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	<title>Grand Écart &#187; Gaëlle Pairel</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>01/11-30/11 : 15e Mois du film documentaire</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Aug 2014 12:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Mois du film documentaire fête ses 15 ans du 1er au 30 novembre 2014 Chaque mois de novembre, le documentaire se met en scène dans des lieux de diffusion...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Le Mois du film documentaire fête ses 15 ans du 1er au 30 novembre 2014</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/15e-mois-film-doc-2014.jpg" alt="15e Mois du film documentaire" title="15e Mois du film documentaire" width="220" height="135" class="alignleft size-full wp-image-18946" />Chaque mois de novembre, le documentaire se met en scène dans des lieux de diffusion habituels ou insolites, accompagné du réalisateur, du monteur ou de son/ses producteur(s). Autant de films, contemporains ou de notre patrimoine, pour raconter le monde. Narrations intimes ou témoignages collectifs, ces tranches de vie, d&#8217;histoire sont autant de regards singuliers à partager. Pour rappeler la diversité et la richesse de cette production, voici trois films en avant-première, à découvrir absolument.</p>
<p><strong><em>Home Sweet Home</em> de Nadine Nous</strong><br />
2013/ 52 min/ Coul/<br />
Production : TS Production / Paris-Brest Productions / Umam Production </p>
<p>Nadine Nous, jeune Libanaise, vit à Paris mais revient à Beyrouth pour soutenir ses parents, qui lourdement endettés, doivent vendre l&#8217;école « La colline libanaise » créée en 1967 après la guerre des Six Jours. Au cœur d&#8217;un Beyrouth alors verdoyant, cet établissement propose, depuis sa création, un enseignement avant-gardiste à ses élèves où l&#8217;art a toute sa place, où le respect de chacun est enseigné. 2013, criblé de dettes, le père de la réalisatrice doit renoncer à sa passion d&#8217;enseigner et son parcours nous donne à voir l&#8217;évolution de la société libanaise depuis 50 ans. Les guerres qui recomposent les paysages et la société libanaise, crispent les communautés religieuses et donnent un pouvoir redoutable aux banquiers. Nadine Nous nous livre, ici, l&#8217;histoire de son pays et de sa famille avec humour et vérité. Elle fait le choix du combat sans oublier de rire des dérives de ce pays en reconstruction. Et tente de comprendre les choix de son père piégé par les réalités d&#8217;une société libanaise, mondiale dont le fonctionnement, lui, nous échappe. Tout en finesse, <em>Home Sweet Home</em> est un manifeste rythmé, tendre et tonique pour la tolérance, l&#8217;éducation et contre l&#8217;appétit féroce des banques. </p>
<p><strong><em>Anaïs s&#8217;en va t&#8217;en guerre</em> de Marion Gervais</strong><br />
2013/ 46 min/ Coul/<br />
Production : Quark,TébéSud, Tébéo et TVR </p>
<p>Anaïs est jeune, jolie et râleuse. Elle est aussi rayonnante, drôle, courageuse et déterminée à faire de son rêve une réalité. A 24 ans, elle fait le pari de s&#8217;installer agricultrice en Bretagne pour semer et commercialiser herbes aromatiques et plantes médicinales dont elle dit qu&#8217;elles sont ses amies. Une administration trop tatillonne, une terre pauvre, une pluie battante, les soixante heures de travail hebdomadaire, rien ne l&#8217;arrête dans son élan. Elle aime planter, récolter et partager sa passion des odeurs. Elle a choisi cette voie pour sentir les arômes, être libre et « ne pas bosser pour des cons » malgré les revenus maigres que lui rapportent ses débuts. Nous suivons Anaïs à travers champs et au gré de ses rencontres dont on présage qu&#8217;elles sont importantes pour l&#8217;avenir de son activité. Son professeur Gérard qui sait l&#8217;apaiser et la remettre sur la voie de sa vocation en douceur, les mains plantées dans le sol. Ou encore le célèbre restaurateur Olivier Roellinger, touché par la passion de cette jeune agricultrice et soufflé par son exigence de qualité. Sans angélisme, ce documentaire est un hymne à la vie, celle que l&#8217;on choisit. Nous quittons Anaïs plongée dans ses pensées, face à la mer et à cet horizon large qui s&#8217;offre à elle. Un documentaire vivifiant et jubilatoire.</p>
<p><strong><em>Lame de fond</em> de Perrine Michel</strong><br />
2013/ 57min/ Coul/<br />
Production : Hors saison (Paris)</p>
<p>Le spectateur ne sort pas indemne de ce documentaire hors-norme dont l&#8217;inventivité formelle révèle une intimité bouleversante et profondément dérangeante. Tout commence par la visite bucolique de la maison familiale à la campagne. A vendre&#8230; évocation de souvenirs heureux qui laissent, peu à peu, émerger les dérives d&#8217;une vie en communauté. La voix chuchotante de l&#8217;héroïne nous embarque dans ce drame familial sans que l&#8217;on sache vraiment où se situe la frontière entre vérité et délire paranoïaque. Lorsqu&#8217;elle nous révèle les secrets de cette enfance violentée, sa voix est recouverte par d&#8217;autres sons, d&#8217;autres paroles. Comme pour évoquer la difficulté de dire, de lever le voile sur les viols subis. Séparée de ses parents, elle s&#8217;enferme peu à peu dans des discours délirants qui l&#8217;amènent en hôpital psychiatrique. Un séjour juste esquissé par des échanges entre patients et équipe médicale que l&#8217;on entend de loin, par la lecture des comptes-rendus médicaux qui disent l&#8217;état de la narratrice. A l&#8217;écran, des pièces étroites, des couloirs obscurs qui évoquent le danger des huis clos. Les protagonistes n&#8217;apparaissent jamais à l&#8217;image. Ce documentaire, impressionniste dans sa forme, témoigne avec force du parcours d&#8217;une jeune fille malade de son histoire. Une narration puissante et maîtrisée qui nous laisse KO, comme submergé par une lame de fond. </p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le <a href="http://www.moisdudoc.com/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">site du Mois du film documentaire</a></em></p>
