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	<title>Grand Écart &#187; Québec</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Souvenirs de toiles de Pierre Lapointe</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Nov 2014 09:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis une dizaine d’années, le musicien québécois Pierre Lapointe touche le cœur de plus en plus de Français avec son univers étrange et pénétrant et sa poésie unique. A l’heure de la sortie de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/pierre-lapointe-chanteur.jpg" alt="Pierre Lapointe" title="Pierre Lapointe" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19574" />Depuis une dizaine d’années, le musicien québécois Pierre Lapointe touche le cœur de plus en plus de Français avec son univers étrange et pénétrant et sa poésie unique. A l’heure de la sortie de son nouvel album, <em>Paris tristesse</em> (éd. Belleville Music) et d’une nouvelle tournée dans l’Hexagone en piano-voix, il évoque pour nous ses souvenirs de toiles, mais aussi la Nouvelle Vague, Montréal, Xavier Dolan, et le cinéma québécois tel qu’on ne le connaît pas encore suffisamment&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p>Le premier film que j’ai écouté, j’avais trois ans. Oui, j’ai bien dit « écouté », c’est notre expression au Québec pour « voir » un film. C’était <em>E.T.</em>, dans un ciné-parc <em>[ou drive-in, ndlr]</em>, avec ma sœur, ma tante Noëlle et son mari. Il y avait beaucoup de ciné-parcs à l’époque. Je me souviens que j’avais eu peur lors de la scène où la maison se retrouve envahie par les scientifiques et tout leur attirail. C’était un peu effrayant, pour un enfant.</p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre adolescence ?</strong></p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/baron-munchhausen-leolo-motocyclette-british-horreur-artus-films/" title="Léolo" target="_blank">Léolo</a></em>, de Jean-Claude Lauzon, qui date de 1992. C’est un film basé partiellement sur le livre <em>L’Avalée des avalés</em>, de Réjean Ducharme, un de nos grands auteurs québécois, ainsi que sur l’enfance du réalisateur. Il y avait des comédiens amateurs que Lauzon pouvait modeler à sa manière et des artistes confirmés, telle notre Ginette Reno. Ca parle d’un enfant qui vit dans un milieu pauvre, entouré de malades mentaux, et qui fantasme sa vie pour s’en sortir. Le film évoque Montréal, la poésie et la dureté de la vie. Je me souviens avoir été très troublé quand je l’ai vu, c’était si étrange et fascinant. J’avais 14 ans et je le visionne encore. D’ailleurs, j’impose à tous mes amis français de le découvrir ! <span id="more-19509"></span>Sinon, c’est à cette époque que j’ai découvert Federico Fellini et surtout sa <em>Juliette des esprits</em>. La bande originale de Nino Rota m’a beaucoup marqué dans ma manière de conceptualiser la musique. Je pourrais aussi citer <em>Peau d’âne</em> pour sa beauté et son kitsch, <em>Logan’s Run</em> de Michael Anderson <em>[ou </em>L’Age de cristal<em>, ndlr]</em> et <em>Fahrenheit 451</em> de François Truffaut. Je crois que j’ai une vraie fascination pour les films où le futur est fantasmé et qui sont le reflet de l’époque où ils ont été produits. </p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice disparu(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Je n’ai jamais eu cette envie-là. Je préfère rencontrer les gens qui se trouvent naturellement sur ma route, qu’ils soient artistes ou non.</p>
<p><strong>La VHS que vous conservez précieusement ?</strong></p>
<p>Je vais citer à nouveau Léolo, car moi aussi j’aime créer des images choc, et <em>Juliette des esprits</em> pour sa photographie et parce qu’il reflète ma façon d’écrire.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>Querelle</em>, de Rainer Fassbinder. Tout est évoqué par les éclairages et c’est nettement plus excitant que les films pornographiques qu’on peut trouver sur le Web. Je pense notamment à cette scène de sodomie où la caméra reste axée sur les mains poilues des deux personnages en pleine action. </p>
