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	<title>Grand Écart &#187; Tom Selleck</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Séries, westerns, horreur, poilade, classiques… N&#8217;en jetez plus, la coupe est pleine !</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Douglas Sirk]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>« C'est la crise ! »</em> disait Yves Montand chez Anne Sinclair ; ou plutôt « ché la crije ». Dès lors, il...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« C&#8217;est la crise ! »</em> disait Yves Montand chez Anne Sinclair ; ou plutôt « ché la crije ». Dès lors, il nous appartient de vous changer les idées, c&#8217;est notre devoir. Nous avons donc sélectionné à votre attention des nouveautés, des œuvres inédites, des grands classiques et des séries cultes. Tout ça pour patienter avant l&#8217;arrivée du Covid-20.</p>
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<h3>Spécial séries vintage</h3>
<h4><em>Magnum P.I</em> saison 8, un dernier tour et puis s&#8217;en va&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/magnum-pi-saison-8.jpg" alt="Magnum" width="170" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27582" />Depuis quelques mois, nous passons en revue les saisons de la cultissime série <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/magnum-pi-hawai-tom-selleck-john-hillerman-higgins-saison-4-5-dvd/" title="Magnum : retour à Hawaï !">Magnum</a></em> qui, non seulement a marqué les années 1980 mais bénéficie encore aujourd&#8217;hui d&#8217;une aura prestigieuse. <em>Magnum</em>, c&#8217;est un rassemblement d&#8217;icônes et d&#8217;images inoubliables ; un grand détective à moustache ultra-charismatique, une rugissante Ferrari rouge 308 GTB, une majestueuse résidence (malheureusement rasée en 2019 tant elle était bouffée par le salpêtre !), un mystérieux écrivain (Robin Masters), un petit majordome rondouillard et acariâtre, un hélicoptère à bandes « orange jaune et marron », Rick et Terry les deux potes inséparables, un défilé de chemises hawaïennes, les îles d&#8217;Hawaï et le Vietnam en toile de fond… Peu de séries usant d&#8217;un ton et d&#8217;un style mêlant le cool au sérieux peuvent se targuer d&#8217;avoir aussi durablement frappé les esprits ! <span id="more-27579"></span><br />
Cette huitième et dernière saison boucle la boucle. Enfin ! Une boucle que Tom Selleck aurait aimé fermer la saison précédente tant il en a ras la couscoussière de tout ce barnum et de ce personnage qui lui colle à la peau jusqu&#8217;à l&#8217;empêcher de voir sa carrière décoller comme elle le devrait.<br />
Ces 13 épisodes ne sont pas les meilleurs, loin de là, ils sont juste les derniers. Et rien que pour cette raison toute bête, on se sent triste de quitter les copains ! Le succès de <em>Magnum</em> repose en partie sur cet entêtant parfum nostalgique et mélancolique qui hante ses héros comme ses anti-héros, la plupart d&#8217;anciens soldats. D&#8217;ailleurs, le passé, et la peur du passé, s&#8217;invite dans pratiquement tous les épisodes. <em>Magnum</em> n&#8217;est pas une série engagée mais jamais elle n&#8217;évite les sujets brûlants ; les horreurs de la guerre, la corruption, la colonisation et le traitement des insulaires&#8230;<br />
Les dernières minutes du dernier épisode nous laissent sans voix. Magnum nous regarde&#8230; Le rideau est tombé&#8230;<br />
Coffret blu-ray disponible chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> (1979), mini-série en 3 épisodes avec William Devane, Natalie Wood, Kim Basinger&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/tant-qu-il-y-aura-des-hommes.jpg" alt="Tant qu&#039;il y aura des hommes" width="165" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27583" />Cette série télé est le remake du classique <em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> (1953) réalisé par Fred Zinnemann et récompensé par huit Oscars, tiré du roman du même nom sorti en 1951. <em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> aborde l&#8217;épineux sujet de la fierté, du courage et du patriotisme en temps de guerre. L&#8217;histoire d&#8217;un soldat qui refuse de remonter sur le ring défendre l&#8217;honneur bafoué de son régiment après avoir blessé, il y a des années de cela, un adversaire. La série dénonce avec virulence la bêtise crasse des hommes bouffés par l&#8217;orgueil et le mépris, où l&#8217;amour-propre importe plus que la raison. Pour la faire courte, cette mini-série classe et rigoureuse n&#8217;a pas à rougir devant son modèle ciné et ne trahit en rien le roman, bien au contraire elle prend le temps de développer les thèmes cher à l&#8217;auteur. Aventure, romantisme, drame, rien ne manque. Comme un écho à <em>Magnum</em>, l&#8217;intrigue se déroule à Hawaï, la veille de Pearl Harbor.<br />
Coffret DVD disponible chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Le Courrier du désert</em> (1960) avec Peter Graves</h4>
<p>Dans les années 1850 en Australie, l’émigrant américain Chris Cobb tente d’établir la première ligne de diligences pour transporter des passagers, de l’or et diverses marchandises. Le bush australien sauvage réserve bien des dangers, et il va faire toutes sortes de rencontres&#8230;<br />
Avec ses 34 épisodes, <em>Le Courrier du désert</em> aborde l&#8217;histoire méconnue de la conquête du continent australien par un cow-boy américain. D&#8217;ailleurs, il est parfois difficile de discerner le charme du bush avec le désert américain ! Sans doute la faute au cahier des charges scrupuleux d&#8217;offrir un spectacle universel. Toutefois, le spectacle est bien présent et dépaysant. Cette série âgée de 60 ans séduit par sa patine et son côté inédit. Les mordus de westerns, de chevaux et de courses-poursuites devraient apprécier ! Comprenez par là que c&#8217;est tout de même réservé aux fans du genre en mode hardcore !<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Bannis</em> (1968) avec Don Murray et Otis Young</h4>
<p><em>Les Bannis</em> s&#8217;inscrit comme une grande série « westernienne » au même titre que <em>Bonanza</em>, <em>Rawhide</em> ou autres <em>The Lone Ranger</em>. On y voit deux chasseurs de primes, à la fin de la guerre de Sécession, contraints de voyager ensemble alors que tout les oppose : l&#8217;un, sudiste, est un ancien aristocrate de Virginie; l&#8217;autre, nordiste, est un esclave affranchi. Les 26 épisodes retracent l&#8217;histoire tragique des Etats-pas-vraiment-Unis durant le XIXe siècle dans ses conflits internes et fratricides, les mêmes qui aujourd&#8217;hui pourrissent la société contemporaine américaine. Ces deux frères qui s&#8217;ignorent mettent en exergue toute la complexité du contexte.<br />
Une chouette découverte.<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Bleus et les Gris</em> (1982) réalisé par Andrew McLaglen avec Stacy Keach, Gregory Peck…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/les-bleus-et-les-gris.jpg" alt="Les Bleus et les gris" width="247" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27584" />Coup de coeur !<br />
Etats-Unis, 1859. La famille Geyser, au Sud, est apparentée à la famille Hale, qui vit au Nord. Sympathisant de la cause abolitionniste, John Geyser rejoint le journal de son oncle Jacob Hale à Philadelphie pour y travailler comme dessinateur de presse. Lorsque la guerre de Sécession éclate en 1861, les membres des deux familles se retrouvent dans des camps opposés, alors que John couvre les différents événements que l&#8217;on suit à travers ses yeux.<br />
Conseil. Appréciez <em>Les Bleus et les Gris</em> comme une immense saga historique et politique au même titre qu&#8217;une grande pièce de Shakespeare et vous serez comblé au centuple. Une telle série, aussi passionnante et soignée, ne se trouve pas sous le sabot d&#8217;un cheval ! Il faut dire qu&#8217;un projet piloté par l&#8217;immense Andrew McLaglen et interprété par une pléiade de stars, c&#8217;est la garantie d&#8217;une certification « Haute Qualité ».<br />
Nous voilà embarqués dans une Amérique déchirée par la haine, qui refuse de chercher les compromis et qui court à sa perte. Qui court à sa perte, enfin, pas pour tout le monde. Nous savons bien que durant les périodes de crise, il y a toujours une poignée d&#8217;hommes et de femmes qui tirent leur épingle du jeu. C&#8217;est cela qu&#8217;évoque <em>Les Bleus et les Gris</em> ; ceux qui prennent l&#8217;Histoire en pleine poire et les autres qui profitent sur le dos de la bête. Loin de tout manichéisme, cette série émet des points de vue sans pour autant asséner des vérités, laissant les spectateurs se faire leur propre opinion.<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
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<h3>Du fantastique, de l&#8217;épouvante, de l&#8217;horreur, la vie quoi !<br />
5 films cultes</h3>
<h4><em>Extra Sangsues</em> (1987) réalisé par Fred Dekker avec Tom Atkins, Jason Lively, Steve Marshall…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/extra-sangsues.jpg" alt="Extra-sangsues" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27585" />En 1959, un vaisseau extraterrestre s&#8217;écrase sur terre. La créature qui était à l&#8217;intérieur prend possession d&#8217;un jeune homme. Près de 30 ans plus tard, Chris Romero, étudiant un peu perdu et son ami J.C, découvrent le corps possédé qui revient à la vie…<br />
<em>Extra sangsues</em>, c&#8217;est le film de Fred Dekker (grand complice du producteur/scénariste/réalisteur Shane Black), un mordu de cinéma. Cette fantaisie fantastique bourrée de références aux grands cinéastes de genre lorgne vers John Carpenter et Joe Dante et peut-être davantage vers Joe Dante pour son côté entertainement.<br />