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		<title>Cinéma jeunesse : mais où sont passées les Mamans ?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 13:33:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[road movie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis <em>Peau d'âne</em> jusqu'au <em>Jour des corneilles</em>, les mères ne tiennent pas toujours le meilleur rôle dans les films pour les jeunes. Tuée par les chasseurs chez Walt Disney, morte ou disparue dans le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/jour-des-corneilles-manon.jpg" title="Le Jour des corneilles, de Jean-Christophe Dessaint" alt="Le Jour des corneilles, de Jean-Christophe Dessaint" width="280" height="159" class="alignleft size-full wp-image-11006" />Depuis <em>Peau d&#8217;âne</em> jusqu&#8217;au <em>Jour des corneilles</em>, les mères ne tiennent pas toujours le meilleur rôle dans les films pour les jeunes. Tuée par les chasseurs chez Walt Disney, morte ou disparue dans le film d&#8217;animation de Jean-Christophe Dessaint, les mères sont tour à tour lointaines et infantiles (<em>Jiburo</em>), totalement ignorées (<em>Le Petit Gruffalo</em>, <em>Jean de la Lune</em>, <em>La Belle et la Bête</em>) ou à jamais trépassées sans que cela ne soit évoqué (<em>Ernest et Célestine</em>). Et nos héros, alors ? Comment composent-ils avec la grande absente ?</p>
<p>Dans <em>Le Jour des corneilles</em> comme dans <em>Bambi</em>, le héros Courge ou le jeune faon sont élevés par leur père. Pour Courge, la leçon de vie ressemble à un cours permanent de survie en milieu très hostile. Elevé par un père blessé, brutal et misanthrope, Courge s&#8217;invente un monde des morts réconfortant dans lequel sa mère apparaît avec une tête de biche. Bienveillante, elle tente d&#8217;accompagner son fils vers la lumière et vers une réalité plus souriante, très vite incarnée par la jeune Manon. Aucune facilité dans ce film dense et magnifique qui traite de sujets aussi complexes que la mort d&#8217;un parent, la maltraitance, la quête d&#8217;amour, la solitude et la résilience. <span id="more-10912"></span>Au contraire du père de Courge, les plus petits apprécieront le papa bourru mais très gentil du <em>Petit Gruffalo</em>. Seule figure maternelle de ce dessin animé : la mère écureuil qui campe une narratrice tendre et amusée. Dans ce film, on se moque des parents qui inventent des monstres terribles pour tenir les enfants tranquilles. On y appelle les plus jeunes à transgresser les interdits pour devenir autonomes et à s&#8217;éloigner de leurs ascendants en surmontant leurs peurs. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/belle-bete-jean-cocteau.jpg" alt="La Belle et la Bête" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-11379" />Autre temps, autre forme narrative, autre transgression, autre dépassement de soi : celui osé par la Belle dans le chef-d’œuvre de Jean Cocteau. L&#8217;appel du monstre est, ici, une quête initiatrice très connotée qui se vit loin du regard maternel. Le père « livre » sa fille à l&#8217;homme et ce faisant, lui ouvre les portes de la liberté qu&#8217;elle ne voulait pas s&#8217;accorder. Plus tard, <em>La Belle et la Bête</em> inspire le féerique <em>Peau d&#8217;âne</em> de Jacques Demy qui joue alors une variation colorée des mêmes thèmes éminemment freudiens. Sur la gamme « duo père-fille », ne pas manquer l&#8217;adaptation récente et réussie (malgré quelques longueurs) du <em>Jean de la Lune</em> de Tomi Ungerer. Cette balade nocturne met en scène un père et son adolescente dans une voiture décapotable sous les étoiles exactement. Semblant tout ignorer de la dictature, le père et la fille nous embarquent dans un road movie paisible et ouaté dont la bande musicale n&#8217;est pas sans rappeler les films de Wim Wenders. Grâce à son enfant et à Jean de la lune, le père renoue avec l&#8217;esprit de l&#8217;enfance et la jeune fille rêve éveillée sans que ni la femme ni la Maman ne soient jamais apparues. </p>
<p>Sans Maman, ainsi va la vie de Célestine qui est aussi dépourvue de père. Comme son ami Ernest dont l&#8217;extrême solitude n&#8217;a d&#8217;égale que l&#8217;immensité de son insatiable appétit. Cette superbe adaptation des albums de Gabrielle Vincent nous propose de suivre les aventures de cette souris malicieuse et de cet ours maladroit. Ils vont lier leurs destins contre toute attente et défier les lourds préjugés de leurs camps respectifs. Sous les tendres aquarelles d&#8217;<em>Ernest et Célestine</em> se cache une dénonciation affirmée du racisme ordinaire, de la compétitivité abêtissante et d&#8217;une société de consommation qui piétine les valeurs d&#8217;entraide et de solidarité. Le dénouement heureux propose surtout une très émouvante scène d&#8217;adoption où nos deux héros réinventent leur histoire commune pour se construire un socle de vie solide et pérenne. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/jiburo-lee-jung-hyang.jpg" alt="Jiburo, de Lee Jung-hyang" width="280" height="195" class="alignleft size-full wp-image-11378" />Idem pour notre jeune héros coréen Jiburo qui, au contact de sa grand-mère, va éprouver l&#8217;amour. Flanqué d&#8217;une mère infantile repartie sans lui, cette tête à claques reste seul chez sa grand-mère avec ses jeux, ses défaillances et son allure de cow-boy mal élevé et pleurnichard. Rat des villes contre rat des champs. Muette et sensible, la vieille femme ne renonce jamais à briser la carapace que cet enfant, en mal de père et de (re)pères, s&#8217;est forgée. A force d&#8217;amour, elle bouscule Jiburo dans ses certitudes et lui offre l&#8217;ancrage qui lui faisait défaut. La scène dans laquelle l&#8217;enfant tente d&#8217;apprendre à écrire à sa grand-mère est particulièrement émouvante. Alors qu&#8217;elle peine à former des lettres lisibles pour échanger avec son petit-fils, ce dernier l&#8217;accepte alors telle qu&#8217;elle est et apprend à communiquer avec sa grand-mère sur l&#8217;essentiel. Ce rapprochement final, sobre et pudique est bouleversant. A l&#8217;instar de Jiburo, tous nos héros modifient leur destin au contact de l&#8217;autre. Courge modifie son regard sur la vie et son père grâce à Manon, la Belle et la Bête se modifient l&#8217;un l&#8217;autre, Ernest et Célestine défient ensemble des destins trop vite annoncés&#8230; Chacun ayant transformé le vide en désir, l&#8217;absence en espoir, le manque en amour.</p>
