<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; Juliette Binoche</title>
	<atom:link href="http://www.grand-ecart.fr/tag/juliette-binoche/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Un beau soleil intérieur, de Claire Denis</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-beau-soleil-interieur-claire-denis/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-beau-soleil-interieur-claire-denis/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 May 2017 12:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25340</guid>
		<description><![CDATA[Le cinoche de Binoche - Peut-être est-ce là l'apanage des grandes actrices : on ne cesse de les redécouvrir. Ici, dès le premier plan, sublime, on voit Juliette Binoche comme on a l'impression de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le cinoche de Binoche</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Un-beau-soleil-interieur-de-Claire-Denis-photo-1.jpg" alt="Un beau soleil intérieur, de Claire Denis" title="Un beau soleil intérieur, de Claire Denis" width="280" height="169" class="alignleft size-full wp-image-25342" />Peut-être est-ce là l&#8217;apanage des grandes actrices : on ne cesse de les redécouvrir. Ici, dès le premier plan, sublime, on voit Juliette Binoche comme on a l&#8217;impression de ne l&#8217;avoir jamais vue. Belle, libre, amoureuse, à fleur de peau, impatiente, le tout parfois dans la même scène. Binoche porte le film, de la première à la dernière scène. Donne corps aux mots de Christine Angot, souligne aussi l&#8217;ironie de leur vacuité, le ridicule de la parade amoureuse maladroite. Si la réalisatrice, Claire Denis, et sa coscénariste se sont éloignées des <em>Fragments d&#8217;un discours amoureux</em> de Roland Barthes, il en reste un film fragmentaire, où le discours tient le rôle principal. Isabelle, quinqua divorcée, cherche l&#8217;amour absolu. Elle tombe d&#8217;abord sur un banquier marié, imbuvable et égoïste. Puis c&#8217;est au tour d&#8217;un acteur qui, lui, préfère l&#8217;avant. La rencontre, le jeu de la séduction &#8211; même si manifestement il n&#8217;est pas très doué pour ça. Car l&#8217;une des meilleures scènes du film voit les deux futurs amants enchaîner les platitudes dans une voiture qu&#8217;ils n&#8217;arrivent pas à quitter, mais dans laquelle ils n&#8217;arrivent pas à se parler, si ce n&#8217;est pour ne rien dire. On retrouve là le verbe si particulier de Christine Angot, dont la réalisatrice souligne le sous-texte par ses plans répétés sur des mains hésitantes. Juliette Binoche et Nicolas Duvauchelle y ajoutent leur trouble. Vient ensuite la rencontre improbable dans une boîte de nuit provinciale, désapprouvée par les amis du milieu, ou le lourdaud (savoureux Philippe Katerine) sur lequel on tombe toujours au mauvais moment. <span id="more-25340"></span>Saynète après saynète &#8211; sans malheureusement éviter l&#8217;effet catalogue -, Claire Denis filme le pathétique de la quête amoureuse, les montagnes russes des sentiments, la dissonance des ressentis. Juliette Binoche passe du rire aux larmes, de la joie au désespoir, de l&#8217;amour au dégoût avec une aisance impressionnante. Son duo final avec Gérard Depardieu, long échange entre un médium manipulateur et une femme avide d&#8217;espoir, montre à l&#8217;écran deux monstres du cinéma, point d&#8217;orgue de cette comédie qui n&#8217;en est pas tout à fait une, et qui voit défiler les noms du cinéma français, comme un name-dropping vaniteux et creux, comme peuvent l&#8217;être parfois les relations amoureuses.</p>
<p>&nbsp;<br />
Un beau soleil intérieur<em> de Claire Denis, avec Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Josiane Balasko, Nicolas Duvauchelle, Bruno Podalydès, Gérard Depardieu&#8230; France, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 27 septembre 2017.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-beau-soleil-interieur-claire-denis/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Epreuve, d&#8217;Erik Poppe</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/epreuve-erik-poppe-juliette-binoche-nikolaj-coster-waldau/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/epreuve-erik-poppe-juliette-binoche-nikolaj-coster-waldau/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 May 2015 11:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=21073</guid>
