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	<title>Grand Écart &#187; Sri Lanka</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Srinath C. Samarasinghe</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Aug 2013 08:40:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alice Fargier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Sri Lanka]]></category>

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		<description><![CDATA[Srinath Christopher Samarasinghe signe <em>Un nuage dans un verre d’eau</em>, un premier film étonnant à l’inventivité folle, empreint de bouddhisme et de soufisme. Rencontre avec un réalisateur protéiforme.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/srinath-christopher-samarasinghe-portrait-s.jpg" alt="Srinath Christopher Samarasinghe" title="Srinath Christopher Samarasinghe" width="280" height="195" class="alignleft size-full wp-image-14379" />Srinath Christopher Samarasinghe signe <em>Un nuage dans un verre d’eau</em>, un premier film étonnant à l’inventivité folle, empreint de bouddhisme et de soufisme. Un vieil homme égyptien interprété par Gamil Ratib (<em>Lawrence d’Arabie</em>) et une jeune prostituée roumaine jouée par la très talentueuse Anamaria Marinca (<em>Quatre mois, trois semaines, deux jours</em>) partagent le même immeuble et se lient d’une amitié profonde. Khalil, le petit-fils incarné par Tewfik Jallab (<em>Né quelque part</em>) tourne un documentaire sur son grand-père pour en savoir plus sur ses lâchetés passées. Mais une nuit, brusquement, le vieil homme disparaît. De la forme documentaire, nous basculerons dans un thriller fantastique. Rencontre avec un réalisateur protéiforme.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Quelle est la genèse d&#8217;<em>Un nuage dans un verre d’eau</em> ?</strong></p>
<p>J&#8217;avais fait un premier court-métrage, <em>Karma</em>, avec mon grand-père. En 2007, son cancer s&#8217;était accéléré. Il savait qu&#8217;il allait partir. On avait eu la même envie, faire un film. Comme j&#8217;avais senti qu&#8217;un tel projet pouvait le « maintenir » en vie plus longtemps, j&#8217;ai écrit la première version du scénario en trois semaines. Je l&#8217;ai présenté tel quel à l&#8217;avance sur recettes du CNC. A notre grande surprise, nous l&#8217;avons eue. Une production s&#8217;est ensuite engagée. Mon grand-père est parti rejoindre le Grand Tout de l&#8217;univers et cela nous mène, six années plus tard, à la sortie du film. <span id="more-14367"></span></p>
<p><strong>Il y a plusieurs films dans <em>Un nuage dans un verre d’eau</em>, tout comme il y a plusieurs points de vue…</strong></p>
<p>Il y a le point de vue documentaire. Le film commence par les prises de vues du petit-fils de monsieur Noun, un des deux personnages principaux. Petit à petit, la caméra passe à un point de vue de fiction avec une rupture très nette lorsqu’un bloc de glace tombe du ciel. Cette caméra venue du ciel est le stylo filmique du méta-narrateur, celui au-dessus du petit-fils.</p>
<p><strong>Pourquoi cette envie de mélanger les genres ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/anamaria-marinca-nuage-verre-eau-samarasinghe.jpg" alt="Anamaria Marinca dans Un nuage dans un verre d&#039;eau, de Srinath C. Samarasinghe" title="Anamaria Marinca dans Un nuage dans un verre d&#039;eau, de Srinath C. Samarasinghe" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-14387" />C&#8217;est une métaphore de l&#8217;action de monsieur Noun, il doit voir sa vie dans une autre perspective pour en comprendre le sens et agir. Nous existons grâce aux autres. Les autres nous offrent une autre perspective de nous-mêmes. A partir de sa disparition, monsieur Noun est libéré de son point de vue, il est quasi-omniscient. Il peut alors exprimer ses défauts, son amour et son empathie.</p>
