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	<title>Grand Écart &#187; Tom Hooper</title>
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		<title>Le Discours d&#8217;un roi de Tom Hooper</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 22:41:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amalia Casado</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/le-discours-roi.jpg" rel="shadowbox[sbpost-674];player=img;"><img class="alignleft size-medium wp-image-798" title="Le discours d'un roi" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/le-discours-roi-224x300.jpg" alt="Le discours d'un roi" width="224" height="300" /></a>J&#8217;avais déjà vu <em>Le Discours d&#8217;un roi</em> depuis une semaine quand j&#8217;ai croisé François Hollande à la boulangerie. Un peu avant moi dans la queue, accompagné par sa nouvelle conquête, tout ce qu&#8217;il y a de plus élégant. La réussite sociale inscrite en haut du front. Sourire radieux et propre. Et mon père qui m&#8217;enfonce son coude dans la hanche, en toute discrétion « T&#8217;as vu ? C&#8217;est&#8230; Comment il s&#8217;appelle déjà ? Celui qui va se présenter aux présidentielles&#8230; » Non ! Impossible ! Mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;il a maigri ! Métamorphose inversement proportionnelle à son ex-compagne au franc-parler inimitable&#8230; Eh oui, Ségolène Royal a forci. Volonté d&#8217;asseoir sa silhouette, de lui donner un poids&#8230; électoral ? Besoin de casser son image de sexe-symbole politique, trop féminine et donc moins crédible pour un certain électorat traditionnel ? Stratégie, croissants, stress ou amphétamines, qu&#8217;importe, on ne peut pas ne pas y prêter attention. Cette vision d&#8217;un François Hollande mince achetant son pain m&#8217;a confrontée à une réalité toute télévisuelle : la politique est-elle autre chose que de la communication ?</p>
<p>A quel point les médias ont-ils transformé et transforment la manière de faire de la politique ? La radio bannit les bègues comme la TV impose à François Hollande de suivre un régime s&#8217;il veut gagner les élections présidentielles de 2012. C&#8217;est ce que l&#8217;excellent film de Tom Hooper, tout en allers-retours entre l&#8217;intimité d&#8217;un personnage national et son exposition publique met en lumière : le basculement de la société dans une ère toute nouvelle, celle de la communication.</p>
<p><em>Le Discours d&#8217;un roi</em> séduit par son raffinement, un charme tout anglais : réserve des sentiments, humour distingué, dialogues virtuoses. En bégayant, ce roi nous accroche à la langue, nous suspend à sa fluidité, à l&#8217;écoute méthodique de ses trébuchements, avec entre ses mains le destin de l&#8217;Europe, du monde. Bien en prit à son frère abdicataire, George VI, l&#8217;idée de se marier à une femme qui ne plaisait pas à Buckingham puisqu&#8217;au delà de ces désirs de mariages avec quelque veuve au mari pas-encore-tout-à-fait-mort, il nourrissait des sympathies nazies. La face du monde en aurait été changée. Comme l&#8217;avait bien senti Aristote, l&#8217;Histoire se joue à des détails. C&#8217;est aussi ce que montre le film.</p>
<p>Colin Firth incarne avec la subtilité qu&#8217;on lui avait déjà reconnu dans <em>A Single Man</em>, de Tom Ford (2010), la confrontation des sphères privée et publique. Le monarque est aussi un mari et un père. Qu&#8217;est-ce que la peopolisation du monde politique sinon des destins individuels projetés sur écran pour une échelle nationale &#8211; art brillamment amorcé par Valéry Giscard d&#8217;Estaing qui n&#8217;hésite pas à être interviewé avec son chien ? Les débats télévisés, plus qu&#8217;un combat d&#8217;idées, opposent des personnes, des attitudes. Chaque signe compte, cravate, regard. Le président au labrador a d&#8217;ailleurs remporté la mise, en 1974, avec une phrase devenue culte, un véritable slogan, «Vous n&#8217;avez pas le monopole du coeur », adressé à son adversaire François Mitterrand. La politique est un spectacle, joue sur l&#8217;affectif donc nous parle d&#8217;hommes (et de femmes) plus que d&#8217;Etat.</p>
<p><em>Le Discours d&#8217;un roi</em> pose la question de la construction de ce que chacun expose. S&#8217;il est impossible d&#8217;envisager aujourd&#8217;hui de « faire » de la politique sans communiquer, de même on peut se demander si on existe socialement sans page Facebook. En devenant chacun un personnage public, grâce à Internet, il est très clair qu&#8217;une bonne partie de notre existence finit en images, voire est motivée par cette finalité d&#8217;immortalité cybernétique. Or, l&#8217;image nous impose de la contrôler car les foules forment un public exigeant et se repaissent de pâtures. L&#8217;ère est au commentaire, avec en toile de fond le spectre du pouce levé : « J&#8217;aime » donc je suis. La grande question qui me vient serait donc : que ferions-nous si ce n&#8217;était pas dans le but d&#8217;en parler, de le dire, de le montrer ? Que ferions-nous vraiment?</p>
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