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	<title>Grand Écart &#187; loup-garou</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le Ministère Hammer 2017</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Dec 2017 10:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[loup-garou]]></category>
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		<description><![CDATA[Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure... Cette sélection montre à quel point la Hammer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure&#8230; Cette sélection montre à quel point la société britannique Hammer Film Production privilégiait la diversité et soignait ses projets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La patte classique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/empreinte-frankenstein-freddie-francis.jpg" alt="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis" title="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis"  width="280" height="242" class="alignleft size-full wp-image-26017" /><strong><em>L’Empreinte de Frankenstein</em> réalisé par Freddie Francis avec Peter Cushing, Peter Woodthorpe…</strong><br />
Réfugié dans un laboratoire de campagne avec son assistant Hans, le baron Frankenstein poursuit ses expériences avant d&#8217;être de nouveau chassé du village où il a trouvé refuge par un prêtre ayant découvert les agissements peu orthodoxes du scientifique. De retour au château familial de Karldstadt, il va tenter de faire revivre la créature, conservée dans la glace.<br />
Freddie Francis remplace au pied levé Terence Fisher qui s’est maladroitement blessé en se cognant le gros orteil contre une table basse. Aïe ! Peter Cushing est formidable en baron Frankenstein renié par ses pairs et systématiquement répudié par la société villageoise partout où il s’installe. Alors pour mieux conjurer le mauvais sort qui le poursuit, le scientifique et son assistant décident de voyager incognito jusqu’à la demeure familiale (un château en ruine démoli il y a des années par les habitants du cru, terrifiés à l’idée de revoir la créature dans la région) pour reprendre les expériences à zéro. Bien mal leur en a pris ! Tout comme son abomination, le baron est un solitaire pestiféré, une figure de l’interdit, une chose contre nature. <em>L’Empreinte de Frankenstein</em>, poème terrifiant sur la solitude, dégage une puissante mélancolie. Les ambitions formelles ne manquent pas, ni la tension, palpable de bout en bout.</p>
<p><strong><em>Les Maîtresses de Dracula</em> réalisé par Terence Fisher avec David Peel, Peter Cushing, Martita Hunt, Yvonne Monlaur…</strong><br />
Marianne a accepté un poste d&#8217;institutrice dans un pensionnat pour jeune fille. Alors qu&#8217;elle traverse la Transylvanie, son cocher l’abandonne dans un village, où elle trouve refuge dans une auberge. Malgré les mises en garde du propriétaire des lieux, elle accepte l&#8217;invitation de la baronne Meinster à passer la nuit dans son château. Heureusement pour elle, le docteur Van Helsing poursuit dans la région sa chasse aux vampires. <span id="more-26013"></span><br />
Exit Christopher « Dracula » Lee, vampire aquilin et dégingandé. Welcome David « Baron Meinster » Peel, vampire juvénile et souffreteux. <em>Les Maîtresses de Dracula</em> ne réinvente pas le genre, il se renouvelle intelligemment pour se donner la bouffée d’air frais nécessaire à sa survie. La grande surprise réside dans son approche scénaristique qui fait la part belle aux ressorts psychologiques plutôt qu’à l’horreur. Quand Terence Fisher et son scénariste Jimmy Sangster osent briser les tabous du mythe, ils n’y vont pas par quatre chemins. Oui, mais quels tabous ? Si je vous le dis, je vous gâche le plaisir de la (re)découverte. Mise en scène, interprétation, photo, c’est le plaisir absolu des yeux. </p>
