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	<title>Grand Écart &#187; sport</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>18/01 : 4e Ciné-Quiz aux Toiles de Saint-Gratien</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 14:26:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[James Caan]]></category>
		<category><![CDATA[quiz]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Place au cinéma ! Mais pas le même que d'habitude, pas celui que vous croquez entre deux bouchées de pop corn, avec un silence religieux et un regard courroucé pour votre voisin de devant qui...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/01/le-flambeur-james-caan.jpg" alt="Le Flambeur, de Karel Reisz" width="200" height="130" class="alignleft size-full wp-image-27356" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Place au cinéma ! Mais pas le même que d&#8217;habitude, pas celui que vous croquez entre deux bouchées de pop corn, avec un silence religieux et un regard courroucé pour votre voisin de devant qui se rend paisiblement aux toilettes en vous cachant la moitié de l&#8217;écran au moment clé du film.</p>
<p>Non, ce 18 janvier au cinéma Les Toiles de Saint-Gratien, en partenariat avec Grand Écart, le septième art bouscule ses codes. 1h (au moins, quand on aime on ne compte pas !) de ciné-quiz avec des films à deviner, des extraits, des jeux, et des cadeaux par milliers (ou presque). 1h à avoir le droit de crier, de se lever, de chanter et de discuter. A tester sa cinéphilie et ses souvenirs de films cultes. Cette année, on parlera de sport, de jeu, d&#8217;addiction&#8230; Des thèmes qui ne sont pas sans rappeler <em>Le Flambeur</em>, de Karel Reisz, chef-d’œuvre qui sera &#8211; ô heureux hasard &#8211; justement projeté à l&#8217;issue du ciné-quiz. </p>
<p>Ce merveilleux programme vous coûtera la modique somme de 3 euros, et il vous est plus que conseillé de réserver votre (ou vos, vous pouvez venir avec votre club de foot) place(s) en envoyant un mail à l&#8217;adresse <a href="mailto:cinemalestoiles@gmail.com">cinemalestoiles@gmail.com</a>.</p>
<p>On vous attend donc dans la joie et la bonne humeur, rendez-vous samedi 18 janvier aux Toiles, place François Truffaut, 95210 Saint-Gratien !</p>
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		<title>Rencontre avec Sacha Wolff</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2016 16:14:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Calédonie]]></category>
		<category><![CDATA[rugby]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec <em>Mercenaire</em>, Sacha Wolff présente un premier long ambitieux. Il dresse le portrait tout en nuances d’un jeune Wallisien, Soane, qui vient en métropole pour jouer au rugby...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Ovalie en Océanie</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/sacha-wolff.jpg" alt="Sacha Wolff" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-24129" />Avec <em>Mercenaire</em>, Sacha Wolff présente un premier long ambitieux. Il dresse le portrait tout en nuances d’un jeune Wallisien, Soane, qui vient en métropole pour jouer au rugby. Un chemin long et tortueux pour se faire respecter des autres et se trouver, entre deux matchs. Rencontre avec un réalisateur plein d’avenir dont on va beaucoup parler et qui ne va pas se faire que des amis !</p>
<p><strong>Il y a peu de films sur le rugby, pourquoi ce choix de toile de fond de votre <em>Mercenaire</em> ?</strong></p>
<p>C’est effectivement un sport peu exploité et qui offre des perspectives cinématographiques assez puissantes. J’ai toujours aimé les films de boxe quand j’étais plus jeune et je trouve que le rugby propose un peu les mêmes types d’enjeux physiques, mais avec une dimension de groupe, sociale, qu’il n’y a pas forcément dans la boxe qui est un sport individuel. Et puis, je suis assez costaud et ça me plaisait de filmer ce type de corps, surtout les avants qui sont ceux qu’on surnomme « les gros » dans le rugby et j’avais envie de m’intéresser à la manière dont ils sont cabossés par ce métier.</p>
<p><strong>Pourquoi alors avoir choisi des athlètes issus de Nouvelle-Calédonie ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas si j’aurais pu faire un film ailleurs. Il se trouve que j’ai lu un article dans <em>Le Monde</em> qui parlait du quotidien des joueurs de rugby étrangers dans des petits clubs amateurs et j’ai commencé à faire des recherches, car je trouvais que c’était un sujet intéressant. C’est comme ça que j’ai rencontré Paki qui joue le rôle d’Abraham et qui est wallisien. J’avais de vagues souvenirs de géographie sur Wallis et Futuna, mais ça ne m’évoquait pas grand-chose. <span id="more-24119"></span>Je me suis alors dit que ce serait plus intéressant encore de parler d’un Français qui viendrait d’ailleurs et de traiter de la question de l’identité, dans le contexte du sport actuel. En termes de cinéma, l’Océanie est un endroit assez vierge. Par exemple, en Nouvelle-Calédonie où on a tourné deux semaines, on est seulement le troisième long-métrage à l’avoir pris pour décor et c’est un terrain à défricher absolument incroyable. Il y a là tout un terreau d’histoires, de paysages et de personnes. J’avais été marqué par le film <em>L’Ame des guerriers</em> que j’avais vu quand j’étais plus jeune et les gens de Nouméa s’y reconnaissent, même si le sujet est différent car il est situé à Auckland dans la communauté maorie. Plus j’ai passé du temps là-bas et plus ça m’a conforté dans l&#8217;idée que c’était là que je devais réaliser mon film.</p>
<p><strong>On parle très peu de Wallis et Futuna et on demande au personnage de Soane s’il est français. Est-ce aussi un message politique que vous vouliez faire passer sur ces Français des antipodes qui ne sont pas assez représentés ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas vraiment un message, mais j’avais envie de traiter de cette question. Un jeune qui grandit dans un pays en étant persuadé qu’il est français, qu’est-ce que cela signifie pour lui en termes d’identité, de violence, d’étrangeté, en arrivant en métropole. Les Wallisiens sont plutôt loyalistes, ils ne sont pas indépendantistes, avec le sentiment d&#8217;être français. Et quand ils débarquent en métropole, c’est très compliqué pour eux que personne ne sache d’où ils viennent. On les aborde souvent en anglais dans la rue, car on pense que c’est des All Blacks ou des Samourans, il y a une sorte de flou. C’est Le Clézio qui disait que l’Océanie était un continent invisible. Quand on regarde une mappemonde, dans l’océan Pacifique, on ne voit rien. En France, on a un vrai problème pour traiter ce qui s’est passé pendant la colonisation et à affronter ce sujet. Et moi, ça m’intéressait d’aller dans ces zones qui sont un peu douloureuses et peu exploitées. La première fois que je suis allé en Nouvelle-Calédonie, je revenais d’Afrique du Sud et j’ai eu la sensation que c’était le même type d’histoire et de ségrégation qui avaient été mis en place et dont je n’avais jamais entendu parler. </p>
<p><strong>Comment s’est déroulé le casting pour trouver le comédien qui allait incarner Soane ?</strong></p>
