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	<title>Grand Écart &#187; Cédric Janet</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Roger Corman / Edgar Allan Poe : les maîtres de l’horreur</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Apr 2023 10:38:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Edgar Allan Poe]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire d&#8217;une pierre deux coups, est-ce possible ? Oui. Pour cela il faut se procurer le coffret Edgar Allan Poe par Roger Corman chez Sidonis Calysta où l’on découvre tout...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/04/malediction-arkham-vincent-price-roger-corman-300x168.jpg" alt="La Malédiction d&#039;Arkham" width="300" height="168" class="alignleft size-medium wp-image-27853" /><strong>Faire d&#8217;une pierre deux coups, est-ce possible ? Oui. Pour cela il faut se procurer le coffret <em>Edgar Allan Poe</em> par Roger Corman chez Sidonis Calysta où l’on découvre tout le savoir-faire d’un génie du septième art. Roger Corman, capable de réaliser 8 films originaux (entre 1960 et 1964) dans les mêmes décors, transcende les écrits fantastiques d’un maître de la littérature gothique, Edgar Allan Poe. Voici la revue de 4 films, juste pour vous mettre l’eau à la bouche.</strong></p>
<h2><em>La Tombe de Ligeia </em></h2>
<p><em>La Tombe de Ligeia</em> clôt le cycle Edgar Allan Poe dirigé par Roger Corman. Quelques mois plus tôt, le public tremblait devant <em>Le Masque de la mort rouge</em> (septième film de la série), magnifique film de studio dominé par l’acteur fétiche du maître, le sourcilleux Vincent Price. Quel bonheur de profiter du savoir-faire d’un géant du cinéma américain, et ce dans une version ultra-soignée !<br />
<em>La Tombe de Ligeia</em> raconte le désespoir de Verden Fell après la mort de sa femme. Inconsolable, l’aristocrate hante son abbaye, le cœur brisé. Un jour de chasse, il rencontre Lady Rowena Trevanion de Tremaine qu’il décide d’épouser. Les époux convolent en justes noces, mais dès leur retour, le chagrin l’emporte sur le bonheur. Les souvenirs ne s’effacent pas.<br />
Roger Corman a tourné ce huitième et dernier opus en extérieur. Les couleurs pastel de la campagne anglaise s’opposent à la violence des sentiments. Corman suggère, dévoile à peine. La terreur règne. Nous sommes charmés et épouvantés. Lunettes de soleil sur le nez, Vincent Price cabotine en cachette. Il a le look, coco. Chez Corman, le gothique a de la tenue. <span id="more-27851"></span></p>
<h2><em>Le Masque de la mort rouge</em></h2>
<p>Le Prince Prospero, grand adorateur de Satan, décide de s’enfermer dans son château à l’abri de la maladie. Au dehors sévit une épidémie de peste qui décime la population. Son goût pour le sang et les plaisirs interdits font de lui une figure redoutée des villageois. On craint son courroux et sa folie. Indifférent aux malheurs du monde, Prospero organise une fête qui sera le point d’orgue de sa dévotion exacerbée pour le maître des ténèbres. Un mystérieux étranger rôde par delà les forêts. On lui prête de donner la mort.<br />
En réalisant <em>Le Masque de la mort rouge</em>, Roger Corman signe l’une des plus belles adaptations d’une nouvelle d’Edgar Allan Poe. Vincent Price incarne le mal avec tant de conviction qu’il fout le trouillomètre à zéro. Tout du long, un sale goût vous pourrit l’haleine. Tout est malsain. Transposée à l’écran, l’œuvre de Poe est puissante et dérangeante comme peuvent l’être les écrits de Lovecraft. Avec trois francs six sous, Roger Corman sait mieux que quiconque utiliser les moyens qui sont à sa disposition pour transposer sur un écran les belles lettres. Une réussite totale. </p>
<h2><em>L’Enterré vivant </em></h2>
<p>Troisième aventure de Roger Corman au pays d’Edgar Allan Poe. Le film suit le parcours d’un homme qui peu à peu sombre dans la folie. Il ne faut pas être « Grand Clair » pour deviner que la plus grande peur du héros, celle d’être enterré vivant, pourrait être exaucée s’il ne prend pas garde. L’intérêt du film, outre son incroyable beauté plastique, reste d’observer les réactions et les desseins des personnages secondaires ; entre la pitié et l’envie. Le bonhomme possède une belle fortune. <em>L’Enterré vivant</em> est un bonheur pour les yeux. Vincent Price n’est pas du projet mais Francis Ford Coppola assiste Corman à la réalisation. </p>
<h2><em>La Malédiction d’Arkham</em></h2>
<p><em>La Malédiction d’Arkham</em> est la sixième des huit adaptations du cycle Poe sauf que : sauf que de Poe il ne reste plus que le titre d’un poème, <em>The Haunted Palace</em>.<br />
Bref, il s’en passe de drôles aux pays du ciné bricolo. <em>The Haunted Palace</em> en VO n’est rien d’autre que l’adaptation cinématographique d’un chef-d’œuvre de la littérature d’horreur, <em>L’Affaire Charles Dexter Ward</em> d’H.P. Lovecraft. Corman en avait ras la couscoussière de Poe, mais manifestement pas les investisseurs.<br />
Le film est bien loin d’être aussi efficace que le roman. Mais Vincent Price sourcille comme personne. On frôle parfois le n’importe quoi. Mais que c’est beau. Et puis du cinoche comme ça, goupillé avec les tripes, on n&#8217;en fait plus. Rare et indispensable pour tout passionné qui se respecte. </p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/coffrets/1671-coffret-corman-9999-eur.html" title="Coffret Edgar Allan Poe" target="_blank" class="broken_link">Coffret Edgar Allan Poe par Roger Corman disponible chez Sidonis Calysta</a></em></p>
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		<title>Du sang, du cœur et des humeurs</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 12:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Mario Bava]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ce centième papier, mettons les petits plats dans les grands. John Wayne, Angie Dickinson, Joel McCrae, Marlène Dietrich, Burt Lancaster, Sam Peckinpah, Randolph Scott, Budd Boetticher...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/11/bill-doolin-300x168.jpg" alt="Bill Doolin" width="300" height="168" class="alignleft size-medium wp-image-27712" />Pour ce centième papier, mettons les petits plats dans les grands. John Wayne, Angie Dickinson, Joel McCrae, Marlène Dietrich, Burt Lancaster, Sam Peckinpah, Randolph Scott, Budd Boetticher, Lee Van Cleef, James Coburn et le grand Mario Bava dévoilent tout leur talent dans des versions DVD et Blu-ray si bichonnées qu’elles donnent l’envie de dépenser l’intégralité du budget que vous aviez réservé pour vous chauffer cet hiver. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Bava dans le coup</h2>
<p>Mario Bava tient une place spéciale dans le temple du septième art, au côté de Welles et Chaplin, là où s’épanouit le clair-obscur. Considéré par les cinéphages, les professionnels de la profession et les apprentis cinéastes comme un artisan génial, il symbolise à la perfection le lien étroit entre métier et passion. Artiste singulier, technicien de génie, sauveur des causes désespérées, Bava a touché à tous les styles, occupé tous les postes, vécu toutes les emmerdes. Il est une légende vénérée et révérée. Aujourd’hui, la référence Bava, référence sacrée, est une marque qui inspire et nourrit ses héritiers. Son écriture et son langage cinématographique, qui n’ont jamais paru aussi modernes, exacerbent les sens. De Bava, il faut tout voir. Sans exception. Et tout revoir. C’est ici : <a href="https://sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava" title="sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava" target="_blank">https://sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Mordez la poussière ! </h2>
<p>Embrayons les hostilités avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1580-810-lhomme-au-fusil-1699-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">L’Homme au fusil</a></em> (1955) de Richard Wilson. Ce western lunaire où Robert Mitchum incarne un antihéros chargé de débarrasser une petite ville de ses sauvageons dénote du tout-venant par ses scènes aussi belles que cruelles. Richard Wilson, producteur légendaire d’Orson Welles, qui signe ici son premier film, livre une œuvre singulière sur l’Ouest américain. <span id="more-27711"></span>C’est direct, sec et pas aimable. Les choix osés de Wilson ne sont pas pour rien dans la réussite de l’entreprise. <em>La Vengeance du Shérif</em> (1969) réalisé par Burt Kennedy (et toujours avec Robert Mitchum) est de facture plus classique, plus plan-plan, moins hanté par les démons du genre. À la fin des années 1960, le western est déjà un genre à l’agonie. Du coup, si vous appréciez les œuvres inédites et décalées (ou classées à leur époque comme ringardes), jetez-vous sur <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1574-802-bill-doolin-le-hors-la-loi-1499-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Bill Doolin, le hors-la-loi</a></em> (1981), dernier western de Burt Lancaster. L’histoire est assez drôle : deux adolescentes, fans de roman à deux sous, décident de partir à la recherche de leur cow-boy préféré. Petit hic, la fiction ne colle pas vraiment à la réalité. Ce décalage rappelle l’une des pièces maîtresses du romancier Larry McMurtry, <em>Anything for Billy</em>, qui raconte l’épopée hallucinante dans le Grand Ouest d’un auteur à la petite semaine qui n’a jamais quitté son bureau de New York ! Autre inédit à vous mettre sous la dent, l’original <em>Fleuve de la dernière chance</em> (1955), western d’aventure qui voit une bande de survivants d’un massacre fuir les Indiens sur le fleuve Colorado. Dépaysement garanti !</p>
<p>Un premier grand western. <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1640-948-les-compagnons-de-la-gloire-combo-1999-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Les Compagnons de la gloire</a></em> (1965). Arnold Laven est aux manettes et Sam Peckinpah au scénario. C’est l’histoire d’une troupe de bleus sacrifiés pour assassiner le peuple indien. On y voit de jeunes soldats mal préparés tomber devant des ennemis qui ne sont pas les leurs. Les Compagnons de la gloire reste dans l’histoire du cinéma comme une référence esthétique. Les cadres et la lumière subliment la cruauté des hommes autant qu’ils magnifient la nature. Du grand cinéma. Second grand western avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1622-fort-massacre-combo-1999-eur.html" target="_blank">Fort Massacre</a></em> (1958). Ce bijou porté par Joel McCrea relate l’odyssée vengeresse d’un homme qui perd les pédales après la mort de son fils et de sa femme. Le sergent Vinson doit ramener sains et saufs des soldats de la cavalerie mais traverser le territoire hostile des Indiens le porte vers l’abîme. Fort Massacre a fait sa réputation sur la profondeur psychologique de son intrigue et la puissance de sa dramaturgie. Les dialogues puissants et ciselés marquent au fer rouge. <em>Les Écumeurs</em> (1942) et <em>Fort Yuma</em> (1955), de nature plus classique sonnent davantage comme des westerns à papa. Notons que Les Écumeurs explore l’ambiance des trappeurs et chercheurs d’or au début du XX<sup>e</sup> siècle en Alaska. Pour les yeux. Réservez <em>Les Compagnons de la gloire</em> et <em>Fort Massacre</em> pour le cerveau. </p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/catalogue/1540-decision-a-sundown-combo-1999-eur.html" title="Décision à Sundown" target="_blank">Décision à Sundown</a></em> (1957), classé au rayon des merveilles du cinéma, ne plaît pas à Bertrand Tavernier mais ravit Martin Scorsese, Tarantino, Sergio Leone et consorts. Autant dire que cette énième histoire de vengeance (et donc d’échec personnel) a fait couler beaucoup d’encre et de salive chez les plus cinéphiles et connaisseurs du genre. Pour ma part, je rejoins Tavernier. <em>Décision à Sundown</em> n’est pas le meilleur Budd Boetticher. Je préfère, et de loin, <em>Sept hommes à abattre</em> et <em>Comanche Station</em> dont le soin apporté à la mise en scène, aux dialogues et à la distribution surclassent largement ce décidément trop falot <em>Décision à Sundown</em>. Si vous ne le connaissez pas, tentez tout de même l’aventure. Remettons-nous de nos émotions avec un petit western des familles sec et nerveux, <em>Bataille sans merci</em> (1953). Goupillé par le grand Raoul Walsh, le film vaut surtout pour sa mise en scène inventive qui à l’origine devait être exploitée en relief. Notons qu’il ne fut jamais projeté en 3D dans les salles françaises. L’intrigue tourne autour d’une épopée en diligence qui tourne au fiasco. Le père Walsh déroule toute la panoplie du Grand Ouest (Indiens, cow-boys, malandrins et jolies pépés) sur un rythme effréné mais sans grande inspiration. C’est un drôle de film que celui-là !