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		<title>La Balade de Babouchka, anthologie d&#8217;animation</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2012 17:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[court métrage]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/balade-babouchka-anthologie.jpg" alt="La Balade de Babouchka" title="La Balade de Babouchka" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10212" /><em>La Balade de Babouchka</em> est une promenade contée à travers la Russie à l&#8217;attention des tout-petits. Du pays Tatar au lac Baïkal, ces quatre dessins animés emportent les enfants dans des contes peuplés d&#8217;animaux et d&#8217;enfants prêts à se faire croquer. <em>Le Rossignol</em> est une jolie plaidoirie très colorée sur la liberté. Adoré par un sultan et ses deux filles, un oiseau au chant sublime feint la mort pour pouvoir s&#8217;évader. La ruse fonctionne et le rossignol retrouve ciel et famille pour ne plus jamais se laisser enfermer. De l&#8217;habilité, il en faut aussi au jeune héros de <em>La Maison des biquettes</em> pour semer le loup affamé et échapper à la vigilance des biquettes. Voici une version slave quelque peu décoiffée et décoiffante de notre Petit Chaperon rouge. Une maison de crêpe, une cheminée en fromage, quelques comptines, des arbres haut perchés et notre courageux Vassili va réussir à sauver les trois chèvres mal embouchées et gagner leur confiance. Après les loups aux dents longues, trois courtes <em>Histoires d&#8217;ours</em> plus traditionnelles invitent les enfants à découvrir quelques légendes des animaux de la forêt. De l&#8217;écureuil à la carpe, nous suivons pas à pas le plantigrade dans sa flânerie gourmande et nonchalante. Enfin, plus tonique est la course de <em>Zhihanska</em>, jeune donzelle toute en tresses qui aime jouer avec le feu. Sur le mode de &#8220;N&#8217;ouvre la porte à personne&#8221;, le film met en scène avec malice et humour les mésaventures rocambolesques de cette petite fille tour à tour pipelette, coquine et naïve. En proie à l&#8217;appétit d&#8217;une renarde insistante, elle se laisse entraîner dans les pires scénarios. Heureusement, qui est pris qui croyait prendre et le film connaît un <em>happy end</em> aux multiples promesses de rebondissements.<br />
Ces quatre dessins animés participent tous de la collection « La Montagne des joyaux », série de 52 courts-métrages consacrés aux contes folkloriques des peuples de Russie. Une excellente idée de cinéma en ces temps de Noël à partager avec les plus petits dès l&#8217;âge de 3 ans.</p>
<p>&nbsp;<br />
La Balade de Babouchka<em> d&#8217;Alexander Tatarsky, Mihkail Aldashin et Eduard Nazarov. Russie, 2012. Sortie le 5 décembre 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xvkkcq"></iframe></center></p>
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		<title>01/11-30/11 : le 13e Mois du film documentaire</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 11:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
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		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[En novembre, sortez et courez assister au Mois du doc... Dans le café du coin, votre librairie ou le cinéma d'à côté, les documentaires s'exposent et vous offrent à penser leur vision du monde...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/affiche-mois-film-documentaire-2012.jpg" alt="Le Mois du film documentaire, du 1er au 30 novembre 2012" title="Le Mois du film documentaire, du 1er au 30 novembre 2012" width="195" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9746" />En novembre, sortez et courez assister au Mois du doc&#8230; Dans le café du coin de la rue, dans votre librairie, la médiathèque de quartier, le cinéma d&#8217;à côté, les documentaires s&#8217;exposent et vous offrent à penser leur vision du monde.</p>
<p>Pendant un mois, dans toutes les régions de France, les réalisateurs vous donnent rendez-vous autour de leur film. Œuvre intime, politique, sociale, artistique, philosophique, littéraire, enrichissez-vous de ces regards puis partagez, rencontrez, échangez autour de ces créations riches et singulières.</p>
<p>Le Mois du film documentaire, pour sa 13e édition, vous convie à de multiples projections autour d&#8217;un programme varié &#8211; politique, social, artistique, philosophique &#8211; à découvrir sur <a href="http://www.moisdudoc.com/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">www.moisdudoc.com</a>.</p>
<p>Grand Écart vous met en appétit et vous invite, en trois documentaires, à découvrir les dessous de la colonisation française, la vie quotidienne d&#8217;une paysanne bourguignonne, l&#8217;interprétariat en langue signée. Trois sujets qui appellent la révolte, l&#8217;émotion, l&#8217;étonnement, la solidarité. Des témoignages d&#8217;une humanité, à la fois simple et extraordinaire, toujours nécessaires.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Le Petit Blanc à la caméra rouge, de Richard Hamon</h4>
