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	<title>Grand Écart &#187; Livres</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Une semaine dans la vie de Stephen King, un roman d’Alexandra Varrin</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2015 16:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Sa passion pour Stephen King, Alexandra Varrin nous l’explique avec pudeur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/03/alexandra-varrin-une-semaine-dans-vie-stephen-king-livre.jpg" alt="Une semaine dans la vie de Stephen King, d&#039;Alexandra Varrin" title="Une semaine dans la vie de Stephen King, d&#039;Alexandra Varrin" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20407" />Sa passion pour Stephen King, Alexandra Varrin l’expose sans ambages, et nous l’explique avec pudeur. Une pudeur bien à elle, qui s’exprime dans un style franc du collier et bourré d’énergie, sans doute la meilleure façon d’éviter les malentendus et les lecteurs à la con. Une présentation sans armure. La passion faite de considération nourrit la prose comme elle renforce la couenne.<br />
Cette fille-là se présente comme tendre à l’intérieur et terrible à l’extérieur. « Nougat et nougatine », disait ma grand-mère Alexandrine, trois fois championne du monde de Nain Jaune. Alexandra ne se dissimule pas sous les artifices du fan décérébré, vous l’aurez compris. Attention toutefois quand j’écris « terrible », ne comprenez pas « terrible » dans le sens « méchante et mauvaise » mais plutôt que la demoiselle s’est offerte une paire de couilles à faire pâlir de honte Tom Hardy et qu’elle les pose rarement sur le buffet de l’entrée.<br />
Il y a du jus dans ce roman. </p>
<p>Alexandra passe sa jeunesse au cœur de la Franche-Comté chez ses grands-parents qui l’élèvent et côtoie « maman », mais pas tout le temps. L’amour ne manque pas, il est difficile de l’apprécier.<br />
Dans cette histoire, le maître apparaît au détour d’un rayon de bibliothèque municipale. Quand la jeune Alexandra, âgée d’une douzaine de printemps tardifs, se fond dans l’univers du King, c’est pour ne plus jamais revenir. Le ticket sera sans retour. <span id="more-20401"></span></p>
<p>Mais quid de cette fameuse semaine ? Fin 2013, Stephen King débarque à Paris promouvoir <em>Docteur Sleep</em> roman qui reprend le personnage de Danny Torrance, le jeune héros de <em>Shining</em> devenu adulte. Quelques semaines plus tôt, le milieu et les passionnés savent que l’écrivain prendra son temps car l’homme voyage peu. Alexandra rappelle l’angoisse de l’attente mais surtout la crainte de manquer l’occasion de le croiser, et pire, l’appréhension de le sentir à proximité sans même pouvoir le caresser des yeux. Rater la moindre consolation reste insupportable. C’est sans compter sur cette fameuse paire de burnes qui encombre le pantalon de la demoiselle car Alexandra nous donne une sacrée leçon de volonté. <em>Une semaine dans la vie de Stephen King</em>, c’est le titre du roman. La messe est dite. Alexandra nous fait vivre jour après jour les rendez-vous télé et radio et cerise sur une pâtisserie d’Annie Wilkes, les fameux moments où. Les fameux moments où quoi ? Pour les découvrir, je vous conseille d’acheter le roman. Aussi, Alexandra revient en détail sur deux œuvres majeures : le cycle de <em>La Tour sombre</em> et <em>Le Fléau</em> dans le dessein de mieux nous expliquer la complexité de l’univers du King. Une belle attention pour les néophytes, une belle mise au point pour les fans.<br />
Un roman qui résonne avec beaucoup d’amour et de passion. </p>
<p>- Alexandra, donne-nous ton avis sur les adaptations cinéma !<br />
- Mais bien sûr Cédric.</p>
<p><strong><em>Carrie</em> réalisé par Brian De Palma ?</strong><br />
Une très bonne adaptation après laquelle il aurait été de bon ton de s’arrêter. Je ne sais pas à combien de suites et remakes nous en sommes exactement, mais ça en fait probablement le texte le plus rentable de toute la carrière de Stephen King !</p>
<p><strong><em>Dead Zone</em> réalisé par David Cronenberg ?</strong><br />
Jusque-là c’était parfait. Et puis il y a eu cette série stupide… </p>
<p><strong><em>Christine</em> réalisé par John Carpenter ?</strong><br />