</p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/catalogue/1567-la-chevauchee-de-la-vengeance-combo-1999-eur.html" target="_blank">La Chevauchée de la vengeance</a></em> (1959) de Budd Boetticher. Qu’est-ce qui fait un très grand western ? Un cahier des charges précis avec : une histoire simple et efficace filmée en scope, une immersion réaliste dans le Grand Ouest, des paysages utilisés comme des éléments essentiels de l’intrigue, une construction implacable de la dramaturgie, des personnages idiots et sadiques, un héros hanté par son passé, une fin magnifique. Et cetera. <em>La Chevauchée de la vengeance</em> est un grand Boetticher et un grand western. C’est entendu, mais qu’est-ce qui fait un très très grand western ? Un western unique qui révolutionne le genre. Un exemple ? <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1451-543-le-passage-du-canyon-1499-eur.html#/1-format-dvd" target="_blank">Le Passage du canyon</a></em> (1946) du grand Jacques Tourneur. Unique parce que le ton est unique et qu’il porte la marque singulière d’un cinéaste européen qui a su comme peu de ses confrères se réapproprier les codes du genre. Déjà, <em>Le Passage du canyon</em> se passe dans les épaisses forêts de l’Oregon, loin du désert aride de l’Arizona. Durant cette traversée, on semble transportés dans un univers inconnu. Ensuite, c’est tout le savoir-faire de Tourneur qui s’exprime ; les mouvements de caméra, aussi doux que des caresses flattent la rétine comme peu de long-métrages l’ont fait. Et s’il n’y avait que la forme&#8230; La direction d’acteur, mes aïeux ! En effet, Tourneur, qui s’appliquait dans chacun de ses films à faire déjouer ses acteurs et ses actrices en leur offrant des contre-emplois, crée des atmosphères à chaque plan. Cette épopée au long cours laisse encore pantois les grands maîtres du septième art. Quel privilège de pouvoir découvrir ce bijou ! </p>
<p>En aparté : si quelques lignes plus haut, j’évoque les qualités de <em>La Chevauchée de la vengeance</em> et <em>Décision à Sundown</em> de Boetticher, sachez que Sidonis Calysta ressort <em>Comanche Station</em> (1960) en version remasterisée HD. Rien que ça ! Et si vous êtes ultra fan de Randolph Scott, jetez votre dévolu sur <em>Dix hommes à abattre</em>, moins puissant qu’un Boetticher mais Scott fait le job.</p>
<p>Terminons cette sélection de westerns avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/accueil/1571-798-valdez-1499-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Valdez</a></em> (1971). Quand un éleveur de bétail tue un Noir et refuse de payer son enterrement, Valdez, un ancien éclaireur, l&#8217;exige pour sa veuve. Face au refus musclé de l&#8217;éleveur, Valdez entend régler les comptes à sa manière. <em>Valdez</em>, adaptation d’un roman d’Elmore Leonard, délivre un ton mordant, puissant et sec quasi salvateur. La gueule burinée de Burt Lancaster fait du bien à l’âme. Ça déménage et c’est tant mieux. Un dernier pour la route ? En 1970, sortait <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1644-macho-callahan-combo-1999-eur.html" target="_blank">Macho Callahan</a></em> (1970), un western OVNI, craspec et méchant avec David Jenssen et Jean Seberg qui raconte l’histoire d’un déserteur obnubilé par la vengeance. La beauté formelle du film détonne derrière la montagne de cruauté.</p>
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		<title>Le Village des damnés et Vidéodrome</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 21:36:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[David Cronenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[John Carpenter]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h2>par Docteur Cronenberg et Mister Carpenter</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/04/village-des-damnes-john-carpenter.jpg" alt="Le Village des damnés, de John Carpenter" width="280" height="262" class="alignleft size-full wp-image-27703" />Si l’envie vous prend de découvrir ou revoir dans des conditions optimum, deux œuvres de deux des plus formidables artisans de l’horreur fantastique, alors ces coffrets sont faits pour vous.</p>
<p>John Carpenter et David Cronenberg. Quoi de plus différent que ces deux-là ! Le populo contre l’intello. Et pourtant. Quoi de plus semblable que ces deux cinéastes subversifs et engagés, fervents critiques des communautés et des individus qui les composent. Un temps décriés et haïs, ils sont aujourd’hui les figures incontournables d’un genre toujours mésestimé.<br />
Dans <em>Le Village des damnés</em> et <em>Vidéodrome</em>, Carpenter et Cronenberg se plaisent à déformer les corps et les esprits pour mieux dénoncer les auteurs de ces abominables sévices. Il faut voir pour y croire. Mais qui sont les auteurs de ces crimes ? Ceux qui nous mentent, nous manipulent, nous avilissent et nous ridiculisent ? Le message de Carpenter et Cronenberg est limpide ; regardons-nous dans la glace. </p>
<p><em>Le Village des damnés</em> (1995) dépeint le traumatisme d’une petite bourgade rurale après la naissance simultanée d’enfants dotés de superpouvoirs. Ces gamins, monstres aux cheveux d’or, déambulent dans les rues, s’exhibent comme des dieux jusqu’à aspirer le moindre souffle de vie chez des habitants qui se sentent harcelés, étouffés, tourmentés, réduits à de sombres idiots. C’est tout un mode d&#8217;existence qui s’effondre, l’essence même de la société villageoise classique, pourrie et sclérosée dans ses vieux oripeaux, ses vieilles coutumes et ses vieilles habitudes.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/04/videodrome-david-cronenberg.jpg" alt="Videodrome, de David Cronenberg" width="280" height="190" class="alignright size-full wp-image-27704" />Dans <em>Vidéodrome</em> (1983), Cronenberg nous propose d’observer les conséquences sur le corps et la psyché des pires dépravations de la société contemporaine à travers l’utilisation des médias. C’est le modèle de l’individu qui vit dans son mirage urbain, esseulé, monomaniaque, paranoïaque et angoissé qui s’effondre à son tour.</p>
<p>Les deux cinéastes déboulonnent avec cynisme le monde d’hier et d’aujourd’hui. Chacun à leur manière parlent de toxicité. Chez Carpenter le poison est dans l’air. Chez Cronenberg, il est davantage programmé en chacun de nous. Les deux font état de notre faiblesse et de notre dégénérescence. C’est joyeux. Vive la vie !</p>
<p>Le coffret du <em>Village des damnés</em> est bourré de suppléments quand celui de <em>Vidéodrome</em> nous propose l’un des premiers longs de Cronenberg, <em>Crimes of the Past</em>. Le top !</p>
<p>Ces deux merveilles remastérisées sont disponibles en blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Polars, classiques et thrillers de fin d&#8217;année</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/polars-classiques-et-thrillers-de-fin-dannee/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 15:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Oyez oyez braves gens ! Voici quelques belles idées cinéma pour la fin d’année. Pour lire cet article, vous n’aurez ni besoin d’être vacciné ni de pass sanitaire. Toutefois, vous...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Oyez oyez braves gens ! Voici quelques belles idées cinéma pour la fin d’année. Pour lire cet article, vous n’aurez ni besoin d’être vacciné ni de pass sanitaire. Toutefois, vous devrez porter une paire de charentaises rouges et vertes et vous resservir un verre de vermouth à chaque chronique. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Duel au soleil</h2>
<h3><em>Contre toute attente</em> réalisé par Taylor Hackford avec Jeff Bridges, Rachel Ward, James Woods…</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/11/contre-toute-attente-taylor-hackford-1.jpg" alt="Contre toute attente" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-27692" />Blessé, le joueur de football américain Terry Brogan tombe sous le coup d’une sanction sévère : son équipe le congédie ! Sous la pression de Jack Wise, un bookmaker véreux qui en sait beaucoup sur ses tricheries, Terry accepte de se lancer sur les traces de Jessy Wyler. En possession de 50.000 $ volés à celui qu’elle fuit, cette dernière se réfugie au Mexique. Quand Terry lui met la main dessus, il en tombe amoureux. Une erreur à ne pas commettre…<br />
Quel plaisir de voir <em>Contre toute attente</em> dans des conditions optimales ! Le cinéaste chevronné Taylor Hackford (<em>L’Associé du diable, Officier et Gentleman, Dolores Claiborne</em>…) livre un thriller romantique coloré et nerveux habité par de sacrés gueules. <span id="more-27690"></span>Le solaire Jeff Bridges, le lunaire James Wood, le buriné Richard Widmark et la ténébreuse Rachel Ward nous entraînent dans une course poursuite haletante autour des grands boulevards de Los Angeles et des plages sauvages du Mexique. Ce remake très libre des <em>Griffes du passé</em> de Jacques Tourneur réussit le tour de force à renouveler une œuvre originale (avec Robert Mitchum et Kirk Douglas, excusez du peu!) déjà puissante. Faire s’affronter Jeff Bridges et James Woods, si différents, est une trouvaille géniale. D’ailleurs, la scène où Woods en Ferrari et Bridges en Porsche se tirent la bourre sur Sunset Boulevard reste comme l’une des plus belles courses de voiture jamais filmée. Si le film est un peu tombé dans l’oubli, il marqua toute époque et notamment par sa bande originale. Taylor Hackford, grand mélomane, sut tirer parti de sa passion pour la musique, concoctant un score hallucinant mêlant le tube planétaire de Phil Collins &#8220;Against All Odds&#8221;, Peter Gabriel, les Fleetwood Mac, le guitariste virtuose Larry Carlton au cultissime compositeur français Michel Colombier. N’hésitez pas à revoir ou découvrir cette pépite du cinéma américain des années 1980.<br />
Disponible en combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Sur la piste des géants</h2>
<h3><em>La Caravane de feu</em> réalisé par Burt Kennedy avec John Wayne, Kirk Douglas…</h3>
<p>Dépossédé de ses mines d’or par Franck Pierce, Taw Jackson entend bien se venger à sa sortie de prison. Pour se faire, il réunit une équipe dont Lomax, tueur à gages et spécialiste des coffres-forts, pour attaquer la diligence blindée, dans laquelle son ennemi juré transporte l’or de ses terres vers El Paso. Une entreprise risquée, car le fourgon blindé est équipé d’une puissante mitrailleuse…<br />
<em>La Caravane de feu</em> est un petit western nerveux qui joue plein pot sur la connivence entre ses deux légendes. Et ça marche. Derrière le sujet sensible sur la spoliation des terres, John Wayne et Kirk Douglas s’amusent à se défier sans s’affronter. On peut être un peu gênés aux entournures quand des sujets difficiles ne sont pas traités avec les égards qui leur sont dus mais <em>La Caravane de feu</em> ne se moque de rien ni de personne. En fait, c’est un drôle de western. Profond et léger. A découvrir dans une magnifique version.<br />
Disponible en combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<h3><em>Une Bible et un fusil</em> réalisé par Stuart Millar avec John Wayne et Katharine Hepburn&#8230;</h3>
<p>Démis de ses fonctions pour avoir fait un usage excessif de la force, le Marshal Rooster Cogburn reprend son insigne pour retrouver des pillards en possession d’une mitrailleuse et d’un chargement de nitroglycérine. Il est accompagné dans cette aventure par Eula Goodnight, une institutrice fille de pasteur au comportement plus pondéré, qui veut venger son père abattu par ces mêmes bandits…<br />
Suite de <em>100 dollars pour un shérif</em> et remaké par les frères Coen il y a quelques années sous le titre original <em>True Grit</em> (avec Jeff Bridges et Matt Damon), c’est le producteur Stuart Millar qui prend les choses en main sur Une Bible et un fusil pour assurer à John Wayne l’un de ses meilleurs derniers rôles et à Katherine Hepburn un rôle à la hauteur de son talent. Si de nouveau, on prend plaisir à voir John Wayne encombré d’une acolyte, on prend encore plus de plaisir à observer à quel point cette compagne d’infortune fait avancer l’histoire dans le bon sens. Dans cette saga inspirée par le roman de Charles Portis, John Wayne n’a jamais été la vedette et n’a jamais volé la vedette à Mattis et Eula. Une Bible et un fusil, c’est un chant du cygne aussi divertissant qu’émouvant.<br />