C&#8217;est drôle, c&#8217;est con, c&#8217;est crade, c&#8217;est bien troussé, c&#8217;est irrévérencieux, bref, c&#8217;est le film d&#8217;un passionné de cinéma et ceci explique peut-être cela.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>La Vallée de la mort</em> (1982) réalisé par Dick Richards avec Paul Le Matt, Catherine Hicks…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/vallee-de-la-mort.jpg" alt="La Vallée de la mort" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27586" />Après le divorce de ses parents, Billy, un jeune garçon, part en périple dans la vallée de la Mort avec sa mère et son nouveau petit ami. Pendant le voyage, l&#8217;enfant va découvrir dans une caravane un drôle de pendentif. Le cauchemar peut commencer&#8230;<br />
<em>La Vallée de la mort</em> est l&#8217;un de ces petits films d&#8217;épouvante qui reste longtemps en mémoire parce qu&#8217;il titille la rétine. L&#8217;utilisation des décors naturels et de la lumière extérieure de manière à rendre l&#8217;environnement constamment hostile contribue à renforcer ce sentiment d&#8217;inquiétude, quasi de peur panique. Le soleil écrasant, les ombres et la poussière semblent abriter un cortège d&#8217;entités démoniaques. Comme quoi, il en faut peu pour devenir paranoïaque. Cette chasse à l&#8217;homme qui va à l&#8217;essentiel est une franche réussite.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>La Ferme de la terreur</em> (1981) réalisé par Wes Craven avec Maren Jensen, Sharon Stone, Ernest Borgnine&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/ferme-de-la-terreur.jpg" alt="La Ferme de la terreur" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27587" />Coup de coeur !<br />
A la suite de la mort suspecte de son mari, Martha Schmidt est témoin de phénomènes inexpliqués et effrayants. Or à proximité de chez elle, une étrange communauté religieuse, les hittites, est installée. Ces derniers vivent en autarcie et refusent toute technologie moderne, y voyant des manifestations du Démon.<br />
Un film de Wes Craven, ce n&#8217;est pas n&#8217;importe quoi. Un bon cru de Wes Craven, c&#8217;est encore moins n&#8217;importe quoi ! Si <em>La Ferme de la terreur</em> s&#8217;est fait défoncer à sa sortie, le public l&#8217;a par la suite plébiscité à la grande époque des vidéoclubs pour l&#8217;inscrire comme un modèle du genre. Le cinéaste joue des rapports et des ambiguïtés entre une communauté religieuse et les habitants de la société villageoise. Les deux clans, qui se frottent et se provoquent sans cesse, enfantent le démon. Le Mal naît du chaos. Le film n&#8217;est rien de moins qu&#8217;une parfaite allégorie de nos sociétés qui ne se supportent plus et qui obstinément refusent de se comprendre.<br />
Interprétation, mise en scène, rythme, c&#8217;est un régal.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Le Beau-père</em> (1987) réalisé par Joseph Ruben avec Terry O&#8217;Quinn, Jill Schoelen, Shelley Hack…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/le-beau-pere.jpg" alt="Le Beau-père" width="198" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27588" />Un homme tue toute sa famille et se prépare à en rejoindre une autre.<br />
Le film est aussi simple et efficace que son synopsis. On est tendus de la première à la dernière seconde. La mise en scène au cordeau, le rythme et l&#8217;interprétation de Terry O&#8217;Quinn font de ce thriller une référence du genre. Spécialiste de la série B, Joseph Ruben (<em>Les Nuits avec mon ennemi</em>, <em>Money Train</em>&#8230;) sait comment rendre ses films ultra-efficaces. Ça se voit et ça se sent ! Ce qu&#8217;il y a de plus génial dans <em>Le Beau-père</em>, c&#8217;est que l&#8217;on sait qui est qui et qu&#8217;en même temps, on ne sait rien du tout ! C&#8217;est bonnard. Point barre !</p>
<h4><em>Le Beau-père 2</em> (1989) réalisé par Jeff Burr avec Terry O&#8217;Quinn, Meg Foster…</h4>
<p>Attention spoiler !<br />
Jerry Blake s&#8217;est échappé de l&#8217;asile et arrive dans une nouvelle ville où il devient conseiller matrimonial. Il s&#8217;immisce dans la famille de Carol Graylan, récemment divorcée et mère d&#8217;un petit garçon. Blake, qui se fait appeler Gene Clifford, et Carol pensent à se marier jusqu&#8217;au jour où l&#8217;ex de cette dernière tente de la reconquérir et que sa meilleure amie découvre la vérité sur l&#8217;identité de son prochain mari&#8230;<br />
Ce second opus ne démérite pas. L&#8217;effet de surprise est un poil éventé.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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<h3>Comédie, comédie, comédie !</h3>
<h4><em>Une baraque à tout casser</em> (1986) réalisé par Richard Benjamin avec Tom Hanks, Alexander Godounov, Shelley Long…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/une-baraque-a-tout-casser.jpg" alt="Une baraque à tout casser" width="250" height="173" class="alignleft size-full wp-image-27589" />Jeune couple dans la fleur de l’âge, Walter et Anna cherchent à s’installer. Ils décident d’acquérir une vieille maison qui, en apparence, semble en bon état. En apparence seulement, car sitôt après avoir emménagé, tout s’écroule littéralement. Commence alors un long calvaire pour remettre la maison d&#8217;aplomb…<br />
<em>Une baraque à tout casser</em> est le remake réussi de <em>Un million clé en main</em>, comédie avec Cary Grant sortie en 1948. Durant 90 minutes (et sans temps mort), nous suivons les déboires de Walter et Anna, heureux propriétaires d&#8217;une immense résidence pourrie du sol jusqu&#8217;au plafond, qui subissent avec une patience redoutable un défilé de plombiers, d&#8217;électriciens et autres artisans du bâtiment tous plus maladroits les uns que les autres. Les catastrophes et les gags s’enchaînent que le générique de fin défile déjà sous nos yeux embués par les larmes de rire. Cette production Amblin chapeautée par Steven Spielberg est réglée comme du papier à musique. Il faut dire qu&#8217;avec Richard Benjamin à la mise en scène (acteur et réalisateur rompu à la comédie), le grand Michel Colombier à la musique et les potes de Spielberg à tous les postes techniques, Amblin a mis les petits plats dans les grands. <em>Une baraque à tout casser</em>, c&#8217;est franchement chouette !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Voisins</em> (1981) réalisé par John G. Avildsen avec John Belushi, Dan Aykroyd, Cathy Moriarty&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/les-voisins.jpg" alt="Les Voisins" width="250" height="159" class="alignleft size-full wp-image-27590" />La vie paisible de la famille Keese est troublée par l&#8217;arrivée d&#8217;un couple atypique, le gros et bonhomme Vic et la sulfureuse Ramona.<br />
Attention comédie ultra-rarissime ! Autant <em>Une baraque à tout casser</em> fait encore les beaux jours des chaînes de la TNT française autant <em>Les Voisins</em> n&#8217;a jamais connu l&#8217;honneur des écrans français quels qu’ils soient. L&#8217;idée principale du film, qui tient seulement à l&#8217;affrontement sur une nuit (comme <em>After Hours</em> sortie la même année) d&#8217;un couple bien rangé aux prises avec deux voisins envahissants, ne vaut que par la puissance de ces deux cintrés du bocal que sont Aykroyd et Belushi. Derrière les deux zozos, Kathrin Walker et Cathy Moriarty semblent un poil à la rame. D&#8217;ailleurs, en parlant de rames, John G. Avildsen (réalisateur du chef-d’œuvre <em>Rocky</em> &#8211; et <em>Rocky 5</em> &#8211; et de la saga <em>Karate Kid</em>, entre autres) qui met tout ce barnum en scène en usera des paires, le pauvre, car s&#8217;il faut bien un cinéaste de cette trempe pour diriger, maîtriser et modérer John Belushi et Dan Aykroyd connus pour leur caractère, leurs frasques et leur consommation de produits illicites, nous sommes loin d&#8217;imaginer le tournage cauchemardesque qu&#8217;a du endurer le bonhomme, menacé constamment par Belushi d&#8217;être remplacé au pied levé par John Landis (qui à cette époque bossait sur <em>Le Loup-garou de Londres</em> et n&#8217;avait strictement rien à battre de ce film!). Reste une comédie en huis clos d&#8217;une bizarrerie absolue et en totale roue libre ! John Belushi, qui trouvera la mort quelques mois plus tard, livre une prestation de folie !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Mad Dog and Glory</em> (1993) réalisé par John McNaughton avec Bill Murray, Robert De Niro, Uma Thurman, David Caruso…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/mad-dog-glory.jpg" alt="Mad Dog and Glory" width="250" height="139" class="alignleft size-full wp-image-27591" />Wayne Dobie, surnommé Mad Dog (« flingueur »), est un photographe de la police de Chicago. Présent lors d&#8217;un hold-up, il sauve la vie d&#8217;un parrain du crime, Frank Milo. En signe de gratitude, Milo veut montrer son amitié à Wayne, en lui offrant Glory, l&#8217;une de ses « employées », avec pour mission de ne pas revenir trop vite ce qui serait signe d&#8217;échec de cette offre. Wayne accepte au moins de la loger sous son toit pour qu&#8217;elle ne soit pas maltraitée, mais les choses ne vont pas en rester là.<br />
Dans <em>Mad Dog and Glory</em>, les rôles sont inversés. Bill Murray incarne le sombre mafieux et Bob De Niro la figure d&#8217;autorité. Ce choix désarçonnant brouille les cartes mais pas l&#8217;écoute. John McNaughton, rodé aux thrillers horrifiques (<em>Henry, portrait d&#8217;un tueur en série</em>, <em>Sexcrimes</em>…), pond un thriller en forme de comédie ou peut-être bien une comédie en forme de thriller. Il en résulte que chacun joue une drôle de partition. <em>Mad Dog and Glory</em> résonne, comme <em>La Valse des pantins</em> résonnait quelques années plus tôt, sur un ton décalé. Martin Scorsese est à la production, ce qui explique peut-être cela. Voilà un film inclassable !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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<h3>Et puis revoilà Douglas Sirk…</h3>