<p>En plusieurs temps, car au départ, je pensais le trouver en Nouvelle-Calédonie ou à Wallis. J’ai fait le tour des clubs à Nouméa où il y a énormément de Wallisiens. D’ailleurs, il y a plus de Wallisiens en Nouvelle-Calédonie qu’à Wallis ! Mais je n’ai pas déniché la perle rare. Quand je suis rentré en métropole, comme il y a beaucoup de ces jeunes qui partent intégrer des centres de formation, j’y ai rencontré Toki, qui était à Aurillac. Je lui ai fait passer des essais rapidement sur le parking derrière le stade, juste après un match et j’ai tout de suite senti qu’il avait un potentiel intéressant, qu’il était mon personnage. La chance que j’ai eue aussi, c’est qu’il était dans une période de convalescence, il jouait peu avec son équipe. Il était donc disponible, ce qui était parfait, car ma grande problématique était de trouver une compatibilité d’agenda entre le tournage et la vie professionnelle des comédiens qui sont de vrais joueurs de rugby dans la vie et qui ont des calendriers qu’il est difficile de faire bouger. </p>
<p><strong>Pour un premier film, Toki Pilioko est incroyable de justesse…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/mercenaire-sacha-wolff.jpg" alt="Mercenaire, de Sacha Wolff" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-24136" />Ce qui m’a séduit avec lui, c’est qu’il a une vraie photogénie, il dégage quelque chose de puissant à l’image et il était à l’âge parfait pour moi, avec un côté encore enfantin et presque un adulte en même temps. Et il était très désinhibé de la peur des regards des aînés ou de la communauté, car dans la culture wallisienne, les adolescents sont assez secrets. Toki était capable d’oublier sa timidité et d’intégrer tout ce que je lui demandais. Son histoire à lui est de toute manière différente de celle de son personnage, même s’il y a quelques similarités.</p>
<p><strong>Avez-vous rencontré des difficultés particulières pour faire ce film ?</strong></p>
<p>Ce qui a été assez particulier, c’était de tourner en deux parties. La première en métropole, puis s’arrêter et reprendre une préparation pour la seconde, en Nouvelle-Calédonie. Les scènes de matchs étaient aussi compliquées à organiser, car les sportifs se refroidissaient et il y avait des risques pour eux de blessures. Mais au final, tout s’est globalement bien passé.</p>
<p><strong>Le film présente assez peu de scènes de matchs…</strong></p>
<p>Je ne voulais pas que les enjeux sportifs soient au centre du film. Je ne voulais pas faire un énième film sur une équipe qui doit gagner ou pas, ça ne m’intéressait pas de montrer ce qu’on voit déjà à la télé. Ce que je voulais, c’était proposer un autre point de vue sur le sport, de le présenter différemment. C’est le personnage de Soane qui m’intéresse, avec ses enjeux à lui, ce qu’il traverse, la violence qui grandit en lui et qui le fait devenir un mercenaire. </p>
<p><strong>Parmi toute cette testostérone, il y a une femme…</strong></p>
<p>Au tout début, je voulais m’intéresser à une équipe d’adolescents et ça m’a vite épuisé, je ne me sentais pas de le faire. Mais le personnage de Coralie existait déjà à ce moment-là et elle est restée dans le film, car je voulais raconter cette histoire d’amour mixte avec Soane et aborder les tensions qui pouvaient en résulter. Coralie est pour moi un pendant féminin de ce que peut être Soane et la rencontre avec Iliana Zabeth a été déterminante. Déjà parce qu’elle est comédienne et qu’elle a une capacité à jouer avec des non-professionnels, surtout des rugbymen ! Elle était extrêmement à l’aise et il y avait une belle entente physique avec Toki. Ca m’intéressait de montrer ce personnage de « fille de l’équipe », qu’elle soit enceinte, qu’elle ignore qui est le père et qu’il y ait malgré tout une histoire d’amour qui naisse. Et que Soane soit comme le bébé de Coralie : un enfant dont personne ne veut.</p>
<p><strong>L’autre thème du film est le rapport au père. Vouliez-vous raconter une histoire sur le pardon, le passage à l’âge adulte, la renaissance ?</strong></p>
<p>Un peu tout ça. J’avais besoin de me raccrocher à une histoire qui puisse être universelle et j’avais envie de traiter de cette question du conflit qui peut exister entre un père traditionaliste un peu perdu et son fils qui a envie d’être libre. Le film parle d’émancipation, d’insoumission. Le mouvement du film, c’est comment Toki arrive à gagner sa liberté, devient un insoumis et le rapport avec son père est décliné avec l’équipe, avec la France, avec tout ce qu’il a au-dessus de lui et qui le détermine. </p>
<p><strong>Il y a tout de même un côté documentaire…</strong></p>
<p>Oui, il y a une violence latente en Nouvelle-Calédonie dans les rapports familiaux. Mais c’est aussi une image fausse qu’on a en tant qu’Européen. Car la famille peut également être un socle où on peut se reposer. Par exemple, pour la séquence du pardon de Toki pour son père, c’est quelque chose que j’ai vraiment vu. J’avais été invité à un mariage où a éclaté une bagarre. Le fils s’était battu et le père l’avait chassé, car il s’était senti déshonoré. Ils ne se sont plus parlés pendant cinq jours et la famille a organisé une sorte de cérémonie où les deux se sont pardonnés l’un après l’autre. C’était un moment incroyable. Après, c’est sûr que ce sont des jeunes élevés à la dure pour certains d’entre eux. Et ce que je montre dans le film est en-deçà d’une certaine réalité.</p>
<p><strong>N’avez-vous pas peur de montrer une image un peu particulière ? Vous y parlez de dopage, de filles qui passent d’un joueur à l’autre, d’alcool…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/sacha-wolff-2.jpg" alt="Mercenaire, de Sacha Wolff" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-24133" />Je pense que ce sont des choses qui font partie de l’univers des sportifs et on a tendance à idéaliser le sport en permanence, à héroïser les sportifs et ramener les valeurs prétendument positives du sport. Moi, ça ne m’intéresse pas. Je préfère parler des traitres que des héros. Je ne fais pas du Leni Riefenstahl ! Je trouvais ça plus intéressant d’aborder toute cette zone d’ombre du quotidien des sportifs. Pour le dopage, c’est présenté de manière absurde et grotesque pour le dédramatiser, car je ne suis pas là pour dire si c’est bien ou pas. Je pense que pour une histoire qui se passe bien dans le sport, il y en a des centaines qui sont plus dramatiques… Des gamins de Wallis qui viennent jouer au rugby en métropole, il n’y en a que trois qui percent pour 150 qui rentrent chez eux. J’ai plutôt envie de parler de ceux-là, pour qui c’est plus compliqué. Soane, ici, réussit quand même, mais en empruntant des chemins de traverse… Il réussit parce qu’il s’émancipe et devient le maître de ce qui lui arrive. </p>
<p>&nbsp;<br />
Mercenaire <em>de Sacha Wolff, avec Toki Pilioko, Iliana Zabeth, Mikaele Tuugahala, Laurent Pakihivatu, Petelo Sealeu… France, 2016. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. </em></p>