Disponible en combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
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<h2>Sous le soleil de Satan</h2>
<h3><em>Nazarin</em> réalisé par Luis Bunuel avec FranCisco Rabal, Marga Lopez, Rita Macedo&#8230;</h3>
<p>Parce que sa générosité et sa charité n&#8217;ont pas de limites, le père Nazarin vit dans une misère profonde. Désavoué par l&#8217;Église pour avoir protégé une prostituée soupçonnée de meurtre, Nazarin doit fuir, condamné à une longue errance. Andara, la prostituée, et Beatriz, jeune femme délaissée par son amant, se joignent par une pitié hystérique au sort du prêtre persécuté. Nazarin poursuit son chemin de croix, mais toutes ses tentatives pour prêcher l&#8217;amour divin se retournent contre lui.<br />
Présenté au Festival de Cannes en 1959, <em>Nazarin</em> fit polémique. Une polémique sur la croisette ? Rien de bien original me direz-vous ! Surtout que <em>Nazarin</em> obtint le prix du Film International. A l’apogée de sa gloire, Bunuel fut conspué par les critiques et une partie du public qui lui reprochèrent d’avoir viré catho. Ces glandus se trompaient lourdement. Avec <em>Nazarin</em>, Bunuel s’offrait une réflexion sur la foi et l’intégrité d’une rare justesse. Si cette histoire de prêtre persécuté, décidé à vivre sa religion comme elle devrait se vivre, c’est-à-dire avec pureté, sacrifice de soi et sans contrepartie, hérissa autant le poil des athées que des cathos, c’est bien qu’elle visait juste et qu’elle vise encore juste. Comme Pialat avec <em>Sous le soleil de Satan</em> et Pasolini avec <em>L’Evangile selon Saint-Mathieu</em>, Bunuel confronte l’église du cœur à celle du Vatican, l’intégrité contre la corruption. <em>Nazarin</em> est une œuvre simple et pure comme son anti-héros, loin des films surréalistes qui firent la renommée du cinéaste. La lumière et les paysages mexicains nous transportent sur le sentier de l’illumination.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
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<h2>Polar au noir</h2>
<h3><em>La Clé de verre</em> réalisé par Stuart Heisler avec Alan Ladd, Veronica Lake, Brian Donlevy…</h3>
<p>À l&#8217;approche des élections, un homme politique nommé Paul Madvig est soupçonné dans le meurtre du fils du sénateur Henry et doit subir une campagne de presse hostile orchestrée par son ennemi, Nick Varna. Sa propre sœur, Opal, ainsi que la fille du sénateur, Janet, proclament sa culpabilité. Ed Beaumont, son bras droit, en vient à mener sa propre enquête sur l&#8217;affaire.<br />
Ce film noir joue avec nos nerfs. En effet, nous assistons durant 85 minutes au bal des faux-culs et des faux-semblants où les participants cherchent à savoir qui sont les plus faux-culs dans tous ce fatras de faux-semblants. <em>La Clé de verre</em> n’est pas un thriller parfait, loin s’en faut. On peut s’y paumer si tant est qu’une envie pressante nous prenne ! Voilà une œuvre du Hollywood Classic aussi sympa que clichouille !<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
<p><strong><em>Les Yeux de la nuit</em> réalisé par John Farrow avec Edward G.Robinson, Gail Russell, John Lund…</strong><br />
John Triton est un voyant de spectacle de cabaret. Il exerce en compagnie de Jenny et Whitney, ses deux partenaires. Tout bascule quand John est traversé de visions étranges. Plusieurs de ses prédictions se révèlent exactes. Quand il voit que Jenny, dont il est fou amoureux, va mourir lors de son premier accouchement, il se retire du monde. 20 ans plus tard, il tombe nez à nez avec la fille de Jenny, devenue orpheline…<br />
Mais en voilà une de jolie pépite ! <em>Les Yeux de la nuit</em> est une preuve que des petites productions peuvent être de beaux bijoux. Mise en scène, lumière, montage, interprétation, tout est à l’avenant et efficace au possible. Le film, qui se situe au lisière du polar et du fantastique, est un exemple de sobriété et d’intelligence. Et ce, sur une durée très courte. Si cette histoire de medium n’était pas gagné d’avance, on applaudit des deux mains une intrigue qui ne perd jamais le fil de son histoire et sa galerie de personnages qui ne se désincarnent pas au bout de 25 minutes. Voilà une œuvre très conseillée.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h3><em>La Grande Horloge</em> réalisé par John Farrow avec Ray Milland, Charles Laughton, Maureen O’Sullivan…</h3>
<p>Le meilleur reporter d&#8217;un grand magazine enquête sur un homicide avec d&#8217;autant plus d&#8217;empressement que tout concourt à le désigner comme l&#8217;assassin lui-même.<br />
<em>La Grande Horloge</em> est un petit film noir torturé. Torturé par une absence de manichéisme de bon aloi et tout à fait réjouissante. Heureusement d’ailleurs ! Policiers, journalistes, femmes du monde, rien ni personne n’inspire confiance dans cette histoire de complot et de jeux des pouvoirs. <em>La Grande Horloge</em> est un peu plan-plan et loin d’être le meilleur film de John Farrow. C’est une curiosité au charme indéniable mais pas vraiment saisissante. On sent le film inachevé où vite fait.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h3><em>Les Mains qui tuent</em> réalisé par Robert Siodmak avec Ella Raines, Franchot Tone, Alan Curtis…</h3>
<p>Après une dispute avec son épouse, Scott Henderson, séduisant ingénieur de 32 ans, quitte son domicile et, dans un bar, fait la connaissance d&#8217;une jeune femme. Elle accepte sa proposition de passer la soirée ensemble, à condition de ne pas divulguer son identité. À son retour chez lui, Scott Henderson est accueilli par trois policiers qui lui annoncent que sa femme a été étranglée avec l&#8217;une de ses cravates. L&#8217;enquête menée par la police ne permet pas de retrouver cette inconnue d&#8217;un soir et deux témoins affirment avoir vu Scott seul&#8230;<br />
Adapté du classique <em>Phantom lady</em> de William Irish, <em>Les Mains qui tuent</em> vaut davantage pour le travail de la lumière de Elwood Bredell que par la réalisation un peu plan-plan de Siodmak et les interprétations compassées et théâtrales de ses comédiens. En fait, on peut rester mitigés devant ce polar qui parfois nous étonne par sa beauté et son aspect vieillot. A découvrir.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films</p>
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<h2>Le grand film</h2>
<h3><em>L’Héritière</em> réalisé par William Wyler avec Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richarson…</h3>
<p>A la fin du XIXe siècle, Catherine Sloper vit dans une riche demeure de Washington Square en compagnie de son père, un veuf richissime et tyrannique. La jeune fille, timide et sans grands attraits, fait la rencontre du séduisant Morris Townsend lors d&#8217;un bal. Le jeune homme lui fait aussitôt une cour empressée. Devenant un habitué de la maison des Sloper, il demande la main de Catherine à son père. Mais, celui-ci ne tarde pas à accuser le jeune homme d&#8217;être un coureur de dot et refuse&#8230;<br />
<em>L’Héritière</em> est l’un des plus beaux films du cinéaste. Un film somme qui fait référence dans l’histoire du cinéma. Un film qui sur le fond comme sur la forme interroge le spectateur. Une œuvre si précise et intelligente qu’elle en devient interactive. Comme si elle développait une idée par plan. <em>L’Héritière</em> rappelle les grandes études sociales façon Balzac ou Julien Green. C’est un grand huit d’émotions. Étude sociale et étude de mœurs on ne sort pas indemne d’un tel morceau de cinoche.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Le panier garni du printemps 2021</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 17:01:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant et la sagacité de Paul Schrader, voilà ce qui vous attend. Y a même du Jean-Claude Brialy ! Non mais, attendez, on vous soigne.<br />
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<h2>Coffret Simenon</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/04/la-mort-auguste.jpg" alt="La mort d&#039;Auguste" width="280" title="La mort d&#039;Auguste" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27681" />L’œuvre de Georges Simenon inspire les cinéastes les plus prestigieux et ce, depuis les années 1930 et <em>La Nuit du carrefour</em> de Jean Renoir. D’ailleurs, nous profiterons bientôt de l’interprétation de Gérard Depardieu en commissaire Maigret dans Maigret et la jeune morte sous la direction de Patrice Leconte. Parmi les adaptations les plus réussies, citons <em>Le Voyageur de la Toussaint</em> (Louis Daquin), <em>Les Fantômes du chapelier</em> (Claude Chabrol), <em>Le Chat</em> (Pierre Granier-Deferre), <em>L’Etoile du Nord</em> (Pierre Granier-Deferre), <em>L’Horloger de Saint-Paul</em> (Bertrand Tavernier), <em>Le Président</em> (Henri Verneuil) et tant d’autres…<br />
Il y a quelques années France 3 se réappropriait les romans durs et les classiques de l’auteur pour livrer une série de téléfilms très respectueux des ambiances qui aujourd’hui sortent en coffret. Une histoire à la Simenon tourne toujours autour du même postulat, à savoir une immersion au cœur d’une cellule familiale dysfonctionnelle appartenant à la moyenne bourgeoisie. Pourquoi « moyenne bourgeoisie » ? Parce qu’elle permet de disséquer une couche sociale qui ne veut plus faire partie du peuple et de ses petites gens et qui, désespérément, tente d’intégrer une classe plus prestigieuse à laquelle jamais elle n’appartiendra. Simenon ausculte comme personne ces petits notables de province, avides de pouvoir, qui maltraitent leur petit personnel, eux qui furent il n’y a pas si longtemps que cela leur semblable. <span id="more-27676"></span>Au cœur des enjeux « simenesques », des enfants innocents, des âmes déçus et aigris et de la rancœur, beaucoup de rancœur. L’adaptation de <em>La Boule noire</em> avec Bernard Campan est particulièrement réussie tout comme <em>La Mort d’Auguste</em> soutenu par un formidable trio composé de Jean-Pierre Darroussin, Bruno Solo et l’omniprésent Antoine Duléry. On peut y observer les plus méprisables comportements de la nature humaine. Jalousie, petites magouilles entre amis, amertume, tout le tableau périodique des défauts. Et c’est un pur régal ! <em>La Fuite de Monsieur Monde</em> avec Bernard Le Coq nous offre le portrait ciselé d’un homme déçu par la médiocrité de sa famille et qui décide sur un coup de tête de tout abandonner et de laisser les siens à leur triste sort (à savoir ne plus les couvrir d’argent et souffrir de leur mauvais caractère). Ces études psychologiques, criantes de vérité, nous sautent à la gueule tant elles semblent nous désigner personnellement. Quoi, moi ? A voir aussi <em>Jusqu’à L’Enfer</em>, <em>En cas de malheur</em>, <em>Les Innocents</em> et une très honorable version de <em>L’Escalier de fer</em> avec Laurent Gerra (si, si!).<br />
Coffret Simenon chez Elephant Films.</p>
<h2>Un peu d’histoire&#8230;</h2>
<p>Au rayon téléfilms et séries estampillées ORTF, célébrons la réédition du feuilleton <em>Les Habits noirs</em> (1967) tiré de la saga littéraire éponyme du romancier Paul Féval. <em>Les Habits noirs</em> raconte les méfaits d’une bande de criminels sous la Restauration. Les 31 épisodes, courts et ramassés, racontent l’essentiel d’une époque troublée où rien ni personne ne semble digne de confiance. Si vous appréciez les séries vintage, le plaisir sera au rendez-vous. Les moyens sont ceux de la télé à la fin des années 1960 mais la qualité des dialogues et les références historiques emportent tout. Autre rareté « académique » issue de la télé française, la série Marie-Antoinette en quatre épisode de 90 minutes par Guy Lefranc vaut le coup d’œil. Si les ambitions formelles classiques peuvent rebuter, les soins apportés aux détails et aux événements font de cette série une référence en la matière et mieux car elle prend le parti de déconstruire l’aspect conte de fées de la vie à Versailles. Au bout du compte, se révèle une furieuse critique contre la monarchie et cette cour de fieffés empotés. Autre perle de la téloche, le téléfilm <em>Cinq-Mars</em> réalisé par Jean-Claude Brialy qui, entre deux cocktails onéreux, se permet le luxe de nous narrer avec brio l’ascension et la chute du préféré de Louis XIII, le bien nommé Henri Coëffier de Ruzé d&#8217;Effiat, marquis de Cinq-Mars qui tenta de fomenter un sale coup contre Richelieu et qui s’en mordit les doigts.<br />