		<description><![CDATA[Abus d&#8217;alcool à foison, overdoses en veux-tu en voilà, sexe dans tous ses états, vice du jeu, le cinéma pointe souvent de la pellicule les addictions en tous genres, les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/affiche-epreuve-erik-poppe-binoche-coster-waldau.jpg" alt="L&#039;Epreuve, d&#039;Erik Poppe" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21078" />Abus d&#8217;alcool à foison, overdoses en veux-tu en voilà, sexe dans tous ses états, vice du jeu, le cinéma pointe souvent de la pellicule les addictions en tous genres, les héros qui sombrent malgré eux, emportés dans leur spirale infernale qu&#8217;ils ont eux-même initiée. Mais l&#8217;addiction à son métier, rarement. <em>A fortiori</em> quand il est dangereux, au point de perdre la vie quand ce n&#8217;est pas sa famille. Voilà la première originalité de <em>L&#8217;Epreuve</em>. Ici, Rebecca (Juliette Binoche, intense et nuancée) est photographe de guerre. C&#8217;est sa passion, ce qui rythme son existence. On pense à Sebastiao Salgado dans sa première partie de carrière. Comme lui, elle est incapable de ne pas affronter la mort sur son propre terrain. Elle est sur tous les fronts en guerre et n&#8217;hésite pas à brandir son objectif en toute circonstance, même si elle risque d&#8217;y perdre un bras. Là, en l&#8217;occurrence, c&#8217;est un poumon, après un reportage explosif à Kaboul. Son mari (Nikolaj Coster-Waldau, impressionnant et touchant) la recueille à l&#8217;hôpital. Et comme d&#8217;habitude, il panse les plaies de celle qui est partie si loin de sa famille (deux filles en manque de mère et de repères) pour capturer en noir et blanc, ici un conflit armé, là des gens agonisants après un attentat terroriste. C&#8217;est la seconde originalité du film. Ulysse et Pénélope sont inversés. Ulysse porte jupon et s&#8217;envole à l&#8217;autre bout du monde, pendant qu&#8217;une Pénélope à barbe s&#8217;inquiète et veille sur leur progéniture. Mais Pénélope n&#8217;en peut plus de cette vie et oblige Ulysse à quitter son univers d&#8217;aventures mortifères pour une vie paisible entouré des siens. Rebecca accepte. Mais chassez le naturel, l&#8217;appareil photo revient au galop, emportant tout sur son passage&#8230; Tantôt drame intime, aux images léchées et esthétiques, tantôt romance contrariée ou véritable film de guerre (le premier quart d&#8217;heure est particulièrement prenant), <em>L&#8217;Epreuve</em> oscille entre plusieurs genres. Il prend son temps, ne juge jamais ses personnages qui ont tous leurs raisons d&#8217;agir comme ils le font. S&#8217;il n&#8217;évite pas les violons et les sanglots, le personnage de Rebecca est si rare au cinéma qu&#8217;il serait dommage de passer à côté de lui et de ses choix. Si Salgado a su transformer son art en magnifiques paysages et reportages animaliers pour retrouver une paix intérieure, gageons que Rebecca en fera autant, quand elle sera allée au bout du chemin. Elle n&#8217;en est plus très loin. C&#8217;est là, sa plus grande épreuve. </p>
<p>&nbsp;<br />
L&#8217;Epreuve <em> (Tusen ganger god natt) d&#8217;Erik Poppe , avec Juliette Binoche, Nikolaj Coster-Waldau, Lauryn Canny&#8230; Norvège, Irlande, Suède, 2013. Sortie le 6 mai 2015. </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/epreuve-erik-poppe-juliette-binoche-nikolaj-coster-waldau/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Xavier Laurent</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-xavier-laurent-metier-comedien-tournage-monuments-men/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-xavier-laurent-metier-comedien-tournage-monuments-men/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 May 2015 16:52:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>
		<category><![CDATA[road movie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=20635</guid>