<p><strong>Le film interdit qu’on essaie de se procurer par tous les moyens ?</strong></p>
<p>Est-ce qu’il y a encore de l’interdit aujourd’hui ? Je vais citer un film que j’ai hâte de voir un jour et qui me semble difficilement trouvable, <em>La Cicatrice intérieure</em> de Philippe Garrel, avec la chanteuse Nico. </p>
<p><strong>Les premières grosses larmes devant un film ?</strong></p>
<p>Je vous ai parlé de Léolo ? Ce film m’a absolument troublé à l’époque. Sinon, il n’y a pas si longtemps, dans un avion, j’ai été touché par <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" title="Amour, de Michael Haneke" target="_blank">Amour</a></em> de Haneke. J’ai beaucoup pleuré, alors que j’étais entouré de gens… Le cinéma est une rencontre pour moi et cette rencontre-là m’a profondément ému. En plus, il y avait un ami qui jouait dedans, le pianiste Alexandre Tharaud, dans son propre rôle. </p>
<p><strong>Et le film qui vous fait rire aux larmes ?</strong></p>
<p>Le film <em>Nô</em> de Robert Lepage. C’est un réalisateur connu dans le monde entier, mais pas chez vous… Il a souvent réalisé des films à partir de ses propres pièces de théâtre et c’est le cas avec <em>Nô</em>, qui se déroule en 1970. Il y a cette scène jouissive et très rythmée, avec notre grande comédienne Anne-Marie Cadieux qui dit tout haut ce qu’elle pense dans un lieu où elle ne le devrait pas. </p>
<p><strong>Le cinéma québécois est de plus en plus reconnu en France, avec des réalisateurs comme Denys Arcand, Jean-Marc Vallée ou Xavier Dolan. A quoi cela tient-il selon vous ?</strong></p>
<p>C’est vrai que chez vous, on parle souvent de Xavier Dolan, Denis Villeneuve, etc. Mais il y a eu plein de précurseurs à ces réalisateurs. Vous savez, vos réalisateurs de la Nouvelle Vague sont venus chez nous, au Québec, pour étudier nos réalisateurs, pour savoir comment ils travaillaient. Car nous étions déjà dans une sorte de cinéma vérité, caméra à l’épaule. Et c’est notre cinéma qui a influencé la Nouvelle Vague. Denys Arcand avait 25 ans à l’époque et il a révolutionné le cinéma. Mais on ne le dit pas, car nous ne sommes pas chauvins. Il y a tout un silence autour de notre cinéma, avec de nombreux grands films qui ne traversent pas l’océan. C’est dommage. Mais en parallèle, nous avons tous les ans des films qui postulent à l’Oscar du meilleur film étranger. Notre cinéma est très vivant. Le Québec et surtout Montréal, c’est une terre stimulante pour la création et libre artistiquement. On a envie d’être avec les autres, de partager. Il n’y a pas de snobisme, chez nous. Et si Xavier Dolan marche bien en France, c’est parce qu’il amalgame des influences européennes, mais avec une pensée nord-américaine qui est plus libre. C’est ce qu’on retrouve dans mon travail : ma musique est libre, mais j’utilise également une façon de travailler à la française. Mais je trouve que tout est plus compliqué en France qu’au Québec&#8230; </p>
<p><strong>Vous avez également déjà composé une bande originale de film…</strong></p>
<p>Oui, c’était pour le film <em>Le Vendeur</em>, d’un ami réalisateur, Sébastien Pilote. Il avait été en compétition au Festival de Sundance. Je n’avais pas voulu lire le scénario. Je lui avais simplement demandé de me raconter son film et surtout les scènes qu’il avait particulièrement hâte de tourner. Je lui ai alors envoyé plusieurs morceaux issus d’improvisation, allant de quelques secondes à plusieurs minutes et il a commencé le montage avec ces impros. Pour ma part, je trouvais qu’il y avait trop de musique dans le film, qu’il serait plus touchant s’il y en avait moins, que la musique prenait trop de place. Je crois que c’est la première fois qu’on voyait un compositeur couper sa propre musique ! Sinon, j’ai refusé les autres propositions que j’ai reçues pour composer des bandes originales. J’ai des idées trop claires pour déterminer comment une musique doit être. C’est toute une responsabilité, car pour moi c’est la musique qui rend le film meilleur. Par exemple, j’avais beaucoup aimé <em>There Will be Blood</em>, mais c’est grâce à sa bande originale. Ou alors, il y a le cas du très mauvais film, comme <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/scarlett-johansson-under-the-skin-jonathan-glazer/" title="Under the Skin, de Jonathan Glazer" target="_blank">Under the skin</a></em>, rehaussé par une grande composition musicale.</p>