<p><strong>Que signifie la métaphore du titre <em>Un nuage dans un verre d’eau</em> ?</strong></p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;une métaphore que l&#8217;on évoque dans le bouddhisme. Le nuage est aussi un verre d&#8217;eau. Lorsqu&#8217;une personne meurt, son esprit s&#8217;échappe et le corps, le contenant se détériore. D&#8217;une manière moderne, cette image explique la dispersion d&#8217;une énergie vitale après la mort de quelqu&#8217;un.</p>
<p><strong>Votre grand-père a-t-il été une sorte de muse pour vous ?</strong></p>
<p>Mon grand-père m&#8217;a beaucoup inspiré car j&#8217;ai eu, avec lui, une relation exceptionnelle. On fumait ensemble les mêmes cigarettes quand j&#8217;étais fumeur. Il couvrait mes sorties nocturnes et surtout, il avait beaucoup d&#8217;humour absurde. Il était le genre d&#8217;homme qui pouvait rire de sa propre mort. C&#8217;est le genre de personne qui vous donne envie d&#8217;apprendre à vieillir, ce que la société actuelle essaie de cacher. On vieillit, cela fait partie de la vie.</p>
<p><strong>Quels sont vos films de chevet ? Ceux qui vous ont inspiré ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/gamil-ratib-nuage-verre-eau-samarasinghe.jpg" alt="Gamil Ratib dans Un nuage dans un verre d&#039;eau, de Srinath C. Samarasinghe" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-14377" />Il y en a beaucoup, et beaucoup d&#8217;autres que je n&#8217;ai toujours pas vus. Les films qui m&#8217;ont marqué sont <em>Répulsion</em> de Roman Polanski, <em>Sea of Love</em> d&#8217;Harold Becker, <em>Jennifer 8</em> de Bruce Robinson, <em>Shining</em> de Stanley Kubrick, <em>Lemming</em> de Dominik Moll, <em>Sur mes lèvres</em> de Jacques Audiard, <em>Eldorado</em> de Bouli Lanners, <em>Dark City</em> d&#8217;Alex Proyas, <em>Dans la peau de John Malkovich</em> de Spike Jonze, l&#8217;adaptation <em>Le Festin nu</em> par David Cronenberg, <em>Zodiac</em> de David Fincher, récemment <em>Killer Joe</em> de William Friedkin&#8230; Par rapport à <em>Un nuage dans un verre d&#8217;eau</em>, deux films m&#8217;ont vraiment inspiré : <em>Harold et Maude</em> d&#8217;Hal Ashby, une histoire d&#8217;amour entre un jeune homme et une octogénaire, et <em>Vivre</em> d&#8217;Akira Kurosawa, dans lequel un homme décide de vivre sa vie librement le jour où il apprend que son cancer va l&#8217;emporter.</p>
<p><strong>Comment s’est passée votre collaboration avec l’actrice Anamaria Marinca ?</strong></p>
<p>Anamaria Marinca est une personne très sensible et intelligente. Ce qui ne lui enlève pas une spontanéité qui n&#8217;est pas du tout intellectualisée. Avec des questions et le scénario, elle a délimité les contours du personnage. A partir du moment où elle avait tout saisi, quand je disais « action », elle était toujours juste et les prises additionnelles n&#8217;ont été que d&#8217;autres propositions pour la même scène.</p>
<p><strong>Le lien intergénérationnel entre cette jeune femme roumaine et le vieil homme égyptien est très touchant&#8230;</strong></p>
<p>Dans les années 1980, j&#8217;avais 4 ans, nous connaissions bien notre voisin du dessus, un octogénaire. Il était d&#8217;origine italienne, moi d&#8217;origine sri-lankaise. Paris, Londres, New York&#8230; Les grandes villes recèlent d&#8217;amitiés comme celle-ci. Les gens sont ensemble et seuls à la fois, et parfois des amitiés hors normes comme dans mon histoire naissent. C&#8217;est très beau et cela donne un peu d&#8217;espoir en l&#8217;humanité. </p>
<p><strong>L’histoire que vous racontez est-elle autobiographique ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/affiche-nuage-verre-eau-srinath-samarasinghe.jpg" alt="Un nuage dans un verre d&#039;eau, de Srinath Christopher Samarasinghe" title="Un nuage dans un verre d&#039;eau, de Srinath Christopher Samarasinghe" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-14376" />Elle est en partie autobiographique et biographique. J&#8217;ai pris des fragments du réel pour créer cette histoire, un peu à l&#8217;image de nos vies qui évoluent à la rencontre d&#8217;autres vies.</p>
