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	<title>Grand Écart &#187; Caroline Vié</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Souvenir de Cannes #4 : Back to Razorback</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 22:27:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand je n’étais pas enchaînée par le quotidien, je fréquentais beaucoup le Marché du film du Festival de Cannes. Je voyais des séries B et ou Z et tombais parfois...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/razorback-russell-mulcahy.jpg" alt="Le Razorback de Russel Mulcahy" title="Le Razorback de Russel Mulcahy" width="214" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7811" />Quand je n’étais pas enchaînée par le quotidien, je fréquentais beaucoup le Marché du film du Festival de Cannes. Je voyais des séries B et ou Z et tombais parfois sur un futur classique sans le faire exprès. C’est ainsi que j’ai découvert <em>Razorback</em> de Russell Mulcahy, film inconnu d’un réalisateur qui ne l’était pas moins. Ce thriller horrifique bénéficiait d’une bonne réputation. Aujourd’hui, nous parlerions de « buzz ». Un public de fans (qu’on nommerait « geeks ») s’était déplacé en masse. Le film commence. Une créature attaque un pauvre gars. Tout se passe dans la pénombre. J’écarquille les yeux. Mon voisin se penche vers moi : <em>« C’est quoi ? »</em> J’étais bien incapable de lui répondre. D’après ce que j’avais pu entrevoir, il pouvait aussi bien s’agir d’une armoire normande que d’un tigre du Bengale ou d’un déménageur breton. Deuxième mort violente. Là, ça se précise : c’est un animal. Le voile n’a été enfin levé que quand un vieux chasseur a désigné la tête d’un très gros sanglier en annonçant qu’il avait tué ce « razorback » et qu’il n’en était pas peu fier. On a entendu un <em>« Aaaah ! »</em> soulagé de tout le public francophone. Le film a failli être distribué sous le titre : « Le Phacochère de la mort »,  mais il a finalement gardé son petit nom de <em>Razorback</em>.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #3 : Le sourire d&#8217;Alain Resnais</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 11:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai croisé Alain Resnais cette année. C’était à une soirée et il avait l’air fatigué. Je l’ai complimenté parce que j’ai beaucoup aimé Vous n’avez encore rien vu. Il m’a...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/harry-dickson-bande-dessinee.jpg" alt="Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain" title="Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain" width="209" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7807" />J’ai croisé Alain Resnais cette année. C’était à une soirée et il avait l’air fatigué. Je l’ai complimenté parce que j’ai beaucoup aimé <em>Vous n’avez encore rien vu</em>. Il m’a souri et je me suis souvenue de notre première rencontre. C’était dans un cinéma Action où l’adolescente que j’étais alors n’a pas hésité à aborder le grand cinéaste qu’il était déjà. Nous étions là pour voir <em>Le crime était presque parfait</em> en relief. Je ne doutais de rien, un point qui permet d’identifier les gentilles crétines qui osent tout. J’avais lu qu’Alain Resnais rêvait de porter à l’écran <em>Harry Dickson</em>, l’une de mes séries d’aventures favorites signée Jean Ray. J’avais aussi découvert qu’il comptait engager Laurence Olivier pour incarner le rôle principal et je n’ai pas hésité. <em>« Monsieur Resnais, </em>lui ai-je dis car j’étais polie à défaut d’être finaude.<em> Harry Dickson est américain. Laurence Olivier étant anglais, il ne saurait convenir. »</em> Alain Resnais, exquis, n’a pas envoyé aux fraises la petite étudiante que j’étais. Il m’a expliqué gentiment que les accents, ça se travaillait puis nous avons parlé d’Harry Dickson. Il n’a jamais trouvé l’argent pour tourner ce film, ni avec Laurence Olivier, ni sans. En le revoyant tant d’années plus tard,  j’ai repensé à ce moment. Je l’ai félicité pour son film et quand je lui ai dit <em>« Merci monsieur Resnais »</em>, ce n’est pas seulement à son dernier opus que je pensais. Quand il m’a souri d’un air de gamin malicieux, j’ai eu l’impression brève de voyager dans le temps et de redevenir la mademoiselle « je-sais-tout »  d’antan qui  n’avait pas honte de donner des conseils à un maître du septième art à la classe de gentleman et au regard d’enfant.