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		<title>Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2015 12:24:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant que votre grand-mère est en charentaises dans sa maison de retraite et se plaint que personne ne vient la voir, en Norvège, il existe un club de volley-ball féminin pour les séniors...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Les-Optimistes-de-Gunhild-Weshagen-Magnor-affiche.jpg" alt="Affiche de Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor" title="Affiche de Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-20894" />Pendant que votre grand-mère est en charentaises dans sa maison de retraite, vous tricote un énième pull à trous pour Noël et se plaint que personne ne vient la voir, en Norvège, il existe un club de volley-ball féminin pour les séniors, particulièrement dynamique, les Optimistes. Amplitude d&#8217;âge ? De 66 à 98 ans. Oui, oui, 98 ans, en la personne de Goro. Une adorable mamie, mascotte de l&#8217;équipe et qui fait encore plus de sport à son vénérable âge que vous tous réunis. Au réveil, gymnastique. Puis, ménage en grand de sa petite bicoque de 150 mètres carrés. Puis, ski de fond pour rejoindre le gymnase, volley avec des smashs à faire trembler le filet, retour à la maison en luge où elle va gentiment préparer un repas pour quinze. Voilà le quotidien de Goro. Mais ses comparses ne sont pas en reste. Ca fait de l&#8217;équitation, ça nage, ça déménage de sa grande maison (pour une autre grande maison) à 90 ans, ça pince les fesses de son compagnon, ça rit à tout va. La peur de la mort ? Inconnue au bataillon. Les Optimistes s&#8217;en gaussent comme de leurs premières baskets. Et les voici parées à affronter amicalement une équipe masculine sénior (75 ans de moyenne d&#8217;âge) en Suède. Gunhild Westhagen Magnor suit ces incurables optimistes avec tendresse et bienveillance, surtout pour Goro, star malgré elle de ce reportage qui donne envie de vivre comme jamais. On craint pour elle, en permanence : qu&#8217;elle ne se brise en deux après un effort trop important, quand elle apprend qu&#8217;elle a un cancer, quand elle se lance dans un tricot endiablé, quand elle cire son parquet avec entrain. <span id="more-20893"></span>Peur qu&#8217;elle nous claque entre les doigts avant la fin du tournage. On guette un drame qui n&#8217;arrivera jamais. Car c&#8217;est sans compter son appétit de vivre, plus fort que tout. Goro n&#8217;est pas gourou, mais on en devient adepte en <img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Les-Optimistes-de-Gunhild-Weshagen-Magnor.jpg" alt="Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor" width="250" height="141" class="alignright size-full wp-image-20895" />quelques secondes. Son sourire (de toutes ses dents) emporte tout sur son passage et donne une leçon à nous tous qui subissons notre quotidien. Ces Optimistes valent tous les anti-dépresseurs du monde. Qu&#8217;elles perdent ou emportent le match qui donne un but à leurs entraînements permanents comme autant de rendez-vous qui éloignent la mort, là n&#8217;est pas la question. Le principal est le chemin. Enneigé la plupart du temps. Mais qui fond sous leurs pas. Et nous fondons avec eux. </p>
<p>&nbsp;<br />
Les Optimistes <em>de Gunhild Weshagen Magnor. Norvège, 2014. Sortie le 29 avril 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sr3l5l/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Foot et cinéma : les meilleurs ennemis ?</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/recadrages/liens-football-cinema-art-comedies-zidane-coupe-mondial-fifa-bresil-2014/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2014 09:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Fernandes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>
		<category><![CDATA[Zinedine Zidane]]></category>

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		<description><![CDATA[Difficile de passer à côté de l'événement de l'année : le Mondial 2014. L'occasion de s'interroger sur les liens qui unissent deux des plus fascinants loisirs populaires qui soient : le football et le cinéma.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Qu&#8217;on le veuille ou non, difficile de passer à côté de l&#8217;événement de l&#8217;année : la Coupe du monde de football prend place au Brésil du 12 juin au 13 juillet 2014. Et puisque à part quelques privilégiés qui feront le voyage jusqu&#8217;à Rio la plupart d&#8217;entre nous vont suivre l&#8217;aventure mondiale du ballon rond devant leur petite lucarne, c&#8217;est l&#8217;occasion de s&#8217;interroger sur les liens qui unissent deux des plus fascinants loisirs populaires qui soient.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/zidane-portrait-xxie-siecle-foot-et-cinema-02.jpg" alt="Zidane, un portrait du XXIe siècle" width="280" height="161" class="alignleft size-full wp-image-18492" />Football et cinéma, deux mondes, deux univers. Deux cousins lointains issus de familles que tout semble opposer, l&#8217;art et le sport. Pourtant, nombreux sont les points communs qui relient ces deux milieux : même bouleversement des codes durant ces dernières décennies par le capitalisme et les enjeux financiers, même proportion à avoir un projet sublimé par une personne plus talentueuse que les autres, mais aussi même nécessité de tirer le maximum des individualités pour créer un projet collectif ambitieux, même volonté de récompenser les « meilleurs » par des prix, même alternance de temps forts / temps faibles.<br />
Il n&#8217;est pas rare non plus d&#8217;entendre dans la bouche de nos chers commentateurs de football des termes appartenant au monde du septième art, de l&#8217;entrée des vingt-deux « acteurs » sur la pelouse jusqu&#8217;à la fin de match qui nous aura offert un « scénario hitchcockien ».<br />
Enfin, preuve que football et cinéma ne sont pas si antagonistes, quelques footballeurs souvent plus charismatiques que leurs confrères ont tenté d&#8217;ajouter la ligne « acteur » à leur CV. On se souvient ainsi de Vinnie Jones, l&#8217;ancien milieu de terrain rugueux (pour ne pas dire violent) de Wimbledon et de Chelsea, dans <em>Arnaques, crimes et botaniques</em> ou dans <em>Snatch</em>. De l&#8217;autre côté de la Manche, Eric Cantona a troqué ses crampons pour une panoplie d&#8217;acteur dans <em>Le bonheur est dans le pré</em> d&#8217;Etienne Chatiliez ou plus récemment dans <em>Looking for Eric</em> de Ken Loach. Même le grand Spike Lee rêve de faire tourner Thierry Henry une fois sa carrière terminée. <span id="more-14927"></span><br />
En d&#8217;autres termes, les deux cousins ne sont pas aussi lointains qu&#8217;on peut le penser. Ils ont même parfois tenté des travaux communs ; mais pour quels résultats ? Qu&#8217;est-ce que le cinéma peut apporter au football &#8211; et inversement ? Parce qu&#8217;il est vecteur d&#8217;émotions fortes et traversé par des enjeux sociaux significatifs, ce sport s&#8217;apparente à un support parfait pour le cinéma. Pourtant, aucun film sur le ballon rond ne semble avoir marqué l&#8217;histoire de ce dernier. Alors, un bon film de football est-il faisable ou ces deux milieux sont-ils impossibles à réunir ? Enfin, derrière la question de savoir si cinéma et football font bon ménage se cache un débat bien plus complexe ; déterminer si le cinéma peut sublimer le football, ses émotions, ses protagonistes et ses enjeux.<br />
&nbsp;</p>
<h3>Football, fais-moi rire</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/shaolin-soccer-foot-cinema-03.jpg" alt="Du foot pour faire rire : Shaolin Soccer" title="Du foot pour faire rire : Shaolin Soccer" width="280" height="188" class="alignright size-full wp-image-18493" />Le 26 septembre 2012 sortait sur les écrans le film <em>Les Seigneurs</em> d&#8217;Olivier Dahan. A l&#8217;affiche de cette comédie sur le football, on retrouve de nombreux comédiens qui trustent le classement du JDD des personnalités préférées des Français (Gad Elmaleh, Franck Dubosc, Omar Sy, José Garcia&#8230;). Pourtant, le film n&#8217;aura pas le succès commercial et populaire escompté. Les trois millions d&#8217;entrées paraissent bien faibles en regard de l&#8217;onéreuse campagne de promotion et des importants cachets des comédiens. S&#8217;il est très loin d&#8217;être le film le plus drôle sur le football, <em>Les Seigneurs</em> nous apporte deux perspectives d&#8217;analyse sur les relations qu&#8217;entretiennent le football et le cinéma.<br />