<h4><em>Qui a donc vu ma belle ?</em> (1952) avec Rock Hudson, Charles Coburn, Piper Laurie…</h4>
<p><em>Qui a donc vu ma belle ?</em> concentre à peu près toutes les obsessions de Douglas Sirk ; la petite société bourgeoise américaine dans la tranquille ville de province. Le cinéaste s&#8217;applique avec l&#8217;entrain qu&#8217;on lui connaît à critiquer cette bourgeoisie un peu crasse qui ne pense qu&#8217;à faire fortune. La copie est toujours aussi élégante et acide qu&#8217;à l&#8217;accoutumée.</p>
<h4><em>La Séductrice aux cheveux rouges</em> (1953) avec Ann Sheridan, Sterling Hayden, Philip Reed…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/seductrice-cheveux-rouges-douglas-sirk.jpg" alt="La Séductrice aux cheveux rouges" width="250" height="169" class="alignleft size-full wp-image-27592" />Vermilion O&#8217;Toole est transportée dans un train pour être emprisonnée avec son ex-partenaire, le bandit Newton Cole. Ils parviennent à s&#8217;échapper et se cachent dans la ville de Timberline. Vermilion, dont la beauté fait des ravages, se voit offrir une proposition de mariage par les fils de Will Hall, qui a récemment perdu sa femme. Pour rester à distance des US Marshals, elle accepte l&#8217;offre&#8230;<br />
Vous savez quoi ? Eh bien <em>La Séductrice aux cheveux rouges</em> est une critique pas piquée des hannetons d&#8217;une petite communauté refermée sur elle-même. Étonnant, non ? Pour changer un peu, Sirk utilise le western comme decorum. Chacun en prend pour son grade. C&#8217;est un régal.</p>
<h4><em>No Room for the groom</em> (1952) avec Tony Curtis, Piper Laurie…</h4>
<p>Un couple de jeunes mariés ne cesse de se faire enquiquiner par une famille envahissante.<br />
<em>No Room for the groom</em> est une « petite » comédie familiale drôle et grinçante. Douglas Sirk avoue dans l&#8217;une de ses dernières interviews qu&#8217;il n&#8217;a aucun souvenir du film ! C&#8217;est très frais, mais c&#8217;est avant tout un Sirk de plus dans notre collection.</p>
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		<title>Le frichti de l&#8217;hiver 2019-2020 !</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 09:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette sélection annonce un hiver rude. C’est la raison pour laquelle celle-ci est chaude et épaisse. Vous retrouverez Magnum, toujours aussi bien gaulé, du western politique et engagé et des thrillers en mode <em>seventies</em> sacrément burnés. De quoi passer les semaines qui arrivent tranquille sous la couette !</strong></p>
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<h2><em>Magnum P.I</em> saison 7</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/magnum-pi-saison-7.jpg" alt="Tom Selleck dans Magnum" width="202" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27298" />Cette septième saison de <em>Magnum</em> est un véritable crève-cœur, pas un beau gâchis mais un petit gâchis. On sait qu’elle devait être la dernière. En effet, nous sommes à la fin des années 1980 et Tom Selleck, qui en a ras la moustache, espère enfin se faire un nom au cinéma. Donald Bellisario, quant à lui, le scénariste et producteur, est parti sur d’autres aventures laissant son petit personnel gérer la boutique et les intrigues. Du coup, on se retrouve avec une quantité d’épisodes sans âme ni saveur, un peu comme si tout le monde avait lâché l’affaire. Toutefois, un épisode particulièrement sort du lot ; l’épisode 6, <em>Comptes et comptines</em>, où, alors qu’il fait ses comptes, Magnum reçoit un appel mystérieux. Un homme le menace, utilisant comme message une comptine… Caméra à l’épaule, gros plans, tensions à donf, musique de Phil Collins, cet épisode est une merveille. On se croirait dans le <em>Manhunter</em> goupillé par Michael Mann la même année. Formidable ! L’épisode suivant, tout en rupture, voit l’arrivée de Lily, la fille du détective. Magnum apprend qu’il est père mais semble s’en moquer. Troublant. Et puis le fameux épisode 9, un cross-over avec Angela Lansbury d’<em>Arabesque</em> ! Du cross-over gériatrique par excellence ! L’épisode 17, intitulé <em>Laura</em>, accueille Frank Sinatra en guest dans le rôle d’un vieux détective à la recherche de sa petite fille. Excellent et émouvant. Ouf, l’honneur est sauf. Cette saison 7 n’est pas honteuse, elle a juste perdu son mojo. Le dernier épisode, cataclysmique, a tellement fait gueuler les fans, qu’une saison 8 fut commandée en urgence et je vous en parlerai bientôt. Youpi. <span id="more-27294"></span><br />
<em>Coffret en blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Du western et encore du western !</h2>
<h3><em>Le Retour des Texas Rangers</em> réalisé par James P. Hogan avec Ellen Drew, John Howard, Akim Tamiroff… </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/retour-texas-rangers.jpg" alt="Le Retour des Texas Rangers" width="250" height="190" class="alignleft size-full wp-image-27299" />Au début des années 1930, dans le grand ouest américain, du bétail est dérobé au ranch White Sage. Les Texas Rangers sont appelés à la rescousse. Pour arrêter les coupables, ils vont devoir faire preuve d’ingéniosité et braver le danger : ils tentent de s’infiltrer dans le gang des voleurs de bétail…<br />
<em>Le Retour des Texas Rangers</em> est ce que l’on appelle un western de ranch où les grands propriétaires terriens ont maille à partir avec les voleurs de bétails. Le film s’intéresse avant tout à cette mythique brigade de police, les « Texas Rangers », née dans la première moitié du XIXe siècle au Texas et dont les membres éminents s’occupaient essentiellement des affaires sensibles comme les meurtres. Pour d’obscures raisons politiques, leur brigade fut un temps dissoute et il ne serait pas étonnant qu’à l’époque où l’intrigue se déroule elle n’était pas encore reformée. Bref, nous voilà plongés dans l’Amérique des années 1930, une Amérique défaite par la crise et les resquilles, une Amérique où les héros populaires s’appellent « Bonnie and Clyde ». Si le film ne casse pas des briques, il s’inscrit dans une veine noire où tout paraît désenchanté. Une vraie curiosité.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Vengeance mexicaine</em> réalisé par Fred Schepisi avec Willie Nelson, Gary Busey&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/vengeance-mexicaine-fred-schepisi.jpg" alt="Vengeance Mexicaine" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27300" />Dans un Texas pré-guerre civile, un jeune homme tue par accident son beau-frère et doit fuir au Mexique. Peu de temps après, il fait la connaissance de Barbarosa, un hors-la-loi. Les deux hommes font équipe malgré le mode de vie de Barbarosa. Le vieil hors-la-loi conseille de revenir au Texas : c’est bien la vengeance qui les unit avant tout.<br />
<em>Vengeance mexicaine</em> est un superbe western, très graphique, superbement éclairé et marqué par des tons rocailleux qui donnent une pépie du diable. Pensez à prendre une bouteille d’eau ! La musique envoûtante renforce d’autant plus la présence de l’environnement et de la nature. Vous l’aurez compris, les extérieurs jouent un rôle considérable dans cette histoire de filiation d’un bandit et de son apprenti. L’intrigue plutôt basique &#8211; prendre aux riches pour donner aux pauvres &#8211; évite toutes fioritures. La distribution impeccable, Willy Nelson en tête (qui coproduit), parachève l’efficacité d’un projet qui n’était pas franchement gagné d’avance. C’est sec et franc du collier ! Comme on aime.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Sur le territoire des Comanches</em> réalisé par George Sherman avec Maureen O’Hara, MacDonald Carey&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/sur-le-territoire-des-comanches-film.jpg" alt="Sur le territoire des Comanches" width="185" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27301" />Un traité de paix est signé avec les Comanches interdisant l&#8217;accès à leur terre. Mais alors qu&#8217;un gisement d&#8217;argent est découvert sur leur territoire, les colons installés dans les environs sont de plus en plus envieux. Jim Bowie est envoyé par le président pour s&#8217;assurer que les accords sont respectés. Katie Howard, la tenancière du saloon, veut attaquer les Comanches et s&#8217;emparer des richesses&#8230;<br />
<em>Sur le territoire des Comanches</em> qui revient sur la spoliation des terres indiennes par ces satanés colons est un petit western politique qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour raconter la grande histoire de l’ouest américain. On y voit les Indiens se faire joyeusement manipuler en toute confiance avant de fomenter une vengeance qui arrivera bien trop tard. Du classique de chez classique, bien troussé par un George Sherman des grands jours.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em><br />
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<h3><em>La Belle rousse du Wyoming</em> réalisé par Lee Sholem avec Maureen O’Hara, Alex Nicol&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/la-belle-rousse-du-wyoming.jpg" alt="La Belle Rousse du Wyoming" width="161" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27302" />Le grand ouest américain : nouveaux colons et anciens rangers livrent un combat acharné concernant le bétail, véritable richesse. En plein milieu des fortes tensions, un shérif tente de s&#8217;interposer quand un homme d&#8217;affaires, associé à une femme mystérieuse, essaie de gagner la confiance des colons pour gagner beaucoup d&#8217;argent&#8230;<br />