		<description><![CDATA[Xavier Laurent&#8230; Son nom ne vous dit peut-être encore rien mais il se destine pourtant sans aucun doute à figurer parmi les castings des prochaines productions anglo-saxonnes. Comment ce petit...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/laurent_portrait.jpg" alt="Xavier Laurent" title="Xavier Laurent" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20639" /><strong>Xavier Laurent&#8230; Son nom ne vous dit peut-être encore rien mais il se destine pourtant sans aucun doute à figurer parmi les castings des prochaines productions anglo-saxonnes. Comment ce petit <em>Frenchie</em> s’est-il retrouvé à jouer aux côtés de pointures telles que George Clooney (<em>Monuments Men</em>) ou Bruce Willis (<em>Red 2</em>) ? Comment a-t-il fini par figurer sur la brûlante <em>short-list</em> pour incarner Christian Grey ? Quelles sont les différences entre les tournages bien de chez nous et ceux <em>made in USA</em> ? Xavier Laurent nous raconte&#8230;<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Comment avez-vous su que vous alliez devenir comédien ?</strong></p>
<p>Je viens du sud de la France et j’ai fait des études d’économie internationale qui m’ont conduit à me rendre à Montréal. Là-bas, je ne savais pas trop ce que je voulais faire et j’ai commencé à m’intéresser à d’autres choses, notamment dans le milieu artistique. C’est là que j’ai découvert le théâtre. Tout est alors devenu limpide, cela réunissait tout ce que j’aimais. A mon retour en France, j’ai décidé de changer de vie et je suis monté à Paris pour devenir comédien. J’ai ainsi fait le Cours Florent et différents ateliers pour tester plusieurs méthodes, dont celles américaines qui m’ont beaucoup apporté. Je me suis inséré dans ce milieu avec la série télé <em>La vie devant nous</em>, sur TF1. C’était une série assez novatrice pour l’époque. Nous avions carte blanche pour les histoires, il y avait beaucoup de budget et nous tournions avec des réalisateurs de cinéma. La série a d’ailleurs remporté un joli succès et a eu le mérite de faire éclore tout un vivier de comédiens. </p>
<p><strong>Comment passe-t-on d&#8217;une série télévisée française sur TF1 aux tournages outre-Manche et outre-Atlantique ?</strong></p>
<p>J’ai mis un peu de temps pour changer l’image que je véhiculais. J’ai fini par tenter l’aventure à l’étranger pour faire de nouvelles rencontres. Après une remise à niveau de mon anglais, je suis parti à Londres et j’ai rencontré des agents artistiques, des directeurs de casting&#8230; Et j’ai décroché mon premier rôle dans une grosse production américaine, <em>Rush</em> de Ron Howard. J’y interprétais un pilote automobile avec Daniel Brühl pour partenaire. C’était ce que je recherchais depuis longtemps et j’avais fait des pieds et des mains pour avoir ce rôle. Et j’avais eu le rendez-vous non pas grâce à mon agent de l’époque, mais grâce à l’un des agents artistiques les plus célèbres outre-Manche, Christian Hodell, quelqu’un d’adorable et de très altruiste. Malheureusement, j’ai été coupé au montage pour les besoins du film et j’en ai été très déçu. Mais malgré tout, ça a été une merveilleuse exposition pour moi : ça m’a permis de changer de catégorie et m’a ouvert des portes. </p>
<p><strong>Et c’est comme ça que l’on vous a retrouvé ensuite sur des plateaux de grosses productions américaines…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/laurent_monumentsmen.jpg" alt="Monuments Men" title="Monuments Men" width="250" height="206" class="alignright size-full wp-image-20640" />Oui. Je suis arrivé ensuite sur le tournage de <em>Red 2</em>, avec Bruce Willis, grâce à l’aide d’un ami producteur, Daniel Konrad Cooper. C’était incroyable. Bruce Willis était très gentil et tout le tournage était détendu, tout en étant très professionnel. C’est grâce à cette expérience que j’ai pu tourner dans <em>Monuments Men</em> de George Clooney, qui est le mec le plus cool de la Terre ! J’étais comme un dingue : le tournage était en Angleterre et j’avais une scène avec Matt Damon dont je suis fan. S&#8217;ils étaient tous adorables sur le plateau, ils devenaient de véritables machines de guerre ultra-professionnelles une fois que la caméra tournait. Ce fut un gros coup de pression pour moi, je n’avais pas le droit de me rater, mais ils font tout pour vous mettre à l’aise. Forcément, après une telle expérience, tu as envie que les projets s’enchaînent… J’ai alors changé d’agence artistique à Londres et c’est Dawn Green chez CAM qui s’occupe de moi désormais, ainsi que des comédiens de renom comme Martin Freeman et Aidan Turner. Pour la France, c&#8217;est Julien Lamy de l&#8217;agence 3A qui s&#8217;occupe de moi.</p>