<p><strong>Vous qui êtes si à l’aise sur scène, vous pourriez devenir comédien pour le cinéma ?</strong></p>
<p>J’ai toujours refusé, sauf pour un court-métrage de David Foenkinos, <em>La Trilogie du canard</em>, par l’intermédiaire d’un ami. C’est un film en trois segments, dont l’un d’eux était interprété par Emilie Simon. David Foenkinos avait écrit le scénario pendant le tournage d’un de mes clips, sur le plateau. J’ai accepté d’y jouer. Finalement, le résultat est convaincant, même si je n’aime pas me voir. J’aime chanter, m’exprimer, parler en public, mais jouer, ce n’est pas mon métier. Sur le tournage, je me suis pris pour un chanteur qui jouait avec des amis. Etre acteur, ce n’est pas mon rêve. Bon, j’ai quand même pu rouler des pelles à Monia Chokri <em>[actrice québécoise, notamment vue dans </em>Les Amours imaginaires <em>et </em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/laurence-anyways-xavier-dolan/" title="Laurence Anyways, de Xavier Dolan" target="_blank">Laurence Anyways</a><em> de Xavier Dolan, ndlr]</em>. </p>
<p><strong>Votre univers musical est très esthétique et visuel. L’avez-vous déjà en tête quand vous commencez à composer ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/album-pierre-lapointe-paris-tristesse.jpg" title="Paris tristesse, de Pierre Lapointe" alt="Paris tristesse, de Pierre Lapointe" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-19575" />Chaque chanson est pour moi une sorte de pièce de théâtre très précise qui permet à ces auditeurs de se sentir ailleurs. C’est important pour moi d’évoquer des images par ma musique. J’y travaille beaucoup. Ce n’est pas la littérature qui m’inspire, mais le cinéma, le théâtre, les photos, les artistes d’art contemporain. J’aime quand l’étrangeté me traverse le corps. </p>
<p><strong>On vous sent tout de même plus direct dans votre dernier album, <em>Paris tristesse</em>, en piano-voix et aux textes plus dépouillés, moins poétiques et alambiqués que par le passé…</strong></p>
<p>Oui. Je voulais toucher les gens encore davantage. La musique est un vecteur pour manipuler les émotions. Avec mes albums, j’ai fait l’inverse des peintres contemporains, qui passent du réalisme à l’abstrait, au fur et à mesure de leur vie artistique. Moi, j’ai commencé par l’abstrait, j’ai écrit de manière vaporeuse. Mais j’en ai fait le tour. Et je me suis dit que si les gens avaient aimé ma musique quand elle était plus indéfinissable, ils me suivraient encore plus avec une musique qui évoque des images plus précises. C’est important pour moi d’aller désormais vers ça.</p>
<p>&nbsp;<br />
Paris tristesse<em>, éditions Belleville Music, sortie le 17 novembre 2014.</em></p>
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		<title>Mommy, de Xavier Dolan</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Oct 2014 07:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétition du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Allô maman bobo - A 20 ans, Xavier Dolan tuait sa mère. Cinq ans plus tard, il récidive en la serrant très fort, vraiment très fort dans ses bras avec <em>Mommy</em>. Un mélo frénétique porté par...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Allô maman bobo</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/mommy-xavier-dolan.jpg" alt="Mommy, de Xavier Dolan" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17251" />A 20 ans, Xavier Dolan tuait sa mère. Cinq ans plus tard, il récidive en la serrant très fort, vraiment très fort dans ses bras avec <em>Mommy</em>. Un mélo frénétique porté par un formidable trio d&#8217;acteurs joyeusement tragiques. A sa tête, une révélation. L&#8217;extravagant Antoine-Olivier Pilon qui nous jette en pleine face son trop-plein d&#8217;énergie. Dans le rôle de la mère, on retrouve l&#8217;indéboulonnable et charismatique Anne Dorval, fidèle partenaire du Montréalais, qui s&#8217;était déjà vue confier la difficile responsabilité maternelle dans <em>J&#8217;ai tué ma mère</em>. Et enfin, il y a la voisine bègue, institutrice douce et secrète, incarnée par la délicate Suzanne Clément, autre muse des premiers jours du cinéma de Dolan.</p>