<em>La Belle rousse du Wyoming</em> ravira les fans de John Ford et des westerns de grande ampleur. On y parle une nouvelle fois de la guerre entre propriétaires terriens qui tentent coûte que coûte de s’accaparer le moindre lopin de terre afin d’y faire paître le bétail. Sur le fond, c’est du solide et sur la forme, on respire la fraîcheur des prairies du Wyoming à plein poumon. Un western à papa rudement dépaysant à regarder avec maman.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h3><em>Sans peur, sans pitié</em> réalisé par Lima Barreto avec Alberto Ruschel, Marisa Prado, Juan-Nicola Bernico, Melania Carpentiero, Matteo Menossi et Cedrico Janeti&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/sans-peur-sans-pitie-congaceiro.jpg" alt="Sans peur, sans pitié" width="160" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27303" />Un gang de Cangaceiro, des bandits du nord-est du Brésil, kidnappe une institutrice venant d&#8217;un petit village, Olivia. Un des membres, Teodoro, fait peu à peu sa connaissance et tombe éperdument amoureux. Ce qui ne plaît pas au chef de la bande, sans peur et sans pitié&#8230;<br />
Il faut savoir que <em>Sans Peur, sans pitié</em> (sorti en 1953) se présente comme l’un des plus grands succès du cinéma brésilien de l’après-guerre. Au Brésil, on considère le film comme un impérissable chef-d’œuvre au même titre que <em>Mon curé chez les nudistes</em> en France. Si l’on prend le recul nécessaire, on se rend assez vite compte que l’on ne tient pas une pièce maîtresse comparable à <em>Lawrence d’Arabie</em>. Pourtant cette histoire de bandit d’honneur, comme dirait Jean-Pierre Dionnet, ne manque pas de panache ! La présence puissante de la nature et les caractères bien trempés des hommes qui la foulent composent un tableau des plus sauvages sur la vie des Cangaceiro à la charnière des XIXe et XXe siècle. Voilà le western révolutionnaire que vous devez absolument avoir vu.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Du frisson, de l’angoisse et des thrillers mode 70’s !</h2>
<h3><em>Le Voyage des damnés</em> réalisé par Stuart Rosenberg avec Faye Dunaway, Max von Sydow&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/voyage-des-damnes.jpg" alt="Le Voyage des damnés" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27304" />1939, le SS Saint Louis quitte Hambourg pour Cuba avec à bord 937 réfugiés juifs. Ni Cuba, ni les Etats-Unis ne veulent les accueillir. Contraint de faire demi-tour, les officiers américains reçoivent une lettre signée de la main de plus de 200 juifs : s&#8217;ils ne trouvent pas refuge quelque part, ils menacent de collectivement mettre fin à leur jour.<br />
Que j’aime ce film ! Au-delà de la tragédie qui touche les passagers, <em>Le Voyage des damnés</em> propose comme dans tout grand film choral une série de portraits qui balayent à peu près tout ce que la nature humaine compte de sensibles, de traîtres, d’envieux, de naïfs, d’altruistes, de braves, de cons&#8230; Cette croisière maudite analyse avec sagesse ce que hommes et femmes sont capables de produire quand ils et elles sont acculé·e·s par des événements qui les dépassent. Le suspense est rude et le drame limite insoutenable. Je compare ce film à un opéra. Et je vous le recommande.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Le Pont de Cassandra</em> réalisé par George Pan Costamos avec Richard Harris, Sophia Loren&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/pont-de-cassandra.jpg" alt="Le Pont de Cassandra" width="187" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27305" />Genève. Trois terroristes sont surpris dans un laboratoire de l&#8217;Organisation mondiale de la santé, qu&#8217;ils s&#8217;apprêtaient à faire sauter. L&#8217;un d&#8217;entre eux parvient à s&#8217;enfuir et monte dans le Continental Express en partance pour Stockholm. Le fugitif est une véritable bombe ambulante. Eclaboussé lors de la fusillade par des liquides contenus dans des flacons brisés, il vient en effet d&#8217;être contaminé par le virus, terriblement contagieux, de la peste pulmonaire&#8230;<br />
<em>Le Pont de Cassandra</em> est un film catastrophe trop méconnu et c’est dommage car il tient sans contestation possible la dragée haute à bien des oeuvres contemporaines du même acabit. Spécialiste des films d’action, bon faiseur (toutefois un cran en dessous d’un John Frankenheimer), George Pan Costamos goupille un thriller bourré de suspense et de scènes ultra spectaculaires. Durant près de deux heures, on passe d’une salle de commandement aux wagons bondés par des voyageurs transis de trouille. Evidemment, tout est prétexte à faire tourner le chronomètre ! Et ça fonctionne. Du cinéma bien bonnard.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Saturn 3</em> réalisé par Stanley Donen avec Kirk Douglas, Harvey Keitel et Farrah Fawcett&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/saturn-3-stanley-donen.jpg" alt="Saturn 3, de Stanley Donen" width="250" height="126" class="alignleft size-full wp-image-27315" />Adam et Alex, deux scientifiques, vivent seuls sur la station spatiale Saturn 3. Leur mission : trouver de nouvelles sources de nourriture pour une Terre dévastée. Mais cette vie idyllique est mise en danger avec l&#8217;arrivée du capitaine James qui, bientôt, construit un robot destructeur : Hector. Le capitaine tombe amoureux d&#8217;Alex et ne souhaite qu&#8217;une chose : éliminer Adam&#8230;<br />
Bordel mais que c’est nul. J’ai dû ronfler car la gorge me gratte.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Alerte Films coup de coeur</h2>
<h3><em>Danger, planète inconnue</em> réalisé par Robert Parrish avec Roy Thinnes, Ian Hendry&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/danger-planete-inconnue.jpg" alt="Danger, planète inconnue" width="189" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27306" />Le centre spatial Eurosec dirigé par Jason Webb vient de faire une découverte qui va bouleverser toutes les théories scientifiques. Une sonde spatiale a détecté une planète inconnue de l&#8217;autre coté du soleil possédant la même orbite que la Terre. Le colonel Glenn Ross, un astronaute aguerri, et John Kane, un scientifique anglais sont alors envoyés en mission d&#8217;exploration sur cette étrange planète qui semble être la soeur jumelle de notre planète. Mais l&#8217;expédition tourne mal&#8230;<br />
<em>Danger, planète inconnue</em> est un petit chef-d’œuvre de la science-fiction produit par Silvia et Gerry Anderson, les parents de la merveilleuse série <em>Les Sentinelles de l’air</em>. Je vous prie de croire que les décors sont d’une beauté à couper le souffle. Les bâtiments scientifiques, les vaisseaux spatiaux, les décors intérieurs et extérieurs, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté. Et ce scénario torturé du bulbe qui peut se lire de mille façons. A l’envers, à l’endroit, par devant et par derrière ! De la folie pure. Je vous en conjure, jetez-vous sur ce bijou vintage, vous ne le regretterez pas !<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Ces garçons qui venaient du Brésil</em> réalisé par Franklin J. Schaffner avec Laurence Olivier, Gregory Peck&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/ces-garcons-qui-venaient-du-bresil-franklin-schaffner.jpg" alt="Ces garçons qui venaient du Brésil, de Franklin Schaffner" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-27307" />Au début des années 1970, Ezra Lieberman, qui traque depuis plus de vingt ans les criminels nazis, reçoit d&#8217;inquiétantes informations en provenance du Paraguay : le sinistre docteur Josef Mengele, responsable de monstrueuses expériences à Auschwitz, aurait injecté des cellules vivantes, prélevées sur Hitler, à une centaine de femmes dans le but d&#8217;assurer au Führer une descendance&#8230;<br />
Voilà un thriller culte par excellence (au même titre que <em>Marathon Man</em> sorti deux ans auparavant à qui il fait irrémédiablement écho ; regardez la distribution …) qui se réapproprie l’Histoire sans la dénaturer (du révisionnisme de bon aloi). L’intrigue qui tourne autour de la manipulation génétique, et qui semble capillotractée jusqu’à l’outrance, paraît aujourd’hui carrément plausible. Le film fiche la trouille car il présente les multiples figures de la folie dans des scènes d’action savamment dosées. Chaque personnage joue sa partition avec un vrai sens du rythme. Durant les deux heures que dure <em>Ces garçons qui venaient du Brésil</em>, on se sent pris au piège, avec l’envie que le cauchemar s’arrête et fissa. Un classique.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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		<title>La Frichti Sélection</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/douglas-sirk-tom-selleck-paul-leni-frichti-selection-2019/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 18:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Douglas Sirk]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette nouvelle sélection ne manque ni de charme, ni de piquant et encore moins d’originalité. Elephant Films nous sort de derrière les fagots quatre Douglas Sirk inédits, du muet tragique et bidonnant et du culte de chez culte. Alors que demande le peuple ? Le peuple ne demande rien &#8211; à part la revalorisation du SMIC à 6000 euros net par mois, une baisse de la TVA de 20 % à 0,1 % &#8211; car il est forcément satisfait par cette nouvelle sélection. </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/magnum-tom-selleck.jpg" alt="Magnum" width="183" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27237" />Et vous savez quoi ? Nous allons commencer cette revue par une surprise avec la saison 6 de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/magnum-pi-hawai-tom-selleck-john-hillerman-higgins-saison-4-5-dvd/" title="Magnum : retour à Hawaï !">Magnum P.I.</a></em> Une saison surprenante qui dénote des précédentes. On y voit Magnum et Higgins régler leurs affaires personnelles en Angleterre (<em>Déjà vu</em> épisodes 1 et 2), Magnum endosser le rôle de surveillant au Gardens Hotel (<em>Hotel Dick</em> épisode 5) puis retourner chez lui après 13 ans d’absence (cet épisode 7, <em>La Lettre volée</em>, est sans aucun doute l’un des plus émouvants de la série). Dans cette saison 6, chaque personnage semble désabusé, prêt à quitter l’île définitivement, comme si l’aventure était terminée. L’épisode 14, <em>Coup de force</em>, où Higgins est accusé d’avoir volé 50 000 dollars à Robin Masters bouleverse nos repères. Higgins soupçonné d’avoir dépouillé Robin Masters de ces œuvres d’art … ? Cornegidouille, c’est impossible !! Plus qu’aucune autre saison, on sent que les scénaristes et les producteurs cherchent à se renouveler avant le bouquet final. Nostalgie et mélancolie habitent chacun des 21 épisodes. La restauration de l’image est exceptionnelle.<br />