<p><strong><em>Le Baiser du vampire</em> réalisé par Don Sharp avec Clifford Evans, Edward de Souza, Jennifer Daniel, Barry Warren…</strong><br />
Lors de leur voyage de noces, un jeune couple perdu dans un petit village d&#8217;Europe centrale accepte l&#8217;invitation du mystérieux comte Ravna dans son château. Ils vont découvrir, lors d&#8217;un mémorable bal masqué, que la lugubre demeure abrite une secte vampirique.<br />
Voilà le film Hammer qui inspira Roman Polanski pour son <em>Bal des vampires</em>. On y trouve même de nombreuses thématiques dont le cinéaste polonais raffole encore aujourd’hui (l’attraction féminine pour les gourous, le double jeu…). <em>Le Baiser du vampire</em> dénote des productions classiques du studio car aucun de ses acteurs vedettes n’est devant la caméra. Don Sharp réalise un film simple d’une grande beauté plastique, rythmé et bourré de suspense. Un grand cru, comme on dit !</p>
<p><strong><em>La Nuit du loup-garou</em> réalisé par Terence Fisher avec Oliver Reed, Clifford Evans&#8230;</strong><br />
Espagne. XVIIIe siècle. Fils du sadique baron Siniestro et de la servante sourde et muette dont il a abusé, Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais en grandissant, le jeune homme a de plus en plus de mal à refréner ses pulsions meurtrières, qui le poussent à commettre des atrocités, au point de se transformer les nuits de pleine lune&#8230;<br />
C’est l’un des grands chefs-d’œuvre de la Hammer. <em>La Nuit du loup-garou</em> dépasse l’intensité des <em>Dracula</em>, <em>Frankenstein</em> et consorts parce que la fièvre qui le hante met davantage mal à l’aise. En effet, le comte Dracula ne se ronge pas les sangs d’être un vampire puisqu’il prétend être supérieur à la race humaine. Tout comme Frankenstein ne craint pas de se présenter comme un moins que rien puisqu’il se considère comme une erreur de la nature. Bref, l’un est pourri par le complexe de supériorité et l’autre bouffé par le complexe d’infériorité ! Le loup-garou, lui, est taraudé par la peur. La peur de se transformer en monstre, la peur d’écharper des âmes innocentes et la peur de finir en slip à l’orée du bois au petit matin. Les loups-garous vivent dans l’appréhension de ne pouvoir un jour vaincre leur condition. Seule la mort les délivrera. D’ailleurs, Oliver Reed, charismatique à souhait, délivre une performance haute en couleur dans les oripeaux de la Bête. Dans sa première partie, le film de Fisher nous transporte au cœur d’une aristocratie immonde, haut lieu de dépravation, qui deviendra le siège du Mal. Cette très longue introduction nous fait mieux comprendre les ressorts psychologiques qui habitent le mythe. On ne ressort pas indemne de <em>La Nuit du loup-garou</em>. </p>
<p><strong><em>Le Spectre du chat</em> réalisé par John Gilling avec Barbara Shelley, André Morell…</strong><br />
Lors d&#8217;une sombre nuit anglaise du début du XXe siècle, un crime parfait est commis quand un mari assassine sa riche femme avec l&#8217;aide de ses serviteurs. Le veuf va alors toucher un héritage conséquent, mais Tabitha, le chat de la victime, témoin de l&#8217;événement crapuleux, semble avoir compris les machinations des malfaiteurs. Il faut alors se débarrasser du sinistre animal.<br />
Produit conjointement par les studios Universal et Hammer, <em>Le Spectre du chat</em> est considéré par les spécialistes du gothique comme une perle du genre. Ramassé sur 1h15, le film tient son intrigue par la peau du cou à la manière d’un thriller et ce, sans jamais faiblir. C’est du grand art ! On se fait les témoins des remords et de la paranoïa des personnages principaux, rendus malades par la seule présence du matou de la maîtresse de maison. Cette descente aux enfers nous est présentée comme la plus cruelle des punitions. Du suspense à gogo, un rythme haletant et merci Edgar Allan Poe. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;héritage hitchcockien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/paranoiac-freddie-francis.jpg" alt="Paranoïaque, de Freddie Francis" width="280" height="206" class="alignleft size-full wp-image-26021" /><strong><em>Paranoïaque</em> réalisé par Freddie Francis avec Janette Scott, Oliver Reed…</strong><br />
