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	<title>Grand Écart &#187; punk</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>L’Eté, de Kirill Serebrennikov</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2018 20:45:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Children of the revolution</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/Leto.jpg" alt="Leto" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-26265" />La montée des marches de <em>L’Eté</em> a marqué le premier geste politique du festival, les acteurs arborant des badges à l’effigie du cinéaste et une grande pancarte au nom de Kirill Serebrennikov. Assigné à résidence pour une sombre et paraît-il douteuse histoire de détournement de subventions, il est le premier absent de cette compétition. Dans un entrechoc entre réalité et fiction, les acteurs ont brandi en haut des marches le nom de leur metteur en scène quand leurs personnages ne peuvent lever le poing. Car, à Leningrad au début des années 1980, le rock est sérieusement cadenassé. Les groupes qui jouent au club local doivent être approuvés par une commission qui évalue la qualité des textes, lesquels se doivent de mettre en valeur le héros soviétique &#8211; à moins qu’ils ne soient qualifiés de comiques, au grand dam de l’auteur. L’auteur, c’est Viktor, aspirant chanteur &#8211; future réelle figure du rock soviétique, Viktor Tsoi &#8211; qui s’acoquine avec la gloire locale, Mike, buvant ses conseils et ses références : Blondie, T. Rex, Lou Reed, David Bowie, Bob Dylan&#8230; Kirill Serebrennikov brosse le portrait d’un petit groupuscule, qui joue de la guitare à la plage, rêve de gloire et d’Occident en s’enivrant dans les volutes de fumée, sur la bande-son d’une musique qu’ils ne pourront jamais jouer devant un public &#8211; public lui aussi bien tenu en laisse lors des concerts. Un portrait désinvolte et drôle, avec une énergie à l’unisson de cette ferveur punk, quand les deux chanteurs se prennent, eux, bien au sérieux. Ils fantasment de pouvoir écrire des textes comme Lou Reed &#8211; dont ils consignent et traduisent les paroles dans des cahiers &#8211; ou Bob Dylan &#8211; dont ils admirent le pouvoir contestataire. Ne pouvant parler de la société russe, eux sont cantonnés à évoquer les amourettes de lycée, le trouble adolescent tant que ça ne se voit pas trop, ou les affres du couple bien installé. C’est donc le réalisateur qui s’en charge, dans des scènes de comédie musicale improvisées dans un bus &#8211; où les passagers entonnent Iggy Pop &#8211; ou dans un train &#8211; en réponse à un homme qui ne juge pas la petite bande digne du communisme par une réjouissante interprétation clipesque de <em>Psycho Killer</em>, des Talking Heads. <span id="more-26259"></span>Alors que la chronique du groupe est en noir et blanc, ces séquences s’habillent de points de couleur (rouge, forcément) et de textes en surimpression sur la pellicule. Un surgissement inattendu et bienfaiteur, laissant échapper la révolte de cette jeunesse empêchée. Mais, comme le rappelle régulièrement un personnage portant à lui seul le rôle de choeur antique, s’adressant à la caméra : <em>« Ca ne s’est pas passé comme ça. »</em> Le réalisateur porte un regard bienveillant, quoique un peu moqueur, sur ces jeunes dont les ambitions sont forcément limitées, une tendresse sans nostalgie à la revendication sourde. Le tout se drape d’un triangle amoureux &#8211; la star, sa femme et l’aspirant &#8211; au sein duquel les désirs sont là aussi enfermés, malgré les espaces de liberté que l’on s’octroie. A l’image du reste du film, cette romance reste à l’état de fantasme, même si les personnages tentent comme ils peuvent de contourner les entraves, timidement, sans oser vraiment. Reste pour se consoler ces fulgurances colorées, soupape légère, frappante, irruption survoltée mais seulement rêvée dans un monde statique en noir et blanc.</p>
<p>&nbsp;<br />