<p>Diane &#8220;Die&#8221; Desprès a derrière elle trois ans de veuvage et devant elle, un fils bipolaire à gérer, Steve, qui vient de se faire virer de son centre correctionnel. Steve souffre de TDAH – Trouble de déficit de l&#8217;attention avec ou sans hyperactivité –, accompagné d&#8217;un syndrome d&#8217;opposition-provocation. Bref, le garçon est pour le moins instable. Angélique lorsqu&#8217;il aime, diabolique lorsqu&#8217;il n&#8217;aime pas. Sa mère choisit de tenter le coup malgré tout en reprenant la garde de son rejeton. Il est son joyau et sa croix. Ils s&#8217;embrassent pour mieux s&#8217;insulter l&#8217;instant d&#8217;après. L&#8217;occasion de s&#8217;initier aux subtilités fleuries du <em>joual</em>, l&#8217;argot québécois. Couple terrible et bohème, Diane et Steve se retrouvent projetés dans l&#8217;effervescence inventive d&#8217;un Dolan définitivement très joueur. Format 1&#215;1, BO façon MTV Music Awards (Céline Dion, Oasis, Counting Crows, Lana del Rey, Dido…), couleurs vives, répliques truculentes. Comme à son habitude, le cinéaste s&#8217;appuie sur les profils hors normes de ses personnages pour justifier un cinéma tout feu tout flamme, capable de glisser sans complexe d&#8217;un ton à l&#8217;autre, de la répulsion haineuse à la passion effrénée. <span id="more-17237"></span><em>Mommy</em> est le nouvel échantillon de ce cinéma réjouissant et malin auquel nous a désormais habitués Xavier Dolan. On lui reprochera simplement peut-être quelques dérives complaisantes. Quelques effets de manche futiles. Quelques longueurs parasites. Bref, plus sommairement, dirons-nous que le Dolan gagnerait à se &#8220;dardenniser&#8221; un poil de temps à temps. Mais ces réserves émises, <em>Mommy</em> est un excellent cru et Xavier Dolan peut s&#8217;enorgueillir d&#8217;un parcours quasi sans faute. </p>
<p>Avec son cinquième long-métrage, le prodige et prodigue Québécois entretient le feu sacré qui illumine l&#8217;ensemble de sa cinématographie précoce. Il y confirme son insolente créativité en délivrant sans doute l&#8217;un de ses films les plus euphoriques. Euphorique et désespéré. <em>Mommy</em> est une déclaration d&#8217;amour tourmentée, impulsive et sans compromis.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mommy<em> de Xavier Dolan, avec Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval, Suzanne Clément&#8230; Canada, 2014. Prix du jury du 67e Festival de Cannes. Sortie le 8 octobre 2014.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/35k5fl" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		<title>Rencontre avec Alexandre Landry</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Oct 2013 19:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Son nom ne vous dit probablement encore rien mais notre petit doigt nous dit qu’Alexandre Landry ne va pas tarder à faire parler de lui dans les mois à venir....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/alexandre_landry-gabrielle.jpg" alt="Alexandre Landry" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14952" /><strong>Son nom ne vous dit probablement encore rien mais notre petit doigt nous dit qu’Alexandre Landry ne va pas tarder à faire parler de lui dans les mois à venir. Héros impressionnant du film <em><a href="/cinema/gabrielle-louise-archambault" target="_blank">Gabrielle</a></em> actuellement sur les écrans, le Québécois a déjà remporté deux prix d’interprétation. Les premiers d’une longue série. Ca valait bien une interview à l’autre bout du monde, chez nos cousins du Canada.