<p>Ou la trépidante histoire d&#8217;<em>Afrique 50</em>, le premier film anticolonialiste français. Richard Hamon est un réalisateur remarquable qui fait réfléchir en maîtrisant le rythme de ses documentaires toujours captivants. Dans ce film consacré au premier film de René Vautier, <em>Afrique 50</em>, nous découvrons l&#8217;histoire de la colonisation et la censure telle qu&#8217;imposée après guerre. Car, en 1949, le jeune René Vautier part, caméra à la main, vers une Afrique dont il ignore tout avec cet idéal inscrit au fronton de toutes nos mairies : « liberté, égalité, fraternité ». Choqué par la politique française, il témoigne des tueries, des malversations et de l&#8217;irrespect dans lesquels la République tient les Africains. Poursuivi, il doit se cacher et arrive à garder quelques bobines pour monter un brûlot qui sera interdit de projection jusque 1990. Grâce à Richard Hamon, le travail de mémoire se perpétue avec cet espoir de ne plus entendre parler, un jour, des bienfaits de la colonisation.<br />
&nbsp;</p>
<h4>L&#8217;Alice, d&#8217;Anne Comode</h4>
<p>L&#8217;Alice et son dindon, l&#8217;Alice et le Pierrot, l&#8217;Alice et le ciel rouge, l&#8217;Alice et Isabelle Adjani, Houphouët Boigny, l&#8217;Alice et sa mère&#8230; Chaque instant est un épisode qui se suffit à lui-même. <em>L&#8217;Alice</em> égrène avec délice les scènes de vie d&#8217;une paysanne bourguignonne de 72 ans. Sa vitalité détonne, sa force vitale force le respect, son énergie physique est impressionnante. L&#8217;Alice aime rire et boire, travailler et discuter et, au fil des images et de ses confessions, se dessine un destin de labeur, de joie et de chagrins. L&#8217;Alice est une belle personne sans chichis ni tralala. Elle ne pense pas son rapport à l&#8217;autre, elle est avec l&#8217;autre, entière tantôt joyeuse tantôt fâchée. Parfois, elle s&#8217;épuise et évoque sa dépression, son désir d&#8217;en finir avec cette existence qui lui a enlevé son mari, sa mère. Puis la vie la reprend et elle repart mener les vaches, s&#8217;occupe de son dindon, admire le ciel rouge et boit un p&#8217;tit coup avec un voisin de passage. <em>L&#8217;Alice</em> est un documentaire incontournable et poétique à voir pour aimer la vie&#8230; malgré tout.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Signer la vie, de Céline Thiou</h4>
<p>L&#8217;interprétariat en langue des signes française est une nécessité qui se vit dans le quotidien. Une visite chez le médecin, la recherche d&#8217;un emploi, l&#8217;achat d&#8217;une tondeuse, le changement d&#8217;une chaudière, un spectacle&#8230; Autant de moments de vie à traduire pour que les sourds-muets aient le droit à leur autonomie. Un dispositif permet, depuis 2005, de disposer des services d&#8217;une interprète à moindre coût. Cela change la vie car les sourds-muets se font entendre en toute intimité quand avant, ils devaient solliciter des membres de leur famille appelés à tout savoir sur leur vie. Et, dans ce film, quelle interprète ! Pétillante, émouvante, elle s&#8217;adapte à toutes les situations dans le respect de la singularité de ses clients et de leurs attentes. Dans le cadre de la charte des interprètes, elle sillonne les routes et donne à ses compétences professionnelles, une dimension humaine précieuse. L&#8217;émotion, le plaisir, l&#8217;étonnement portent ce documentaire dynamique et prenant.</p>
<p font-size="90%"><em>Tous mes remerciements vont à Daoulagad Breizh, antenne finistérienne du Mois du doc, grâce à qui j&#8217;ai visualisé plusieurs documentaires.</em></p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xudlsh?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>08/11-13/11 : le Festival européen du film court de Brest</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 08:40:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retour sur le 26e Festival du film court de Brest, haut en surprises. Découvrez le palmarès du festival et les meilleurs films courts du moment...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/affiche-festival-brest-2011.jpg" alt="Affiche du 26e Festival du film court de Brest" title="Affiche du 26e Festival du film court de Brest" width="600" height="168" class="aligncenter size-full wp-image-4566" /></p>
<h3>De quoi s&#8217;agit-il ?</h3>
<p>Le 26e Festival européen du film court de Brest expose les talents cinématographiques d&#8217;aujourd&#8217;hui dans les salles obscures de la cité brestoise du 8 au 13 novembre 2011. Cent-soixante films courts sont proposés au regard du public après un périple&#8230; <a href="/pense-bete/festival-film-court-brest/2/">&raquo; Lire la suite de la présentation</a></p>
<h3>Ce qu&#8217;on a vu&#8230;</h3>
<p>Notamment la compétition européenne&#8230; Et la crise grecque s&#8217;est invitée dans la compétition brestoise avec l&#8217;excellent court-métrage du jeune réalisateur athénien Yorgos Zois. 11 minutes et 11 secondes pour dénoncer les dégâts du capitalisme et ce, sans paroles&#8230; <a href="/pense-bete/festival-film-court-brest/3/">&raquo; Lire la suite de la sélection</a></p>
<h3>Le palmarès</h3>
<p>Le palmarès 2011 du 26e Festival du film court de Brest célèbre l&#8217;Europe cinématographique jeune et créative, qu&#8217;elle vienne du nord et du sud, de l&#8217;est et de l&#8217;ouest. Ce box-office très hétérogène révèle la variété des thématiques abordées et des pratiques&#8230; <a href="/pense-bete/festival-film-court-brest/4/">&raquo; Lire la suite du palmarès</a></p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Caryl Férey</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/souvenirs-toiles-cinema/interview-caryl-ferey/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 08:26:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[De souvenirs de toiles en souvenirs de toiles, balade cinématographique au bras d'un blouson noir sur le dos, devenu maître du polar : Caryl Férey. 
