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	<title>Grand Écart &#187; Etats-Unis</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le Village des damnés et Vidéodrome</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 21:36:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[David Cronenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[John Carpenter]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h2>par Docteur Cronenberg et Mister Carpenter</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/04/village-des-damnes-john-carpenter.jpg" alt="Le Village des damnés, de John Carpenter" width="280" height="262" class="alignleft size-full wp-image-27703" />Si l’envie vous prend de découvrir ou revoir dans des conditions optimum, deux œuvres de deux des plus formidables artisans de l’horreur fantastique, alors ces coffrets sont faits pour vous.</p>
<p>John Carpenter et David Cronenberg. Quoi de plus différent que ces deux-là ! Le populo contre l’intello. Et pourtant. Quoi de plus semblable que ces deux cinéastes subversifs et engagés, fervents critiques des communautés et des individus qui les composent. Un temps décriés et haïs, ils sont aujourd’hui les figures incontournables d’un genre toujours mésestimé.<br />
Dans <em>Le Village des damnés</em> et <em>Vidéodrome</em>, Carpenter et Cronenberg se plaisent à déformer les corps et les esprits pour mieux dénoncer les auteurs de ces abominables sévices. Il faut voir pour y croire. Mais qui sont les auteurs de ces crimes ? Ceux qui nous mentent, nous manipulent, nous avilissent et nous ridiculisent ? Le message de Carpenter et Cronenberg est limpide ; regardons-nous dans la glace. </p>
<p><em>Le Village des damnés</em> (1995) dépeint le traumatisme d’une petite bourgade rurale après la naissance simultanée d’enfants dotés de superpouvoirs. Ces gamins, monstres aux cheveux d’or, déambulent dans les rues, s’exhibent comme des dieux jusqu’à aspirer le moindre souffle de vie chez des habitants qui se sentent harcelés, étouffés, tourmentés, réduits à de sombres idiots. C’est tout un mode d&#8217;existence qui s’effondre, l’essence même de la société villageoise classique, pourrie et sclérosée dans ses vieux oripeaux, ses vieilles coutumes et ses vieilles habitudes.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/04/videodrome-david-cronenberg.jpg" alt="Videodrome, de David Cronenberg" width="280" height="190" class="alignright size-full wp-image-27704" />Dans <em>Vidéodrome</em> (1983), Cronenberg nous propose d’observer les conséquences sur le corps et la psyché des pires dépravations de la société contemporaine à travers l’utilisation des médias. C’est le modèle de l’individu qui vit dans son mirage urbain, esseulé, monomaniaque, paranoïaque et angoissé qui s’effondre à son tour.</p>
<p>Les deux cinéastes déboulonnent avec cynisme le monde d’hier et d’aujourd’hui. Chacun à leur manière parlent de toxicité. Chez Carpenter le poison est dans l’air. Chez Cronenberg, il est davantage programmé en chacun de nous. Les deux font état de notre faiblesse et de notre dégénérescence. C’est joyeux. Vive la vie !</p>
<p>Le coffret du <em>Village des damnés</em> est bourré de suppléments quand celui de <em>Vidéodrome</em> nous propose l’un des premiers longs de Cronenberg, <em>Crimes of the Past</em>. Le top !</p>
<p>Ces deux merveilles remastérisées sont disponibles en blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Le panier garni du printemps 2021</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 17:01:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant et la sagacité de Paul Schrader, voilà ce qui vous attend. Y a même du Jean-Claude Brialy ! Non mais, attendez, on vous soigne.<br />
&nbsp;</p>
<h2>Coffret Simenon</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/04/la-mort-auguste.jpg" alt="La mort d&#039;Auguste" width="280" title="La mort d&#039;Auguste" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27681" />L’œuvre de Georges Simenon inspire les cinéastes les plus prestigieux et ce, depuis les années 1930 et <em>La Nuit du carrefour</em> de Jean Renoir. D’ailleurs, nous profiterons bientôt de l’interprétation de Gérard Depardieu en commissaire Maigret dans Maigret et la jeune morte sous la direction de Patrice Leconte. Parmi les adaptations les plus réussies, citons <em>Le Voyageur de la Toussaint</em> (Louis Daquin), <em>Les Fantômes du chapelier</em> (Claude Chabrol), <em>Le Chat</em> (Pierre Granier-Deferre), <em>L’Etoile du Nord</em> (Pierre Granier-Deferre), <em>L’Horloger de Saint-Paul</em> (Bertrand Tavernier), <em>Le Président</em> (Henri Verneuil) et tant d’autres…<br />
Il y a quelques années France 3 se réappropriait les romans durs et les classiques de l’auteur pour livrer une série de téléfilms très respectueux des ambiances qui aujourd’hui sortent en coffret. Une histoire à la Simenon tourne toujours autour du même postulat, à savoir une immersion au cœur d’une cellule familiale dysfonctionnelle appartenant à la moyenne bourgeoisie. Pourquoi « moyenne bourgeoisie » ? Parce qu’elle permet de disséquer une couche sociale qui ne veut plus faire partie du peuple et de ses petites gens et qui, désespérément, tente d’intégrer une classe plus prestigieuse à laquelle jamais elle n’appartiendra. Simenon ausculte comme personne ces petits notables de province, avides de pouvoir, qui maltraitent leur petit personnel, eux qui furent il n’y a pas si longtemps que cela leur semblable. <span id="more-27676"></span>Au cœur des enjeux « simenesques », des enfants innocents, des âmes déçus et aigris et de la rancœur, beaucoup de rancœur. L’adaptation de <em>La Boule noire</em> avec Bernard Campan est particulièrement réussie tout comme <em>La Mort d’Auguste</em> soutenu par un formidable trio composé de Jean-Pierre Darroussin, Bruno Solo et l’omniprésent Antoine Duléry. On peut y observer les plus méprisables comportements de la nature humaine. Jalousie, petites magouilles entre amis, amertume, tout le tableau périodique des défauts. Et c’est un pur régal ! <em>La Fuite de Monsieur Monde</em> avec Bernard Le Coq nous offre le portrait ciselé d’un homme déçu par la médiocrité de sa famille et qui décide sur un coup de tête de tout abandonner et de laisser les siens à leur triste sort (à savoir ne plus les couvrir d’argent et souffrir de leur mauvais caractère). Ces études psychologiques, criantes de vérité, nous sautent à la gueule tant elles semblent nous désigner personnellement. Quoi, moi ? A voir aussi <em>Jusqu’à L’Enfer</em>, <em>En cas de malheur</em>, <em>Les Innocents</em> et une très honorable version de <em>L’Escalier de fer</em> avec Laurent Gerra (si, si!).<br />
Coffret Simenon chez Elephant Films.</p>
<h2>Un peu d’histoire&#8230;</h2>
<p>Au rayon téléfilms et séries estampillées ORTF, célébrons la réédition du feuilleton <em>Les Habits noirs</em> (1967) tiré de la saga littéraire éponyme du romancier Paul Féval. <em>Les Habits noirs</em> raconte les méfaits d’une bande de criminels sous la Restauration. Les 31 épisodes, courts et ramassés, racontent l’essentiel d’une époque troublée où rien ni personne ne semble digne de confiance. Si vous appréciez les séries vintage, le plaisir sera au rendez-vous. Les moyens sont ceux de la télé à la fin des années 1960 mais la qualité des dialogues et les références historiques emportent tout. Autre rareté « académique » issue de la télé française, la série Marie-Antoinette en quatre épisode de 90 minutes par Guy Lefranc vaut le coup d’œil. Si les ambitions formelles classiques peuvent rebuter, les soins apportés aux détails et aux événements font de cette série une référence en la matière et mieux car elle prend le parti de déconstruire l’aspect conte de fées de la vie à Versailles. Au bout du compte, se révèle une furieuse critique contre la monarchie et cette cour de fieffés empotés. Autre perle de la téloche, le téléfilm <em>Cinq-Mars</em> réalisé par Jean-Claude Brialy qui, entre deux cocktails onéreux, se permet le luxe de nous narrer avec brio l’ascension et la chute du préféré de Louis XIII, le bien nommé Henri Coëffier de Ruzé d&#8217;Effiat, marquis de Cinq-Mars qui tenta de fomenter un sale coup contre Richelieu et qui s’en mordit les doigts.<br />
Toutes ces œuvres sont éditées en coffret chez Elephant Films.</p>
<h2>Spike Lee, le community manager</h2>
<p>Avant d’arriver à nos moutons, un mot sur&#8230; <em>When the Levees Broke</em> (<em>Quand les digues ont cédé</em>).<br />
