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	<title>Grand Écart &#187; Quinzaine des réalisateurs 2014</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Hard Day, de Kim Seong-hun</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 16:58:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est des journées plus difficiles que d’autres. Pour le policier (un peu) ripou Geon-soo, il y a l’enterrement de sa mère, sa sœur qui le presse pour ouvrir une sandwicherie et ses collègues qui...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/01/hard-day-seong-hun.jpg" alt="Hard Day, de Kim Seong-hun" title="Hard Day, de Kim Seong-hun" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20072" />Il est des journées plus difficiles que d’autres. Pour le policier (un peu) ripou Geon-soo, il y a l’enterrement de sa mère, sa sœur qui le presse pour ouvrir une sandwicherie et ses collègues qui l’interpellent au moment où la police des polices locale (beaucoup) ripou dénoue leurs petites filouteries. Le tout en même temps. Et comme si ça ne suffisait pas, il écrase un homme qui s’est mystérieusement jeté sous ses roues. Et Geon-soo de s’enfoncer toujours un peu plus dans les difficultés qui s’accumulent, en décidant de placer le corps dans son coffre, afin de le cacher dans le cercueil de sa mère, ni vu, ni connu. Ce ne sont que les prémices de ses ennuis, avec l’arrivée d’un superflic (énormément) ripou qui va le faire chanter&#8230; </p>
<p>Le cinéma coréen (du Sud, évidemment) est de plus en plus productif et nous offre chaque année un bijou comme lui seul sait le faire. Dans la lignée de <em>The Host</em>, le réalisateur Kim Seong-hun a concocté un polar décoiffant où chaque seconde est à la fois stressante (pour Geon-soo mais aussi pour le spectateur), prenante et en même temps poilante, tant les situations sont de plus en plus absurdes et confinent à un humour noir des plus jouissifs. On se souviendra longtemps de la sonnerie du portable du malencontreux renversé qui résonne inlassablement dans le cercueil cloué dans le funérarium. <span id="more-20070"></span>Ou de cette manière pour le moins efficace et inattendue de se débarrasser d’un témoin trop encombrant. Le tout dans une esthétique et une mise en scène irréprochables. Lee Seon-gyoon, superstar dans son pays, ne se ménage pas entre courses-poursuites, trésors d’imagination pour trouver comment se sortir d’inextricables situations, lâcheté assumée et mauvaise foi affichée. L’antihéros par excellence, entre désinvolture et charme, à qui on souhaite à la fois les pires malheurs du monde et qu’il puisse s’en sortir indemne. Ne cherchez pas la moindre moralité, il n’y en a pas (ou presque). <em>Hard Day</em>, présenté à la Quinzaine des réalisateurs du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/">dernier Festival de Cannes</a>, suit ainsi la tendance actuelle des films internationaux, comme <em>Night Call</em> récemment, à savoir celle où le bien n’est pas forcément là où on le croit et que le crime finit par payer. Et qu’on peut vraiment rire de tout, même du pire. Ce qui soulage en ces jours pour le moins sombres…</p>
<p>&nbsp;<br />
Hard Day <em>de Kim Seong-hun, avec Lee Seon-gyoon, Jo Jin-woong, Shin Jung-keun… Corée du Sud, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 7 janvier 2015.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/sqkfvv" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		<title>Whiplash, de Damien Chazelle</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2014 12:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[A la baguette et tambour battant Whiplash se situerait entre Full Metal Jacket et Black Swan, la violence et les ailes qui poussent dans le dos en moins. D&#8217;un côté,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>A la baguette et tambour battant</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/whiplash-damien-chazelle.jpg" alt="Whiplash, de Damien Chazelle" title="Whiplash, de Damien Chazelle" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17294" /><em>Whiplash</em> se situerait entre <em>Full Metal Jacket</em> et <em>Black Swan</em>, la violence et les ailes qui poussent dans le dos en moins. D&#8217;un côté, un instructeur au langage fleuri &#8211; génial JK Simmons, vu dans d&#8217;innombrables seconds rôles &#8211; et à l&#8217;humiliation publique facile. De l&#8217;autre, une ambition dévorante, l&#8217;abnégation, les répétitions qui heurtent le corps et l&#8217;esprit, le travail pour talent. Andrew, 19 ans, est batteur dans une des meilleures écoles de jazz de New York &#8211; et donc du monde, dira Terence Fletcher, maître, chef d&#8217;orchestre, mentor. Le premier talent du réalisateur Damien Chazelle est d&#8217;installer ses personnages en une seule scène inaugurale. Andrew répète, seul dans une salle. Apparaît Terence Fletcher, dont on saisit en un instant l&#8217;importante stature. &#8220;<em>Tu sais qui je suis ? Alors pourquoi t&#8217;es-tu arrêté de jouer ?