Je n’ai vu le film qu’une fois et il y a longtemps ; je me souviens que toute l’atmosphère des années 1950 personnifiée par la voiture en elle-même et la BO y était retranscrite à la perfection, avec de bonnes scènes terrifiantes en prime. L’aspect plus psychologique concernant le personnage d’Arnie Cunningham y est juste esquissé, en revanche, alors qu’il occupe une place très importante dans le livre. C’est visuellement moins intéressant que cette horrible bagnole, cela dit. </p>
<p><strong><em>Shining</em> réalisé par Stanley Kubrick ?</strong><br />
Stephen King n’a pas aimé cette adaptation, en arguant du fait qu’elle était trop différente de son livre et en avançant un argument imparable : personne de sensé n’embaucherait un type à l’allure de Jack Nicholson pour s’occuper seul de la gestion d’un hôtel comme l’Overlook.<br />
Le documentaire <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/room-237-kubrick-rodney-ascher/" title="Room 237, de Rodney Ascher">Room 237</a></em> offre une théorie intéressante partant du principe que Kubrick aurait délibérément pris le parti de « tuer » l’œuvre d’origine pour se l’approprier complètement : dans le livre, les Torrance arrivent à l’hôtel à bord d’une coccinelle rouge, qui est jaune dans le film et on voit cette voiture jaune croiser son double rouge, accidenté – ce qui ne relève certainement pas du hasard.<br />
Stephen King a incontestablement raison en disant que l’adaptation de Kubrick est différente, voire en opposition à son livre. Ce qui n’enlève rien au fait que le <em>Shining</em> de Kubrick soit un très très grand film d’horreur. </p>
<p><strong><em>Stand By Me</em> réalisé par Rob Reiner ?</strong><br />
Le livre est un très beau conte sur l’amitié, la nostalgie de l’enfance et le passage à l’âge adulte, autant d’émotions qui sont parfaitement retranscrites dans le film. </p>
<p><strong><em>Misery</em> réalisé par Rob Reiner ?</strong><br />
Sans cette adaptation, seuls les lecteurs du livre se seraient rendu compte à quel point Annie Wilkes est un personnage casse-pied, et je trouve important que ce constat frappe l’imaginaire collectif de la manière la plus large et percutante possible. Kathy Bates est une actrice formidable. </p>
<p><strong><em>Les Evadés</em> réalisé par Frank Darabont ?</strong><br />
Pourquoi ce titre ? Sérieusement ? <em>La Rédemption de Shawshank</em>, c’était très bien ; là c’est comme si on avait donné au <em>Sixième Sens</em> un titre du genre « Le mec en fait c’est parce qu’il est mort qu’il voit des morts ». </p>
<p><strong><em>Dolores Claiborne</em> réalisé par Taylor Hackford ?</strong><br />
Une fois de plus, Kathy Bates est une actrice formidable. </p>
<p><strong><em>Un élève doué</em> réalisé par Bryan Singer ?</strong><br />
La nouvelle va encore plus loin dans le sordide, mais le film est un sacré choc aussi. La joyeuse marche du papi dans son petit déguisement m’a particulièrement fait froid dans le dos. </p>
<p><strong><em>La Ligne verte</em> réalisé par Frank Darabont ?</strong><br />
Comme <em>Les Evadés</em>, on est très très proche du livre, avec des passages entiers de narration qui sont repris en voix off. Qui n’a pas pleuré en voyant <em>La Ligne verte</em> la première fois ? </p>
<p><strong><em>Cœurs perdus en Atlandide</em> réalisé par Scott Hicks ?</strong><br />
Anthony Hopkins doit être un des seuls acteurs capables d’incarner un personnage comme Hannibal Lecter et de le faire instantanément oublier en campant le rôle d’un bienveillant. </p>
<p><strong><em>Fenêtre secrète</em> réalisé par David Koepp ?</strong><br />
La nouvelle avait été un choc pour moi parce que je l’ai lue à un âge où la schizophrénie était un thème peu à la mode dans les histoires et films d’horreur, hormis <em>Psychose</em> bien sûr. Je ne m’attendais pas du tout à la chute, qui est sans doute prévisible maintenant – le fait que <em>Fenêtre secrète</em> (le film) soit sorti après un film comme <em>Fight Club</em> n’a sûrement pas joué en sa faveur.<br />
Johnny Depp fait un très bon Mort Rainey en tout cas, mais je le soupçonne d’être un peu comme ça dans la vraie vie : fou à lier, crade et en peignoir. </p>
<p><strong><em>Chambre 1408</em> réalisé par Mikael Hafström ?</strong><br />