J’ai toujours apprécié le cinéma engagé de Spike Lee même si ses films possèdent quasi tous ce vilain défaut d’être trop long. Mais là, je vous invite et vous incite à goûter (et peut-être découvrir) chaque seconde de son meilleur film, <em>When the Levees Broke</em>, documentaire de près de 4 heures qui raconte avec force minutie les causes et les conséquences qui ont amené la ville de La Nouvelle-Orléans et une partie de la Louisiane à plier &#8211; et rompre &#8211; sous la force de l’ouragan Katrina en 2004. Spike Lee, lui, n’évite rien des problèmes qui ont pu causer cette catastrophe&#8230; évitable ! Politiques, habitants, universitaires, musiciens, hommes, femmes et enfants témoignent dans un flot de colère, de tristesse et d’amour. Voilà le chef-d’œuvre absolu de Spike Lee. Je profite même de cette tribune exceptionnelle sur Grand Écart pour vous conseiller l’immense (et je pèse mes mots !) bande originale du film composée par Terence Blanchard <em>A Tale of God’s Will (A Requiem for Katrina)</em> véritable hommage à la ville et à ses habitants disparus. Terence Blanchard, natif de La Nouvelle-Orléans (qui témoigne avec sa maman) livre une partition des plus délicates jamais entendue sur un label de jazz. Des torrents de larmes, je vous dis. Non, vous ne le regretterez pas.</p>
<p>Donc. Deux (bons) films de Spike Lee arrivent dans des versions certifiées « Haute Qualité » chez Elephant Films. Le premier, <em>Mo’Better Blues</em> raconte le parcours d’un trompettiste de génie, Bleek Gilliam, qui par passion pour la musique et sa musique en arrive à négliger sa famille, ses amis et tout son entourage professionnel. <em>Mo’Better Blues</em> marque la première collaboration « très réussie » entre le cinéaste et Denzel Washington. Le film s’inscrit adroitement dans l’hommage à la culture jazz et la reconnaissance des musiciens noirs au cœur de l’establishment new-yorkais. La Grande Pomme, ici magnifiquement filmée, rayonne de mille feux. Ce second film qui déboule dans les bacs se présente comme l’un des sommets de la carrière de Spike Lee, l’excellent <em>Jungle Fever</em>. A cette époque, Spike Lee enchaîne les succès et après <em>School Daze</em> (1988), <em>Do The Right Thing</em> (1989) et <em>Mo’Better Blues</em> (1990), <em>Jungle Fever</em> (1991) produit une vague d’indignation. En effet, les détracteurs de la culture interraciale voient d’un mauvais œil cette histoire d’amour illégitime entre un architecte noir et sa secrétaire blanche. <em>Jungle Fever</em> s’impose comme le drame du couple dans toute sa splendeur sur fond de préjugés raciaux. <em>Jungle Fever</em> n’est rien de moins qu’un film puissant et fiévreux porté par un Wesley Snipes des grands jours.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h2>Du Rififi au <em>New York Sun</em></h2>
<p>Notons la ressortie d’un film oublié de Ron Howard, <em>Le Journal</em>. C’est d’autant plus dommage qu’il soit sorti de nos mémoires car il est sans nul doute l’un des meilleurs films du cinéaste. Nous suivons sur 24 heures la vie trépidante d’Henry Hackett, rédacteur du journal <em>New York Sun</em> qui, harcelé d’un côté par sa chef de service et occupé de l’autre à prendre soin de sa femme qui est sur le point d’accoucher, tente de réfléchir à la place que lui offre le très prestigieux <em>New York Sentinel</em> pendant que se déroule dans les rues de la ville une histoire de meurtre prête à défrayer la chronique. Bref, ça n’arrête pas. Michael Keaton qui endosse le rôle d’Henry Hackett est génialissime. Le casting dans son ensemble, les situations, les dialogues, les rebondissements, les péripéties, c’est du grand art. Si vous désespérez à trouver un bon film sur le journalisme (hors les grands classiques du genre), vous ne saurez être déçus. Voilà une pépite oubliée qui mérite le devant de la scène.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h2>Et pour quelques classiques de plus</h2>
<p>Pour terminer cette sélection des plus éclectiques, je vous propose deux longs-métrages réalisés par deux maîtres du septième art. D’abord le thriller sacrément tendu de Gus Van Sant, <em>Prête à tout</em>, où une Nicole Kidman vénale et vénéneuse à souhait décide de se débarrasser de tous ceux et de toutes celles qui pourraient l’empêcher de vivre son rêve. Pour arriver à ses fins, la Nicole, comme on dit en Bourgogne, décide d’engager des petites frappes, des mineurs aussi dangereux que mignons. Trop mignons. Slurp qu’elle fait la Nicole avec sa langue.<br />
Et enfin voilà <em>Blue Collar</em>, le premier film de Paul Schrader en tant que réalisateur, proposé dans une édition digne de ce nom. Comme à son habitude, Schrader, ce vieil anar, nous emporte dans une diatribe antisociale où l’on ne sait plus vraiment qui des ouvriers (les cols bleus), des syndicalistes, des dirigeants ou des politiques sont les plus salauds. Ce pamphlet anticapitaliste avec Richard Pryor, Harvey Keitel et Yaphet Kotto (connu pour son rôle de Parker dans <em>Alien</em> et qui vient tout juste de disparaître) ne semble pas avoir vieilli d’un poil (à gratter). &#8220;Vous êtes tous des cons !&#8221; semble être l’expression favorite de l’artiste depuis près de 50 ans.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Westerns et films noirs</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 13:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour penser à autre chose qu’à ce foutu virus, nous avons concocté à votre intention une petite sélection de films noirs et de westerns. Avec comme coup de cœur le viscéral <em>Passeur d’hommes</em> et l’ultra-tendu <em>Midi gare centrale</em>. <em>La Peine du talion</em> et <em>Le Relais de l’Or Maudit</em>, deux westerns majeurs, devraient vous retourner le cerveau. Et n’oubliez pas d’éteindre votre téléphone et BFM !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Passeur d’hommes</em> (1979), de Jack Lee Thompson</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/passeur-hommes-mcdowell-thompson.jpg" alt="Passeur d&#039;hommes, de Jack Lee Thompson" width="280" height="134" class="alignleft size-full wp-image-27662" />La France occupée par le Troisième Reich, deux résistants demandent à un berger d’escorter le professeur Bergson et sa famille en Espagne, un pays neutre dans une Europe en guerre. Appelé le Basque, celui-ci accepte cette mission particulièrement périlleuse. Périlleuse parce que lui et les fugitifs doivent non seulement franchir les Pyrénées en plein hiver, mais surtout échapper à Von Berkow, un officier SS de la pire espèce, prêt à mettre la région à feu et à sang pour les arrêter…<br />
<em>Passeur d’hommes</em> a mauvaise réputation. Une très injuste mauvaise réputation car <em>Passeur d’hommes</em> est de ces films des années 1970 qui ne s’embarrassent pas des contingences du classique mais assument fièrement leurs outrances. D’abord les outrances d’un Malcolm McDowell (pléonasme) fardé en nazi fou d’Hitler jusqu’au bout du slip (qui rappelle à bien des égards Peter O’Toole dans <em>La Nuit des généraux</em>) qui n’ont rien à envier aux légendaires bougonneries d’un Anthony Quinn une nouvelle fois grimé en berger solitaire façon pâtre grec. Vulgaire pour les uns, absurde couillonnade pour les autres, <em>Passeur d’hommes</em> n’est rien de moins qu’une œuvre « pulp » qui préfigure <em>Inglourious Basterds</em> de Tarantino. Les paysages enneigés des Pyrénées apportent un indéniable supplément d’âme à cette chasse à l’homme bourrée de suspense. Entre deux séances de torture, le dernier quart d’heure est tout simplement tétanisant. <em>Passeur d’hommes</em> ne laisse pas indifférent et ça, c’est une grande qualité.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27657"></span></p>
<h2><em>Midi gare centrale</em> (1950), de Rudolph Maté</h2>
<p>Lorna Murchison, dont le père possède une importante fortune, est enlevée par des kidnappeurs qui espèrent obtenir, en échange de la jeune fille aveugle, une importante rançon. Mr Murchison est prêt à obéir aux ordres des ravisseurs mais la police découvre le drame. La gare centrale est dès lors sous une constante surveillance&#8230;<br />
<em>Midi gare centrale</em> est un thriller noir qui va à mille à l’heure. Sa durée, resserrée à 81 minutes, ne laisse aucune place aux fioritures ou aux longues plages de réflexion. Une vie est en jeu, il faut aller au plus vite. Le cinéaste et très grand technicien Rudolph Maté se sert des bâtiments de la grande ville (et notamment d’une gare, lieu des plus familiers) comme autant d’éléments nourrissant le danger. En effet, l’environnement urbain semble perpétuellement vivant, voire organique, tant la photo, les cadres et la lumière servent le déroulement de l’intrigue. Aux côtés de William Holden et Nancy Olson, Lyle Bettger interprète l’un des plus grands salauds de l’histoire du cinéma. Très recommandé.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Violence au Kansas</em> (1959), de Melvin Frank</h2>
