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	<title>Grand Écart &#187; Isabelle Huppert</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Jonas Bloquet</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 06:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Verhoeven]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est belge, il est jeune, un physique à la James Dean et il a déjà tourné avec Joachim Lafosse, Luc Besson, et dernièrement avec Paul Verhoeven qui lui offre sa première nomination aux César...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/02/jonas-bloquet-2.jpg" title="Jonas Bloquet - (c) Guy Ferrandis" alt="Jonas Bloquet - (c) Guy Ferrandis" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-24834" />Il est belge, il est jeune, un physique à la James Dean (un de ses modèles) et il a déjà tourné avec Joachim Lafosse, Luc Besson, et dernièrement avec Paul Verhoeven dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/isabelle-huppert-elle-paul-verhoeven/" title="Elle, de Paul Verhoeven">Elle</a></em> qui lui offre sa première nomination aux César, catégorie Meilleur Espoir masculin. Surtout, il n’a pas sa langue dans sa poche, ose dire tout haut ce qu’il pense tout bas et s’apprête à croquer le cinéma à pleines dents.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Encore un Belge qui cartonne en France&#8230; </strong></p>
<p>Oui… Quand on est un jeune comédien belge, on a très envie de s’exporter en France, car il y a plus d’opportunités, de travail, de castings. Les Français aiment bien les Belges, sans doute parce qu’ils sont plus bosseurs et plus fiers de leur travail, dans le sens où ils sont heureux de dire qu’ils travaillent pour réussir. On est moins démonstratifs d’une sorte de talent inné de l’acteur français qui n’aurait pas besoin de travailler pour ses rôles…</p>
<p><strong>Quelles sont les particularités du cinéma belge justement, selon vous ?</strong></p>
<p>Il y a un côté profond et décalé. Les films coûtent peu cher et sur les tournages belges, tout le monde est soudé, content d’être là et cela transparaît dans les films. En France, il y a un côté plus technique, on se rend sur un tournage comme si on allait au bureau, alors que c’est quand même un métier sympa ! Je ne généralise pas, bien évidemment, ni ne parle de tous les tournages que j’ai faits, mais cela se ressent surtout sur les séries françaises. Sur le tournage de <em>Elle</em> en revanche, tout le monde était heureux de faire partie de ce film, même quand il y avait des heures supplémentaires à faire. On sentait que toute l’équipe était fière de travailler sur ce film et avec Paul Verhoeven. <span id="more-24828"></span></p>
<p><strong>Que retirez-vous de l’enseignement de l’Ecole de la Cité ?</strong></p>
<p>Après mes cours de théâtre, j’y ai étudié la réalisation pendant deux ans. J’aime jouer et réaliser. J’écris beaucoup d’histoires que j’aimerais tourner un jour. Cette école m’a permis de rencontrer des jeunes cinéastes, de me faire un réseau, c’est très agréable. </p>
<p><strong>Vos premières expériences ciné sont impressionnantes… Il y a notamment <em>Elève libre</em> de Joachim Lafosse ou <em>Malavita</em> de Luc Besson…</strong></p>
<p>J’avais 15 ans pour <em>Elève libre</em>, j’étais presque inconscient d’être acteur sur le tournage. J’étais juste un adolescent qui faisait un film, je n’y voyais que le bonheur, sans voir l’aspect métier que j’ai maintenant. J’ai eu de la chance ensuite de faire des films complètement différents, indépendants ou des grosses productions. A chaque fois, ça m’a apporté beaucoup. </p>
<p><strong>Comment êtes-vous arrivé sur le projet <em>Elle</em> ?</strong></p>
<p>Par un casting, mais c’était très rapide et très simple, car j’ai eu un appel dès le lendemain pour me dire que j’étais pris. </p>
<p><strong>Qu’est-ce qui était le plus intimidant : arriver sur un tournage dirigé par Paul Verhoeven ou jouer le fils d’Isabelle Huppert ?</strong></p>
<p>J’avais rencontré Paul Verhoeven sur le casting et j’avais pu lui parler pendant les essayages de costumes. C’est un homme très calme, bien loin de tout ce qu’on avait pu me dire sur lui. J’avais un peu plus peur de ma rencontre avec Isabelle Huppert, comme j’interprétais son fils, mais on a eu une très belle relation de jeu, finalement. Dès le premier jour, j’ai compris que tout allait bien se passer. </p>
<p><strong>Etant jeune comédien, vous ont-ils prodigué des conseils ou vous ont-ils traité d’égal à égal ? </strong></p>
<p>D’égal à égal, mais quand Isabelle Huppert me donnait des conseils, je l’écoutais avec les oreilles grandes ouvertes ! Quand quelqu’un comme ça te donne un conseil, tu n’as pas intérêt à faire le malin : tu prends et tu écoutes. </p>
