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	<title>Grand Écart &#187; Souvenirs cannois</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Souvenir de Cannes #8 : l&#8217;épaule tattoo</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2011 17:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Takashi Miike]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai un Totoro tatoué sur l’épaule droite. Hayao Miyazaki lui-même en a fait le dessin reproduit à l’identique sur ma chair. John Lasseter, amoureux d’animation devant l’Eternel, a été le seul à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/mon-voisin-totoro.jpg" alt="Mon voisin Totoro, de Hayao Miyazaki" title="Mon voisin Totoro, de Hayao Miyazaki" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-3064" />J’ai un Totoro tatoué sur l’épaule droite. Hayao Miyazaki lui-même en a fait le dessin reproduit à l’identique sur ma chair. John Lasseter, amoureux d’animation devant l’Eternel, a été le seul à reconnaître le trait du maître d’un seul coup d’œil mais tous les animateurs auxquels j’ai pu le montrer se sont esbaudis devant ce chef-d’œuvre. Surtout les Japonais. Une portion non négligeable du studio Ghibli est venue défiler devant mon épaule, appareil photo à la main. Hier, Takashi Miike, dont j’aime vraiment beaucoup <em><a href="/cinema/hara-kiri-mort-dun-samourai-de-takashi-miike/">Hara-kiri : mort d’un samouraï</a></em> présenté en compétition, s’est arrêté net au milieu d’une phrase devant ma peau encrée. « Totoro ! » s’est-il exclamé avec un sens de l’observation et de l’à-propos digne d’un grand cinéaste. Dès la fin de l’entretien, le réalisateur d’<em>Audition</em> et de <em>Visitor Q</em> a empoigné son Leica pour canarder mon tatouage sous toutes les coutures, bientôt imité par ses publicistes et autres suivants. Aujourd’hui, je ne suis pas peu fière de dire que mon épaule est une star au Japon. Ce n’est pas une fin en soi. C’est un bon début…</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #7 : lost in translation(s)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 21:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Je chérirai longtemps ma première rencontre avec Eric Khoo. D’abord parce que j'ai beaucoup de respect pour le travail du réalisateur de Singapour dont j’avais adoré <em>Be With Me</em> et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/tatsumi-goodbye.jpg" alt="Goodbye de Yoshihiro Tatsumi" title="Goodbye de Yoshihiro Tatsumi" width="280" height="207" class="alignleft size-full wp-image-3014" />Je chérirai longtemps ma première rencontre avec Eric Khoo. D’abord parce que j&#8217;ai beaucoup de respect pour le travail du réalisateur de Singapour dont j’avais adoré <em>Be With Me</em> et <em>Le Magicien</em> avant d’être emportée, cette année, par <em>Tatsumi</em>, hommage vibrant et animé au maître mangaka Yoshihiro Tatsumi. Me trouver face à Tatsumi-san et à Eric Khoo dans le bar du Carlton était déjà un délice mais le rendez-vous lui-même me restera mémorable par sa délicieuse absurdité digne de leurs œuvres respectives. Je parle français et anglais. Tatsumi-san ne parle que japonais. Eric Khoo parle chinois et anglais. Notre traductrice ne parlait que français et japonais. Une question toute simple « Comment avez-vous travaillé ensemble ? » devait être posée en français puis traduite en japonais pour Tatsumi-san ; pendant que le maître répondait en japonais, il fallait poser la question en anglais à Eric Khoo puis lui traduire la réponse de Tatsumi-san en anglais avant de traduire la réponse du cinéaste en français pour que la traductrice la partage avec le mangaka. Le plus drôle étant que les deux complices n’étaient pas d’accord sur les anecdotes et se contredisaient joyeusement tout en ayant l’air de s’entendre comme larrons en foire ! Au milieu, un peu hébétée, je me régalais devant ce bel échange de langues et de cultures. Nous avons même fini par nous comprendre avant de nous quitter bons amis !</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #6 : looking for Terry</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 15:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Terrence Malick]]></category>

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		<description><![CDATA[Jessica Chastain sera certainement l’un des plus beaux souvenirs de ce cru 2011.  L’héroïne de <em>Tree of Life</em> semble avoir été touchée par la grâce. Robe rouge vif, œil vif et humide...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/jessica-chastain-tree-of-life.jpg" alt="Jessica Chastain dans Tree of Life" title="Jessica Chastain dans Tree of Life" width="279" height="280" class="alignleft size-full wp-image-2807" />Jessica Chastain sera certainement l’un des plus beaux souvenirs de ce cru 2011.  