Toutes ces œuvres sont éditées en coffret chez Elephant Films.</p>
<h2>Spike Lee, le community manager</h2>
<p>Avant d’arriver à nos moutons, un mot sur&#8230; <em>When the Levees Broke</em> (<em>Quand les digues ont cédé</em>).<br />
J’ai toujours apprécié le cinéma engagé de Spike Lee même si ses films possèdent quasi tous ce vilain défaut d’être trop long. Mais là, je vous invite et vous incite à goûter (et peut-être découvrir) chaque seconde de son meilleur film, <em>When the Levees Broke</em>, documentaire de près de 4 heures qui raconte avec force minutie les causes et les conséquences qui ont amené la ville de La Nouvelle-Orléans et une partie de la Louisiane à plier &#8211; et rompre &#8211; sous la force de l’ouragan Katrina en 2004. Spike Lee, lui, n’évite rien des problèmes qui ont pu causer cette catastrophe&#8230; évitable ! Politiques, habitants, universitaires, musiciens, hommes, femmes et enfants témoignent dans un flot de colère, de tristesse et d’amour. Voilà le chef-d’œuvre absolu de Spike Lee. Je profite même de cette tribune exceptionnelle sur Grand Écart pour vous conseiller l’immense (et je pèse mes mots !) bande originale du film composée par Terence Blanchard <em>A Tale of God’s Will (A Requiem for Katrina)</em> véritable hommage à la ville et à ses habitants disparus. Terence Blanchard, natif de La Nouvelle-Orléans (qui témoigne avec sa maman) livre une partition des plus délicates jamais entendue sur un label de jazz. Des torrents de larmes, je vous dis. Non, vous ne le regretterez pas.</p>
<p>Donc. Deux (bons) films de Spike Lee arrivent dans des versions certifiées « Haute Qualité » chez Elephant Films. Le premier, <em>Mo’Better Blues</em> raconte le parcours d’un trompettiste de génie, Bleek Gilliam, qui par passion pour la musique et sa musique en arrive à négliger sa famille, ses amis et tout son entourage professionnel. <em>Mo’Better Blues</em> marque la première collaboration « très réussie » entre le cinéaste et Denzel Washington. Le film s’inscrit adroitement dans l’hommage à la culture jazz et la reconnaissance des musiciens noirs au cœur de l’establishment new-yorkais. La Grande Pomme, ici magnifiquement filmée, rayonne de mille feux. Ce second film qui déboule dans les bacs se présente comme l’un des sommets de la carrière de Spike Lee, l’excellent <em>Jungle Fever</em>. A cette époque, Spike Lee enchaîne les succès et après <em>School Daze</em> (1988), <em>Do The Right Thing</em> (1989) et <em>Mo’Better Blues</em> (1990), <em>Jungle Fever</em> (1991) produit une vague d’indignation. En effet, les détracteurs de la culture interraciale voient d’un mauvais œil cette histoire d’amour illégitime entre un architecte noir et sa secrétaire blanche. <em>Jungle Fever</em> s’impose comme le drame du couple dans toute sa splendeur sur fond de préjugés raciaux. <em>Jungle Fever</em> n’est rien de moins qu’un film puissant et fiévreux porté par un Wesley Snipes des grands jours.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h2>Du Rififi au <em>New York Sun</em></h2>
<p>Notons la ressortie d’un film oublié de Ron Howard, <em>Le Journal</em>. C’est d’autant plus dommage qu’il soit sorti de nos mémoires car il est sans nul doute l’un des meilleurs films du cinéaste. Nous suivons sur 24 heures la vie trépidante d’Henry Hackett, rédacteur du journal <em>New York Sun</em> qui, harcelé d’un côté par sa chef de service et occupé de l’autre à prendre soin de sa femme qui est sur le point d’accoucher, tente de réfléchir à la place que lui offre le très prestigieux <em>New York Sentinel</em> pendant que se déroule dans les rues de la ville une histoire de meurtre prête à défrayer la chronique. Bref, ça n’arrête pas. Michael Keaton qui endosse le rôle d’Henry Hackett est génialissime. Le casting dans son ensemble, les situations, les dialogues, les rebondissements, les péripéties, c’est du grand art. Si vous désespérez à trouver un bon film sur le journalisme (hors les grands classiques du genre), vous ne saurez être déçus. Voilà une pépite oubliée qui mérite le devant de la scène.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h2>Et pour quelques classiques de plus</h2>
<p>Pour terminer cette sélection des plus éclectiques, je vous propose deux longs-métrages réalisés par deux maîtres du septième art. D’abord le thriller sacrément tendu de Gus Van Sant, <em>Prête à tout</em>, où une Nicole Kidman vénale et vénéneuse à souhait décide de se débarrasser de tous ceux et de toutes celles qui pourraient l’empêcher de vivre son rêve. Pour arriver à ses fins, la Nicole, comme on dit en Bourgogne, décide d’engager des petites frappes, des mineurs aussi dangereux que mignons. Trop mignons. Slurp qu’elle fait la Nicole avec sa langue.<br />
Et enfin voilà <em>Blue Collar</em>, le premier film de Paul Schrader en tant que réalisateur, proposé dans une édition digne de ce nom. Comme à son habitude, Schrader, ce vieil anar, nous emporte dans une diatribe antisociale où l’on ne sait plus vraiment qui des ouvriers (les cols bleus), des syndicalistes, des dirigeants ou des politiques sont les plus salauds. Ce pamphlet anticapitaliste avec Richard Pryor, Harvey Keitel et Yaphet Kotto (connu pour son rôle de Parker dans <em>Alien</em> et qui vient tout juste de disparaître) ne semble pas avoir vieilli d’un poil (à gratter). &#8220;Vous êtes tous des cons !&#8221; semble être l’expression favorite de l’artiste depuis près de 50 ans.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Westerns et films noirs</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 13:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[film noir]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour penser à autre chose qu’à ce foutu virus, nous avons concocté à votre intention une petite sélection de films noirs et de westerns. Avec comme coup de cœur le viscéral <em>Passeur d’hommes</em> et l’ultra-tendu <em>Midi gare centrale</em>. <em>La Peine du talion</em> et <em>Le Relais de l’Or Maudit</em>, deux westerns majeurs, devraient vous retourner le cerveau. Et n’oubliez pas d’éteindre votre téléphone et BFM !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Passeur d’hommes</em> (1979), de Jack Lee Thompson</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/passeur-hommes-mcdowell-thompson.jpg" alt="Passeur d&#039;hommes, de Jack Lee Thompson" width="280" height="134" class="alignleft size-full wp-image-27662" />La France occupée par le Troisième Reich, deux résistants demandent à un berger d’escorter le professeur Bergson et sa famille en Espagne, un pays neutre dans une Europe en guerre. Appelé le Basque, celui-ci accepte cette mission particulièrement périlleuse. Périlleuse parce que lui et les fugitifs doivent non seulement franchir les Pyrénées en plein hiver, mais surtout échapper à Von Berkow, un officier SS de la pire espèce, prêt à mettre la région à feu et à sang pour les arrêter…<br />
<em>Passeur d’hommes</em> a mauvaise réputation. Une très injuste mauvaise réputation car <em>Passeur d’hommes</em> est de ces films des années 1970 qui ne s’embarrassent pas des contingences du classique mais assument fièrement leurs outrances. D’abord les outrances d’un Malcolm McDowell (pléonasme) fardé en nazi fou d’Hitler jusqu’au bout du slip (qui rappelle à bien des égards Peter O’Toole dans <em>La Nuit des généraux</em>) qui n’ont rien à envier aux légendaires bougonneries d’un Anthony Quinn une nouvelle fois grimé en berger solitaire façon pâtre grec. Vulgaire pour les uns, absurde couillonnade pour les autres, <em>Passeur d’hommes</em> n’est rien de moins qu’une œuvre « pulp » qui préfigure <em>Inglourious Basterds</em> de Tarantino. Les paysages enneigés des Pyrénées apportent un indéniable supplément d’âme à cette chasse à l’homme bourrée de suspense. Entre deux séances de torture, le dernier quart d’heure est tout simplement tétanisant. <em>Passeur d’hommes</em> ne laisse pas indifférent et ça, c’est une grande qualité.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27657"></span></p>
<h2><em>Midi gare centrale</em> (1950), de Rudolph Maté</h2>
<p>Lorna Murchison, dont le père possède une importante fortune, est enlevée par des kidnappeurs qui espèrent obtenir, en échange de la jeune fille aveugle, une importante rançon. Mr Murchison est prêt à obéir aux ordres des ravisseurs mais la police découvre le drame. La gare centrale est dès lors sous une constante surveillance&#8230;<br />
<em>Midi gare centrale</em> est un thriller noir qui va à mille à l’heure. Sa durée, resserrée à 81 minutes, ne laisse aucune place aux fioritures ou aux longues plages de réflexion. Une vie est en jeu, il faut aller au plus vite. Le cinéaste et très grand technicien Rudolph Maté se sert des bâtiments de la grande ville (et notamment d’une gare, lieu des plus familiers) comme autant d’éléments nourrissant le danger. En effet, l’environnement urbain semble perpétuellement vivant, voire organique, tant la photo, les cadres et la lumière servent le déroulement de l’intrigue. Aux côtés de William Holden et Nancy Olson, Lyle Bettger interprète l’un des plus grands salauds de l’histoire du cinéma. Très recommandé.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Violence au Kansas</em> (1959), de Melvin Frank</h2>
<p>Marqué au fer rouge par la guerre contre le Mexique, Cam Bleeker s’évade de prison pour rejoindre la ferme où l’attendrait sa femme. Quand il y parvient, sérieusement blessé, il découvre que celle-ci est morte, et que les lieux sont désormais habités par une jeune veuve et ses deux enfants. Si Sam entreprend de s’établir auprès d’eux, les autorités le rattrapent. Contre sa liberté, le gouverneur lui propose un marché : capturer le hors-la-loi Luke Darcy&#8230;<br />
Ce western méconnu mérite d’être redécouvert. Non parce qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre du genre mais parce que le grand Jeff Chandler (vu dans <em>La Flèche brisée</em>) bouffe l’écran à chacune de ses apparitions. Quel charisme ! On plonge dans un Kansas en proie au désordre où hommes, femmes et enfants ne sont rien d’autre que les victimes collatérales des grandes huiles essentielles qui ne pensent qu’au fric et à leurs intérêts (politiques, donc !). <em>Violence au Kansas</em> nous fait penser qu’en 150 ans d’histoire rien n’a véritablement changé.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Californie en flammes</em> (1952), de Lew Landers</h2>
<p>Les années 1840. Si la Californie vit toujours sous domination mexicaine, Don Arturo Bordega et ses partisans se battent pour qu’elle intègre la jeune fédération des États-Unis. D’autres puissances étrangères manœuvrent aussi pour se l’accaparer, en particulier la Russie qui, pour déstabiliser la région, s’appuie sur la rapacité de bandes armées&#8230;<br />
Alors celui-là, les aficionados du genre l’attendaient depuis longtemps. Visez un peu ; un pan obscur de la grande histoire de l’Amérique dévoilé. La fameuse période où la Russie convoitaient les terres vierges de l’Amérique de l’Ouest. Des Rouges chez les Peaux Rouges ! Si la rareté ne fait pas la qualité, on peut autant apprécier <em>Californie en flammes</em> comme la curiosité qu’il est que pour les nombreux genres qu’ils brassent. Le plus souvent, on ne sait pas trop si l’on a affaire à un western ou un film de cape et d’épée. La Mexican « Zorro » Touch est très présente. Une évidence, il ne faut pas trop se monter le bourrichon car le traitement du sujet n’est pas des plus pertinents. On a vu mieux. Reste le charme suranné d’un film qui refait surface après avoir été remisé dans les placards durant des décennies.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>SPECIAL GLENN FORD</h2>
<h2><em>La Peine du talion</em> (1948), de Henry Levin</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/peine-du-talion-glenn-ford-henry-levin.jpg" alt="La Peine du talion, de Henry Levin" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27663" />Malgré le drapeau blanc que hisse un détachement sudiste en signe de capitulation, le colonel Devereaux ordonne à ses hommes de faire feu. Un massacre. Si son second, le capitaine Del Stewart, garde le silence sur ce crime de guerre, il le fait uniquement par amitié. Quand, la paix revenue, les deux hommes se retrouvent, Devereaux exerce d’une main de fer la fonction de juge. Nommé shérif, Stewart se rend à l’évidence que celui-ci sombre peu à peu dans la folie et qu’il couvre les méfaits de Carter, l’homme le plus influent de la région…<br />
