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	<title>Grand Écart &#187; terrorisme</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>The Unthinkable, de Crazy Pictures</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2019 15:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/the-unthinkable-christoffer-nordenrot-1.jpg" alt="The Unthinkable, de Crazy Pictures" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26777" />Alex vit avec ses parents, Anna et Bjorn, dans un petit village suédois. Alex a du mal à exprimer ses émotions, la faute à un père taiseux et bourru, incapable lui-même de dire à son rejeton qu’il l’aime. Après une dispute, Anna quitte Bjorn, puis c’est au tour d’Alex de quitter son ancien militaire de père. Devenu jeune adulte, Alex vit seul à Stockholm quand plusieurs attaques terroristes surviennent. </p>
<p>Voilà le pitch de <em>The Unthinkable</em>, premier long-métrage du collectif Crazy Pictures, rassemblement de cinq amis qui conservent le contrôle de leurs films en maîtrisant à la fois le scénario, la réalisation, le montage, les décors, la photo et les effets spéciaux. Au vu du résultat, leur mini-conglomérat alternatif affiche un insolent succès : <em>The Unthinkable</em> a tout d’une grosse production au budget conséquent, alors qu’il a coûté à peine 2 millions de dollars, en partie financés par crowdfunding. Au-delà de ce constat entrepreneurial, les qualités artistiques et formelles de <em>The Unthinkable</em> sont indéniables. Crazy Pictures soigne ses effets sonores et visuels, et installe une atmosphère de fin du monde dès les premières minutes, alors que le récit se concentre encore massivement sur la passion entre Alex et Eva. Leur histoire d’amour avortée constitue le fil rouge de <em>The Unthinkable</em>, même lorsque les menaces de guerre se font réelles. Le film suédois rappelle d’ailleurs quelques jolies œuvres du genre, et notamment <em>Perfect Sense</em> de David Mackenzie (2011). <span id="more-26775"></span></p>
<p>Mais derrière la passion, <em>The Unthinkable</em> parle surtout de terrorisme. Ses racines suédoises le rendant assez unique et terrifiant ; alors qu’ailleurs dans le cinéma mondial, reflet de nos peurs oblige, le terrorisme aborde quasi systématiquement la religion islamique et l’embrigadement, les angoisses d’Europe du Nord, et particulièrement suédoises, sont tout autres : le peuple menaçant, aux portes du pays, est gouverné par Vladimir Poutine. Les thèses complotistes d’un des protagonistes du film, d’abord farfelues, se font de plus en plus réalistes au fur et à mesure que l’intrigue évolue. Les récentes intimidations russes envers la Suède, le rétablissement du service militaire obligatoire en 2017 et la distribution dans tout le pays de tracts en 2018 informant les habitants de la conduite à tenir en cas d’attaque, sont autant d’éléments qui permettent de mieux appréhender la portée politique de <em>The Unthinkable</em>. Histoire d’amour, film de guerre, manifeste politique : le premier long-métrage de Crazy Pictures est suffisamment dense pour promettre au collectif un bel avenir.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Unthinkable <em>(Den blomstertid nu kommer) de Crazy Pictures, avec Christoffer Nordenrot, Jesper Barkselius, Lisa Henni, Pia Halvorsen… Suède, 2018. Prix du jury, Prix de la critique et Prix du jury jeunes au 26e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie DVD le 3 avril 2019.</em></p>
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		<title>Jupiter&#8217;s Moon, de Kornel Mundruczo</title>
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		<pubDate>Sat, 20 May 2017 19:48:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/jupiter-s-moon-kornel-mundruczo.jpg" alt="Jupiter&#039;s Moon, de Kornel Mundruczo" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25185" />Le sujet est évidemment fort : des migrants serbes tentent de passer la frontière hongroise. Aryan est de ceux-là, mais meurt sous les tirs d&#8217;un policier nerveux. <em>Jupiter&#8217;s Moon</em> aurait pu être une oeuvre sociale forte sur le sort réservé aux réfugiés et le risque de dérive totalitaire en Hongrie &#8211; et partout ailleurs en Europe, eldorado des migrants. Mais Mundruczo pêche par ambition en ajoutant une couche fantastique étonnante, déstabilisante et surtout assez absconse à son film : Aryan renaît et lévite.<br />
<em>Jupiter&#8217;s Moon</em> devient alors un objet fourre-tout qui survole son sujet comme Aryan survole la ville. Difficile, au-delà de ce qu&#8217;on voit à l&#8217;écran &#8211; un réfugié affamé, un réfugié qui fait sauter une bombe, un médecin ripoux qui voit dans les miracles d&#8217;Aryan un business avant d&#8217;y chercher la rédemption &#8211; de trouver autre chose dans le film. <em>Jupiter&#8217;s Moon</em> ne décolle pas.</p>