<p>Marqué au fer rouge par la guerre contre le Mexique, Cam Bleeker s’évade de prison pour rejoindre la ferme où l’attendrait sa femme. Quand il y parvient, sérieusement blessé, il découvre que celle-ci est morte, et que les lieux sont désormais habités par une jeune veuve et ses deux enfants. Si Sam entreprend de s’établir auprès d’eux, les autorités le rattrapent. Contre sa liberté, le gouverneur lui propose un marché : capturer le hors-la-loi Luke Darcy&#8230;<br />
Ce western méconnu mérite d’être redécouvert. Non parce qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre du genre mais parce que le grand Jeff Chandler (vu dans <em>La Flèche brisée</em>) bouffe l’écran à chacune de ses apparitions. Quel charisme ! On plonge dans un Kansas en proie au désordre où hommes, femmes et enfants ne sont rien d’autre que les victimes collatérales des grandes huiles essentielles qui ne pensent qu’au fric et à leurs intérêts (politiques, donc !). <em>Violence au Kansas</em> nous fait penser qu’en 150 ans d’histoire rien n’a véritablement changé.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Californie en flammes</em> (1952), de Lew Landers</h2>
<p>Les années 1840. Si la Californie vit toujours sous domination mexicaine, Don Arturo Bordega et ses partisans se battent pour qu’elle intègre la jeune fédération des États-Unis. D’autres puissances étrangères manœuvrent aussi pour se l’accaparer, en particulier la Russie qui, pour déstabiliser la région, s’appuie sur la rapacité de bandes armées&#8230;<br />
Alors celui-là, les aficionados du genre l’attendaient depuis longtemps. Visez un peu ; un pan obscur de la grande histoire de l’Amérique dévoilé. La fameuse période où la Russie convoitaient les terres vierges de l’Amérique de l’Ouest. Des Rouges chez les Peaux Rouges ! Si la rareté ne fait pas la qualité, on peut autant apprécier <em>Californie en flammes</em> comme la curiosité qu’il est que pour les nombreux genres qu’ils brassent. Le plus souvent, on ne sait pas trop si l’on a affaire à un western ou un film de cape et d’épée. La Mexican « Zorro » Touch est très présente. Une évidence, il ne faut pas trop se monter le bourrichon car le traitement du sujet n’est pas des plus pertinents. On a vu mieux. Reste le charme suranné d’un film qui refait surface après avoir été remisé dans les placards durant des décennies.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>SPECIAL GLENN FORD</h2>
<h2><em>La Peine du talion</em> (1948), de Henry Levin</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/peine-du-talion-glenn-ford-henry-levin.jpg" alt="La Peine du talion, de Henry Levin" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27663" />Malgré le drapeau blanc que hisse un détachement sudiste en signe de capitulation, le colonel Devereaux ordonne à ses hommes de faire feu. Un massacre. Si son second, le capitaine Del Stewart, garde le silence sur ce crime de guerre, il le fait uniquement par amitié. Quand, la paix revenue, les deux hommes se retrouvent, Devereaux exerce d’une main de fer la fonction de juge. Nommé shérif, Stewart se rend à l’évidence que celui-ci sombre peu à peu dans la folie et qu’il couvre les méfaits de Carter, l’homme le plus influent de la région…<br />
Voici le western puissant par excellence qui raconte la folie d’un homme et son inexorable chute. Cet officier,  fou de guerre, ce juge, avide de justice expéditive, suscite autant le dégoût que l’admiration. Et c’est ce sentiment trouble qui nous étreint qui donne au film sa valeur et sa singularité. <em>La Peine du talion</em>, c’est l’histoire du manichéisme pour les nuls dans le Grand Ouest. Autant dire que l’affaire n’est pas aussi simple que prévue, et que ce foutu manichéisme peut être jeté aux orties. Dans le Grand Ouest, où se situe la frontière entre le Bien et le Mal ? Hein ? Je vous le demande. Le grand Henry Levin réalise un western complexe porté par deux magnifiques interprètes, Glenn Ford et William Holden.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Traquée</em> (1947), de Richard Wallace</h2>
<p>Stephen Prince, qui est banquier, et sa maîtresse Paula Craig décident de partir en emportant 250 000 dollars. Voulant faire croire à la disparition de Stephen, ils jettent leur dévolu sur Mike Lambert, qu’ils décident de tuer pour faire passer son corps pour celui de Stephen&#8230;<br />
Ce petit film noir à Papa ne manque pas de charme. Glenn Ford et Janis Carter évoluent au cœur d’une trame machiavélique. Efficace.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Le Relais de l’Or Maudit</em> (1952), de Roy Huggins</h2>
<p>Commandés par le major Matt Stewart, des soldats sudistes attaquent un convoi nordiste transportant de l&#8217;or. Si une de leurs victimes leur apprend que la guerre est terminée depuis un mois, il est désormais trop tard. Désormais considérés comme des bandits, ils se rendent à l&#8217;évidence qu&#8217;ils ont été manipulés par leur officier supérieur. En gardant le butin pour eux, ils deviennent à leur tour des proies, prises en chasse par tous les hors-la-loi de l&#8217;État, ainsi que par les représentants de la loi…<br />
<em>Le Relais de l’Or Maudit</em> est un très grand western. Forcément, quand un scénariste de renom (Roy Huggins) déploie tout son talent au poste de réalisateur, il y a fort à parier que le résultat final soit à la hauteur des enjeux. Et ça l’est ! Le film propose une articulation de chapitres maîtrisés de bout en bout qui tendent à préparer un final haut en couleur. En premier lieu, nous vivons une succession de morceaux de bravoure qui posent le ton pour se conclure sur un huis clos tendu où toutes les certitudes que nous avions sur les personnages s’évanouissent en un claquement de colt. <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> ne cesse de nous interroger sur les affres de la nature humaine. C’est du grand art ! Évidemment, si le cast aux petits oignons y est pour beaucoup (Randolph Scott et Lee Marvin en tête) dans la sublimation du scénario et la mise en scène de Huggins, le prestige de l’équipe technique avec Yakima Canutt (le plus grand coordinateur/cascadeur de Hollywood) et Charles Lawton Jr (chef opérateur de <em>3h10 pour Yuma</em>) achève d’inscrire <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> dans le panthéon du western.<br />
Disponible en DVD et en blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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		<title>Les grandes séries : La Caravane de l&#8217;étrange</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2020 03:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour inaugurer ce premier nouveau rendez-vous avec des séries rentrées dans l'histoire de la télévision, <em>La Caravane de l'étrange</em> semble toute désignée. Ce bijou télévisuel devenu aujourd'hui un véritable...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> (<em>Carnivàle</em>), HBO, 2003-2005</h2>
<p>Pour inaugurer ce premier nouveau rendez-vous avec des séries rentrées dans l&#8217;histoire de la télévision, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> semble toute désignée. Ce bijou télévisuel devenu aujourd&#8217;hui un véritable objet de culte ne cesse encore et encore de marquer les esprits par sa magie et son bestiaire extravagant. Malheureusement, elle a été annulée au bout de 2 saisons. Pourquoi ? Non parce qu&#8217;elle était nulle, bien au contraire, mais parce que trop cher, trop immense, trop tout… mais quelle série !</p>
<p>Produit par Daniel Knauf<br />
Avec Michael J.Anderson, Tom Clancy, Nick Stahl, Clea DuVall &#8230;<br />
24 épisodes X55&#8242;</p>
<h3>L&#8217;histoire</h3>
<p>Les années 1930 aux Etats-Unis pendant le Dust Bowl. Une troupe de forains ambulants recueille Ben, un jeune homme poursuivi par la Police. Ben, qui possède un pouvoir extraordinaire, semble terrifié entre rêves prophétiques et cauchemars. La bande de freaks décide de veiller sur lui, en particulier Samson, le chef de la troupe, Clayton, le chef des ouvriers et Sofie, la diseuse de bonne aventure. Au même moment en Californie, un prêcheur méthodiste, animé par des rêves de grandeur, rassemble ses fidèles. <span id="more-27629"></span></p>
<p>Entre magie blanche et magie noire ou les bonnes raisons de voir <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> :</p>
<ul>
<li>Découvrir l&#8217;Amérique rurale pendant le Dust Bowl,</li>
<li>Vivre un périple au long cours épuisant et fantastique,</li>
<li>S&#8217;esbaudir devant les décors et les paysages naturels,</li>
<li>Se fondre dans l&#8217;ambiance merveilleuses des fêtes foraines du début du XXe siècle,</li>