Je retiens une scène parmi toutes : celle où John Cusack, à la fenêtre de la fameuse chambre, fait signe à une personne qui se trouve dans l’immeuble d’en face, plein d’espoir à l’idée d’avoir trouvé un moyen de s’échapper de son enfer, et se rend compte que ladite personne ne fait qu’imiter en effet de miroir les mêmes gestes que lui. Ensuite un fantôme l’attaque, ça gâche un peu l’effet, finalement. </p>
<p><strong><em>The Mist</em> réalisé par Frank Darabont ?</strong><br />
C’est dommage qu’il faille se fader tous les soliloques de la vieille bigote avant la fin, magistrale. </p>
<p><strong><em>Ça</em> réalisé par Tommy Lee Wallace ?</strong><br />
Tim Curry fait bien Grippe-Sou.<br />
A part ça, ce téléfilm reste une sombre daube qui aura quand même traumatisé toute une génération et pour lequel j’ai une étrange affection qui me pousse à le revisionner de temps en temps, quand vraiment ça ne va pas.<br />
Tout le symbolisme très très fort dans le livre au sujet de l’enfance, de la croyance, a simplement été éradiqué, et la richesse et la multiplicité des niveaux de lecture du roman en est réduite à une peau de chagrin. </p>
<p><strong>Un coup de cœur et un coup de boule ?</strong><br />
Je vais déjà commencer par le coup de gueule à propos de Jamey Sheridan dans l’adaptation en mini-série du <em>Fléau</em> (par Mick Garris) : le méchant le plus charismatique de toute l’œuvre de Stephen King, la figure du Mal absolu, l’agent du Chaos, ça n’est pas possible qu’il ait un <em>mullet</em>.<br />
Je pense que Rob Reiner et Frank Darabont réalisent les meilleures adaptations de Stephen King. Toutes celles de la liste sont globalement réussies d’ailleurs, et je pense que les ratées (type <em>Les Tommyknockers</em>, <em>Les Langoliers</em>, <em>Simetierre</em> et j’en passe) viennent du fait que les réalisateurs focalisent sur les éléments surnaturels au détriment d’une réflexion sociologique très riche, invariablement présente dans les romans.<br />
Et je trouve ça dommage, parce que beaucoup de gens qui n’ont vu que les films passent à côté de la multiplicité des degrés de lecture que les romans restent les plus susceptibles de nous offrir.<br />
En conséquence, tout ce que je demande, c’est qu’on n’adapte jamais <em>La Tour sombre</em> !</p>
<p>Merci Alexandra !</p>
<p>&nbsp;<br />
Une semaine dans la vie de Stephen King<em> d’Alexandra Varrin, éditions Léo Scheer. Sortie le 3 septembre 2014. 252 pages.</em></p>
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		<title>Comique extrémiste : Andy Kaufman et le Rêve américain, de Florian Keller</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 09:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Arbrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[L'excellent livre de Florian Keller revient sur la vie du méconnu Andy Kaufman, comique hors normes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><em>&#8220;Now Andy did you hear about this one…&#8221;</em> (&#8220;Man On The Moon&#8221; &#8211; R.E.M.)</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/comique-extremiste-andy-kaufman-florian-keller.jpg" title="Andy Kaufman et le Rêve américain" alt="Andy Kaufman et le Rêve américain" width="218" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11535" /><em>&#8220;Vous savez ce qu’on dit à propos du stand-up: si vous êtes drôle, vous êtes un acteur comique, si vous ne l’êtes pas, vous faites une performance artistique&#8221;</em>, balance pertinemment Todd Solondz dans les premières pages de cet auguste livret. On peut aller plus loin que le guilleret metteur en scène : si vous parvenez à vous accaparer toute l’attention d’un public de bar, puis d’une foule, puis d’un peuple en entier, vous êtes un mythe. Plus qu’un adjectif : un concept. Andy Kaufman n’est pas un comique. Fait-il du stand-up ? Est-il Kaufman, est-il Andy ? Le voilà, qui du royaume des Morts, pirate son propre hommage : quand Milos Forman offre à Jim Carrey son plus grand rôle et atomise une nouvelle fois la stature trop classique du biopic, le film en question, <em>Man on The Moon</em>, devient un film sur Kaufman par Kaufman, sorti tout droit de son cerveau embué, empreint de son état d&#8217;esprit humaniste et antipathique, provoc’, fascinant par tous les diables. <span id="more-11532"></span></p>
