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	<title>Grand Écart &#187; Thaïlande</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>03/02-10/02 : 22e Festival des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2016 08:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Si vous n&#8217;y êtes jamais allé, c&#8217;est l&#8217;occasion de voir Vesoul. Disons, du 3 au 10 février 2016. La période y est idéale, puisque l&#8217;un des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/22e-festival-international-cinema-asie-vesoul-2016.jpg" alt="22e Festival international des cinémas d&#039;Asie de Vesoul" title="22e Festival international des cinémas d&#039;Asie de Vesoul" width="178" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22805" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Si vous n&#8217;y êtes jamais allé, c&#8217;est l&#8217;occasion de voir Vesoul. Disons, du 3 au 10 février 2016. La période y est idéale, puisque l&#8217;un des plus intéressants festivals de cinéma s&#8217;y déroule : le FICA. Ou Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul, une manifestation qui renoue avec son objet, alors que beaucoup d&#8217;autres festivals en France et ailleurs ont depuis longtemps oublié leur travail de défricheur, de découvreur, de témoin du monde pour proposer toujours et encore les mêmes métrages. En l&#8217;espace d&#8217;une semaine, le FICA nous offre un impressionnant panorama de la production cinématographique de l&#8217;Asie, du Proche à l&#8217;Extrême-Orient, et témoigne ainsi de la vigueur exceptionnelle de ce cinéma multiple. Autour des compétitions fiction (17 longs-métrages de Turquie, Liban, Iran, Kazakhstan, Pakistan, Inde, Bangladesh, Myanmar, Chine, Philippines, Corée et Japon) et documentaire, s&#8217;articulent un hommage rare et précieux au cinéma thaïlandais (&#8220;Les maîtres oubliés du cinéma thaïlandais&#8221;, qui prouve à ses détracteurs qu&#8217;on ne peut réduire le Pays du Sourire à <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul/" title="Cemetery of Splendour, d’Apichatpong Weerasethakul">Apichatpong Weerasethakul</a>), une sélection qui élime les frontières &#8220;Entre l&#8217;Orient et l&#8217;Occident&#8221;, une riche rétrospective coréenne à l&#8217;occasion de l&#8217;année France-Corée (&#8220;Corée : littérature et cinéma&#8221;), un hommage au cinéaste israélien Eran Riklis et encore d&#8217;autres rendez-vous. Le tout sous l’œil bienveillant d&#8217;Im Sang-soo, président du jury de cette 22e édition, et d&#8217;une cinquantaine d&#8217;autres vénérables invités venus partager leur passion artistique.<br />
Vesoul. Début février. La plus excitante programmation de ce genre en France. Depuis 22 ans. </p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le site du <a href="http://www.cinemas-asie.com/fr/" target="_blank" rel="nofollow">Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul</a></em></p>
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		<title>Cemetery of Splendour, d&#8217;Apichatpong Weerasethakul</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 22:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>La liberté guidant le peuple</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/cemetery-splendour-apichatpong-weerasethakul.jpg" alt="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" title="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-21146" />Ceux qui ont vu la Palme d’or 2010, <em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em>, éprouvent divers sentiments : de l’émerveillement à l’incompréhension en passant par la stupeur, et même l’ennui. Autant d’émotions que de publics. Il n’empêche qu’<em>Oncle Boonmee</em> offrait une expérience cinématographique inoubliable – à la fois pour le réalisateur, les acteurs, les spectateurs –, empreinte d’émotion, d’onirisme et de spiritualité. <em>Cemetery of Splendour</em>, nouveau film signé du même Apichatpong Weerasethakul, présenté en section Un Certain Regard du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>, repousse encore les frontières connues du septième art. </p>