L’héroïne de <em>Tree of Life</em> semble avoir été touchée par la grâce. Robe rouge vif, œil vif et humide (l’émotion), elle parle avec tendresse de Dieu, avec lequel elle a travaillé pendant plusieurs mois. Pour elle, Dieu s’appelle tout simplement Terry et on veut bien la croire quand elle dit qu’en fait, il est « très rigolo ». Ce joyeux drille qu’on imaginait un brin foufou, enfermé dans sa tour de verre à réciter des cantiques, serait un sacré chic type. Un brin excentrique quand même. Comme il ne veut pas être reconnu, il évite d’être photographié et arpenterait la Croisette incognito. Pas bêcheuse, la douce Jessica m’a expliqué qu’on le voit dans son premier long, <em>La Balade sauvage</em> (1974) où il apparaît en voisin qui vient frapper chez une famille que le couple de criminels retient en otages. Comme je n’ai à ma disposition ni DVD du film, ni expert de la police scientifique pour vieillir l’image du monsieur de plusieurs années, j’emploie une méthode empirique en abordant des <em>gentlemen</em> aux cheveux argentés pour leur demander « <em>Are you Terry Malick</em> ? » (On ne se connaît pas mais j’essaye de créer d’emblée une forme d’intimité.) Pour l’instant, ça n’a rien donné. Seul un gaillard portant un faux nez et des lunettes de Groucho Marx est parti en courant quand je l’ai abordé. Terrence Malick existe sans doute, mais je ne l’ai pas encore rencontré.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #5 : les larmes d’Henry Hopper</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2011 12:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Dennis Hopper]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[La première fois que j’ai rencontré Henry Hopper, ce n’était pas à Cannes, mais chez son papa Dennis. Il pleurait à chaudes larmes. Précisons qu’il n’était âgé que de quelques mois. Dennis Hopper, œil bleu...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/henry-hopper-restless.jpg" alt="Henry Hopper dans Restless de Gus Van Sant" title="Henry Hopper dans Restless de Gus Van Sant" width="300" height="295" class="alignleft size-full wp-image-2557" />La première fois que j’ai rencontré Henry Hopper, ce n’était pas à Cannes, mais chez son papa Dennis. Il pleurait à chaudes larmes. Précisons qu’il n’était âgé que de quelques mois. Dennis Hopper, œil bleu lavande sous lunettes noires prestement ôtées, était un bien charmant papa. Je sens encore d’agréables frissons en repensant à sa voix : « Hi, I’m Dennis ». J’ai revu Dennis Hopper à Cannes, quelques années plus tard. Il avait tourné à droite et soutenait Bush sous l’œil amusé de George A. Romero, ex-fan des <em>sixties</em> n’ayant, quant à lui, pas viré de bord. Dennis est mort et Henry est arrivé avec la même dégaine, les mêmes gestes un brin saccadés et la même intensité dans le regard bleu acier. Gus Van Sant a du flair pour dénicher les jeunes comédiens, mais Henry Hopper dégage une telle dose de charisme, sans même se forcer, que cela semble une évidence que de le mettre devant une caméra. Je l’ai rencontré cette année pour <em><a href="/festival-cannes-2011/restless-gus-van-sant/">Restless</a></em>, chouette film sur la mort que j’ai beaucoup aimé. Evidemment, il ne se souvenait pas de moi. On a parlé de son papa, du fait qu’il a vu le film avant de mourir et qu’il l’a aimé, mais qu’il a surtout été épaté par la performance du fiston. Il était d’autant plus fier, Dennis, que c’est lui qui avait poussé Henry à faire l’acteur pour éviter de le voir mal tourner. Henry avait les larmes aux yeux en parlant de son père. J’ai repensé au bébé qui pleurait dans un loft de Venice Beach. Certaines choses ne changent pas tant que ça.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #4 : fais-toi mal Johnny, Johnny</title>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2011 06:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Depp]]></category>

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		<description><![CDATA[Johnny Depp montera les marches pour <em>Pirates des Caraïbes</em>, ce samedi soir, probablement sous les vivats d’une foule en délire. Repensera-t-il à deux expériences largement moins heureuses...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/johnny-depp.jpg" alt="Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes" title="Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes" width="300" height="225" class="alignleft size-full wp-image-2379" />Johnny Depp montera les marches pour <em>Pirates des Caraïbes</em>, ce samedi soir, probablement sous les vivats d’une foule en délire. Repensera-t-il à deux expériences largement moins heureuses des années précédentes ? Petit voyage au pays de douloureux souvenirs. Nous sommes en 1997. Johnny présente <em>The Brave</em>, sa première réalisation. Un père de famille y accepte une forte somme d’argent d’un homme d’affaires sadique. Il va passer une  semaine de bonheur avec sa famille avant d’être sacrifié dans un film snuff. Marlon Brando et Iggy Pop sont au générique. Le premier ne viendra pas sur la Croisette. Sur le papier, c’est le succès assuré. Dans la réalité, le film, maladroit mais qui n’en mérite pas tant, se fait écharper. Son réalisateur en parle encore avec une infinie tristesse et confiait à Los Angeles, la semaine passée, qu’il n’avait guère envie de repasser à la réalisation. L’année suivante, <em>Las Vegas Parano</em> de Terry Gilliam se fait massacrer à son tour. Johnny n’est pas loin de devenir tricard à Hollywood. D’autres longs métrages suivront, puis viendra le capitaine Jack Sparrow… C’est sans doute lui qui sera sur les marches, acclamé et prêt à faire la peau aux mauvais souvenirs d’un coup de rapière bien placé.