Dans la campagne anglaise, Simon partage avec sa soeur la demeure ancestrale de leur famille. Décidé à profiter seul de l&#8217;héritage de leurs parents décédés, il cherche à la faire passer pour folle et à l&#8217;interner. L&#8217;apparition d&#8217;un homme mystérieux prétendant être Tony, leur frère décédé huit ans auparavant, va bouleverser ses plans.<br />
<em>Paranoïaque</em> naît du choc Psychose, et bien entendu de la marquante scène de la douche. Ce petit bijou du Bis vaut pour ses séquences chocs qui à l’époque osaient franchir une ligne esthétique et psychologique assez peu répandue dans le cinéma traditionnel. Pour la faire courte, c’est brut de décoffrage ! La grande qualité du film réside dans sa facilité de nous faire passer d’une réalité tangible au fantastique pur et dur en quelques secondes. Le réalisateur culte, Freddie Francis, qui fut un très grand chef opérateur, y est pour quelque chose. Lui sait travailler le cadre et la lumière comme un véritable ambianceur. Et ça compte ! S’il fit des merveilles pour la Hammer et pour l’Amicus (studio concurrent de la Hammer), il marqua de son empreinte deux chefs-d’œuvre de David Lynch, Elephant Man et Une Histoire vraie. Classe, non ? </p>
<p><strong><em>Meurtre par procuration</em> réalisé par Freddie Francis avec David Knight, Moira Redmond…</strong><br />
Témoin du meurtre de sa mère par son père alors qu&#8217;elle était petite, Janet est sujette à de nombreux cauchemars alors qu&#8217;elle grandit dans un pensionnat. Afin de surmonter son traumatisme, elle est renvoyée au domicile familial accompagnée par son tuteur et suivie par une infirmière. Mais les cauchemars recommencent de plus belle, et mettent en scène une femme défigurée portant un gâteau d&#8217;anniversaire&#8230;<br />
Nous pourrions classer <em>Meurtre par procuration</em> dans le courant « hitchcockien » du petit cinématographe où rêves et cauchemars s’entrelacent autour d’une réalité fracassée par les traumas. Comme d’hab’, Freddie Francis, apprenti de Terence Fisher, fait le job. Bref, c’est court et c’est ultra-efficace ! Un Hammer peu connu mais qui mérite toute votre attention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et deux raretés</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/fascinant-capitaine-clegg-night-creatures-peter-graham-scott.jpg" alt="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" title="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" width="280" height="244" class="alignleft size-full wp-image-26020" /><strong><em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> réalisé par Peter Graham Scott avec Peter Cushing, Yvonne Romain, Oliver Reed…</strong><br />
1772. Le capitaine Collier et ses soldats marins débarquent dans une petite ville côtière anglaise pour enquêter sur des fantômes des marais, qui sévissent dans la région. Il soupçonne bientôt le sinistre révérend Blyss, de ne pas être étranger à ces apparitions. D&#8217;autant que le religieux cache un passé trouble, où il était connu sous le nom de capitaine Clegg, ancien chef pirate.<br />
<em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> est un film d’aventures qui foule avec intelligence le terrain du fantastique. Quand il est question de fantasmes et d’illusion, de double jeu et de faux-semblants, on se laisse facilement aller à la rêverie, pour ne pas dire abuser ou mener par le bout du nez. Et là, vous ne serez pas déçus par les ambitions fantasmagoriques de l’histoire ! Plus que jamais, Peter Cushing impressionne par sa capacité à nous échapper, insaisissable qu’il est en inquisiteur au passé trouble. Très original. </p>