<em>La saison 6 est disponible dans un coffret blu-ray.</em><br />
<span id="more-27235"></span><br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/demain-autre-jour-douglas-sirk.jpg" alt="Demain est un autre jour, de Douglas Sirk" width="220" height="280" class="alignright size-full wp-image-27238" />Chères et chers cinéphages, si nous poursuivions ces recommandations par <em>Le Joyeux Charlatan</em> (1953), un Sirk resté invisible durant six longues décennies. Pourquoi et comment l’œuvre d’un maître peut-elle rester à pourrir au fond d’un tiroir aussi longtemps ? Simple supposition ; <em>Le Joyeux Charlatan</em> est une œuvre hybride, une comédie musicale à la frontière de plusieurs genres, un barnum de première catégorie. Il y a fort à parier que les producteurs n’ont jamais su quoi en faire ni comment le vendre. Et pourtant, le résultat vaut le détour tant le charme sirkien agit instantanément (les décors, la mise en scène, le jeu des faux-semblants). Toutefois, je qualifierais ce long-métrage de totalement à part, où l’on ne comprend pas grand-chose de l’intrigue qui tourne autour d’une histoire d’amour et de l’audit d’un orphelinat en décrépitude. Après 90 minutes surréalistes, on peut s’interroger si Sirk n’est pas le véritable créateur du fameux Kamoulox. Si vous êtes fan des bizarreries vous ne serez pas déçus.<br />
Embrayons sans transition sur <em>All I Desire</em> (1953), tragique mélo sur fond de vie ratée. Le film ne fait pas dans la dentelle quand il explore le destin d’une actrice à qui rien ne réussit tant sur le plan professionnel que sur le plan privé. La critique virulente du milieu artistique et des illusions qu’il suscite chez les âmes passionnées et naïves rentre dans le lard bien comme il faut. Vous êtes prévenus, c’est d’une absolue cruauté !! Si après tout ça, vous ne comprenez pas les avertissements sur les dangers du monde du spectacle, Douglas Sirk aura failli. Barbara Stanwick est bouleversante dans son rôle de femme abandonnée. <em>All I Desire</em> délivre une partition dramatique qui perfore le cœur. Encore un grand Sirk.<br />
<em>Demain est un autre jour</em> incarne « Le » style Sirk par excellence. Une histoire de couple qui vire au cauchemar. Un couple qui étouffe, prisonnier et victime des convenances de la petite-bourgeoisie où l’un s’échappe pour tenter de survivre quand l’autre refuse catégoriquement de déroger aux règles de sa condition. C’est dans ces mélos venimeux où l’on peut le mieux admirer le talent de Sirk à faire l’examen des classes sociales américaines. Un chef-d’œuvre.<br />
<em>Les Ailes de l’espérance</em> (1957), qui n’est rien de moins qu’une œuvre culte en Corée, raconte le bombardement d’un orphelinat par l’aviation américaine et la tentative d’un officier supérieur de se racheter de sa bévue. Les intentions du soldat restent louables mais la naïveté des sentiments (au-delà du cucul la praline) écœure rapidement. Voilà un tragique film de guerre, une histoire vraie, où l’humour sert de simple pivot entre les autorités américaines et les enfants survivants. On ne sait pas trop si l’on doit pleurer ou trouver ça consternant. Un Sirk foiré. C’est rare ! </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/feerie-du-jazz.jpg" alt="La Féerie du jazz, de John Murray Anderson" width="280" height="215" class="alignleft size-full wp-image-27242" /><em>La Féerie du Jazz</em> (1930) de John Murray Anderson, l’une des premières comédies musicales en Technicolor que le monde n’ait jamais connue, revient sur l’importance du jazz dans la culture populaire américaine au cours du premier tiers du XXe siècle à travers un défilé de tableaux mêlant music-hall, comédie classique et animation. Cette orgie de spectacle délivrée en pleine période de Dépression nous en colle plein les mirettes et c’est peu de chose de le dire. La qualité des décors (le décorateur Herman Ross obtint l’Oscar), tous plus hallucinants les uns que les autres, sublime les partitions orchestrées par le Chef Paul Whiteman. Les critiques regrettent à juste titre l’absence de Sidney Bechet, Louis Armstrong ou Duke Ellington au générique. Ils ont bien raison ! C’était, paraît-il, pour ne pas faire de l’ombre à Paul Whiteman. Je vous laisse le soin d’apprécier les rapports cordiaux entre Blancs et Noirs. Je vous conseille tout de même de découvrir ce bijou intemporel. </p>
<p><em>L’Homme qui rit</em> version 1928. En Angleterre, à la fin du XVIIe siècle, le roi Jacques se débarrasse de son ennemi, le Lord Clancharlie, et vend son jeune fils, Gwynplaine, aux trafiquants d’enfants qui le défigurent. Le garçon s’enfuit et sauve du froid un bébé aveugle, Dea. Tous les deux sont recueillis par Ursus, un forain. Gwynplaine, baptisé &#8220;L’Homme qui rit&#8221;, devient un célèbre comédien ambulant. Le bouffon Barkilphedro découvre son ascendance noble et la dévoile à la reine Anne, qui a succédé au roi Jacques. <em>L’Homme qui rit</em> a le mérite de remettre en perspective les thèmes principaux du complexe roman de Victor Hugo, à savoir que le monde est un théâtre où tout n’est qu’apparence et dissimulation. Le cinéaste Paul Leni évite donc soigneusement de tomber dans l’écueil du surlignage propre au langage hugolien, proposant ainsi ses propres points de vue. Cette volonté de s’approprier la grammaire de l’artiste sans jamais la trahir font de cette version une grande réussite.<br />
Les fiancés en folie (1925), c’est l’adaptation d’une pièce de boulevard. Le personnage de Keaton doit se marier pour toucher son héritage et tout cela avant 19 heures. Un malentendu avec son amoureuse et une petite annonce pas très fine provoqueront une hystérie collective. Un parcours contre le temps pour toucher le pactole, un vaudeville bourré de marches effrénées et de courses-poursuites. Pas très fin, mais marrant.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/enfer-mecanique-elliot-silverstein.jpg" alt="Enfer mécanique, d&#039;Elliot Silverstein" width="280" height="219" class="alignright size-full wp-image-27239" />Pour terminer en beauté ce papier, j’annonce la sortie de trois pépites. La première pépite, <em>Enterré vivant</em> est un téléfilm ultra-culte chez les bisseux. Il s’agit du premier long-métrage de Franck Darabont. Rien que ça. Voilà une sordide histoire de couple autour d’un mari bafoué, empoisonné, enterré vivant et même pas mort ! Du coup, je vous le donne en mille, sa vengeance sera terrible. Terrible ! Le téléfilm (quant à lui) n’est pas terrible mais il réserve assez de qualité pour que l’on ne s’ennuie pas une seconde. La deuxième pépite est l’œuvre d’Elliot Silverstein, <em>Enfer mécanique</em> réalisé à la fin des années 1970. <em>Enfer mécanique</em> s’inscrit dans la veine de <em>Jaws</em> mais en lieu et place d’un requin on peut admirer une voiture démoniaque customisée comme un camion volé s’acharner sur des jeunes gens de bonne famille ! C’est badass à mort ! Une merveille de plaisir coupable. La beauté des montagnes de l’Utah n’est pas étrangère à la réussite de l’entreprise. Et pour terminer en beauté, je vous annonce une formidable édition du <em>Fantôme de Milburn</em> avec les grands Fred Astaire et Douglas Fairbanks JR. Suite au décès suspect de son frère, un homme retourne dans sa ville natale pour tenter de comprendre les raisons du drame. Ce dernier serait lié au Club de la Chaudrée, espèce de cercle littéraire qui compte parmi ses membres le propre père du héros. Apparemment anodines, les veillées au coin du feu au cours desquelles quatre vieillards se plaisent à partager des contes fantastiques dissimuleraient un sombre secret. <em>Le Fantôme de Milburn</em>, c’est le bonbon acidulé de la période « eighties ». On déguste là le feel-good movie fantastique par excellence. Certes, tous nos héros et nos héroïnes cabotinent un peu, mais les scénettes au cœur de la petite bourgade, le cercle d’amis, les souvenirs, l’enfance, les histoires au coin du feu… tout fonctionne à merveille. </p>
<p><em>Tous ces films sont disponibles en DVD/Blu-ray restauré 4K chez Elephant Films.</em></p>
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		<title>Magnum : retour à Hawaï !</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 17:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après les chefs-d’œuvre cannois, revenons à des considérations plus terre à terre ; la télé, les années 1980, une paire de moustaches, Higgins, Zeus, Apollon...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les chefs-d’œuvre cannois, revenons à des considérations plus terre à terre ; la télé, les années 1980, une paire de moustaches, Higgins, Zeus, Apollon&#8230;</strong></p>
