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	<title>Grand Écart &#187; Et à part ça ?</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Harry Potter : une exposition magique (ou presque)</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 08:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[magicien]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Dark Vador, Luke Skywalker et tous leurs amis, la Cité du Cinéma accueille depuis plusieurs mois les décors et costumes d’une autre saga cinématographique, <em>Harry Potter</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/exposition-harry-potter-cite-cinema-hermione-granger-1.jpg" alt="Harry Potter à la Cité du Cinéma" title="Harry Potter à la Cité du Cinéma" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-22301" />Après <a href="http://www.grand-ecart.fr/sorties-culturelles/expositions/star-wars-identities-cite-cinema-luc-besson-george-lucas-dark-vador-2014/" title="Star Wars Identities : une expo pas si lointaine" target="_blank">Dark Vador, Luke Skywalker et tous leurs amis</a>, la Cité du Cinéma accueille depuis plusieurs mois les décors et costumes d’une autre saga cinématographique milliardaire, <em>Harry Potter</em>. Ils sont venus, ils sont tous là, arrivés sur leurs balais magiques, le temps d’une exposition qui va enchanter les fans et faire disparaître mystérieusement leur porte-monnaie&#8230;</p>
<p>Au commencement, était un manuscrit écrit par une Anglaise sans le sou. Aucune maison d’édition n’en voulait. Sauf une, peu reluisante, qui accepta de signer avec l’auteur, une certaine J.K. Rowling, sans y croire. Quelques années plus tard, le roman est devenu l’une des sagas littéraires les plus rentables de tous les temps, ainsi qu’une manne financière exceptionnelle pour les studios hollywoodiens qui ont produit pas moins de huit films et fait de Harry Potter, le sorcier le plus célèbre au monde. Et le plus riche. Désormais à la tête d’un empire, J.K. Rowling décline son œuvre jusqu’à plus soif (une nouvelle trilogie ciné est prévue, ainsi qu’une pièce de théâtre, sans compter les parcs d’attractions à Londres et Osaka) et propose une exposition itinérante des costumes, décors et autres accessoires issus des huit films de sa fertile imagination. <span id="more-22299"></span><br />
Et pour les fans, l’exposition Harry Potter a plus d’un tour de magie. D’abord, celui de soulager leur porte-monnaie. Pour pénétrer à Poudlard, il faudra débourser entre 17 et 22 euros. Puis, les portes s’ouvrent et vous voici face à face avec le Choixpeau magique sur un tabouret qui déterminera, pour quatre volontaires, à quelle maison ils vont appartenir. Curieusement, quasiment tout le monde veut faire partie de Gryffondor, là où Harry Potter, Hermione et Ron le Roucmoute vont vivre leurs palpitantes aventures. Ensuite, l’exposition proprement dite peut démarrer : chambres des héros, dortoirs, bureaux des professeurs, mandragores hurlantes à soulever, cours de quiddich, hutte de Hagrid, rien ne manque avant de pénétrer dans l’antre de Celuidont&#8230; oh et puis zut, Voldemort. Forêt interdite, détraqueurs, araignées géantes, sorciers pas gentils-gentils, tout est fait pour recréer l’ambiance sombre des romans qui commencent par un petit garçon souriant qui vit dans un placard jusqu’à une hécatombe de sorciers lors du dernier tome. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/exposition-harry-potter-cite-cinema.jpg" alt="Harry Potter à la Cité du Cinéma" title="Harry Potter à la Cité du Cinéma" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-22302" />Une fois les embûches traversées, la salle de bal du château nous apparaît, le temps d’un au-revoir car… c’est déjà fini ! A peine une heure de balade (et encore, en s’attardant sur chaque objet, en écoutant chaque détail de l’audiophone) et nous voici dans la salle du merchandising, avec un regret en bandoulière, en plus du manque d’interactivité de l’exposition (et il y aurait eu de quoi faire) : celui de n’avoir rien vu ou presque de Dumbledore, personnage emblématique de la saga, le directeur de Poudlard qui se cache derrière ses lunettes en demi-lune. On pourra se consoler avec l’achat de sa baguette magique (à peine 45 euros, une misère) ou d’autres objets collectors aux prix effarants qui n’ont rien de magiques. Il est loin le temps du petit sorcier malicieux dont on découvrait les passionnantes aventures en tournant les pages. Désormais, c’est un homme d’affaires qui vend le moindre gramme de magie comme un dealer à des junkies en manque. Le charme est rompu, reste la nostalgie. </p>
<p><em>Exposition Harry Potter, Cité du Cinéma, 20 rue Ampère, 93200 Saint-Denis. Jusqu’au 6 septembre 2015.</em></p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Boulevard des Airs</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jul 2015 20:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique de films]]></category>

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		<description><![CDATA[Boulevard des Airs n’en finit plus de souffler sa musique faussement festive mais réellement ancrée dans le réel, avec la sortie de son troisième album, <em>Bruxelles</em>, chez Columbia...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-22194" alt="Boulevard des Airs" title="Boulevard des Airs" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/boulevarddesairspochette.jpg" width="280" height="280" />Boulevard des Airs n’en finit plus de souffler sa musique faussement festive mais réellement ancrée dans le réel, avec la sortie de son troisième album, <em>Bruxelles</em>, chez Columbia. Un groupe qui ne prend pas l’image à la légère en proposant à chaque fois des clips de plus en plus cinématographiques. Rencontre avec le chanteur et guitariste Florent Dasque.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p><em>Un Indien dans la ville</em>. J’y suis allé avec ma famille. Mais si les dessins animés comptent, alors mon premier film devait être <em>La petite Sirène</em> de Disney. J’avais 4 ans, c’est mon premier souvenir de cinéma.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Le film qui a bercé votre adolescence ?</strong></p>
<p><em>Un dîner de cons</em> que j’ai vu de nombreuses fois.</p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice décédé(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Jacques Villeret. J’aurais adoré le rencontrer.</p>
<p><strong>Votre DVD culte ?</strong></p>
<p>Je pense qu’il n’y en a pas. Mais s’il faut en citer un, ce sera <em>Un prophète</em> de Jacques Audiard.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>Mulholland Drive</em> de David Lynch !</p>
<p><strong>Les premières larmes au cinéma ?</strong></p>
<p>Je ne pleure pas devant les films. J’y ai des émotions, oui, mais aucune larme. <span id="more-22189"></span></p>
<p><strong>Le film qui vous fait le plus rire ?</strong></p>
<p><em>Le Dîner de cons</em>, définitivement !</p>
<p><strong>Qui serait dans votre Panthéon du septième art ?</strong></p>
<p>Lynch, Almodovar et Audiard. Les trois ensemble, ça ferait un super film !</p>
<p><strong>Boulevard des Airs a enregistré une bande originale, <em>eMotion</em>. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?</strong></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-22198" alt="Boulevard des Airs" title="Boulevard des Airs" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/boulevarddesairsextraitclip.jpg" width="269" height="280" />Ce fut avec Guilhem Machenaud, le réalisateur du clip d’<em>Emmène-moi</em>. Il voulait faire un film sur l’esprit des sports de glisse, le freeride, que nous pratiquons avec le groupe. Ce film a obtenu le Prix du public lors du Festival international du film freeride de 2009. On a signé une dizaine de morceaux. Ce fut une très belle expérience et nous aimerions continuer de mettre de la musique sur des images.</p>
<p><strong>Quelles sont justement les images qui vous touchent ? </strong></p>
<p>Ma sensibilité va vers tout ce qui est triste, que ce soit pour la composition ou tout ce qui est visuel. Il y a d’ailleurs de la mélancolie dans notre musique qui est considérée comme festive et participative. Mais j’aime écrire de la musique empreinte d’émotions fortes et mélancoliques. Un peu comme ce que fait Hans Zimmer qui est pour moi celui qui sait mêler le mieux toutes ses connaissances en musique. Il donne un pouvoir incroyable aux images, il me transporte rien qu’avec sa musique.</p>
<p><strong>Avec le clip d’<em>Emmène-moi</em> et son format carré comme dans le film <em>Mommy</em> de Xavier Dolan, on a l’impression que l’image est quelque chose de très important pour votre groupe…</strong></p>