<p>Sur le papier, l’histoire semble pourtant simple : dans la province thaïlandaise de Khon Kaen, un hôpital de fortune accueille des soldats rendus mystérieusement inconscients. Jenjira se porte volontaire pour s’occuper de Itt, l’un des malades à qui personne ne rend visite, et rencontre Keng, une jeune médium qui aide les familles des soldats. A ce point de départ, Apichatpong ajoute de multiples couches : réflexions sur lui-même, sur son pays, sur le cinéma. <em>Cemetery of Splendour</em> forme une œuvre-somme dont chaque image, chaque dialogue semble fondamental. Le film est nourri de l’enfance du réalisateur, passée à Khon Kaen à l’hôpital (Apichatpong Weerasethakul est fils de médecins), à l’école, dans les cinémas et au lac de la ville. Les fantômes convoqués sont autant ceux du passé que ceux du présent, réveillés par une situation politique désastreuse. Les soldats endormis sont vidés de leur énergie, pompée par les « anciens rois » qui livrent bataille : quand certains metteurs en scène montrent l’horreur pour mieux responsabiliser, Apichatpong Weerasethakul choisit la poésie. Sa métaphore de l’actuelle dictature ne s’imprime pas moins durablement dans l’esprit, laissant au spectateur le choix de prendre ou non conscience de ce qui se joue à l’écran. <span id="more-21145"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul-jenjira-banlop-lomnoi-1.jpg" alt="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" title="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-21591" />Dans <em>Cemetery of Splendour</em>, tout est beau. Itt (Banlop Lomnoi, qui incarnait déjà le soldat de <em>Tropical Malady</em>), Jenjira (Jenjira Pongpas Widner, actrice fétiche du réalisateur), les esprits des sanctuaires, les décombres d’une école abandonnée (parmi lesquels traîne un panneau officiel sur lequel est écrit <em>« Les humains les plus intelligents sont disciplinés »</em>), la visite « virtuelle » et virtuose d’un ancien palais, les soins lumineux des soldats, les mouvements répétés (à l’infini, comme les coups d’Etat ?) des jeunes assis au bord du lac, ou la folle séquence finale, se terminant sur l’espoir d’une chute et de sa « vision époustouflante », vibrante déclaration d’amour d’un Thaïlandais à son pays. Est-ce parce que la censure est là-bas si présente que le cinéma d’Apichatpong parvient autant à s’affranchir de tous les codes ? <em>Cemetery of Splendour</em> joue avec nos attentes, les déjoue, les repousse. Apichatpong Weerasethakul apporte sans appuyer la preuve que le cinéma est une science qui évolue et incarne une liberté artistique sans limite ; difficile, après la vision de ce <em>cimetière de splendeur</em>, de regarder un autre film sans le comparer à l’expérience ultime vécue ici.</p>
<p>&nbsp;<br />
Cemetery of Splendour <em>(Rak Ti Khon Kaen) d&#8217;Apichatpong Weerasethakul, avec Jenjira Pongpas, Banlop Lomnoi&#8230; Thailande, Royaume-Uni, France, Allemagne, Malaisie, 2015. En sélection Un Certain Regard au 68e Festival de Cannes. Sortie le 2 septembre 2015.</em></p>
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		<title>Only God Forgives de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 17:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/affiche-only-god-forgives.jpg" alt="Affiche de Only God Forgives" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13201" /><strong>Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian (Ryan Gosling en mode moins j’en fais, plus je crève l’écran), le héros d’<em>Only God Forgives</em>.</strong> </p>
<p>De Julian on ne sait que peu de choses et compte tenu de son aphasie, on n’en saura pas beaucoup plus. Quelques bribes&#8230; L’homme tient une salle de boxe, couverture pour son trafic de drogue. Son frère est assassiné pour avoir tué une prostituée. Sa mère (Kristin Scott Thomas), ivre de vengeance débarque pour rapatrier le corps du fils disparu. Et la même mère d’exiger de Julian la tête du coupable tout en comparant la taille des membres de ses deux héritiers… </p>