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/caryl-ferey.jpg" alt="Caryl Férey" title="Caryl Férey" width="236" height="269" class="alignleft size-full wp-image-4181" />Au nom de l&#8217;amitié, du noir et du romantisme se dessine l&#8217;univers de Caryl Férey, à jamais baroudeur, totalement rock&#8217;n'roll, et toujours volubile. Il est l&#8217;une des plus belles plumes du roman noir éditée dans la collection <em>Série noire</em>. Voyageur depuis son adolescence, pour chacun de ses livres, il part à l&#8217;aventure.<br />
L&#8217;écriture incarnée de Caryl Férey nourrit ses polars. Le travail préparatoire se vit chez lui comme des <em>road-movies</em> qui le portent aux confins de la Nouvelle-Zélande, de l&#8217;Afrique du Sud et aujourd&#8217;hui, de l&#8217;Argentine.<br />
<em>Mapuche</em>, sa prochaine œuvre, est en cours d&#8217;écriture. Avec ce style rythmé et fiévreux qui lui est propre, Caryl Férey y dénonce encore et toujours les valeurs génocidaires des pionniers sans foi et pleins de reproches. Blouson noir sur le dos, rencontre au fil des toiles aux bras du maître du polar&#8230; <span id="more-4172"></span><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Noir c&#8217;est noir, même dans <em>Blanche-Neige</em>&#8230;</strong></p>
<p>Oui car ce que j&#8217;ai adoré dans ce premier film vu au cinéma, c&#8217;est le noir de la salle. Quant au film, je me souviens que la scène dans la forêt m&#8217;avait effrayé&#8230; Blanche-Neige court, s&#8217;accroche aux arbres, crie&#8230; Mais, au-delà de ce souvenir, c&#8217;est le projectionniste passionné de cinéma grâce à qui nous avions une programmation qui a marqué ma mémoire. J&#8217;habitais Montfort-sur-Meu à l&#8217;époque, à côté de Rennes, et nous recevions les films avec une semaine seulement de décalage par rapport à la sortie nationale. Entre Blanche-Neige et l&#8217;adolescence, je n&#8217;ai pas de grands souvenirs mais le cinéma était la sortie de la semaine entre jeunes. </p>
<p><strong>Et puis, la révélation : l&#8217;Australie déjantée de <em>Mad Max</em>&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/mad-max.jpg" alt="Mel Gibson dans Mad Max" title="Mel Gibson dans Mad Max" width="260" height="167" class="alignright size-full wp-image-4193" />1982, <em>Mad Max</em> me fait quitter l&#8217;enfance. Je m&#8217;identifie totalement à cet antihéros <em>destroy</em>, habillé en perfecto qui devient l&#8217;uniforme du rockeur de l&#8217;époque &#8211; et donc le mien.<br />
Ce film a été un accélérateur&#8230; Je deviens ado et je commence à écrire 4000 pages sur quatre ans inspirées par le désert, le <em>road-movie</em>, l&#8217;univers déglingué de ces guerriers de la route. A peine majeur, je pars seul en Nouvelle-Zélande et à mon retour à Paris &#8211; vers 20 ans &#8211; l&#8217;écriture s&#8217;impose comme une évidence. Je travaille encore le style mais mes scénarios se tiennent. Et la lecture de Djian me libère. Je comprends qu&#8217;on peut écrire différemment.</p>
<p><strong>De <em>Mad Max</em> à <em>Pierrot le fou</em> : un deuxième coup de foudre&#8230;</strong> </p>
<p>A Paris, je rencontre un pote qui me prête <em>Pierrot le fou</em>. Je le regarde plusieurs fois sans conviction avant d&#8217;être pris par l&#8217;histoire. Je crois que j&#8217;ai grandi grâce à ce film. Je l&#8217;ai vu des dizaines et des dizaines de fois, lu toutes les références littéraires citées dans le film, découvert l&#8217;histoire de la peinture avec Elie Faure. J&#8217;ai écouté la bande-son car <em>Pierrot le fou</em> est un film qui peut juste s&#8217;écouter. J&#8217;ai monté mes scènes préférées pour me les passer à loisir&#8230; j&#8217;ai recréé mon <em>Pierrot le fou</em>. Pour moi, c&#8217;est un film initiatique. Il a profondément inspiré l&#8217;un de mes premiers livres <em>Plutôt crever</em>. Pierrot, l&#8217;antihéros par excellence avec une dimension romantique sublime, un instant de poésie. Ce film est beau et triste.</p>
<p><strong>Le Cinéma de minuit et la découverte du cinéma noir américain&#8230;</strong></p>
<p>Dans le même temps, je regarde à l&#8217;envi le cinéma américain des années 1970 : <em>Bonnie and Clyde</em>, <em>La Horde sauvage</em>, <em>La Croix de fer</em>, <em>Guet-Apens</em>. Du cinéma construit sur de<br />
grands scénarios avec un jeu d&#8217;acteur très spontané, très animal. A l&#8217;opposé des comédiens français des films noirs des années 1940 dont je trouve le travail trop théâtral. Ma préférence va vers le cinéma noir américain découvert grâce à l&#8217;émission <em>Le Cinéma de minuit</em> : <em>Le Portrait de Dorian Gray</em>, <em>Pandora</em> d&#8217;Albert Lewin&#8230; <em>Haka</em>, un de mes romans, s&#8217;inspire de l&#8217;histoire d&#8217;amour de <em>Bonnie and Clyde</em>.</p>
<p><strong>De <em>I comme Icare</em> à <em>Peur sur la ville</em> : un nouveau cinéma noir à la française&#8230; </strong></p>
<p>En France, Belmondo, Trintignant, Delon marquent une nouvelle génération d&#8217;acteurs instinctifs et renouvellent le genre. Ils portent des films politiques, noirs en dessinant des antihéros sombres et combattants. Je déteste les personnages mous.</p>