D&#8217;abord, le football apparaît comme un support idéal au cinéma pour faire rire. Depuis vingt ans, nombreuses ont été les comédies françaises portant sur ce sport. Que ce soit dans <em>Didier</em> en 1996 réalisé par Alain Chabat, dans <em>Trois zéros</em> de Fabien Onteniente (2001) ou enfin dans le malheureusement méconnu <em>Grégoire Moulin contre l&#8217;humanité</em> du regretté Artus de Penguern, la recette reste la même : le football est utilisé pour divertir. Et il suffit de regarder <em>Joue-la comme Beckham</em> (2002) ou <em>Shaolin Soccer</em> (2001) pour comprendre que ce constat ne s&#8217;arrête pas aux frontières françaises.<br />
Le second aspect concerne plus précisément la place du football dans ces comédies. Systématiquement, il se retrouve relégué au second, voire au troisième plan ; les gags et répliques cultes prenant le pas sur le sport en lui-même.  Pire, le football y est souvent ridiculisé. Les scènes de matchs y sont tellement grotesques et grossières qu&#8217;elles perdent en crédibilité. Le football joue le rôle du fond à consonance populaire, il permet à la comédie de tenir sa place mais n&#8217;est jamais représentatif de la réalité.<br />
&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;air du temps</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/film-ballon-or-afrique-football-cinema-04.jpg" alt="Le Ballon d&#039;or, ou la vie de Salif Keïta" title="Le Ballon d&#039;or, ou la vie de Salif Keïta" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-18494" />Sport populaire par excellence, le football se trouve traversé par des enjeux politiques, financiers, et surtout sociaux. Il est souvent représentatif d&#8217;une société, d&#8217;une population. Un petit coup d&#8217;œil dans les tribunes permet de s&#8217;en rendre compte : séparation des classes socioprofessionnelles par le biais du prix des billets, ultranationalisme exacerbé dans les publics des pays de l&#8217;Est, ferveur populaire dans les stades africains&#8230;<br />
Ce reflet de la société, certains réalisateurs l&#8217;ont bien cerné et se le sont approprié dans leurs longs-métrages. Que ce soit dans <em>A mort l&#8217;arbitre</em> (1984) de Jean-Pierre Mocky ou <em>Coup de tête</em> (1979) de Jean-Jacques Annaud, le football est utilisé pour la dimension sociale qu&#8217;il incarne. Dans ce dernier, Patrick Dewaere dynamite un football symbole d&#8217;une France conservatrice et remet en question le supposé devoir d&#8217;exemplarité des stars. A l&#8217;étranger, on retrouve aussi ce football « symbole » dans <em>Le Ballon d&#8217;or</em> (1994) qui s&#8217;appuie sur la ferveur, l&#8217;exutoire et l&#8217;opportunité de réussir que représente le football en Afrique.<br />
Si la combinaison football/cinéma apparaît comme bien meilleure dans ces films que dans les comédies précitées, l&#8217;aspect technique y est une nouvelle fois négligé. En aucun cas ces réalisations ne parviennent à souligner ce qui fait la beauté de ce sport. Volonté des réalisateurs ou incapacité des acteurs à reproduire le football réel ?<br />
&nbsp;</p>
<h3>Footballacteurs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/santiago-munez-film-goal-football-cinema-05.jpg" alt="Goal : naissance d&#039;un prodige, film de Danny Cannon" title="Goal : naissance d&#039;un prodige, film de Danny Cannon" width="200" height="280" class="alignright size-full wp-image-18495" />Une des conditions pour atteindre sur grand écran les émotions et la beauté du football serait donc d&#8217;utiliser des footballeurs, des vrais. Et pourquoi pas les meilleurs footballeurs pour les meilleurs films de football ?<br />
Passons sur le film <em>A nous la victoire</em> (1981) où se croisent le roi Pelé et Sylvester Stallone, dont certains extraits ne feraient pas tache dans notre rubrique <a href="http://www.grand-ecart.fr/categorie/cinema/fond-de-placard/" target="_blank">Fond de placard</a>. Et intéressons-nous à la trilogie <em>Goal</em>. S&#8217;il est un projet cinématographique qui a voulu faire communier au mieux football et cinéma, c&#8217;est bien cette série. Trois films, trois réalisateurs différents (Danny Canon, Jaume Collet-Serra et Andrew Morahan) pour mettre à l&#8217;écran la progression fulgurante et semée d&#8217;embuches du jeune prodige chilien Santiago Munez de Newcastle au Real Madrid. Pour la première fois, les meilleurs footballeurs (Zidane, Owen, Cristiano Ronaldo&#8230;) côtoient des acteurs pour jouer certaines scènes de matchs. Il y aura même des doublures pour incarner les jambes de l&#8217;acteur principal lors des phases de jeu. Certaines scènes seront tournées pendant le Mondial allemand de 2006. Tout ce travail pour quel résultat ?<br />
La trilogie <em>Goal</em> sera un véritable fiasco, à l&#8217;image du dernier opus qui n&#8217;est sorti qu&#8217;en format DVD. La faute à qui, à quoi ? Si la présence des footballeurs apporte une crédibilité non négligeable, le scénario simpliste et surtout la vision du foot romancée, dénaturée et idéaliste posent problème. A vouloir magnifier le football, ces films vont trop loin, et on touche rapidement à une parodie de football. Et si ce qui faisait la beauté du football c&#8217;était cette succession de matchs soporifiques et de joueurs indignes qui permettent d&#8217;apprécier à sa juste valeur le match d&#8217;anthologie ou le joueur hors norme ? Un film peut-il réussir le pari de transmettre tout cela au grand écran ?<br />
&nbsp;</p>
<h3>Filmer Zidane ?</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/zidane-portrait-xxie-siecle-foot-et-cinema-06.jpg" alt="Zidane, un portrait du XXIe siècle" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-18496" />Transmettre la beauté du football apparaît donc comme un exercice périlleux. Certains réalisateurs de cinéma s&#8217;y sont essayés avec réussite dans un format différent : la publicité. Nike a de nombreuses fois fait appel à des réalisateurs de renom pour de longs spots de pub. Ont ainsi collaboré pour la marque à la virgule, Michel Gondry, Terry Gilliam, Guy Ritchie ou même plus récemment Alejandro Gonzalez Inarritu. Même si les effets spéciaux numériques ont progressivement dénaturé ces spots, les joueurs et les scénarios mêlant intensité et humour permettent un résultat à la hauteur des attentes. Quid du grand écran ?<br />
En 2005, Douglas Gordon et Philippe Parreno s&#8217;associent dans un projet fou, celui de filmer un joueur de foot pendant 90 minutes avec un dispositif monstrueux. Ce joueur sera le seul objet du film. Le joueur, lui, n&#8217;est pas choisi au hasard. En effet, Zinedine Zidane c&#8217;est un peu ce qui fait la beauté du football : des gestes d&#8217;une rare élégance, des coups de sang, des défaites mémorables, des victoires éternelles&#8230;<br />
Verdict : <em>Zidane, portrait d&#8217;un homme du XXIe siècle</em> est une réussite. Au final, on retrouve dans cette œuvre magnifiée par la bande originale quasi parfaite de Mogwai tout ce qui fait la magie du football : des moments longs et insipides qui mettent en valeur le talent du joueur, l&#8217;ambiance aléatoire du public, un Zidane en fin de carrière parfois exténué par les efforts, des coups de théâtre comme le carton rouge. Et si la clé de ce film était tout simplement que ce match n&#8217;était pas le meilleur de Zidane ? Le protagoniste parlera même de « match de merde ».<br />
&nbsp;</p>