</em>&#8220;, interroge-t-il. Le rapport de force est posé, et ne fera que s&#8217;intensifier. L&#8217;ambiguïté de son personnage aussi. La manipulation dont est capable celui qui se veut éducateur, ne posant que des questions pièges auxquelles il est impossible de répondre en s&#8217;en sortant avec les honneurs. La sympathie qu&#8217;il dégage, le temps d&#8217;un bref et large sourire, d&#8217;un conseil glissé de manière subliminale, de questions personnelles et faussement sincères. Avec son histoire simple, Damien Chazelle met en scène une tension et une énergie folles, alternant les gros plans sur le visage de JK Simmons, terrifiant, et ceux sur les gouttes de sueur qui perlent sur les joues d&#8217;Andrew, sur le claquement de ses baguettes sur les tambours et les cymbales, le tout sur un montage suivant le rythme entraînant de ces deux morceaux répétés en boucle, <Whiplash</em> et <em>Caravan</em>, jusqu&#8217;à un final explosif en forme de solo magistral et vengeur. <span id="more-17287"></span>C&#8217;est une guerre qu&#8217;il filme. Une guerre psychologique, faite de regards emplis des mots qu&#8217;on ne peut pas dire, de moments de bravoure et de lâcheté, où la batterie se fait rafale. Ce faisant, Damien Chazelle également au scénario, se défait de tous les pièges et parvient à conserver un suspense inattendu tout au long de son film. Son seul écueil est de poser une question sans parvenir à y répondre clairement. Il s&#8217;interroge sur les limites d&#8217;un tel enseignement. Evoque, par la bouche de Terence Fletcher, l&#8217;anecdote liée au talent de Charlie Parker. La légende veut que Charlie Parker ne soit devenu <em>Bird</em> que suite à une humiliation publique lui ayant donné la volonté nécessaire pour travailler et laver son honneur en devenant le meilleur batteur du monde. Damien Chazelle a beau ne pas glorifier, loin de là, les méthodes du professeur qu&#8217;il met en scène, il les valide en filmant la rage de vaincre de son jeune apprenti. Une seule fausse note dans une partition pleine d&#8217;éclat.</p>
<p>&nbsp;<br />
Whiplash <em>de Damien Chazelle avec Miles Teller, Melissa Benoist, J.K. Simmons. Etats-Unis, 2014. Sortie en salle le 24 décembre 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Grand Prix du 40e Festival du film américain de Deauville.</em> </p>
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		<title>Gett, le procès de Viviane Amsalem, de Ronit et Shlomi Elkabetz</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jun 2014 09:58:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs Qui ? Ronit et Shlomi Elkabetz, frère et sœur, ont chacun leur carrière : on a vu Ronit Elkabetz, actrice, chez Amos Gitaï, Keren Yedaya,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/gett-proces-viviane-amsalem-ronit-shlomi-elkabetz.jpg" alt="Gett, le procès de Viviane Amsalem, de Ronit et Shlomi Elkabetz" title="Gett, le procès de Viviane Amsalem, de Ronit et Shlomi Elkabetz" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17197" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Ronit et Shlomi Elkabetz, frère et sœur, ont chacun leur carrière : on a vu Ronit Elkabetz, actrice, chez Amos Gitaï, Keren Yedaya, et récompensée pour son premier rôle dans <em>La Visite de la fanfare</em> ; Shlomi Elkabetz, scénariste et réalisateur, a également arpenté les planches à New York. C&#8217;est pour raconter une histoire personnelle, celle de leur mère, qu&#8217;ils se rapprochent et coréalisent <em>Prendre femme</em>, <em>Les Sept Jours</em>, et aujourd&#8217;hui <em>Gett, le procès de Viviane Amsalem</em>. Une initiative remarquée par les Semaines de la critique de Venise et de Cannes. </p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>On retrouve dans <em>Gett</em> le personnage de Viviane, présent dans les trois films des Elkabetz. Chacun offre un point de vue sur l&#8217;histoire de cette femme, mère de quatre enfants, qui demande le divorce, interprétée par Ronit Elkabetz elle-même. Le rôle de son mari, Eliahou, est toujours tenu par l&#8217;impeccable Simon Abkarian. Des points de vue différents sur une même histoire plus que des suites, car chacun des films se situe à des époques différentes (1979 pour <em>Prendre femme</em>, 1991 pour <em>Les Sept Jours</em>). Et parce que chacune des institutions liées au divorce est passée au crible : le couple et les enfants dans le premier, la famille élargie dans le deuxième, la justice dans le troisième. Avec à chaque fois, le poids des traditions et un contexte politique (la venue d&#8217;Anouar El Sadate à la Knesset et la guerre du Golfe), reflétant les mutations de la société israélienne. L&#8217;histoire déclinée en trois films d&#8217;une femme en lutte pour sa liberté, et d&#8217;un pays, pris entre tradition et modernité. <span id="more-17074"></span></p>