<li>Côtoyer des freaks en roulotte tous plus intrigants les uns que les autres,</li>
<li>Éprouver l&#8217;un des plus grands mystères de l&#8217;histoire des séries avec « Le Grand Patron »,</li>
<li>Tenter de résoudre les énigmes et les secrets qui règnent en maître,</li>
<li>S’émerveiller devant le générique,</li>
<li>Pleurer devant l&#8217;histoire de Sofie,</li>
<li>Être enchanté et terrifié à chaque épisode.</li>
</ul>
<h3>Ce qu&#8217;il faut savoir</h3>
<p>Après <em>Rome</em>, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> devient la série la plus onéreuse de tous les temps. La chaîne HBO met les petits plats dans les grands, construisant de véritables décors (pas de fond vert et pas d&#8217;effets spéciaux !). A chaque épisode, les décors de la fêtes (chapiteaux et manèges) sont montés et démontés. Les coûts augmentent considérablement et, à l&#8217;instar de <em>Twin Peaks</em>, les audiences s&#8217;étiolent. Prévue sur 6 saisons, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> tiendra deux petites saisons le temps de boucler un arc scénaristique. Il était prévu que les héros partent pour l&#8217;Europe afin empêcher Hitler d&#8217;acquérir la bombe atomique. Son producteur, Daniel Knauf, attend patiemment de récupérer les droits de son œuvre. Tout espoir de suite n&#8217;est pas perdu.</p>
<p>Disponible en coffret DVD intégral.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-1.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="275" class="aligncenter size-full wp-image-27633" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-2.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="275" class="aligncenter size-full wp-image-27634" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-3.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="276" class="aligncenter size-full wp-image-27635" /></p>
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		<title>Rencontre avec Lorcan Finnegan</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 13:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>

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		<description><![CDATA[Précédé d’une flatteuse réputation validée par une pluie de nominations et de récompenses, notamment à Cannes et à Sitges, <em>Vivarium</em> aura eu le mérite d’animer une bien terne 27e édition du Festival de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Un bonheur insoutenable</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/lorcan-finnegan-portrait.jpg" alt="Lorcan Finnegan" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27464" />Précédé d’une flatteuse réputation validée par une pluie de nominations et de récompenses, notamment à Cannes et à Sitges, <em>Vivarium</em> aura eu le mérite d’animer une bien terne <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/27e-festival-film-fantastique-gerardmer-horreur-2020/" title="29/01-02/02 : 27e Festival du film fantastique de Gérardmer">27e édition du Festival de Gérardmer</a>. Un film délirant, stupéfiant et signifiant qui méritait bien quelques confidences de la part de son jeune réalisateur irlandais. Rencontre avec Lorcan Finnegan.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Vivarium</em> est une fable surréaliste, métaphorique et cruelle. Êtes-vous d’accord avec cette définition ?</strong></p>
<p>Oui, tout à fait. Même s’il y a tout un tas d’autres interprétations possibles.</p>
<p><strong>Sans oublier sa dimension politique&#8230; </strong></p>
<p>Sociopolitique serait plus juste.</p>
<p><strong>Justement, quels sont les sujets qui parcourent <em>Vivarium</em> ?</strong></p>
<p>Même si chacun y trouve l’interprétation qu’il souhaite, pour moi <em>Vivarium</em> est un point de vue sur un certain mode de vie que l’on a voulu nous vendre comme idéal à partir de la fin des années 1950. En réalité, c’est un modèle absurde et atroce ! Je ne parle évidemment pas de tous les lotissements ni de toutes les banlieues pavillonnaires mais plutôt de ces programmes immobiliers aberrants qui ont poussé au milieu de nulle part. Ils favorisent l’individualisme tout en brisant les individus. Les promoteurs y vendent très cher du rêve à grand renfort de marketing à des gens qui y seront prisonniers pour la vie. Une vie de cauchemar qu&#8217;ils vont passer à rembourser des prêts où les contacts sociaux sont réduits au minimum et où il doivent faire des kilomètres en voiture chaque matin pour aller travailler. C’est quand même très étrange de faire ce choix de vie&#8230; <span id="more-27450"></span></p>
<p><strong>Comment est née l’idée du film ?</strong></p>
<p>Du boom économique qui a eu lieu en Irlande entre 2005 et 2008. À ce moment-là, ces programmes immobiliers ont poussé comme des champignons à travers tout le pays. Les banques accordaient des prêts sans compter et le gouvernement en tirait de gros bénéfices. Mais quand, en 2008, la crise des subprimes a éclaté, ceux qui avaient acheté se sont retrouvés piégés dans ces endroits sans âme. Revendre leur maison devenait impossible, personne ne pouvant plus les acheter, alors que leur niveau d&#8217;endettement grossissait dangereusement. Ces lotissements sont devenus des sortes de cimetières. J’ai connu personnellement pas mal de personnes dans ce cas&#8230; Ce sont toutes ces idées autour d’un contrat social mensonger que nous avons voulu explorer avec le scénariste Garrett Shanley.</p>
<p><strong>Votre vision est sombre. Pensez-vous que nous ayons définitivement perdu la partie face à ce système ?</strong></p>
<p>Sans doute pas si nous nous rendons compte de ce qui se trame à notre insu. La petite fille au début du film n’aime pas ce qu’elle voit (des oisillons morts après avoir été éjectés de leur nid par d’autres poussins plus forts) et c’est bien ! La prise de conscience est indispensable pour les générations futures.</p>
<p><strong>Y aurait-il derrière tout ça une forme de dictature du bonheur ?</strong></p>
<p>Sans doute est-ce la marque du capitalisme de nous imposer un idéalisme illusoire…</p>
<p><strong>Quel est le sens de cette scène d’ouverture naturaliste avec les oisillons ?</strong></p>
<p>Il s’agit de coucous, une race d’oiseaux qui pond dans le nid des autres avant d’abandonner ses œufs. Une fois nés, les poussins coucous dégagent du nid les autres oisillons pour être élevés et nourris de façon exclusive par leurs parents d&#8217;adoption. Ils ont un comportement de parasites. Après avoir vu un documentaire sur les coucous, avec Garrett nous nous sommes dit qu’ils feraient une bonne métaphore des promoteurs immobiliers. Voilà comment est née une des idées principales de l’intrigue. Sinon, c’est également une référence à la violence de la sélection naturelle qui sévit au sein de toutes les espèces, humains compris.</p>
<p><strong>Quel est le rôle des deux classiques de ska jamaïcain<sup>(1)</sup> des <em>60’s</em> que vous utilisez ?</strong></p>
<p>Ce sont des chansons qui parlent de pauvreté sur un rythme ensoleillé. De révolte sociale dans la bonne humeur. C’est à la fois de super morceaux et de formidables contrepoints, d’abord entre paroles et musique, puis entre la musique et la situation désespérée du couple à l’écran.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi le film de genre pour traiter votre sujet ?</strong></p>
<p>Le film fantastique permet d’avoir une grande liberté et de laisser libre cours à sa créativité. En se coupant de toute représentation du réel, on peut exagérer à souhait, utiliser toutes les perspectives que l’on veut pour montrer la complexité et l’étrangeté de nos comportements.</p>
<p><strong>Quelles ont été vos références pour ce film ?</strong></p>
<p>L’influence graphique de Magritte est évidente et était présente depuis le début dans le scénario. Je pense aussi aux films du Suédois Roy Andersson, notamment pour la lumière et la photographie, à <em>La Femme des sables</em> (1964) de Hiroshi Teshigahara, au <em>Dernier Survivant</em> (1985), un film de SF post-apocalyptique de Geoff Murphy et à <em>Lost Highway</em> de David Lynch.</p>
<p><strong>Et vos films préférés ?</strong></p>
<p>Qui sait, je ne les ai peut-être pas encore vus… Sinon, j’ai grandi avec les films d’horreur et les épisodes de <em>Twilight Zone</em> à la télévision, les films de David Cronenberg. J’aime tous les genres de films, du moment que c’est du bon cinéma. En aparte, j’aimerais dire qu’on me parle souvent de <em>Black Mirror</em> comme si c’était une référence de <em>Vivarium</em>. Mais la vérité est que le projet a été initié bien avant la diffusion du premier épisode de la série, qui est excellente par ailleurs. </p>