<p><strong>Que retirez-vous de cette expérience ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/elle-paul-verhoeven-affiche.jpg" alt="Elle, de Paul Verhoeven" width="206" height="280" class="alignright size-full wp-image-24231" />Je retiens surtout l’ambiance de tournage. Si un jour je réalise un long-métrage, je veux la même chose : une implication et une concentration exceptionnelles, tout en restant très joyeux. Je retiens aussi Paul Verhoeven dans sa manière de travailler qui donne beaucoup de liberté dans le jeu. Je suis très inspiré par lui, car à son âge <em>[78 ans, ndlr]</em>, il arrive dès 7h30 sur le tournage, avec la banane, il repart à minuit toujours en souriant, il n’est jamais fatigué, ne prend pas de pauses… C’est un monstre de travail. Quant à Isabelle Huppert, j’ai découvert une nouvelle méthode de travail avec elle, que je ne suis pas sûr de suivre, mais c’est impressionnant de la voir faire. Quand elle arrive sur le plateau, elle rentre dans une bulle, une carapace, pour ne pas se laisser divertir par tout ce qui l’entoure. Quand une journée de tournage se terminait, elle rentrait dans sa loge avec une sorte de relâchement. Cette femme ne vit que pour son métier et ses enfants. C’est très impressionnant : elle est sur le plateau toute la journée et le soir, elle va répéter une pièce de trois heures… Après plus de quarante ans de carrière, elle donne toujours autant, grâce à sa méthode de travail. Le dernier jour de tournage, on découvre une autre Isabelle Huppert : la personne et non plus la comédienne, et elle est totalement différente.</p>
<p><strong>Etes-vous surpris de cette nomination aux César ? </strong></p>
<p>Quand mon agent m’a appelé pour me dire que j’étais dans les pré-nominations, je ne m’y attendais pas, car je n’y pensais pas. Puis quand je me suis retrouvé dans les cinq nommés, je n’y croyais pas, car je n’ai qu’un second rôle sur ce film. C’est très encourageant pour moi, mais je suis un gros outsider, là ! </p>
<p><strong>Avez-vous vu les films de vos concurrents ?</strong></p>
<p>J’ai vu <em>Diamant noir</em> et <em>Quand on a 17 ans</em>. Je n’ai pas réussi à voir <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/rester-vertical-alain-guiraudie/" title="Rester vertical, d’Alain Guiraudie">Rester vertical</a></em>, mais j’aimerais beaucoup, ça a l’air bien spécial. J’avoue avoir détesté <em>Diamant noir</em>… J’ai eu l’impression de retourner dans les années 1980-1990 avec une image et un son sales, je ne suis pas du tout rentré dedans. Pour <em>Quand on a 17 ans</em>, d&#8217;André Téchiné, j’ai trouvé les deux comédiens formidables, mais le film est trop dans le réalisme, avec un côté documentaire parfois. </p>
<p><strong>Quels sont les acteurs et cinéastes de votre Panthéon ?</strong></p>
<p>J’aime beaucoup Tom Hardy, James Dean &#8211; la crème de la crème pour moi -, David Fincher, Robert Zemeckis, Jennifer Lawrence… Côté Français, j’aime Vincent Cassel, Kim Shapiron, Luc Besson, Jacques Audiard, Jean-Pierre Jeunet…</p>
<p><strong>Et quels sont vos projets ?</strong></p>
<p>Là je suis en tournage à Liège, je profite de mes deux derniers jours et ensuite, je pars un mois à Los Angeles. Ca fait six ans que je suis à Paris et j’ai envie de voyager, de partir à l’aventure, de découvrir une nouvelle ville. J’ai un agent là-bas, il va me faire passer des castings, on verra bien !</p>
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		<title>Plus fort que les bombes, de Joachim Trier</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2015 07:21:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
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		<category><![CDATA[Norvège]]></category>

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		<description><![CDATA[Bombe propre - Joachim Trier avait déjà gravi les marches du Festival de Cannes en section Un Certain Regard en 2011 pour le très sombre et réussi <em>Oslo, 31 août</em>. Le nom...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Bombe propre</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Louder-than-bombs-de-Trier.jpg" alt="Louder than bombs, de Trier" width="251" height="142" class="alignleft size-full wp-image-21170" />Joachim Trier avait déjà gravi les marches du Festival de Cannes en section Un Certain Regard en 2011 pour le très sombre et réussi <em>Oslo, 31 août</em>. Le nom du cinéaste norvégien, alors quasiment inconnu, n’avait pas tardé à circuler et à devenir l’étendard d’un cinéma scandinave en pleine renaissance. Ce n’est donc une surprise pour personne de voir Trier présenter de nouveau à Cannes, directement en Compétition officielle, ce <em>Plus fort que les bombes</em> très attendu.</p>