<p><strong>Résultat des courses ?</strong></p>
<p>Les frère-soeur Elkabetz poursuivent leur exploration de la condition des femmes en Israël, martelant avec force l’absurdité d’un système qui organise un procès &#8211; en fait un tribunal rabbinique qui s’apparente plus à de la médiation &#8211; dont l’une des parties a seule le pouvoir de rendre le verdict. Le divorce de Viviane ne sera prononcé que lorsque Elisha la répudiera. Dans ce huis clos, la noirceur du regard de Ronit Elkabetz répond aux murs blancs et neutres de la salle d’audience. De regards, justement, il n’est question que de ça. Au fil des témoignages, des reports d’audience incessants et interminables, on ne voit que ces regards. Ceux des amis et de la famille du couple, qui voudraient aider mais ne font qu’empirer les choses. Ceux des rabbins exaspérés par cette situation inextricable. Et surtout ceux que s’échangent les deux époux, implorant chacun l’autre de mettre fin à leur obstination. Celui de Ronit Elkabetz, tantôt dur, déterminé, désespéré, rageur. Celui de Simon Abkarian, sûr de lui, forcément confiant dans l’issue d’un procès dont il détient les clés. Ronit et Shlomi Elkabetz ont choisi de pointer l’absurdité de la situation par des scènes de comédie, lorsque par le témoignage de femmes mariées ou célibataires, on découvre le rôle qui leur est assigné. Ne pas dire un mot plus haut que l’autre, dans l’intérêt de la paix des ménages. Toujours veiller à l’image que l’on donne de son couple, et par là, de son mari. Par ruptures de ton, on passe du rire franc à l’émotion brute au fur et à mesure que la colère de Viviane monte, jusqu’à son explosion, expliquant que sa voix n’est pas entendue, que c’est elle qui est jugée, dans tous les aspects de sa vie, quand les réponses laconiques de son mari suffisent à convaincre. Viviane n’est qu’une femme qui demande sa liberté. Celle, simple, de ne plus vivre avec un homme, qui se transforme en parcours du combattant, avec ses soubresauts, ses déclarations enflammées, ses tentatives de conciliation, l’espoir toujours de l’issue favorable de la prochaine audience. Pour conquérir sa liberté, Viviane est prête à tout. C’est justement ce que lui demande Elisha. Abandonner sa vie pour la retrouver.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Procès de Viviane Amsalem <em>de Ronit et Shlomi Elkabetz, avec Ronit Elkabetz, Menashe Noy, Simon Abkarian&#8230; France, Israël, Allemagne, 2013. Sortie le 25 juin 2014.</em></p>
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		<title>Les Combattants, de Thomas Cailley</title>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2014 15:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans ce Festival de Cannes, où les femmes sont battues, violées, bafouées, <em>Les Combattants</em> offre enfin un personnage de femme forte.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Apocalypse now</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/les-combattants-2.jpg" alt="Les Combattants" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-18058" />Dans ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/" target="_blank">Festival de Cannes</a>, où les femmes sont battues, violées, bafouées, <em>Les Combattants</em> offre enfin un personnage de femme forte. La première combattante du titre, c&#8217;est d&#8217;abord elle, Madeleine, Adèle Haenel. Athlétique, froide, abrupte. La survie est son mode de vie, son aspiration. Il s&#8217;agit de se préparer à l&#8217;inévitable, l&#8217;apocalypse autant redoutée que fantasmée par cette ex-étudiante en macroéconomie qui a abandonné ses études, estimant qu&#8217;il ne sert à rien de prévoir les mouvements d&#8217;un monde voué à disparaître. Car Madeleine est pragmatique. Ce qui ne lui servira pas en situation extrême ne l&#8217;intéresse pas. Aller boire un verre, danser, pour quoi faire ? <em>Les Combattants</em>, et c&#8217;est là l&#8217;une de ses nombreuses originalités, est une romance entre les personnages les moins romantiques du monde. Madeleine est entière. Pour survivre, il faudra être préparé, alors elle s&#8217;y attelle. Boit du sang de