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #2 : Rire avec Haneke</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 12:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en regardant <em>Amour</em> de Michael Haneke, vrai film romantique qui n’a rien d’une comédie. Sacré Michael ! Il n’a pas son pareil pour vous remuer les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/funny-games-haneke.jpg" alt="Funny Games, de Michael Haneke" title="Funny Games, de Michael Haneke" width="280" height="159" class="alignleft size-full wp-image-7231" />Hier, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en regardant <em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke, vrai film romantique qui n’a rien d’une comédie. Sacré Michael ! Il n’a pas son pareil pour vous remuer les tripes avec une férocité badine et vous laisser pantelant comme après une douche au karcher. C’est à Cannes que je me suis frottée à son cinéma pour la première fois avec <em>Funny Games</em>, vrai film ludique qui n’a rien de drôle. Il devait être 17 heures. La salle était comble. On aurait entendu une mouche voler… Puis ce sont les sièges qui ont claqué, annonçant un exode massif de spectateurs après la mort d’un chien que certains n’ont pas supportée. Puis, plus rien. Ceux qui avaient survécu au toutou sont restés collés, bouche bée, sur leur fauteuil. Je sentais le malaise monter. J’essayais de cacher mon trouble. <span id="more-7218"></span>J’étais encore – un peu – jeune et je craignais de montrer mes émotions à mon voisin. Au moment où j’ai cru étouffer d’angoisse, il a murmuré, avec un bel accent marseillais devenu grelottant : <em>« Je ne me sens pas très bien. »</em> Moi non plus. Après, j’ai rencontré Michael Haneke, qui m’a dit chercher à dégoûter les spectateurs du cinéma d’horreur. Je lui ai répondu que <em>Funny Games</em> était raté, puisque je le considérais comme l’un des meilleurs films d’horreur que j’ai jamais vus. Il m’a traitée de « grande malade » avec son délicieux accent autrichien. Il plaisantait. Michael est très drôle même si ses films ne le sont pas. <em>Funny Games</em> a été le dernier film à me donner des cauchemars. J’ai vu les types aux gants blancs sonner à la porte de mon pavillon de banlieue. Je ne pensais pas que Michael Haneke pourrait me secouer encore davantage. Il l’a fait hier, avec <em>Amour</em>. Peut-être parce que le cauchemar qu’il y décrit, vieillesse et dépendances, est proche de mon passé mais aussi d’un futur qui me terrifie.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #1 : Joe, William et Maniac</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 09:24:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<description><![CDATA[Au début des années 1980, je me souviens de William Lustig débarquant sur la Croisette avec <em>Vigilante</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/maniac-franck-khalfoun.jpg" alt="Elijah Wood dans Maniac de Franck Khalfoun" title="Elijah Wood dans Maniac de Franck Khalfoun" width="270" height="178" class="alignleft size-full wp-image-6926" />Au début des années 1980, je me souviens de William Lustig débarquant sur la Croisette avec <em>Vigilante</em>. Peu de temps auparavant, il avait fait sensation avec <em>Maniac</em>, film gore sur un tueur trouvant distrayant de scalper des dames pour exposer leur chevelure sur des mannequins. Bill Lustig était un chic type. Il l’est toujours aujourd’hui. Mais il préfère produire des Blu-Ray de films plutôt que de réaliser les siens. Lustig est un vrai fan de cinéma d’horreur, pas de ceux qui se servent du genre comme tremplin en espérant passer ensuite à un cinéma plus « noble ». <span id="more-6923"></span>Il partage sa passion pour ce qu’il aime et gagne des sous en le faisant &#8211; ce que je trouve malin. Il a dû fameusement s’entendre avec Alexandre Aja, producteur de la nouvelle version de <em>Maniac</em> présentée en séance spéciale cette année. Comme lui, Aja est un fou de longs-métrages sanglants parfaitement décomplexé. Il y a trente ans, le premier <em>Maniac</em> se voyait presque sous le manteau, au Marché du film. Aujourd’hui, le second  passe à minuit mais en sélection officielle. L’imposant Joe Spinell a été remplacé à l’ex-Hobbit Elijah Wood. C’est peut-être une bonne idée. Quand la lumière s’éteindra je sais que, pendant quelques secondes, j’aurai de nouveau moins de 20 ans et je penserai à Joe, l’un des plus chics types de l’univers, parti trop tôt. Il rêvait d’un <em>Maniac 2</em>. Si je croyais au Ciel et à l’Enfer, je l’imaginerais regarder la Croisette avec un petit sourire en se disant que, par procuration, il a concrétisé son vœu.</p>