<p>Oui, beaucoup. Tout d’abord, on connaît bien les réalisateurs de nos clips qui mettent en vie toutes nos envies. On voulait absolument qu’il y ait un travail sur l’image. Notre groupe est producteur de tout ce qu’il crée, que ce soit musique, photos, vidéos, ce qui fait que l’on peut s’autoriser tout ce qu’on veut. Notamment pour le clip d’<em>Emmène-moi</em>, au concept original qui trompe les gens visuellement avec ce format carré qui finit par s’étirer au fur et à mesure de la chanson. Peu de monde avait osé le faire auparavant. Nous voulions absolument tourner quelque chose d’original pour cette chanson. Notre prochain single, <em>Bruxelles</em>, aura également un clip très esthétique. On a choisi un lieu fort pour coller au texte. On va tourner dans un théâtre dans le Sud, avec un danseur chorégraphe contemporain et un éclairagiste de cinéma. Le frère de notre bassiste travaille d’ailleurs chez EuropaCorp. Il y a vraiment des fans de ciné dans le groupe !</p>
<p><strong>Un mot sur Zaz qui partage avec vous un duo sur le titre <em>Demain de bon matin</em> ?</strong></p>
<p>On a rencontré Zaz lors d’une promo télévisée. Elle était montée spontanément sur scène avec nous. On a sympathisé, on s’est recroisés lors de festivals et elle a accepté de faire un duo avec nous pour cet album. On aime son discours. C’est une artiste que l’on apprécie beaucoup.</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Vianney</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 10:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis bientôt un an, Vianney apporte un brin de poésie acidulée et bien troussée dans la pop française, avec son album <em>Idées blanches</em> paru chez Tôt ou Tard. Auteur, compositeur et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/vianney-copy-jean-marc-lubrano.jpg" alt="Vianney" title="Vianney" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22163" />Depuis bientôt un an, Vianney apporte un brin de poésie acidulée et bien troussée dans la pop française, avec son album <em>Idées blanches</em> paru chez Tôt ou Tard. Auteur, compositeur et interprète, le jeune homme est également une bête de scène et très soucieux de son image qu’il cultive avec finesse et intelligence. Alors Vianney, t’es où ? Mais là, sur Grand Écart bien sûr !</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p><em>Pocahontas</em>, c’est la première séance de ciné dans une salle dont je me souvienne, c’était en famille. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p><em>Mary Poppins</em>, que j’ai énormément regardé avec mes frères. Je m’en souviens encore très bien.</p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice disparu(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Ingrid Bergman. J’ai adoré le film <em>Casablanca</em> dans lequel elle joue admirablement bien. Elle avait une classe folle. Comme Audrey Hepburn, mais Ingrid Bergman se rapproche davantage de mes fantasmes. Peut-être parce qu’elle était suédoise et que j’ai un rapport tout particulier avec la Suède. <span id="more-22161"></span></p>
<p><strong>Les premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>Le Roi Lion</em>, pour une scène précise, que je redoutais et voulais voir en même temps, celle où Simba voit son père décédé dans les nuages, s’apitoie sur son sort et crie que tout ceci est de sa faute. Cette culpabilité qu’il exprimait ainsi me mettait en larmes. </p>
<p><strong>Les derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>Le premier <em>OSS 117</em>, qui est génial. Je le comprendrai encore mieux en vieillissant avec toutes ses références dont je prends conscience au fur et à mesure. J’ai d’ailleurs déjà programmé une prochaine séance de visionnage de ce film. </p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>J’ai tué ma mère</em> de Xavier Dolan. Ca m’a pas mal travaillé quand je l’ai découvert, avec cette intensité passionnelle et la complicité entre les deux garçons, même s’il n’y a qu’une scène plus ou moins érotique entre eux. Et je crois d’ailleurs que c’est exacerbé par la relation conflictuelle entre la mère et son fils qui dissimulent leurs sentiments. </p>
<p><strong>Le film culte que l’on garde précieusement ?</strong></p>
<p><em>Les Barbouzes</em> de Georges Lautner. Ce film est excellent, très drôle, avec un vrai niveau d’écriture et de jeu d’acteurs. Je trouve ça génial qu’un film aussi « vieux » puisse me séduire autant, moi qui suis dans la vingtaine. Du coup, je pense qu’il plaira aussi à mes futurs enfants. Mais j’aurais pu aussi citer <em>Calmos</em> de Bertrand Blier.</p>
<p><strong>Le film que vous auriez aimer réaliser ?</strong></p>
<p>J’avoue faire moins attention à la réalisation qu’au jeu des acteurs. Et comme j’aime énormément Gene Kelly, je dirais alors <em>Singing in the Rain</em>, pour sa légèreté profonde.</p>
<p><strong>Qui mettriez-vous dans votre Panthéon du septième art ?</strong></p>
<p>Il y aurait Terrence Malick, Bernard Blier, Wes Anderson, Audrey Hepburn et Leonardo DiCaprio qui est de plus en plus fascinant dans la conviction qu’il met dans son jeu. </p>
<p><strong>Pourriez-vous composer une bande originale de film ?</strong></p>
<p>J’adorerais faire ça ! Ce serait pour un drame, au piano, en me concentrant sur un vrai thème musical, avec un gimmick reconnaissable. C’est ce qui manque je trouve, en ce moment au cinéma. Il y a de belles nappes de violon, mais on n’en retient rien. Et moi, j’aime quand on peut associer un thème à un film.</p>
<p><strong>Vous semblez très soucieux de votre image. De la pochette de votre album à votre dernier clip, tout semble très cohérent…</strong></p>
<p>Il faut que ce soit un vrai travail d’équipe. Mon petit rôle est de donner une directive, comme ça, c’est clair pour tout le monde. Par exemple, pour la pochette de l’album, je voulais absolument des couleurs précises. Et ensuite, c’est à l’équipe de créatifs d’œuvrer. Idem pour mon dernier clip, <em>Veronica</em>. Il s’agit de mon histoire, car j’ai beaucoup voyagé en vélo. Mais une fois que le cadre est donné, je laisse les autres s’exprimer. </p>
<p><strong><em>Veronica</em> est d’ailleurs un petit film&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/cover-vianney-idees-blanches.jpg" alt="Idées blanches, de Vianney" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-22168" />Oui, pour <em>Veronica</em>, on a réalisé une sorte de road movie, sur une semaine. On est partis de Paris pour aller jusqu’à la frontière suédoise, en reproduisant un voyage à vélo similaire que j’avais fait il y a trois ans. On a emprunté les mêmes grands axes qu’à l’époque.</p>
<p><strong>Cette expérience vous donne-t-elle envie de commencer une carrière de comédien ?</strong></p>
<p>Je n’avais jamais imaginé que je pourrais faire un truc pareil. Mais grâce au réalisateur Matthieu Mantovani et au chef opérateur, j’ai pu entrevoir à quoi ressemblait le travail de comédien, car pour ce clip, ce n’était pas aussi léger que pour les précédents. J’ai aimé jouer l’acteur amateur, même si je ne me vois absolument pas comédien plus tard !</p>
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		<title>Une semaine dans la vie de Stephen King, un roman d’Alexandra Varrin</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2015 16:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Sa passion pour Stephen King, Alexandra Varrin nous l’explique avec pudeur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/03/alexandra-varrin-une-semaine-dans-vie-stephen-king-livre.jpg" alt="Une semaine dans la vie de Stephen King, d&#039;Alexandra Varrin" title="Une semaine dans la vie de Stephen King, d&#039;Alexandra Varrin" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20407" />Sa passion pour Stephen King, Alexandra Varrin l’expose sans ambages, et nous l’explique avec pudeur. Une pudeur bien à elle, qui s’exprime dans un style franc du collier et bourré d’énergie, sans doute la meilleure façon d’éviter les malentendus et les lecteurs à la con. Une présentation sans armure. La passion faite de considération nourrit la prose comme elle renforce la couenne.<br />
Cette fille-là se présente comme tendre à l’intérieur et terrible à l’extérieur. « Nougat et nougatine », disait ma grand-mère Alexandrine, trois fois championne du monde de Nain Jaune. Alexandra ne se dissimule pas sous les artifices du fan décérébré, vous l’aurez compris. Attention toutefois quand j’écris « terrible », ne comprenez pas « terrible » dans le sens « méchante et mauvaise » mais plutôt que la demoiselle s’est offerte une paire de couilles à faire pâlir de honte Tom Hardy et qu’elle les pose rarement sur le buffet de l’entrée.<br />
Il y a du jus dans ce roman. </p>
<p>Alexandra passe sa jeunesse au cœur de la Franche-Comté chez ses grands-parents qui l’élèvent et côtoie « maman », mais pas tout le temps. L’amour ne manque pas, il est difficile de l’apprécier.<br />
Dans cette histoire, le maître apparaît au détour d’un rayon de bibliothèque municipale. Quand la jeune Alexandra, âgée d’une douzaine de printemps tardifs, se fond dans l’univers du King, c’est pour ne plus jamais revenir. Le ticket sera sans retour. <span id="more-20401"></span></p>