maquereau, fait de l&#8217;apnée dans sa piscine, un sac à dos rempli de tuiles, le tout pour intégrer les commandos de l&#8217;armée où elle espère apprendre des astuces comme celle de se pisser dessus en cas d&#8217;avalanche pour savoir où est le sol. <em>&#8220;Ah ouais, pas con, j&#8217;y aurais pas pensé&#8221;</em>, dit-elle sans ironie aucune. Le premier degré de Madeleine, sa détermination jusqu’au-boutiste y est pour beaucoup dans cette comédie pour une fois franchement drôle, sans avoir recours à des gags lourdingues. Le décalage entre Madeleine et Arnaud, jeune homme un brin naïf mais très intrigué par la jeune femme, donne au film sa saveur, avec un naturel confondant. Suivant le fameux schéma <em>&#8220;first, they meet, then, they fight, then, they fuck”</em> (d’ailleurs le titre anglais du film est<em>Love at First Fight</em>), les deux futurs tourtereaux commencent par se battre, littéralement, avant de se tourner autour, avec maladresse, parfois à l&#8217;aide de poussins congelés en guise de cadeau. Le jeune homme, comme le spectateur, est sans cesse dérouté et surpris par Madeleine, à qui le regard dur et la diction saccadée d&#8217;Adèle Haenel donne tout son caractère. Jamais il ne la juge. <span id="more-18054"></span>Au contraire, Arnaud plonge avec elle dans son délire apocalyptique, intègre un stage de l&#8217;armée pour être à ses côtés, lui offre la survie dont elle rêve le temps de quelques jours en forêt. Mine de rien, avec sa fraîcheur, son humour féroce et ses dialogues incisifs, <em>Les Combattants</em> pourrait être la comédie la plus sincère et juste qu’on ait vue dans le cinéma français depuis longtemps. Ajoutons à cela une certaine audace (réaliser une comédie sentimentale dans l&#8217;univers le moins glamour qui soit) et une maîtrise formelle revendiquée : ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on fait une comédie qu&#8217;elle doit être moche. Pour son premier film, Thomas Cailley rend ses lettres de noblesse au genre. Une très belle promesse pour les années à venir.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les combattants <em>de Thomas Cailley avec Adèle Haenel, Kevin Azaïs, Antoine Laurent&#8230; France, 2014. Sortie le 20 août 2014. Prix SACD de la 46e Quinzaine des réalisateurs.</em> </p>
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		<title>These Final Hours, de Zak Hilditch</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2014 12:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Tic Tac Tic Tac Il ne vous reste que quelques heures avant la fin du monde… Auprès de qui souhaiteriez-vous les passer ? C&#8217;est la question que pose Zak Hilditch...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Tic Tac Tic Tac</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/thesefinalhoursaffiche.jpg" alt="These Final Hours, de Zak Hilditch" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17930" />Il ne vous reste que quelques heures avant la fin du monde… Auprès de qui souhaiteriez-vous les passer ? C&#8217;est la question que pose Zak Hilditch dans son premier long-métrage <em>These Final Hours</em>. Un film qui se joint ainsi à la grande famille des films apocalyptiques. Un exercice périlleux donc, dont la difficulté principale ne réside pas tant dans la problématique que dans les pistes explorées pour y répondre. Et force est de constater que cette histoire de fin du monde nous laisse un peu sur notre faim.</p>
<p>Ca tourne en boucle à la radio. Il reste douze heures avant l&#8217;éradication totale de toute vie sur terre. Le décompte a commencé. L&#8217;Europe a déjà disparu… Alors on baise, on prie, on se défonce, on tue. Dans une séquence d&#8217;ouverture lancée au rythme trépidant d&#8217;une bande-annonce, Hilditch nous passe en revue toute la panoplie comportementale des excès primales et primaires auxquels l&#8217;être humain est capable de s&#8217;adonner. James (le très sculpté Nathan Phillips), quant à lui, tergiverse avec Zoé, sa maîtresse, pour savoir s&#8217;ils passeront l&#8217;apocalypse ensemble ou s&#8217;il ira, comme prévu, à la <em>big party</em> de son ami Freddy, retrouver sa légitime, se repoudrer le nez et tout oublier. Mais James voit ses projets pré-apocalyptiques contrariés lorsqu&#8217;il est contraint en chemin de venir en aide à une fillette, Rose, tombée aux mains de deux lascars patibulaires… James n&#8217;ira donc pas à sa <em>big party</em> mais accompagnera Rose dans la recherche désespérée de son père qui lui a promis d&#8217;être là lorsque cela arriverait… <span id="more-17917"></span></p>
