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	<title>Grand Écart &#187; racisme</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>BlacKkKlansman, de Spike Lee</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2018 21:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Humour noir - On avait un peu perdu de vue Spike Lee, lui qui fut découvert en 1986 avec <em>Nola n’en fait qu’à sa tête</em> - nommé pour la Caméra d’or à Cannes - puis <em>Do the Right Thing</em>, en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Humour noir</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/blackkklansman-spike-lee.jpg" alt="Blackkklansman, de Spike Lee" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26404" />On avait un peu perdu de vue Spike Lee, lui qui fut découvert en 1986 avec <em>Nola n’en fait qu’à sa tête</em> &#8211; nommé pour la Caméra d’or à Cannes &#8211; puis <em>Do the Right Thing</em>, en compétition en 1989. Il revient plus en verve que jamais, dans cette histoire rocambolesque de deux flics, un noir et un juif, infiltrés au sein du Ku Klux Klan. La situation a tout du pitch parfait, sorti de la tête du cinéaste à la casquette de militant. Et pourtant, l&#8217;histoire de Ron Stallworth, premier flic noir de Colorado Springs, est bien réelle. Sur un coup de bluff, en réponse téléphonique à une annonce parue dans un journal, il intègre le Ku Klux Klan, lui le jeune flic noir qui, auparavant, aura infiltré un groupe proche des Black Panthers. Grand écart garanti, mais il a assuré à ses chefs qu’il était bilingue en anglais noir de la rue et en anglais plus soutenu. Seulement, pour poursuivre l’enquête, il faut rencontrer en personne les membres du Ku Klux Klan. Problème quand on est noir et qu’on arbore fièrement la coupe afro, devenue un geste militant avec Angela Davis. C’est donc l’un de ses collègues, Flip Zimmerman (Adam Driver), qui s’y colle, lui aussi représentant un ennemi du Klan. En répétant les paroles de James Brown (<em>« Say it Loud &#8211; I’m Black and I’m Proud »</em>), Flip apprend à copier le phrasé de son collègue pour que l’illusion soit parfaite et que les deux jeunes flics passent pour un seul et même homme. <span id="more-26398"></span>C’est ce genre d’ironie qui parsème ce <em>BlacKkKlansman</em>, où l’on rit franchement de prendre les membres du Ku Klux Klan pour les imbéciles qu’ils sont, comme s’attache à le démontrer Spike Lee pendant près de deux heures. Sans perte de rythme, il transforme ce qui pourrait ressembler à une blague en petit polar qui se laisse regarder avec plaisir. Puis, vient la conclusion en forme de douche froide. Avec multiples clins d’oeil à Donald Trump, le réalisateur a montré pendant tout le film la bêtise et le racisme sur le ton de la comédie. Mais il conclut avec les images bien réelles et choquantes de Charlottesville, où les suprémacistes blancs ont défilé en août dernier et foncé sur la foule en voiture, faisant un mort. Une jeune femme, dont le nom s’inscrit à l’écran avec la mention <em>« Rest in power »</em>. Glaçant.</p>
<p>&nbsp;<br />
BlacKkKlansman<em> de Spike Lee, avec John David Washington, Adam Driver, Topher Grace et Laura Harrier. Etats-Unis, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes. Sortie le 22 août 2018.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Rachid Djaïdani</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2016 17:47:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 69e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<category><![CDATA[racisme]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2012, Rachid Djaïdani présentait, avec succès, <em>Rengaine</em> à la Quinzaine des réalisateurs – une sorte de <em>Roméo et Juliette</em> des temps modernes, mettant le doigt sur le racisme intercommunautaire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Tour deux France</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-23827" alt="Rachid Djaidani" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Rachid_Djaidani.jpg" width="161" height="280" />En 2012, Rachid Djaïdani présentait, avec succès, <em><a title="Rengaine, de Rachid Djaïdani" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/rengaine-rachid-djaidani/" target="_blank">Rengaine</a></em> à la Quinzaine des réalisateurs &#8211; une sorte de <em>Roméo et Juliette</em> des temps modernes, mettant le doigt sur le racisme intercommunautaire. Un documentaire et quatre ans plus tard, le réalisateur-écrivain-acteur-boxeur revient sur la Croisette offrir sa nouvelle vision de la France contemporaine, à la fois dérangeante et pleine d’espoir.</p>