<h3>Coup de sifflet</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/homer-simpson-arbitre-foot-ronaldo-coupe-monde-bresil-2014.jpg" alt="Homer Simpson joue les arbitres" title="Homer Simpson joue les arbitres" width="280" height="240" class="alignright size-full wp-image-18508" />Nombreux sont les films qui s&#8217;appuient sur le football, rares sont les vrais films de football. Ceux qui parviennent aussi bien à retranscrire les enjeux sociaux que la singularité, l&#8217;esthétique de ce sport. Le football fait donc parfois bon ménage avec le cinéma mais il n&#8217;est que très rarement magnifié par ce dernier.<br />
Le football a ça de particulier qu&#8217;il se suffit à lui-même. Ce qui fait sa beauté, c&#8217;est cette incertitude, ces défaites injustes, ces équipes qu&#8217;on aime détester, cette ferveur populaire. Mais aussi que ce soit encore un milieu non aseptisé où se mêlent haine, violence gratuite ou matchs truqués&#8230; Un univers qui paraît difficilement adaptable au format de deux heures d&#8217;un long-métrage. Le scénario est le facteur qui rend incompatible football et cinéma. Il semble impossible de mettre en avant la beauté et l&#8217;incertitude de ce sport en écrivant au préalable tout ce qui se déroulera durant le tournage.<br />
Si cette tâche s&#8217;avère extrêmement difficile pour le football, est-elle plus facile pour d&#8217;autres sports ? La boxe ou les arts martiaux sont-ils de meilleurs supports pour le septième art ? Il est évident que chaque sport, par les enjeux sociaux et esthétiques qui le traversent, propose un cadre singulier aux réalisateurs. Au regard de l&#8217;histoire du cinéma, certains sports ne seraient même pas compatibles avec le cinéma. Ce qui n’est pas le cas du bobsleigh.</p>
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		<title>Foxcatcher, de Bennett Miller</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Apr 2014 12:23:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétition du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<description><![CDATA[En compétition au 67e Festival de Cannes Qui ? On doit à Bennett Miller deux films qui auraient pu sombrer dans l&#8217;oubli, s&#8217;il n&#8217;y avait un talent de mise en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>En compétition au 67e Festival de Cannes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/foxcatcher-bennett-miller.jpg" alt="Foxcatcher, de Bennett Miller" title="Foxcatcher, de Bennett Miller" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17105" /><strong>Qui ?</strong><br />
On doit à Bennett Miller deux films qui auraient pu sombrer dans l&#8217;oubli, s&#8217;il n&#8217;y avait un talent de mise en scène et de direction d&#8217;acteurs évident. Et un choix de sujet judicieusement exploité, alors que les atermoiements de l&#8217;écrivain Truman Capote (<em>Truman Capote</em>, 2005) et les stratégies économiques de l&#8217;entraîneur de baseball Billy Beane (<em>Le Stratège</em>, 2011) auraient pu ennuyer.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Et puisque le biopic a jusque-là porté chance à Bennett Miller, aucune raison de ne pas continuer. Après <em>Le Stratège</em>, Bennett Miller reste dans le domaine du sport mais se tourne davantage vers le drame que la comédie : <em>Foxcatcher</em> est l&#8217;histoire de Mark Schultz, champion olympique de lutte libre et frère de Dave Schultz, assassiné par le milliardaire et philanthrope John Du Pont. La dernière fois qu&#8217;il y a eu un biopic à Cannes, c&#8217;était pour <em>Ma vie avec Liberace</em>, reparti bredouille de la Croisette&#8230;</p>
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		<title>Weekend of a Champion, de Frank Simon</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Dec 2013 06:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[formule 1]]></category>
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		<description><![CDATA[Pourvu qu’il ne pleuve pas Trois jours au cœur d’un Grand Prix de formule 1 avec le pilote Jackie Stewart au sommet de sa gloire : le 18 décembre, Pathé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Pourvu qu’il ne pleuve pas</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/affiche-weekend-champion-jackie-stewart-formule-1-roman-polanski-frank-simon.jpg" alt="Weekend of a Champion, de Frank Simon" title="Weekend of a Champion, de Frank Simon" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-15153" />Trois jours au cœur d’un Grand Prix de formule 1 avec le pilote Jackie Stewart au sommet de sa gloire : le 18 décembre, Pathé ressort <em>Weekend of a Champion</em>, un splendide documentaire de Frank Simon et Roman Polanski très peu diffusé depuis sa sortie en 1972. Le film a fait partie de la sélection officielle du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/66e-festival-cinema-cannes-2013/" title="15/05-26/05 : Festival de Cannes 2013">Festival de Cannes</a> en 2013. </p>
<p>Tour d’essai. Caméra embarquée au-dessus du pilote, on avale avec lui le bitume de Monte-Carlo à 150 à l’heure sous la pluie. L’eau gicle, l’image tremble et la buée brouille les détails, les virages s’enchaînent en accéléré, droite, gauche, épingle, le moteur vrombit ; puis le noir soudain du tunnel, et enfin la ligne droite vers l’arrivée, prise à 250 dans ce flou total, où les pieds quittent le sol et l’estomac nous plane entre les côtes. </p>
<p>Grand Prix de Monaco, 1971, remporté sur Tyrell-Ford par le pilote Jackie Stewart, qui a décroché deux ans plus tôt son premier titre de champion du monde. Le réalisateur Roman Polanski, ami du conducteur, confie la caméra à Frank Simon pour devenir l’ombre et le disciple du pilote écossais des premiers essais à la ligne d’arrivée, en nous plongeant avec naturel et curiosité dans l’univers cru et coloré de la formule 1 des années 1970. <span id="more-15147"></span></p>
<p>Ne vous fiez pas au clinquant de la bande-annonce : pas la peine d’être fou de sports automobiles ni d’avoir lu <em>Michel Vaillant</em> toute son enfance pour apprécier le résultat. La caméra se promène dans un univers riche en anecdotes humaines comme en détails mécaniques, rendant de belles images aux tons passés qui sentent bon leur époque. Les vis rutilent, les mécanos plaisantent, les premières caméras embarquées de l’histoire de la F1 foncent sur le bitume, le couple princier observe depuis sa loge, et la foule en pattes d’éph se perche sur les palmiers, dans une ambiance de kermesse, sans craindre de laisser traîner un pied sur la piste où tournent les bolides.<br />
Les yeux myosotis de la douce Mme Stewart se voilent d’inquiétude à mesure que le ciel se voile de nuages.<br />
Et surtout, casque à la main et combinaison blanche marquée Goodyear sur le dos, Jackie Stewart se laisse tranquillement suivre, du confort de son hôtel à la folie des bains de foule, de la concentration des paddocks au cœur rugissant du circuit, partageant avec nous son sourire à fossettes, mais aussi ses tensions et sa science du pilotage dans les virages étroits de Monte-Carlo. </p>
<p><em>« Le freinage est très important</em>, explique-t-il en observant les formule 3 faire leurs essais. <em>Si l’équilibre des freins n’est pas au point, t’es dans la merde. L’équilibre avant/arrière. Les roues avant doivent presque bloquer avant les roues arrière. Les roues avant, tu peux les voir. Si les roues arrière se bloquent tu pars dans le virage, mais quand les freins avant se bloquent, au moins tu vois la fumée qui en sort sous les pneus. »</em> Ainsi décortiquée simplement, d’explications sur circuit en métaphores au petit déjeuner, la voiture devient sous nos yeux une créature unique, vivante et respirante, que le pilote doit constamment maintenir tout juste sur le fil, quelles que soient les conditions de poids et de climat, pour ne pas la laisser filer vers l’extrême et le décor.   </p>