<h2><em>Magnum P.I.</em> saison 4</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/06/magnum-saison-4-tom-selleck-roger-mosley.jpg" alt="Magnum" width="280" height="207" class="alignleft size-full wp-image-27198" />La saison 4 des aventures de notre détective moustachu chéri et préféré est sans doute l’une des meilleures car l’une des plus profondes. Après une soixantaine d’histoires, où les arcs narratifs de chacun des personnages semblent enfin parfaitement posés, place aux épisodes qui font la part belle à l’introspection et aux remises en question. Pour rappel, les trois premières saisons insistaient davantage sur l’histoire d’Hawaï au sortir de la Seconde Guerre mondiale (entre croissance du tourisme de masse et croissance des conflits migratoires) et sur les traumas psychologiques vécus par Magnum, Rick et T.C. durant la guerre du Vietnam. A ce propos, le créateur et scénariste de la série, Donald Bellisario, déclare dans une récente interview disponible dans les bonus que <em>Magnum P.I.</em> valait plus qu’un soupçon de coolitude et qu’envisager à l’époque une étude critique de l’Amérique à fric des années Carter et Reagan n’était pas du luxe ! Bellisario, nabab parmi les nababs et aujourd’hui 83 ans au compteur, a toujours possédé ce sens de la formule et des réalités qui lui garantissent encore fortune et succès. Bref, cette quatrième saison se distingue par des scénarios qui ciblent davantage les histoires personnelles et familiales de Rick, Higgins, T.C. et Magnum.<br />
L’épisode 1, <em>Record battu</em>, se présente comme le plus emblématique de ce nouveau virage où confronté à une mort imminente, le héros se met à nu : parti faire du surf en solitaire, Magnum est pris dans un courant qui l’entraîne au large. A bout de forces, il se remémore quelques instants de son enfance… L’épisode 6, <em>Lettre à la duchesse</em> nous régale pour son flot de sarcasmes : Higgins, ravi d’accueillir lady Wilkerson à la propriété, lui propose de l’aider à vendre ses bijoux. Il tombe rapidement amoureux de la belle mais, hélas, elle n’a d’yeux que pour Magnum. Quelques jours plus tard, lady Wilkerson est enlevée… L’épisode 8, <em>La Dette</em>, nous présente toute la puissance de caractère de T.C., perso plutôt modéré d’ordinaire : au volant de la Ferrari de Robin, T.C. renverse un vétéran du Vietnam membre de la compagnie Delta 41, Léon Blatt. Boxeur déchu, celui-ci se produit désormais dans des tournées minables. T.C. décide de l’aider… L’épisode 11, <em>Le Prince de Jororo</em>, le plus émouvant, étonne par son absence de concessions et sa fin dramatique : Magnum assure la sécurité de Danny Lin, enfant de huit ans héritier du royaume du Jororo, venu à Hawaï avec son équipe de base-ball. On tente de l’assassiner…<br />
Si on sort un peu lessivés de ces 21 épisodes, le ton mélancolique apporte un indéniable supplément d’âme aux événements qui s’y déroulent. </p>
<h2><em>Magnum P.I.</em> saison 5</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/06/magnum-john-higgins-hillerman-saison-4.jpg" alt="Magnum" width="280" height="183" class="alignleft size-full wp-image-27199" />Et (re)voilà qu’à l’instar de la sous-préfète arrive la cinquième saison… Une saison bien plus fun et surprenante que la précédente mais pas moins enthousiasmante ! Les deux premiers épisodes, <em>Prémonitions</em>, resteront à jamais gravés au panthéon de l’histoire télévisuelle car ils nous gratifient de l’auguste présence de Sharon Stone, une Sharon Stone dans un double rôle de… sœurs jumelles ! Oui, vous avez bien lu, soeurs jumelles. Sharon Stone, pas encore Catherine Tramell mais vénéneuse à souhait, dégage un tel magnétisme qu’elle bouffe véritablement l’écran, éclipsant tous les autres protagonistes. Seul Higgins et ses formes généreuses rivalisent de beauté. Et puis déboule cet épisode 3, <em>Réapparition</em>, épisode pivot totalement surréaliste, où Magnum décide que son ancien ami Mac, disparu quelques années plus tôt dans une explosion, vivra désormais dans les traits de son sosie ! L’effet escompté fonctionne à merveille car à ce moment précis nous nous rendons compte du nouveau traumatisme vécu par le détective en nous rendant complices de ses hallucinations. Sous les couches de déconnade et de second degré se dessine tout simplement l’impossibilité de faire son deuil. Une idée géniale du producteur et scénariste Donald Bellisario. S’ensuit une palanquée d’épisodes où la rivalité entre Higgins et Magnum poussée à son paroxysme délivre des échanges d’une folle drôlerie ! Ahaha voilà ce que provoque la folle drôlerie sur nos zygomatiques. Jusqu’aux épisodes 15 et 16, <em>Tous pour un</em>, qui rompent l’ambiance hawaïenne pour nous emmener au Cambodge dans une périlleuse mission de sauvetage.<br />
Mac et Carole, deux proches de Magnum, jouent un rôle prépondérant dans l’intensité humoristique et la dramatisation de cette cinquième saison, encore meilleure que la précédente. Voilà qui promet pour la sixième ! </p>
<p>&nbsp;<br />
Magnum <em>(Magnum P.I.) de Glen A. Larson et Donald P. Bellisario, avec Tom Selleck, John Hillerman, Larry Manetti, Roger E. Mosley&#8230; Etats-Unis, 1980-1988.</em></p>
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		<title>Folie vintage 3 !</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2018 09:02:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Cecil B. DeMille]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>

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		<description><![CDATA[Du coté de chez Elephant Films, on voit gros et l’on se trompe rarement. Rire. <em>Hulk</em>, <em>Magnum</em> saisons 2 et 3, cinq films de Cecil B. DeMille, la saga <em>Barbara Hutton</em>, voilà de quoi vous...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Du coté de chez Elephant Films, on voit gros et l’on se trompe rarement. Rire. <em>Hulk</em>, <em>Magnum</em> saisons 2 et 3, cinq films de Cecil B. DeMille, la saga <em>Barbara Hutton</em>, voilà de quoi vous occuper pendant l’automne en attendant les premiers frimas. </p>
<h3>Leçon d’Amérique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/hulk-serie-elephant-films.jpg" alt="Hulk" width="280" height="228" class="alignleft size-full wp-image-26608" />L’événement « merci pour ce magnifique cadeau » de ce dernier trimestre de l’année 2018 est sans aucun doute l’édition intégrale restaurée « haute définition » de <em>L’Incroyable Hulk</em>, la série originale avec le génial Bill Bixby (disparu précocement d’un cancer à l’âge de 59 ans alors qu’il s’apprêtait à tourner un nouveau téléfilm consacré au géant vert). Mais pourquoi donc <em>L’Incroyable Hulk</em> version « années 1970 » mérite t-elle d’être soutenue par Grand Écart ? Rappelez-vous les raisons pour lesquelles le docteur David Banner battait la campagne américaine d’épisode en épisode ? Systématiquement quand la colère l’envahissait, il s’évanouissait, verdissait, prenait 100 kg, craquait sa chemise et son futal puis pétait tout autour de lui pour qu’à son réveil ne subsiste, outre son slip et ses chaussettes, qu’un souvenir fugace et douloureux de sa transformation. Fichue malédiction, on est d’accord ? Mais ce n’est pas que ça. Restons sérieux et voyons plus loin que le bout de notre nez. En effet, cette magnifique série montrait, comme peu de séries l’ont proposé auparavant, le visage de l’Amérique profonde dans toute sa splendeur et dans toute sa misère. David Banner devint aux yeux des spectateurs moins le pestiféré de service que le témoin privilégié, et ce pendant 82 épisodes, d’une nation en plein boom et en pleine déliquescence. Nous pouvions au gré des pérégrinations de son antihéros découvrir les États ouvriers où les rednecks consommaient déjà leur rupture avec les territoires des grandes villes de la côte Est et de la côte Ouest. <span id="more-26607"></span>Chaque épisode donnait une image précise de la vie dans ces zones rurales isolées et villes moyennes abandonnées, prises dans l’étau des mutations économiques et sociales. Comme si nous pouvions comprendre le sort funeste réservé aux classes modestes et moyennes condamnées à se sortir d’une autre malédiction appelée, la paupérisation.<br />
Le Banner en patte d’eph’, lui, prenait le temps de s’arrêter chez les petites gens pour les comprendre, avant de rejeter sur ce monde pourri et dégueulasse toute sa colère. Vert de rage.<br />
<em>L’Incroyable Hulk</em> est une série historique indispensable à qui veut comprendre l’évolution de la société occidentale depuis ces quarante dernières années.<br />
<em>Disponible en méga coffret collector intégral blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Magnum</em>, la suite</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/magnum-pi-elephant-films.jpg" alt="Magnum PI" width="280" height="197" class="alignleft size-full wp-image-26609" />Impossible de passer sous silence la suite de <em>Magnum P.I</em>, ma série préférée de tous les temps. Pour ces saisons 2 et 3 disponibles dans les bacs, les scénaristes n’ont pas chômé, je vous prie de me croire ! Petit rappel pour les néophytes : si dans la saison 1, notre moustachu préféré avait maille à partir avec les Hawaïens de souche, eux-mêmes harcelés par la mafia locale et les vilains Blancs, les 45 épisodes suivants se réorientent de manière plutôt franche autour du conflit américano-japonais durant la Seconde Guerre mondiale et des traumatismes psychologiques subits par les soldats des deux camps durant la guerre du Vietnam. Entre ces sujets plutôt graves, nous voyons tour à tour nos héros faillir pour notre plus grand plaisir. La saison 2 et la saison 3 contiennent leur lot d’épisodes anxiogènes, notamment un épisode exceptionnel où pour la première fois à la télévision nous voyons le héros chéri commettre un acte irréparable.<br />
