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	<title>Grand Écart &#187; Indonésie</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Mouly Surya</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 10:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveau western Marlina, la tueuse en quatre actes suit les pas d’une femme sur l’île de Sumba en Indonésie. Un homme frappe à sa porte, s’enquiert de son mari. En...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Nouveau western</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Marlina_the_murdere_in_four_acts-3.jpg" alt="Marlina, la tueuse en quatre actes" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25638" /><em>Marlina, la tueuse en quatre actes</em> suit les pas d’une femme sur l’île de Sumba en Indonésie. Un homme frappe à sa porte, s’enquiert de son mari. En son absence (il est mort quelques semaines plus tôt), il revient, accompagné de quelques autres, pour lui dérober son bétail. Mais Marlina ne se laisse pas faire. La tête de son agresseur, qu’elle a tranchée alors qu’il la violait, en guise de trophée, elle entreprend de se rendre en ville, à la police. Sur le chemin, elle rencontre une jeune voisine enceinte, une femme âgée qui se rend à un mariage, une petite fille qui lui rappelle son enfant disparu, le tout en évitant les membres survivants du gang lancés à sa poursuite. Dans des paysages époustouflants, faits de landes et de collines arides avec la mer pour horizon, l’épopée de Marlina s’organise en chapitres, entre vengeance et repentir. Des éléments de western sur un rythme lent et posé, un personnage déterminé et perdu à la fois, une vision résolument féministe. Tels sont les ingrédients du troisième film de Mouly Surya, avec qui l’on découvre le cinéma indonésien.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Le plus surprenant dans votre film, ce sont ces paysages quasi désertiques. Est-ce de là que vient l’idée de donner à cette histoire des allures de western ?</strong></p>
<p>L’île de Sumba est en fait à l’origine de l’histoire. C’est le réalisateur Garin Nugroho qui m’a donné l’idée de l’histoire, qui se déroulait là-bas. Je n’y avais jamais été, je m’y suis donc rendue avec mes producteurs et j’ai été épatée. Pour un film tourné en Indonésie, les gens s’attendent sans doute à des paysages verts, des forêts… C’est aussi ce qui fait de Sumba un endroit vraiment spécial, beau et inattendu. C’est une terre très sèche, ce qui est rare en Indonésie. L’histoire aurait pu se dérouler n’importe où, et elle comportait déjà des éléments de western. En tant que réalisatrice, je pouvais l’emmener partout, mais quand j’ai découvert ce paysage proche du Texas, c’est là que je me suis décidée. Je flirtais avec l’idée d’en faire un western. En voyant ces paysages, ça a été une évidence. <span id="more-25637"></span></p>
<p><strong>C’est une histoire de revanche, comme tout bon western, mais surtout une histoire de légitime défense…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Marlina_the_murdere_in_four_acts-4.jpg" alt="Marlina, la tueuse en quatre actes" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-25646" />Oui, j’aime les sentiments « entre-deux », dans une zone grise. On est dans la fiction avec l’histoire de Marlina, mais cet entre-deux, c’est la vraie vie. Je ne crois pas que lorsque que quelqu’un accomplisse une vengeance, ce ne soit que de la vengeance. C’est ça et d’autres choses. Par exemple, l’actrice m’a demandé pourquoi elle trimballait la tête partout. Je lui ai dit « tu la portes avec fierté, c’est ton trophée, tu as gagné ». C’est le genre de sentiment que je veux introduire dans le film, subtilement. Car en même temps, Marlina est une prisonnière tant que les autres membres du groupe sont à sa recherche. On se situe entre la revanche et la défense, entre la fierté et la culpabilité, entre le deuil de son mari et la volonté de survivre. C’est un film sur ça, sur ces sentiments entre-deux.</p>
<p><strong>Avec cette histoire de vengeance féminine, organisée en chapitres, on pense d’abord à <em>Kill Bill</em>. Mais les deux films ne sauraient être plus différents. Est-ce une référence que vous aviez en tête, peut-être pour justement vous en éloigner ?</strong></p>