<p>Mais quid de cette fameuse semaine ? Fin 2013, Stephen King débarque à Paris promouvoir <em>Docteur Sleep</em> roman qui reprend le personnage de Danny Torrance, le jeune héros de <em>Shining</em> devenu adulte. Quelques semaines plus tôt, le milieu et les passionnés savent que l’écrivain prendra son temps car l’homme voyage peu. Alexandra rappelle l’angoisse de l’attente mais surtout la crainte de manquer l’occasion de le croiser, et pire, l’appréhension de le sentir à proximité sans même pouvoir le caresser des yeux. Rater la moindre consolation reste insupportable. C’est sans compter sur cette fameuse paire de burnes qui encombre le pantalon de la demoiselle car Alexandra nous donne une sacrée leçon de volonté. <em>Une semaine dans la vie de Stephen King</em>, c’est le titre du roman. La messe est dite. Alexandra nous fait vivre jour après jour les rendez-vous télé et radio et cerise sur une pâtisserie d’Annie Wilkes, les fameux moments où. Les fameux moments où quoi ? Pour les découvrir, je vous conseille d’acheter le roman. Aussi, Alexandra revient en détail sur deux œuvres majeures : le cycle de <em>La Tour sombre</em> et <em>Le Fléau</em> dans le dessein de mieux nous expliquer la complexité de l’univers du King. Une belle attention pour les néophytes, une belle mise au point pour les fans.<br />
Un roman qui résonne avec beaucoup d’amour et de passion. </p>
<p>- Alexandra, donne-nous ton avis sur les adaptations cinéma !<br />
- Mais bien sûr Cédric.</p>
<p><strong><em>Carrie</em> réalisé par Brian De Palma ?</strong><br />
Une très bonne adaptation après laquelle il aurait été de bon ton de s’arrêter. Je ne sais pas à combien de suites et remakes nous en sommes exactement, mais ça en fait probablement le texte le plus rentable de toute la carrière de Stephen King !</p>
<p><strong><em>Dead Zone</em> réalisé par David Cronenberg ?</strong><br />
Jusque-là c’était parfait. Et puis il y a eu cette série stupide… </p>
<p><strong><em>Christine</em> réalisé par John Carpenter ?</strong><br />
Je n’ai vu le film qu’une fois et il y a longtemps ; je me souviens que toute l’atmosphère des années 1950 personnifiée par la voiture en elle-même et la BO y était retranscrite à la perfection, avec de bonnes scènes terrifiantes en prime. L’aspect plus psychologique concernant le personnage d’Arnie Cunningham y est juste esquissé, en revanche, alors qu’il occupe une place très importante dans le livre. C’est visuellement moins intéressant que cette horrible bagnole, cela dit. </p>
<p><strong><em>Shining</em> réalisé par Stanley Kubrick ?</strong><br />
Stephen King n’a pas aimé cette adaptation, en arguant du fait qu’elle était trop différente de son livre et en avançant un argument imparable : personne de sensé n’embaucherait un type à l’allure de Jack Nicholson pour s’occuper seul de la gestion d’un hôtel comme l’Overlook.<br />
Le documentaire <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/room-237-kubrick-rodney-ascher/" title="Room 237, de Rodney Ascher">Room 237</a></em> offre une théorie intéressante partant du principe que Kubrick aurait délibérément pris le parti de « tuer » l’œuvre d’origine pour se l’approprier complètement : dans le livre, les Torrance arrivent à l’hôtel à bord d’une coccinelle rouge, qui est jaune dans le film et on voit cette voiture jaune croiser son double rouge, accidenté – ce qui ne relève certainement pas du hasard.<br />
Stephen King a incontestablement raison en disant que l’adaptation de Kubrick est différente, voire en opposition à son livre. Ce qui n’enlève rien au fait que le <em>Shining</em> de Kubrick soit un très très grand film d’horreur. </p>
<p><strong><em>Stand By Me</em> réalisé par Rob Reiner ?</strong><br />
Le livre est un très beau conte sur l’amitié, la nostalgie de l’enfance et le passage à l’âge adulte, autant d’émotions qui sont parfaitement retranscrites dans le film. </p>
<p><strong><em>Misery</em> réalisé par Rob Reiner ?</strong><br />
Sans cette adaptation, seuls les lecteurs du livre se seraient rendu compte à quel point Annie Wilkes est un personnage casse-pied, et je trouve important que ce constat frappe l’imaginaire collectif de la manière la plus large et percutante possible. Kathy Bates est une actrice formidable. </p>
<p><strong><em>Les Evadés</em> réalisé par Frank Darabont ?</strong><br />
Pourquoi ce titre ? Sérieusement ? <em>La Rédemption de Shawshank</em>, c’était très bien ; là c’est comme si on avait donné au <em>Sixième Sens</em> un titre du genre « Le mec en fait c’est parce qu’il est mort qu’il voit des morts ». </p>
<p><strong><em>Dolores Claiborne</em> réalisé par Taylor Hackford ?</strong><br />
Une fois de plus, Kathy Bates est une actrice formidable. </p>
<p><strong><em>Un élève doué</em> réalisé par Bryan Singer ?</strong><br />
La nouvelle va encore plus loin dans le sordide, mais le film est un sacré choc aussi. La joyeuse marche du papi dans son petit déguisement m’a particulièrement fait froid dans le dos. </p>
<p><strong><em>La Ligne verte</em> réalisé par Frank Darabont ?</strong><br />
Comme <em>Les Evadés</em>, on est très très proche du livre, avec des passages entiers de narration qui sont repris en voix off. Qui n’a pas pleuré en voyant <em>La Ligne verte</em> la première fois ? </p>
<p><strong><em>Cœurs perdus en Atlandide</em> réalisé par Scott Hicks ?</strong><br />
Anthony Hopkins doit être un des seuls acteurs capables d’incarner un personnage comme Hannibal Lecter et de le faire instantanément oublier en campant le rôle d’un bienveillant. </p>
<p><strong><em>Fenêtre secrète</em> réalisé par David Koepp ?</strong><br />
La nouvelle avait été un choc pour moi parce que je l’ai lue à un âge où la schizophrénie était un thème peu à la mode dans les histoires et films d’horreur, hormis <em>Psychose</em> bien sûr. Je ne m’attendais pas du tout à la chute, qui est sans doute prévisible maintenant – le fait que <em>Fenêtre secrète</em> (le film) soit sorti après un film comme <em>Fight Club</em> n’a sûrement pas joué en sa faveur.<br />
Johnny Depp fait un très bon Mort Rainey en tout cas, mais je le soupçonne d’être un peu comme ça dans la vraie vie : fou à lier, crade et en peignoir. </p>
<p><strong><em>Chambre 1408</em> réalisé par Mikael Hafström ?</strong><br />
Je retiens une scène parmi toutes : celle où John Cusack, à la fenêtre de la fameuse chambre, fait signe à une personne qui se trouve dans l’immeuble d’en face, plein d’espoir à l’idée d’avoir trouvé un moyen de s’échapper de son enfer, et se rend compte que ladite personne ne fait qu’imiter en effet de miroir les mêmes gestes que lui. Ensuite un fantôme l’attaque, ça gâche un peu l’effet, finalement. </p>
<p><strong><em>The Mist</em> réalisé par Frank Darabont ?</strong><br />
C’est dommage qu’il faille se fader tous les soliloques de la vieille bigote avant la fin, magistrale. </p>
<p><strong><em>Ça</em> réalisé par Tommy Lee Wallace ?</strong><br />
Tim Curry fait bien Grippe-Sou.<br />
A part ça, ce téléfilm reste une sombre daube qui aura quand même traumatisé toute une génération et pour lequel j’ai une étrange affection qui me pousse à le revisionner de temps en temps, quand vraiment ça ne va pas.<br />
Tout le symbolisme très très fort dans le livre au sujet de l’enfance, de la croyance, a simplement été éradiqué, et la richesse et la multiplicité des niveaux de lecture du roman en est réduite à une peau de chagrin. </p>
<p><strong>Un coup de cœur et un coup de boule ?</strong><br />
Je vais déjà commencer par le coup de gueule à propos de Jamey Sheridan dans l’adaptation en mini-série du <em>Fléau</em> (par Mick Garris) : le méchant le plus charismatique de toute l’œuvre de Stephen King, la figure du Mal absolu, l’agent du Chaos, ça n’est pas possible qu’il ait un <em>mullet</em>.<br />
Je pense que Rob Reiner et Frank Darabont réalisent les meilleures adaptations de Stephen King. Toutes celles de la liste sont globalement réussies d’ailleurs, et je pense que les ratées (type <em>Les Tommyknockers</em>, <em>Les Langoliers</em>, <em>Simetierre</em> et j’en passe) viennent du fait que les réalisateurs focalisent sur les éléments surnaturels au détriment d’une réflexion sociologique très riche, invariablement présente dans les romans.<br />
Et je trouve ça dommage, parce que beaucoup de gens qui n’ont vu que les films passent à côté de la multiplicité des degrés de lecture que les romans restent les plus susceptibles de nous offrir.<br />
En conséquence, tout ce que je demande, c’est qu’on n’adapte jamais <em>La Tour sombre</em> !</p>
<p>Merci Alexandra !</p>
<p>&nbsp;<br />
Une semaine dans la vie de Stephen King<em> d’Alexandra Varrin, éditions Léo Scheer. Sortie le 3 septembre 2014. 252 pages.</em></p>