<p><strong>Votre prochain projet sera-t-il toujours un film fantastique ?</strong></p>
<p>Ce sera effectivement un thriller surnaturel sur le thème de la vengeance. Il y aura encore une dimension politique puisqu’il évoquera l’exploitation humaine en Asie liée à l’industrie occidentale de la mode. Grâce au cinéma, on peut envoyer des messages importants au plus grand nombre. Quoi qu’il en soit, j’ai besoin d’une thématique forte pour aller au bout d’un projet.</p>
<p>(1) <em>A message To You Rudy</em> (Dandy Livingstone, 1967) et <em>007</em> (Desmond Dekker, 1967).</p>
<p>&nbsp;<br />
Vivarium <em>de Lorcan Finnegan, avec Jesse Eisenberg, Imogen Poots. Etats-Unis, Irlande, 2019. En compétition au 27e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie le 11 mars 2020.</em></p>
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		<title>Mordez la poussière ! #13</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-films-mordez-poussiere-chevaliers-texas-2019/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 08:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d'hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s'en échapper. Quand le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d&#8217;hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s&#8217;en échapper. Quand le western sort des sentiers battus, il faut en profiter ! Alors savourez&#8230;<br />
</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/chevaliers-texas-ray-enright.jpg" alt="Les Chevaliers du Texas, de Ray Enright" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27277" /><strong><em>Les Chevalier du Texas</em> réalisé par Ray Enright avec Joel McCrea, Dorothy Malone, Alexis Smith, Zachary Scott&#8230;</strong></p>
<p>Durant la guerre de Sécession, Luke Cottrell, chef des francs-tireurs nordistes, brûle le ranch des « Trois Cloches », propriété de Kip Davis, Charlie Burns et Lee Price. Pour se venger, Kip décide de laisser sa fiancée Deborah et prend la route du sud pour retrouver Luke Cottrell et le punir. Afin de pouvoir reconstruire le ranch, Kip s&#8217;engage avec Rouge de Lisle, bientôt rejoint par Charlie, pour organiser un trafic d&#8217;armes pour le Sud. Lorsqu&#8217;enfin Kip revient dans la ville, il apprend que Deborah est amoureuse de Lee…<br />
<em>Les Chevaliers du Texas</em> n&#8217;est pas un western révolutionnaire. C&#8217;est une oeuvre solide (comprenez par là « traditionnelle ») portée par des acteurs non moins solides. Joel McCrea, Zachary Scott et Dorothy Malone crèvent l&#8217;écran au coeur de chaque scène. Cette histoire d&#8217;amour et d&#8217;abandon ne devrait pas laisser de marbre les fans de romance déceptive. En effet, si le genre western ne s&#8217;aventure que trop rarement sur le terrain de la psychologie, les scénaristes, Zachary Gold et James R.Webb, n&#8217;ont pas hésité à privilégier la profondeur des personnages au détriment de l&#8217;intrigue. Ici, le manichéïsme de bas étage n&#8217;est pas de mise car les héros ne sont pas vraiment des héros et les méchants pas si méchants. <em>Les Chevaliers du Texas</em> se regarde comme une étude de moeurs. Le technicolor est d&#8217;une beauté à couper le souffle. <span id="more-27273"></span><br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/streets-laredo-chevauchee-honneur-leslie-fenton-william-holden.jpg" alt="La Chevauchée de l&#039;honneur, de Leslie Fenton" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27278" /><strong><em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> réalisé par Leslie Fenton avec William Holden, Mona Freeman, Macdonald Carey, William Bendix&#8230;</strong></p>
<p>1878. Jim Dawkins, Reuben Wahoo Jones et Lorn Reming attaquent une diligence. Lorn oblige le bandit Charley Calico à rendre à Rannie Carter de l&#8217;argent pour la dédommager. Mais, au cours d&#8217;une poursuite, Jim et Wahoo d&#8217;un côté et Lorn de l&#8217;autre se perdent mutuellement. Pour sauver Lorn qu&#8217;ils ont retrouvé, Jim et Wahoo l&#8217;arrêtent et sont ainsi enrôlés dans les Texas Rangers. Lorn ne comprend pas l&#8217;attitude de ses amis. Il s&#8217;évade, les assomme et fuit. Lors dune patrouille, Jim et Wahoo retrouvent Lorn…<br />
<em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> est une pépite du genre, un petit miracle déjà porté à l&#8217;écran par King Vidor en 1936 sous le titre <em>Texas Ranger</em>. Derrière le savoir-faire du réalisateur Leslie Fenton et du scénariste Charles Marquis Warren, le grand William Holden nous offre, en canaille déboussolée, l&#8217;une de ses plus subtiles prestations. Comme pour <em>Les Chevaliers du Texas</em>, la puissance de l&#8217;intrigue ne réside pas dans l&#8217;enchaînement des péripéties mais dans l&#8217;évolution psychologique de ses personnages. On les observe faire le point sur des années d&#8217;errance et de mauvais choix, fragiles et perdus. Un très grand western.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/triomphe-buffalo-bill-jerry-hopper-charlton-heston.jpg" alt="Le Triomphe de Buffalo Bill, de Jerry Hopper" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27282" /><strong><em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> réalisé par Jerry Hopper avec Charlton Heston, Rhonda Fleming&#8230;</strong></p>
<p>1860. Buffalo Bill Cody et Wild Bill Hickok souhaitent établir un service de courrier entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest mais cette idée déplaît à certains qui voudraient que la Californie se détache de l&#8217;Union. Rance Hastings et sa sœur Evelyn font partie de ceux qui s&#8217;opposent au Pony Express. Cody s&#8217;éprend d&#8217;Evelyn, ce qui irrite Denny Russell qui l&#8217;aime depuis longtemps. Si l&#8217;opposition des Hastings est d&#8217;ordre idéologique, Joe Cooper ne pense en revanche qu&#8217;au contrat de courrier qu&#8217;il a avec le gouvernement.<br />
Cette histoire de Pony Express est un bonbon, la douceur qu&#8217;il fait plaisir de déguster une fin d&#8217;après-midi pluvieuse. Un dimanche de préférence. <em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> a le mérite de divertir autant que de nous instruire sur la création du modèle postal américain durant la seconde moitié du XIXe siècle. On y voit comment le Pony Express fut un élément essentiel dans la création du lien social entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest de l&#8217;Amérique. Quoi qu&#8217;il fasse, Charlton Heston est génial ! Voilà un western d&#8217;entertainement comme on les aime. Très recommandé.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/la-femme-qui-faillit-etre-lynchee-affiche.jpg" alt="La Femme qui faillit être lynchée, d&#039;Allan Dwan" width="217" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27279" /><strong><em>La Femme qui faillit être lynchée</em> réalisé par Allan Dwan avec Audrey Totter, Joan Leslie, John Lund&#8230;</strong></p>
<p>1865. Sally Maris rejoint son frère Bill qui tient le saloon de Border City, mais Bill est tué par Lance Horton qu&#8217;il menaçait. Pour payer les dettes de son frère, Sally est obligée de diriger le saloon. Elle se bat avec Kate Quantrill, la femme du chef de guerre, et affronte celle-ci dans un duel au revolver qu&#8217;elle remporte. Lorsque les Nordistes investissent la ville, Sally cache Kate et Lance Horton, qui en réalité est un capitaine sudiste.<br />
<em>La Femme qui faillit être lynchée</em> pourrait peut-être s&#8217;apparenter à un « feel good western » tant il est positif et solaire. Ici, ce sont les femmes qui mènent la danse. Le grand Allan Dwan réalise une œuvre féministe en diable qui présente avec force détails l&#8217;influence absolue de la société patriarcale à cette époque. Une femme au saloon d&#8217;accord, mais une femme patronne de saloon ! Alors là&#8230; <em>La Femme qui faillit être lynchée</em> est une œuvre généreuse sur l&#8217;amitié, la vraie, celle qui rebat les cartes et éclipse les tabous. Une pépite à redécouvrir.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/traquenard-sans-loi-utah-blaine-fred-sears.jpg" alt="Le Traquenard des sans-loi, de Fred Sears" width="176" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27283" /><strong><em>Le Traquenard des sans-loi</em> réalisé par Fred S. Sears avec Rory Calhoun, Susan Cummings, Angela Stevens, Ray Teal&#8230;</strong></p>
<p>Utah Blaine aide Joe Neal qui possède un ranch et doit faire face à Russ Nevers, à la tête d&#8217;une bande de vauriens, qui cherche à s&#8217;emparer de toutes les terres. Neal est assassiné, souhaitant que Utah et Angie Kinyon, dont le père a aussi été tué par Nevers, prennent soin de son ranch. Dans leur combat contre Nevers, Utah et Angie sont rejoints par Mary Blake dont le père a également été tué, et par Gus Ortmann, toujours ravi de se battre.<br />