<p>Un pitch de série B comme prétexte à un livre d’images baroques, léchées et maîtrisées. Maniérées diront certains. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. <em>Only God Forgives</em> est une tragédie grecque avec ce que cela implique d’excès et de symétrie. Son héros déambule. Ni totalement bon, ni totalement mauvais, il est l’être médiocre qui « sans être un parangon de vertu et de justice, tombe dans le malheur non pas à cause de ses vices ou de sa méchanceté mais à cause de quelque erreur », soulignait Aristote à propos du héros tragique. Déroutant, contradictoire et incompréhensible : Julian lutte et subit. Exit le cow-boy de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/" target="_blank">Drive</a></em>. Devenu Œdipe, l’icône se fait démolir. Coupable et innocent, il est le jouet des Dieux. D’un Dieu ou plutôt d’un homme qui se prend pour Dieu : Chang, vieux policier aux méthodes peu orthodoxes, chanteur à ses heures perdues. <span id="more-12278"></span></p>
<p>Et tandis que la narration s’étiole, que les dialogues sont réduits à néant et que la musique gronde, Refn ralentit son film à l’extrême. Ici ce ne n&#8217;est pas la vitesse des images projetées qui décroît, ce sont les héros qui se déplacent de plus en plus lentement. Un pas après l’autre, ils affrontent leur destin. </p>
<p>Métaphysique, <em>Only God Forgives</em> est aussi radical que <em>Le Guerrier silencieux</em>, aussi éthéré que <em>Drive</em>, aussi volontairement masochiste que <em>Bronson</em>. Une synthèse de ses films, en somme. Refn y interroge le rapport de l&#8217;homme à ses actes. Le conflit de l&#8217;homme avec les dieux, le conflit des hommes entre eux, le conflit de l&#8217;homme avec lui-même.</p>
<p>&nbsp;<br />
Only God Forgives <em>de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm&#8230; France, Danemark, 2013. Présenté en compétition officielle au 66E Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/q0vvl0/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Mundane History, d&#8217;Anocha Suwichakornpong</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2013 08:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
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		<category><![CDATA[Terrence Malick]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>Mundane History</em> raconte l’histoire d’Ake, paralysé suite à un accident. Allongé dans son lit, ses journées s’écoulent péniblement, avec une monotonie écrasante. Incapable d’accepter la situation...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/mundane-history-furniture.jpg" alt="Mundane History" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-10882" /><strong><em>Mundane History</em> raconte l’histoire d’Ake, paralysé suite à un accident. Allongé dans son lit, ses journées s’écoulent péniblement, avec une monotonie écrasante. Incapable d’accepter la situation, étouffé par un père autoritaire, Ake se réfugie dans le silence. L’arrivée de Pun, aide-soignant engagé pour s’occuper de lui, va peu à peu bouleverser l’univers mutique d’Ake et lui redonner goût à la vie.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
Attention : malgré son titre (« Histoire banale » en français), <em>Mundane History</em> n’a rien de quelconque. Le premier long-métrage d’Anocha Suwichakornpong vient même confirmer avec éclat tout le bien qu’on pensait du septième art thaïlandais de ces dernières années. Injustement réduit à un cinéma poussif, incohérent voire casse-pieds depuis la Palme d’or à Apichatpong Weerasethakul en 2010 pour le pourtant superbe <em>Oncle Boonmee</em>, de plus en plus de réalisateurs viennent trouver écho hors des frontières de la Thaïlande et dans les nombreux festivals européens. C’est le cas de ce <em>Mundane History</em>, récompensé à Breslau, à Rotterdam et en Transylvanie en 2010, qui sort enfin sur les écrans français ce 16 janvier 2013.<span id="more-10876"></span></p>
<p>Outre un nom à rallonge, Anocha Suwichakornpong partage avec Apichatpong Weerasethakul un goût pour la liberté cinématographique : celle, notamment, de suspendre volontairement le temps du récit, accentuant ainsi dans toute la première partie du film la pesante situation d’une existence qui ne se vit plus vraiment, avant de redonner mouvement – et donc vie – à sa caméra et à son personnage ; la mise en scène se fait plus métaphysique, plus onirique. Ake se livre, il se rêve autrement, s’imagine supernova. <em>Mundane History</em> est frappé d’étrangeté et se regarde alors comme une succession de tableaux sensoriels et cosmiques, à la manière du <em><a href="/cinema/tree-life-terrence-malick/" title="The Tree of Life">Tree of Life</a></em> de Terrence Malick. Anocha Suwichakornpong mêle passé et présent, non sans égarer avec délicatesse un spectateur sous le charme. Ici, la liberté se retrouve aussi dans le choix de lancer le générique après seize minutes de film &#8211; comme Apichatpong l’avait fait dans <em>Blissfully Yours</em> -, dans l’utilisation par touches intenses d’une musique aérienne, dans des plans décadrés ou dans une séquence d’accouchement aussi chirurgicale que magnifique. </p>