<p><strong>Après les années 1970, les années cauchemars sauvées par <em>Blade Runner</em>&#8230; </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/blade-runner-affiche.jpg" alt="Affiche de Blade Runner" title="Affiche de Blade Runner" width="186" height="280" class="alignleft size-full wp-image-4195" />Je déteste tout des années 1980 : le cinéma comme la musique. Une exception, <em>Blade Runner</em> de Ridley Scott qui raconte deux histoires d&#8217;amour magnifiques. L&#8217;univers de ce film a été pillé par la suite et c&#8217;est logique car tout y est. Le film propose une esthétique totalement nouvelle. Et si les scènes sont parfois violentes, elles sont aussi très puissantes d&#8217;un point de vue émotionnel. Avec cette ambiguïté nourrie autour de l&#8217;identité réelle de Harrison Ford, à la fois traqueur des répliquants et répliquant lui-même.</p>
<p><strong>Le cinéma, c&#8217;est avant tout une histoire et des personnages&#8230; </strong></p>
<p>Oui avec, en filigrane, l&#8217;engagement. Je réalise que ma sensibilité de gauche a inspiré mon parcours de spectateur. Dans les westerns, j&#8217;ai toujours été du côté des Indiens. Dernièrement, j&#8217;ai aimé <em>Les Citronniers</em> d&#8217;Eran Riklis, <em>Le Nom des autres</em> ou encore les documentaires de Michael Moore. Je dis dernièrement car je vais rarement au cinéma. Je vis le cinéma à la maison et nous partageons nos coups de coeur. J&#8217;ai fait découvrir <em>Pierrot le fou</em> à ma fille. En retour, j&#8217;ai regardé, avec elle, tout Marilyn Monroe. Mais c&#8217;est vrai qu&#8217;avant tout, je suis des personnages et regarde de vrais histoires réalisées à partir de scénarios solides. Lorsque je vais au cinéma, c&#8217;est parce que le sujet me plaît ou sur les conseils des potes.<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<p><strong>Avant de croiser Cary Férey dans une salle obscure, lisez sans modération : </strong><br />
<em>Haka et Utu</em>, <em>Zulu</em>, <em>La Jambe gauche de Joe Strummer</em> et <em>Plutôt crever</em>, tous disponibles chez Folio policier. </p>
<p><strong>Pour les enfants et adolescents :</strong><br />
<em>Krotokus 1er, roi des animaux</em>, disponible chez Pocket jeunesse, ainsi que <em>La Cage aux lionnes</em>, <em>Alice au Maroc</em>, <em>La Dernière Danse des Maoris</em>, parus chez Syros jeunesse. </p>
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		<title>Plogoff, des pierres contre des fusils, de Nicole Le Garrec</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 10:17:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand le nucléaire rencontre l'opposition populaire, attention à l'explosion ! Loin de la catastrophe de Fukushima, dans le temps comme dans l'espace, Plogoff est un village situé à proximité de la Pointe...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/affiche-plogoff-garrec.jpg" alt="Plogoff, des pierres contre des fusils, de Nicole Le Garrec" title="Plogoff, des pierres contre des fusils, de Nicole Le Garrec" width="216" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3658" /><strong>Quand le nucléaire rencontre l&#8217;opposition populaire, attention à l&#8217;explosion ! </strong></p>
<p>Loin de la catastrophe de Fukushima, dans le temps comme dans l&#8217;espace, Plogoff est un village situé à proximité de la Pointe du Raz. Au bord d&#8217;une falaise sauvage, l&#8217;Etat français décide en 1978 de construire une centrale nucléaire au bout du monde, au plus près de l&#8217;océan. 31 janvier 1980, l&#8217;enquête publique doit commencer et durer six semaines. Six semaines de consultation pour un projet catégoriquement refusé par une population soudée depuis déjà deux ans. La mairie de Plogoff refusant de mettre ses locaux à la disposition de l&#8217;Etat, ce simulacre de consultation démocratique se tient dans deux camions. Les Bretons ont dit non à la centrale, les élus aussi.</p>
<p>Cernés par les CRS, mobilisés en force, les deux camions restent vides mais face à eux des femmes et des hommes venus discuter pour inlassablement répéter leur refus d&#8217;une centrale. La force publique rétorque par la violence : arrestations arbitraires, coups et charges guerrières&#8230; La mobilisation ne faiblit pas et bientôt, les habitants de cette commune reçoivent un soutien croissant qui s&#8217;étend à toute la région. <span id="more-3656"></span></p>
<p>L&#8217;histoire de ce combat est alors filmée par Félix et Nicole Le Garrec et restituée dans ce documentaire qui retrace avec densité cette lutte collective et populaire. Adopté par la population, le couple suit ce conflit au plus près des hommes, qu&#8217;ils soient manifestants ou gardes mobiles. Cette proximité physique avec les différents belligérants donne toute sa force à ce témoignage et révèle, avec acuité, les tensions vécues par chacune des forces en présence.</p>
<p>A l&#8217;heure où le nucléaire démontre sa dangerosité, cette épopée d&#8217;une lutte populaire, écologique et victorieuse est exemplaire, salutaire et malheureusement d&#8217;une actualité brûlante. A voir sans modération.</p>
