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	<title>Grand Écart &#187; Pologne</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Frost, de Sharunas Bartas</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 09:37:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Voyage au bout de l’ennui</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/frost-sharunas-bartas-cannes-2017.jpg" alt="Frost, de Sharunas Bartas" title="Frost, de Sharunas Bartas" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-25550" />Vilnius, en Lituanie. Rokas se voit chargé d’une mission par un ami : apporter de l’aide humanitaire sur le front ukrainien, alors que gronde le conflit meurtrier entre Russes et séparatistes. Comme interdit, Rokas accepte, même si on ignore ses motivations exactes. Il propose à sa jeune compagne Inga, toute aussi expressive, de l’accompagner. Elle opine du chef mollement. Leur apathie ne les quittera jamais, qu’ils fassent l’inventaire du chargement de la camionnette (vêtements, chaussures, vivres, médicaments), qu’ils se mettent en route, qu’ils cherchent leur chemin ou rencontrent des journalistes. Parmi ces derniers, Vanessa Paradis, qui apparaît telle une chimère dans cette odyssée d’Ulysse sans remous. Au cours de cette soirée presque anachronique, on sirote du champagne, déguste du fromage tout en s’émouvant de la détresse humaine des victimes de la guerre qui s’éternise et du froid qui les étreint. On parle d’amour aussi, ou on le fait. Et Rokas et Inga de repartir sans sourires ni soupirs.</p>
<p>A ce stade du récit, plus d’1h30 se sera écoulée. 1h30 où l’ennui primera. Le sous-texte est pavé de bonnes intentions (secourir ceux qui en ont besoin, rapporter ce que l’on voit pour alerter l’opinion publique), mais la forme est aussi peu avenante qu’un épisode long format de l’inspecteur Derrick. On sort rarement de la fourgonnette où s’appesantit le silence (le couple ne sachant pas communiquer) et quand enfin les deux protagonistes s’en extirpent, c’est pour garder les lèvres serrées et le regard fuyant. Tant et si bien qu’on comprend de moins en moins leurs intentions. Que viennent-ils donc faire dans cette galère ? Eux-mêmes semblent l’ignorer. Mais dans le dernier tiers du film, tout à coup, alors que plane l’ombre de la mort, alors que le danger rôde, ils se réveillent enfin, s’animent, parlent, se touchent et parfois, nous touchent. <span id="more-25544"></span></p>
<p>C’est dans ce dernier tiers que Sharunas Bartas trouve son sujet. Le film se fait plus politique avec le point de vue de soldats lors des différents check-points, de plus en plus dangereux. Mais surtout, il s’intéresse enfin à Rokas, solide comme un roc, en apparence au moins. Il ne desserre pas les dents mais serre enfin les poings, armé d’un courage qu’on ne lui soupçonnait pas. Au fur et à mesure qu’il approche de son but, il devient vivant, voire naît devant nous. De son portable, il se fait reporter amateur, il a envie de voir tout ceci de plus près, il s’anime littéralement, curieux de tout, de cette mort toute proche. Il lui faudra cet appel pour prendre goût à la vie. Et Frost de n’être plus la rencontre d’un homme face à son destin, mais celle d’un homme qui va vivre, enfin, réellement. Ulysse achève ainsi son odyssée. Longue, lente, mais prenante, au bout du chemin. </p>
<p>&nbsp;<br />
Frost <em>de Sharunas Bartas, avec Andrzej Chyra, Lyja Maknaviciute, Vanessa Paradis… Lituanie, France, Ukraine, Pologne, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
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		<title>Le Lendemain, de Magnus von Horn</title>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2015 07:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Quinzaine des réalisateurs 2015]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[prison]]></category>
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		<description><![CDATA[Sweet seventeen C’est quand il laisse son héros se faire casser la gueule qu’on comprend le projet de Magnus von Horn. De blondinet distant, le jeune John devient une créature...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sweet seventeen</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/the-here-after-lendemain-magnus-von-horn-1.jpg" alt="Le Lendemain, de Magnus von Horn" title="Le Lendemain, de Magnus von Horn" width="280" height="117" class="alignleft size-full wp-image-21921" />C’est quand il laisse son héros se faire casser la gueule qu’on comprend le projet de Magnus von Horn. De blondinet distant, le jeune John devient une créature ouverte, écarlate et tuméfiée : le vrai visage du monstre que son entourage voit en lui depuis sa sortie de prison. Il a purgé sa peine pour homicide, mais personne ne le laisse oublier. Lui-même peine à identifier son acte et se cherche dans le miroir entre plaies et boursouflures. Quel chemin peut-on prendre après un tel passé ? </p>