<p>Florian Keller se doute bien qu’entre les lignes la vérité sur ce fantasme de l’inconscient collectif ne sera pas plus dévoilée, dans la mesure où « entre les images », il en est de même. Essayez un peu d’écrire un livre sur un homme aux mille visages, renvoyant autant à la philosophie des petits rigolos burlesques du <em>Saturday Night Live</em> qu’aux avant-gardes européennes, autant à Freud qu’au surréalisme, essayez un peu, pour voir ! Il s’agit de creuser, de mettre en exergue, par le prisme d’un hurluberlu charlatan-shizo-génie, toute la complexité de ce qu’il représente au-delà des masques qu’il s’est confectionnés : son pays (le fameux <em>american dream</em>, qui a autant de définitions qu’Andy a de personnages), sa culture, ses idéaux. Rien n’est politique. Rien n’est vrai. <em>Just entertainment</em> ! </p>
<p>Et voilà qu’au gré d’une écriture, parfois rude mais souvent riche en chemins proposés, le lecteur se fait philosophe, psychologue, journaliste, analyste, pour tenter de cibler ce « comique extrémiste », se disant que la meilleure manière de l’envisager est de devenir fou, comme Tony Clifton… pardon, Jim Ca… hum, Elvis… oups… Andy Kaufman. Kaufman, êtes-vous bien certain ? Car s’il y a bien quelque chose que cet essai passionnant démontre, c’est la multiplicité des personnalités qu’a l’artiste, pas seulement de manière innée pour le bonheur du show, mais de manière éternelle, à la fois King jamais mort, bestiole maladroite enfantée par l’Amérique, cynique fouteur de troubles venu de Las Vegas, symbole rassurant d’un pacifisme enfantin, Citizen Kane de chair et d’os, vecteur à toutes sortes d’analyses dépassant le stade de la simple notule biographique. Quoi de plus normal de marier idéologie et réflexions plurielles quand, chez Andy, la mort devient un sketch, voire un running gag ? Comme si le trépas n’était qu’une vanne pour ce (non-)humoriste qui, selon les dires de certains, serait toujours en vie, telle une bonne vieille figure de style inséparable du langage courant. Pour une performance, c’en est une !</p>
<p>Voilà un livre qui, derrière ses atours de décorticage cérébral, puise à même ce qui fait le sel de la culture populaire en en définissant, progressivement, les tenants et aboutissants. Kaufman s’est finalement introduit dans le macrocosme culturel comme expérimentateur, figure antithétique de l’Oncle Sam, et, comme les stéréotypes qu’il incarnait, il s’est transfiguré en image (imaginaire ?) iconique. Kaufman EST le Rêve américain dans ce qu’il a de paradoxal (lisez, lisez pour en savoir plus !) mais c’est aussi, et surtout, sous son costume de comédien exceptionnel… la représentation humaine par excellence de la Culture Populaire. La culture pop, soit l’idée d’un médium quelconque parlant au peuple de façon atypique, et qui, par ce rapport de proximité humaine, en vient à se diriger vers le terrain du mythe, de l’incarnation, du rêve, de la fantasmagorie, du concret au symbolisme, de l’humain au divin. </p>
<p>Pour changer, rêvons un peu et nourrissons notre cervelet : mangeons du Andy Kaufman ! </p>
<p>&nbsp;<br />
Comique extrémiste : Andy Kaufman et le Rêve américain<em>, de Florian Keller, en librairie depuis le 30 novembre 2012. Editions Capricci. 204 pages.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une blonde à Manhattan, de Adrien Gombeaud</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 15:52:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Une blonde à Manhattan</em>, c’est presque un roman noir. Trois individus aux histoires bien distinctes. Trois destins qui se croisent juste pour un instant, mais dont les connexions résonneront pour toujours...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><em>&#8220;Elle a dit beaucoup de choses à beaucoup de monde. Mais elle n’a jamais tout dit à qui que ce soit.&#8221;</em></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/blonde-manhattan-gombeaud.jpg" alt="Une blonde à Manhattan" title="Une blonde à Manhattan" width="178" height="278" class="alignleft size-full wp-image-4249" /><em>Une blonde à Manhattan</em>, c’est presque un roman noir. Trois individus aux histoires bien distinctes. Trois destins qui se croisent juste pour un instant, mais dont les connexions résonneront pour toujours. </p>
