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	<title>Grand Écart &#187; prostitution</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Only God Forgives de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 17:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/affiche-only-god-forgives.jpg" alt="Affiche de Only God Forgives" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13201" /><strong>Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian (Ryan Gosling en mode moins j’en fais, plus je crève l’écran), le héros d’<em>Only God Forgives</em>.</strong> </p>
<p>De Julian on ne sait que peu de choses et compte tenu de son aphasie, on n’en saura pas beaucoup plus. Quelques bribes&#8230; L’homme tient une salle de boxe, couverture pour son trafic de drogue. Son frère est assassiné pour avoir tué une prostituée. Sa mère (Kristin Scott Thomas), ivre de vengeance débarque pour rapatrier le corps du fils disparu. Et la même mère d’exiger de Julian la tête du coupable tout en comparant la taille des membres de ses deux héritiers… </p>
<p>Un pitch de série B comme prétexte à un livre d’images baroques, léchées et maîtrisées. Maniérées diront certains. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. <em>Only God Forgives</em> est une tragédie grecque avec ce que cela implique d’excès et de symétrie. Son héros déambule. Ni totalement bon, ni totalement mauvais, il est l’être médiocre qui « sans être un parangon de vertu et de justice, tombe dans le malheur non pas à cause de ses vices ou de sa méchanceté mais à cause de quelque erreur », soulignait Aristote à propos du héros tragique. Déroutant, contradictoire et incompréhensible : Julian lutte et subit. Exit le cow-boy de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/" target="_blank">Drive</a></em>. Devenu Œdipe, l’icône se fait démolir. Coupable et innocent, il est le jouet des Dieux. D’un Dieu ou plutôt d’un homme qui se prend pour Dieu : Chang, vieux policier aux méthodes peu orthodoxes, chanteur à ses heures perdues. <span id="more-12278"></span></p>
<p>Et tandis que la narration s’étiole, que les dialogues sont réduits à néant et que la musique gronde, Refn ralentit son film à l’extrême. Ici ce ne n&#8217;est pas la vitesse des images projetées qui décroît, ce sont les héros qui se déplacent de plus en plus lentement. Un pas après l’autre, ils affrontent leur destin. </p>
<p>Métaphysique, <em>Only God Forgives</em> est aussi radical que <em>Le Guerrier silencieux</em>, aussi éthéré que <em>Drive</em>, aussi volontairement masochiste que <em>Bronson</em>. Une synthèse de ses films, en somme. Refn y interroge le rapport de l&#8217;homme à ses actes. Le conflit de l&#8217;homme avec les dieux, le conflit des hommes entre eux, le conflit de l&#8217;homme avec lui-même.</p>
<p>&nbsp;<br />
Only God Forgives <em>de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm&#8230; France, Danemark, 2013. Présenté en compétition officielle au 66E Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Jeune &amp; jolie, de François Ozon</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 14:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/Jeune-et-Jolie-affiche.jpg" alt="Affiche de Jeune et jolie de François Ozon" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-12719" /><em>Jeune &#038; jolie</em>, c’est le portrait croqué d’une lycéenne d’Henri IV, au fil des saisons. Un instantané pour effeuiller l’adolescence, saisir ce temps de la bascule entre deux âges, deux vies. Ce temps des expériences où l’on teste ses limites.</p>
<p>En choisissant de suivre le parcours d’une jeune fille gâtée du 5e arrondissement et donc un cadre très bourgeois pour son intrigue, Ozon évite l’écueil de personnages labellisés « en galère » dont l’état de misère expliquerait les actes. La prostitution, donc. Cette dernière est ici volontaire, sans causes réelles ni sérieuses. Mystérieuse. Jamais l’héroïne ne s’explique. Jamais elle ne s’excuse. </p>
<p>En choisissant un tel sujet et en faisant des amours tarifées le ressort dramatique de son film, Ozon accumule les clichés, les fautes de goût à l’image de cette réplique éculée : <em>« Pute d’un jour, pute toujours. »</em> Et cette distanciation par rapport aux scènes de sexe d’être finalement plus racoleuse que s’il avait attaqué son sujet de front. </p>
<p>Pourquoi Isabelle décide-t-elle au retour de ses vacances de se prostituer alors qu’elle ne manque de rien ? Pour vivre une expérience extrême ? Parce que son père est absent ? Parce que sa mère a une liaison ? Oui, pourquoi ? Pour dire que la beauté est éphémère, que l’amour n’est pas exclusif, que les hommes courent après leur jeunesse… <span id="more-12263"></span></p>
<p>Certes, François Ozon sait louvoyer entre les genres et les registres, jouer avec les attentes du spectateur et maîtriser son cadre. Il offre de jolies déambulations qui suivent les courbes de la jeune femme dont le corps semble en perpétuel mouvement comme pour signifier la période qu’elle traverse. Rivé sur son regard, il saisit sa mélancolie, son ennui, ses doutes. De même qu’il capte, à la dérobée, dans l’encadrement d’une porte, le regard indiscret d’un petit frère à l’esprit vif qui a tout compris sans qu’on ne lui dise quoi que ce soit.<br />
Mais c’est dans le propos que le bas blesse. Alors que le cinéaste affirme vouloir laisser au spectateur la possibilité de répondre par lui-même à ses interrogations, le voilà qui souligne et surligne ce qui était pourtant déjà si limpide à la minute précédente. La jeune fille en fleur ferme sa valise tandis que l’été s’achève. Virginité perdue et bagage clos, elle reprend le chemin de l’école pour venir déclamer des vers de Rimbaud : <em>« On n’est pas sérieux quand on a 17 ans… »</em> C’est vrai, nous n’avions pas compris. Et une chanson de Françoise Hardy qui raconte la même chose… parce que nous n’avions pas compris. Ainsi s’enchaînent avec lourdeur les images…</p>
<p>Les plus jolis moments du film sont certainement ceux qui s’attachent à saisir les rapports mère-fille et la circulation des flux dans la sphère familiale. Ceux qui s’attachent à montrer de façon cruelle ce moment où les enfants échappent à leurs parents et deviennent des étrangers. Hors d’elle, désespérée ou tentant de garder le contrôle, Géraldine Pailhas illumine le film, tandis que Frédéric Pierrot, beau-père compréhensif, s’impose comme la seule figure masculine crédible du film. Avec la prostitution comme prétexte, les scènes de nu distanciées et inutiles sont finalement très racoleuses.</p>
<p>&nbsp;<br />
Jeune &#038; jolie <em>de François Ozon, avec Marine Vacth, Frédéric Pierrot, Géraldine Pailhas, Charlotte Rampling&#8230;</em></p>
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