<p><strong><em>Le Fantôme de l’opéra</em> réalisé par Terence Fisher avec Herbert Lom, Heather Sears, Edward de Souza…</strong><br />
1900. Une malédiction semble frapper l&#8217;opéra de Londres. Alors que les tragédies se succèdent, la rumeur de la présence d&#8217;un mystérieux fantôme orchestrant en coulisse les accidents enfle de plus en plus. Lors d&#8217;une première prestigieuse, son existence ne fait plus de doute quand Christine Charles, l&#8217;étoile montante de l&#8217;opéra, est enlevée par le fantôme. Elle va découvrir les terribles secrets cachés sous le masque couvrant son terrifiant visage.<br />
<em>Le Fantôme de l’opéra</em> fut un flop au box-office et Terence Fisher remercié (mais pardonné deux ans plus tard !). C’est ballot parce que cette version réadaptée du roman de Leroux ne mérite pas le mépris dont elle fut à sa sortie la victime. Les décors, la lumière et l’antre du Fantôme sont d’une beauté à tomber et les choix stylistiques de la mise en scène originaux et osés. Cette version Hammer, en forme d’enquête policière, a malheureusement le cul entre deux chaises. Pourquoi ? La faute au budget conséquent qui a convaincu la production que le film devait s’adresser en priorité au grand public. Faut bien rentabiliser ma bonne dame ! Alors même si les méchants travaillent du ciboulot (les monstres de la Hammer possèdent tous cette unique caractéristique d’être cinglés !), il manque ce supplément d’âme, la fameuse patte de la firme, qu’on appelle « l’horreur ». Le Fantôme de l’Opéra made in Hammer ressemble aux films de genre d’aujourd’hui qui ne veulent froisser personne. Malgré tout, le plaisir reste intact. Magie du cinéma.</p>
<p><em>Tous les films sont disponibles en combo DVD/blu-ray et dans un méga coffret chez Elephant Films.</em></p>
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		<title>When Animals Dream, de Jonas Alexander Arnby</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 20:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Semaine de la critique 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[loup-garou]]></category>

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		<description><![CDATA[Femmes à poils Marie et ses parents vivent dans un petit village de pêcheurs du Jutland accroché le long de la côte ouest du Danemark. Une famille qui fait l&#8217;objet...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Femmes à poils</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/when-animals-dream-jonas-arnby.jpg" alt="When Animals Dream, de Jonas Alexander Arnby" title="When Animals Dream, de Jonas Alexander Arnby" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17372" />Marie et ses parents vivent dans un petit village de pêcheurs du Jutland accroché le long de la côte ouest du Danemark. Une famille qui fait l&#8217;objet de toutes les attentions, suscitant crainte et curiosité… Alors que son père se met en quatre pour ne pas faire de vagues et dissimuler la mystérieuse maladie de son épouse, contrainte à rester scotcher sur son fauteuil roulant, mutique, Marie, au contraire, compte bien trouver sa place au sein de cette communauté aux mœurs rigides (on est en plein fief protestant). La jeune fille, visage d&#8217;ange, beauté diaphane, ne passe pas inaperçue. Notamment auprès des spécimens masculins. Et elle-même ne reste d&#8217;ailleurs pas insensible à certains regards. Et alors que Marie croit pouvoir atteindre une certaine &#8220;normalité&#8221;, elle se met à développer les mêmes symptômes que sa mère et serait alors condamnée à subir le même sort. Piqûres de sédatifs pour ne pas devenir ce qu&#8217;elle est, apathie, regard vide. Une perspective qu&#8217;elle refuse rageusement. Mais alors que les stigmates de sa &#8220;différence&#8221; s&#8217;affirment chaque jour un peu plus, Marie sent croître l&#8217;animosité des villageois à son égard…</p>