<p>En 1987, Michael Ochs, archiviste, pousse les portes d’un vieil hangar et trouve une série de clichés. Sur certains : Marilyn dans le métro new-yorkais, au fond d’un café. Le grain est brut, le visage sans fard. Les clichés sont signés Ed Feingersh, photographe né en 1924 à Brooklyn, qui a connu la fin de la guerre en Europe, participé à la libération des camps de concentration, s’est confronté à l’horreur nazie. A son retour il devient reporter de guerre, mais en 1955, c’est un tout autre travail qu’on lui confie. La revue <em>Redbook</em> lui demande de réaliser une <em>&#8220;picture story&#8221;</em>. Il doit suivre Marilyn Monroe pendant une semaine et dévoiler une vision inédite de la star. Marilyn vient de débarquer à New York. En conflit avec la Fox, elle veut changer son image de blonde écervelée. La voilà qui prend des cours auprès de Lee Strasberg à l&#8217;Actors Studio et monte avec un ami une société de production dont elle devient la présidente. C’est aussi l&#8217;époque de l’éprouvant tournage de <em>Sept ans de réflexion</em>, de Billy Wilder. Marilyn croise Feingersh, accepte qu’il la suive un peu partout pendant une semaine. </p>
<p>A travers une série de témoignages des amis et photographes qui ont côtoyé Feingersh, à travers de nombreuses lectures, Adrien Gombeaud, surtout connu pour ses écrits sur le cinéma asiatique dans <em>Positif</em> par exemple, revisite le mythe Monroe. Ou pour être plus juste, le démolit pour le reconstruire, à l’instar du travail effectué par le photographe au cœur des années 1950. Marilyn n’est plus <em>&#8220;ce moineau captif&#8221;</em>. <em>&#8220;Pure invention&#8221;</em>, dit Gombeaud, une image de femme fragile censée être plus rassurante pour la gent masculine que <em>&#8220;cette géante aux gros seins qui écrase les hommes qui l’entourent ».</em> Et parce que Feingersh <em>&#8220;cultive l&#8217;instantané, la force de la lumière brute, minérale, non travaillée&#8221;</em>, cette blonde à Manhattan s’affiche en femme d’affaires, une femme au travail, une femme en perpétuelle transformation. </p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/feingersh.jpg" rel="shadowbox[sbpost-4231];player=img;"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/feingersh.jpg" alt="Ed Feingersh" title="Ed Feingersh" width="173" height="280" class="alignright size-full wp-image-4250" /></a>Pourtant Marilyn ne perd rien de son aura, de son érotisme, et la plume de Gombeaud se laisse aller à mêler l’histoire et la légende. Il émet des hypothèses totalement romanesques sur ce qui s’est passé cette semaine. Il cherche les connexions qui unissent ses deux personnages au-delà de leur brève rencontre. Lyrique, rabâchant parfois par trop d’admiration, il explore une page secrète de la photographie. Une page secrète pour rendre hommage au photographe injustement oublié qu’est Ed Feingersh. Gombeaud peint le portrait d’un type au destin tout aussi invraisemblable que celui de la star internationale. Une sorte d’Arturo Bandini, le héros de John Fante, traînant sa carcasse dans New York… <em>&#8220;Eddie photographie Marilyn pour une seule raison : parce qu’elle est là, devant lui, à cet instant précis. En cela ces images parlent aussi de lui, de la simplicité de son regard et de la curiosité très saine qu&#8217;il avait envers les autres et le monde qui l’entourait.&#8221;</em></p>
<p>Et le monde qui entoure Feingersh s’écaille. C’est la fin d’une époque qui verra disparaître Ed et Marilyn. Avec l’avènement de la télé, le photographe ne trouve plus sa place. <em>Les Desaxés</em>, dernier film de Marilyn, incarne tout en l’évoquant les derniers spasmes des studios. C’est aussi le New York des années 1950 qui expire, celui du café Costello’s, du Barbizon qui donne des cours de bonnes manières aux jeunes New-Yorkaises… qui bientôt ne seront plus. </p>
