sont une pièce sombre et poussiéreuse, les bals, un souvenir mélancolique du faste de la Grande Russie… </p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/J--TDEHizVA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>&raquo; Voir aussi le <a href="/top-5/courses-poursuites-bizarres/">Top 5 des courses-poursuites bizarres</a></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Top 5 des courses-poursuites bizarres</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 16:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Top 5]]></category>
		<category><![CDATA[course-poursuite]]></category>
		<category><![CDATA[James Caan]]></category>
		<category><![CDATA[Monty Python]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>

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		<description><![CDATA[A force de se demander quel film est le plus drôle, le plus noir, le plus romantique, le plus chiant, on a décidé de faire nos propres Tops 5. Le premier : les courses-poursuites bizarres...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/09/top-courses-poursuites.jpg" alt="Top 5 des courses-poursuites bizarres" title="Top 5 des courses-poursuites bizarres" width="280" height="165" class="alignleft size-full wp-image-4116" /><strong>Nouveau rendez-vous. A force de discussions animées et éthyliques au coin du feu (ou plutôt du radiateur) à se demander quel film est le plus drôle, le plus noir, le plus romantique, le plus chiant, on a décidé de reprendre à notre compte les tops pour faire un Top 5 définitif. Tellement définitif qu’on n’exclut pas qu’il soit de temps en temps de très mauvaise foi, ou qu’il ne compte pas vraiment cinq films…</strong></p>
<p>Pour la première, on vous propose un <strong>Top 5 des courses-poursuites bizarres</strong>. On laisse sciemment de côté les géniales poursuites de <em>Bullitt</em> ou le magnifique <em>Duel</em> de Steven Spielberg, qui figurent déjà parmi les classiques, et on s’intéresse à des séquences plus… excentriques. Au menu : des courses à pied, des courses moteur arrêté, des courses sans chevaux et des courses contre le métro. <span id="more-4039"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>French Connection</em> de William Friedkin (1971)</h3>
<p>Deux ans avant le raz-de-marée <em>L’Exorciste</em>, William Friedkin réalise un polar noir sur le lien entre Marseille et l’arrivée d’héroïne à New York – la fameuse <em>french connection</em>, qui défraie la chronique dans les années 1960. Il engage Gene Hackman pour tenir le rôle du flic aux méthodes musclées et critiquables Popeye Doyle, bien décidé à en finir avec les gangsters qui inondent son quartier de drogue. Friedkin veut inclure dans son film une scène de course-poursuite à couper le souffle, et engage même pour ça le cascadeur de <em>Bullitt</em>, Bill Hickman. Mais voilà, la fameuse course-poursuite de <em>Bullitt</em> figure déjà parmi les classiques, et il n’est pas question de la plagier. Le cinéaste a alors l’idée d’une scène où Popeye, en voiture, chercherait à rattraper le métro aérien, et se met en quête d’obtenir les autorisations pour la tourner à Brooklyn. Evidemment, elles lui sont toutes refusées, et la seule qu’il obtient l’appauvrit de 40 000 dollars et ne l&#8217;autorise à rien officiellement. Qu’à cela ne tienne, Hickman installe Friedkin sur la banquette arrière et lance la voiture à 150 km/h sur 36 blocs de Brooklyn. C’est complètement insensé et irresponsable, mais le résultat, c’est une course-poursuite culte et inédite entre une caisse et le métro :</p>
<p><center><iframe width="500" height="300" src="http://www.youtube.com/embed/yQUdcTKufYY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Way of the Gun</em> de Christopher McQuarrie (2000)</h3>
<p>Quand on s’imagine une course-poursuite au cinéma, on voit des aiguilles de compteurs qui défilent à grande vitesse, des pneus qui crissent, de la tôle froissée et beaucoup d’excitation. Sauf quand on s’appelle Christopher McQuarrie, qu’on est déjà un talentueux scénariste (de <em>Usual Suspects</em> notamment), et qu’on veut faire un premier film qui tord le cou aux conventions hollywoodiennes. La course-poursuite de <em>Way of the Gun</em> est probablement la plus lente de l’histoire du cinéma : voitures lancées à 7 km/h, portes ouvertes avec un pied qui dépasse pour donner de l’élan à la voiture, il s’agit d’un jeu de cache-cache avec les poursuivants. Malgré la lenteur, McQuarrie parvient à dégager de la séquence une tension et une excitation jouissives. Si la sortie du film en 2000 est pourtant passée relativement inaperçue malgré son casting (Ryan Phillippe, Benicio Del Toro, Juliette Lewis, James Caan, Taye Diggs&#8230;), il n’en constitue pas moins une petite pépite du cinéma d’action, aux frontières du polar et du western, avec une bonne dose d’humour noir. L’histoire de deux ratés barges qui s’en prennent à la mauvaise personne et n’hésitent pas à malmener une future mère enceinte jusqu’au cou était probablement trop crue pour les distributeurs, mais elle ravit les cinéphiles…</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl0n9y?width=500&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>The Chaser</em> de Na Hong-jin (2007)</h3>