L’Eté<em> (Leto) de Kirill Serebrennikov, avec Roma Sver, Irina Starshenbaum, Teo Yoo&#8230; Russie, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>We Are The Best !, de Lukas Moodysson</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jun 2014 15:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Punk pas chien - Après avoir vu le jour dans l’underground lettré new-yorkais, le Punk, qui entre-temps a pris l’accent cockney et de mauvaises manières, s’évapore en 1979 dans les effluves rances d'une...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Punk pas chien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/film-we-are-the-best-lukas-moodysson-affiche.jpg" alt="We Are The Best, de Lukas Moodysson" title="We Are The Best, de Lukas Moodysson" width="209" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18386" />Après avoir vu le jour dans l’underground lettré new-yorkais, le Punk, qui entre-temps a pris l’accent cockney et de mauvaises manières, s’évapore en 1979 dans les effluves rances d’une chambre d’hôtel de Greenwich Village. Sid Vicious est mort. Triste séquence de fin pour la dernière icône sans talent ni cervelle d’un mouvement qui se révélera bien plus profond qu’une simple histoire de fringues et de « provoc » orchestrée par un grand frisé depuis sa boutique de Kings Road.<br />
Début des années 1980, nouvelle décennie. Le logiciel change et le tournant s’annonce décisif. Le libéralisme, glouton aux capacités digestives remarquables, gagne définitivement la partie et installe insidieusement ses nouvelles règles. Et pour ceux qui ont du mal à s’y faire, c’est stress et déprime ; un nouveau cocktail glacé particulièrement anesthésiant. Dans ce contexte, des contre-mesures s’imposent… A chacun sa boutique pour donner un sens à sa jeunesse : l’univers sexy-festif du disco et du funky &#8211; <em>Le freak, c’est chic !</em> &#8211; tout en ondulations lascives pour poupées permanentées et étalons bien burnés, les décibels bien ordonnés et les postures gentiment agressives du heavy metal ou bien le nihilisme rigolard et salvateur d’un mouvement punk qu’on pensait éteint. Eh non, <em>punk’s not dead</em> ! Transgression, rébellion, <em>fuck off</em> à tous les vieux cons et « <em>just do it !</em> » comme devise imparable. Marre des spécialistes, des virtuoses et des professionnels pontifiants qui cadenassent la créativité. Il est urgent d’être libre de s’exprimer à sa façon ; volontaire, rageuse et surtout dilettante. L’air est frais et salvateur pour beaucoup d’adolescents des <em>80’s</em> sur la planète punk où il est plus important de faire de la musique que d’être musicien. Même si le <em>No futur</em> originel a toujours la cote, en espérant secrètement que ce soit pas pour de vrai, entrer en punkitude c’est avant tout essayer de grandir le moins mal possible. Brocarder la bonne morale et se foutre des bien-pensants, la vie est une farce alors, amusons-nous… Finalement, le punk n’est qu’un retour aux fondamentaux du rock’n’roll assaisonné d’une bonne dose de dadaïsme pour le côté ludique. Une culture d’outsider parfois potache qui en a décomplexé plus d’un… <span id="more-18384"></span></p>
<p>Sous la forme d’une chronique douce et naturaliste du quotidien de trois punkettes de 13 ans en 1982 à Stockholm, <em>We Are The Best !</em> de Lukas Moodysson restitue fidèlement cet esprit joyeusement foutraque d’une adolescence en pleine crise libertaire plutôt qu’identitaire. Bobo et Klara y sont deux petites souris des villes qui se rêvent en révolutionnaires plutôt qu’en <em>dancing queens</em> et décident de monter un groupe pour tromper l’ennui et surtout hurler que le punk n’est pas mort. Et peu importe si elles ne savent pas jouer d’un instrument, l’important est de s’amuser à faire des choses ensemble. Mais, ne pas savoir sortir la moindre note d’une guitare ou tenir le rythme sur une batterie devient vite lassant et même contrariant, alors, futées, elles recrutent Hedvig, une grande bringue « BCBG » qui joue de la guitare classique et croit en Dieu. Improbable point de départ d&#8217;une belle et intense histoire d&#8217;amitié entre trois personnalités a priori mal assorties, réunies par le seul et immense plaisir de grandir ensemble. Mais, quand on est punk, tout est toujours possible et drôle… même se faire huer et continuer de gueuler qu’on est les meilleures.</p>