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		<title>Méfiez-vous de Molly Gates…</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2014 09:34:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Et à part ça ?]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[graphisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Méfiez-vous de Molly Gates car la nuit, cette jeune graphiste de 23 ans charme nos âmes et les capture pour l’éternité dans un joli petit bocal scellé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/molly-gates-soul-star.jpg" alt="Travail de la graphiste Molly Gates" title="Travail de la graphiste Molly Gates" width="246" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19269" /><strong><em>Méfiez-vous de Molly Gates…</em> Une injonction qui sonne comme le titre d’un film, pourtant l’affaire n’a rien à voir avec le cinéma. Encore que. Méfiez-vous de Molly Gates car la nuit, cette jeune femme de 23 ans traverse les murs de nos demeures, nous observe dormir paisiblement avant de charmer nos âmes et de les capturer pour l’éternité dans un joli petit bocal scellé.</strong> </p>
<p>L’idée a germé dans l’esprit de cette graphiste talentueuse alors qu’elle voulait réaliser quelque chose pour le MCAD (Minneapolis College of Art &#038; design). Quelque temps auparavant, elle avait eu vent d’un homme qui mettait son âme en vente sur le Web. Ce qu’il vendait ? Un bocal vide. </p>
<p>De fil en aiguille, le travail a séduit et pris de l’ampleur. Et voilà qu’aujourd’hui Molly Gates, a.k.a Happy Reaper (&#8220;La Joyeuse Faucheuse&#8221;), a ouvert sa boutique en ligne sur Etsy et répond aux commandes des uns et des autres. Sa promesse de vente : vous passez commande, elle s’empare de l’âme désirée et vous l’expédie dès le lendemain pour en conserver toute la fraîcheur. Bref, un service cinq étoiles. </p>
<p>Si l’on vous révélait que les petits pots de Molly sont remplis de paillettes, de coton rose vif (censé représenté le duvet de l’âme) avant d’être soigneusement étiquetés, on casserait un brin le mythe. Alors on préfère vous dire que vous pouvez d’ores et déjà commander l’âme de votre choix : conjoint, voisin, cousin ? Ou bien : Ryan Gosling, Scarlett Johansson, Denzel Washington ou Justin Bieber &#8211; puisqu’il en faut pour tous les goûts. </p>
<p>Toute âme sur Terre peut être commandée. Toute sauf une. Celle de Kanye West que Molly s’est jurée de ne jamais emprisonner. </p>
<p><strong>&raquo; Pour voir le travail de graphiste de Molly Gates : <a href="http://mollygates.com/" target="_blank" rel="nofollow">mollygates.com</a></strong></p>
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		<title>Sept leçons de Bill Viola aux cinéastes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/sorties-culturelles/expositions/sept-lecons-bill-viola-art-video-grand-palais/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2014 14:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Stanley Kubrick]]></category>

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		<description><![CDATA[L’œuvre de l'artiste vidéo Bill Viola est exposée au Grand Palais jusqu’au 21 juillet 2014. Ouverture sur son univers...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/viola_affiche.jpg" alt="Affiche Bill Viola au Grand Palais" title="Affiche Bill Viola au Grand Palais" title="Affiche Bill Viola au Grand Palais" width="234" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16773" /><strong>Lui, ce n’est pas du cinéma : c’est de la sculpture, de la texture, de l’entomologie, de nouvelles horloges.</strong> Nulle volonté chez lui de se présenter comme un réalisateur. Son travail, l’artiste américain Bill Viola, pionnier de l’art vidéo né en 1951, l’envisage comme une « capture d’âmes », une « sculpture du temps », une rééducation du regard sans contraintes de narration ou de personnages. Là se trouve une différence importante entre l’art vidéo et le cinéma, où le premier s’affranchit des (ultimes !) contraintes structurelles du second pour livrer au regard plus qu’un écran, plus qu’une surface de projection. Des écrans, Bill Viola en tapisse les murs, en fixe par séries de cinq, en remplit toute une pièce, sur différentes matières et différents formats, se faisant couturier minimaliste de la toile blanche. Et de l’image assemblée à cette installation naît un objet, avec son dehors et son dedans, comme une fenêtre ouverte sur un espace mental où se répète en boucle, sans nous mais par accident pour nous, un unique et étrange fragment d’une intériorité palpable comme une étoffe.  </p>
<p>Un plongeur de chair pâle suspendu au-dessus d’une eau verte et mouvante. Une vieille femme grenue, maigre et blanche qui s’allonge sur une dure paillasse de moine, puis s’allonge à nouveau, et encore, sans pourtant jamais se relever. Un mur de feu qui devient graduellement noir, graduellement liquide, pour accueillir la silhouette en robe qui s’y noie. <span id="more-16772"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/fire-woman-bill-viola.jpg" alt="Fire woman de Bill Viola" title="Fire woman de Bill Viola" width="239" height="426" class="alignright size-full wp-image-16791" />Et pourtant. Les images qui défilent et se répètent portent la graine de ce qui fait le cinéma : des propositions d’agencement, de mouvements et de sons qui deviennent unités et prennent le sens que chacun leur accorde, avec le réflexe éventuel de chercher une forme de récit, d’action, de héros et de dénouement. <em>« C’est l’histoire d’une femme qui marche dans le désert, ses longues robes rouges et ses cheveux noirs volent dans le vent, le ciel brûle, l’horizon tremble de chaleur, et à la fin d’un long parcours elle rencontre une autre femme. »</em> Mais la brièveté du film, l’absence de contexte, la lenteur même des mouvements chez les acteurs de Bill Viola force à se détacher de cette conclusion pour laisser l’esprit voguer sur les formes et intégrer comme uniques les milliards de minuscules interactions entre les choses ou personnes filmées. </p>
<p><em>« Les images fixes peuvent contenir des petites histoires »</em>, explique David Lynch lorsqu’il se fait photographe. Plus riches et moins nettes, les images mouvantes, si elles forment un ensemble uni comme la déclinaison d’une image fixe, contiennent à la fois des fresques, des graines d’histoires, des germes de sens, et des exercices de style pour réalisateurs. </p>
<p>Ainsi les matières, les structures et les interactions détaillées par Bill Viola pourraient nourrir le cinéma, c’est-à-dire à la fois la recherche du créateur et la compréhension de l’œil qui regarde. Et la richesse étonnante de sa palette, qui décline des références esthétiques, religieuses et culturelles de toutes les époques, serait capable d’inspirer ou d’expliquer un grand nombre de genres et de formes. Du vaudeville au drame, du noir et blanc au Technicolor, de la nature morte à la 3D, Bill Viola ne propose pas des films, mais peut-être bien des instants de cinéma qu&#8217;il dissèque par le ralenti.</p>
<p><strong>Propositions libres, incomplètes et tout à fait contestables&#8230; </strong></p>
<p><strong>1 &#8211; Bill Viola, l’hommage à George Méliès : Escamotage d’un plongeur (<em>The Reflecting Pool</em>, 1977-1979)</strong></p>
<p>Un bassin d’extérieur de forme carrée, une eau mouvante verte et noire qui reflète les arbres de l’arrière-plan. Un homme apparaît et s’apprête à plonger : l’image se fige, laissant une masse de chair suspendue au-dessus de l’eau, tandis que le liquide continue de remuer. Escamotage à la Georges Méliès, l’admirateur de Houdin et le père du cinéma, qui ne se lassait pas d’étendre le domaine de la prestidigitation par des coupures opportunes de la bande, parvenant ainsi à faire apparaître des femmes dans des salons vides et à changer en un clin d’œil des voitures en corbillard. Par le même type de technique, Bill Viola « sculpte le temps », permettant à des images séparées dans le réel de se rencontrer sur l’écran. Peu à peu le plongeur figé s’estompe contre le vert. Deux silhouettes apparaissent en reflet dans l’eau, se rapprochent et se croisent le long de la margelle, sans que jamais l’on voit quiconque marcher près du bassin. Puis l’eau s’assombrit et le plongeur en sort, nu comme un ver, et s’en va. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/sleep-of-reason-bill-viola.jpg" alt="Sleep of reason de Bill Viola" title="Sleep of reason de Bill Viola" width="300" height="198" class="alignleft size-full wp-image-16782" /><strong>2 &#8211; Bill Viola et David Lynch (<em>The Sleep of Reason</em>, 1988)</strong></p>
<p>Lynch, pratiquant régulier de la méditation transcendantale, qu’il utilise comme un moyen de plonger vers la source où attraper les « gros poissons » de la création. Viola, qui conçoit ses films comme des méditations : la lenteur, la répétition, le symbolisme de l’inconscient, oui, nous y sommes ! L’installation <em>The Sleep of Reason</em> montre une veille commode au centre d’une pièce vide sur laquelle sont posés un vieux vase de porcelaine, un vieux radio-réveil, un vieux téléviseur en noir et blanc où apparaît le visage d’une vieille personne endormie. Rien ne se passe, les minutes changent en rouge sur le réveil, jusqu’à ce que brutalement la pièce s’éteigne et que s’élève un fort bruit d’usine ou de train en marche. Les quatre murs se couvrent d’images tremblantes d’orages, ou de squelettes aux rayons X, ou d’insectes ou de visages en gros plan. Quelques secondes, puis le rêve disparaît, le sommeil redevient lisse et paisible. A peine averti de cette manière, le spectateur assis dans un coin se laisse ensuite surprendre et agresser par le rêve suivant. Mais bientôt il l’attend. S’installe alors une sorte de bercement, de rythme aller-retour entre le dehors et le dedans, où l’on craint et souhaite les plongées dans le hasard dérangeant de l’intérieur qui sont habituelles au cinéma de David Lynch. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/heaven-and-earth-bill-viola.jpg" alt="Heaven and Earth de Bill Viola" title="Heaven and Earth de Bill Viola" width="283" height="224" class="alignright size-full wp-image-16785" /><strong>3 &#8211; Bill Viola et Stanley Kubrick : <em>2001, Odyssée de l’Espace</em> (<em>Heaven and Earth</em>, 1992)</strong></p>