Voici le western puissant par excellence qui raconte la folie d’un homme et son inexorable chute. Cet officier,  fou de guerre, ce juge, avide de justice expéditive, suscite autant le dégoût que l’admiration. Et c’est ce sentiment trouble qui nous étreint qui donne au film sa valeur et sa singularité. <em>La Peine du talion</em>, c’est l’histoire du manichéisme pour les nuls dans le Grand Ouest. Autant dire que l’affaire n’est pas aussi simple que prévue, et que ce foutu manichéisme peut être jeté aux orties. Dans le Grand Ouest, où se situe la frontière entre le Bien et le Mal ? Hein ? Je vous le demande. Le grand Henry Levin réalise un western complexe porté par deux magnifiques interprètes, Glenn Ford et William Holden.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Traquée</em> (1947), de Richard Wallace</h2>
<p>Stephen Prince, qui est banquier, et sa maîtresse Paula Craig décident de partir en emportant 250 000 dollars. Voulant faire croire à la disparition de Stephen, ils jettent leur dévolu sur Mike Lambert, qu’ils décident de tuer pour faire passer son corps pour celui de Stephen&#8230;<br />
Ce petit film noir à Papa ne manque pas de charme. Glenn Ford et Janis Carter évoluent au cœur d’une trame machiavélique. Efficace.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Le Relais de l’Or Maudit</em> (1952), de Roy Huggins</h2>
<p>Commandés par le major Matt Stewart, des soldats sudistes attaquent un convoi nordiste transportant de l&#8217;or. Si une de leurs victimes leur apprend que la guerre est terminée depuis un mois, il est désormais trop tard. Désormais considérés comme des bandits, ils se rendent à l&#8217;évidence qu&#8217;ils ont été manipulés par leur officier supérieur. En gardant le butin pour eux, ils deviennent à leur tour des proies, prises en chasse par tous les hors-la-loi de l&#8217;État, ainsi que par les représentants de la loi…<br />
<em>Le Relais de l’Or Maudit</em> est un très grand western. Forcément, quand un scénariste de renom (Roy Huggins) déploie tout son talent au poste de réalisateur, il y a fort à parier que le résultat final soit à la hauteur des enjeux. Et ça l’est ! Le film propose une articulation de chapitres maîtrisés de bout en bout qui tendent à préparer un final haut en couleur. En premier lieu, nous vivons une succession de morceaux de bravoure qui posent le ton pour se conclure sur un huis clos tendu où toutes les certitudes que nous avions sur les personnages s’évanouissent en un claquement de colt. <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> ne cesse de nous interroger sur les affres de la nature humaine. C’est du grand art ! Évidemment, si le cast aux petits oignons y est pour beaucoup (Randolph Scott et Lee Marvin en tête) dans la sublimation du scénario et la mise en scène de Huggins, le prestige de l’équipe technique avec Yakima Canutt (le plus grand coordinateur/cascadeur de Hollywood) et Charles Lawton Jr (chef opérateur de <em>3h10 pour Yuma</em>) achève d’inscrire <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> dans le panthéon du western.<br />
Disponible en DVD et en blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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		<title>Les grandes séries : La Caravane de l&#8217;étrange</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2020 03:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[diable]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour inaugurer ce premier nouveau rendez-vous avec des séries rentrées dans l'histoire de la télévision, <em>La Caravane de l'étrange</em> semble toute désignée. Ce bijou télévisuel devenu aujourd'hui un véritable...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> (<em>Carnivàle</em>), HBO, 2003-2005</h2>
<p>Pour inaugurer ce premier nouveau rendez-vous avec des séries rentrées dans l&#8217;histoire de la télévision, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> semble toute désignée. Ce bijou télévisuel devenu aujourd&#8217;hui un véritable objet de culte ne cesse encore et encore de marquer les esprits par sa magie et son bestiaire extravagant. Malheureusement, elle a été annulée au bout de 2 saisons. Pourquoi ? Non parce qu&#8217;elle était nulle, bien au contraire, mais parce que trop cher, trop immense, trop tout… mais quelle série !</p>
<p>Produit par Daniel Knauf<br />
Avec Michael J.Anderson, Tom Clancy, Nick Stahl, Clea DuVall &#8230;<br />
24 épisodes X55&#8242;</p>
<h3>L&#8217;histoire</h3>
<p>Les années 1930 aux Etats-Unis pendant le Dust Bowl. Une troupe de forains ambulants recueille Ben, un jeune homme poursuivi par la Police. Ben, qui possède un pouvoir extraordinaire, semble terrifié entre rêves prophétiques et cauchemars. La bande de freaks décide de veiller sur lui, en particulier Samson, le chef de la troupe, Clayton, le chef des ouvriers et Sofie, la diseuse de bonne aventure. Au même moment en Californie, un prêcheur méthodiste, animé par des rêves de grandeur, rassemble ses fidèles. <span id="more-27629"></span></p>
<p>Entre magie blanche et magie noire ou les bonnes raisons de voir <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> :</p>
<ul>
<li>Découvrir l&#8217;Amérique rurale pendant le Dust Bowl,</li>
<li>Vivre un périple au long cours épuisant et fantastique,</li>
<li>S&#8217;esbaudir devant les décors et les paysages naturels,</li>
<li>Se fondre dans l&#8217;ambiance merveilleuses des fêtes foraines du début du XXe siècle,</li>
<li>Côtoyer des freaks en roulotte tous plus intrigants les uns que les autres,</li>
<li>Éprouver l&#8217;un des plus grands mystères de l&#8217;histoire des séries avec « Le Grand Patron »,</li>
<li>Tenter de résoudre les énigmes et les secrets qui règnent en maître,</li>
<li>S’émerveiller devant le générique,</li>
<li>Pleurer devant l&#8217;histoire de Sofie,</li>
<li>Être enchanté et terrifié à chaque épisode.</li>
</ul>
<h3>Ce qu&#8217;il faut savoir</h3>
<p>Après <em>Rome</em>, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> devient la série la plus onéreuse de tous les temps. La chaîne HBO met les petits plats dans les grands, construisant de véritables décors (pas de fond vert et pas d&#8217;effets spéciaux !). A chaque épisode, les décors de la fêtes (chapiteaux et manèges) sont montés et démontés. Les coûts augmentent considérablement et, à l&#8217;instar de <em>Twin Peaks</em>, les audiences s&#8217;étiolent. Prévue sur 6 saisons, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> tiendra deux petites saisons le temps de boucler un arc scénaristique. Il était prévu que les héros partent pour l&#8217;Europe afin empêcher Hitler d&#8217;acquérir la bombe atomique. Son producteur, Daniel Knauf, attend patiemment de récupérer les droits de son œuvre. Tout espoir de suite n&#8217;est pas perdu.</p>
<p>Disponible en coffret DVD intégral.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-1.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="275" class="aligncenter size-full wp-image-27633" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-2.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="275" class="aligncenter size-full wp-image-27634" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-3.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="276" class="aligncenter size-full wp-image-27635" /></p>
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		<title>Séries, westerns, horreur, poilade, classiques… N&#8217;en jetez plus, la coupe est pleine !</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/series-westerns-horreur-classiques-selection-ete-2020/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Douglas Sirk]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>« C'est la crise ! »</em> disait Yves Montand chez Anne Sinclair ; ou plutôt « ché la crije ». Dès lors, il...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« C&#8217;est la crise ! »</em> disait Yves Montand chez Anne Sinclair ; ou plutôt « ché la crije ». Dès lors, il nous appartient de vous changer les idées, c&#8217;est notre devoir. Nous avons donc sélectionné à votre attention des nouveautés, des œuvres inédites, des grands classiques et des séries cultes. Tout ça pour patienter avant l&#8217;arrivée du Covid-20.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Spécial séries vintage</h3>
<h4><em>Magnum P.I</em> saison 8, un dernier tour et puis s&#8217;en va&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/magnum-pi-saison-8.jpg" alt="Magnum" width="170" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27582" />Depuis quelques mois, nous passons en revue les saisons de la cultissime série <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/magnum-pi-hawai-tom-selleck-john-hillerman-higgins-saison-4-5-dvd/" title="Magnum : retour à Hawaï !">Magnum</a></em> qui, non seulement a marqué les années 1980 mais bénéficie encore aujourd&#8217;hui d&#8217;une aura prestigieuse. <em>Magnum</em>, c&#8217;est un rassemblement d&#8217;icônes et d&#8217;images inoubliables ; un grand détective à moustache ultra-charismatique, une rugissante Ferrari rouge 308 GTB, une majestueuse résidence (malheureusement rasée en 2019 tant elle était bouffée par le salpêtre !), un mystérieux écrivain (Robin Masters), un petit majordome rondouillard et acariâtre, un hélicoptère à bandes « orange jaune et marron », Rick et Terry les deux potes inséparables, un défilé de chemises hawaïennes, les îles d&#8217;Hawaï et le Vietnam en toile de fond… Peu de séries usant d&#8217;un ton et d&#8217;un style mêlant le cool au sérieux peuvent se targuer d&#8217;avoir aussi durablement frappé les esprits ! <span id="more-27579"></span><br />
Cette huitième et dernière saison boucle la boucle. Enfin ! Une boucle que Tom Selleck aurait aimé fermer la saison précédente tant il en a ras la couscoussière de tout ce barnum et de ce personnage qui lui colle à la peau jusqu&#8217;à l&#8217;empêcher de voir sa carrière décoller comme elle le devrait.<br />
Ces 13 épisodes ne sont pas les meilleurs, loin de là, ils sont juste les derniers. Et rien que pour cette raison toute bête, on se sent triste de quitter les copains ! Le succès de <em>Magnum</em> repose en partie sur cet entêtant parfum nostalgique et mélancolique qui hante ses héros comme ses anti-héros, la plupart d&#8217;anciens soldats. D&#8217;ailleurs, le passé, et la peur du passé, s&#8217;invite dans pratiquement tous les épisodes. <em>Magnum</em> n&#8217;est pas une série engagée mais jamais elle n&#8217;évite les sujets brûlants ; les horreurs de la guerre, la corruption, la colonisation et le traitement des insulaires&#8230;<br />
Les dernières minutes du dernier épisode nous laissent sans voix. Magnum nous regarde&#8230; Le rideau est tombé&#8230;<br />
Coffret blu-ray disponible chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> (1979), mini-série en 3 épisodes avec William Devane, Natalie Wood, Kim Basinger&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/tant-qu-il-y-aura-des-hommes.jpg" alt="Tant qu&#039;il y aura des hommes" width="165" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27583" />Cette série télé est le remake du classique <em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> (1953) réalisé par Fred Zinnemann et récompensé par huit Oscars, tiré du roman du même nom sorti en 1951. <em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> aborde l&#8217;épineux sujet de la fierté, du courage et du patriotisme en temps de guerre. L&#8217;histoire d&#8217;un soldat qui refuse de remonter sur le ring défendre l&#8217;honneur bafoué de son régiment après avoir blessé, il y a des années de cela, un adversaire. La série dénonce avec virulence la bêtise crasse des hommes bouffés par l&#8217;orgueil et le mépris, où l&#8217;amour-propre importe plus que la raison. Pour la faire courte, cette mini-série classe et rigoureuse n&#8217;a pas à rougir devant son modèle ciné et ne trahit en rien le roman, bien au contraire elle prend le temps de développer les thèmes cher à l&#8217;auteur. Aventure, romantisme, drame, rien ne manque. Comme un écho à <em>Magnum</em>, l&#8217;intrigue se déroule à Hawaï, la veille de Pearl Harbor.<br />
Coffret DVD disponible chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Le Courrier du désert</em> (1960) avec Peter Graves</h4>