<p>Lukas et Coco Moodysson, respectivement réalisateur et auteur de <em>Never Goodnight</em>, BD inspirée de la propre vie de Coco dont <em>We Are The Best !</em> est l’adaptation, et accessoirement couple à la ville, ont vécu cette époque et ça se sent. Le ton est juste, assuré par une mise en scène épurée et quasi documentaire, se calant dès les premières images à hauteur des trois adolescentes, qui seront de tous les plans jusqu&#8217;au générique de fin. Mis à part certaines références visibles à l’imagerie post-punk d&#8217;Anton Corbijn &#8211; notamment dans la composition de certains cadres aux décors urbains et péri-urbains &#8211; la réalisation vierge de tout effet, s’efface pour mieux laisser vivre l’alchimie miraculeuse qui unit un trio de jeunes comédiennes suédoises débutantes au talent naturel et à l’énergie euphorisante. Par une écriture fine, sensible et précise on passe avec fluidité du rire à la mélancolie le long d’un enchaînement de séquences drôles ou émouvantes mais toujours sincères balisant cet instantané de la vie d’un groupe de filles qui ont choisi la culture punk pour faire leur microrévolution et s’opposer aux préjugés d’une société machiste. C’est alors comme une évidence que s’invite dans la BO <em>Oh, Bondage up Yours !</em> d’X-Ray Spex, brûlot féministe scandé par une adolescente furieuse contre un conservatisme masculin sévissant également dans les rangs punks (<em>« Some people think little girls should be seen and not heard, but I think… Oh bondage up yours ! »</em>)<a href="#ref">*</a>. Une furie adolescente dont les filles de <em>We Are The Best !</em> ne veulent perdre aucune seconde, sachant pertinemment que le temps est compté et qu’arrivera inexorablement le moment de baisser sa crête. <img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/mira-barkhammar-film-we-are-the-best-bobo.jpg" alt="Mira Barkhammar (Bobo) dans We Are The Best" title="Mira Barkhammar (Bobo) dans We Are The Best" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-18391" />C’est certainement sur ce thème que se joue la séquence clé du film : Bobo regarde Hedvig, inquiète, se faire couper ses longs cheveux blonds et lui murmure avec mélancolie qu’elle ne s’en fasse pas car ça repoussera. Un constat triste comme les années qui passent…</p>
<p>Entre pulsions créatrices et désirs contrariés, soif de liberté et peur de grandir, ce bout de chemin passé en compagnie de Klara, grande gueule et gardienne de la doxa Punk, Bobo, fleur bleue fragile et touchante, et Hedvig, la guide « artistique » convertie au punk, est une bulle vivifiante et pétillante qui donne une furieuse envie d’empoigner une guitare pour jouer une musique fruste mais libératrice, de chanter avec rage des paroles naïves mais sincères… et surtout de s’éclater à mettre un joyeux bordel avec ses ami(e)s. Chronique de l’adolescence et histoire d’amitié, <em>We Are The Best !</em> est un petit film qui fait grand bien. </p>
<h3>Le punk c’est qui, c’est quoi&#8230;</h3>
<p><strong>&#8230;en 4 films</strong></p>
<ul>
<li><em>Punk attitude</em> de Don Letts (2005) : documentaire sur l’histoire du punk de 1975 à 1980.</li>
<li><em>Rude Boy</em> de Jack Hazan (1980) : long-métrage culte mêlant fiction et documentaire.</li>
<li><em>The Great Rock’n’Roll Swindle</em> de Julian Temple (1979) : avec les Sex Pistols, la plus grande escroquerie du Rock’n’Roll.</li>
<li><em>Sid &#038; Nancy</em> d’Alex Cox (1986) : amour sale, dope et Gary Oldman dans le rôle du vicieux.</li>
</ul>
<p><strong>&#8230;et 4 chansons</strong></p>
<ul><a href="#ref" name="ref"></a></p>
<li><em>Teenage Kicks</em>, The Undertones, 1979 : la référence d’une référence… la chanson préférée de John Peel.</li>
<li><em>Oh, Bondage up Yours !</em>, X-Ray Spex, 1979. *« Des gens pensent que les petites filles devraient juste être regardées mais pas écoutées, alors je pense… esclavage, va te faire mettre ! »</li>
<li><em>Pretty vacant</em>, Sex Pistols, 1977 : incontournable, même si…</li>
<li><em>Couleurs sur Paris</em>, Oberkampf, 1981 : the french punk manifesto.</li>
</ul>
<p>Cette sélection est loin d’être rigoureusement objective.</p>
<p>&nbsp;<br />
We Are The Best<em> de Lukas Moodysson, avec Mira Grosin, Mira Barkhammar, Liv LeMoyne&#8230; Suède, 2013. Sortie le 4 juin 2014.</em></p>
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