<p>Une blonde à Manhattan, Ed Feingersh et Marilyn<em> de Adrien Gombeaud ; éditions Le Serpent à plumes, mai 2011, 216 pages, 19 euros.</em> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Été mouche, de Bertrand Ferrier</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 21:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[« Il s&#8217;apprête à visionner un unmaking of Balte contant le naufrage d&#8217;un film du grand Nikaro Hito, qui n&#8217;a jamais achevé, pour des raisons cosmiques, métaphysiques, substantielles et autres, ce...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/ete-mouche-ferrier.jpg" alt="L&#039;Eté mouche, de Bertrand Ferrier" title="L&#039;Eté mouche, de Bertrand Ferrier" width="202" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3540" />« Il s&#8217;apprête à visionner un <em>unmaking of</em> Balte contant le naufrage d&#8217;un film du grand Nikaro Hito, qui n&#8217;a jamais achevé, pour des raisons cosmiques, métaphysiques, substantielles et autres, ce qui aurait pu être son chef-d&#8217;œuvre &#8211; raisons qui vont enfin être dévoilées au public haletant. Bref, dès les premières secondes, il se demande : qu&#8217;est-ce que je fous ici, bordel, merde ? »</p>
<p>« Puis : qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle fout, elle, pendant ce temps ? » C&#8217;est la question que se pose, tout au long de ce roman, le narrateur largué dès la page 21 qui rêve de reconquérir son amour perdu. Flash-back, scènes revisitées à l&#8217;envi, ce roman drôle et mélancolique est la confession d&#8217;un garçon perdu dans ses rêves. Amoureux éconduit, auteur en quête de reconnaissance, amant maladroit et ami infidèle, le narrateur se cogne aux murs contre lesquels il écrase les mouches. Les chapitres brefs, rythmés, truffés d&#8217;humour et de dialogues savoureux rappellent les films de Rohmer. Ambiance estivale et décor parisien pour conter les premiers pas hésitants d&#8217;un jeune homme dans le monde mouvementé des adultes en devenir. Et quelques fausses pistes pour un scénario en perpétuelle interrogation : « Je rentrais de la gare de Lyon, tu es venue me voir et tu m&#8217;as dit : je crois que je ne suis pas amoureuse de toi. Et, je t&#8217;ai répondu : tu te trompes mon amour. Tu te trompes complètement. » Ici, plusieurs histoires se croisent pour finir par dresser le portrait d&#8217;un « jeune mais brillant écrivain » resté seul « dans son eau de boudin ». Ce roman très visuel est une succession de courts-métrages, tristes et légers, selon l&#8217;humeur du lecteur-spectateur. A lire à l&#8217;ombre d&#8217;une terrasse, loin des mouches et « dans la lumière du soleil ».</p>
<p>L&#8217;Été mouche<em> de Bertrand Ferrier, éditions Grasset Jeunesse – Coll.Lampe de poche. Roman pour adolescents, mai 2011, 172 pages.</em></p>
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		<title>Le Sec et l&#8217;humide de Jonathan Littell</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 18:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Hecht</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/le-sec-et-l-humide.jpg" alt="Le Sec et l&#039;humide de Jonathan Littell" title="Le Sec et l&#039;humide de Jonathan Littell" width="222" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1386" />Passé inaperçu en comparaison du fracas qui avait accompagné la parution des <em>Bienveillantes</em>, <em>Le Sec et l’humide</em> (2008) en est pourtant, plus qu’une prolongation, une amorce théorique. Malgré ses nombreux défauts – thèse parfois confuse, sous exploitée, aux allures de commentaire composé –, ce texte d’à peine plus de cent pages vaut autant pour son analyse du fascisme que pour la riche iconographie qui le complète.<br />
Reprenant les conclusions de Klaus Theweilt dans <em>Männerphantasien</em> (1977), notamment son utilisation de la psychanalyse de l’enfance et de la psychose pour expliquer la flamme intérieure dévorante qui mène au fascisme, Jonathan Littell dissèque le « Moi-carapace » du fasciste, à travers <em>La Campagne de Russie</em> (1949) de Léon Degrelle. Fondateur du mouvement nationaliste wallon Rex, lieutenant-colonel et commandant de la 28e division SS Wallonie, Degrelle aura tout le temps de construire sa légende après-guerre puisqu’il vivra sereinement sa retraite de l’armée au bord de la Méditerranée, jusqu’à sa mort en 1994. En mai 1945, son avion s’écrase au large de San Sebastian, dans une Espagne gouvernée par Franco. A peine remis de ses blessures, encore alité, il se met au travail.<br />