<p>Plogoff, des pierres contre des fusils<em> de Nicole Le Garrec. France, 1980.</em></p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Roland Jourdain</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 20:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Grand Écart jette ses amarres sur les rivages de l'océan Atlantique. But de la manœuvre ? Plonger dans les limbes de la mémoire cinématographique d'un marin au long cours, Roland Jourdain...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/portrait-roland-jourdain.jpg" alt="Roland Jourdain" title="Roland Jourdain" width="236" height="269" class="alignleft size-full wp-image-3483" />Nappe de brouillard à fleur d&#8217;eau, goélands aux cris pointus et mélancoliques, port de pêche en bord de ville close, Concarneau offre aux yeux des visiteurs un décor digne de <em>Quai des brumes</em>. Cap sur la Bretagne sud, Grand Écart jette ses amarres sur les rivages de l&#8217;océan Atlantique. But de la manœuvre ? Plonger dans les limbes de la mémoire cinématographique d&#8217;un marin au long cours, Roland Jourdain. Un aventurier écolo et sensible dont le parcours cinéphile se nourrit de son goût de la nature, des grands espaces et de ses engagements humanistes. Parcours de toile en toile de celui que tout le monde appelle Bilou et qui se définit comme un spectateur « très bon public ». Autour d&#8217;une lotte parfaitement cuisinée, Bilou évoque ses premiers émois de spectateur et son rapport au cinéma.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Un sac de billes, le goût du premier baiser…</strong></p>
<p>Un sac de billes est le premier film dont j&#8217;ai gardé un souvenir très précis. Curieusement, ce que j&#8217;en retiens c&#8217;est le baiser entre le garçon et sa copine. Je dois avoir 11 ans et je me souviens que cette scène m&#8217;ouvre des perspectives nouvelles. Le lendemain, je pars à la chasse avec mon père et je ne suis absolument pas concentré. Je suis obnubilé par ce baiser et je bascule alors de l&#8217;enfance à l&#8217;adolescence. J&#8217;ai lu le roman très longtemps après.<span id="more-3466"></span></p>
<p><strong>Avant les billes, il y a la mère et <em>Bambi</em>, et puis le père avec John Wayne et la conquête de l&#8217;Ouest&#8230;</strong></p>
<p>Oui, avant ce baiser et ce nouveau monde qui s&#8217;offre à moi, il y a <em>Bambi</em> que j&#8217;ai vu avec ma sœur Annie dans ces cinémas d&#8217;époque où l&#8217;ambiance rappelle <em>Cinéma Paradiso</em> : l&#8217;Odet Palace avec ses fauteuils rouges. Et, puis, tous ces films vus à la télé en famille et qui sont essentiellement des westerns extraordinaires avec des traversées de paysages fantastiques, des héros des années 1960-1970. John Wayne évidemment, et aussi Yul Brynner, Lee Van Cleef, Charles Bronson, Steve McQueen que j&#8217;avais en poster dans ma chambre. Chaque mois, j&#8217;achetais le mensuel <em>Lucky Luke</em> dans lequel je retrouvais avec impatience un de ces cow-boys de légende.</p>
<p><strong>Des cow-boys à Jacques Perrin, des vastes plaines à <em>Océans</em>…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/oceans-jacques-perrin.jpg" alt="Une baleine dans le film Océans de Jacques Perrin" title="Une baleine dans le film Océans de Jacques Perrin" width="280" height="210" class="alignright size-full wp-image-3487" />Des grands plateaux américains au fin fond de l&#8217;océan, attention le grand écart s&#8217;annonce&#8230; Comment passe–t-on de l&#8217;un à l&#8217;autre ? Je ne sais pas précisément. Je ne conseille pas les films sur la mer <em>a priori</em> car ils sont souvent inconsistants, à l&#8217;exception du <em>Crabe-tambour</em>. D&#8217;ailleurs, je réalise que Jacques Perrin joue dans ce film. Et c&#8217;est encore lui qui me fait rêver lorsque je regarde son film <em>Océans</em> sorti en 2009, un film magnifique et techniquement remarquable. Jacques Perrin a réussi à rentrer, à révéler cet univers marin. Un autre film récent à visionner absolument s&#8217;intitule <em>Under the Pole</em>. Ce documentaire sous-marin est le récit d&#8217;une expédition française réalisée au dessous du pôle Nord. Passionnant.</p>
<p><strong>Avant de plonger dans l&#8217;univers marin, un peu de glisse sur la vague… </strong></p>
<p>Je plonge rarement sous la ligne d&#8217;eau mais, effectivement, je surfe régulièrement. C&#8217;est un de mes souvenirs de cinéma partagés avec mes copains de l&#8217;école de voile du Cap Coz : tous ces films sur le surf, les sports de glisse qui arrivent des Etats-Unis sur les côtes bretonnes dès 1975 avec le mythique Robby Naish. Cette période de formation à l&#8217;école de voile marque aussi une ouverture au monde, mes premiers pas de jeune homme engagé.</p>
<p><strong><em>Des pierres contre des fusils</em> à <em>Midnight Express</em>, l&#8217;engagement enraciné… </strong></p>
<p>Dans mon cercle familial, je ne vis pas dans un environnement contestataire. Et puis, à la fin des années 1970, à l&#8217;école de voile, je viens d&#8217;avoir 16 ans et le Finistère se rebelle contre l&#8217;installation d&#8217;une centrale nucléaire à Plogoff. La contestation est très forte et sera immortalisée par le documentaire <em><a href="/cinema/plogoff-pierres-contre-fusils-nicole-garrec/">Des pierres contre des fusils</a></em>. Ce film est toujours montré et reste d&#8217;actualité : la lutte populaire contre des choix imposés. Quasiment, à cette même époque, je crois : le coup de bambou avec <em>Midnight Express</em>, symbole de la répression militaire. Ces deux moments de cinéma ont nourri, à jamais, mon rejet de toute forme de répression et ma sensibilité écologique.</p>
