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	<title>Grand Écart &#187; Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Daniel Raim</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2015 08:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous ne connaissez peut-être pas leurs noms, mais vous avez forcément vu leurs travaux. Dans <em>Les Oiseaux</em> d’Alfred Hitchcock, <em>Les Dix Commandements</em> de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>A Hollywood Love Story</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/harold-lillian-michelson-storyboard.jpg" alt="Harold et Lillian Michelson" title="Harold et Lillian Michelson" width="225" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21985" />Vous ne connaissez peut-être pas leurs noms, mais vous avez forcément vu leurs travaux. Dans <em>Les Oiseaux</em> d’Alfred Hitchcock, <em>Les Dix Commandements</em> de Cecil B. DeMille, ou encore <em>La Mouche</em> de David Cronenberg. Rien que ça, et bien d’autres encore. Harold au storyboarding <a href="#ref">(1)</a> et sa femme Lillian à la documentation <a href="#ref">(2)</a> : en soixante ans de carrière, de l’âge d’or des grands studios à l’ère du New Hollywood, ils ont créé certaines des images les plus marquantes de  l’histoire du cinéma. </p>
<p>A travers de nombreux témoignages et documents d’archives, le pétillant documentaire du réalisateur américain Daniel Raim offre une vision légère et précise du parcours du couple le plus créatif d’Hollywood. C’est aussi une plongée dans l’univers des techniciens du film, ceux qui font le cinéma avec talent et discrétion, en laissant la gloire à d’autres. Où l’on apprend qu’un simple storyboarder peut être à l’origine de cadrages spectaculaires qui ont fait la célébrité d’un certain Alfred H… C’est enfin l’histoire du coup de tête d’une jeune femme transformé en amour durable doublé d’une collaboration fructueuse. </p>
<p>Rencontre avec le réalisateur Daniel Raim, qui signe ici son troisième documentaire. </p>
<p><strong>Comment avez-vous entendu parler de Lillian et Harold ? Sont-ils très connus aux Etats-Unis ?</strong></p>
<p>Pas du grand public, non… J’ai eu la chance de les rencontrer il y a quelques années, quand je finissais mes études à l’American Film Institute. Je voulais monter un documentaire sur l’œuvre de mon professeur Robert Boyle, qui avait été directeur artistique d’Alfred Hitchcock, donc le patron de Harold sur certains films. Pour tourner une scène de mon projet, nous sommes montés tous les quatre à Bodega Bay, un village de Californie du Nord où ils avaient fait <em>Les Oiseaux</em> trente-sept ans auparavant. <span id="more-21982"></span>C’est comme ça que je suis devenu ami avec Harold et Lillian… Quand j’ai commencé à tourner le documentaire sur leur vie en 2013, six ans après le décès de Harold, je me suis rendu compte qu’il y avait des centaines de gamins comme moi qui les avaient rencontrés et qui avaient l’impression d’être un peu leurs enfants. Ils dégageaient beaucoup de chaleur et de gentillesse, ils ont aidé de nombreux jeunes à lancer leur carrière dans le cinéma. </p>
<p><strong>Tout votre travail porte sur cet âge d’or d’Hollywood…</strong></p>
<p>Oui, <em>Harold and Lillian</em> est le troisième volet d’une trilogie sur ceux qui ont fait le cinéma de cette époque. Le premier documentaire, qui retrace le parcours de Robert Boyle, s’appelle <em>The Man On Lincoln’s Nose</em>, qui était le premier titre de <em>La Mort Aux trousses</em>, et il a été nominé aux Oscars. Après ça, je me suis mis à filmer tous ces admirables vieux excentriques qui ont fait le cinéma hollywoodien, de l’âge d’or au New Hollywood. J’ai voulu les interroger sur leur passion du cinéma, leurs valeurs créatives&#8230; Ca a donné le documentaire <em>Something’s Gonna Live</em>. Et maintenant, Harold et Lillian Michelson. </p>
<p><strong>Alors, qu’ont-ils d’exceptionnel ?</strong></p>
<p>Ils étaient extrêmement doués, créatifs et dévoués. Harold avait un talent extraordinaire pour dessiner ses storyboards en montrant exactement ce que la caméra pouvait capturer selon l’objectif employé, le film, la largeur d’angle, le point de vue, etc… Il avait un sens aigu de la perspective. C’est très rare. Ca arrivait que le caméraman tombe sur son travail et veuille savoir qui se mêlait de régler sa caméra pour lui&#8230; Au-delà de ça, il pouvait rentrer dans le cerveau du réalisateur et dessiner toute une action, cadre par cadre, sur le papier. On m’a même dit que ses storyboards étaient parfois meilleurs que le film.</p>