<p>De cette richesse de matériel, Polanski et Simon tirent un documentaire structuré comme une histoire, un récit illuminé par la bonhommie de Jackie Stewart et assombri par l’évocation des nombreux pilotes morts en course au cours de la décennie. Stewart lui-même a été victime d’un accident huit jours auparavant. <em>« [Parfois en course], tu te rends compte du monde froid, dur, horrible où tu vis, et tu as hâte que l’anesthésiant de la course fasse à nouveau effet. »</em> Et connaître la fin n’empêche pas de se tendre, à quelques tours de l’arrivée, alors que les longs doigts d’Helen Stewart se crispent autour de son chronomètre, parce que le tonnerre vient de gronder deux fois. </p>
<p>&nbsp;<br />
Weekend of a Champion <em>de Frank Simon, avec Jackie Stewart, Helen Stewart, Roman Polanski&#8230; Angleterre, 1971. Sortie le 18 décembre 2013.</em></p>
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		<title>Rush, de Ron Howard</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 14:20:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[Si Niki Lauda et James Blunt ont effectivement été au coude-à-coude lors du championnat du monde 1976, le mythe construit par Ron Howard dans <em>Rush</em> doit beaucoup à l’écriture de son scénariste...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/affiche-rush-ron-howard-james-hunt-niki-lauda.jpg" alt="Rush, de Ron Howard" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14669" /></p>
<p>Poussé par sa soif de raconter (ou d’argent), le cinéma s’empare de tous les grands mythes. Hier Claude François (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cloclo-claude-francois-florent-emilio-siri/" title="Cloclo, de Florent-Emilio Siri">Cloclo</a></em>), Ip Man (<em>The Grandmaster</em>), Hannah Arendt ou même <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ayrton-senna-asif-kapadia/" title="Senna, d’Asif Kapadia">Ayrton Senna</a>, c’est aujourd’hui à Lady Di (<em>Diana</em>) et à Niki Lauda de servir la cause du septième art. Niki Lauda, c’est le héros de <em>Rush</em>, ou l’histoire vraie de la rivalité sportive entre deux pilotes de formule 1. Si l’Autrichien Niki Lauda (ici incarné par le génial Daniel Brühl) et l’Américain James Blunt (contre toute attente, un Chris Hemsworth parfait) ont effectivement été au coude-à-coude lors du championnat du monde 1976, le mythe construit par Ron Howard doit beaucoup à l’écriture de son scénariste.</p>
<p>Débuter le film par la tragédie du 1er août 1976 – le terrible accident du pilote autrichien sur le tracé du Nürburgring – permettait d&#8217;ailleurs de laisser immédiatement libre cours aux grands thèmes qui allaient suivre : la rédemption, la rivalité qui évolue en fraternité, le courage (celui de perdre autant que de gagner) et la détermination. Un déroulement classique, qui aurait pu confiner à l’ennui, s’il n’y avait deux éléments forts : d’abord, le talent de Ron Howard pour filmer la puissance des courses auto des années 1970. Caméra embarquée, ralentis spectaculaires, sons tonitruants et images saturées de détails. <span id="more-14663"></span>Ensuite, celui qui avait commencé sa carrière de réalisateur avec <em>Lâchez les bolides</em> chez Roger Corman n’oublie pas pour autant de donner à ses personnages et son sujet une vraie épaisseur : le plus intéressant de <em>Rush</em> se trouve finalement dans ce qui se passe en dehors des courses automobiles. Le lien qui unit les deux héros, et surtout leurs relations aux autres, leur façon de voir un sport au succès grandissant, mais dont les normes de sécurité sont encore quasi inexistantes. L’approche saisit l’esprit libertaire – et suicidaire – de la F1 d’alors, ainsi que les motivations et les manœuvres d’écuries déjà rompues à l’art de lâcher les pilotes. Derrière cet amas d’effets visuels (le film sort également en 3D) et sonores plutôt agréables, <em>Rush</em> est un témoignage subtil de l’époque, servi par deux comédiens à l’indéniable talent.</p>
<p>&nbsp;<br />
Rush <em>de Ron Howard, avec Daniel Brühl, Chris Hemsworth, Olivia Wilde, Alexandra Maria Lara, Pierfrancesco Favino. Etats-Unis, 2013. Sortie le 25 septembre 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/x3qxxp/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Senna, d&#8217;Asif Kapadia</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 11:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est des films dont l’accroche ne laisse rien présager de bon. <em>« Senna. Sans peur. Sans limite. Sans égal »</em>, indique l’affiche. Heureusement, on a parfois de (très) bonnes surprises...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/09/senna-casque.jpg" alt="Ayrton Senna au volant de sa formule 1 (c) Angelo Orsi" title="Ayrton Senna au volant de sa formule 1 (c) Angelo Orsi" width="280" height="197" class="alignleft size-full wp-image-4159" />Il est des films dont l’accroche ne laisse rien présager de bon. <em>« Senna. Sans peur. Sans limite. Sans égal »</em>, indique l’affiche. On pouvait raisonnablement s’attendre à un docu-fiction syncopé, aux plans ultrarapides en contrepoint d’interviews à mourir d’ennui, le tout ponctué d’images figées destinées à combler le vide. On s’imaginait découvrir Ayrton Senna sous les traits d’un héros (presque) invincible et formidable, parangon du pilote téméraire de film hollywoodien. Bref, quelque chose d’artificiel et de beaucoup moins palpitant que le clip de <em>Testarossa Autodrive</em> de Kavinsky. Pourtant, le film qu’Asif Kapadia consacre au pilote de formule 1 brésilien évite tous les pièges du documentaire et constitue un magnifique témoignage d’une carrière fulgurante. <span id="more-4156"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/09/affiche-senna-kapadia.jpg" alt="Affiche du film Senna d&#039;Asif Kapadia" title="Affiche du film Senna d&#039;Asif Kapadia" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-4157" />Pour réaliser Senna, le réalisateur Asif Kapadia, le producteur James Gay-Rees et le scénariste Manish Pandey ont effectué un gigantesque travail de recherche et ont collecté plus de 300 heures de vidéos. Outre les archives de conférences de presse, d’interviews, d’émissions télévisées et des courses, de nombreuses images rares ou inédites comptent parmi les moments forts du film. Plus qu’un pilote, c’est un monde inconnu et éminemment politique qui fait son apparition, gouverné par l’argent et par la poigne du despotique président de la Fédération internationale de l’automobile d’alors, Jean-Marie Balestre. Entre deux épreuves du championnat, on découvre ainsi les briefings d’avant-course, les discussions officieuses avec les juges de course, l’envers des classements, les pilotes dans la tension palpable d’avant départ. On y voit Ayrton Senna, tout jeune, se lancer à fond sur le circuit de Monaco, décidé à faire savoir à tous les autres qu’il est le plus rapide. La caméra embarquée nous montre un homme qui repousse sans cesse les limites de son véhicule ; le temps que le spectateur se rende compte de ce qui se passe, Senna amorce déjà le virage suivant. Il ne s’agissait pas de gagner mais de faire toujours mieux, d’emmener la voiture là où elle n’était jamais allée. Lorsque, dans le casque, son manager lui lance « Ralentis, tu as trop d’avance », on a peu de peine à imaginer l’état de concentration presque divin du pilote. Jusqu’à l’accident : Ayrton Senna frôle le rail et immobilise sa voiture. Sa fougue lui coûtera la course, mais le sacrera définitivement auprès du public.