<p><strong>Le cinéma devient alors une expérience initiatique…</strong></p>
<p>Oui, c&#8217;est une façon d&#8217;approcher des mondes dont on ignore tout. C&#8217;est aussi et surtout un loisir que je partage notamment avec mes fils Théo et Félix.</p>
<p><strong>De la gouaille d&#8217;Audiard à l&#8217;adaptation de Tolkien, des films à vivre en famille… </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/ventura-blier-tontons-flingueurs.jpg" alt="Lino Ventura et Bernard Blier dans Les Tontons flingueurs" title="Lino Ventura et Bernard Blier dans Les Tontons flingueurs" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-3472" />Quand je vais au cinéma avec mes fils, c&#8217;est avant tout pour le plaisir de partager un bon moment. Aujourd&#8217;hui, ils sont beaucoup plus cinéphiles que moi mais je leur ai fait découvrir les films d&#8217;Audiard et notamment les incontournables <em>Tontons flingueurs</em>. Ensemble, nous avons aimé des films épiques comme <em>Le Seigneur des anneaux</em>. Dernièrement, je les ai invités à découvrir <em>Au nom de la rose</em>, film historique d&#8217;une rare qualité.</p>
<p><strong>De Tolkien aux forêts tanzaniennes, toujours ce goût des grands espaces…</strong> </p>
<p>Mes choix ne se font pas exclusivement sur le sujet des films. J&#8217;y vais aussi pour certains acteurs et actrices à l&#8217;affiche. Ainsi, l&#8217;actrice pour laquelle je cours dans une salle de cinéma est la magnifique Sigourney Weaver avec un intérêt particulier pour <em>Des gorilles dans la brume</em> car le destin de Dian Fossey me fascine comme son rapport à la nature et aux animaux. Plus près de nous, j&#8217;aime Karin Viard, Daniel Auteuil et Jean Dujardin. Ces acteurs savent tout jouer et je trouve qu&#8217;ils se ratent rarement sur les choix de films. Je les suis en toute confiance même s&#8217;ils ne plongent pas du haut d&#8217;une falaise ou ne traversent pas le vaste monde. Si je me souviens bien, Jean Dujardin a incarné Lucky Luke&#8230;</p>
<p><strong>En mer, <em>Les Tontons flingueurs</em> ne sont jamais loin&#8230;</strong></p>
<p>Mon copain Guy me prépare toujours une sélection de films très large quand je pars en course : il n&#8217;oublie jamais Audiard. Car s&#8217;il ne devait en rester qu&#8217;un, ce serait sans conteste <em>Les Tontons flingueurs</em> pour la pomme, Lulu la Nantaise, la ventilation façon puzzle et les bourre-pifs de Ventura.</p>
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		<title>L&#8217;Été mouche, de Bertrand Ferrier</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/sorties-culturelles/livres/ete-mouche-bertrand-ferrier/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 21:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[« Il s&#8217;apprête à visionner un unmaking of Balte contant le naufrage d&#8217;un film du grand Nikaro Hito, qui n&#8217;a jamais achevé, pour des raisons cosmiques, métaphysiques, substantielles et autres, ce...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/ete-mouche-ferrier.jpg" alt="L&#039;Eté mouche, de Bertrand Ferrier" title="L&#039;Eté mouche, de Bertrand Ferrier" width="202" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3540" />« Il s&#8217;apprête à visionner un <em>unmaking of</em> Balte contant le naufrage d&#8217;un film du grand Nikaro Hito, qui n&#8217;a jamais achevé, pour des raisons cosmiques, métaphysiques, substantielles et autres, ce qui aurait pu être son chef-d&#8217;œuvre &#8211; raisons qui vont enfin être dévoilées au public haletant. Bref, dès les premières secondes, il se demande : qu&#8217;est-ce que je fous ici, bordel, merde ? »</p>
<p>« Puis : qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle fout, elle, pendant ce temps ? » C&#8217;est la question que se pose, tout au long de ce roman, le narrateur largué dès la page 21 qui rêve de reconquérir son amour perdu. Flash-back, scènes revisitées à l&#8217;envi, ce roman drôle et mélancolique est la confession d&#8217;un garçon perdu dans ses rêves. Amoureux éconduit, auteur en quête de reconnaissance, amant maladroit et ami infidèle, le narrateur se cogne aux murs contre lesquels il écrase les mouches. Les chapitres brefs, rythmés, truffés d&#8217;humour et de dialogues savoureux rappellent les films de Rohmer. Ambiance estivale et décor parisien pour conter les premiers pas hésitants d&#8217;un jeune homme dans le monde mouvementé des adultes en devenir. Et quelques fausses pistes pour un scénario en perpétuelle interrogation : « Je rentrais de la gare de Lyon, tu es venue me voir et tu m&#8217;as dit : je crois que je ne suis pas amoureuse de toi. Et, je t&#8217;ai répondu : tu te trompes mon amour. Tu te trompes complètement. » Ici, plusieurs histoires se croisent pour finir par dresser le portrait d&#8217;un « jeune mais brillant écrivain » resté seul « dans son eau de boudin ». Ce roman très visuel est une succession de courts-métrages, tristes et légers, selon l&#8217;humeur du lecteur-spectateur. A lire à l&#8217;ombre d&#8217;une terrasse, loin des mouches et « dans la lumière du soleil ».</p>
<p>L&#8217;Été mouche<em> de Bertrand Ferrier, éditions Grasset Jeunesse – Coll.Lampe de poche. Roman pour adolescents, mai 2011, 172 pages.</em></p>
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