Il faut savoir avant toute chose que <em>Le Traquenard des sans-loi</em> est une rareté. Alors merci Sidonis !Ce petit western à papa est une œuvre modeste qui va à l&#8217;essentiel. Pas de fioriture ! Les personnages dessinés avec soin provoquent une empathie réelle et rapide chez le spectateur. On ne s&#8217;ennuie pas une seconde devant cette histoire de vengeance et de rédemption. Rory Calhoun, comme à son habitude, dégage une force peu commune. Il nous rassure comme le font les héros de cinéma. Encore un chouette western psychologique.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
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		<title>La Frichti Sélection</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/douglas-sirk-tom-selleck-paul-leni-frichti-selection-2019/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 18:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Douglas Sirk]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection ne manque ni de charme, ni de piquant et encore moins d’originalité. Elephant Films nous sort de derrière les fagots quatre Douglas Sirk inédits, du muet tragique et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette nouvelle sélection ne manque ni de charme, ni de piquant et encore moins d’originalité. Elephant Films nous sort de derrière les fagots quatre Douglas Sirk inédits, du muet tragique et bidonnant et du culte de chez culte. Alors que demande le peuple ? Le peuple ne demande rien &#8211; à part la revalorisation du SMIC à 6000 euros net par mois, une baisse de la TVA de 20 % à 0,1 % &#8211; car il est forcément satisfait par cette nouvelle sélection. </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/magnum-tom-selleck.jpg" alt="Magnum" width="183" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27237" />Et vous savez quoi ? Nous allons commencer cette revue par une surprise avec la saison 6 de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/magnum-pi-hawai-tom-selleck-john-hillerman-higgins-saison-4-5-dvd/" title="Magnum : retour à Hawaï !">Magnum P.I.</a></em> Une saison surprenante qui dénote des précédentes. On y voit Magnum et Higgins régler leurs affaires personnelles en Angleterre (<em>Déjà vu</em> épisodes 1 et 2), Magnum endosser le rôle de surveillant au Gardens Hotel (<em>Hotel Dick</em> épisode 5) puis retourner chez lui après 13 ans d’absence (cet épisode 7, <em>La Lettre volée</em>, est sans aucun doute l’un des plus émouvants de la série). Dans cette saison 6, chaque personnage semble désabusé, prêt à quitter l’île définitivement, comme si l’aventure était terminée. L’épisode 14, <em>Coup de force</em>, où Higgins est accusé d’avoir volé 50 000 dollars à Robin Masters bouleverse nos repères. Higgins soupçonné d’avoir dépouillé Robin Masters de ces œuvres d’art … ? Cornegidouille, c’est impossible !! Plus qu’aucune autre saison, on sent que les scénaristes et les producteurs cherchent à se renouveler avant le bouquet final. Nostalgie et mélancolie habitent chacun des 21 épisodes. La restauration de l’image est exceptionnelle.<br />
<em>La saison 6 est disponible dans un coffret blu-ray.</em><br />
<span id="more-27235"></span><br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/demain-autre-jour-douglas-sirk.jpg" alt="Demain est un autre jour, de Douglas Sirk" width="220" height="280" class="alignright size-full wp-image-27238" />Chères et chers cinéphages, si nous poursuivions ces recommandations par <em>Le Joyeux Charlatan</em> (1953), un Sirk resté invisible durant six longues décennies. Pourquoi et comment l’œuvre d’un maître peut-elle rester à pourrir au fond d’un tiroir aussi longtemps ? Simple supposition ; <em>Le Joyeux Charlatan</em> est une œuvre hybride, une comédie musicale à la frontière de plusieurs genres, un barnum de première catégorie. Il y a fort à parier que les producteurs n’ont jamais su quoi en faire ni comment le vendre. Et pourtant, le résultat vaut le détour tant le charme sirkien agit instantanément (les décors, la mise en scène, le jeu des faux-semblants). Toutefois, je qualifierais ce long-métrage de totalement à part, où l’on ne comprend pas grand-chose de l’intrigue qui tourne autour d’une histoire d’amour et de l’audit d’un orphelinat en décrépitude. Après 90 minutes surréalistes, on peut s’interroger si Sirk n’est pas le véritable créateur du fameux Kamoulox. Si vous êtes fan des bizarreries vous ne serez pas déçus.<br />
Embrayons sans transition sur <em>All I Desire</em> (1953), tragique mélo sur fond de vie ratée. Le film ne fait pas dans la dentelle quand il explore le destin d’une actrice à qui rien ne réussit tant sur le plan professionnel que sur le plan privé. La critique virulente du milieu artistique et des illusions qu’il suscite chez les âmes passionnées et naïves rentre dans le lard bien comme il faut. Vous êtes prévenus, c’est d’une absolue cruauté !! Si après tout ça, vous ne comprenez pas les avertissements sur les dangers du monde du spectacle, Douglas Sirk aura failli. Barbara Stanwick est bouleversante dans son rôle de femme abandonnée. <em>All I Desire</em> délivre une partition dramatique qui perfore le cœur. Encore un grand Sirk.<br />
<em>Demain est un autre jour</em> incarne « Le » style Sirk par excellence. Une histoire de couple qui vire au cauchemar. Un couple qui étouffe, prisonnier et victime des convenances de la petite-bourgeoisie où l’un s’échappe pour tenter de survivre quand l’autre refuse catégoriquement de déroger aux règles de sa condition. C’est dans ces mélos venimeux où l’on peut le mieux admirer le talent de Sirk à faire l’examen des classes sociales américaines. Un chef-d’œuvre.<br />
<em>Les Ailes de l’espérance</em> (1957), qui n’est rien de moins qu’une œuvre culte en Corée, raconte le bombardement d’un orphelinat par l’aviation américaine et la tentative d’un officier supérieur de se racheter de sa bévue. Les intentions du soldat restent louables mais la naïveté des sentiments (au-delà du cucul la praline) écœure rapidement. Voilà un tragique film de guerre, une histoire vraie, où l’humour sert de simple pivot entre les autorités américaines et les enfants survivants. On ne sait pas trop si l’on doit pleurer ou trouver ça consternant. Un Sirk foiré. C’est rare ! </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/feerie-du-jazz.jpg" alt="La Féerie du jazz, de John Murray Anderson" width="280" height="215" class="alignleft size-full wp-image-27242" /><em>La Féerie du Jazz</em> (1930) de John Murray Anderson, l’une des premières comédies musicales en Technicolor que le monde n’ait jamais connue, revient sur l’importance du jazz dans la culture populaire américaine au cours du premier tiers du XXe siècle à travers un défilé de tableaux mêlant music-hall, comédie classique et animation. Cette orgie de spectacle délivrée en pleine période de Dépression nous en colle plein les mirettes et c’est peu de chose de le dire. La qualité des décors (le décorateur Herman Ross obtint l’Oscar), tous plus hallucinants les uns que les autres, sublime les partitions orchestrées par le Chef Paul Whiteman. Les critiques regrettent à juste titre l’absence de Sidney Bechet, Louis Armstrong ou Duke Ellington au générique. Ils ont bien raison ! C’était, paraît-il, pour ne pas faire de l’ombre à Paul Whiteman. Je vous laisse le soin d’apprécier les rapports cordiaux entre Blancs et Noirs. Je vous conseille tout de même de découvrir ce bijou intemporel. </p>
<p><em>L’Homme qui rit</em> version 1928. En Angleterre, à la fin du XVIIe siècle, le roi Jacques se débarrasse de son ennemi, le Lord Clancharlie, et vend son jeune fils, Gwynplaine, aux trafiquants d’enfants qui le défigurent. Le garçon s’enfuit et sauve du froid un bébé aveugle, Dea. Tous les deux sont recueillis par Ursus, un forain. Gwynplaine, baptisé &#8220;L’Homme qui rit&#8221;, devient un célèbre comédien ambulant. Le bouffon Barkilphedro découvre son ascendance noble et la dévoile à la reine Anne, qui a succédé au roi Jacques. <em>L’Homme qui rit</em> a le mérite de remettre en perspective les thèmes principaux du complexe roman de Victor Hugo, à savoir que le monde est un théâtre où tout n’est qu’apparence et dissimulation. Le cinéaste Paul Leni évite donc soigneusement de tomber dans l’écueil du surlignage propre au langage hugolien, proposant ainsi ses propres points de vue. Cette volonté de s’approprier la grammaire de l’artiste sans jamais la trahir font de cette version une grande réussite.<br />