<p>Dans un décor épuré de champs infinis et de départementales vides, sous une lumière pâle toute scandinave, le réalisateur suédois Magnus von Horn trace une carte de la colère. Au lycée, on pétitionne pour le renvoi de John. Chez son père, on le surveille de loin en craignant une récidive. Chez sa victime, la famille porte toujours le deuil. Les portes claquent une par une sur son visage poupin, sans qu’il cille, le grondement de sa moto résonnant dans le silence. <span id="more-21918"></span></p>
<p>Si l’atmosphère du film prend du temps à s’installer, quelques scènes maîtrisées convoquent une tension qui se tient jusqu’au bout, jouant sur le vague malaise distillé par Ulrik Munther. Selon Magnus von Horn, le film est <em>« l’histoire d’un garçon émotionnellement déconnecté qui a trouvé dans le meurtre une façon de s’exprimer. Il n’est pas responsable de ce détachement, c’est une maladie qui court dans la société et dans sa famille. Mais personne n’est prêt à accepter sa propre responsabilité dans l’acte du jeune homme. »</em> Un sujet intéressant, mis en images avec élégance et clarté, nourri de choix narratifs intelligents. Le film fait son chemin et laisse des souvenirs. </p>
<p>&nbsp;<br />
Le lendemain <em>(Efterskalv) de Magnus von Horn, avec Ulrik Munther, Mats Blomgren, Loa Ek… Pologne, Suède, 2015. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015.</em></p>
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		<title>Robert Mitchum est mort, d&#8217;O. Babinet et F. Kihn</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Apr 2011 00:35:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
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		<category><![CDATA[road movie]]></category>

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		<description><![CDATA["Je suis devenu acteur de cinéma… Je me suis dit que si Rintintin pouvait y arriver, ce serait du gâteau pour moi." - Robert Mitchum. Alors, comme Robert, Olivier Babinet et Fred Kihn ont choisi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/robert-mitchum-est-mort.jpg" alt="Affiche de Robert Mitchum est mort, d&#039;Olivier Babinet et Fred Kihn" title="Affiche de Robert Mitchum est mort, d&#039;Olivier Babinet et Fred Kihn" width="225" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1815" /><strong>&#8220;Je suis devenu acteur de cinéma… Je me suis dit que si Rintintin pouvait y arriver, ce serait du gâteau pour moi.&#8221;
<p align="right">Robert Mitchum</p>
<p></strong><br />
&nbsp;</p>
<p>Alors, comme Robert, Olivier Babinet et Fred Kihn ont choisi de marcher sur les traces de Rintintin et de se lancer dans l&#8217;aventure du cinéma. Comme Robert, ils y sont allés avec cette même nonchalance insolente. Le résultat, un road trip illuminé enrobé de musique psychobilly qui nous balade entre cinéma de genre et séries B. Un film sous acide. Un film sous influences où l&#8217;on navigue entre l&#8217;esthétique de Jarmusch, l&#8217;absurde de Lynch et l&#8217;humour caustique de Kaurismäki. C&#8217;est d&#8217;ailleurs Timo Salminen, chef opérateur du cinéaste finlandais, qui s&#8217;est chargé de la photographie du film. De grandes étendues, des plans simples et contrastés.<span id="more-1807"></span> Une photographie toujours très humaine. <strong><em>Robert Mitchum est mort</em>, c&#8217;est l&#8217;odyssée mélancolique de deux loosers à travers l&#8217;Europe, direction le Nord.</strong> Il y a Franky, un acteur raté à la gueule cassée – fantastique Pablo Nicomedes – et Arsène, son impresario brindezingue incarné par un Olivier Gourmet bien loin de ses habituels frères Dardenne. &#8220;Faut faire avec ce qu&#8217;on a, même si on n’a pas grand-chose&#8221;, lance-t-il à son jeune poulain dépressif. Avec l&#8217;énergie du désespoir, il l&#8217;entraîne alors dans un périple aux allures de rêve éveillé. Un voyage qui les mènera au-delà du cercle polaire, à la recherche d&#8217;un hypothétique réalisateur pour entamer une hypothétique carrière. Une fuite en avant vers le grand nulle part. Vers le rien où ils espèrent trouver tout. Comme un collage artistique en hommage à la mythologie de la culture américaine des années 1960-1970, <em>Robert Mitchum est mort</em> apparaît comme le manifeste d&#8217;un cinéma insaisissable à la poésie étrange. Sorte de projection de l&#8217;esprit à peine mise en forme, comme un enfant jetterait sur sa feuille blanche des formes et des couleurs, sans cohérence apparente, si ce n&#8217;est celle de faire quelque chose de beau. </p>
<p>Robert Mitchum est mort<em>, d’Olivier Babinet et Fred Kihn. France, Belgique, Pologne, Norvège, 2010. En salle le 13 avril 2011.</em></p>
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<p>&nbsp;</p>
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