<p><strong>Quelles différences faites-vous entre tourner en France et tourner pour Londres ou Hollywood ?</strong></p>
<p>Même si j’adore travailler en France, je suis en train de me placer de plus en plus sur des projets internationaux. Mais il y a des avantages et des inconvénients dans les deux systèmes. En France, nous faisons 250 films par an, mais le marché est plus sclérosé qu’à l’étranger. On y favorise plus les réseaux, on manque parfois de curiosité, car on n’a moins de temps. Il n’y a pas cette approche anglo-saxonne qui consiste à dénicher et promouvoir de nouveaux talents. Là-bas, on se dit qu’un nouveau talent finira peut-être par devenir une star. Les producteurs paient moins, mais ils misent sur l’avenir. Et surtout, le marché est colossal ! Tout le monde te répond ou te rencontre. Simplement, la concurrence est rude, le niveau des acteurs est tellement élevé. Et ils ont cette culture du résultat. Tu peux donc disparaître aussi rapidement que tu es monté. En France, il y a une vraie reconnaissance du travail accompli. On ne t’oubliera pas, même si tu rencontres quelques &#8220;bas&#8221; après tes &#8220;hauts&#8221;. Il faut aussi souligner que les écoles anglaises sont certes de qualité, mais extrêmement chères. Chez nous, il existe des écoles de théâtre gratuites qui offrent de belles opportunités pour tout le monde. Mais le milieu anglo-saxon est très transparent, très bien organisé, là où en France, cela reste un peu plus opaque. C&#8217;est parfois difficile d’obtenir des informations. </p>
<p><strong>Et au niveau du jeu ?</strong></p>
<p>Là aussi, l’approche est différente. Dans le cinéma français, en général, on te prend plus pour ta personnalité. Dans le cinéma anglo-saxon, il faut être capable de se transformer, de pouvoir jouer tous les types de personnages, de manier différents accents. En revanche, sur les plateaux, l’avantage français est que tout est plus à échelle humaine, alors que sur les films à gros budgets à l’étranger, on est à la disposition de la production. Tout est fragmenté, sécurisé à l’extrême. </p>
<p><strong>Et quand vous tournez à l’étranger, restez-vous le Français de service ?</strong></p>
<p>Pour le moment, c’est vrai qu’on me donne des rôles de Français. C’est ma spécificité. Il faut travailler énormément sur l’accent. Pour le gommer, cela prend beaucoup de temps&#8230;</p>
<p><strong>Quels acteurs francophones à la carrière internationale vous inspirent ?</strong></p>
<p>Reda Kateb. Chapeau bas ! C’est un gros bosseur et il fait une belle carrière. Il y a aussi Elodie Yung qui sera le premier rôle du prochain long d’Alex Proyas, <em>Gods of Egypt</em> ; Grégory Fitoussi, également, qui enchaîne pas mal de bons projets ; bien entendu Marion Cotillard qui a une carrière hallucinante, mais aussi Matthias Schoenaerts, Omar Sy, Juliette Binoche qui est géniale, et bien sûr Jean Dujardin qui a créé une ouverture incroyable pour les acteurs français. C’est le patron ! </p>
<p><strong>Vous vous destinez donc à poursuivre votre carrière internationale…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/laurent_boneinthethroat.jpg" alt="Bone in the Throat" title="Bone in the Throat" width="250" height="213" class="alignleft size-full wp-image-20641" />Oui, je vais bientôt tourner dans un film franco-hispano-suisse, tourné en anglais, <em>Lost Paradise,</em> un road movie qui se passe en Espagne, dans un univers fantastique. J’ai aussi joué dans un film anglais, <em>Bone in the Throat</em> de Graham Henman, avec Ed Westwick. C’est une comédie loufoque tirée d’un livre d’Anthony Bourdain où je joue un chef cuisinier en plein burn out. C’est un film qui a fait sa première au festival international SxSW, à Austin. Je vais bientôt travailler aussi avec Geoffroy Koeberle qui fut notamment assistant réalisateur sur pas mal de projets US. Il s&#8217;agira d&#8217;un film tourné en anglais entre Paris et Seattle et adapté de la BD <em>Zombies</em>. J’aime en général les univers denses, atypiques et les personnages hauts en couleur&#8230;</p>