<p><strong>Quels sentiments, quelles réflexions avez-vous envie de susciter chez le spectateur ?</strong></p>
<p>J&#8217;aimerais que le spectateur puisse comprendre ces personnages, ce sont des gens qui pourraient être des voisins parisiens. Comme beaucoup de réalisateurs, je souhaiterais que de l&#8217;empathie naisse chez le spectateur.</p>
<p><strong>Quelle est la morale de votre histoire ?</strong></p>
<p>Elle est assez simple : n&#8217;attendez pas de mourir pour exprimer vos sentiments à ceux que vous aimez !</p>
<p>&nbsp;<br />
Un nuage dans un verre d&#8217;eau <em>de Srinath Christopher Samarasinghe, avec Anamaria Marinca, Gamil Ratib, Tewfik Jallab&#8230; France, 2012. Sortie le 14 août 2013.</em></p>
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		<title>Ini Avan, d&#8217;Asoka Handagama</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 08:04:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[acid]]></category>
		<category><![CDATA[Sri Lanka]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous reprendrez bien un peu de tragédie sri-lankaise ? En entrée, le réalisateur Asoka Handagama vous a concocté un ancien combattant de la fameuse guerre civile qui a meurtri tout le pays...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/ini-avan-acid.jpg" alt="Ini Avan de Asoka Handagama " title="Ini Avan de Asoka Handagama " width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-7183" />Vous reprendrez bien un peu de tragédie sri-lankaise ? En entrée, le réalisateur Asoka Handagama vous a concocté un ancien combattant de la fameuse guerre civile qui a meurtri tout le pays. Le seul à revenir vivant dans son village natal, mutique, les sens en éveil. C&#8217;est peu dire qu&#8217;il est haï d&#8217;emblée par tous ceux qui ont perdu un enfant au front et qui sont prêts à en découdre. En plat de résistance, rajoutons à ce valeureux guerrier éreinté, son amour d&#8217;avant le conflit, mariée de force à un vieillard qui décède d&#8217;ailleurs juste après l&#8217;avoir déflorée (ce qu&#8217;on appelle avoir la guigne). En guise de dessert, pimentons le tout par un coup du sort : notre valeureux héros (qui ne porte pas de prénom) s&#8217;engage sans le savoir dans des petits larcins de la mafia locale, avant de tomber dans un guet-apens qui flirte avec la mort. <span id="more-7182"></span>Vous obtiendrez ainsi un long-métrage aux images lancinantes et esthétiques, saupoudrées de personnage fâchés avec la vie et qui tentent de se reconstruire tant bien que mal, même si le destin semble sans cesse se jouer d&#8217;eux. Quelques lueurs d&#8217;espoir, tout de même, entre deux plans sur des palmiers et la mer au lointain. Des moments de danse façon Bollywood qui durent l&#8217;espace d&#8217;un instant, un personnage secondaire féminin auquel le protagoniste se lie d&#8217;amitié et qui, malgré sa vie pour le moins difficile, trouve toujours le temps de rire de la fatalité, des instants de grâce suspendus avant que la roue ne tourne à la défaveur de tous. La fin est suffisamment ouverte aussi pour projeter sur les héros un autre avenir que cette chape de plomb qui pèse sur eux à chaque plan. <em>Ini Avan</em> est un film rare car peu de longs-métrages sri-lankais parviennent dans nos contrées, témoignages d&#8217;une guerre civile peu cicatrisée qui continue de hanter tout un pays. Un drame qui touche au cœur par l&#8217;interprétation réaliste des comédiens, Dharshen Dharmaraj en tête, dans le difficile rôle d&#8217;un homme destitué jusqu&#8217;à son nom, qui lutte pour s&#8217;en sortir et qui choit pourtant dans chaque piège. Tout en se relevant, toujours plus fort. Une leçon de courage et d&#8217;humanité. </p>
<p>&nbsp;<br />
Ini Avan (Him, Here, After) <em>d&#8217;Asoka Handagama, avec Dharshen Dharmaraj, Subashimi Balasubramaniyam, Raja Ganeshan&#8230; Sri Lanka, 2012. Programmation Acid Cannes 2012.</em> </p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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