<p><strong>Le film laisse entendre qu’il serait l’auteur de certains cadrages célèbres qu’on a attribués aux réalisateurs&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/le-laureat-mrs-robinson-dustin-hoffman-storyboard-harold-michelson.jpg" alt="Le Lauréat, storyboardé par Harold Michelson" title="Le Lauréat, storyboardé par Harold Michelson" width="280" height="119" class="alignright size-full wp-image-21986" />Oui. L’exemple le plus frappant se trouve dans le film <em>Le Lauréat</em>, de Mike Nichols : la scène filmée sous la jambe de Mrs Robinson. C’est certainement l’une des images les plus connues du cinéma hollywoodien. L’idée est d’Harold. Les réalisateurs ne l’aimaient pas toujours, pour cette raison. Sur le tournage de <em>La Mouche</em>, David Cronenberg a fini par demander qui réalisait le film, lui ou Harold,  et le producteur a répondu <em>« Ca ne dérangeait pas Hitchcock. »</em> A l’époque, les storyboarders travaillaient dans l’ombre. Ça change un peu aujourd’hui. Apparemment,  George Miller a publié certaines planches du nouveau <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mad-max-fury-road-george-miller/" title="Mad Max : Fury Road, de George Miller">Mad Max</a></em> pour montrer comment le film a été fait. </p>
<p><strong>Et Lillian ?</strong></p>
<p>Lillian est la dernière grande documentaliste. Plus personne n’a de librairie aussi fournie que la sienne. Tous les grands studios hollywoodiens en avaient une à l’époque. Elles étaient précieuses, parce qu’elles regorgeaient d’images qui permettaient de stimuler l’imagination des réalisateurs et des scénaristes ; c’étaient des zones de rencontres et de création pour tous les gens du studio. Lillian avait un talent incroyable pour collecter et classer ces images par époque, par style, par objet&#8230; Elle avait aussi un petit réseau de détectives qui savaient lui trouver l’information qui lui manquait. Ces bibliothèques ont été éliminées au cours des dernières décennies, parce qu’elles ne rapportaient pas d’argent. Aujourd’hui, son métier est fait par des indépendants. Pourtant, il garde une valeur énorme, pour stimuler l’imagination, mais aussi pour trouver des visuels originaux. Si on n&#8217;utilise qu’Internet pour trouver à quoi ressemblait une banque du Minnesota en 1929, on tombe toujours sur la même banque, alors que les livres permettent d’en trouver plusieurs et de choisir celle qui convient le mieux au film. </p>
<p><strong>Ce n’est pas un métier très reconnu non plus…</strong></p>
<p>Non. L’année dernière, le film <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/mr-turner-mike-leigh/" title="Mr. Turner, de Mike Leigh">Mr. Turner</a></em> de Mike Leigh a employé une chercheuse attitrée, une spécialiste du peintre et de l’époque. Elle était tellement importante qu’elle a eu son nom en haut du générique. Mais c’est la seule fois que j’ai vu ça. </p>
<p><strong>Vous avez intégré beaucoup d’images dessinées à votre film pour rappeler le storyboard : qui les a faites ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/harold-et-lillian-michelson-hollywood-love-story-daniel-raim.jpg" alt="Harold and Lillian : a Hollywood Love Story" title="Harold and Lillian : a Hollywood Love Story" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21987" />C’était une idée de Patrick Mate, qui a longtemps travaillé sous les ordres de Harold en tant que chef du développement des personnages chez Dreamworks. Le projet lui a beaucoup plu, parce qu’il y a vu un film sur nous tous, les travailleurs de l’ombre du cinéma, et pas seulement sur Harold et Lillian… Il y a aussi beaucoup de documents d’archives dans le film, notamment sur les débuts de Lillian et Harold, on ne s’attendait pas à en trouver autant. Lillian était ravie, elle voyait ça comme un moyen de montrer leur histoire à leurs petits-enfants… </p>
<p><strong>Votre femme Jennifer Raim est au générique du documentaire… Voulez-vous être les nouveaux « Harold et Lillian » ? </strong></p>
<p>Haha, j’aimerais bien… Nous avons fait le montage ensemble. Par certains aspects, oui, nous avons travaillé comme eux ! </p>
<p>&nbsp;<br />
<a href="#ref" name="ref" id="ref"></a></p>
<p style="font-size:90%">(1) Storyboard, ou scénarimage : représentation dessinée d’un film avant sa réalisation, permettant de préparer les plans qui constitueront le film.<br />
(2) Documentaliste : personne en charge de mener des recherches sur les aspects visuels de l’époque dans laquelle est située l’action du film, pour le rendre le plus proche possible de la réalité.</p>
<p>&nbsp;<br />