<p>Pour l’occasion et pour multiplier les chances du film à l’international, c’est en anglais cette fois que le cinéaste tourne, avec un casting de haut vol : Jesse Eisenberg, Gabriel Byrne, Isabelle Huppert, et un petit nouveau à surveiller de près qu’on pourrait croire tout droit sorti d’un Sofia Coppola, Devin Druid. <em>Plus fort que les bombes</em> nous entraîne dans le sillage d’une famille décomposée depuis la mort de la mère, Isabelle, laissant mari et fils &#8211; au pluriel &#8211; seuls dans le tourbillon de l’éducation. Même si, avec une mère photoreporter plus souvent à parcourir le monde qu’à la maison, l’éducation avait foiré depuis longtemps, les câlins et les confidences cédant la place aux non-dits et aux mensonges. <span id="more-21169"></span></p>
<p>Davantage intéressé par le portrait en puzzle d’un foyer endeuillé que par le pseudo-secret qui entoure la mort d’Isabelle, Joachim Trier livre un film élégant et intelligent, procédant par petites touches pour raconter le passé et les craintes conséquentes du présent. Mais à part quelques séquences oniriques bien pensées, l’ensemble reste très sage, prenant peu de risques, révélant peu d’originalité. Sur le mode du récit en mosaïque, le <em>Portrait d’une enfant déchue</em> de Jerry Schatzberg ou <em>Incendie</em> de Denis Villeneuve s’enfonçaient bien plus loin et imprimaient nos rétines bien plus durablement. <em>Plus fort que les bombes</em>, mais un peu timide.</p>
<p>&nbsp;<br />
Plus fort que les bombes<em> (Louder than Bombs) de Joachim Trier, avec Isabelle Huppert, Jesse Eisenberg, Gabriel Byrne, Devin Druid, Amy Ryan… Allemagne, France, Etats-Unis, 2014. Présenté en compétition au 68e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Valley of Love, de Guillaume Nicloux</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2015 21:31:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>

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		<description><![CDATA[En compétition au 68e Festival de Cannes Qui ? Guillaume Nicloux est un cinéaste dual. D&#8217;un côté des films mineurs &#8211; Le Poulpe, Holiday, La Clef -, de l&#8217;autre quelques...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>En compétition au 68e Festival de Cannes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/valley-of-love-guillaume-nicloux.jpg" alt="Valley of Love, de Guillaume Nicloux" width="280" height="137" class="alignleft size-full wp-image-21160" /><strong>Qui ?</strong><br />
Guillaume Nicloux est un cinéaste dual. D&#8217;un côté des films mineurs &#8211; <em>Le Poulpe</em>, <em>Holiday</em>, <em>La Clef</em> -, de l&#8217;autre quelques œuvres fortes &#8211; <em>Une affaire privée</em>, <em>La Religieuse</em>. Toujours, une singularité du regard, un talent pour la mise en scène et la complexité des personnages. Confiné jusque-là au polar, <em>La Religieuse</em> &#8211; déjà avec Isabelle Huppert &#8211; a prouvé que le réalisateur pouvait aller bien au delà de ce qu&#8217;on attendait habituellement de lui.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
C&#8217;est un film sur le deuil familial qui propulse Guillaume Nicloux en compétition au Festival de Cannes. <em>Valley of Love</em>, ou l&#8217;histoire d&#8217;Isabelle et Gérard, couple séparé, qui se retrouve dans la Vallée de la Mort américaine après avoir reçu une lettre posthume de leur fils. Finalement, le pitch importe moins que les comédiens qui incarnent le couple : Isabelle (Huppert) et Gérard (Depardieu). Deux monuments du cinéma français, qui n&#8217;ont pas tourné ensemble depuis <em>Loulou</em> en 1980. Un gage, si ce n&#8217;est de qualité, au moins d&#8217;une confrontation de haut vol.</p>
<p>&nbsp;<br />
Valley of Love <em>de Guillaume Nicloux, avec Isabelle Huppert, Gérard Depardieu&#8230; France, 2014. Présenté en compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 17 juin 2015.</em></p>
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		<title>La Religieuse, de Guillaume Nicloux</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 12:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