<p>2001 : de la naissance de l’homme à son déclin puis à sa renaissance dans un espace et un temps trop larges pour être clairement définis. Par une sculpture vidéo Bill Viola recrée ce cycle, disposant deux colonnes – l’une montant du sol et l’autre tombant du plafond – chacune munie en son bout d’un écran, les deux se faisant face comme les terminaisons d’une synapse. Celui du bas montre l’image fixe en noir et blanc d’un nouveau-né posé dans son berceau, et celui du haut celle d’un vieillard allongé dans un lit. Les images, silencieuses et sans contexte, se réfléchissent l’une l’autre, les traits se confondent, le début et la fin se mêlent. Elles forment un tout à elles deux ; un peu, si l’on veut, comme le retour du fœtus de Kubrick vers une certaine Terre indéfinie en provenance de la demeure extraterrestre du vieillard.</p>
<p><strong>4 &#8211; Bill Viola et James Cameron : il y a 3D et 3D (<em>The Veiling</em>, 1995)</strong></p>
<p>Une pièce très sombre aux parois noires. Douze écrans de toile argentée suspendus au plafond en parallèle l’un de l’autre. De chaque côté de la salle, un projecteur encastré dans le mur. Les deux appareils diffusent les mêmes images, de vagues et d’écume, de cheveux dans le vent, d’œil et de battements de cils, d’un arbre la nuit éclairé par une seule lampe. Les images se posent sur les six premiers écrans, agrandies à chaque fois par diffraction, jusqu’à se réduire sur les six autres pour revenir à l’autre projecteur. Créé par cette répétition, un animal marin semble flotter au milieu de la pièce, se mouvant lentement dans les faisceaux des projecteurs ; la 3D devient bien réelle, assez vraie pour que l’on tende la main pour sentir le lent ballet de la créature. </p>
<p><strong>5 &#8211; Bill Viola et James Cameron, bis : sous l’océan (<em>Ascension</em>, 2000)</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/tristans-ascension-bill-viola.jpg" alt="Bill Viola" title="Bill Viola" width="239" height="425" class="alignleft size-full wp-image-16788" />1950&#8242;s : Bill Viola, encore enfant, tombe au fond d’un lac et y découvre « le plus bel univers qu’il ait jamais vu ». Il en conclut qu’il faut chercher les belles choses « sous la surface » et conçoit plus tard ces vidéos comme un moyen de replonger dans l’onde. Pour cela l’eau est très présente dans l’œuvre de Bill Viola, tour à tour vive et effervescente, calme et cristalline, pâle ou d’un bleu profond, ou riche et torrentielle et blanche comme la neige, capable d’apaiser en caressant ou en engloutissant. En elle, Viola voit une image de la continuité du temps, de même que la vidéo est flux d’images ininterrompues : mais de ce travail de texture, James Cameron pourrait tirer une réflexion sur de nouveaux arrangements lumineux prêts à servir un nouvel <em>Abyss</em>. </p>
<p><strong>6 &#8211; Bill Viola et… Shakespeare : <em>Macbeth</em> (<em>Three Women</em>, 2008)</strong></p>
<p>Trois femmes en noir et blanc se tiennent debout, immobiles et serrées l’une contre l’autre au centre d’un écran tout en hauteur fixé sur un mur noir. Leurs visages, leurs longs cheveux et leurs robes foncées attrapent une lumière blafarde et semblent coulées l’une dans l’autre par la nuée de parasites qui couvre l’image. Sans quitter le spectateur des yeux, elles avancent lentement, comme en apesanteur, légèrement inquiétantes dans la vacuité de leur visage. Trois femmes menaçantes, un air de connivence maléfique entre elles et contre moi : les sorcières de Macbeth s’avancent, suggérant à quel point il serait merveilleux et approprié de voir toute la tragédie jouée derrière un rideau triste et flou de parasites. La première touche l’écran, un rideau gris s’ouvre pour la laisser passer : le rideau coule comme de l’eau sur elle, la lavant et lui rendant sa couleur, des cheveux blonds et une robe bleue. Elle s’observe ainsi. Mais elle revient bientôt en arrière pour disparaître à nouveau dans le gris où sont restées ses sœurs.  </p>
<p><strong>7 &#8211; Bill Viola et… tous : acteurs, émotions et personnages (<em>The Quintet of the Astonished</em>, 2000)</strong></p>
<p>Cinq personnages, une femme et quatre hommes, debout et rapprochés devant un fond noir, filmés en un plan montrant seulement le haut du corps. Lumière blanche et coupante, couleurs ocres et teints cireux qui rappellent la peinture médiévale, Viola revendiquant un tableau de Jérôme Bosch comme inspiration de cette vidéo. Que se passe-t-il ? Pas grand-chose, je m’ennuie ; saisis au ralenti, les personnages sourient, pleurent, se rapprochent et s’éloignent l’un de l’autre, chacun pris dans une gamme individuelle d’expressions et d’émotions qui forme un tout extrêmement lent et riche en détails. Et voici que peu à peu je comprends : les grimaces, les inclinaisons du visage, les demi-sourires et les esquisses de froncement prennent une signification émotionnelle vaste mais claire sous mes yeux, et le groupe finit par former un tout sans même se regarder. Le ballet lent devient hypnotisant et chargé de sens. Qui sont-ils, d’où viennent-ils, que font-ils? Les questions essentielles que Bill Viola ne cesse de se poser, qu’il définit comme le fil conducteur de son œuvre, s’imposent sur ces personnages. </p>
<p>… Ainsi, et d’autres encore. Dans cette lenteur et cette variété le regard s’exerce, apprend la patience et la précision, s’enrichit de techniques et de compréhensions nouvelles qui aident à mieux regarder ce cinéma où la réalisation raconte les histoires. </p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Bill Viola, exposition au Grand Palais jusqu’au 21 juillet 2014. </em></p>
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		<title>Star Wars Identities : une expo pas si lointaine</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2014 23:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Star Wars]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors les Padawans, vous n’êtes pas encore allés voir l’exposition Star Wars Identities ? Darth Vader s’est déjà emporté pour moins que ça ! La Cité du cinéma, temple de Luc Besson consacré au 7e art...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/03/star-wars-identities-exposition-cite-cinema.jpg" alt="Star Wars Identities" title="Star Wars Identities" width="195" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16638" />Alors les Padawans, vous n’êtes pas encore allés voir l’exposition Star Wars Identities ? Darth Vader s’est déjà emporté pour moins que ça ! La Cité du cinéma, temple de Luc Besson consacré au septième art, propose en effet, pour son tout premier événement public, de (re)découvrir l’univers créé par George « Dollar » Lucas, à l’aube du tournage de la toute nouvelle trilogie (on ne s’excite pas, J.J. Abrams, le réalisateur du prochain épisode, n’en est encore qu’aux idées de casting). Si <em>Star Wars</em> avait déjà pu bénéficier il y a presque dix ans d’une première exposition itinérante qui avait posé son Faucon Millenium Porte de Versailles, ici, place à l’interactivité. Et à une bonne dose de patience. Car que vous soyez munis ou non d’un billet coupe-file (à tout de même vingt euros), la règle est à l’attente (une bonne heure environ). Mais c’est pour la bonne cause, car une fois à l’intérieur, on peut profiter pleinement de l’exposition sans piétiner à cinquante autour de la même vitrine. Un bracelet à puce au bout du poignet et une oreillette dans les esgourdes, vous voici au cœur de l’essence de <em>Star Wars</em> et en quête de votre propre identité. Dans une dizaine de salles, vous attendent dix spots dans lesquels, grâce à votre super bracelet magique, vous pourrez déterminer votre race (humaine, ewok, sith, etc), votre sexe, votre profession (chasseur de primes, fermier, chevalier jedi, sénateur…), votre planète d’origine, vos aspirations, vos qualités… jusqu’à la question finale : allez-vous ou non rejoindre le côté obscur de la Force ? En quittant l’exposition (compter au moins deux bonnes heures de visite), un écran visualisera votre personnage <em>Star Wars</em> nouvellement créé, faisant de vous un des héros de cette mythologie des temps modernes (avec envoi de votre avatar et d’une biographie sur votre mail à partager sur les réseaux sociaux pour pouvoir frimer). <span id="more-16636"></span></p>