</strong> </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai passé une audition. Louise Archambault, la réalisatrice, avait d&#8217;abord essayé avec des personnes réellement déficientes mentalement, mais l&#8217;amour entre les personnages passait plus ou moins bien. Elle a alors décidé de mixer comédiens professionnels et amateurs et de fait, quand nous avons auditionné, elle ne nous a pas demandé si nous étions des professionnels ou non. Quand j&#8217;ai été choisi, il était nécessaire que je rencontre Gabrielle Marion-Rivard qui interprète le rôle-titre et pour qui le film avait été écrit. Notre alchimie étant primordiale, il fallait que nous nous voyions au plus vite. J&#8217;ai donc participé aux activités de l&#8217;école Les Muses [Centre des arts de la scène qui propose une formation à des artistes vivant une situation de handicap, ndlr] que l&#8217;on retrouve dans le film. J&#8217;ignorais alors que Louise nous observait discrètement et elle a constaté que ça collait totalement entre Gabrielle et moi. </p>
<p><strong>Votre interprétation est saisissante en jeune homme simple d&#8217;esprit qui découvre le sentiment amoureux. On imagine que la préparation a dû être longue&#8230;</strong></p>
<p>J&#8217;ai surtout pensé à un ami d&#8217;enfance qui était atteint du syndrome de Williams, celui avec lequel vit Gabrielle. Et j&#8217;ai passé un mois et demi dans cette école, entouré de garçons et de filles autistes, trisomiques ou atteints de différentes névroses. Ils m&#8217;ont été très inspirants. C&#8217;était moi l&#8217;étranger, à moi de m&#8217;inclure dans ce groupe si soudé. <span id="more-14935"></span></p>
<p><strong>
<p style="text-align:center">&raquo; Lire la critique de <a href="/cinema/gabrielle-louise-archambault" target="_blank"><em>Gabrielle</em></a></p>
<p></strong></p>
<p><strong>Comment s&#8217;est déroulé le tournage ?</strong></p>
<p>Très simplement, même si, au début, il a fallu briser certaines habitudes pour tous ces comédiens non-professionnels. Ils regardaient tous la caméra. Nous devions trouver des subterfuges, improviser et aller parfois dans d&#8217;autres directions que ce qui était prévu, afin de nous adapter à eux. La fin du tournage a vraiment été très touchante, après tout ce temps passé ensemble. </p>
<p><strong>Votre personnage et les autres pensionnaires de cette école très spéciale, participent à une chorale qui représente un peu leur ciment social. Vous saviez chanter auparavant ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/affiche-gabrielle.jpg" alt="Gabrielle, de Louise Archambault" width="193" height="280" class="alignright size-full wp-image-14951" />Absolument pas, contrairement à Gabrielle, qui, comme bon nombre de personnes atteintes du syndrome de Williams, a l&#8217;oreille absolue. Elle est très impressionnante, elle peut déterminer les notes de musique de tout ce qu&#8217;elle entend. Moi, j&#8217;ai dû avoir recours à un coach privé pour tenter de savoir chanter, ça a été beaucoup de travail, surtout que nous allions rencontrer Robert Charlebois qui est une immense star chez nous. </p>
<p><strong>Ce tournage était-il difficile pour Gabrielle qui porte le film sur ses épaules ?</strong></p>
<p>Non, car elle a de grandes aptitudes et une force incroyable en elle. Elle a une bonne mémoire et elle a très bien su jouer avec ses émotions. Son seul souci, comme dans le film, c&#8217;est un manque de coordination dans ses gestes et son rapport spatiotemporel qui n&#8217;est pas le même que le nôtre. Et elle n&#8217;a aucune notion d&#8217;argent, d&#8217;où le problème de l&#8217;indépendance de ces personnes, un des thèmes du film. Gabrielle et moi avons rapidement eu une relation de frère et sœur et nous avons développé une amitié forte, nous grandissions ensemble à travers le film. Je trouve qu&#8217;elle ressemble à un elfe, physiquement. Les personnes qui ont le syndrome de Williams ont une grande aptitude musicale et un physique particulier avec un nez retroussé, des oreilles un peu pointues et je crois que le mythe des elfes vient de l&#8217;observation de ces personnes. </p>