Les fiancés en folie (1925), c’est l’adaptation d’une pièce de boulevard. Le personnage de Keaton doit se marier pour toucher son héritage et tout cela avant 19 heures. Un malentendu avec son amoureuse et une petite annonce pas très fine provoqueront une hystérie collective. Un parcours contre le temps pour toucher le pactole, un vaudeville bourré de marches effrénées et de courses-poursuites. Pas très fin, mais marrant.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/enfer-mecanique-elliot-silverstein.jpg" alt="Enfer mécanique, d&#039;Elliot Silverstein" width="280" height="219" class="alignright size-full wp-image-27239" />Pour terminer en beauté ce papier, j’annonce la sortie de trois pépites. La première pépite, <em>Enterré vivant</em> est un téléfilm ultra-culte chez les bisseux. Il s’agit du premier long-métrage de Franck Darabont. Rien que ça. Voilà une sordide histoire de couple autour d’un mari bafoué, empoisonné, enterré vivant et même pas mort ! Du coup, je vous le donne en mille, sa vengeance sera terrible. Terrible ! Le téléfilm (quant à lui) n’est pas terrible mais il réserve assez de qualité pour que l’on ne s’ennuie pas une seconde. La deuxième pépite est l’œuvre d’Elliot Silverstein, <em>Enfer mécanique</em> réalisé à la fin des années 1970. <em>Enfer mécanique</em> s’inscrit dans la veine de <em>Jaws</em> mais en lieu et place d’un requin on peut admirer une voiture démoniaque customisée comme un camion volé s’acharner sur des jeunes gens de bonne famille ! C’est badass à mort ! Une merveille de plaisir coupable. La beauté des montagnes de l’Utah n’est pas étrangère à la réussite de l’entreprise. Et pour terminer en beauté, je vous annonce une formidable édition du <em>Fantôme de Milburn</em> avec les grands Fred Astaire et Douglas Fairbanks JR. Suite au décès suspect de son frère, un homme retourne dans sa ville natale pour tenter de comprendre les raisons du drame. Ce dernier serait lié au Club de la Chaudrée, espèce de cercle littéraire qui compte parmi ses membres le propre père du héros. Apparemment anodines, les veillées au coin du feu au cours desquelles quatre vieillards se plaisent à partager des contes fantastiques dissimuleraient un sombre secret. <em>Le Fantôme de Milburn</em>, c’est le bonbon acidulé de la période « eighties ». On déguste là le feel-good movie fantastique par excellence. Certes, tous nos héros et nos héroïnes cabotinent un peu, mais les scénettes au cœur de la petite bourgade, le cercle d’amis, les souvenirs, l’enfance, les histoires au coin du feu… tout fonctionne à merveille. </p>
<p><em>Tous ces films sont disponibles en DVD/Blu-ray restauré 4K chez Elephant Films.</em></p>
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		<title>Magnum : retour à Hawaï !</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 17:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
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		<description><![CDATA[Après les chefs-d’œuvre cannois, revenons à des considérations plus terre à terre ; la télé, les années 1980, une paire de moustaches, Higgins, Zeus, Apollon...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les chefs-d’œuvre cannois, revenons à des considérations plus terre à terre ; la télé, les années 1980, une paire de moustaches, Higgins, Zeus, Apollon&#8230;</strong></p>
<h2><em>Magnum P.I.</em> saison 4</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/06/magnum-saison-4-tom-selleck-roger-mosley.jpg" alt="Magnum" width="280" height="207" class="alignleft size-full wp-image-27198" />La saison 4 des aventures de notre détective moustachu chéri et préféré est sans doute l’une des meilleures car l’une des plus profondes. Après une soixantaine d’histoires, où les arcs narratifs de chacun des personnages semblent enfin parfaitement posés, place aux épisodes qui font la part belle à l’introspection et aux remises en question. Pour rappel, les trois premières saisons insistaient davantage sur l’histoire d’Hawaï au sortir de la Seconde Guerre mondiale (entre croissance du tourisme de masse et croissance des conflits migratoires) et sur les traumas psychologiques vécus par Magnum, Rick et T.C. durant la guerre du Vietnam. A ce propos, le créateur et scénariste de la série, Donald Bellisario, déclare dans une récente interview disponible dans les bonus que <em>Magnum P.I.</em> valait plus qu’un soupçon de coolitude et qu’envisager à l’époque une étude critique de l’Amérique à fric des années Carter et Reagan n’était pas du luxe ! Bellisario, nabab parmi les nababs et aujourd’hui 83 ans au compteur, a toujours possédé ce sens de la formule et des réalités qui lui garantissent encore fortune et succès. Bref, cette quatrième saison se distingue par des scénarios qui ciblent davantage les histoires personnelles et familiales de Rick, Higgins, T.C. et Magnum.<br />
L’épisode 1, <em>Record battu</em>, se présente comme le plus emblématique de ce nouveau virage où confronté à une mort imminente, le héros se met à nu : parti faire du surf en solitaire, Magnum est pris dans un courant qui l’entraîne au large. A bout de forces, il se remémore quelques instants de son enfance… L’épisode 6, <em>Lettre à la duchesse</em> nous régale pour son flot de sarcasmes : Higgins, ravi d’accueillir lady Wilkerson à la propriété, lui propose de l’aider à vendre ses bijoux. Il tombe rapidement amoureux de la belle mais, hélas, elle n’a d’yeux que pour Magnum. Quelques jours plus tard, lady Wilkerson est enlevée… L’épisode 8, <em>La Dette</em>, nous présente toute la puissance de caractère de T.C., perso plutôt modéré d’ordinaire : au volant de la Ferrari de Robin, T.C. renverse un vétéran du Vietnam membre de la compagnie Delta 41, Léon Blatt. Boxeur déchu, celui-ci se produit désormais dans des tournées minables. T.C. décide de l’aider… L’épisode 11, <em>Le Prince de Jororo</em>, le plus émouvant, étonne par son absence de concessions et sa fin dramatique : Magnum assure la sécurité de Danny Lin, enfant de huit ans héritier du royaume du Jororo, venu à Hawaï avec son équipe de base-ball. On tente de l’assassiner…<br />
Si on sort un peu lessivés de ces 21 épisodes, le ton mélancolique apporte un indéniable supplément d’âme aux événements qui s’y déroulent. </p>
<h2><em>Magnum P.I.</em> saison 5</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/06/magnum-john-higgins-hillerman-saison-4.jpg" alt="Magnum" width="280" height="183" class="alignleft size-full wp-image-27199" />Et (re)voilà qu’à l’instar de la sous-préfète arrive la cinquième saison… Une saison bien plus fun et surprenante que la précédente mais pas moins enthousiasmante ! Les deux premiers épisodes, <em>Prémonitions</em>, resteront à jamais gravés au panthéon de l’histoire télévisuelle car ils nous gratifient de l’auguste présence de Sharon Stone, une Sharon Stone dans un double rôle de… sœurs jumelles ! Oui, vous avez bien lu, soeurs jumelles. Sharon Stone, pas encore Catherine Tramell mais vénéneuse à souhait, dégage un tel magnétisme qu’elle bouffe véritablement l’écran, éclipsant tous les autres protagonistes. Seul Higgins et ses formes généreuses rivalisent de beauté. Et puis déboule cet épisode 3, <em>Réapparition</em>, épisode pivot totalement surréaliste, où Magnum décide que son ancien ami Mac, disparu quelques années plus tôt dans une explosion, vivra désormais dans les traits de son sosie ! L’effet escompté fonctionne à merveille car à ce moment précis nous nous rendons compte du nouveau traumatisme vécu par le détective en nous rendant complices de ses hallucinations. Sous les couches de déconnade et de second degré se dessine tout simplement l’impossibilité de faire son deuil. Une idée géniale du producteur et scénariste Donald Bellisario. S’ensuit une palanquée d’épisodes où la rivalité entre Higgins et Magnum poussée à son paroxysme délivre des échanges d’une folle drôlerie ! Ahaha voilà ce que provoque la folle drôlerie sur nos zygomatiques. Jusqu’aux épisodes 15 et 16, <em>Tous pour un</em>, qui rompent l’ambiance hawaïenne pour nous emmener au Cambodge dans une périlleuse mission de sauvetage.<br />
Mac et Carole, deux proches de Magnum, jouent un rôle prépondérant dans l’intensité humoristique et la dramatisation de cette cinquième saison, encore meilleure que la précédente. Voilà qui promet pour la sixième ! </p>
<p>&nbsp;<br />
Magnum <em>(Magnum P.I.) de Glen A. Larson et Donald P. Bellisario, avec Tom Selleck, John Hillerman, Larry Manetti, Roger E. Mosley&#8230; Etats-Unis, 1980-1988.</em></p>