<p>Mais fi de toute cette technologie, l’exposition vaut aussi le détour par toutes les vidéos pédagogiques qui vous permettront d’en savoir plus sur les gènes, l’hérédité, les choix qui s’opèrent dans la vie, tout en mettant ces grandes théories en perspective avec les destins d’Anakin et de Luke Skywalker, qui auraient pu être similaires, mais finalement diamétralement opposés. Tant et si bien qu’accessoires, costumes, maquettes, dessins préparatoires et extraits vidéo des deux premières trilogies, semblent presque superflus, en dépit d’une scénographie très travaillée qui rend honneur aux films. On quitte l’exposition avec un sourire enfantin aux lèvres tout en passant par l’inévitable boutique richement achalandée &#8211; avec même des dessous de verre et des bacs à glaçons en forme de R2D2. Ne pas acheter tu peux, mais y aller tu dois !</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Star Wars Identities, jusqu’au 30 juin 2014 à la Cité du cinéma, 20 rue Ampère, 93200 Saint-Denis.</em></p>
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		<title>Bohren &amp; der Club of Gore</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/sorties-culturelles/musique/bohren-der-club-of-gore-piano-nights-hotel-beileid-dolores-jazz/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Feb 2014 13:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes finalement arrivé en face de l’établissement qu’on vous a conseillé. Il est en centre-ville, au cœur de la Ville, comme vous le souhaitiez, et pourtant vous détestez ce terme « cœur », une ville...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Essai cinématographique sur un groupe cinématographique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/bohren-der-club-of-gore-beileid.jpg" alt="Bohren &amp; Der Club of Gore - Beileid" title="Bohren &amp; Der Club of Gore - Beileid" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16297" />Vous êtes finalement arrivé en face de l’établissement qu’on vous a conseillé. Il est en centre-ville, au cœur de la Ville, comme vous le souhaitiez, et pourtant vous détestez ce terme « cœur », une ville, cette Ville, n’a pas de cœur, juste des artères qui ne mènent nulle part, des veines de sang chaud qui se terminent en cul-de-sac. Tu verras, ça n’a pas l’air de grand-chose, mais c’est un endroit particulier, très charmant. C’est mon ami Bohren qui le tient. Il est allemand, mais c’est pas grave. Le voilà, cet hôtel qui sera votre destination finale. Votre port d’attache désormais. Le Club Of Gore. Ça n’a l’air de rien, en effet. Le néon en guise d’enseigne clignote, la façade a vu de meilleurs jours. Situé dans une ruelle à l’écart du grand boulevard, il a été dur à repérer. Personne d’ailleurs ne connaissait cette adresse, personne ne vous a vraiment parlé non plus. Les gens s’enferment dans le silence, peut-être par habitude, ou pour se protéger. La Ville, après tout, est pleine d’inconnues, des visages à oublier au plus vite. Un homme est assis au volant de sa voiture garée à quelques mètres de l’entrée. Il regarde dans le vide. Immobile. Il habite ici. Ou alors, il se cache, reprend des forces avant d’affronter à nouveau l’horrible routine de sa soirée préconçue. Voici son espace de liberté. Sa case à lui. Vos regards ne peuvent pas se croiser. Vous n’êtes même pas conscients l’un de l’autre. <span id="more-16212"></span></p>
<p>Le réceptionniste ne s’appelle pas Bohren et ne connaît personne de ce nom et ne peut pas vous faire la chambre à tarif préférentiel. Le Gore Motel n’est pas une quelconque auberge, c’est un lieu de choix, le refuge des artistes et des âmes en quête de rédemption. Mais ses paroles vous donnent mal au crâne. Vous prenez une chambre, vous verrez plus tard pour cette histoire d’allemand. Il faudra monter vous-même vos bagages ou attendre que Conway revienne s’en charger, mais il a disparu il y a deux jours, une histoire de concert… Le réceptionniste qui ne porte pas de badge et ne donne pas son nom vous indique que l’ascenseur aussi est en panne. Comme les télévisions. Toutes. Il faudra monter à pied au troisième étage. Le long du couloir qui mène aux étages, il y a des affiches des films de Bruce Lee. Sur la clé de votre chambre, la 321, vous sentez encore la moiteur des mains du réceptionniste. Vous n’osez pas trop les toucher et vous vous demandez s&#8217;il en restera quelque chose sur l’intérieur de vos poches, s&#8217;il ne faudrait pas laver ce pantalon tout de suite pour être sûr de vous débarrasser de cette moiteur. Trois étages, des escaliers étroits. Ce n’est pas un hôtel de rêve mais on vous a promis un lieu particulier, l’espace, paraît-il, est sidérant. Pourtant de l’extérieur le bâtiment est relativement petit, on a vite fait le tour. Ça y est le voyage commence à vous peser et vous sentez qu’il vous faut un lit, pour arrêter de penser pour faire le vide et ne plus imaginez ce que vous allez faire parce que c’est innommable et que vous êtes ici pour accomplir une tâche précise mais le son de vos pas est assourdissant et les murs sont poisseux et les lumières dansent un tango le tango des asticots la pièce qui est la vôtre la 321 bascule et tangue et vous avez froid et vous avez envie de crier mais ce n’est déjà plus possible alors il faut sombrer</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/bohren-der-club-of-gore-motel.jpg" alt="Bohren &amp; Der Club of Gore - Gore Motel" title="Bohren &amp; Der Club of Gore - Gore Motel" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-16298" />Vous vous réveillez au coucher du soleil. Le lendemain ou deux jours après. Personne n’a laissé de message et selon le réceptionniste il n’y a pas de restaurant intéressant dans les parages. Alors vous vous mettez en route. En marche plutôt. Puisque vous avez décidé d’arpenter la Ville à pied. Même si l’idéal serait d’avoir une voiture, un chauffeur et de parcourir la nuit tous feux allumés pour en arriver au bout et enfin savoir ce qui se cache derrière le masque d’obscurité. Les magasins ferment un à un, les passants changent d’allure. Rien ne vous inspire et tout vous parle. L’indécision est votre lot commun alors vous dissimulez votre incapacité en prétendant comparer les prix. Mais personne ne vous suit pour vérifier et ce n’est que vous à qui vous mentez. Il y a là-bas un restaurant quelconque, une cantine, un endroit anonyme et pas cher qui sera parfait, mais vous tournez autour pendant un quart d’heure avant de faire mine d’être satisfait et les démons auxquels vous vous adressez ne sont pas dupes non plus, ils détestent cette comédie. Le Sunset Mission est parfaitement adapté à vos besoins. On y mange correctement et on vous sert rapidement. Ce n’est pas la peine de prolonger le plaisir, vous refusez un café qui vous est offert et vous fuyez dans la nuit, tel un loup égaré, un loup qui voudrait être blessé pour retrouver ses crocs et sa rage mais dont la force de vie est presque nulle. Les gens qui vous croisent pensent plus à un fantôme, si tant est qu’ils vous aperçoivent vraiment. Il est l’heure de rentrer, vous avez trop marché. Vous avez tout vu, les trottoirs et les égouts et les lumières et les animaux et le froid et les métaux… Ce n’est rien, juste la déception de ne pas avoir encore compris la Nuit. Vous reviendrez. Enfin, c’est ce que vous croyez.</p>
<p>Vous en êtes sûr désormais. Il y a du bruit dans la chambre d’à côté. La dernière fois que vous avez croisé le réceptionniste – il n’est jamais à son poste et il faut avoir la chance de le voir dans un couloir pour décrocher de maigres informations de sa part – il vous a assuré que vous étiez le seul résident de cet étage. D’ailleurs c’est la saison morte, il y a quelques personnes aux cinquième et septième étages, c’est tout. Mais le bâtiment n’a que trois étages. Vous avez compté et recompté. Pourtant, les escaliers vous ont bien mené au cinquième et au septième. Ils allaient encore plus haut, mais le courage vous a lâché. Maintenant le réceptionniste est introuvable. Et il y a quelqu’un à côté. Comme quelqu’un qui se serait réveillé dans son cercueil au plus profond de sa tombe, noir maximum des ténèbres insoupçonnées… Des grattements, des gémissements étouffés, la texture de l’angoisse. Ce n’est pas la peur qui vous saisit pourtant, plutôt l’inquiétude. La douloureuse appréhension d’un danger à venir. L’imminence d’un moment traumatique qui annonce déjà l’ampleur du territoire qu’il va détruire en vous. Une statue d’ange sur le bâtiment d’en face, vous la voyez de votre fenêtre, une moulure de mauvaise qualité qui vous nargue. Il ne se passe rien quand vous frappez contre le mur ou la porte d’à côté. Peut-être est-ce dans votre esprit, ce raffut, les contours d’une démence qui est en train de naître… La crainte irrationnelle d’être un personnage de roman à la merci d’un auteur malade. La Terre est noire. C’est la dernière ligne de la dernière chanson que vous avez écoutée. <em>Black Earth</em>. Ce lieu est immonde. Ce lieu est immense. Les étages, si ce n’était que ça ! Les chambres qui apparaissent et disparaissent. Parfois le couloir se termine au numéro 328. Parfois il vous arrive de contempler la porte de la 350 et de trembler à l’idée de rencontrer un résident. Tout cela est arrivé et arrivera encore.