<p>On rencontre Rachid Djaïdani sur la terrasse d’une villa cachée entre deux boutiques de luxe, avec vue sur mer. <em>« Franchement, on n’est pas bien là ? »</em>, dit-il, encore émerveillé de son parcours inattendu : <em>« Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que la vie nous offre parfois ? »</em> Car au générique de <em><a title="Tour de France, de Rachid Djaïdani" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tour-de-france-rachid-djaidani/" target="_blank">Tour de France</a></em>, figure Gérard Depardieu, que le réalisateur n’appelle pas autrement que par un affectueux <em>« Tonton »</em>. Un adoubement dont Rachid Djaïdani ne se remet visiblement pas tout à fait, se sentant <em>« porté par une bénédiction »</em>. Même si <em>« on est toujours tout seul quand on crée »</em>, il souligne l’importance d’avoir été entouré pour ce deuxième film de fiction. <em>« Là, ce qui est beau, c’est que je suis épargné des aliens et que je n’ai que des alliés. »</em> Oui, parce qu’il parle comme ça Rachid Djaïdani, glissant, de sa voix douce et posée, aphorismes, métaphores et poésie dans le flot de son discours.</p>
<h3>« Tonton » flingueur</h3>
<p><img class="alignright size-full wp-image-23834" alt="Gérard Depardieu et Sadek" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Depardieu_Sadek2.jpg" width="280" height="186" />C’est donc sans pression qu’il assure revenir à la Quinzaine des réalisateurs, grâce à l’intermède consacré à son documentaire <em>Encré</em>, qui l’a occupé pendant trois ans. <em>« C’est comme si la pression de la deuxième œuvre s’était reportée sur ce long-métrage documentaire »</em>, explique-t-il. Même le risque de voir son film éclipsé par la présence écrasante de Gérard Depardieu sur la Croisette ne l’effraie pas. <em>« Ah, mais au contraire, parlons de Depardieu, il le mérite mille fois ! »</em>, s’exclame Djaïdani, qui rappelle son passé de boxeur : <em>« Si dans ma vie j’avais pu rencontrer Mohamed Ali, ça aurait bouleversé ma boxe. Tonton, c’est l’équivalent. Quand une datte tombe du ciel, ouvre la bouche. [...] Je suis le roi du monde à ses côtés. Je ne cherche pas la lumière, qu’il la prenne. L’œuvre est là. Et le voyage initiatique que j’ai fait à ses côtés, on ne pourra jamais me l’enlever. »</em> <em>« On ne choisit pas Tonton</em>, raconte encore le cinéaste. <em>C’est lui qui décide de te regarder ou pas. On ne dit pas à Mohamed Ali &#8216;viens, on va mettre les gants ensemble&#8217;. C’est lui qui te dit &#8216;monte sur le ring avec moi, petit&#8217;. »</em><span id="more-23826"></span> Cette rencontre avec Depardieu, <em>« c’est comme si d’un coup la tour Eiffel s’inclinait vers toi et te disait </em>« vas-y, monte ! »<em> Tu ne racontes pas après que c’est toi qui as courbé la tour Eiffel pour qu’elle vienne vers toi, et qu’elle n’a pas rompu. »</em></p>
<p>Le mélange d’admiration et de tendresse que le réalisateur exprime pour son acteur transperce l’écran. On n’a pas vu, depuis bien longtemps, Gérard Depardieu s’effacer derrière son rôle, et tant exprimer par de simples regards et esquisses de sourire. L’émotion que procure <em>Tour de France</em>, c’est aussi celle de retrouver l’acteur à son sommet, tel qu’il a pu être il y a 30 ou 40 ans. <em>« Quand tu es avec lui sur le plateau, il y a une telle tranquillité, une telle simplicité</em>, relève Rachid Djaïdani. <em>Le séisme, il a lieu dans la salle de montage. On comprend tout, on se dit : &#8216;C’était pour ça la coupe de cheveux&#8217;, ou &#8216;C’est pour ça qu’il a dit au chef-opérateur de reculer d’un mètre&#8217;. Il a une maîtrise du scénario, une maîtrise du jeu. C’est un génie. »</em></p>
<h3>Entre deux mondes</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-23831" alt="Gérard Depardieu et Sadek, Tour de France" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Depardieu_Sadek.jpg" width="186" height="280" /><em>Tour de France</em>, c’est la rencontre entre deux mondes qui pensent s’opposer, celui d’un prolo et d’un rappeur, d’un franchouillard rempli de clichés et d’un Français d’origine maghrébine soucieux de montrer qu’il connaît son Serge Lama aussi bien que tout un chacun. Une rencontre qui a aussi eu lieu entre Gérard Depardieu et Sadek &#8211; qui interprète Far’Hook : un <em>« gamin qui désaxe Tonton même sur ses propres peurs, même sur ses propres clichés, lui fait découvrir des textes, du rap, une gentillesse, une souffrance, une blessure. »</em> Avant de tourner la scène de leur rencontre, les deux acteurs ne se sont que brièvement parlé. <em>« Il n’y a pas eu de répétition, de mise au point. Ca a boxé direct entre deux. Et moi, j’étais là pour cadrer ce qu’il y a de plus beau au monde : la rencontre entre deux hommes. Deux hommes que tout oppose, et qui sont amenés à se regarder, se rencontrer, et peut-être même s’aimer. »</em></p>