<p><strong>Avec tous ces projets à l&#8217;étranger, continuez-vous malgré tout à tourner en France ?</strong></p>
<p>Oui, J’ai récemment tenu le premier rôle pour un long-métrage indépendant intitulé <em>Cuba libre</em>, réalisé par Caroline Chomienne, avec Nathalia Acevedo, Laura Boujenah et Nitsa Benchetrit. J’ai aussi produit, coécrit et joué dans un court-métrage qui se passe dans le monde manouche, <em>Dessous la caravane</em>, réalisé par Yohan Ungar et je m&#8217;apprête à réaliser mon premier court qui se passera durant la Première Guerre mondiale. Ca s&#8217;appellera <em>Les Rats</em>.</p>
<p><strong>Comment voyez-vous votre carrière à l’avenir ?</strong></p>
<p>Je me vois comme un aventurier, je n’aimerais pas travailler sur les mêmes choses, j’ai une vraie soif de découvertes, de rencontres. L&#8217;envie de me cultiver, de travailler partout, dans tous les pays. Ce serait formidable une globalisation totale du cinéma, de passer de Bollywood à Hollywood en passant par la France et l’Europe… Je me vois aussi en homme orchestre : produire, réaliser, jouer, écrire et enseigner, aussi. </p>
<p><strong>Est-il vrai que vous avez failli jouer le rôle convoité de Christian Grey dans <em>50 Shades of Grey</em> ?</strong></p>
<p>Oui ! Ca a été une belle surprise dans le sens où je me suis retrouvé sur la <em>short-list</em> pour ce film. Je ne connaissais d’ailleurs pas les livres. J’étais donc un peu inquiet quand j’ai su de quoi il s’agissait ! Mais je l’aurais fait évidemment si j’avais été pris, même si cela veut dire s’engager sur plusieurs années pour le même rôle et tourner des scènes de sexe plutôt corsées…</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Note de la rédaction : à l&#8217;heure de la publication de ces lignes, nous avons appris que Xavier Laurent rejoindra le casting d&#8217;</em>Inferno<em> de Ron Howard, la suite du </em>Da Vinci Code<em>.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-xavier-laurent-metier-comedien-tournage-monuments-men/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sils Maria, de Olivier Assayas</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sils-maria-assayas-binoche-kristen-stewart/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sils-maria-assayas-binoche-kristen-stewart/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2014 09:25:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>
		<category><![CDATA[Kristen Stewart]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Assayas]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=19136</guid>
		<description><![CDATA[Variations sur un serpent de brume - Certains jours, au-dessus d’une vallée rocailleuse des Alpes suisses, les nuages s’enroulent au creux d’un col pour s’écouler ensuite entre les sommets. Se forme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Variations sur un serpent de brume</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/08/affiche-sils-maria.jpg" alt="Affiche de Sils Maria" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19137" />Certains jours, au-dessus d’une vallée rocailleuse des Alpes suisses, les nuages s’enroulent au creux d’un col pour s’écouler ensuite entre les sommets. Se forme alors un torrent compact de brume grise et blanche dont la course jette une ombre sur toute la vallée. Le phénomène s’appelle le Serpent de Maloja.</p>
<p>Quelques centaines de mètres plus bas, dans le calme d’un chalet isolé de Sils Maria, Maria Enders (Juliette Binoche) se bat contre son propre serpent. La pièce <em>Maloja Snakea</em> fait d’elle une star vingt ans plus tôt, lorsqu’elle en a incarné la jeune héroïne Sigrid. Agée d’une quarantaine d’années, elle répète à présent difficilement le rôle d’Helena, la femme mûre que Sigrid pousse au suicide. Le premier rôle appartient à une Jo-Ann Ellis (Chloë Grace Moretz), chérie rebelle des réseaux sociaux, dont Maria n’a jamais entendu parler. </p>