<p>Œuvre impressionniste, <em>Mundane History</em> n’en est pas moins forte : la réalisatrice propose une réflexion sur la situation politique thaïlandaise à travers la relation entre un fils affaibli, dépendant, et un père tout-puissant. La réussite tient à ne jamais être insistant mais à rester dans cet entre-deux, quelque part entre le pragmatisme terrestre et la spiritualité céleste.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mundane History <em>(Jao nok krajok) de Anocha Suwichakornpong, avec Phakpoom Surapongsanuruk, Arkaney Cherkam, Paramej Noiam, Anchana Ponpitakthepkij. Thaïlande, 2010. Sortie le 16 janvier 2013.</em></p>
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		<title>Mekong Hotel, de Apichatpong Weerasethakul</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 12:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Auréolé d’une Palme d’or méritée pour <em>Oncle Boonmee</em> en 2010, Apichatpong Weerasethakul revient cette année à Cannes présenter <em>Mekong Hotel</em> hors compétition...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/mekong-hotel-apichatpong-weerasethakul.jpg" alt="Mekong Hotel, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" title="Mekong Hotel, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-6968" />Auréolé d’une Palme d’or méritée pour <em>Oncle Boonmee</em> en 2010, Apichatpong Weerasethakul revient cette année à Cannes présenter <em>Mekong Hotel</em> hors compétition. La réputation du cinéaste n’est plus à faire : ses films, volontiers contemplatifs, n’empruntent pas la voie cinématographique habituelle. <em>Mekong Hotel</em> ne déroge pas. On y croise Apichatpong lui-même, en compagnie de son compositeur sur le vrai-faux tournage d’un film jamais réalisé, <em>Ecstasy Garden</em>. Le cinéaste n’a pas son pareil pour provoquer l’émoi quand on ne l’attend pas : l’apparition d’une pelleteuse ou celle d’un fantôme thaïlandais (un <em>pob</em>) dévorant un cœur humain suscitent l’émotion, rappellent la nostalgie du metteur en scène pour son pays. Mais à l’inverse d’<em>Oncle Boonmee</em> ou de <em>Tropical Malady</em>, ces courts moments de poésie ne parviennent pas à contrebalancer un propos abstrus. Difficile de comprendre la relation qui unit les mère et fille du film sans connaître au préalable la note d’intention du cinéaste. Dans une scène qui rappelle la séquence dans la chambre de <em>Syndromes and a Century</em>, la fille demande à sa mère, assise à côté d’elle : <em>« Maman, où es-tu ? »</em> A quoi, la mère répond : <em>« Je suis toujours dans la chambre… ça fait six cents ans, maintenant »</em>, avant de s’interroger plus longuement sur son existence fantomatique, son propre futur et sa crainte pour celui de la Thaïlande. <span id="more-6965"></span>Malheureusement, ces instants magiques sont rares dans <em>Mekong Hotel</em>, et lorsqu’ils arrivent, l’ennui est déjà installé. <em>Mekong Hotel</em> est-il trop court ou trop long ? Les autres longs-métrages d’Apichatpong bénéficient d’une profondeur mystérieuse et séduisante, quand ses courts font souvent montre d’expérimentations visuelles réjouissantes – <em>Les Fantômes de Nabua</em> en tête. Ici, les 61 minutes du film ne permettent pas de tels partis pris. On acceptera plus facilement <em>Mekong Hotel</em> comme un documentaire que comme une œuvre de fiction, une sorte de <em>making of</em> d’un film jamais tourné – un <em>Lost in La Mancha</em> sous tranquillisants, l’étrangeté en plus. A l’instar de la séquence finale, laconique discussion entre Apichatpong Weerasethakul et son compositeur au sujet des jet-skis qui sillonnent le fleuve : <em>« J’en ai fait une fois, ça faisait agréablement mal au cul. »</em></p>
<p>&nbsp;<br />
Mekong Hotel<em> de et avec Apichatpong Weerasethakul. Thaïlande, 2012. Présenté en séance spéciale au 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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