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/09/senna-podium-mclaren.jpg" alt="Ayrton Senna (c) Norio Koike" title="Ayrton Senna (c) Norio Koike" width="280" height="185" class="alignleft size-full wp-image-4160" />A ces exploits viennent s’ajouter la sympathie des gens pour l’indomptable et naïf Ayrton Senna, celui qui découvre avec tristesse un univers de gros sous et de pouvoir, qui exulte et pleure lorsqu’il gagne Interlagos, l’homme dont le sourire contagieux met en transe 150 millions de Brésiliens. Ayrton s’engage pour son pays, alors en proie à une immense pauvreté, et fait flotter aux quatre coins du monde le drapeau jaune et vert. Le film d’Asif Kapadia retranscrit l’humanité du pilote de formule 1 sans pour autant tomber dans une vaine déification. Sa part d’ombre est aussi présente, notamment dans sa relation trouble avec Alain Prost, tour à tour coéquipier et concurrent, également sacré plusieurs fois champion du monde. Deux pilotes exceptionnels au parcours similaire, l’un surnommé « le Professeur » à cause de son approche réfléchie et pragmatique, l’autre faisant une large place à la spiritualité et à la foi, à la spontanéité et au plaisir. Des « meilleurs ennemis » comme en raffole le cinéma : les adversaires bientôt amis de <em>Jours de tonnerre</em> (Tony Scott, 1990), les  rivalités de <em>Grand Prix</em> (John Frankenheimer, 1966), du <em>Mans</em> (Lee H. Katzin, 1971) ou encore de <em>Driven</em> (Renny Harlin, 2001). Sauf qu’ici, tout est vrai, et même mieux… Kapadia réussit le tour de force de construire <em>Senna</em> comme un élégant biopic. La mosaïque qu’il crée est de toute beauté, les imperfections des archives participant au charme du film. Le réalisateur laisse parler les images, la voix des témoins – anciens commentateurs, professionnels de la F1, amis et famille – ne constituant qu’un fil narratif subtil et effacé.<br />
Le rythme s’en trouve soutenu, la narration parfaitement fluide. Même si les violons appuient un peu trop certains passages, notamment la tragique scène finale à Imola en 1994, le respect du matériau et de la mémoire des personnages est tel que Senna constitue un magnifique documentaire qui sort largement des limites du monde automobile, et rend avec brio le parcours d’un homme d’exception. Encore mieux que Kavinsky.</p>
<p>&nbsp;<br />
Senna<em>, de Asif Kapadia. Angleterre, France, Etats-Unis, 2010. Prix du Meilleur documentaire au Festival de Sundance 2011. Sortie le 25 mai 2011. Sortie en DVD le 25 octobre 2011.</em></p>
<p><center><object width="500" height="281"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xlcyt8"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xlcyt8" width="500" height="281" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></center></p>
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		<title>Lettre d&#8217;un fan à Steven Seagal</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 13:31:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cher Steven, c'est avec beaucoup d'émotion que je prends la plume pour t'écrire enfin, nonobstant les moqueries et quolibets de mes compagnons d’armes qui te considèrent péremptoirement comme le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><font size= "+4">&ldquo;</font><br />
<h3>Cher Steven,</h3>
<p>C&#8217;est avec beaucoup d&#8217;émotion que je prends la plume pour t&#8217;écrire enfin, nonobstant les moqueries et quolibets de mes compagnons d’armes qui te considèrent péremptoirement comme le Jean-Claude Van Damme nippo-américain. Oui, Jean-Claude, celui qui te chercha des noises à plusieurs reprises il y a quelques années, voulant absolument t’affronter en combat singulier. Combat ridicule que tu sus décliner, allant même jusqu’à t’excuser de l’éventuel tort que tu avais pu faire à la star belge. A l’époque, il n’avait fallu qu’un pas à Sylvester Stallone pour déclarer avec une certaine idiotie stéroïdienne que si tu avais refusé le duel, c’est que tu crevais de trouille. C’est d’ailleurs en partie ce qui explique ton absence du casting musclé de la franchise <em>Expendables</em>… Evidemment, toi et moi savons qu’en tant que dieu du combat rapproché, si ta rencontre avec Van Damme avait eu lieu, elle aurait été douloureuse et amère pour le karatéka mal intentionné.</p>
<p>Mais nous nous écartons du sujet. A 12 ans je débute le karaté, parce que j’adore l’Asie &#8211; la notion de zen me semble alors incroyablement plus forte que tout le reste -, parce que balancer un coup de pied dans les airs, ça le fait bien, et parce qu’il n’y a pas d’autres disciplines martiales à côté de chez moi. A cette époque, <em>Nico</em> <a href="#ref">(1)</a> sort à peine et personne n’a encore entendu parler de Steven Seagal. Mes héros s’appellent Bruce Lee, Jackie Chan, Chuck Norris et Jean-Claude Van Damme.<span id="more-3706"></span></p>
<p>Et puis sort au ciné <em>Piège en haute mer</em>, un film d’action signé Andrew Davis  avec Tommy Lee Jones et un certain Steven Seagal. Si le film n’est pas vraiment un chef-d’oeuvre, il me rend curieux. Etrange, ce type imposant à l’humour pince-sans-rire qui manie le couteau à la perfection et se bat… comme personne d’autre. Parce qu’il faut bien dire que l’aïkido, l’art martial que tu nous montres à l’écran, est alors quasi inconnu chez nous. C’est moi-même bien plus tard que je le pratiquerai. Bruce Lee puis Van Damme nous ont habitués aux bourre-pifs et aux coups de latte, vaguement aussi au nunchaku. Mais alors les clés de bras et les saisies, le sabre façon Toshiro Mifune, on n’avait jamais vu ça. </p>
<p>Il faut désormais que j’en sache plus sur toi, ô grand maître. Internet n’existe pas encore, et trouver à la fois des infos et les films relève parfois de l’impossible. Heureusement qu’autour de moi circulent des amateurs de films d’action plus âgés qui possèdent quelques pépites, à commencer par le graal : une VHS à la qualité toute discutable de <em>Nico</em>, ton premier film « nourri de ta propre existence ». C’est par ces termes que naît ta légende : un artiste martial, l’un des plus hauts gradés du monde, qui a pratiqué au Japon, parle japonais, a eu un passé trouble et des liens avec la mafia. <em>Nico</em> devient une bombe, la porte d’entrée à un univers dangereusement violent mais excessivement jouissif. On y est plus proche de <em>La Légende du grand judo</em> de Kurosawa que de <em>Kickboxer</em>. Tout à coup, les bastons ressemblent à des casse-tête impossibles à résoudre, trop compliqués, trop rapides, trop… génial. Les coups de pied et les coups de poing, c’est facile d’en saisir la stratégie pavlovienne ; celui qui gagne, c’est celui qui tape le plus fort. Les réalisateurs ménagent les combats pour faire durer le suspense. Dans leurs films, Van Damme ou Stallone sont incapables de gagner un combat sans s’être fait laminer avant. Il doit y avoir une philosophie là-dedans : tu gagnes si tu en chies d’abord.</p>