<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #3 : le bonheur, c’est Woody</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 10:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Woody Allen]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aime Woody Allen depuis que j’ai 14 ans. Quand les copines avaient des photos de John Travolta dans leur chambre, c’était lui qui ornait les murs de la mienne. Quand j’ai fini par le rencontrer des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_2383" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/woody-allen-cannes.jpg" alt="Woody Allen à Cannes" title="Woody Allen à Cannes" width="300" height="200" class="size-full wp-image-2383" /><p class="wp-caption-text">&copy; Sébastien Dolidon</p></div>J’aime Woody Allen depuis que j’ai 14 ans. Quand les copines avaient des photos de John Travolta dans leur chambre, c’était lui qui ornait les murs de la mienne. Quand j’ai fini par le rencontrer des années plus tard, j’étais beaucoup trop vieille pour lui ! J’ai revu Woody à Cannes cette année. Il a pris de l’âge et moi aussi, mais, en lui parlant, j’ai retrouvé un peu de mon émoi d’adolescente. Woody est resté drôle, brillant, fragile… Tout ce que j’aimais chez lui à 14 ans. Il m’a fait aussi deux beaux dessins pour ma fille : une toute petite tête puis un oiseau qui manque un ver de terre. Il a vraiment réfléchi avant de dessiner pour ma gamine de 4 ans. Il est gentil Woody et puis, il fait des bons films… J’aimerais penser que malgré ses 75 printemps, nous connaîtrons ensemble d’autres souvenirs cannois ! Je ne suis pas inquiète : il m’a confié être prêt à revenir l’an prochain avec son nouveau cru en tournage à Rome cet été.<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #2 : séquence émotion</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 09:22:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes en 1982. Stephen King et George A. Romero sont là pour présenter Creepshow au Marché du film. Représenté par la même firme se trouve un jeune homme à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/evil-dead.jpg" alt="Affiche de Evil Dead de Sam Raimi" title="Affiche de Evil Dead de Sam Raimi" width="211" height="263" class="alignleft size-full wp-image-2213" /><strong>Nous sommes en 1982</strong>. Stephen King et George A. Romero sont là pour présenter <em>Creepshow</em> au Marché du film. Représenté par la même firme se trouve un jeune homme à peine plus vieux que moi. Il s’appelle Sam Raimi et vient montrer son premier long métrage, <em>Evil Dead</em>. Il est tout timide, tout gentil. Son film l’est moins. La veille, j’ai rencontré King, mon idole de l’époque ! Le soir de la projection, l’auteur de <em>Carrie</em> m’invite à m’asseoir à côté de lui. Je suis très émue, papote timidement en espérant glaner quelques phrases de son prochain livre sur le carnet de notes qu’il feuillette. Pendant le film, Stephen King sursaute et pose sa tête sur mes genoux. Je suis très jeune, sans doute très naïve, alors je lui caresse les cheveux en pensant qu’il doit avoir très peur. Je n’ai jamais revu Stephen King, mais je garde ce souvenir doux ainsi que le cadenas qui retient les monstres dans la cave d’<em>Evil Dead</em>, offert par Sam Raimi après notre interview.<br />
&nbsp;</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #1 : la grosse gaffe</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 08:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes en 1981&#8230; l’un de mes premiers festivals. J’écris pour un fanzine (une sorte de blog sur papier avant l’invention d’Internet : oui, je sais, ça ne me rajeunit...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/mad-max.jpg" alt="Mel Gibson dans Mad Max" title="Mel Gibson dans Mad Max" width="286" height="300" class="alignleft size-full wp-image-2203" /><strong>Nous sommes en 1981</strong>&#8230; l’un de mes premiers festivals. J’écris pour un fanzine (une sorte de blog sur papier avant l’invention d’Internet : oui, je sais, ça ne me rajeunit pas !). Un ami et moi découvrons que George Miller, le réalisateur de <em>Mad Max</em>, est à Cannes dans un journal professionnel. Joie ! Liesse ! Aucun de nos rivaux ne semble avoir débusqué l’info car l’homme n’est pas en sélection officielle ! Le rendez-vous est pris avec ce charmant Australien. Nous sommes, je le rappelle,  à l’époque où la Toile n’existait pas. Nous ne connaissons pas la tête du cinéaste. L’interview commence. Le monsieur répond gentiment à quelques-unes de nos questions avant de nous dire, dans un gentil sourire : « Vous savez, je ne suis pas le réalisateur de <em>Mad Max</em> ! » Double fard, mais la dignité avant tout. « Bien sûr ! », avons-nous rétorqué d’un air vexé et d’un seul homme, avant de poursuivre notre questionnaire et de nous retirer au plus vite, la tête haute, de la présence du monsieur pas dupe pour deux sous&#8230; Ce qui ne nous a pas empêché de raser les murs à chaque fois que nous devions repasser devant son bureau !</p>
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