<p><em>When Animals Dream</em>, c&#8217;est d&#8217;abord le portrait de deux femmes, d&#8217;une mère et de sa fille s&#8217;évertuant à se libérer d&#8217;un carcan qu&#8217;elles refusent. Celui d&#8217;un surmoi castrateur mis à mal par le moi de plus en plus pressant d&#8217;une adolescente confrontée à l&#8217;acceptation de son corps, de ses instincts, de sa sexualité. Un film également sur la crainte que suscitent bien souvent les femmes de pouvoir qui, au-delà de simplement s&#8217;assumer, revendiquent leur identité, leur parcours, leurs origines, face aux regards des autres, prisonniers de leur pré carré moraliste et de leur pieuse culpabilité. <em>When Animals Dream</em> est un film non pas &#8220;de&#8221; loups garous mais &#8220;avec&#8221; des loups garous. La lycanthropie, comme le vampirisme dans le <em>Morse</em> de Tomas Alfredson, ne sert que de prétexte allégorique à une réflexion autrement plus subtile que le déchaînements de séquences ensanglantées (c&#8217;est bien aussi, mais ce n&#8217;est pas le propos ici). Ce premier long-métrage de Jonas Alexander Arnby partage d&#8217;ailleurs beaucoup plus avec le chef d&#8217;œuvre d&#8217;Alfredson. Il en a l&#8217;esthétique naturaliste, épurée et la luminosité brumeuse. La mise en scène sèche, la retenue élégante et la finesse des personnages. La même volonté de proposer une variation inédite autour d&#8217;un cinéma de genre multi-référencé. Un premier coup 100% gagnant pour ce Arnby dont on surveillera désormais les moindres faits et gestes. </p>
<p>When Animals Dream<em>, de Jonas Alexander Arnby, avec Sonia Suhl, Lars Mikkelsen, Sonja Richter&#8230; Danemark, 2014. Présenté à la 53e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Le Chaperon rouge, de Catherine Hardwicke</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 08:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amalia Casado</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[loup-garou]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme vous avez de grandes dents ! « Ça m&#8217;a tout l&#8217;air d&#8217;une bouse pour adolescents prépubères », me lance une amie au téléphone quand je lui dis que je...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Comme vous avez de grandes dents !</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/chaperon-rouge-catherine-hardwicke.jpg" alt="Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke" title="Le Chaperon rouge de Catherine Hardwicke" width="225" height="300" class="alignleft size-full wp-image-2184" />« Ça m&#8217;a tout l&#8217;air d&#8217;une bouse pour adolescents prépubères », me lance une amie au téléphone quand je lui dis que je sors du film.</p>
<p>A son affiche, ce moderne <em>Chaperon rouge</em> a un petit air de <em>Twilight</em>, dont le premier volet avait été également réalisé par Catherine Hardwicke. Deux films pour ados aux baisers qui ont le goût de sang frais&#8230; Revisitée par Hollywood, la fable noire du Chaperon se fait thriller et le fameux manteau à capuche, tache de sang d&#8217;innocents sacrifiés, flaque rouge répandue comme une virginité perdue. </p>
<p><strong>La névrose :</strong> la bête, la belle et les autres autour dont la présence ne fait qu&#8217;organiser un terrible instinct d&#8217;amour. Un instinct de mort logé dans un creux de désir. Le Chaperon rouge brûle de connaître. Elle s&#8217;en pose, des questions : à quoi servent tes oreilles si grandes, grand-mère ? Et tes yeux ? Et tes dents ? Il est quand même question de se manger les uns les autres.<br />
<strong><br />
Le climat :</strong> enneigé. Ici, la fable est retravaillée façon loup-garou. Le suspense fonctionne. Chaque villageois est potentiellement loup. Soupçons, paranoïa envers son voisin. Le terroriste est parmi nous donc vigilance, oeil ouvert, couteau à portée de main. Enquête menée par un fou furieux joué par Gary Oldman. Combattant pour le bien, toutes les méthodes sont bonnes pour s&#8217;acharner contre le mal&#8230; Un mot d&#8217;ordre : ne faire confiance à personne. <span id="more-2181"></span></p>