<p>Si la question de départ s&#8217;annonçait prometteuse – &#8220;Et vous, comment réagiriez-vous ?&#8221; –, le développement s&#8217;avère beaucoup plus discutable. Zak Hilditch y brasse à la fois un parti pris réaliste, celui de se concentrer essentiellement sur la dimension humaine de la fin du monde, et, par ailleurs, une mise en scène qui évoque tout le contraire. Des plans sur-construits, une image sur-esthétisée, des séquences &#8220;clipesques&#8221; (celle de la fameuse <em>big party</em>, notamment, se prélasse quelque part entre <em>Projet X</em> et <em>Spring Breakers</em>). L&#8217;oreille grince, les yeux piquent… Et on a toutes les peines du monde à s&#8217;attacher au destin pourtant ô combien tragique de notre duo James-Rose. On ne s&#8217;attardera guère non plus sur le bouquet final, à deux doigts de la série B, qui renforce encore un peu plus cette regrettable sensation d&#8217;un cinéaste qui n&#8217;a pas su choisir son camp.</p>
<p>&nbsp;<br />
These Final Hours<em> de Zak Hilditch, avec Nathan Phillips, Angourie Rice, Jessica de Gouw, Kathryn Beck&#8230; Australie, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 22 juillet 2015.</em></p>
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		<title>Le Conte de la princesse Kaguya, d&#8217;Isao Takahata</title>
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		<pubDate>Tue, 20 May 2014 21:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>L&#8217;animation à conte d&#8217;auteur</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/kaguya-hime-princesse-isao-takahata.jpg" alt="La Princesse Kaguya" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-18180" />Il se pourrait que les réalisateurs les plus vieux soient parmi les plus inventifs. Peut-être affranchis de toutes règles, ils en inventent de nouvelles. Avec son dernier film, <em>Le Conte de la princesse Kaguya</em>, le premier depuis <em>Mes voisins les Yamada</em> en 1999 et après huit ans de production, Isao Takahata donne l&#8217;impression d&#8217;offrir une seconde jeunesse au Studio Ghibli, l&#8217;année même où Hayao Miyazaki fait ses adieux avec <em>Le vent se lève</em>. Et curieusement, c&#8217;est en revenant aux fondamentaux qu&#8217;il le fait. <em>Le Conte de la princesse Kaguya</em> est l&#8217;adaptation du traditionnel <em>Conte du coupeur de bambous</em>, connu de tous les Japonais et qui remonte au Xe siècle. Celui de ce vieil homme qui trouve au cœur d&#8217;un bambou une fillette de la taille de son pouce et qu&#8217;il élève comme sa fille. La fillette se change en nourrisson et grandit à vue d’œil, devenant une belle jeune fille en l&#8217;espace d&#8217;un an. Son père adoptif, qui a également trouvé de l&#8217;or dans le bambou, en fait une princesse, dans une résidence qu&#8217;il a fait construire en son honneur à la capitale, où elle est courtisée par des hommes puissants. Mais Kaguya ne pense qu&#8217;à retrouver les montagnes et les compagnons de sa courte enfance, &#8220;<em>les oiseaux, les insectes, les bêtes sauvages, l&#8217;herbe, les arbres et les fleurs</em>&#8221; qu&#8217;elle chante, dans une ritournelle sans cesse réinventée. Une nature évoquée par les magnifiques aquarelles d&#8217;Isao Takahata, cette fois plus impressionniste que réaliste. Si tous les rebondissements du passage sur Terre de cette princesse de la Lune sont parfois un peu longuets, Isao Takahata impressionne d&#8217;un point de vue formel. Le trait, crayonné, du réalisateur est toujours en phase avec les émotions de la princesse, magnifiant les montagnes qu&#8217;elle chérit, moins précis quand il s&#8217;agit de retranscrire ses peurs &#8211; saisissante scène d&#8217;évasion de la cage dorée qui lui sert de palais -, au contraire très net dans le cocon de la résidence où elle parfait son éducation de princesse. Rarement l&#8217;animation, dans ses moindres traits, n&#8217;avait été à ce point dans l&#8217;empathie avec son personnage principal, montrant ainsi qu&#8217;il n&#8217;est pas seulement question de technique, mais aussi de point de vue, et donc, tout simplement, de cinéma.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Conte de la princesse Kaguya<em> d&#8217;Isao Takahata, avec les voix d&#8217;Aki Asakra, Kengo Kora, Takeo Chii, Nobuko Miyamoto&#8230; Japon, 2013. Sortie le 25 juin 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
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		<title>Catch me Daddy, de Daniel Wolfe</title>