<p>J’ai effectivement essayé de rester loin de <em>Kill Bill</em> autant que possible. C’est sûr que quand on pense western, on pense d’abord Tarantino, surtout avec le sabre qu’utilise Marlina, et ce, même si Tarantino n’est pas le premier à avoir utilisé ces thèmes. Mais j’ai essayé de rester fidèle à l’île de Sumba, à l’accent parlé par les acteurs, par exemple, pour arriver au final à quelque chose qui me ressemble, qui soit authentiquement indonésien. Ca n’aurait eu aucun sens de faire un western à l’occidentale.</p>
<p><strong>Vous amenez votre ton, imposez votre rythme. Et le film est (presque) non-violent…</strong></p>
<p>Les films asiatiques ont cette tendance à être plus subtils, à raconter l’histoire plus lentement, à être plus patients. J’ai beaucoup revu de classiques japonais, comme la série des <em>Zatoïchi</em>. Ces films sans presque aucun mouvement de caméra, avec une approche totalement différente. C’est plus de là que venait mon inspiration. Je n’ai pas montré ces films à mon équipe, mais c’est ce que j’avais à l’esprit.</p>
<p><strong>Comment avez-vous défini ce ton à la fois très lent, très tendu et avec une pointe d’humour ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Marlina_the_murdere_in_four_acts-2.jpg" alt="Marlina, la tueuse en quatre actes" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25648" />Je travaille avec le même chef opérateur et le même compositeur depuis mon premier film. On est dans une zone de confort. Donc on essaye de se poser des défis. Dans mes autres films aussi, on me parlait de ce ton un peu excentrique, que j’aime bien et me définit bien. Je voulais pour ce film mélanger la beauté, la tension, la peur. Marlina est mystérieuse et assez imprévisible. C’est peut-être de là que vient l’humour.</p>
<p><strong>Vous brossez le portrait de femmes de chaque génération : une enfant, une femme enceinte, Marlina et la femme du bus, plus âgée. Cette palette de représentations était voulue ?</strong></p>
<p>Ce que je voulais explorer le plus, c’était les stéréotypes de genre. Mais cela s’est fait assez naturellement, on n’avait pas projeté d’avoir toutes les générations. La femme du bus, c’est un genre de femmes qu’on trouve dans toutes les cultures : la femme plus âgée, assez bavarde et forte tête. Concernant la petite fille, il s’agissait surtout de montrer une autre facette de Marlina, qui a perdu un enfant et trouve la paix avec cette enfant rencontrée au hasard, du même âge et avec le même prénom que son fils. En revanche, Novi, la femme enceinte, j’y tenais beaucoup. Elle est en contraste avec Marlina. Marlina est en deuil quand Novi porte la vie. Elle représente la femme traditionnelle qui attend son mari.</p>
<p><strong>C’est aussi un moyen de montrer la solidarité entre ces femmes…</strong></p>
<p>Oui, bien sûr, il s’agit toujours d’être ensemble pour les femmes ! C’est comme ça qu’on est les plus fortes ! Novi n’était pas dans l’histoire originale, c’est un personnage que nous avons ajouté. Je voulais montrer en quoi l’action d’une femme a des conséquences sur l’action des autres femmes. On suit nos mères, on suit nos sœurs, on se passe le flambeau…</p>
<p><strong>C’est donc un film au féminisme revendiqué ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Mouly_SURYA-2.jpg" alt="Mouly Surya" width="187" height="280" class="alignright size-full wp-image-25649" />C’est surtout un film qui montre l’histoire d’une femme. De là à revendiquer le fait de faire un film féministe, je ne sais pas… Même si je tue des hommes dans le film ! Je voulais montrer la force des femmes que j’ai trouvées à Sumba quand j’y ai fait mes recherches. C’est aussi ce qui m’a motivée. J’ai réalisé les privilèges que nous avons en tant qu’habitantes de grandes villes. Quand je suis allée à Sumba, il y avait les femmes d’un côté et les hommes de l’autre. Dans les villages un peu touristiques que nous avons visités, les femmes restaient en arrière quand les hommes buvaient, riaient et se mettaient en avant. C’est une image que je ne pouvais pas me sortir de la tête, cette séparation entre les hommes et les femmes. C’est assez particulier, très traditionnel, et évidemment sexiste. Mais la plupart de l’Indonésie fonctionne comme ça, même dans les plus grandes villes. Au début du film, Markus arrive et demande où est le mari. C’est toujours ce qui se fait : chercher d’abord l’homme de la maison. </p>
<p><strong>N’avez-vous pas eu peur d’un certain manichéisme : les femmes sont bonnes, les hommes sont mauvais ?</strong></p>