Harold and Lillian : A Hollywood Love Story<em> de Daniel Raim. Etats-Unis, 2015. Présenté en sélection Cannes Classics au 68e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Mad Max : Fury Road, de George Miller</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2015 11:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/mad-max-fury-road-tom-hardy-george-miller.jpg" alt="Mad Max Fury Road, de George Miller" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-21383" />Dans cet opéra-rock plein de bruit et de fureur, ce maelstrom d’images fortes, au cœur de cette odyssée absurde que constitue <em>Mad Max : Fury Road</em>, il y a une figure centrale très étonnante, un héros dont la finalité est absolument opposée au mouvement même du film. Celui qui donne son nom au film et qui pourtant ne le révèle que tardivement est préoccupé par une chose : disparaître. Ne pas être là. Où il se rêve, on ne le saura pas. Mais le fait est que <em>Fury Road</em>, c’est l’histoire d’un homme qui lutte pour s’effacer. </p>
<p>Le premier plan nous le montre de dos, on ne distingue pas son visage caché sous des vêtements et une pilosité abondante. Ce sont les Warboys qui vont nous révéler Max et ainsi le forcer à se montrer. Il va ensuite se retrouver littéralement embarqué dans le conflit qui oppose Furiosa (Charlize Theron, qui crée là un personnage inoubliable) et Immortan Joe, la première lui ayant dérobé son plus grand bien, des femmes (des « couveuses », comme on dit dans ce monde…).</p>
<p>Max est là malgré lui, mais il prend parti pour ces femmes, sans jamais se défaire de ses démons (un enfant mort). Il porte en lui une culpabilité trop lourde, un passé trop pesant. Alors, oui, sa rédemption sera de mener à bon port ce convoi improbable, mais au-delà de cette mission, on sent que Max est seul, irrémédiablement seul. <span id="more-21379"></span></p>
<p>D’où cette sensation étrange d’un film où le personnage principal est « absent » : peu de dialogues, un jeu très renfermé, Tom Hardy compose un héros qui est là pour faire briller les autres en quelque sorte. Et c’est peu dire que George Miller a orchestré une fascinante galerie de personnages… </p>
<p><em>Mad Max : Fury Road</em>, c’est l’épure et la débauche en une seule œuvre, la mise en relation des extrêmes au sein d’un montage sophistiqué. Le vide et le plein en un seul espace. Un film d’une richesse incroyable et d’une simplicité étonnante. Un film qui hurle la douleur de son héros à travers des larmes de silence.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mad Max : Fury Road<em> de George Miller, avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Zoë Kravitz&#8230; Australie, 2015. Présenté hors compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 14 mai 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/srxfks/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Une histoire d&#8217;amour et de ténèbres, de Natalie Portman</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2015 21:24:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté en séance spéciale au 68e Festival de Cannes</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-20823" alt="Une histoire d'amour et de ténèbres, de Natalie Portman" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Picto_Portman.jpg" width="175" height="280" /><strong>Qui ?</strong><br />
Natalie Portman, c&#8217;est un peu comme Charlotte Gainsbourg. On l&#8217;a découverte à 12 ans (dans <em>Léon</em>, est-il besoin de le rappeler ?) et on a suivi son évolution, selon une trajectoire parfaite et sans accroc. On l&#8217;a vue grandir et devenir une superstar avec <em>Star Wars</em>, jusqu&#8217;au rôle qui a changé sa vie : celui de la danseuse de <em>Black Swan</em>. Outre sa montée des marches mémorable pour la présentation de <em>Star Wars</em>, crâne rasé pour le tournage de <em>V pour Vendetta</em>, elle connaît les rouages cannois pour y avoir été membre du jury de Sean Penn (qui décerna, à l&#8217;unanimité, la Palme à <em>Entre les murs</em>). Et même si elle propose ici, en séance spéciale, son premier long-métrage, elle a déjà une petite expérience de la réalisation. Son premier court, <em>Eve</em>, avec Lauren Bacall et Ben Gazzara, excusez du peu, a été vu à Venise, et elle a participé à <em>New York, I Love You</em>, déclinaison du collectif <em>Paris, je t&#8217;aime</em>. Pour l&#8217;instant, tout ce qu&#8217;elle touche est d&#8217;or. Un signe pour la Caméra d&#8217;or ?</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Pour son passage au long-métrage, Natalie Portman signe, selon Thierry Frémaux, un film « <em>singulier et personnel</em> », avec cette adaptation, tournée en hébreu, du roman autobiographique de l&#8217;écrivain israélien Amos Oz, <em>Une histoire d&#8217;amour et de ténèbres</em>. Il y raconte son enfance à Jérusalem et la naissance de l&#8217;Etat d&#8217;Israël, ainsi que l&#8217;histoire de sa famille juive d&#8217;Europe de l&#8217;Est. Une histoire qui résonne avec celle de l&#8217;actrice, née à Jérusalem, qu&#8217;elle a quittée à l&#8217;âge de 3 ans avant d&#8217;y revenir à la fin de ses études, et dont une partie de la famille est morte à Auschwitz. Qui résonne aussi avec les ambitions de la jeune étudiante en psychologie d&#8217;Harvard qui voulait analyser la mémoire en lien avec l&#8217;identité.</p>