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		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Tu seras une nonne ma fille. Tel est le destin tout tracé et peu désiré de Suzanne, 16 ans. Ses deux sœurs mariées à un homme, un vrai, la voici qui va devoir épouser le Christ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/affiche-religieuse-guillaume-nicloux.jpg" title="La Religieuse, de Guillaume Nicloux" alt="La Religieuse, de Guillaume Nicloux" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11819" />Tu seras une nonne ma fille. Tel est le destin tout tracé et peu désiré de Suzanne, 16 ans. Ses deux sœurs mariées à un homme, un vrai, la voici qui va devoir épouser le Christ à l’insu de son plein gré. Mais si Dieu ne lui a pas donné la foi, ce sera une force intérieure, empreinte de fougue et de liberté, qui va l’animer afin de s’extirper d’une situation dont on ne réchappe pourtant jamais. Entre-temps, elle rencontrera des mères supérieures tour à tour un peu étranges, entre une décatie suicidaire, une jeune sadique acariâtre et une autre un peu trop collante et en manque de câlinous charnels. Tombant de Charybde en Scylla, la rage vissée au cœur et au corps et persuadée que son destin est ailleurs, Suzanne parcourra tout un chemin de croix vers la rédemption…</p>
<p>Qui a dit que Diderot n’était pas (ou plus) moderne ? Son œuvre inachevée qui aurait fait frémir le moins pieux de ses contemporains est ici adaptée au cinéma pour la seconde fois. Si <em>La Religieuse</em> se pare d’une parfaite austérité (pas de maquillage pour les comédiennes, chants en direct, éclairages en lumière naturelle…), le thème de la liberté à l’heure où tant de personnes en manquent encore cruellement à travers le monde (et souvent à cause de dogmes religieux érigés par l’être humain lui-même) sonne toujours douloureusement actuel. <span id="more-11817"></span> Si Guillaume Nicloux surprend en changeant radicalement sa façon de filmer pour ce huis clos parfois étouffant, souvent théâtral, il a su trouver brillamment les comédiennes pour incarner ces femmes que la religion a perdu ou va perdre. La folie, entraînée par l’enfermement, les punitions, les journées qui se ressemblent perpétuellement, n’est jamais très loin du voile. La jeune Pauline Etienne prête ses traits intemporels à Suzanne, lui conférant force, espoir et courage (celui de dénoncer haut et fort à qui de droit ce qu’elle subit sans crainte des représailles). Louise Bourgoin surprend en mère supérieure perverse adepte du cilice qui fait mal et Isabelle Huppert emporte l’adhésion dans des scènes d’anthologie tantôt pathétiques, tantôt émouvantes, dans un rôle empreint de fragilité à laquelle elle ne nous a plus habitués. En attendant d’être plus près de Dieu, soyons plus proches de cette <em>Religieuse</em> dans les salles obscures pour, qui sait, avoir nous-mêmes une révélation ? </p>
<p>&nbsp;<br />
La Religieuse <em>de Guillaume Nicloux, avec Pauline Etienne, Louise Bourgoin, Isabelle Huppert, Gilles Cohen, Agathe Bonitzer, Françoise Lebrun… France, 2012. Sortie le 20 mars 2013.</em> </p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/pz5pp/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Amour, de Michael Haneke</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Oct 2012 06:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est une histoire d'une tristesse insondable et d'une parfaite simplicité. Un chapitre final, en marge d'autres qui, ici, conserveront leur part voilée. Car de la vie d'Anne et de Georges, professeurs...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un grand film d’amour</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/amour-michael-haneke-1.jpg" alt="Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans Amour, de Michael Haneke" title="Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans Amour, de Michael Haneke" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-7153" />C’est une histoire d&#8217;une tristesse insondable et d&#8217;une parfaite simplicité. Un chapitre final, en marge d&#8217;autres qui, ici, conserveront leur part voilée. Car de la vie d&#8217;Anne et de Georges, professeurs de musique au crépuscule de leur existence, on ne saura que peu de choses. Un piano à queue, des livres et disques amoncelés au fil du temps dans un vaste appartement parisien, trahissent une passion et un métier communs ; un album photos, parcouru brièvement lors d’un déjeuner, laisse s&#8217;échapper les échos lointains d’une jeunesse évanouie et donne à entrevoir une trajectoire commune. Anne et Georges sont octogénaires. Ils s’aiment toujours et d’un amour puissant. Et le matin soudain où Anne, ébranlée par une tentative de cambriolage survenue la veille, est victime d’une absence cérébrale conséquente, leur couple doit accueillir la promesse d’une douleur : celle de voir l’être aimé s&#8217;éteindre, à petit feu. <span id="more-6150"></span><br />