<p>Les hommes de mon film sont principalement des voleurs, c’est pour ça qu’ils sont mauvais ! Mais le plus jeune de la bande est plus sympathique, il a un certain sens de l’amitié qui devient d’ailleurs sa faiblesse au cours du film… Je ne voulais pas justement de ce déséquilibre entre des personnages totalement bons ou totalement mauvais. Et puis ce que l’on voit, c’est que les voleurs qui s’intéressent à votre maison frappent d’abord à la porte pour vous prévenir ! Ce sont des voleurs polis ! On en revient à l’entre-deux.</p>
<p>&nbsp;<br />
Marlina, la tueuse en quatre actes<em> de Mouly Surya, avec Marsha Timothy, Dea Panendra, Egi Fedly&#8230; Indonésie, France, Malaisie, Thaïlande, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
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		<title>#62 : Avec Lady Terminator, la parité, ça vous gagne !</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 08:27:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fond de Placard]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Bande-annonce de Lady Terminator aka Nasty Hunter (Pembalasan Ratu Laut Selata en VO), film indonésien réalisé par H. Tjut Djalil. Prenez Terminator de James Cameron, remplacez notre cher Arnold par...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bande-annonce de <em>Lady Terminator</em> aka <em>Nasty Hunter</em> (Pembalasan Ratu Laut Selata en VO), film indonésien réalisé par H. Tjut Djalil. Prenez <em>Terminator</em> de James Cameron, remplacez notre cher Arnold par Barbara Anne Constable (une parfaite inconnue qui n’a joué que dans ce film), rejouez les scènes principales avec moins de moyens, des figurants un peu trop zélés et des effets spéciaux dignes du <em>Voyage dans la Lune</em> de Georges Méliès et vous obtenez un parfait fond de placard.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/9GoHzmS1jNo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>The Raid 2, de Gareth Evans</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2014 07:56:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[arts martiaux]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>The Raid 2</em> révèle chez son réalisateur ce qu'on entrapercevait déjà dans le premier film : un sens inné de l'action doublé d'un talent de mise en scène rare. En DVD depuis le 26 novembre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Eloge de la baston</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/the-raid-2-gareth-evans-affiche.jpg" title="The Raid 2, de Gareth Evans" alt="The Raid 2, de Gareth Evans" width="280" height="141" class="alignleft size-full wp-image-18794" />Enchaînant directement après les événements du premier film, <em>The Raid 2</em> nous montre le jeune flic Rama entraîné par son supérieur dans une lutte sans merci contre la corruption policière. Et pour (littéralement) faire tomber des têtes, il est décidé d’infiltrer Rama dans la mafia locale pour identifier et neutraliser les brebis galeuses. Après avoir gagné la confiance du boss de la mafia et son fils, Rama va se retrouver impliqué au sein d’une guerre de gang impitoyable.</p>
<p>Le pari du réalisateur Gareth Evans est clair dès les premières scènes : étendre l’univers de son coup de poing cinématographique <em>The Raid</em> en proposant une intrigue plus élaborée, différents décors et une galerie de personnages plus étendue. Un pari gagnant en termes de mise en scène car celle-ci est toujours aussi dynamique, rythmée et efficace. Gareth Evans se permet même des scènes de courses-poursuites en voitures (une première en Indonésie !) et réussit amplement à remplir son quota de scènes ultra-spectaculaires. Là où le bât blesse, c’est au niveau du scénario. A vouloir trop élargir son univers, Evans s’empêtre quelque peu dans une intrigue assez confuse, décousue car au service d’une dramaturgie sommaire mais explosée sur une multitude de personnages et de décors. Une faiblesse qui est aussi un des points forts du film… Beaucoup de personnages, certes, mais quels personnages ! Tous immédiatement iconiques, tous mériteraient un film à eux seuls ! Trop de décors ? Peut-être, mais exploités au maximum ! Pas un angle qui ne soit pas le cadre d’un coup, d&#8217;un fight, d&#8217;un face-à-face mortel… <span id="more-18790"></span></p>
<p>Un cinéma généreux donc, peut-être trop, mais ce genre d’excès se pardonne facilement quand il ne s’agit pas de bavures filmiques tels les <em>Transformers</em>. Il n’y a qu’à prendre en exemple la scène de la baston dans les toilettes au début du film. Rama est dans ce lieu ô combien intime, entouré d’une armée de prisonniers et il va les affronter tous, un par un, deux à la fois… Bref, une scène hallucinante, filmée et montée à la perfection, totalement nécessaire ? Peut-être pas, mais efficace et qui entre parfaitement dans le rythme général du film.</p>