<p>&nbsp;<br />
Jupiter&#8217;s Moon <em>de Kornel Mundruczo, avec Merab Ninidze, Gyorgy Cserhalmi&#8230; Allemagne, Hongrie, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Le Disciple, de Kirill Serebrennikov</title>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2016 15:52:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Veniamin est adolescent. A l’école, il passe son temps à lire la Bible et refuse de retirer ses vêtements à la piscine. Devant la curiosité du corps professoral, Veniamin voit une invitation à continuer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Veniamin est adolescent. A l’école, il passe son temps à lire la Bible et refuse de retirer ses vêtements à la piscine. Devant la curiosité, voire l’amusement, du corps professoral et de ses camarades, Veniamin voit une invitation à continuer.</p>
<h3>Foi grave</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/disciple-kirill-serebrennikov-affiche.jpg" alt="Le Disciple, de Kirill Serebrennikov" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23689" />Perdre ses repères à l’adolescence, lorsque des filles dénudées se baladent à la piscine et que l’éveil à la sexualité s’accompagne d’un grand point d’interrogation, qu’on est élevé par une mère célibataire qui cumule les boulots et que nos camarades de classe ne nous portent pas dans leur cœur : rien d’anormal. Et avant de trouver un sens à la vie – s’il y en a bien un à trouver –, on peut se perdre momentanément, comme le suppose la mère de Veniamin au début du film, dans la drogue ou la masturbation. Ce qui est moins normal, c’est de se réfugier si jeune dans la religion et de connaître une crise mystique. De velléité spirituelle, le catholicisme prend une place de plus en plus importante pour Veniamin. Et lorsqu’il fait son « coming out » bigot à sa mère, il y voit une libération et une autorisation implicite, un signe qu’il doit évangéliser ses pairs. Les professeurs l’écoutent débiter ses sornettes, demander l’obligation des maillots de bain féminins une-pièce à la piscine, exiger l’arrêt des cours d’éducation sexuelle, installer une croix dans l’école… Seule la professeur de biologie, Elena, tient bon et ne recule pas devant les prédications du jeune garçon. Les autres membres enseignants sont caricaturaux, au mieux figés dans l’immobilisme, au pire rétrogrades et en grande partie responsables, par leur intellect défaillant, de la situation. Ce n’est d’ailleurs pas ce débat-là (celui de savoir si l’homme descend du singe ou d’Adam) qui intéresse le réalisateur Kirill Serebrennikov. C’est le mécanisme : comment Veniamin franchit la frontière. <span id="more-23687"></span></p>
<h3>La croix et la manière</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/uchenik-disciple-kirill-serebrennikov.jpg" alt="Le Disciple, de Kirill Serebrennikov" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-23690" />Lentement mais sûrement, la crise mystique glisse vers le fanatisme religieux. Dès lors, la curiosité un peu jalouse (de la facilité avec laquelle Veniamin charme son auditoire) laisse la place chez le spectateur à la stupeur et à l’effroi. Le mécanisme d’embrigadement est implacable, à cela près que dans Le Disciple, Veniamin joue tous les rôles : celui du gourou, du bourreau, de la victime. Année 2016 oblige, impossible de ne pas penser à ces gamins qui interprètent les textes religieux comme bon leur semble, sans le recul nécessaire. Et qui finissent par se faire exploser au nom d’un Dieu vengeur. Veniamin trouve une justification de tous ses actes dans la Bible ; pire, comme on jouerait son destin sur un coup de dés, lui récite la Bible pour trouver le courage d’agir. A l’instar de ces popes et autres ecclésiastes qui prêchent la bonne parole alors qu’eux mêmes devraient balayer devant leur porte, Veniamin fait du prosélytisme en occultant ses propres pensées. Kirill Serebrennikov fait à la fois preuve d’ironie et d’honnêteté intellectuelle en incrustant chacune des citations à l’image lorsqu’elle sont dites, afin qu’on ne puisse l’accuser, à son tour, de détourner les Ecritures. Le Disciple est alors implacable : pour l’avenir de la Russie – et en filigrane, du reste du monde –, l’extrémisme religieux est un fléau à combattre, et le dialogue, avec des figures adultes intelligentes et cultivées, la solution. </p>
<p>&nbsp;<br />
Le Disciple<em> (Uchenik) de Kirill Serebrennikov, avec Victoria Isakova, Petr Skvortsov, Julia Aug, Alexandr Gorchilin&#8230; Russie, 2016. Présenté en sélection Un Certain Regard au 69e Festival de Cannes. Prix François Chalais 2016.</em> </p>
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