<p>Dans tes films, dès le début, c’est complètement différent. Les combats sont soignés mais expéditifs ; ça ne dure jamais longtemps, tu cherches l’efficacité et non le plaisir bestial des jeux du cirque. On a beaucoup reproché à ton cinéma de faire l’apologie de la violence à outrance sans réflexion, mais pour moi, ça a toujours été l’inverse : en tranchant avec la production de l’époque, en étant un combattant quasiment invincible, jamais mis en défaut, tu portes haut les valeurs traditionnelles des arts martiaux et le code d’honneur du Bushido <a href="#ref">(2)</a>. En cela, tu es un héritier de Bruce Lee. L’adjectif « martial » suppose qu’on soit déterminé à aller au bout, à s’engager totalement. Dans son <em>Hagakure</em>, Jocho Yamamoto <a href="#ref">(3)</a> écrivait : « La voie du samouraï, c’est la mort. » La formule a longtemps été mal comprise ; elle ne suppose pas que tout samouraï doive mourir, elle suppose que tout samouraï doive vivre avec la mort. S’y attendre, ne pas en avoir peur pour mieux l’appréhender. <em>Nico</em>, <em>Justice sauvage</em> ou <em>Désigné pour mourir</em> sont des films martiaux qui ne se perdent pas en combats interminables et improbables, le héros de ces films est bien plus authentique que les héros-martyrs bodybuildés qu’on voit à l’époque. Si la morale est douteuse, c’est le cinéma d’action qu’il faut blâmer, pas tes films.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/07/bandeau-steven-seagal.jpg" alt="Steven Seagal, aïkidoka, comédien, bluesman, bouddhiste" title="Steven Seagal, aïkidoka, comédien, bluesman, bouddhiste" width="640" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-3751" /></p>
<p>Ton engagement « martial » sort même du cadre du combat et du cinéma. En 1994, tu réalises <em>Terrain miné</em>, tu t’y affiches en tenue indian-new age pour la première fois et tu fais de ce film un manifeste écolo rempli de messages à ton public. A partir de là, tu t’investiras pleinement dans cette cause, comme dans celle du Tibet, te convertissant au bouddhisme et apprenant le tibétain. Les journalistes sarcastiques critiqueront ces engagements contradictoires avec la violence prônée dans tes films ; ils saisiront aussi la moindre occasion pour te moquer (par exemple cette fois où, interviewé, tu expliques être venu au monde avec le don de clairvoyance – du pain bénit pour tes détracteurs qui écriront « Steven Seagal se prend pour Dieu »). Honte à eux.</p>
<p>A l’exception de quelques films « <em>direct to video</em> » de piètre qualité (même si j’admets avec bonheur que tu es bien loin des pathétiques productions tournées sans le sou dans les pays de l’Est il y a une dizaine d’années), tu te fais désormais rare au cinéma, mais je te regarde avec délectation dans l’émission <em>Au service de la loi</em> <a href="#ref">(4)</a> dispenser tes sages conseils et tes clés de bras, brouillant encore un peu plus les pistes sur ton identité, nourrissant tes contradictions. Rien que pour te voir tenir un flingue dans la vraie vie exactement de la même manière nonchalante que dans tes films, ça vaut le coup. Ton travail/rôle dans l’émission me fait penser au personnage d’Arnold Schwarzenegger dans <em>Last Action Hero</em> : le héros de cinéma franchit la toile pour se retrouver justicier dans la vraie vie, avec tout ce que cela implique de situations étonnantes. Respect, man.</p>
<p>Récemment, ton apparition dans <em>Machete</em> laissait aussi présager un retour au cinéma. Le bandit mystique que tu joues est bien la meilleure raison (la seule ?) d’aller voir ce film. C’est fou comme les gens passent à côté de ton humour et de ton autodérision ; certains dialogues de tes films sont pourtant bien trop testostéronés pour être pris au premier degré <a href="#ref">(5)</a> ! C’est évidemment de la blague, une façon de faire dans la légèreté tout en pétant des jambes. Du reste, tes apparitions dans des shows télé montrent un homme charmant et drôle, toujours prêt à se moquer de son image. En 1998, ton <em>cameo</em> face à Billy Crystal dans <em>Le Géant et moi</em> <a href="#ref">(6)</a> était à mourir de rire.</p>
<p>Mais la cerise sur le gâteau, je crois que c’est ton rôle terrible de Cockpuncher dans le film à sketches <em>The Onion Movie</em> <a href="#ref">(7)</a> ! Il n’y a pas : tous ces passages te rendent monstrueusement fascinant. D’ailleurs, pourquoi il n’existe pas en France une interview digne de ce nom à ton égard ? Toutes celles qu’on trouve filent au ras des pâquerettes en se moquant de ce que tu incarnes, ou sont exclusivement concentrées sur le sport <a href="#ref">(8)</a>, ou encore sur tes albums de blues <a href="#ref">(9)</a>, plutôt bien foutus au demeurant. Il faudrait écrire un papier complet qui te rende justice – une longue entrevue, divisée en thématiques, sur le Japon, l’aïkido, le cinéma, la musique, le bouddhisme et la spiritualité, ton image, même tes déboires juridiques… T’ai-je dit que j’étais journaliste ? </p>
<p>Cher Steven, roi du <em>kote gaeshi</em>, j’aimerais, un jour, m’entretenir avec toi.</p>
<p>Bien à toi,</p>
<p align="right">ジヤン　ニコラ</p>
<p><a href="#ref" name="ref" id="ref"></a></p>
<p align="right"><font size= "+4">&rdquo;</font></p>
<p><em><strong>Notes à l&#8217;intention des curieux :</strong><br />
(1) </em>Nico<em> (Above the Law) de Andrew Davis, 1988. L’acteur y impose déjà son style, et il joue – quand même – aux côtés de Pam Grier et Sharon Stone.</p>
<p>(2) Le bushido (littéralement « la voie du guerrier ») est le code d’honneur que les samouraïs japonais devaient observer.</p>
<p>(3) Le </em>Hagakure<em> est l’ensemble des enseignements de Jocho Yamamoto, écrit vers 1710 et qui prêche le respect du bushido.</p>
<p>(4) </em>Au service de la loi<em> montre Steven Seagal en tant qu’adjoint du shérif en Louisiane. Il met les malfrats en tôle, fait la leçon aux drogués, entraîne les recrues à se défendre et participe à des soirées de charité. La série commence comme ça : « Depuis 20 ans, Steven Seagal participe au travail du bureau du shérif pour le comté de Jefferson en Louisiane. Cette seconde vie, il l’avait gardée secrète… jusqu’à maintenant. » 100 % testostérone.</p>
<p>(5) Un extrait des répliques à savourer de </em>Terrain miné<em> :<br />
<center><iframe frameborder="0" width="480" height="264" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x6db69?hideInfos=1"></iframe></center><br />
<br />
(6) Dans </em>Le Géant et moi<em> (My Giant), Steven Seagal joue son propre rôle : il se fait remettre à sa place par un gamin de 10 ans et tourne en dérision sa réputation d’acteur incontrôlable sur les plateaux de tournage.</p>
<p>(7) Dans la lignée du </em>Hamburger Film Sandwich<em> de John Landis, </em>The Onion Movie<em> a été tourné en 2003, c&#8217;est une suite de sketches, parmi lesquels la fausse bande-annonce de </em>The Cockpuncher<em>, avec Steven Seagal. La voici :<br />
<center><iframe width="480" height="360" src="//www.youtube.com/embed/mMByDfFMPcE" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
<br />
(8) 7e dan d’aïkido, un grade que peu de gens ont dans le monde, et aussi gradé dans d’autres disciplines martiales. Steven Seagal est également coach pour des sportifs de MMA (mixed martial arts, l’équivalent de l’ultimate fighting) et a participé à de nombreuses démonstrations publiques de son savoir-faire inégalé en la matière.<br />
<br />
(9) Passionné de blues, il sort en 2005 l’album </em>Songs From the Crystal Cave<em>, un mélange de ses influences world-country-blues, dans lequel il défend notamment ses positions en faveur du bouddhisme et de la spiritualité. En 2006 il enregistre </em>Mojo Priest<em>, un second album beaucoup plus blues, auquel participe entre autres Bo Diddley. Il y reprend plusieurs grands standards américains et est salué par la presse musicale.</em></p>
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