<p><strong>Les amours et la sexualité des personnes handicapées sont encore taboues en France et très peu représentés artistiquement. Est-ce la même chose au Canada ?</strong></p>
<p>Oui, malheureusement. C&#8217;est parce que Louise Archambault était tombée sous le charme de ces pensionnaires de l&#8217;école des Muses où elle est restée à les observer pendant un an et demi, à participer à leurs activités, qu&#8217;elle a eu envie de faire ce film. Ils l&#8217;ont inspirée. Les personnes atteintes d&#8217;un handicap ne sont pas mises en avant chez nous. Ce film était un enjeu complexe pour montrer qu&#8217;elles peuvent être libres d&#8217;aimer, pour provoquer une certaine ouverture d&#8217;esprit de la part du public. Et la plupart des spectateurs qui ont vu ce film accompagnés de personnes handicapées, nous ont remerciés. Ce film est hors norme, avec une fin ouverte, ne donnant pas réponse à tout. </p>
<p><strong>Comment s&#8217;est déroulée la scène de la perte de virginité de Gabrielle ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/gabrielle-gabrielle.jpg" alt="Gabrielle, de Louise Archambault" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-14954" />Gabrielle n&#8217;avait jamais expérimenté la sexualité. Nous avions amené sur le plateau un pénis en plastique et ça l&#8217;a beaucoup amusée. Louise a eu une approche très humaine pour aborder cette scène délicate. Elle nous a fait danser, nous rapprocher petit à petit, elle n&#8217;a rien brusqué et quand Gabrielle s&#8217;est retrouvée en situation de confort, nous avons tourné de manière très simple. Au final, ce ne fut pas plus difficile qu&#8217;une autre scène. </p>
<p><strong>Autre scène impressionnante, celle du concert en plein air devant plusieurs milliers de spectateurs. Etait-ce dans des conditions de direct ?</strong></p>
<p>Ce festival existe au Québec et il rencontre beaucoup de succès, mais là, il s&#8217;agissait d&#8217;une reconstitution. Malgré tout, il y avait tellement de technique à gérer, avec six caméras, des centaines de figurants, avec peu de prises, que ce fut comme si nous étions réellement dans les conditions d&#8217;un concert. </p>
<p><strong>Vous avez déjà obtenu un prix d&#8217;interprétation pour ce rôle fort&#8230;</strong></p>
<p>En fait, j&#8217;en ai eu deux ! Le premier, c’était le Valois du meilleur acteur au Festival d&#8217;Angoulême et le second, tout récemment, le prix Jean-Claude Jean du meilleur espoir au Festival de Dieppe. Les deux prix viennent de France, je trouve ça formidable ! Et <em>Gabrielle</em> concourt pour représenter le Canada aux Oscars pour le meilleur film étranger. Mais je ne cherche aucunement la reconnaissance avec les prix, je préfère être dans le travail. Je ne me sens pas attiré par un réalisateur en particulier, mais par un projet. Après, je ne nie pas que <em>Gabrielle</em> va m&#8217;apporter une certaine exposition. Nous verrons bien, je prends les choses comme elles viennent.</p>
<p><strong>Vous avez d&#8217;autres cordes à votre arc, puisque vous réalisez et produisez une web-série&#8230;</strong></p>
<p>Oui, ça s&#8217;appelle <em>Changer le monde</em>. Beaucoup de spectateurs nous suivent avec cette série. Nous nous sommes montés en collectif et le but est de défier les gens à faire de bonnes actions autour d&#8217;eux, dans la rue, dans un parc, etc. Vous pouvez nous retrouver sur <a href="http://www.facebook.com/unmondeachanger" target="_blank" rel="nofollow">www.facebook.com/unmondeachanger</a>.</p>
<p>&nbsp;<br />
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		<title>Gabrielle, de Louise Archambault</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Oct 2013 19:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2013/10/affiche-gabrielle.jpg" alt="Gabrielle, de Louise Archambault" title="Gabrielle, de Louise Archambault" width="193" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14951" /><em>Rain Man</em>, <em>Le Huitième Jour</em>, <em>Shine</em>… Un nouveau film traitant du handicap mental, <em>Gabrielle</em>, est actuellement sur nos écrans et nous provient de nos cousins québécois. Gabrielle, c’est une jeune femme de 22 ans qui a une famille, des amis, un travail, des activités artistiques, mais également un syndrome de Williams qui lui fait perdre tout repère et l’empêche d’être totalement indépendante. Bien à l’abri du monde extérieur dans son centre, elle découvre l’amour en la personne de Martin, autiste. Mais tout le monde ne voit pas d’un très bon œil ces amours naissantes… Depuis <em>C.R.A.Z.Y.