<p><strong>La bande-annonce de <em>Maniac</em> de William Lustig :</strong><br />
<center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/S-UHzcNYlGo?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Souvenir de Cannes #8 : l&#8217;épaule tattoo</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2011 17:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Takashi Miike]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai un Totoro tatoué sur l’épaule droite. Hayao Miyazaki lui-même en a fait le dessin reproduit à l’identique sur ma chair. John Lasseter, amoureux d’animation devant l’Eternel, a été le seul à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/mon-voisin-totoro.jpg" alt="Mon voisin Totoro, de Hayao Miyazaki" title="Mon voisin Totoro, de Hayao Miyazaki" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-3064" />J’ai un Totoro tatoué sur l’épaule droite. Hayao Miyazaki lui-même en a fait le dessin reproduit à l’identique sur ma chair. John Lasseter, amoureux d’animation devant l’Eternel, a été le seul à reconnaître le trait du maître d’un seul coup d’œil mais tous les animateurs auxquels j’ai pu le montrer se sont esbaudis devant ce chef-d’œuvre. Surtout les Japonais. Une portion non négligeable du studio Ghibli est venue défiler devant mon épaule, appareil photo à la main. Hier, Takashi Miike, dont j’aime vraiment beaucoup <em><a href="/cinema/hara-kiri-mort-dun-samourai-de-takashi-miike/">Hara-kiri : mort d’un samouraï</a></em> présenté en compétition, s’est arrêté net au milieu d’une phrase devant ma peau encrée. « Totoro ! » s’est-il exclamé avec un sens de l’observation et de l’à-propos digne d’un grand cinéaste. Dès la fin de l’entretien, le réalisateur d’<em>Audition</em> et de <em>Visitor Q</em> a empoigné son Leica pour canarder mon tatouage sous toutes les coutures, bientôt imité par ses publicistes et autres suivants. Aujourd’hui, je ne suis pas peu fière de dire que mon épaule est une star au Japon. Ce n’est pas une fin en soi. C’est un bon début…</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #7 : lost in translation(s)</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 21:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Je chérirai longtemps ma première rencontre avec Eric Khoo. D’abord parce que j'ai beaucoup de respect pour le travail du réalisateur de Singapour dont j’avais adoré <em>Be With Me</em> et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/tatsumi-goodbye.jpg" alt="Goodbye de Yoshihiro Tatsumi" title="Goodbye de Yoshihiro Tatsumi" width="280" height="207" class="alignleft size-full wp-image-3014" />Je chérirai longtemps ma première rencontre avec Eric Khoo. D’abord parce que j&#8217;ai beaucoup de respect pour le travail du réalisateur de Singapour dont j’avais adoré <em>Be With Me</em> et <em>Le Magicien</em> avant d’être emportée, cette année, par <em>Tatsumi</em>, hommage vibrant et animé au maître mangaka Yoshihiro Tatsumi. Me trouver face à Tatsumi-san et à Eric Khoo dans le bar du Carlton était déjà un délice mais le rendez-vous lui-même me restera mémorable par sa délicieuse absurdité digne de leurs œuvres respectives. Je parle français et anglais. Tatsumi-san ne parle que japonais. Eric Khoo parle chinois et anglais. Notre traductrice ne parlait que français et japonais. Une question toute simple « Comment avez-vous travaillé ensemble ? » devait être posée en français puis traduite en japonais pour Tatsumi-san ; pendant que le maître répondait en japonais, il fallait poser la question en anglais à Eric Khoo puis lui traduire la réponse de Tatsumi-san en anglais avant de traduire la réponse du cinéaste en français pour que la traductrice la partage avec le mangaka. Le plus drôle étant que les deux complices n’étaient pas d’accord sur les anecdotes et se contredisaient joyeusement tout en ayant l’air de s’entendre comme larrons en foire ! Au milieu, un peu hébétée, je me régalais devant ce bel échange de langues et de cultures. Nous avons même fini par nous comprendre avant de nous quitter bons amis !</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #6 : looking for Terry</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 15:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Terrence Malick]]></category>