Petite anecdote pour les fans hardcore. La très belle villa de Robin Masters que l’on voit sous toutes les coutures et récemment rachetée par un homme politique du cru a été entièrement détruite tant elle était bouffée par le salpêtre. Vous ne la verrez plus. Il ne reste qu’un monceau de gravas. Elle qui fut érigée en 1932. Rest In Peace Pahonu (La maison est encore visible sur Google Maps).<br />
<em>Saison 2 et saison 3 de </em>Magnum P.I<em> disponibles en coffret blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Barbara Hutton, destin d’une milliardaire</em></h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/farrah-fawcett-barbara-hutton-destin-milliardaire.jpg" alt="Barbara Hutton, destin d&#039;une milliardaire" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-26610" />Cette courte série diffusée en 1987 peut s’inscrire dans la veine des sagas familiales dites « Les grandes familles américaines maudites ». Barbara Hutton a réellement existé, vous le saviez ? C’est même elle qui a laissé pour la postérité l’expression de « Pauvre petite fille riche » ! Son destin hors normes défraya la chronique durant près de 50 ans, noircissant un nombre incalculable de torchons que l’on se plaît à lire honteusement au cabinet.<br />
Revenons à Barbara. Après la mort de sa mère et de son grand-père, son père l’abandonna pour la laisser à sa nourrice. Ambiance… Barbara Hutton, petite-fille millionnaire, devint l’une des femmes les plus riches du monde à la mort de son père. Ambiance… Elle fut tout à la fois ; une mondaine que le milieu respectait, que le milieu condamnait et que le milieu moquait régulièrement pour ses frasques et sa naïveté confondante. En effet, Barbara Hutton se fit beurrer la raie par un impressionnant nombre d’indélicats mythos et mégalos, qui n’en voulaient soit dit en passant qu’à ses fesses et son pognon ! Je préfère être direct car le temps, c’est de l’argent ! La malheureuse fut mariée 7 fois et fut malheureuse tout autant de fois. Les historiens, genre Stéphane Bern, la présentent aujourd’hui comme une femme à poigne et influençable. Une personnalité complexe !<br />
<em>Barbara Hutton, destin d’une milliardaire</em> raconte avec justesse et respect le destin de la « Poor Little Rich Girl ». Farah Fawcett, à tomber de beauté, bouffe l’écran par son interprétation. Je n’exagère pas pour dire que les 240 minutes que dure ce téléfilm luxueux sont absolument passionnantes. Certes, si l’on se trouve parfois face à un biopic un poil hagiographique &#8211; mais qui ne cache rien des graves troubles de la personnalité de son héroïne -, nous sommes loin des téléfilms rasoirs que le service public tente de nous faire subir. Cette saga familiale qui dresse le portrait d’une reine de la nuit aussi indécente que généreuse mérite le détour, au même titre que la série <em>Succession</em> ou les œuvres sur J. Paul Getty sorties tout récemment.<br />
<em>Disponible en coffret DVD chez Elephant Films</em></p>
<h3>Cycle Cecil B. DeMille</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/cleopatre-cecil-b-demille.jpg" alt="Cléopâtre, de Cecil B. DeMille" width="280" height="221" class="alignleft size-full wp-image-26611" />Cecil B. DeMille rentre dans l’histoire du septième art comme le cinéaste de l’impossible, le cinéaste de la démesure, un cinéaste biblique. L’homme, qui commence sa carrière dans les années 1910, s’applique à faire évoluer son cinéma au rythme des innovations et au rythme de ses humeurs. Le son, la couleur, les formats, toutes ces révolutions techniques devaient d’abord le convaincre avant d’être validées par ses soins. Cecil B. DeMille n’était pas homme à se laisser mener par le bout du nez.<br />
<em>Le Signe de la croix</em> raconte la déchéance morale de l’Empire romain sous Néron. Le film, aussi intéressant soit-il, donne l’impression d’être emprunté par le jeu ampoulé des comédiens et plombé par l’interprétation de Claudette Colbert qui à chaque scène semble sortir de chez le coiffeur. L’intrigue tient la route, et c’est le principal.<br />
<em>La Loi de Lynch</em> est un drame méconnu du Maître que vous devez absolument redécouvrir. La fameuse loi de Lynch fait référence à la justice expéditive, le lynchage et qu’il faut à tout prix éviter au risque de vendre son âme au diable. Voilà l’histoire de trois étudiants durant la Grande Dépression qui décident de rendre la justice en hommage à un ami cher abattu par un membre de la pègre. Le film se présente comme une tragédie puis évolue en chronique sociale à travers l’amitié des trois personnages principaux qui se contraignent à réaliser les meilleurs choix, c’est-à-dire les plus difficiles. On peut y déceler les indices de ce qu’on appellera plus tard, un feel good movie (toute mesure gardée !).<br />
Dans son <em>Cléopâtre</em>, Cecil B.DeMille va à l’essentiel sur les amours fougueux de la reine d’Égypte contrairement à l’interminable pensum de Joseph L. Mankiewicz avec Elisabeth Taylor. D’ailleurs, Claudette Colbert (qui incarne Cléo) défraya la chronique avec ses poses trop lascives et ses dessous trop affriolants. Elle défraya la chronique en son temps car aujourd’hui, elle est beaucoup moins sexy. Le film causa des troubles au sein même du comité de censure. Scandale !<br />
<em>Les Tuniques écarlates</em> est un épouvantable western avec Gary Cooper. C’est long, ennuyeux et bourré d’horribles transparences. Un supplice.<br />
<em>Les Naufrageurs des mers du sud</em> et <em>Les Conquérants d’un nouveau monde</em> sont deux chefs-d’œuvre du cinéma, ni plus ni moins. Une aventure humaine et un western politique où distributions, interprétations, mises en scène, scénarios, décors, photos, lumières, tout est absolument splendide. Deux films « somme » qu’il faut voir et revoir pour saisir les nombreuses thématiques qui s’entrelacent. Du grand art ! </p>
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		<title>Folie vintage !</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jul 2018 14:51:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>
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		<description><![CDATA[Et si nous remontions le temps en compagnie de Burt Lancaster, Vanessa Redgrave, Dirk Bogarde, Cher, Uma Thurman et Tom Selleck pour une sélection de séries et de films qui...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Et si nous remontions le temps en compagnie de Burt Lancaster, Vanessa Redgrave, Dirk Bogarde, Cher, Uma Thurman et Tom Selleck pour une sélection de séries et de films qui rappellent le bon vieux temps ? Parce que franchement, hein, c’était quand même mieux avant !</p>
<h3>Vintage séries !</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/07/magnum-tom-selleck.jpg" alt="Magnum" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-26541" />Durant les années 1980, les séries américaines ringardisent le reste du monde. On bouffe amerloque, on boit amerloque, on pense amerloque, à tel point que le matin avant de se rendre au boulot, on se demande bien ce que l’on fiche le cul vissé dans une Renault 9 TL où les sièges âgés d’à peine 6 mois sentent déjà le pet alors que là-bas, chez l’Oncle Sam, on roule à bord de vaisseaux amiraux de 6 mètres de long, confortablement installés sur des banquettes géantes en velours orange direction le building le plus proche. Alors quand chez Elephant Films, on propose une version blu-ray remastérisée de la série <em>Magnum P.I</em>, où le détective moustachu le plus relax de l’univers poursuit les malandrins à bord de sa Ferrari 308 GTS (sous le ciel azuré d’Hawaï), il y a de quoi être définitivement écoeuré ! Même la propriété de Robin Masters filmée sous toutes les coutures nous fait regretter d’avoir si vite claqué notre PEL dans une bicoque hors de prix et déjà décrépite.<br />
Et sinon, la série ? Eh bien, elle n’a pas pris une ride. Si, la mise en scène, soyons franc. Le cœur parle mais il faut reconnaître que l’ensemble est un poil plan-plan. Evidemment le cabotinage et la coolitude de Tom Selleck font largement passer la pilule. <em>Magnum</em>, c’est surtout une VF du tonnerre avec la voix de Francis Lax, reconnaissable entre mille, qui apporte une fraîcheur humoristique indéniable ; les joutes avec Higgins sont toujours aussi bonnardes ! Règne dans <em>Magnum P.I</em> une ambiance qui n’appartient qu’à elle. Autre qualité, la série ne s’est jamais cachée derrière son petit doigt. En effet, les scénarios n’évitent jamais les sujets graves quand ils évoquent la corruption qui gangrène l’île et l’esclavage intensif des insulaires et des immigrés asiatiques par les continentaux. Rappelons que pendant des décennies, Hawaï fut une terre de malheur. Le coffret de la première saison est une bouffée de nostalgie jusqu’à suffocation.<br />
Pendant ce temps, en France, on rumine la montée du Front populaire à travers <em>A nous les beaux dimanches</em>, une mini-série de 4 épisodes estampillée « service public ». Croyez-le ou non mais, <em>A nous les beaux dimanches</em>, portée par Claude Giraud, Michel Creton, Anne Parillaud et son armée de seconds couteaux, est passionnante de bout en bout. S’y mêle la grande histoire de l’après Première Guerre mondiale en France et en Europe, la montée en puissance du socialisme et du fascisme, les combats syndicalistes contre le patronat, l’opposition du monde ouvrier et de la bourgeoisie, l’avènement des congés payés&#8230; L’ensemble est soigné et admirablement interprété. Il y a de quoi se réjouir de pareille redécouverte.<br />