<p>Na Hong-jin réalise <em>The Chaser</em> en 2007, alors qu’il est encore étudiant en cinéma en Corée. Projeté en séance spéciale au Festival de Cannes 2008, le public découvre un film brillant et savamment orchestré, au réalisme dérangeant et aux scènes d’action à couper le souffle. Difficile de croire qu’il s’agisse du premier film d’un étudiant… Au palmarès des scènes géniales du film, une poursuite à pied entre Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, et un tueur en série. Pas de voitures cette fois, les deux hommes se courent après dans un Séoul montré sans artifice : sale, sombre et poisseux. Il courent, crient, trébuchent, tombent, reprennent leur souffle… et recourent. Na Hong-jin est bien plus proche de la réalité dans <em>The Chaser</em> que les réalisateurs de la plupart des films hollywoodiens : la poursuite n’est jamais facile, les coups atteignent rarement leur but, et la violence est à la limite du supportable. Na Hong-jin fait partie de la « nouvelle vague » déjà vieillissante du cinéma coréen, capable en quelques plans d’aller droit au but quand la plupart des films s’enlisent dans un maniérisme ou des introductions poussives. Pas de palabres, <em>The Chaser</em> est un film d’action pur et dur, tout comme le film suivant du réalisateur, <em>The Murderer</em>, qui contient lui aussi son lot de courses-poursuites saisissantes…</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="250" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl0nf9?width=500&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>On achève bien les chevaux</em> de Sydney Pollack (1969)</h3>
<p>Certes, il ne s’agit pas à proprement parler d’une course-poursuite puisqu’elle se déroule autour d’une piste, mais le chef-d’oeuvre de Sydney Pollack mérite amplement de figurer ici : les hommes y courent après leur destin, apparaissant tels des canassons qui piétinent autour d&#8217;une piste de cirque, rappelant le mythe de Sisyphe et l’absurdité de l’humanité. L’histoire : un marathon de danse comme il en existait aux Etats-Unis après la Grande Dépression dans les années 1930, avec une épreuve de vitesse récurrente. La fatigue est physique autant qu’émotionnelle, et l’un des participants trouvera même la mort lors de l’épreuve de vitesse. Pollack filme le marathon de manière aussi haletante qu’une véritable course-poursuite, et en visionnaire, s’interroge sur la condition humaine, la société du spectacle, la dignité et le droit à la mort. Avec une star montante qui porte le film : Jane Fonda.</p>
<p><center><iframe width="500" height="300" src="http://www.youtube.com/embed/oPMEW2klP6U" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>La Cité de la peur</em> d’Alain Berbérian (1994)</h3>
<p>Non content d’être le film le plus drôle des années 1990, le film de les Nuls comprend aussi sa scène de course-poursuite d’anthologie – filmée sans voitures, évidemment, parce que ça aurait explosé le budget, un peu comme dans un autre film drôlissime, <em>Monty Python : sacré Graal</em>, où les chevaux sont absents par manque de moyens. C’est bien ce bricolage qui rend le résultat si bon chez les Anglais et chez le trio comique français, le scato en plus chez les Nuls. Serge Karamazov (aucun rapport), le détective qu’incarne Alain Chabat, est chargé de veiller sur le projectionniste (l’hilarant Jean-Pierre Bacri) du film <em>Red is Dead</em> mais doit s’absenter pour aller aux toilettes… ratant ainsi Emile, le <em>serial killer</em> à la faucille, au moment où il découpe le fameux projectionniste. S’ensuit une course-poursuite endiablée, faites de dérapages, marches arrière, cascades et crissements de pneu, qui se termine par une malheureuse crevaison intestinale. Et pendant ce temps, à Vera Cruz…</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="300" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x510vn?width=500&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>&raquo; Voir aussi le <a href="/top-5/plans-sequences-antonioni-sokourov-welles-park-johnnie-to/">Top 5 des plans-séquences</a></strong></p>
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