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		<description><![CDATA[Jessica Chastain sera certainement l’un des plus beaux souvenirs de ce cru 2011.  L’héroïne de <em>Tree of Life</em> semble avoir été touchée par la grâce. Robe rouge vif, œil vif et humide...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/jessica-chastain-tree-of-life.jpg" alt="Jessica Chastain dans Tree of Life" title="Jessica Chastain dans Tree of Life" width="279" height="280" class="alignleft size-full wp-image-2807" />Jessica Chastain sera certainement l’un des plus beaux souvenirs de ce cru 2011.  L’héroïne de <em>Tree of Life</em> semble avoir été touchée par la grâce. Robe rouge vif, œil vif et humide (l’émotion), elle parle avec tendresse de Dieu, avec lequel elle a travaillé pendant plusieurs mois. Pour elle, Dieu s’appelle tout simplement Terry et on veut bien la croire quand elle dit qu’en fait, il est « très rigolo ». Ce joyeux drille qu’on imaginait un brin foufou, enfermé dans sa tour de verre à réciter des cantiques, serait un sacré chic type. Un brin excentrique quand même. Comme il ne veut pas être reconnu, il évite d’être photographié et arpenterait la Croisette incognito. Pas bêcheuse, la douce Jessica m’a expliqué qu’on le voit dans son premier long, <em>La Balade sauvage</em> (1974) où il apparaît en voisin qui vient frapper chez une famille que le couple de criminels retient en otages. Comme je n’ai à ma disposition ni DVD du film, ni expert de la police scientifique pour vieillir l’image du monsieur de plusieurs années, j’emploie une méthode empirique en abordant des <em>gentlemen</em> aux cheveux argentés pour leur demander « <em>Are you Terry Malick</em> ? » (On ne se connaît pas mais j’essaye de créer d’emblée une forme d’intimité.) Pour l’instant, ça n’a rien donné. Seul un gaillard portant un faux nez et des lunettes de Groucho Marx est parti en courant quand je l’ai abordé. Terrence Malick existe sans doute, mais je ne l’ai pas encore rencontré.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #5 : les larmes d’Henry Hopper</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2011 12:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
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		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Dennis Hopper]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[La première fois que j’ai rencontré Henry Hopper, ce n’était pas à Cannes, mais chez son papa Dennis. Il pleurait à chaudes larmes. Précisons qu’il n’était âgé que de quelques mois. Dennis Hopper, œil bleu...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/henry-hopper-restless.jpg" alt="Henry Hopper dans Restless de Gus Van Sant" title="Henry Hopper dans Restless de Gus Van Sant" width="300" height="295" class="alignleft size-full wp-image-2557" />La première fois que j’ai rencontré Henry Hopper, ce n’était pas à Cannes, mais chez son papa Dennis. Il pleurait à chaudes larmes. Précisons qu’il n’était âgé que de quelques mois. Dennis Hopper, œil bleu lavande sous lunettes noires prestement ôtées, était un bien charmant papa. Je sens encore d’agréables frissons en repensant à sa voix : « Hi, I’m Dennis ». J’ai revu Dennis Hopper à Cannes, quelques années plus tard. Il avait tourné à droite et soutenait Bush sous l’œil amusé de George A. Romero, ex-fan des <em>sixties</em> n’ayant, quant à lui, pas viré de bord. Dennis est mort et Henry est arrivé avec la même dégaine, les mêmes gestes un brin saccadés et la même intensité dans le regard bleu acier. Gus Van Sant a du flair pour dénicher les jeunes comédiens, mais Henry Hopper dégage une telle dose de charisme, sans même se forcer, que cela semble une évidence que de le mettre devant une caméra. Je l’ai rencontré cette année pour <em><a href="/festival-cannes-2011/restless-gus-van-sant/">Restless</a></em>, chouette film sur la mort que j’ai beaucoup aimé. Evidemment, il ne se souvenait pas de moi. On a parlé de son papa, du fait qu’il a vu le film avant de mourir et qu’il l’a aimé, mais qu’il a surtout été épaté par la performance du fiston. Il était d’autant plus fier, Dennis, que c’est lui qui avait poussé Henry à faire l’acteur pour éviter de le voir mal tourner. Henry avait les larmes aux yeux en parlant de son père. J’ai repensé au bébé qui pleurait dans un loft de Venice Beach. Certaines choses ne changent pas tant que ça.</p>