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/bohren-der-club-of-gore-dolores.jpg" alt="Bohren &amp; Der Club of Gore - Dolores" title="Bohren &amp; Der Club of Gore - Dolores" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16299" />Le réceptionniste a frappé à votre porte hier. Jours et nuits sont devenus le même tissu de mensonges qui ne vous intéressent plus. Il a retrouvé votre carnet et en vous le remettant, il n’a pu s’empêcher de sourire. Il était au sixième. Cet homme sait parfaitement que le sixième étage vous terrifie. Que c’est de là-haut que proviennent les bruits d’à côté (vous l’avez bien compris, seul un idiot serait tombé dans le piège). Sa main, vous redoutiez cet instant évidemment, n’était plus moite. On aurait dit celle d’un spectre. Ces doigts ont glissé sur les vôtres, en y laissant une fine trace de froideur, rien de désagréable en fait, une caresse d’outre-tombe… <em>Geisterfaust</em>, dit-il. Vous invitant donc à enfin franchir le pas. Vous étiez venu pour quelque chose de précis au départ, non ? Où est votre détermination, quel est votre objectif désormais ? Le Club of Gore a englouti vos rêves, pour mieux sublimer les sombres recoins oubliés de vos espoirs trahis. Allez-y, allez au sixième. Vous êtes attendu.</p>
<p>Avouez-le. Vous vous attendiez à la <em>Red Room</em>. A l’Interzone. A l’Enfer, au moins ça. Mais pas au même couloir que celui que vous observez depuis… trop longtemps. Au moins, ici, toutes les chambres sont ouvertes. Et les fenêtres donnent sur un paysage sans jour et sans nuit, ce qui est, il faut l’admettre sans mauvaise foi, très reposant. Mais bon, tout de même ! Pas de personnages étranges. Pas la trace d’un diablotin, même pas le réceptionniste qui se révélerait être Dieu. Ou un tueur en série, peu importe. Et puis, lentement, ça monte en vous. Et là, la douleur se rappelle à vous parce que jusqu’ici vous avez tout fait pour la faire taire. La douleur qui, quand elle porte un nom espagnol, donne envie de danser et de boire. <em>Dolores</em>. Il y a de la musique en arrière-fond. Quelque chose de contemporain, ça ressemble à un orgue qu’on saigne. La poussière au fond de votre gorge commence à vous gratter, il est évident que cet étage n’est pas innocent. Que c’est ici et seulement ici que vous serez en mesure de trouver ces réponses que vous avez cessé de chercher. Parce que la Ville n’est rien que la projection floue et approximative des profondeurs de cet hôtel. De toute façon cela fait longtemps que vous n’êtes plus sorti. Quand vous avez compris que ce lieu est infini à l’intérieur. Depuis vous vous perdez tout le temps, vous avez fait du Labyrinthe votre religion. Il n’y a plus de temps ou de place pour les horaires. Vous qui étiez venu chercher le réconfort, un espace pour créer… Ici, au sixième, tout est à portée de main. Il suffit d’ouvrir une porte. D’ailleurs où est votre carnet ? Vous ne savez plus dans quelle pièce ? Parfait, c’est ainsi qu’il va grandir et se nourrir de secrets. Quand il vous reviendra je ne serai plus là.</p>
<p><em>Beileid</em>. Condoléances. C’était inévitable. Vous avez quand même remarqué que vous rêvez en allemand ? Il reste une dernière chambre au fond. Il serait peut-être bien d’y jeter un œil, non ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/bohren-der-club-of-gore-piano-nights.jpg" title="Bohren &amp; Der Club of Gore - Piano Nights" alt="Bohren &amp; Der Club of Gore - Piano Nights" width="280" height="276" class="alignright size-full wp-image-16300" />Un piano bar dans un endroit pareil ? <em>Piano Nights</em>, évidemment. Les chuchotements reprennent, un tintement de verres, un livre que l’on feuillette puis qu’on oublie de terminer, les sons d’une nostalgie intacte. Vous êtes résident maintenant. Le réceptionniste vous serre la main et vous adorez ça. Parfois, dans la fumée qui se dégage de votre lit, vous pensez entendre la mélodie qui vous a attiré ici à l’origine. Peut-être. Toute votre existence ne fut qu‘un chemin hasardeux vers une perte de connaissance. Et sous la lumière rose du sixième vous avez retrouvé la signification de votre agitation. Vous avez toujours habité le Club of Gore. Il n’y a pas eu de temps où vous n’avez pas été ici. Vous n’avez fait que rêver un ailleurs, imaginer un monde de rues. Mais vous savez qu’il n’y a rien d’autre que Vous, dans ces murs décrépis, sous cette moquette infestée, dans ces draps moisis, dans ce verre abandonné. Et Vous et Moi n’avons jamais eu autre visage que celui-ci. Nous sommes la nuit, nous sommes des particules éternelles dans ce brouillard urbain et notre chant se propage dans les chambres inconnues de cet hôtel malfamé.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Bohren und der Club of Gore est un groupe allemand de jazz/ambient originaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.<br />
Leur dernier album </em>Piano Nights<em> est sorti le 24 janvier 2014 chez Pias.<br />
La discographie de Bohren &#038; der Club of Gore se trouve en écoute sur Spotify.</em></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/yiBsJPEDJeg?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p><center><iframe width="560" height="420" src="//www.youtube.com/embed/NoooscPFiyc?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Small Stories de David Lynch s&#8217;exposent à la MEP</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Feb 2014 09:01:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>

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		<description><![CDATA[Faut-il apprécier l’œuvre de Lynch plasticien / photographe en ayant en tête ses films, faut-il les lier, créer des parallèles, ou faut-il rigoureusement séparer ces deux sphères de créations en les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/lynch-photo2.jpg" alt="David Lynch, Small Stories" title="David Lynch, Small Stories" width="250" height="221" class="alignleft size-full wp-image-15896" /><strong>Faut-il apprécier l’œuvre de Lynch plasticien / photographe en ayant en tête ses films, faut-il les lier, créer des parallèles, ou faut-il rigoureusement séparer ces deux sphères de créations en les traitant comme des univers thématiquement apparentés mais foncièrement indépendants ? </strong></p>
<p>Bon, j’admets qu’il y a des entrées en matière plus « sexy » pour parler d’une exposition photo. Mais la personnalité de David Lynch, son univers cinématographique, sont un terreau d’analyse si intrigant et fertile qu’il est dur de s’empêcher de théoriser dès qu’on est face aux créations d’un des artistes les plus intéressants de l’ère moderne. Et force est de constater que le Lynch cinéaste est plus « facile » d’approche que le plasticien. Une déclaration forcément subjective, n’étant point critique d’art, je n’oserais pas prétendre être une référence.</p>
<p>Mais il m’a toujours semblé que l’ambiance des films de Lynch tirait sa force de l’interaction entre temps, images et musique. Bref, ce qui définit le cinéma me direz-vous… Mais c’est justement le milieu dans lequel la plupart des spectateurs l’on découvert et qui a défini (à tort ou à raison) les contours de sa création. Après, on a découvert le photographe, le plasticien… Il y a eu notamment l’exposition à la Fondation Cartier en 1997, avec sculptures, installations et peintures. Personnellement, j’ai toujours plus de mal à me passionner pour les tableaux, n’y retrouvant pas la fulgurance visuelle de films tels <em>Lost Highway</em> ou le légendaire <em>Mulholland Drive</em>. <span id="more-15889"></span></p>
<p>D’où cette idée, très théorique bien sûr, de considérer à part les créations lynchiennes. De ne pas chercher à retrouver son cinéma dans ses photos et vice versa. L’exposition <em>Small Stories</em> qui se déroule actuellement à la Maison européenne de la photographie (jusqu&#8217;au 16 mars 2014) est à cet égard assez intéressante. Conçue à l’initiative de l’institution parisienne, cette exposition se compose d’une quarantaine de photos, toutes en noir et blanc. </p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/lynch-interior1.jpg" alt="David Lynch, interior1" title="David Lynch, interior1" width="230" height="228" class="alignright size-full wp-image-15909" /><em>&#8220;Les images fixes peuvent raconter des histoires. La plupart du temps, les images fixes racontent de petites histoires. Et il arrive parfois que les histoires intéressantes soient de petites histoires.<br />
Les petites histoires se déroulent sur une période très courte. Cependant, la pensée et les émotions peuvent être impliquées quand on regarde une image fixe, et les petites histoires peuvent se développer jusqu’à devenir de grandes histoires. Tout ça dépend, bien sûr, du spectateur.<br />