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		<pubDate>Sat, 17 May 2014 22:02:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs Qui ? Réalisateur de courts-métrages, de pubs et de clips, le Britannique Daniel Wolfe s&#8217;est surtout démarqué pour ses films pour les groupes Plan...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/catch-me-daddy-daniel-wolfe.jpg" alt="Catch me Daddy, de Daniel Wolfe" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17302" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Réalisateur de courts-métrages, de pubs et de clips, le Britannique Daniel Wolfe s&#8217;est surtout démarqué pour ses films pour les groupes Plan B et The Shoes. Pour ces derniers Frenchies, il met en scène une errance violente et froide, celle de Jake Gyllenhaal – on ne se refuse rien – dans les rues de Londres enneigées. Sensation immédiate sur YouTube. Pour son premier long-métrage, <em>Catch me Daddy</em>, s&#8217;il ne retrouve pas l&#8217;acteur américain, il poursuit le travail avec son frère au scénario et avec son chef op, Robbie Ryan.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>On pourrait retrouver ce mélange de surprise et de mystère entouré de violence dans le thriller <em>Catch me Daddy</em>, l&#8217;histoire d&#8217;une fuite dans le Yorkshire d&#8217;un couple poursuivi par le frère de la jeune fille et ses camarades de jeux, pas franchement sympathiques. Pour son premier passage au long format, on espère trouver en Daniel Wolfe le représentant d&#8217;une nouvelle génération du cinéma britannique, plutôt incarné sur la Croisette par les vieux de la vieille, Ken Loach et Mike Leigh. Il s&#8217;entoure de Conor McCarron, découvert dans <em>Neds</em> et <em>For Those in Peril</em>, et de figures plus familières, comme celle de Gary Lewis, le père de Billy Elliot. Et peut-être le bienveillant fantôme de Janis Joplin, qui implorait déjà <em>Catch me Daddy</em>. </p>
<p><strong>Résultat des courses ?</strong></p>
<p>Daniel Wolfe profite des paysages des Moors, ces landes du Yorkshire qui s’étendent à perte de vue dans une lumière toujours un peu étrange, pour donner une atmosphère pesante à cette chasse à l’homme, par ailleurs assez classique. Le réalisateur use avec parcimonie et efficacité de la violence, mais entre ces épisodes, quelques longueurs convenues : le couple court, les frères et les chasseurs de prime les poursuivent, la nuit, en voiture, entre deux rails de coke. Daniel Wolfe nous épargne le pire avec une fin ouverte. On serait tenté de faire de même : on attendra de voir la suite pour faire entrer le jeune réalisateur &#8211; qui n&#8217;en est qu&#8217;à son premier film &#8211; dans la classe des grands du cinéma britannique.</p>
<p>Catch Me Daddy<em> de Daniel Wolfe, avec Conor McCarron, Sameena Ahmed, Gary Lewis&#8230; Royaume-Uni, 2014.</em></p>
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		<title>Pride, de Matthew Warchus</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2014 11:22:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs – Film de clôture Qui ? Matthew Warchus a plus l&#8217;habitude d&#8217;arpenter les planches de théâtre que les plateaux de cinéma, même si Pride...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs – Film de clôture</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/pride-matthew-warchus.jpg" alt="Pride, de Matthew Warchus" title="Pride, de Matthew Warchus" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17225" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Matthew Warchus a plus l&#8217;habitude d&#8217;arpenter les planches de théâtre que les plateaux de cinéma, même si <em>Pride</em> est son troisième film. Prolifique metteur en scène, il a mis sur pied des créations contemporaines autant que des classiques shakespeariens, et il a été récompensé de plusieurs Laurence Olivier Awards et autres Tony Awards. Une pointure, donc. Et une pointure qui sait s&#8217;entourer de la fine fleur des acteurs britanniques : Bill Nighy (<em>Love Actually</em>), Imelda Staunton (<em>Vera Drake</em>), Dominic West (<em>The Wire</em>) et Paddy Considine (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tyrannosaur-paddy-considine/" target="_blank">Tyrannosaur</a></em>).</p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>Avec la mort de Margaret Thatcher, on pensait qu&#8217;une page du cinéma britannique aussi se tournait. Eh bien il faut croire que tout n&#8217;a pas été dit et montré sur la grève des mineurs de 1984. L&#8217;originalité de <em>Pride</em>, c&#8217;est d&#8217;associer la gay pride et les manifs de mineurs gallois. La première décidant de venir en aide, contre leur gré, aux seconds. Etre opprimé par la Dame de fer, ça rapproche&#8230;</p>
<p><strong>Résultat des courses ?</strong></p>