<p>C’est là toute l’entreprise de <em>Tour de France</em> : <em>« Montrer le racisme entre deux France »</em>, <em>« les faire se télescoper le temps d’une trajectoire commune »</em>. <em>« Ce qui se dit à voix haute dans ce film, c’est ce qui se pense au quotidien dans nos échanges non formulés, nos non-échanges, et dans nos peurs. Ca fait du bien que le gamin puisse envoyer sa rage dans ses textes ou ses dialogues ou ses pensées, et qu’en face de lui, le personnage de Serge parle aussi crûment, avec autant de clichés que, parfois, nos oncles, qui ne sont pas forcément racistes. »</em> Pour Rachid Djaïdani, Serge, qui enquille les blagues décomplexées comme il gloutonne un plateau de fromage, <em>« n’est pas raciste. Il est égaré. Il a perdu sa femme, il a beaucoup de désespoir. Mais il suffit de rallumer la mèche pour que le mec s’illumine à nouveau, te touche la main, te regarde, te protège, se mette en danger pour toi. »</em> Lors d’une scène de contrôle d’identité, Serge vient prendre la défense de Far’Hook à coups de <em>« c’est pas un terroriste, je le connais »</em>. Dans cette scène, <em>« les flics font leur travail &#8211; pour de bonnes ou de mauvaises raisons, peu importe. Ce qu’ils demandent au gamin, c’est s’il a du shit sur lui. Comme pour la plupart des contrôles qui se faisaient dans les années 1990-2000. Mais Serge nous ramène à notre contemporanéité. On est passé de &#8216;dealer&#8217; à &#8216;terroriste&#8217;. »</em> <em>« Il faut arrêter de penser que ce qu’on a insufflé dans la tête des gens est complexe</em>, poursuit Rachid Djaïdani. <em>Il faut dire : &#8216;regardons-nous, parlons-nous, rencontrons-nous&#8217;. Je ne dis pas qu’il faut qu’on fasse tous des enfants ensemble, mais il faut montrer que, à travers nos lucarnes, à travers nos musées, nos films, nos œuvres, on est ensemble. »</em></p>
<h3>Le geste politique</h3>
<p><img class="alignright size-full wp-image-23830" alt="Gérard Depardieu, Tour de France" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Depardieu_peintre.jpg" width="280" height="186" /><em>Rengaine</em> se terminait sur un plan de panneaux électoraux, sur fond de drapeau français. <em>Tour de France</em> se conclut par la reprise de phrases de <em>La Marseillaise</em> dans le rap de Far’Hook. <em>« </em>Tour de France<em>, c’est aussi l’histoire d’un gamin qui ne va pas s’afficher sur les murs, qui ne va pas se faire exploser non plus, mais qui va donner, à travers son art, une interprétation d’une </em>Marseillaise<em>, qui est la possibilité d’une union. Les deux plans de fin pourraient s’unir. Ce gamin, il pourrait chanter sur le dernier plan de </em>Rengaine<em>. »</em> <em>« Consciemment ou inconsciemment, l’acte artistique a une racine politique »</em>, ajoute le réalisateur. <em>« Far’Hook, autant que Serge, sont des artistes. Mais chacun ignore le talent de l’autre. Ils s’en rendent compte peu à peu. L’acte poétique et politique se crée parce qu’ils se regardent et s’écoutent. »</em></p>
<p>&nbsp;<br />
Tour de France<em> de Rachid Djaïdani, avec Gérard Depardieu, Sadek, Louise Grinberg, Nicolas Marétheu… France, 2016. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2016.</em></p>
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		<title>19/11-03/12 : L&#8217;Oeil vers&#8230; les mondes créoles</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Nov 2013 09:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? L&#8217;Oeil vers&#8230; les mondes créoles, c&#8217;est le thème des 32e Journées cinématographiques du Val-de-Marne contre le racisme et pour l&#8217;amitié entre les peuples, qui se tiendront...