<p>Dans les années 1850 en Australie, l’émigrant américain Chris Cobb tente d’établir la première ligne de diligences pour transporter des passagers, de l’or et diverses marchandises. Le bush australien sauvage réserve bien des dangers, et il va faire toutes sortes de rencontres&#8230;<br />
Avec ses 34 épisodes, <em>Le Courrier du désert</em> aborde l&#8217;histoire méconnue de la conquête du continent australien par un cow-boy américain. D&#8217;ailleurs, il est parfois difficile de discerner le charme du bush avec le désert américain ! Sans doute la faute au cahier des charges scrupuleux d&#8217;offrir un spectacle universel. Toutefois, le spectacle est bien présent et dépaysant. Cette série âgée de 60 ans séduit par sa patine et son côté inédit. Les mordus de westerns, de chevaux et de courses-poursuites devraient apprécier ! Comprenez par là que c&#8217;est tout de même réservé aux fans du genre en mode hardcore !<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Bannis</em> (1968) avec Don Murray et Otis Young</h4>
<p><em>Les Bannis</em> s&#8217;inscrit comme une grande série « westernienne » au même titre que <em>Bonanza</em>, <em>Rawhide</em> ou autres <em>The Lone Ranger</em>. On y voit deux chasseurs de primes, à la fin de la guerre de Sécession, contraints de voyager ensemble alors que tout les oppose : l&#8217;un, sudiste, est un ancien aristocrate de Virginie; l&#8217;autre, nordiste, est un esclave affranchi. Les 26 épisodes retracent l&#8217;histoire tragique des Etats-pas-vraiment-Unis durant le XIXe siècle dans ses conflits internes et fratricides, les mêmes qui aujourd&#8217;hui pourrissent la société contemporaine américaine. Ces deux frères qui s&#8217;ignorent mettent en exergue toute la complexité du contexte.<br />
Une chouette découverte.<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Bleus et les Gris</em> (1982) réalisé par Andrew McLaglen avec Stacy Keach, Gregory Peck…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/les-bleus-et-les-gris.jpg" alt="Les Bleus et les gris" width="247" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27584" />Coup de coeur !<br />
Etats-Unis, 1859. La famille Geyser, au Sud, est apparentée à la famille Hale, qui vit au Nord. Sympathisant de la cause abolitionniste, John Geyser rejoint le journal de son oncle Jacob Hale à Philadelphie pour y travailler comme dessinateur de presse. Lorsque la guerre de Sécession éclate en 1861, les membres des deux familles se retrouvent dans des camps opposés, alors que John couvre les différents événements que l&#8217;on suit à travers ses yeux.<br />
Conseil. Appréciez <em>Les Bleus et les Gris</em> comme une immense saga historique et politique au même titre qu&#8217;une grande pièce de Shakespeare et vous serez comblé au centuple. Une telle série, aussi passionnante et soignée, ne se trouve pas sous le sabot d&#8217;un cheval ! Il faut dire qu&#8217;un projet piloté par l&#8217;immense Andrew McLaglen et interprété par une pléiade de stars, c&#8217;est la garantie d&#8217;une certification « Haute Qualité ».<br />
Nous voilà embarqués dans une Amérique déchirée par la haine, qui refuse de chercher les compromis et qui court à sa perte. Qui court à sa perte, enfin, pas pour tout le monde. Nous savons bien que durant les périodes de crise, il y a toujours une poignée d&#8217;hommes et de femmes qui tirent leur épingle du jeu. C&#8217;est cela qu&#8217;évoque <em>Les Bleus et les Gris</em> ; ceux qui prennent l&#8217;Histoire en pleine poire et les autres qui profitent sur le dos de la bête. Loin de tout manichéisme, cette série émet des points de vue sans pour autant asséner des vérités, laissant les spectateurs se faire leur propre opinion.<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Du fantastique, de l&#8217;épouvante, de l&#8217;horreur, la vie quoi !<br />
5 films cultes</h3>
<h4><em>Extra Sangsues</em> (1987) réalisé par Fred Dekker avec Tom Atkins, Jason Lively, Steve Marshall…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/extra-sangsues.jpg" alt="Extra-sangsues" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27585" />En 1959, un vaisseau extraterrestre s&#8217;écrase sur terre. La créature qui était à l&#8217;intérieur prend possession d&#8217;un jeune homme. Près de 30 ans plus tard, Chris Romero, étudiant un peu perdu et son ami J.C, découvrent le corps possédé qui revient à la vie…<br />
<em>Extra sangsues</em>, c&#8217;est le film de Fred Dekker (grand complice du producteur/scénariste/réalisteur Shane Black), un mordu de cinéma. Cette fantaisie fantastique bourrée de références aux grands cinéastes de genre lorgne vers John Carpenter et Joe Dante et peut-être davantage vers Joe Dante pour son côté entertainement.<br />
C&#8217;est drôle, c&#8217;est con, c&#8217;est crade, c&#8217;est bien troussé, c&#8217;est irrévérencieux, bref, c&#8217;est le film d&#8217;un passionné de cinéma et ceci explique peut-être cela.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>La Vallée de la mort</em> (1982) réalisé par Dick Richards avec Paul Le Matt, Catherine Hicks…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/vallee-de-la-mort.jpg" alt="La Vallée de la mort" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27586" />Après le divorce de ses parents, Billy, un jeune garçon, part en périple dans la vallée de la Mort avec sa mère et son nouveau petit ami. Pendant le voyage, l&#8217;enfant va découvrir dans une caravane un drôle de pendentif. Le cauchemar peut commencer&#8230;<br />
<em>La Vallée de la mort</em> est l&#8217;un de ces petits films d&#8217;épouvante qui reste longtemps en mémoire parce qu&#8217;il titille la rétine. L&#8217;utilisation des décors naturels et de la lumière extérieure de manière à rendre l&#8217;environnement constamment hostile contribue à renforcer ce sentiment d&#8217;inquiétude, quasi de peur panique. Le soleil écrasant, les ombres et la poussière semblent abriter un cortège d&#8217;entités démoniaques. Comme quoi, il en faut peu pour devenir paranoïaque. Cette chasse à l&#8217;homme qui va à l&#8217;essentiel est une franche réussite.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>La Ferme de la terreur</em> (1981) réalisé par Wes Craven avec Maren Jensen, Sharon Stone, Ernest Borgnine&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/ferme-de-la-terreur.jpg" alt="La Ferme de la terreur" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27587" />Coup de coeur !<br />
A la suite de la mort suspecte de son mari, Martha Schmidt est témoin de phénomènes inexpliqués et effrayants. Or à proximité de chez elle, une étrange communauté religieuse, les hittites, est installée. Ces derniers vivent en autarcie et refusent toute technologie moderne, y voyant des manifestations du Démon.<br />
Un film de Wes Craven, ce n&#8217;est pas n&#8217;importe quoi. Un bon cru de Wes Craven, c&#8217;est encore moins n&#8217;importe quoi ! Si <em>La Ferme de la terreur</em> s&#8217;est fait défoncer à sa sortie, le public l&#8217;a par la suite plébiscité à la grande époque des vidéoclubs pour l&#8217;inscrire comme un modèle du genre. Le cinéaste joue des rapports et des ambiguïtés entre une communauté religieuse et les habitants de la société villageoise. Les deux clans, qui se frottent et se provoquent sans cesse, enfantent le démon. Le Mal naît du chaos. Le film n&#8217;est rien de moins qu&#8217;une parfaite allégorie de nos sociétés qui ne se supportent plus et qui obstinément refusent de se comprendre.<br />
Interprétation, mise en scène, rythme, c&#8217;est un régal.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Le Beau-père</em> (1987) réalisé par Joseph Ruben avec Terry O&#8217;Quinn, Jill Schoelen, Shelley Hack…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/le-beau-pere.jpg" alt="Le Beau-père" width="198" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27588" />Un homme tue toute sa famille et se prépare à en rejoindre une autre.<br />
Le film est aussi simple et efficace que son synopsis. On est tendus de la première à la dernière seconde. La mise en scène au cordeau, le rythme et l&#8217;interprétation de Terry O&#8217;Quinn font de ce thriller une référence du genre. Spécialiste de la série B, Joseph Ruben (<em>Les Nuits avec mon ennemi</em>, <em>Money Train</em>&#8230;) sait comment rendre ses films ultra-efficaces. Ça se voit et ça se sent ! Ce qu&#8217;il y a de plus génial dans <em>Le Beau-père</em>, c&#8217;est que l&#8217;on sait qui est qui et qu&#8217;en même temps, on ne sait rien du tout ! C&#8217;est bonnard. Point barre !</p>
<h4><em>Le Beau-père 2</em> (1989) réalisé par Jeff Burr avec Terry O&#8217;Quinn, Meg Foster…</h4>
<p>Attention spoiler !<br />
Jerry Blake s&#8217;est échappé de l&#8217;asile et arrive dans une nouvelle ville où il devient conseiller matrimonial. Il s&#8217;immisce dans la famille de Carol Graylan, récemment divorcée et mère d&#8217;un petit garçon. Blake, qui se fait appeler Gene Clifford, et Carol pensent à se marier jusqu&#8217;au jour où l&#8217;ex de cette dernière tente de la reconquérir et que sa meilleure amie découvre la vérité sur l&#8217;identité de son prochain mari&#8230;<br />
Ce second opus ne démérite pas. L&#8217;effet de surprise est un poil éventé.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Comédie, comédie, comédie !</h3>
<h4><em>Une baraque à tout casser</em> (1986) réalisé par Richard Benjamin avec Tom Hanks, Alexander Godounov, Shelley Long…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/une-baraque-a-tout-casser.jpg" alt="Une baraque à tout casser" width="250" height="173" class="alignleft size-full wp-image-27589" />Jeune couple dans la fleur de l’âge, Walter et Anna cherchent à s’installer. Ils décident d’acquérir une vieille maison qui, en apparence, semble en bon état. En apparence seulement, car sitôt après avoir emménagé, tout s’écroule littéralement. Commence alors un long calvaire pour remettre la maison d&#8217;aplomb…<br />
<em>Une baraque à tout casser</em> est le remake réussi de <em>Un million clé en main</em>, comédie avec Cary Grant sortie en 1948. Durant 90 minutes (et sans temps mort), nous suivons les déboires de Walter et Anna, heureux propriétaires d&#8217;une immense résidence pourrie du sol jusqu&#8217;au plafond, qui subissent avec une patience redoutable un défilé de plombiers, d&#8217;électriciens et autres artisans du bâtiment tous plus maladroits les uns que les autres. Les catastrophes et les gags s’enchaînent que le générique de fin défile déjà sous nos yeux embués par les larmes de rire. Cette production Amblin chapeautée par Steven Spielberg est réglée comme du papier à musique. Il faut dire qu&#8217;avec Richard Benjamin à la mise en scène (acteur et réalisateur rompu à la comédie), le grand Michel Colombier à la musique et les potes de Spielberg à tous les postes techniques, Amblin a mis les petits plats dans les grands. <em>Une baraque à tout casser</em>, c&#8217;est franchement chouette !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Voisins</em> (1981) réalisé par John G. Avildsen avec John Belushi, Dan Aykroyd, Cathy Moriarty&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/les-voisins.jpg" alt="Les Voisins" width="250" height="159" class="alignleft size-full wp-image-27590" />La vie paisible de la famille Keese est troublée par l&#8217;arrivée d&#8217;un couple atypique, le gros et bonhomme Vic et la sulfureuse Ramona.<br />