<p>Matthew Warchus signe un film entraînant et enthousiasmant sur la solidarité et l&#8217;entraide. Le symbole du syndicat des mineurs gallois, comme le répète plusieurs fois Paddy Considine, c&#8217;est une poignée de mains. Une main tendue, que l&#8217;on accepte, quelle qu&#8217;elle soit, et que l&#8217;on tend à son tour. En regardant les infos, un jeune militant gay de Londres se met dans l&#8217;idée que les mineurs ont les mêmes ennemis que les lesbiennes et les gays &#8211; Thatcher et la répression policière &#8211; et sont donc ses amis. Le LGSM (Lesbians and Gays Support the Minors) collecte donc de l&#8217;argent, qu&#8217;un syndicat du Pays de Galles finit par accepter. Tout l&#8217;humour du film joue sur le décalage entre une communauté traditionnelle et une autre décomplexée, chacune ayant ses préjugés sur l&#8217;autre, du plus profond (des mineurs qui seraient un peu rustres) au plus futile (« c&#8217;est vrai que toutes les lesbiennes sont végétariennes ? »). Au scénario, Stephen Beresford ajoute un peu d&#8217;émotion à la véritable histoire dont il s&#8217;est inspiré, sans en faire trop, avec les personnages d&#8217;un jeune homosexuel sur la voie de l&#8217;affirmation, et de l&#8217;un de ses aînés, brouillé avec sa famille. <em>Pride</em> est un vrai <em>feel-good movie</em>, qui ne fera peut-être pas date dans les écoles de cinéma, mais qui redonne foi en l&#8217;humanité, exalte les joies de la lutte collective, et met en scène des personnages qui ne subissent pas leurs destins. Après un an de débat houleux sur le mariage pour tous, voir deux communautés, <em>a priori</em> opposées, lutter ensemble pour les droits de l&#8217;une et de l&#8217;autre, sans avoir rien à y perdre ni à y gagner, est une vraie réjouissance.</p>
<p>Pride<em> de Matthew Warchus, avec George MacKay, Dominic West, Andrew Scott, Paddy Considine, Bill Nighy, Imelda Staunton&#8230; Royaume-Uni, 2014. Sortie le 1er octobre 2014. Queer Palm du 67e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Cold in July, de Jim Mickle</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2014 11:14:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Mickle]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs Qui ? Jim Mickle, on l&#8217;a rencontré l&#8217;an dernier, et déjà, c&#8217;est un mec sympa. C&#8217;était pour We are what we are, le remake...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/cold-in-july-jim-mickle.jpg" alt="Cold in July, de Jim Mickle" title="Cold in July, de Jim Mickle" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17220" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>Jim Mickle, on l&#8217;a rencontré <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/rencontre-interview-jim-mickle-we-are-what-cannibale/">l&#8217;an dernier</a>, et déjà, c&#8217;est un mec sympa. C&#8217;était pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/we-are-what-we-are-jim-mickle/" title="We Are What We Are, de Jim Mickle">We are what we are</a></em>, le remake de <em>Somos lo que hay</em>, l&#8217;histoire d&#8217;une famille un peu particulière, puisqu&#8217;elle a pour rite ancestral de manger des gens. Pour une fois, il s&#8217;agissait d&#8217;un remake intelligent, une réelle adaptation de la société mexicaine à la société américaine, avec ses propres problématiques. Un film de genre qui ne se dévoile pas tout de suite et prend le temps d&#8217;explorer ses thèmes, d&#8217;approfondir ses personnages.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>C&#8217;est encore une adaptation qui l&#8217;amène sur la Croisette cette année, mais celle d&#8217;un roman cette fois-ci, de Joe R. Lansdale (<em>Juillet de sang</em> en français). Une histoire de vengeance et de corruption dans le Texas des années 1980, après qu&#8217;un homme en a tué un autre alors qu&#8217;il s&#8217;introduisait chez lui. Michael C. Hall (Dave Fisher et Dexter enfin sur grand écran) face à Don Johnson (un flic à Miami) et Sam Shepard (qui a l&#8217;étoffe d&#8217;un héros). Le film a été présenté et très bien reçu cet hiver à Sundance. Autant de raisons de courir vers le palais Stéphanie pour y avoir froid en mai (pour ceux qui suivent, ça n&#8217;a pas changé, il fait toujours -15°C dans la salle). </p>
<p><strong>Résultat des courses ?</strong></p>
<p>Changement de braquet pour Jim Mickle. <em>Cold in July</em> est l’histoire d’un type normal, avec moustache et coupe mulet dans le Texas de 1989, qui tue un homme s’étant introduit chez lui, avant de découvrir ce qui se cache vraiment derrière cette intrusion. Une réjouissante reconstitution des années 1980, avec, en prime, Don Johnson au casting. Un thriller violent et drôle, avec des accents de western et un parfum de revanche, le tout dans un style toujours léché.</p>