Il est quasiment impossible de ne pas voir une sorte d’histoire émerger d’une image fixe. Et ça, je trouve que c’est un phénomène magnifique.&#8221;</em><br />
David Lynch</p>
<p>&nbsp;<br />
Cette présentation donne une bonne idée de la démarche de l&#8217;exposition : ce n’est pas une grande rétrospective de l’ensemble de son œuvre, mais une contribution modeste, une nouvelle en quelque sorte, si Lynch était écrivain… </p>
<p>Les photos présentées peuvent se regrouper en gros sous trois ensembles. <em>Interior #</em>, <em>Head #</em> et <em>Window with…</em>. J’ai été plus touché par la série <em>Interior</em> qui &#8211; ironie de celui qui s’impose une grille de lecture pour mieux l’ignorer &#8211; m’a rappelé des thèmes cinématographiques et même des ambiances à la <em>Inland Empire</em> ou <em>Lost Highway</em>.</p>
<p>Les photos sont pour le moins déconcertantes, avec un travail sur le grain (qui rappelle la vidéo) et le flou pour certaines et une préférence pour l’abstraction qui donne parfois l’impression que Lynch a pris en photo ses peintures.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/lynch-interior11.jpg" alt="David Lynch, Small Stories, interior11" title="David Lynch, Small Stories, interior11" width="280" height="204" class="alignleft size-full wp-image-15894" /><em>Interior #11</em> avec le dirigeable qui flotte seul au milieu d’une pièce, est un exemple assez figuratif mais assez exemplaire tout de même. Un objet dans le vide d’une pièce, une pénombre, des murs, un escalier qui pourrait mener vers la sortie ou vers une pièce où reposent de sombres secrets : il n’en faut pas plus pour faire tourner l’imaginaire et élaborer un scénario cauchemardesque et tortueux. Ou <em>Interior #1</em>, tout en perspectives impossibles, comprenant un personnage qui comme l’indique la bulle « explose » ?</p>
<p>Les petites histoires de Lynch sont comme une succession de fragments de rêves / cauchemars qu’il faut prendre comme tels : incomplets, imparfaits, partiels, ébauchés. Si la narration filmique permet de créer une ambiance sur la durée et, par le son, d’envoûter le spectateur, les photos ne reposent que sur cette inquiétante étrangeté que nous lui connaissons bien. Singulières, frappantes et parfois franchement difficiles à comprendre (la série <em>Still Life</em> où l&#8217;on voit des fragments de dessins ? de graffitis ?), elles constituent néanmoins une pièce de plus dans ce puzzle ô combien étrange qu’est l’univers mentale de David Lynch. Une exposition intéressante mais dont il ne faut pas attendre un choc révélateur comme le furent certains de des films auparavant.</p>
<p>Et soyons honnêtes : si on est parfois dur avec Lynch ces derniers temps, c’est que peu de gens (moi inclus) sont réceptifs à sa passion de la méditation transcendantale et que nous sommes tous en train de fantasmer sur un nouveau film, un nouveau choc, un autre labyrinthe… </p>
<p>Entre-temps, cette exposition est une belle rencontre avec l’imaginaire lynchien, un passe-temps qui ne calmera pas la faim mais étanchera un peu la soif.</p>
<p>Et puis, il y a de l’espoir tout de même : <a href="http://blogs.indiewire.com/theplaylist/david-lynch-confirms-twin-peaks-blu-ray-with-new-material-but-sorry-no-third-season-20140122" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">ici</a> et <a href="http://news.moviefone.com/2014/01/24/twin-peaks-fire-walk-with-me-deleted-scenes/" target="_blank" rel="nofollow">là</a>. C’est déjà ça…</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>David Lynch &#8211; Small Stories, à la Maison européenne de la photographie, 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris. Du 15 janvier au 16 mars 2014.</em></p>
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		<title>Comique extrémiste : Andy Kaufman et le Rêve américain, de Florian Keller</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 09:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Arbrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[essai]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[L'excellent livre de Florian Keller revient sur la vie du méconnu Andy Kaufman, comique hors normes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right"><em>&#8220;Now Andy did you hear about this one…&#8221;</em> (&#8220;Man On The Moon&#8221; &#8211; R.E.M.)</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/comique-extremiste-andy-kaufman-florian-keller.jpg" title="Andy Kaufman et le Rêve américain" alt="Andy Kaufman et le Rêve américain" width="218" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11535" /><em>&#8220;Vous savez ce qu’on dit à propos du stand-up: si vous êtes drôle, vous êtes un acteur comique, si vous ne l’êtes pas, vous faites une performance artistique&#8221;</em>, balance pertinemment Todd Solondz dans les premières pages de cet auguste livret. On peut aller plus loin que le guilleret metteur en scène : si vous parvenez à vous accaparer toute l’attention d’un public de bar, puis d’une foule, puis d’un peuple en entier, vous êtes un mythe. Plus qu’un adjectif : un concept. Andy Kaufman n’est pas un comique. Fait-il du stand-up ? Est-il Kaufman, est-il Andy ? Le voilà, qui du royaume des Morts, pirate son propre hommage : quand Milos Forman offre à Jim Carrey son plus grand rôle et atomise une nouvelle fois la stature trop classique du biopic, le film en question, <em>Man on The Moon</em>, devient un film sur Kaufman par Kaufman, sorti tout droit de son cerveau embué, empreint de son état d&#8217;esprit humaniste et antipathique, provoc’, fascinant par tous les diables. <span id="more-11532"></span></p>
<p>Florian Keller se doute bien qu’entre les lignes la vérité sur ce fantasme de l’inconscient collectif ne sera pas plus dévoilée, dans la mesure où « entre les images », il en est de même. Essayez un peu d’écrire un livre sur un homme aux mille visages, renvoyant autant à la philosophie des petits rigolos burlesques du <em>Saturday Night Live</em> qu’aux avant-gardes européennes, autant à Freud qu’au surréalisme, essayez un peu, pour voir ! Il s’agit de creuser, de mettre en exergue, par le prisme d’un hurluberlu charlatan-shizo-génie, toute la complexité de ce qu’il représente au-delà des masques qu’il s’est confectionnés : son pays (le fameux <em>american dream</em>, qui a autant de définitions qu’Andy a de personnages), sa culture, ses idéaux. Rien n’est politique. Rien n’est vrai. <em>Just entertainment</em> ! </p>
<p>Et voilà qu’au gré d’une écriture, parfois rude mais souvent riche en chemins proposés, le lecteur se fait philosophe, psychologue, journaliste, analyste, pour tenter de cibler ce « comique extrémiste », se disant que la meilleure manière de l’envisager est de devenir fou, comme Tony Clifton… pardon, Jim Ca… hum, Elvis… oups… Andy Kaufman. Kaufman, êtes-vous bien certain ? Car s’il y a bien quelque chose que cet essai passionnant démontre, c’est la multiplicité des personnalités qu’a l’artiste, pas seulement de manière innée pour le bonheur du show, mais de manière éternelle, à la fois King jamais mort, bestiole maladroite enfantée par l’Amérique, cynique fouteur de troubles venu de Las Vegas, symbole rassurant d’un pacifisme enfantin, Citizen Kane de chair et d’os, vecteur à toutes sortes d’analyses dépassant le stade de la simple notule biographique. Quoi de plus normal de marier idéologie et réflexions plurielles quand, chez Andy, la mort devient un sketch, voire un running gag ? Comme si le trépas n’était qu’une vanne pour ce (non-)humoriste qui, selon les dires de certains, serait toujours en vie, telle une bonne vieille figure de style inséparable du langage courant. Pour une performance, c’en est une !</p>
<p>Voilà un livre qui, derrière ses atours de décorticage cérébral, puise à même ce qui fait le sel de la culture populaire en en définissant, progressivement, les tenants et aboutissants. Kaufman s’est finalement introduit dans le macrocosme culturel comme expérimentateur, figure antithétique de l’Oncle Sam, et, comme les stéréotypes qu’il incarnait, il s’est transfiguré en image (imaginaire ?) iconique. Kaufman EST le Rêve américain dans ce qu’il a de paradoxal (lisez, lisez pour en savoir plus !) mais c’est aussi, et surtout, sous son costume de comédien exceptionnel… la représentation humaine par excellence de la Culture Populaire. La culture pop, soit l’idée d’un médium quelconque parlant au peuple de façon atypique, et qui, par ce rapport de proximité humaine, en vient à se diriger vers le terrain du mythe, de l’incarnation, du rêve, de la fantasmagorie, du concret au symbolisme, de l’humain au divin. </p>
<p>Pour changer, rêvons un peu et nourrissons notre cervelet : mangeons du Andy Kaufman ! </p>
<p>&nbsp;<br />
Comique extrémiste : Andy Kaufman et le Rêve américain<em>, de Florian Keller, en librairie depuis le 30 novembre 2012. Editions Capricci. 204 pages.</em></p>
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