<p>Refus malgré la signature en bas du contrat. Refus par le repli d’un corps épaissi, un sourire moqueur sous une chevelure rase, un geste dédaigneux de la main qu’elle jette à son assistante Valentine (Kristen Stewart), tout au long d’un huis clos à deux. Maria repousse les répliques d’Helena qui la rendent vieille et l’empêchent de rester la Sigrid fondatrice de sa vie d’adulte. Valentine insiste sur une lecture plus équilibrée. Des sentiers sinueux aux sommets à ciel ouvert, des soirées tamisées à St. Moritz au silence nocturne du chalet, l’été de Sils Maria prête son décor somptueux aux deux femmes qui jouent la pièce et leur relation, frôlant une mise en abyme de l’intrigue, le texte entre elles comme un miroir à deux faces. </p>
<p>Autour d’elles plane la présence attendue de cette moderne enfant Jo-Ann, adorée de Valentine et crainte de Maria, vue moqueuse et dépenaillée sur quelques vidéos qui parlent de conduite en état d’ivresse. <span id="more-19136"></span></p>
<p>Olivier Assayas met en scène trois actrices puissantes pour trois personnages forts : Juliette Binoche assurée et touchante, Kristen Stewart énergique sur une palette réduite mais maîtrisée (s’offrant au détour du texte un clin d’œil conciliant à <em>Twilight</em>), et Chloë Grace Moretz fraîche et trouble. On regrette plusieurs longueurs et un dérapage hors sujet, mais l’on se perd avec plaisir dans leurs jeux de recherche à deux, où le réalisateur stylise ses deux thèmes centraux &#8211; le vieillissement et la difficulté d’être acteur &#8211; pour mieux sonder la profondeur de ces êtres et la teneur de leurs relations. </p>
<p>Le rythme est fluide, soutenu par une caméra souple, animé par la beauté des décors de montagnes et la richesse des touches de lumière. Sous les rayons d’un soleil pâle s’écoule le Serpent de brume : tumultueux sur fond de rock, triomphant sur <em>Le Canon</em> de Pachelbel. Et Juliette Binoche jette un brusque éclat de rire. </p>
<p>&nbsp;<br />
Sils Maria <em>d’Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz&#8230; France, 2014. Sortie le 20 août 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3l3mvp/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sils-maria-assayas-binoche-kristen-stewart/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cosmopolis, de David Cronenberg</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/cosmopolis-david-cronenberg/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/cosmopolis-david-cronenberg/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 27 May 2012 22:40:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[David Cronenberg]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=6135</guid>
		<description><![CDATA[Avec <em>Cosmopolis</em>, David Cronenberg s’attaque à l’œuvre de l’écrivain Don DeLillo. Hélas, le cinéaste ne prend pas suffisamment ses distances avec une œuvre purement littéraire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/cosmopolis-david-cronenberg.jpg" alt="Cosmopolis, de David Cronenberg" title="Cosmopolis, de David Cronenberg" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-6136" /><strong>Avec <em>Cosmopolis</em>, David Cronenberg s’attaque à l’œuvre de l’écrivain Don DeLillo. Hélas, si le cinéaste parvient à mettre en images un roman réputé inadaptable, c’est aussi son principal défaut : David Cronenberg ne prend jamais ses distances avec une œuvre purement littéraire.</strong></p>
<p>Depuis quarante ans, Don DeLillo écrit des romans existentiels qui traitent autant de l’amour que de la mort, du pouvoir que de la difficulté de communiquer. La plume virtuose de l’écrivain lui a permis de signer quelques-unes des œuvres les plus fortes de la littérature américaine contemporaine, parmi lesquelles <em>Americana</em>, <em>Outremonde</em>, <em>Point oméga</em>, et bien sûr <em>Cosmopolis</em>, chef-d’œuvre philosophique sur la déliquescence du capitalisme.</p>