<p><strong>L&#8217;histoire :</strong> on la connaît. Elle pourrait avoir lieu dans toutes les familles à toutes les époques. En l&#8217;occurrence, elle se passe dans le village de Daggenhorn, situé dans une zone féerique de la planète, fort fort lointain il était une fois, entouré de forêts épaisses et de montagnes avec vue sur l&#8217;océan, désert et gelé. L&#8217;époque est d&#8217;esthétique moyen-âgeuse. On y porte le heaume et écoute du hard rock. Daggenhorn est en proie à un loup-garou qui n&#8217;avait pas frappé depuis des dizaines d&#8217;années. Or, en ce temps de lune rouge, la moindre morsure de la bête engendre son semblable, un monstre sanguinaire. Les villageois vivent trois jours de terreur, enfermés, traquant la bête, à la merci de sa cruelle soif du sublime Chaperon rouge. </p>
<p><strong>Les personnages :</strong> il y a une grand-mère hippie très louche, une mère un peu trop lisse de l&#8217;épiderme facial pour être crédible en paysanne des temps anciens – il y avait donc des chirurgiens esthétiques à cette époque ? &#8211; un père alcoolique à la mèche rebelle et deux prétendants magnifiques, tout juste sortis de la puberté, au look très rock. Un forgeron, fils de l&#8217;homme le plus riche du village et un bûcheron – normal quand on habite dans un village de montagne entouré de forêt.   </p>
<p><strong>Le mythe :</strong> initiatique. Tous ces sacrifices pour&#8230; oui, toujours la même histoire, devenir une femme avec un grand F. Devenir quelqu&#8217;un, se libérer de ses démons pour exister, aimer l&#8217;homme qu&#8217;il faut. Etre assez futée pour choisir le bon, éventuellement en s&#8217;opposant à ses parents. Sacrés défis pour une fille de 20 ans mi-ange, mi-sorcière qui vit dans un village reclus digne des plus beaux décors studios.</p>
<p><strong>Conclusion :</strong> plus nuancée que le film en lui-même. C&#8217;est dans l&#8217;ensemble mal joué, on ne croit pas une seconde aux décors ni aux dialogues, en particulier en début de film. Beaucoup trop léché. Ces paysans bodyliftés semblent issus d&#8217;un téléfilm qu&#8217;on ne serait pas surpris de voir tourner en partouze générale dans la version bonus du DVD. </p>
<p>Ceci dit, peu importe le lieu, l&#8217;histoire est la même. C&#8217;est dans les vieux pots qu&#8217;on fait les meilleures confitures. Un Chaperon rouge est bien placé pour le savoir. « Grand-mère, comme tu as de grandes dents ! &#8211; C&#8217;est pour mieux te manger ma chérie. » Oui, ça fait peur. </p>
<p>La fable du Chaperon rouge fonctionne par sa puissance narrative et son ancrage psychanalytique. Parcours initiatique, condensé dramatique, une bonne histoire vaut mieux que toutes les considérations métaphysiques et esthétiques qu&#8217;on y accroche en désespoir de cause quand elle fait défaut. Du concret. Pas d&#8217;analyse de divan, des faits. Evidemment, c&#8217;est un film à voir quand on est jeune ou, comme moi, ado attardée qui vais trouver mon compte dans ce thriller à suspense parce que l&#8217;histoire est bien ficelée. Pour ce faire, j&#8217;accepte – ce qui me prend au moins une demi-heure, les premières scènes n&#8217;appelant qu&#8217;un mot : fake (ou flop) &#8211;  les défauts béants de tout ce qui est autour du scénario. Je mets mes œillères, plonge dans l&#8217;enquête pour trouver l&#8217;identité d&#8217;un meurtrier <em>a priori</em> ultrasexy puisque c&#8217;est une bête poilue à la voix grave et je passe finalement un bon moment. </p>
<p>Le Chaperon rouge <em>(Red Riding Hood), de Catherine Hardwicke, avec Amanda Seyfried et Gary Oldman. Etats-Unis, 2011. Sortie le 20 avril 2011.</em></p>
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