</em> et <em>Les Invasions barbares</em>, le Québec a pris l’habitude de nous envoyer régulièrement de ses nouvelles à travers des petites pépites émouvantes et inventives. Dernières en date, <em>J’ai tué ma mère</em> ou <em>Starbucks</em>. Si <em>Gabrielle</em> joue davantage sur la corde sensible à travers cette histoire taboue et traîne parfois un peu en longueur (et en langueur), il a le mérite d’aborder des thèmes trop rarement usités dans le septième art et encore moins par chez nous, sans doute un peu frileux que nous sommes (surtout si la bande-son est illustrée des chansons de Robert Charlebois). Amour et sexualité chez les jeunes adultes handicapés mentaux, voilà qui aurait de quoi refroidir plus d’une chaîne télévisée pour produire un tel film. <span id="more-14960"></span>Mais au Canada, on brave les bonnes consciences, on les expose, on en fait des étendards et c’est ce que sont en train de devenir <em>Gabrielle</em> et Gabrielle Marion–Rivard, la comédienne qui porte le film sur ses épaules et son sourire communicatif. Son quotidien à l’école des Muses est mis à nu, autant que son âme, mais avec toute la bienveillance de la réalisatrice, Louise Archambault. On reste à la frontière de l’émotion, on est touché sans être bouleversé et à aucun moment, le handicap de tous les protagonistes de cette belle histoire d’amour ne prend le spectateur en otage. Et pose de vraies questions : qui sommes-nous pour interdire à deux adultes consentants, certes un peu différents de nous autres, de les empêcher de s’aimer spirituellement et charnellement ? Et après Marc-André Gondrin ou Marie-José Croze qui ont désormais posé leurs valises en France, un autre talent québécois vient d’éclore : <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-alexandre-landry-archambault-gabrielle/" title="Rencontre avec Alexandre Landry">Alexandre Landry</a> dans le rôle de Martin, d’une telle justesse et d’une telle précision qu’on lui prépare déjà un vestiaire pour ses affaires.</p>
<p>Gabrielle<em> de Louise Archambault, avec Gabrielle Marion-Rivard, Mélissa Désormeaux-Poulin, Alexandre Landry&#8230; Canada, 2013. Sortie le 16 octobre 2013</em>.</p>
<p>&nbsp;<br />
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		<title>Le Démantèlement de Sébastien Pilote</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 14:53:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Sébastien Pilote, réalisateur québécois, a déjà eu les honneurs de Sundance avec son tout premier long, Le Vendeur, en 2011. Le revoilà donc avec un nouveau film, tourné...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/le-demantelement-pilote.jpg" alt="le-demantelement-pilote" width="200" height="133" class="alignleft size-full wp-image-12650" /><strong>Qui ?</strong><br />
Sébastien Pilote, réalisateur québécois, a déjà eu les honneurs de Sundance avec son tout premier long, <em>Le Vendeur</em>, en 2011. Le revoilà donc avec un nouveau film, tourné lui aussi dans sa province natale. </p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
L&#8217;histoire est simple et universelle. Un père (Denis Arcand) vend la terre familiale pour aider l&#8217;une de ses deux filles, aux prises avec des créanciers. Un changement majeur, qui va le pousser à emménager en ville, aux côtés de sa fille, dans un petit appartement. Une réflexion sur la façon dont la crise économique peut infléchir les destins des hommes, et changer leurs vies. Une seconde occasion de voir Sophie Desmarais à Cannes, puisque la jeune comédienne est aussi le rôle principal de <em>Sarah préfère la course</em>, sélectionné à Un Certain Regard.</p>
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