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		<title>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood, de Quentin Tarantino</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2019 10:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2019]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le pouls de la fiction</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/affiche.jpg" alt="Once Upon a Time... in Hollywood, de Quentin Tarantino" width="189" height="279" class="alignleft size-full wp-image-27147" />Qu’il était attendu le nouveau Tarantino. L’événement incontestable de cette édition du Festival, qui a vu certains faire plus de 4h de queue (en cumulé) pour pouvoir assister à l’une des projections. Deux jours durant, Tarantino a insisté pour que ceux qui ont vu le film en dévoilent le moins possible à ceux qui le verront. De quoi faire monter l’impatience d’un cran. La déception, aussi, une fois qu’on a enfin pu entrer dans une salle. C’est le risque et la contrainte du festivalier, condamné à l’immédiateté, de l’emballement comme du jugement. Il faudra certainement revoir ce <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em> pour l’apprécier à sa juste valeur.</p>
<p>Car pendant 2h de film, on se demande bien ce qu’il ne fallait pas dévoiler, tant l’action est minimale. Le dernier-né de Tarantino est bien plus une chronique qu’un récit. Celle du quotidien d’un acteur sur la pente descendante &#8211; génial Leonardo DiCaprio &#8211; et de sa doublure cascade &#8211; la renaissance de Brad Pitt. De Los Angeles en 1969 et ses hippies, d’Hollywood à l’aube d’un changement d’ère, entre la fin de l’âge d’or et l’avènement du Nouvel Hollywood. Leonardo DiCaprio, donc, est Rick Dalton, acteur connu pour une série télé terminée depuis 8 ans, et qui ne trouve plus sa place dans l’industrie. Portrait touchant d’un acteur en plein doute, lui qui a connu la gloire dans sa jeunesse et s’interroge sur un avenir peut-être bouché à la quarantaine. Le choix de Leonardo DiCaprio, star à 20 ans et que l’on n’a plus vu depuis 4 ans, malgré son Oscar si longtemps attendu pour <em>The Revenant</em>, rend le personnage d’autant plus poignant. A ses côtés, Brad Pitt, dont on avait oublié au fil du temps et des chroniques people qu’il est un grand acteur. Lui assume être un cascadeur vieillissant &#8211; même s’il peut encore mettre une raclée à Bruce Lee &#8211; et se contente de devenir progressivement un chauffeur, un assistant, un compagnon. C’est aussi, peut-être pour la première fois pour Tarantino, le film d’une amitié sincère et profonde entre deux de ses personnages. <span id="more-27146"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Leo2.jpg" alt="Once Upon a Time... in Hollywood, de Quentin Tarantino" width="280" height="188" class="alignright size-full wp-image-27150" />Comme toujours, <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em> est fait de longues séquences semblant sans lien les unes avec les autres, des digressions plus ou moins réjouissantes, permettant de sillonner la ville de l’enfance du réalisateur, et surtout de s’amuser à toute une série de pastiches retraçant la carrière de Rick Dalton. Un hommage appuyé et drôle à la télévision en noir et blanc et aux western-spaghetti (dont Sergio Corbucci, qui lui avait inspiré <em>Django Unchained</em>). Un hommage, aussi, aux cinémas de quartier, dans l’un desquels Sharon Tate (Margot Robbie) se rend pour voir l’un de ses films, <em>Matt Helm règle son comte</em>. Délicieuse scène où l’actrice se délecte autant de se voir que de voir les spectateurs la regarder. Car c’est l’autre sujet de <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em>, et le plus délicat. Rick Dalton a pour voisins Sharon Tate et Roman Polanski, pendant que, dans un ranch abandonné, Charles Manson forme ses disciples. C’est ici qu’il ne faut pas trop en dire. Pourtant, le choix de Tarantino pour raconter ce meurtre est emblématique de son rapport au cinéma. Toute son oeuvre a montré sa fascination pour les méchants et la violence. Mais des méchants pour de faux, du sang qui n’est que du liquide rouge. Quand ce sont de vrais méchants de la vraie vie, il les massacre, comme les nazis d’<em>Inglourious Basterds</em> et les esclavagistes de <em>Django Unchained</em>. L’amour du cinéma, pour Quentin Tarantino, c’est que la fiction vaut mieux que le réel. Et <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em> en est la déclaration.</p>
<p>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood<em> de Quentin Tarantino, avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie&#8230; Etats-Unis, 2019. En compétition du 72e Festival de Cannes. Sortie le 14 août 2019.</em></p>
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		<title>The Dead Don’t Die, de Jim Jarmusch</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2019 15:50:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>La farce tranquille</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/dead-don-t-die-jim-jarmusch.jpg" alt="The Dead Don&#039;t Die, de Jim Jarmusch" title="The Dead Don&#039;t Die, de Jim Jarmusch" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27027" />Quel que soit le genre auquel il se confronte, Jim Jarmusch imprime sa patte. Le western de <em>Dead Man</em>, le road-movie de <em>Broken Flowers</em>, les vampires de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/only-lovers-left-alive-jim-jarmusch/" title="Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch" target="_blank">Only Lovers Left Alive</a></em> et désormais les zombies de <em>The Dead Don’t Die</em> avancent au rythme lent, posé, presque serein malgré tout, qu’impose le cinéaste. Face aux montages saccadés et au déluge d’hémoglobine habituels, Jim Jarmusch met en place, pièce par pièce, son décor, ses personnages et sa situation. Tout le monde voit bien que ça ne tourne pas rond. Les horaires de jour et de nuit sont chamboulés, les téléphones portables ne fonctionnent plus, les montres s’arrêtent, les animaux se planquent. Autant de passages obligés des films catastrophes, enquillés ici sans que ça n’affole outre mesure. En conférence de presse, Jim Jarmusch a expliqué être autant terrifié par la vitesse à laquelle notre monde se dérègle que par notre apathie et notre incapacité à faire face à ce déclin. Et c’est cela qu’il montre. Un flic qui se borne à répéter sans cesse <em>« This is not gonna end well »</em>, <em>« tout cela va mal finir »</em>, mais qui, lorsque l’invasion zombie est effectivement là, reste avec ses collègues à regarder ça derrière la baie vitrée du commissariat avant de se décider à patrouiller. C’est le discours le plus pertinent du film, même s’il n’est pas nouveau. <em>« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »</em>, disait déjà Chirac en&#8230; 2002. <span id="more-27021"></span></p>
<p>Et c’est un peu le problème de <em>The Dead Don’t Die</em>. Hormis les réjouissants dialogues entre Adam Driver et Bill Murray, qui brisent allègrement le quatrième mur en parlant de la musique du film, de son scénario ou de leurs collaborations passées avec Jarmusch, le film sent un peu le réchauffé (climatique). La critique de la société américaine et d’un monde en perdition n’a rien de subtile. Elle passe par les gros sabots de Steve Buscemi en caricature de trumpiste plus prompt à accuser l’ermite local qu’à assumer ses propos racistes devant Danny Glover, par les très réguliers bulletins d’info montrant des industriels peu scrupuleux soutenus par un gouvernement tout aussi menteur, par le fossé entre les hipsters urbains et les ploucs locaux, se méprisant les uns les autres. Comme des scènes juxtaposées sans réel fil conducteur, le film se déroule jusqu’à un final improbable. Toute la pensée du film est résumée par les derniers mots de Tom Waits, observant tout ça depuis sa forêt : <em>« what a fucked up world »</em>, <em>« quel monde déglingué »</em>. Un peu court.</p>
<p>Finalement, c’est sans doute Edouard Baer qui aurait fait la version la plus intéressante de ce film. Lors de la cérémonie d’ouverture du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/72e-festival-cannes-inarritu-201/" title="14/05-25/05 : 72e Festival de Cannes">72e Festival de Cannes</a>, quelques minutes avant que l’on ne découvre la dernière livraison de Jim Jarmusch, il réfléchissait à voix haute, s’extasiant devant la promesse du titre. <em>« Si les morts ne meurent plus, les vivants, si. »</em> Alors quoi ? Vaut-il mieux vivre ou mourir ? C’est peut-être ce film-là qu’on aurait aimé voir.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Dead Don’t Die<em> de Jim Jarmusch, avec Bill Murray, Adam Driver, Chloe Sevigny, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Danny Glover, Selena Gomez, Tom Waits&#8230; Etats-Unis, 2019. En compétition du 72e Festival de Cannes. Sortie le 14 mai 2019.</em></p>
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