Attention comédie ultra-rarissime ! Autant <em>Une baraque à tout casser</em> fait encore les beaux jours des chaînes de la TNT française autant <em>Les Voisins</em> n&#8217;a jamais connu l&#8217;honneur des écrans français quels qu’ils soient. L&#8217;idée principale du film, qui tient seulement à l&#8217;affrontement sur une nuit (comme <em>After Hours</em> sortie la même année) d&#8217;un couple bien rangé aux prises avec deux voisins envahissants, ne vaut que par la puissance de ces deux cintrés du bocal que sont Aykroyd et Belushi. Derrière les deux zozos, Kathrin Walker et Cathy Moriarty semblent un poil à la rame. D&#8217;ailleurs, en parlant de rames, John G. Avildsen (réalisateur du chef-d’œuvre <em>Rocky</em> &#8211; et <em>Rocky 5</em> &#8211; et de la saga <em>Karate Kid</em>, entre autres) qui met tout ce barnum en scène en usera des paires, le pauvre, car s&#8217;il faut bien un cinéaste de cette trempe pour diriger, maîtriser et modérer John Belushi et Dan Aykroyd connus pour leur caractère, leurs frasques et leur consommation de produits illicites, nous sommes loin d&#8217;imaginer le tournage cauchemardesque qu&#8217;a du endurer le bonhomme, menacé constamment par Belushi d&#8217;être remplacé au pied levé par John Landis (qui à cette époque bossait sur <em>Le Loup-garou de Londres</em> et n&#8217;avait strictement rien à battre de ce film!). Reste une comédie en huis clos d&#8217;une bizarrerie absolue et en totale roue libre ! John Belushi, qui trouvera la mort quelques mois plus tard, livre une prestation de folie !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Mad Dog and Glory</em> (1993) réalisé par John McNaughton avec Bill Murray, Robert De Niro, Uma Thurman, David Caruso…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/mad-dog-glory.jpg" alt="Mad Dog and Glory" width="250" height="139" class="alignleft size-full wp-image-27591" />Wayne Dobie, surnommé Mad Dog (« flingueur »), est un photographe de la police de Chicago. Présent lors d&#8217;un hold-up, il sauve la vie d&#8217;un parrain du crime, Frank Milo. En signe de gratitude, Milo veut montrer son amitié à Wayne, en lui offrant Glory, l&#8217;une de ses « employées », avec pour mission de ne pas revenir trop vite ce qui serait signe d&#8217;échec de cette offre. Wayne accepte au moins de la loger sous son toit pour qu&#8217;elle ne soit pas maltraitée, mais les choses ne vont pas en rester là.<br />
Dans <em>Mad Dog and Glory</em>, les rôles sont inversés. Bill Murray incarne le sombre mafieux et Bob De Niro la figure d&#8217;autorité. Ce choix désarçonnant brouille les cartes mais pas l&#8217;écoute. John McNaughton, rodé aux thrillers horrifiques (<em>Henry, portrait d&#8217;un tueur en série</em>, <em>Sexcrimes</em>…), pond un thriller en forme de comédie ou peut-être bien une comédie en forme de thriller. Il en résulte que chacun joue une drôle de partition. <em>Mad Dog and Glory</em> résonne, comme <em>La Valse des pantins</em> résonnait quelques années plus tôt, sur un ton décalé. Martin Scorsese est à la production, ce qui explique peut-être cela. Voilà un film inclassable !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et puis revoilà Douglas Sirk…</h3>
<h4><em>Qui a donc vu ma belle ?</em> (1952) avec Rock Hudson, Charles Coburn, Piper Laurie…</h4>
<p><em>Qui a donc vu ma belle ?</em> concentre à peu près toutes les obsessions de Douglas Sirk ; la petite société bourgeoise américaine dans la tranquille ville de province. Le cinéaste s&#8217;applique avec l&#8217;entrain qu&#8217;on lui connaît à critiquer cette bourgeoisie un peu crasse qui ne pense qu&#8217;à faire fortune. La copie est toujours aussi élégante et acide qu&#8217;à l&#8217;accoutumée.</p>
<h4><em>La Séductrice aux cheveux rouges</em> (1953) avec Ann Sheridan, Sterling Hayden, Philip Reed…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/seductrice-cheveux-rouges-douglas-sirk.jpg" alt="La Séductrice aux cheveux rouges" width="250" height="169" class="alignleft size-full wp-image-27592" />Vermilion O&#8217;Toole est transportée dans un train pour être emprisonnée avec son ex-partenaire, le bandit Newton Cole. Ils parviennent à s&#8217;échapper et se cachent dans la ville de Timberline. Vermilion, dont la beauté fait des ravages, se voit offrir une proposition de mariage par les fils de Will Hall, qui a récemment perdu sa femme. Pour rester à distance des US Marshals, elle accepte l&#8217;offre&#8230;<br />
Vous savez quoi ? Eh bien <em>La Séductrice aux cheveux rouges</em> est une critique pas piquée des hannetons d&#8217;une petite communauté refermée sur elle-même. Étonnant, non ? Pour changer un peu, Sirk utilise le western comme decorum. Chacun en prend pour son grade. C&#8217;est un régal.</p>
<h4><em>No Room for the groom</em> (1952) avec Tony Curtis, Piper Laurie…</h4>
<p>Un couple de jeunes mariés ne cesse de se faire enquiquiner par une famille envahissante.<br />
<em>No Room for the groom</em> est une « petite » comédie familiale drôle et grinçante. Douglas Sirk avoue dans l&#8217;une de ses dernières interviews qu&#8217;il n&#8217;a aucun souvenir du film ! C&#8217;est très frais, mais c&#8217;est avant tout un Sirk de plus dans notre collection.</p>
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		<title>Le quiz nouveautés du déconfinement</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/jeu-quiz-deconfinement-films-dvd/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2020 07:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Cecil B. DeMille]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
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		<category><![CDATA[quiz]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour vous réadapter à la vie trépidante d’hier qui annonce l'effondrement de demain, nous vous avons concocté un petit quiz cinéphilique sympathique autour de films classiques et cultes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>- Déconfiné·e, déconfiné·e ? Est-ce que j’ai une gueule de déconfiné·e ? Quels acteurs ou quelles actrices ont pu formuler ces mots le 11 mai 2020 ? Jean Gabin ? Vincent Lindon ? Perrette Pradier ? Juliette Binoche ? Charles Bronson ? Franck Dubosc ? Attention il y a un piège ! Pour vous réadapter à la vie trépidante d’hier qui annonce le prochain effondrement de demain, nous vous avons concocté un petit quiz cinéphilique sympathique autour de longs-métrages classiques et cultes tous remastérisés et depuis peu disponibles dans les bacs. A vous de jouer !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Les Voyages de Gulliver</em>, réalisé par Jack Sher avec Kerwin Mathews, Jo Morrow, June Thorburn&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/jack-sher-voyages-gulliver.jpg" alt="Les Voyages de Gulliver, de Jack Sher" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27556" />Humble médecin dans une petite ville d’Angleterre, Gulliver rêve de découvrir le vaste monde. Quand, enfin, il peut le faire en embarquant sur un bateau à destination des Indes, une tempête le jette par-dessus bord. Quand il se réveille, c’est dans un étrange royaume, Lilliput, dont les habitants sont si petits qu’il pourrait leur marcher dessus. Petits, mais toujours prêts à en découdre avec leurs voisins de Blefuscu&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Qui se cache derrière les effets spéciaux des <em>Voyages de Gulliver</em> ? Douglas Trumbull, Phil Tippett ou Ray Harryhausen ?<br />
2°) Combien d’adaptations cinématographiques compte le roman de Jonathan Swift ? Une dizaine, une quinzaine, une vingtaine ?<br />
3°) Gulliver voyage et s’arrête à Laputa. A quel grand cinéaste pense-t-on lorsque l’on évoque Laputa ?<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
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&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Ray Harryhausen<br />
2°) Une quinzaine<br />
3°) Hayao Miyazaki</p>
<p>Avis de Grand Écart : un classique des classiques. Indémodable et indispensable. Un vrai moment de cinéma à l’ancienne et garanti sans fond vert !<br />
Disponible en version collector combo blu-ray et DVD chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27539"></span><br />
&nbsp;</p>
<h3><em>Un justicier dans la ville 1 &amp; 2</em>, réalisés par Michael Winner avec Charles Bronson&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/justicier-ville-death-wish-charles-bronson.jpg" alt="Un justicier dans la ville" width="250" height="140" class="alignleft size-full wp-image-27549" /><em>1er opus : </em>Quand il apprend la mort de sa femme, battue à mort, et le viol de sa fille, traumatisée à vie, l’architecte Paul Kersey contient sa douleur, sa colère. S’il se réfugie d’abord dans le travail, le révolver que lui offre un client texan décide de son destin. Armé, de plus en plus sûr de ses gestes, Kersey erre la nuit dans les quartiers les plus malfamés de New York, abattant tous ceux qui constituent une menace pour lui et la société…</p>
<p><em>2e opus :</em> Cinq ans après avoir nettoyé les rues de New York de sa faune la moins fréquentable, Paul Kersey mène une existence paisible à Los Angeles, auprès d’une nouvelle compagne, une journaliste. Mais, à nouveau, le destin le frappe de plein fouet. Enlevée et violée par une bande de voyous, sa fille se suicide. Accablé, il retrouve un à un ses agresseurs et, de sang froid, leur applique le châtiment suprême.</p>
<p><strong>Questions sur les films :</strong><br />
1°) Quel acteur américain fait ses débuts dans ce premier opus ? Michael Keaton, Jeff Goldblum, Nick Nolte<br />
2°) Qui compose la bande-son d’<em>Un justicier dans la ville</em> ? Isaac Hayes, Herbie Hancock, Quincy Jones<br />
3°) Qui compose la bande-son d’<em>Un justicier dans la ville 2</em> ? Isaac Hayes, Jimmy Page, David Bowie<br />
4°) Qui endosse le rôle de Charles Bronson dans le remake de 2017 ? Adam Driver, Bruce Willis, Mark Wahlberg<br />
5°) Le succès relatif d’<em>Un justicier dans la ville 2</em> signera-t-il la fin de la saga ? Vrai ou faux ?<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Jeff Goldblum<br />
2°) Herbie Hancock<br />
3°) Jimmy Page<br />
4°) Bruce Willis<br />
5°) Faux, Charles Bronson incarnera encore 3 fois le rôle de Paul Kersey</p>
<p>Avis de Grand Écart sur <em>Un justicier dans la ville</em> : un film d’action culte sur la vengeance et l’insuffisance de la justice. On y voit la ville de New York sous tension, craspec et poisseuse. Charles Bronson s’impose comme un action hero d’une rare brutalité.<br />
Avis de Grand Écart sur <em>Un justicier dans la ville 2</em> : encore plus bourrin et extrême que le premier opus, <em>Un justicier dans la ville 2</em> se vit comme une expérience cathartique redoutable.<br />
Disponible dans de superbes éditions DVD, blu-ray et collector chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>La Nuit des morts-vivants</em>, réalisé par Tom Savini avec Tony Todd, Patricia Tallman, Tom Towles, Bill Moseley&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/nuit-morts-vivants-tom-savini-romero.jpg" alt="La Nuit des morts-vivants, de Tom Savini" width="250" height="136" class="alignleft size-full wp-image-27548" />Un phénomène inexpliqué s’abat sur une région des Etats-Unis : les morts ressuscitent puis se jettent sur les vivants qui, infectés par leurs morsures, se transforment eux-mêmes en morts-vivants. Une jeune femme, Barbara, et un homme, Ben, se réfugient dans une maison isolée qu’encerclent bientôt les créatures enragées. Ils ignorent que d’autres survivants s’y cachent. Commence alors une longue et sanglante nuit…</p>
<p><strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) <em>La Nuit des morts-vivants</em> est-il le remake de : <em>Le Jour des morts-vivants</em>, <em>Le Crépuscule des morts-vivants</em>, <em>La Nuit des morts-vivants</em><br />
2°) Pourquoi Tom Savini obtint la confiance de George Romero pour réaliser ce remake ? Tom Savini est le beau-frère de George Romero, Tom Savini devait travailler sur le film original, Tom Savini est le gendre de George Romero (attention, il y a un piège !)<br />
3°) Pourquoi George Romero accepta de produire ce remake ? Parce que le film original est tombé dans le domaine public, parce que les studios obligèrent Romero à produire un remake, parce que Romero toucha une prime de 5 millions de dollars<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) La Nuit des morts-vivants<br />
2°) Tom Savini devait travailler sur le film original (il partit au Vietnam)<br />
3°) Parce que le film est tombé dans le domaine public (et qu’il avait promis à l’équipe originale qu’il les rétribuerait un jour ou l’autre)</p>
<p>Avis de Grand Écart : Le remake de Savini respecte l’esprit de son créateur, George Romero, l’ami des zombies. Angoisse, frisson, horreur, ce cocktail spécial « samedi soir entre potes » enivre et remue les boyaux.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray dans une superbe édition collector chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Les Boucaniers</em>, réalisé par Anthony Quinn avec Yul Brynner, Charlton Heston, Charles Boyer, Claire Bloom, Inger Stevens, Woody Strode, Lorne Greene…</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/boucaniers-anthony-quinn.jpg" alt="Les Boucaniers, d&#039;Anthony Quinn" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27557" />1812 en Louisiane. Installé dans les bayous de La Nouvelle-Orléans, le pirate français Jean Laffite contrôle toute la région, et tente de rester neutre dans le conflit qui oppose Américains et Britanniques. Mais son amour pour la fille du gouverneur Clairborne, va l’obliger à prendre parti et à s’engager au côté du général américain Andrew Jackson.</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Qui produit le film ? Dino DeLaurentiis, Cecil B. DeMille, Stanley Kubrick<br />