<p>&nbsp;<br />
Une histoire d&#8217;amour et de ténèbres (Sipur al ahava ve choshech)<em> de et avec Natalie Portman, avec aussi Makram Khoury, Shira Haas&#8230; Etats-Unis, 2015.</em></p>
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		<title>Un homme irrationnel, de Woody Allen</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2015 16:14:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté hors compétition au 68e Festival de Cannes Qui ? Comment ça, « qui ? » ? On ne va quand même pas vous faire l&#8217;affront de vous rappeler qui est Woody Allen. L&#8217;homme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté hors compétition au 68e Festival de Cannes</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-20752" alt="Un homme irrationnel, de Woody Allen" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Picto_woody.jpg" width="280" height="186" /><strong>Qui ?</strong><br />
Comment ça, « <em>qui ?</em> » ? On ne va quand même pas vous faire l&#8217;affront de vous rappeler qui est Woody Allen. L&#8217;homme qui a appris à l&#8217;auteure de ces lignes à aimer le jazz, le noir et blanc, les squelettes dans le fond des salles de classe, l&#8217;ironie, le burlesque discret – oxymore difficile à réussir –, et les intellos verbeux – pléonasme en revanche très répandu, mais pas toujours à la hauteur. Le Benjamin Button de Manhattan, qui semble rajeunir à chaque film depuis qu&#8217;il ne joue plus dedans. Intéressons-nous plutôt à Woody Allen et Cannes. Il y présente son douzième film. Ce qui fait peut-être beaucoup pour les fans de l&#8217;interjection « <em>abonné !</em> », mais relativement peu pour la petite cinquantaine de films qu&#8217;il a réalisés. Seulement un quart. Pas terrible, hein, finalement. Refusant toujours d&#8217;être en compétition, il y a présenté le meilleur (<em>Manhattan</em>, <em>Hannah et ses sœurs</em>, <em>Match Point</em>), et le&#8230; disons moins meilleur (<em>Hollywood Ending</em>, <em>Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu</em>). Impossible donc, de savoir de quelle teneur sera ce millésime 2015, si ce n&#8217;est l&#8217;adage selon lequel un « mauvais » Woody Allen, c&#8217;est toujours mieux qu&#8217;un bon qui-vous-voulez. La fantaisie sans retenue, les grands numéros d&#8217;actrices, la lumière toujours étincelante, la misère de la bonne société&#8230; La livraison annuelle de Woody Allen, c&#8217;est l&#8217;art de varier sur le même thème, selon les humeurs et l&#8217;air du temps, variant les genres et les registres avec la même aisance. Un regard porté sur les petits et grands tracas contemporains.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Avec <em>Un homme irrationnel</em>, son 45e film, Woody Allen semble retrouver ses fondamentaux : un professeur d&#8217;université dépressif (Joaquin Phoenix), deux maîtresses jeunes et jolies (Emma Stone – déjà à l&#8217;affiche en 2014, de <em>Magic in the Moonlight</em> – et Parker Posey), et sans doute une inspiration philosophique : <em>Irrational Man</em> renvoie à l&#8217;ouvrage de William Barrett, une introduction didactique à l&#8217;existentialisme pour le grand public américain des années 1950 et certainement un livre de chevet du jeune Woody. Pour la suite, impossible de savoir, d&#8217;après le synopsis, vers quel genre se tourne le cinéaste à lunettes. Il y est question de la conversation surprise d&#8217;un étranger, d&#8217;une « <em>décision cruciale</em> » et de conséquences qui marqueront les personnages « <em>à tout jamais</em> ». Outre l&#8217;emphase habituelle de ce genre d&#8217;exercice, on y décèle l&#8217;histoire d&#8217;un homme qui s&#8217;affranchit de son destin et reprend sa vie en main. Mais par quel moyen ? En bon disciple de Dostoïevski, on sait qu&#8217;avec Woody Allen, le crime et le châtiment ne sont jamais bien loin.</p>
<p>&nbsp;<br />
Un homme irrationnel (Irrational Man)<em> de Woody Allen, avec Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey, Jamie Blackley&#8230; Etats-Unis, 2015. Sortie le 14 octobre 2015.</em></p>
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