<p><em>The Raid 2</em>, c’est l’art de la baston à son plus haut degré. Soutenu à la fois par une mise en scène réfléchie, un montage ultra-précis et des acteurs super investis, le film dépasse ses défauts pour devenir un objet filmique hautement jouissif quoique très très douloureux… Chaque coup est ressenti et quand on vous dit qu’ « ils en prennent plein la gueule » ce n’est pas au sens figuré. On a reproché déjà au premier film d’en faire trop niveau violence, Gareth Evans en rajoute une couche. Pure provocation ? Non, un homme qui se bat au sein d’un milieu ultra-violent sera amené à être ultra-violent. A quoi bon adoucir ce qui est l’essence des échanges dans le milieu que décrit le film ? Même si celui-ci est romancé, même s’il est fictionnel ? Personne ne s’attend à un documentaire mais personne n’attend non plus aucune compassion de qui que ce soit dans un univers sanglant, où la vie d’un homme ne vaut pas grand-chose. En cela, le film est le digne représentant d’une génération qui a grandi avec les jeux vidéo (en termes de narration et de déroulement de récit) : le but ultime, c’est d’arriver au boss final, aller au bout de la mission, coûte que coûte. Chaque adversaire est un obstacle que l’on affronte dans un environnement différent, chacun à ses spécificités (combat à mains nues, armes…) et chacun devra être vaincu pour accéder au niveau suivant.</p>
<p>Mais ce qui pourrait se lire comme une adaptation non-officielle d’un jeu « beat’them up » est transcendé par un élément primordial qui insuffle vie et force à ce film hautement divertissant : les acteurs. Certes, l’acteur principal n’est étrangement pas le plus marquant – au niveau du jeu – même si sa présence et son charisme sont indéniables. Arifin Putra qui joue le fils du patron de la mafia indonésienne, singulier mélange physique entre Bruce Campbell et Byung-hun Lee (<em>A Bittersweet Life</em>) irradie l’écran de son charme et de son talent et donne au film tout le pathos dont il a besoin pour être entièrement satisfaisant. Ajoutez à cela Hammer Girl et son frère qui ont en tout trois lignes de dialogues mais dont chaque apparition est inoubliable, Yayan Ruhian qui en une scène ajoute une dimension mélodramatique à son personnage de clodo/tueur à gages et les acteurs japonais dont la dignité et la fierté font ressurgir des souvenirs de Kitano, et vous avez là un mélange furieux et tourmenté, inégal et bouillonnant qui offre un des plus beaux spectacles de 2014.</p>
<p>Toute la force et l’intelligence du film de Gareth Evans est de ne jamais nier son statut de divertissement tout en y ajoutant une couche d’étrangeté très personnelle. Il y a des ratés, mais le tout est soutenu par une rage et une dynamique qu’il est difficile de lui en vouloir complètement : on est gâté, emporté, gavé de cascades et des combats qui dépassent l’entendement, bref : autant en emporte la baston…</p>
<div class="separation"></div>
<p><strong><br />
Côté bonus du DVD, on est tout aussi fascinés que par le film.</strong> Les bonus de <em>The Raid 2</em> proposent les habituels making of, scènes coupées et rencontres avec l&#8217;équipe, dont notamment une longue interview du réalisateur Gareth Evans et de l&#8217;acteur star Iko Uwais. Et aussi trois documents courts et bien menés sur la genèse du projet, les chorégraphies hallucinantes et la mise en scène tout aussi ahurissante. Mais surtout, on retiendra un documentaire inédit, fourmillant d&#8217;informations précieuses et jubilatoires sur le cinéma d&#8217;action indonésien, quasi inconnu jusque-là par chez nous : <em>Garuda Power, dans le feu de l&#8217;action</em>. 1h16 sur le cheminement du cinéma de genre jusqu&#8217;au phénomène <em>The Raid</em>. Chose appréciable : l&#8217;intégralité des bonus figure sur les deux éditions DVD et Blu-ray, comme ça, pas de jaloux.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Raid 2<em> (The Raid 2 : Berandal) de Gareth Evans, avec Iko Uwais, Julie Estelle, Yayan Ruhian, Arifin Putra&#8230; Indonésie, 2014. Sortie le 23 juillet 2014. Sortie DVD le 26 novembre 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3xzrff/zone/2/"></script></center></p>
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