A travers des extraits commentés, Littell se plaît à étudier la prose pompeuse et virile de cet homme obsédé par la défense d’un national-socialisme vaincu depuis peu. Car bien au-delà de la défaite militaire, c’est sa propre dissolution psychique que craint le fasciste, et l’objet de cette <em>Campagne de Russie</em> se mesure à l’aune du lexique employé, opposant sans cesse le Russe barbare (« Rouge », « Soviet », « bolcheviste », etc.) à l’élégant et fragile national-socialiste. L’écriture de Degrelle agit sur son esprit comme le ferait un système immunitaire sur un corps, éliminant les virus, parasites et bactéries pour assurer la survie d’un organisme « sain » – ce que Theweilt appelle la « maintenance du Moi ». D’où l’absolue nécessité de coucher rapidement sur le papier son combat sur le front de l’est, de l’exalter pour mieux (se) (con)vaincre.<br />
Le talent de Littell s’emploie dès lors à vérifier la thèse de Theweilt dans les écrits de Degrelle, ce qui fonctionne malgré un procédé parfois rébarbatif. Si <em>Le Sec et l’humide</em> est maladroit dans sa construction, il parvient pourtant à captiver par sa forme plutôt audacieuse. Soit une étude de cas qui permet à son auteur d’attaquer de biais un pan du IIIe Reich, oscillant sans cesse entre biographie et essai, et évoquant immanquablement l’étude de Klemperer sur le langage du IIIe Reich ou <em>Le Tunnel</em> de Gass et son « fascisme du cœur ». Une nouvelle pierre à l’édifice pour tenter de comprendre ce qui agit dans l’inconscient de ces hommes. Car loin de la bureaucratie et de l’obéissance aveugle, « le fascisme est un mode de production de réalité […] pas une question de forme de gouvernement ou de forme d’économie, ou d’un système quel qu’il soit. » Combattre le fascisme, c’est d’abord lutter contre la malveillance de son cœur.</p>
<p><em><strong>A lire</strong> :  Jonathan Littell, </em>Le Sec et l’humide<em>, Gallimard, collection L’Arbalète, 2008.</p>
<p>Klaus Theweilt, </em>Männerphantasien, Stroemfeld/Roter Stern<em>, 1977. Pas encore traduit en français et disponible en anglais sous le titre </em>Male Fantasies<em>, University of Minnesota Press, 1987.</p>
<p>Victor Klemperer, </em>LTI, la langue du IIIe Reich<em>, Pocket, collection Agora, 2002.</p>
<p>William H. Gass, </em>Le Tunnel<em>, Le Cherche Midi, collection Lot 49, 2007.</em></p>
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		<title>Mon vieux et moi de Pierre Gagnon</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 12:42:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Gagnon]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[vieux]]></category>

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		<description><![CDATA[Le narrateur vient de partir à la retraite après une carrière dans l’aide sociale. Il n’a ni femme, ni enfant et rend tous les dimanches visite à sa tante dans...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/02/mon-vieux-et-moi.jpg" alt="Mon vieux et moi de Pierre Gagnon" title="Mon vieux et moi de Pierre Gagnon" width="219" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1080" />Le narrateur vient de partir à la retraite après une carrière dans l’aide sociale. Il n’a ni femme, ni enfant et rend tous les dimanches visite à sa tante dans une maison de retraite. Il y rencontre l’un de ses voisins de chambre : Léo. 99 ans. Lorsque sa tante décède, le narrateur décide d’adopter Léo. S’ensuivent les démarches administratives pour valider l’adoption, les préparatifs pour le recevoir à la maison et surtout le récit de leur cohabitation. </p>
<p>Pierre Gagnon propose une écriture fragmentée. Par bribes, il raconte les moments les plus significatifs de l’histoire de ce couple étrange. Sans déballage ni misérabilisme, il s’attaque au thème de la vieillesse. Découpant son texte en deux temps : avant et après la chute que fera Léo, cet écrivain canadien consacre sa première partie, presque une farce, au rire et à l’émotion que suscite cette drôle de rencontre, puis sa seconde, plus grave, à la peur, la fuite du temps, l’attente et la déchéance. Mais au cœur de ce roman, Gagnon questionne surtout le rapport aux autres. Loin des clichés du genre : anecdotes intergénérationnelles, vieux revêche, paroles du sage…</p>
<p><em>Mon Vieux et moi</em> s’impose comme un condensé de vie et une certaine forme d’acceptation lucide et optimiste : « Quand le corps et la tête lâchent, l&#8217;affection ne peut plus rien. » La touche québécoise. </p>
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