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/festival-oeil-vers-mondes-creoles-affiche-2013.jpg" alt="L&#039;Oeil vers... les mondes créoles 2013" width="167" height="250" class="alignleft size-full wp-image-15108" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>L&#8217;Oeil vers&#8230; les mondes créoles, c&#8217;est le thème des 32e Journées cinématographiques du Val-de-Marne contre le racisme et pour l&#8217;amitié entre les peuples, qui se tiendront du 19 novembre au 3 décembre 2013. Douze villes du département programmeront vingt films de fiction et documentaires issus de Guadeloupe, Guyane française, Haïti, Martinique, Maurice, Nouvelle-Calédonie et Réunion. L&#8217;occasion d&#8217;explorer l&#8217;histoire et les crises récentes des sociétés créoles, et de se familiariser avec un cinéma peu vu en France métropolitaine, dont les formes oscillent entre le réalisme magique caribéen et l&#8217;héritage de la Négritude. Des débats avec les cinéastes permettront également de s&#8217;interroger sur les difficultés de filmer en territoires créoles.</p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le <a href="http://www.loeilvers.org" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">site du festival</a></em></p>
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		<title>Paradis : Amour, de Ulrich Seidl</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jan 2013 07:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Ach… le cinéma autrichien, y a pas à dire c'est toujours truculent. Avec son <em>Paradis : amour</em>, Ulrich Seidl entame une trilogie plus que prometteuse sur les différentes façons de passer ses vacances...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/paradis-amour-seidl-ulrich.jpg" alt="Paradis : Amour de Ulrich Seidl" title="Paradis : Amour de Ulrich Seidl" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-6894" />Ach… le cinéma autrichien, y a pas à dire c&#8217;est toujours truculent. Avec son <em>Paradis : amour</em>, Ulrich Seidl entame une trilogie plus que prometteuse sur les différentes façons de passer ses vacances. Dans ce premier opus, il s&#8217;attaque au tourisme de masse et aux séjours érotico-exotiques (plus communément nommés &#8220;tourisme sexuel&#8221;) de quinquas autrichiennes au Kenya (les &#8220;sugar mamas&#8221;). Le réalisateur autrichien s’interrogeait déjà sur le corps et son commerce dans <em>Dog Days</em> et <em>Import Export</em>. Cette fois, il dresse un portrait ironique et sordide, réaliste et pathétique de ces relations humaines monnayées au pied des cocotiers. </p>
<p>La cloche des vacances a sonné et Térésa laisse derrière elle fille pubère, chat et job auprès des handicapés pour venir chercher l’amour. D’abord hésitante, la voilà qui enchaîne bientôt les <em>beach boys</em>, portée par l’illusion de l’amour. Car <em>« l’amour ne finit jamais en Afrique »</em>. Mais les relations sont éphémères et chimériques ici. A la clef : toujours la même déception. <span id="more-6197"></span></p>
<p>Travaillant la symétrie et déroulant ses plans comme autant de cartes postales surannées, Seidl écaille l’exotisme. Peintre excellant dans la composition picturale, il multiplie les images-tableaux pour magnifier le glauque des situations. Sans artifice, il montre l’impossible rencontre. Souligne les frontières visibles et invisibles. La plage des touristes délimitée par une corde tirée entre deux piquets devant laquelle des gardiens déambulent pour protéger leurs ouailles. La ferme aux crocodiles où l’on tente de réveiller les bêtes avec un bout de barbaque pour divertir l’étranger… </p>
<p>Tout est si triste et drôle dans ce long-métrage. Un film-épreuve dans lequel Ulrich Seidl n’épargne jamais le spectateur. La réalité est crue. Comment la montrer autrement ? La solitude, la misère, le prix des corps noirs, les signes extérieurs de vieillesse chez ces femmes qui se regardent vieillir, guettent leurs rides et leurs chairs flétrissantes. Il est aussi question de racisme, évidemment. De rémanence coloniale. Ici le Noir est encore « Nègre », difficilement reconnaissable <em>« parce qu&#8217;ils se ressemblent tous »</em>. Cet autre que l’on peut dresser à l’envi. </p>
<p>Sous le soleil brûlant qui rougit les peaux blondes et les corps replets, le tourisme sexuel interroge les rapports exploité/exploitant, le pouvoir de l’argent, le fossé qui sépare l’Europe et l’Afrique et en dit long sur la déliquescence du monde.</p>
<p>&nbsp;<br />
Paradis : Amour<em> de Ulrich Seidl, avec Margarethe Tiesel, Peter Kuzungu, Inge Maux&#8230; Autriche, 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes. Sortie le 9 janvier 2013.</em> </p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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