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	<title>Grand Écart &#187; Michel Blanc</title>
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		<title>Et soudain, tout le monde me manque, de Jennifer Devoldère</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 05:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Mélanie Laurent]]></category>
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		<description><![CDATA[Une fille et son père. Ou l'éternelle incommunicabilité vue par Jennifer Devoldère, qui décrypte avec délicatesse cette forte et obscure relation. En salle le 20 avril...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/soudain-monde-manque.jpg" alt="Affiche de Et soudain, tout le monde me manque" title="Affiche de Et soudain, tout le monde me manque" width="225" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1786" /><strong>Une fille et son père. Ou l&#8217;éternelle incommunicabilité vue par Jennifer Devoldère, qui décrypte avec délicatesse cette forte et obscure relation.</strong></p>
<p>On pourrait objecter que <em>Et soudain, tout le monde me manque</em> est un titre bien mal choisi pour un film avec l&#8217;omniprésente Mélanie Laurent. Qu&#8217;il répond au monologue sans fin qui a cours dans le cinéma français. Je vais bien, ne t&#8217;en fais pas. Ceci dit, tu vas rire, mais je te quitte&#8230; Et soudain, tout le monde me manque, donc. Passons. Ne jugeons pas le livre à sa couverture, disent les Anglo-Saxons. Non, ce qui est intéressant dans ce deuxième film de Jennifer Devoldère, c&#8217;est de noter l&#8217;évolution de la cinéaste. Son premier long, déjà avec Mélanie Laurent, fourmillait de bonnes idées, mais tournait à vide. Et <em>Jusqu&#8217;à toi</em> avait bien du mal à venir jusqu&#8217;à nous. Celui-ci relève moins de la boîte à idées, mais il n&#8217;en est que plus abouti et cohérent. Les personnages principaux, Mélanie Laurent – manipulatrice en radiologie qui passe ses nuits à utiliser le matériel pour passer aux rayons X tout ce qui lui passe par la tête (un frigo aussi bien que son mec) –, mais aussi Michel Blanc – la soixantaine cynique à l&#8217;aube d&#8217;un troisième enfant –, ont plus de consistance et d&#8217;épaisseur.<span id="more-1783"></span> Pourtant Jennifer Devoldère en dit toujours peu sur ce père et cette fille incapables de communiquer, de savoir qu&#8217;ils s&#8217;aiment et de se le dire. <strong>Elle use d&#8217;une infinie délicatesse, déjà perceptible dans son précédent film, pour montrer maladresses et non-dits.</strong> Une délicatesse qui tranche avec l&#8217;agressivité de ses personnages, mais rejoint leur pudeur. On pense aussi à <em>Une petite zone de turbulences</em>, la bonne surprise de l&#8217;an dernier signée Alfred Lot. Parce que Michel Blanc y tient le même genre d&#8217;homme, dont on sent bien qu&#8217;il a bon fond, mais secret, renfermé et un peu obsessionnel. Comme si c&#8217;était cela qu&#8217;inspirait Michel Blanc aujourd&#8217;hui. <strong>A croire qu&#8217;en tombant la moustache, on est passé à la face sombre de Jean-Claude Dusse et du François de <em>Marche à l&#8217;ombre</em>.</strong> Toujours drôle et maladroit, mais moins ridicule et bien plus touchant. Parce que l&#8217;émotion que la réalisatrice n&#8217;arrivait pas à susciter dans son premier essai est ici bien présente. D&#8217;autant plus efficace qu&#8217;elle est cachée pendant une bonne partie du film. <em>Et soudain, tout le monde me manque</em> réserve ainsi de jolies scènes, en s&#8217;appuyant à fond sur son idée lumineuse de radiographies détournées. Alors oui, terminer par « Le jour où j&#8217;ai vu le coeur de mon père », c&#8217;est appesantir un brin la métaphore. Tant pis, l&#8217;image est belle, l&#8217;émotion intacte.</p>
<p>Et soudain tout le monde me manque<em>, de Jennifer Devoldère. France, 2010. En salle le 20 avril 2011.</em></p>
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