2°) Combien de films Anthony Quinn réalisera au cours de la longue carrière ? 1 film, 3 films, 6 films<br />
3°) De quel film <em>Les Boucaniers</em> est-il le remake ? <em>Les Corsaires du bayou</em>, <em>Les Flibustiers</em>, <em>Terreur en Louisiane</em><br />
&nbsp;<br />
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&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Cecil B. DeMille<br />
2°) 1 film<br />
3°) <em>Les Flibustiers</em> (1937) réalisé par Cecil B. DeMille</p>
<p>Avis de Grand Écart : Anthony Quinn réalise une œuvre grand spectacle pleine de panache bien qu’un peu trop proprette (entendez par là « un poil académique »). Le master « haute définition » fait honneur au format cinémascope et au technicolor.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Ouragan sur la Louisiane</em>, réalisé par Bernard Vortrans avec John Wayne, Ona Munson, Henri Stephenson&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/ouragan-sur-la-louisiane-vortrans.jpg" alt="Ouragan sur la Louisiane" width="250" height="150" class="alignleft size-full wp-image-27563" />Avocat originaire du Nord des Etats-Unis, John Reynolds descend dans le Sud avec pour mission de débarrasser l&#8217;univers du jeu de ses éléments les plus notoirement convertis à la criminalité. S&#8217;il croit avoir trouvé un coupable en la personne du général Mirbeau, père de la jeune femme dont il s&#8217;éprend, il se trompe pour se rendre à l&#8217;évidence que c&#8217;est son bras droit, Blackie Williams, qui tire les ficelles, allant jusqu&#8217;à faire tuer un gagnant…</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film et John Wayne :</strong><br />
1°) <em>Ouragan sur la Louisiane</em> sort en 1941 aux Etats-Unis mais en quelle année atteindra t-il les écrans français ? 1947, 1954, 1962<br />
2°) Quel surnom porte John Wayne ? The King, The Duke, Big John<br />
3°) De quel film <em>True Grit</em> des frères Coen s’inspire t-il ? <em>Une Bible et un fusil</em>, <em>Cent dollars pour un shérif</em>, <em>Rooster Cogburn</em><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) 1947<br />
2°) The Duke<br />
3°) Cent Dollars pour un shérif</p>
<p>Avis de Grand Écart : <em>Ouragan sur la Louisiane</em> raconte avec précision l’histoire ultra-complexe de l’ancienne province française prise dans l’étau des conflits entre Américains et Anglais. Un film court, efficace et passionnant.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Le train sifflera trois fois</em> réalisé par Fred Zinnemann avec Gary Cooper, Grace Kelly&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/train-sifflera-trois-fois.jpg" alt="Le train sifflera trois fois" width="250" height="125" class="alignleft size-full wp-image-27560" />A peine marié, le shérif Will Kane apprend que Frank Miller, un homme qu&#8217;il a fait arrêter cinq ans plus tôt, arrivera en ville par le train de midi. Déjà, trois de ses complices l&#8217;y attendent. Le sens du devoir l&#8217;emportant sur la démission qu&#8217;il avait l&#8217;intention de donner, Kane espère cependant que quelques-uns de ses concitoyens prennent les armes avec lui. Aucun ne le suit. Bien que le combat s&#8217;annonce perdu d&#8217;avance, le shérif se dresse contre les bandits&#8230;</p>
<p><strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Quel acteur de légende apparaît pour la première fois ? Max Von Sydow, Lee Van Cleef, Llyod Bridges<br />
2°) <em>Le train sifflera trois fois</em> se déroule t-il ? En temps réel, en flash-back, dans l’esprit d’un mort<br />
3°) Le film reçut : 4 oscars, 6 oscars, 10 oscars<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses:</strong><br />
1°) Lee Van Cleef<br />
2°) En temps réel<br />
3°) 4 oscars (meilleur acteur, meilleur montage, meilleure musique, meilleure chanson)</p>
<p>Avis de Grand Écart : un sublime western, un chef-d’œuvre du cinéma. Ni plus ni moins. La version proposée par Sidonis Calysta est superbe.<br />
Disponible en combo DVD et blu-ray collector.</p>
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		<title>Le tour des éditions Montparnasse &#8211; Part One</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/nouveautes-editions-montparnasse-robert-baber-satyajit-ray-2020/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 09:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[films indépendants]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme chaque année, les éditions Montparnasse renouvellent leurs trésors, réalisant le bonheur des cinéphiles et des cinéphages en manque de pellicule. Des documentaires engagés aux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, les éditions Montparnasse renouvellent leurs trésors, réalisant le bonheur des cinéphiles et des cinéphages en manque de pellicule. Des documentaires engagés aux plaisirs coupables des grandes comédies hollywoodiennes, des raretés historiques aux portraits intimes de Jean Rouch, d’un animé made in France aux plages proustiennes, il y a de quoi avoir la tête qui tourne.<br />
&nbsp;</p>
<h2>Inquiétude et insouciance</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/vienne-avant-la-nuit-robert-bober.jpg" alt="Vienne avant la nuit, de Robert Bober" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-27505" /><strong><em>Vienne avant la nuit</em>, de Robert Bober</strong></p>
<p>En 75 minutes, Robert Bober mêle la grande Histoire de ce début du XXe siècle à l’histoire personnelle de Wolf Leibe Fränkel, son grand-père, autour d’un périple allant de sa Pologne natale aux postes frontières d’Ellis Island jusqu’à la grande et mystérieuse Vienne, capitale de l’Autriche. L’histoire d’un aller et presque retour en quelque sorte. Robert Bober évoque la vie d’un immigré perpétuel, ce grand-père qu’il n’a jamais connu, mais qui fut le témoin des changements de paradigme politique qui bouleverseront à jamais le monde. Dans son récit familial, Bober s’efface derrière les mots de Schnitzler, Stephan Zweig et Joseph Roth qui rendent compte, comme son grand-père aurait pu le faire, d’un mal étrange qui ronge les esprits. <span id="more-27503"></span>C’est Vienne avant la nuit&#8230; Cette exhumation poétique colle à la peau du réalisateur. Le documentaire d’une douce violence rappelle à quel point il suffit d’un rien pour que tout bascule dans l’horreur. S’il n’avait pas été atteint d’un trachome et renvoyé des Etats-Unis, Wolf Leibe Fränkel serait peut-être mort de sa belle mort, sur un banc de Central Park.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/les-dames-de-la-cote-nina-companeez.jpg" alt="Les dames de la côte, de Nina Companeez" width="280" height="154" class="alignright size-full wp-image-27506" /><strong><em>Les Dames de la côte</em>, de Nina Companeez avec Fanny Ardant, Michel Aumont, Françoise Fabian …</strong></p>
<p>Quand on évoque le nom de Nina Companeez résonne tout un pan du cinéma français des années 1970 où <em>Faustine et le bel été</em> (1971) qui révéla Muriel Catala (mais aussi Isabelle Adjani et Isabelle Huppert) et <em>L’Histoire très belle et très joyeuse de Colinot trousse-chemise</em> (1973) qui révéla Francis Huster (encore sobre et pas trop cabotin dans un rôle de Casanova échevelé !) symbolisent à la perfection le bonheur et l’insouciance d’une époque aujourd’hui révolue. Nina Companeez, c’est également la femme des grandes sagas télévisées classes et luxueuses (<em>L’Allée du Roi</em>, <em>Un pique-nique chez Osiris</em>, <em>A la recherche du temps perdu</em>&#8230;) dans lesquelles elle excelle à rendre des portraits ciselés des familles de la haute bourgeoisie française de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Dans ses œuvres, il est toujours question d’amour et de convention, d’excès et de normes, comme si les personnages féminins qu’elle s’applique à croquer avec délices ne peuvent s’émanciper que dans la douleur. Vous l’aurez compris, Nina Companeez, ce n’est pas vraiment Romain Goupil ou Gérard Mordillat… <em>Les Dames de la côte</em>, c’est du Marcel Proust réinventé, une certaine idée de la France aisée et insouciante avant et après la Première Guerre mondiale. Cette valse des couples sur fond de mutation sociale de la société française est d’une cruauté sans nom quand la cinéaste s’attarde avec délice sur ces petits esprits étriqués. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/autrichienne-pierre-granier-deferre.jpg" alt="L&#039;Autrichienne, de Pierre Granier-Deferre" width="280" height="230" class="alignleft size-full wp-image-27507" /><strong><em>L’Autrichienne</em>, de Pierre Granier-Deferre avec Ute Lemper, Patrick Chesnais, Daniel Mesguich, Rufus&#8230;</strong></p>
<p>Avec <em>L’Autrichienne</em>, Pierre Granier-Deferre s’offrait un morceau d’histoire, un terrible huis clos narrant dans une série de flash-back les quatre derniers jours de la reine Marie-Antoinette. Une reine condamnée d’avance par une « cour » de magistrats dans un procès à charge mené par le Président du tribunal révolutionnaire, Martial Herman – incarné par un Patrick Chesnais des grands jours, naturel, odieux et exécrable… fabuleux donc ! L’actrice allemande Ute Lemper, comédienne, danseuse et musicienne accomplie, livre une prestation exemplaire, toute en légèreté et toute en gravité, d’une grande justesse. Le film est sec, épuré à l’extrême, sans fioriture… on ne badine pas avec la reine ! Elle va y passer ! Cette empathie qu’on développe pour elle naît de cette justice truquée, des mots cruels lâchés par le procureur, le juge et même l’avocat de la défense, un pleutre de première catégorie. Drôle de sentiment que de se sentir impuissant à la sauver, elle qui ne semble rien comprendre à ce qui lui arrive. Nous ne sommes pas en position de refaire l’Histoire. Le peuple crevait la dalle quand la reine dépensait la fortune du pays en pâtisserie. Absolument passionnant.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/branches-arbres-satyajit-ray.jpg" alt="Les Branches de l&#039;arbre, de Satyajit Ray" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-27508" /><strong><em>Les Branches de l’arbre</em>, de Satyajit Ray avec Ajit Bannerjee, Haradhan Bannerjee, Soumitra Chatterjee&#8230;</strong></p>
<p>Ananda, ancien directeur de Mica Works, vit retiré avec son second fils, Proshanto, devenu handicapé mental à la suite d&#8217;un accident. Il a 3 autres fils qui ont tous une position sociale confortable, à l&#8217;exception du plus jeune, Protap, qui a préféré une carrière artistique au milieu financier dans lequel évolue le reste de la famille. Alors qu&#8217;Ananda les a tous réunis à l&#8217;occasion de son 70e anniversaire, ainsi que plusieurs notables de la ville, celui-ci est victime d&#8217;une attaque cardiaque.<br />
C’est en partie grâce à Gérard Depardieu qui dans les années 1990 rachète les droits de distribution de tous les films de Satyajit Ray, que les œuvres du maître indien sont visibles aujourd’hui. D’ailleurs, notre Gégé national et Daniel Toscan Du Plantier produiront et distribueront ses trois derniers films, dont <em>Les Branches de l’arbre</em>. C’est au travers de ces branches, huis clos familial, que le cinéaste dresse un état des lieux net et sans bavure d’une classe aisée décidée à rompre avec les traditions séculaires. L’Inde se modernise et les nouvelles générations s’acculturent au mode de vie occidentale. Les enfants d’Ananda ne considèrent plus leur père comme une référence, la poutre maîtresse sur laquelle repose d’immuables valeurs. <em>Les Branches de l’arbre</em> se fait le témoin du temps qui passe dans un pays que l’on pensait définitivement cristallisé dans ses coutumes et son folklore. Le cinéaste n’affirme pas que tout va changer du jour au lendemain mais qu’une révolution est en cours ; sans aucun doute l’avènement de l’Inde d’aujourd’hui qui tente de préserver sa culture et de prouver qu’elle est une grande puissance mondiale. Un grand film.</p>
<p>&nbsp;<br />
A suivre&#8230;</p>
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