<em>« Rien de tout cela ne mérite d’être montré »</em>, dit Georges, digne et dévasté, à leur fille de passage (Isabelle Huppert, toute en raideur contrastée). La triviale cruauté de la situation, pourtant, jamais ne se dérobe à la caméra. Michael Haneke suit, pas à pas, les étapes de ce déclin et filme les liens qui unissent, plus que jamais, ces personnages l’un à l’autre. Jamais la distance, grammaire essentielle de son cinéma depuis <em>Le 7e Continent</em>, n’aura été teintée d’autant de tendresse et de chaleur humaine. Ici, nulle manipulation du regard, mais une pudeur et un respect immense pour ce qui se joue en direct : le soutien, indéfectible, face à l’inexorable et au chagrin.<br />
Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant sont Anne et Georges à l’écran. Deux présences absolues, deux corps vieillissants, mais volontaires &#8211; jusque dans ces deux séquences burlesques, imprévisibles en la circonstance et dans le cinéma de Michael Haneke, où Anne, souriante, virevolte sur un fauteuil roulant dont le contrôle lui échappe, puis celle où Georges tente maladroitement de saisir un pigeon égaré dans leur appartement, une couverture à la main. Et deux voix aux timbres chargés de résonances d’envergure (celle d’<em>Hiroshima mon amour</em>, c’est elle, celle de <em>Un homme et une femme</em>, c’est lui). Elles sont sublimes, leurs voix, singulières et envoûtantes. Leurs personnages, érudits et bourgeois, s’expriment sans défaut et ont les accents de ceux qui ont eu le luxe de pouvoir cultiver leurs pensées, chemin faisant. Leurs phrasés, faits de ruptures et de silences, se déploient dans l’espace et circulent au sein de cet appartement concentrique et des cadres aérés qui en soulignent l’architecture. Ils se tissent aux notes de Schubert, chères aux cœurs des protagonistes, et malgré la stase qui à tout instant menace, c’est un apaisement que ce mariage sonore procure, un bercement, inattendu, aux portes de l’hypnose. C&#8217;est au cœur de chaque son que se tapit, discrète et larvée, la part romanesque de ce beau film musical traqué par le silence continu. Sa charge émotionnelle est considérable et bouleversante. </p>
<p>&nbsp;<br />
Amour<em> de Michael Haneke, avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert. France, 2012. Palme d&#8217;or du 65e Festival de Cannes. Sortie le 24 octobre 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqsvmg?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>In Another Country, de Hong Sang-soo</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 16:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/hong-sangsoo-huppert-another-country.jpg" alt="In Another Country de Hong Sang-soo" title="In Another Country de Hong Sang-soo" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-7212" />Ca ressemble à une jolie bluette que nous susurrerait Hong Sang-soo, mais la comptine s’impose très vite comme un joli clin d’œil à l’imagination, au cinéma et à l’art en général. Dans une station balnéaire, une jeune femme écrit le scénario de trois courts-métrages. Trois variations sur un même thème pour un même personnage, Isabelle Huppert, touriste française charmée par les lieux. Intelligent et plein d’humour, Hong Sang-soo s’amuse à tourner autour de son sujet. Racontant ses histoires sous différents points de vue, se laissant surprendre par ses propres personnages, il offre à Isabelle Huppert une charmante légèreté. <span id="more-6157"></span><br />
Dans <em>Woman on the Beach</em>, <em>Les Femmes de mes amis</em> ou <em>Hahaha</em>, Hong Sang-soo imaginait des cinéastes d’art et d’essai en mal d’inspiration. Ici, il nous dit que la création puise toujours son eau dans le même puits pour arroser le même terreau. Le beau maître-nageur qui compose des chansons d’amour sous sa tente, le petit phare que l’on cherche sans jamais le trouver, le trio amoureux, les maris infidèles, les baisers volés, les problèmes de communication, l’exil, les plages bercées par la brise et les vagues… Autant de motifs récurrents communs aux trois segments d’<em>In Another Country</em> et à ses autres longs-métrages.<br />
Sous son apparente modestie, avec ses plans telles des aquarelles mélancoliques, l’œuvre de Hong Sang-soo révèle donc son lot de petites vérités et grands secrets sur l’âme humaine, sa mélancolie, ses errances, ses doutes, ses rêves…</p>
<p>&nbsp;<br />
In Another Country <em>de Hong Sang-soo avec Isabelle Huppert, Yu Junsang, Yumi Jung&#8230; Corée du Sud, 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes. Sortie le 17 octobre 2012.</em> </p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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