<p>&nbsp;<br />
Juillet de sang (Cold in July) <em>de Jim Mickle, avec Michael C. Hall, Sam Shepard, Don Johnson… France, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs.</em> </p>
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		<title>Bande de filles, de Céline Sciamma</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2014 22:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Sciamma]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Naissance d'une femme - Céline Sciamma clôt son triptyque sur l'adolescence, l'identité et le genre. Chacun dans un contexte et à un âge différent : la petite fille qui aimerait être un garçon de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Naissance d&#8217;une femme</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-17175" title="Bande de filles, de Céline Sciamma" alt="Bande de filles, de Céline Sciamma" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/bande-de-filles-celine-sciamma.jpg" width="280" height="187" />Céline Sciamma clôt son triptyque sur l&#8217;adolescence, l&#8217;identité et le genre. Chacun dans un contexte et à un âge différent : la petite fille qui aimerait être un garçon de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/">Tomboy</a></em>, les premiers émois et l&#8217;éveil à la sexualité de <em>La Naissance des pieuvres</em>, et l&#8217;entrée dans l&#8217;âge adulte et la définition de la femme dans cette <em>Bande de filles</em>. Céline Sciamma ouvre ce dernier film sur un match de football américain féminin. Sous les casques et les armures de guerriers, on devine peu à peu le maquillage et les cheveux colorés. Tout l&#8217;enjeu de son film est déjà là, dans cette première séquence : ces filles doivent naviguer entre les attributs masculins et féminins. Trouver leur chemin entre tous ces stéréotypes. C&#8217;est le cas de Marieme – impressionnante Karidja Touré –, qui navigue entre les identités et les rôles. <em>Bande de filles</em> est construit en épisodes. Pour chacun, Marieme est face à un mur, qu&#8217;il lui faut surpasser ou contourner pour passer à l&#8217;étape suivante. Tout au long du film, elle fera face à l&#8217;impasse scolaire, à la brutalité de son frère – qui la bat pour son bien paraît-il –, à la pression du quartier et à sa rumeur, et se fondra dans un univers uniquement masculin pour finalement se rendre compte que même avec tous les attributs masculins (cheveux courts, vêtements amples et poitrine effacée), elle ne reste qu&#8217;une fille, qui doit obéir au boss et satisfaire ses désirs. A chacune de ces étapes, Marieme se transforme. Elle abandonne ses tresses enfantines pour une chevelure longue et lisse, puis une coupe plus garçonne. <span id="more-17035"></span>On la voit très féminine, veste en cuir ou robe de soirée – avec l&#8217;antivol toujours bien accroché ou affublée d&#8217;une perruque blonde –, en survêtement quand il s&#8217;agit de se battre pour défendre l&#8217;honneur de sa bande, et en vêtements informes et anonymes pour mieux s&#8217;effacer et se masculiniser. Elle est caméléon, dit Céline Sciamma, s&#8217;adaptant à toutes les situations. Seulement, ces transformations sont parfois trop abruptes ou radicales pour qu&#8217;on suive ce personnage fort dans sa progression : la jeune fille sage et responsable se fait voleuse, racketteuse, violente, dealeuse, avec une facilité déconcertante. La réalisatrice signe un film complexe, le portrait d&#8217;une jeune fille qui se cherche. Qui cherche une issue. On la suit dans ses tentatives – elle est de tous les plans – qui se soldent toutes par un échec. <em>« Les jeunes filles sont éternelles parce qu&#8217;elles subissent les mêmes pressions. »</em> Constat terrible de Céline Sciamma lors de la rencontre à l&#8217;issue de la projection. <!--more(Lire la suite...-->Elle filme une histoire immuable. Elle filme une jeune fille qui conseille à sa petite sœur de cacher sa poitrine naissante à son grand frère et à sa mère. Une jeune fille qui cherche à devenir femme, et se confronte aux limites que son genre lui impose. Mais dans son dernier plan, Céline Sciamma redonne espoir. Dans son dernier plan, elle filme une jeune fille qui a subi des épreuves, tourne une page et avance, résolue, vers l&#8217;inconnu.</p>
<p>&nbsp;<br />
Bande de filles<em> de Céline Sciamma, avec Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh, Marietou Touré, Idrissa Diabate&#8230; France, 2014. Présenté en ouverture de la 46e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3qspkf/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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