<em>Magnum</em> et <em>A nous les beaux dimanches</em> sont disponibles en coffret blu-ray et DVD chez Elephant Films. </p>
<h3>Vintage british ! Spécial threesome</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/07/espions-tamise-fritz-lang.jpg" alt="Espions sur la Tamise, de Fritz Lang" width="280" height="123" class="alignleft size-full wp-image-26540" />1944. Exilé aux Etats-Unis après avoir fui l’oppresseur nazi, Fritz Lang tourne des œuvres d’une folle noirceur à la vitesse d’un cheval au galop. Pas moins de 7 films en 5 ans ! <em>Espions sur la Tamise</em> s’inscrit dans la veine des films de propagande où l’on honore la bravoure des alliés contre les forces obscures du IIIe Reich. Le film est court, sec et sans concession. La trame solide du scénario montre tout le savoir-faire du Maître.<br />
1948. Zoltan Korda sort avec <em>La Vengeance d’une femme</em> un merveilleux petit thriller. Une sombre histoire de tromperie qui tourne à la vengeance. Durant l’intrigue policière, on ne peut s’empêcher d’apprécier la virulente critique sociale d’une société engoncée dans ses mœurs compassées, ses préjugés et sa frustration. Charles Boyer, Ann Blyth et Jessica Tandy forment un trio diabolique. Le scénario concocté aux petits oignons est signé Aldous Huxley. Rien que ça !<br />
1949. <em>Pourquoi j’ai tué</em> ne fait pas dans la dentelle. Comme à son habitude, films noirs ou westerns, Robert Siodmak va à l’essentiel. Burt Lancaster, minéral, fort comme un roc, joue l’ex-mari incapable de tirer un trait sur le passé qui décide de tout écraser sur son passage pour tout recommencer. Son amour, Yvonne de Carlo est à tomber de beauté, à tel point qu’elle bouffe l’écran. De la belle ouvrage ! Du bon cinéma.<br />
1960. <em>Meurtre sans faire-part</em> raconte la sempiternelle histoire des amants qui commettent l’irréparable avant de faire face à leur conscience. Si le film ne casse pas des briques dans sa première partie, il mérite d’être vu pour l’interprétation d’Anthony Quinn et Lana Turner mais également pour ses ambitions formelles. La superbe photographie flatte la rétine ! Dans sa deuxième partie, le suspense monte crescendo. Alors ne lâchez pas l’affaire ! Une belle redécouverte.<br />
1961. <em>La Victime</em> remporte le Lion d’or à Venise. C’est le premier film qui parle ouvertement d’homosexualité, employant pour la première fois dans une ligne de dialogue le terme « homosexuel ». Dirk Bogarde incarne l’antihéros, tiraillé entre la honte et les regrets, résolu à venger la mort de son ancien amant. <em>La Victime</em> ne s’épargne aucun sujet brûlant ni même tabou quand il est question de harcèlement et de chantage. La complexité des personnages rend cette œuvre militante encore plus émouvante.<br />
1965. <em>Tuer n’est pas jouer</em> de William Castle est mou du genou, voire même de la fesse. Deux adolescentes têtes à claques qui adorent les canulars téléphoniques s’amusent comme des petites folles ! Jusqu’au jour où elles tombent sur un homme qui vient de tuer sa femme. Forcément, c’est ballot ! Et les emmerdes commencent. C’est à ce moment que vous pouvez commencer à ronfler ! L’intrigue rappelle les mauvais slashers d’aujourd’hui.<br />
Tous ces films sont disponibles en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h3>Vintage classique !</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/07/isadora-karel-reisz.jpg" alt="Isadora, de Karel Reisz" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-26538" />En 1968, alors que la France connaît sa première grande mutation sociale depuis la Seconde Guerre mondiale, Karel Reisz revient dans une production franco-britannique, <em>Isadora</em>, sur la vie de la danseuse américaine Isadora Duncan (1877-1927) qui dépoussiéra le milieu de la danse, laissant passer un vent de liberté salutaire dans un univers empoisonné par les règles et les traditions séculaires. Vanessa Redgrave joue une partition des plus efficaces dans son interprétation complexe d’une artiste aux prises avec ses démons. On y voit l’artiste dans toute sa pureté, chargée d’équilibrer les relations entre le courant classique et le courant contemporain. Un grand film.<br />
En 1979, en plein second choc pétrolier qui mènera la clique de Giscard à sa perte, sort <em>La Vie privée d’un sénateur</em> par le grand Jerry Schatzberg, film d’amour sur fond de drame politique. Ici, c’est du puritanisme et du conservatisme dont il est question, du modèle familial américain et du pouvoir des élites. Le sénateur Joe Tynan tente vaille que vaille de mener deux fronts ; celui de sa vie personnelle et de sa vie professionnelle. Aucune des deux ne doit se déliter, au risque de tout perdre. Une œuvre intense et profonde comme on en fait peu aujourd’hui.<br />
Au mois de mars 1985, Bernard Laroche est abattu d’un coup de fusil par son beauf. Sœur Sourire se suicide. Au même moment, <em>Mask</em> réalisé par Peter Bogdanovich sort sur les écrans américains. Est-ce une coïncidence ? La réponse est encore tabou. <em>Mask</em> raconte l’histoire vraie de Rocky Dennis, victime d’une maladie génétique qui lui déforme le visage, et de son combat pour vivre une vie normale. Sa mère courage est jouée par la chanteuse et actrice Cher. Est-ce une coïncidence ? Au milieu des années 1980, Cher ressemblait encore à Cher, une brune qui avait du chien, mais on distingue déjà les premières retouches esthétiques qui l’amèneront plus part à ressembler au Marsupilami. Le film à sa sortie m’avait bouleversé. J’avais 10 ans. Aujourd’hui, je le trouve tendre et cucul. Ni plus ni moins.<br />
En 1990, Citroën arrête la production de la 2CV pendant que sur les écrans noirs de nos nuits blanches sort <em>Henry et June</em> de Philip Kaufman, tiré d’une nouvelle d’Anaïs Nin. Philip Kaufman est un génial adaptateur de roman qui en 1986 s’empare de l’œuvre de Tom Wolfe, <em>L’Etoffe des Héros</em>, pour réaliser LE chef-d’œuvre sur la conquête spatiale. En 1988, nouveau coup de maître avec <em>L’Insoutenable Légèreté de l’être</em> de Milan Kundera. <em>Henry et June</em> est un drame fiévreux sur la création, la séduction et la décomposition du couple. Une œuvre ambitieuse sur la vie de bohème avant la cristallisation totale dans la bourgeoisie.<br />
Tous les films sont disponibles en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h3>BONUS ! Vintage Artus !</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/07/flagellations-pete-walker.jpg" alt="Flagellations, de Pete Walker" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26539" />Depuis septembre 2017, la petite entreprise Artus Films revient aux affaires et l’année 2018 s’annonce comme exceptionnelle. Avec le tout nouveau format blu-ray, elle ne cesse de mettre les petits plats dans les grands quand elle fourre dans son édition de base les versions cinéma, les versions director’s cut, les versions censurées, les versions rallongées, les versions raccourcies, les versions casher, les versions halal et les versions bénites par le Vatican d’un seul et même film. Au programme des prochaines réjouissances, une salve Lucio Fulci et une salve Jess Franco mais nous y reviendrons tout bientôt.<br />
Pour l’heure, débutons ces hostilités en mode « Vintage British Horror » avec <em>Flagellations</em> (1974) de Peter Walker. L’histoire : jeune mannequin français vivant à Londres, Anne-Marie se laisse séduire par Mark, qui l’emmène chez ses parents, dans une vieille et grande maison de campagne. Elle comprend bien vite qu’elle n’est qu’une proie de plus, donnée en pâture à Mme Wakehurst, une ancienne directrice de prison pour femmes, et son mari, le juge Bailey. Sous prétexte de rédemption et de lutte contre la dépravation, ces deux pervers assouvissent en fait leur sadisme et leur perversité. <em>Flagellations</em> rappelle les grandes heures du sous-genre « Femmes en prison/femmes en cage » où un jeune homme de bonne famille joue les rabatteurs pour une vieille marâtre dont le hobby consiste à fouetter les jeunes filles de bonne famille jusqu’au sang. C’est très bon pour la circulation, me direz-vous. Si le film est un concentré de perversité, il nous amuse encore plus quand il se moque du modèle social et familial anglais. Le cinéma de genre n’est jamais aussi plaisant que lorsqu’il s’engage à se moquer des donneurs de leçons. <em>Flagellations</em> ne manque pas de cynisme !<br />
Dans <em>Mortelles confessions</em> (1976), Pete Walker s’attaque à l’église et cette outrecuidance lui vaudra pas mal d’ennuis ! Oser critiquer l’église ! Non mais… Pourtant, aujourd’hui, le synopsis paraît presque timide par rapport aux affaires et faits divers qui éclaboussent le clergé. Jenny Welch vit avec sa sœur Vanessa, et mène une vie amoureuse instable après qu’elle s’est fait quitter par son amant. Elle se met alors à fréquenter un vieil ami d’enfance, Bernard, devenu prêtre. Devant la faiblesse de la jeune femme, il l’invite à aller en confessions avec le père Meldrum, un prêtre acariâtre et frustré. Ce dernier va alors prendre pour mission divine de « purifier » Jenny et de préserver leur étrange relation. <em>Mortelles confessions</em> a le défaut de ses qualités. Son aprêté pourrait laisser certains sur le carreau mais son efficacité vaut bien que l’on s’y accroche. Le prêtre Meldrum vous rappellera sans doute le curé du documentaire produit par Netflix <em>The Keepers</em>. Et là, d’un coup, on se rend compte que la réalité à largement dépasser la pire des fictions. Voilà une sauvagerie recommandée qui elle, ne fera de mal à personne !<br />
Disponible en blu-ray chez Artus Films.</p>
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