<p>Lorsque Don DeLillo publie <em>Cosmopolis</em> en 2003, il veut saisir la splendeur nauséeuse de l’économie américaine de la fin du XXe siècle, celle qui voit les start-up proliférer et la spéculation s’emballer, avant son éclatement total : New York perd ses tours jumelles, symbole de sa suprématie, et la récession point. <span id="more-6135"></span><em>Cosmopolis</em> met en scène Eric Packer, <em>golden boy</em> new-yorkais plus riche qu’un gagnant du Loto. Son existence indécente passe par une limousine longue comme un bateau, un appartement immense avec des toiles de maîtres et deux ascenseurs (le premier avance au quart de la vitesse normale et passe de la musique classique, le second se déplace au son d’un rap soufi), et des centaines de millions dépensés chaque jour en Bourse. Ce jour-là, Eric Packer a décidé d’aller chez le coiffeur. Et ce ne sont ni les embouteillages ni les menaces à son encontre qui vont le faire changer d’avis. Assis confortablement dans son palais roulant ultratechnologique, Eric ne se demande pas quelle coupe de cheveux il va choisir, mais pense aux impossibles fluctuations des devises sur lesquelles il parie, en compagnie de ses meilleurs experts.</p>
<p>Particulièrement dense, fait d’autant de dialogues que de pensées, difficile à appréhender, <em>Cosmopolis</em> était réputé inadaptable. Pourtant, toute l’œuvre de Don DeLillo est parsemée de références au cinéma et plus généralement à l’image – de quoi faire de l’œil à David Cronenberg, qui a déjà su transposer à l’écran avec une rare intelligence les ouvrages de William Burroughs (<em>Le Festin nu</em>), de David Henry Hwang (<em>M Butterfly</em>) et de J. G. Ballard (<em>Crash</em>). Cronenberg fait donc le pari de l’adaptation, et s’en tient presque dogmatiquement au pitch du livre : seule l’époque est changée (pour des besoins de contemporanéité ?) et le yen, objet de convoitise d’Eric, fait place au yuan (le Japon ayant depuis longtemps laissé sa place à la Chine sur l’échiquier financier mondial). Le cinéaste a bien compris l’essence de l’œuvre, et celle de son personnage : extrêmement riche, extrêmement possessif, extrêmement autodestructeur ; Eric Packer est un superlatif. </p>
<p>Avec une maîtrise évidente de la caméra et de la mise en scène, Cronenberg filme parfaitement pour rendre la réalité déformée imaginée par DeLillo, et évite l’écueil de la voix off, souvent un aveu d’échec de l’adaptation. Il choisit une narration plus subtile, qui passe par les expressions et les images, celles qu’on voit, presque hors champ parfois, par les fenêtres de la voiture. L’habileté avec laquelle, notamment, est filmée la séquence surréaliste d’immolation publique, traduit un immense travail préparatoire et une volonté forte de ne pas trahir Don DeLillo. Seulement, à force de vouloir coller au roman, on souhaiterait le lire pour pouvoir prendre le temps de saisir chaque mot de dialogues féconds, chaque description d’images riches. Le roman <em>Cosmopolis</em> est dense, le film, surtout bavard. Certaines séquences, bien trop rapides, laissent à peine au spectateur le temps d’assimiler ce qu’il vient de voir ou d’entendre. </p>
<p>Pour respecter un format grand public, Cronenberg fait malheureusement l’impasse sur plusieurs éléments clés, qui auraient pourtant pu donner à son film une nouvelle dimension, plus déviante, plus psychanalytique – un virage amorcé avec le précédent <em><a href="/cinema/dangerous-method-david-cronenberg/" target="_blank">A Dangerous Method</a></em>. Si la volonté du cinéaste de ne pas s’enfermer dans le cinéma organique de ses débuts est louable, on aurait aimé qu’il laisse davantage sa marque sur <em>Cosmopolis</em>, qu’il prenne de la distance avec l’œuvre de Don DeLillo, qu’il en extraie la force visionnaire. Au lieu de ça, s’installe la désagréable impression de regarder les personnages lire des passages entiers du roman, et celle d’assister à une banale quoique jolie œuvre de divertissement – impression renforcée par la présence de Robert « <em>Twilight</em> » Pattinson à l’écran, aussi antipathique que son personnage. En somme, que retient-on de ce film ? Que <em>Cosmopolis</em> est un grand livre. </p>
<p>&nbsp;<br />
Cosmopolis<em> de David Cronenberg, avec Robert Pattinson, Juliette Binoche, Sarah Gadon, Paul Giamatti, Mathieu Amalric, K’Naan&#8230; Canada, France, 2012. Sortie le 25 mai 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a><br />
&raquo; Toutes les infos sur <a href="http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=cosmopolis" target="_blank">la bande originale de <em>Cosmopolis</em> avec Cinezik</a></strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xq9ad8?hideInfos=1"></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/cosmopolis-david-cronenberg/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