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		<title>Souvenir de Cannes #4 : fais-toi mal Johnny, Johnny</title>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2011 06:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Depp]]></category>

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		<description><![CDATA[Johnny Depp montera les marches pour <em>Pirates des Caraïbes</em>, ce samedi soir, probablement sous les vivats d’une foule en délire. Repensera-t-il à deux expériences largement moins heureuses...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/johnny-depp.jpg" alt="Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes" title="Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes" width="300" height="225" class="alignleft size-full wp-image-2379" />Johnny Depp montera les marches pour <em>Pirates des Caraïbes</em>, ce samedi soir, probablement sous les vivats d’une foule en délire. Repensera-t-il à deux expériences largement moins heureuses des années précédentes ? Petit voyage au pays de douloureux souvenirs. Nous sommes en 1997. Johnny présente <em>The Brave</em>, sa première réalisation. Un père de famille y accepte une forte somme d’argent d’un homme d’affaires sadique. Il va passer une  semaine de bonheur avec sa famille avant d’être sacrifié dans un film snuff. Marlon Brando et Iggy Pop sont au générique. Le premier ne viendra pas sur la Croisette. Sur le papier, c’est le succès assuré. Dans la réalité, le film, maladroit mais qui n’en mérite pas tant, se fait écharper. Son réalisateur en parle encore avec une infinie tristesse et confiait à Los Angeles, la semaine passée, qu’il n’avait guère envie de repasser à la réalisation. L’année suivante, <em>Las Vegas Parano</em> de Terry Gilliam se fait massacrer à son tour. Johnny n’est pas loin de devenir tricard à Hollywood. D’autres longs métrages suivront, puis viendra le capitaine Jack Sparrow… C’est sans doute lui qui sera sur les marches, acclamé et prêt à faire la peau aux mauvais souvenirs d’un coup de rapière bien placé.<br />
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		<title>Souvenir de Cannes #3 : le bonheur, c’est Woody</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 10:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs cannois]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Woody Allen]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_2383" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/woody-allen-cannes.jpg" alt="Woody Allen à Cannes" title="Woody Allen à Cannes" width="300" height="200" class="size-full wp-image-2383" /><p class="wp-caption-text">&copy; Sébastien Dolidon</p></div>J’aime Woody Allen depuis que j’ai 14 ans. Quand les copines avaient des photos de John Travolta dans leur chambre, c’était lui qui ornait les murs de la mienne. Quand j’ai fini par le rencontrer des années plus tard, j’étais beaucoup trop vieille pour lui ! J’ai revu Woody à Cannes cette année. Il a pris de l’âge et moi aussi, mais, en lui parlant, j’ai retrouvé un peu de mon émoi d’adolescente. Woody est resté drôle, brillant, fragile… Tout ce que j’aimais chez lui à 14 ans. Il m’a fait aussi deux beaux dessins pour ma fille : une toute petite tête puis un oiseau qui manque un ver de terre. Il a vraiment réfléchi avant de dessiner pour ma gamine de 4 ans. Il est gentil Woody et puis, il fait des bons films… J’aimerais penser que malgré ses 75 printemps, nous connaîtrons ensemble d’autres souvenirs cannois ! Je ne suis pas inquiète : il m’a confié être prêt à revenir l’an prochain avec son nouveau cru en tournage à Rome cet été.<br />
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