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	<title>Grand Écart &#187; Hicham Lasri</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>C’est eux les chiens&#8230;, de Hicham Lasri</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 15:08:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 1981, face à la hausse générale des prix, de nombreuses manifestations contre le pouvoir en place eurent lieu au Maroc (les "émeutes du pain"), entraînant dans leur sillage la mort de ces odieux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/c-est-eux-les-chiens-hicham-lasri-s.jpg" alt="C’est eux les chiens... d&#039;Hicham Lasri" title="C’est eux les chiens... d&#039;Hicham Lasri" width="280" height="155" class="alignleft size-full wp-image-13155" />En 1981, face à la hausse générale des prix, de nombreuses manifestations contre le pouvoir en place eurent lieu au Maroc (les &#8220;émeutes du pain&#8221;), entraînant dans leur sillage la mort de ces odieux opposants ou leur disparition de la société purement et simplement, du jour au lendemain. En guise d’évanouissement dans la nature, ils étaient en fait emprisonnés en secret, avec des peines si longues que leurs familles finissaient par perdre espoir et les oublier. C’est ce qui arrive à Majhoul, alias 404 (du numéro de son matricule, qui est devenu sa véritable identité), quinquagénaire hagard muni d’un bouquet de fleurs et d’une roulette à vélo, alors que le Printemps arabe commence à se tarir au Maroc, grâce aux concessions du roi. Une équipe de télévision en recherche de sujet, trouve cet homme perdu et confus et fleurant bon le scoop, tente de mettre à jour son mystérieux passé. D’abord méfiant et déconcerté par ce monde moderne qu’il ne reconnaît plus, considéré comme un mythomane au premier abord, puis comme un ami, Majhoul se laisse aller aux confidences en racontant les événements de 1981, bien déterminé à retrouver sa famille, mais sans posséder le moindre indice en poche. </p>
<p>S’ensuit une quête initiatique filmée caméra à l’épaule façon reportage, d’où s’échapperont des scènes tantôt insolites, tantôt émouvantes, avec des comédiens non-professionnels pour la plupart, à la sincérité désarmante. Si la propagande est omniprésente pour faire comprendre au peuple qu’il vit dans un royaume pétri de libertés, le discours devient tout autre lorsque Majhoul délivre son message, ce qu’il a traversé au cours de ces trente dernières années. <span id="more-13153"></span></p>
<p>Au fur et à mesure des rencontres de son odyssée urbaine, il tombe sur une ancienne maîtresse aguicheuse, des dealers de drogue, des Marocains qui deviennent fous face à la caméra ou qui considèrent le Printemps arabe comme une chimère, ainsi qu’un ancien camarade de classe devenu rédacteur en chef d’un journal au service de l’Etat. Majhoul finit même par se recueillir devant sa propre tombe. Devenu fantôme, la petite roulette à vélo à la main, il collectionne les indices vers son identité pour enfin, comme Thésée suivant le fil d’Ariane, retrouver les siens. <em>C’est eux les chiens</em>, étonnante fiction culottée (qui se termine sur un générique assourdi de heavy metal !) est une parabole de la société marocaine actuelle, qui est parvenue à gérer plus ou moins bien son passé et les révolutions arabes qui ont failli ébranler sérieusement le régime en place. De victime, par son témoignage face caméra, Majhoul devient un rouage de la liberté au sein d’un pays qui lui a pris famille et trente années de sa vie. Grâce à ce système de reportage fictionnel, Hicham Lasri permet de glisser subliminalement sa vision d’un pays en bouleversement permanent, à travers le portrait d’un homme touchant et charismatique (prestation percutante de Hassan Badida) que l’on gardera longtemps en mémoire, sa roulette de vélo à la main.</p>
<p><strong>&raquo; Lire aussi l&#8217;<a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-rencontre-hicham-lasri-eux-chiens-printemps-arabe-cinema/" title="Rencontre avec Hicham Lasri">interview d&#8217;Hicham Lasri</a></strong><br />
&nbsp;<br />
C’est eux les chiens… <em>de Hicham Lasri, avec Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Fijaj et Jalal Bouftaim. Maroc, 2013. Programmation Acid Cannes 2013. Sortie le 5 février 2014.</em> </p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>The End, de Hicham Lasri</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 15:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Attention, un ovni marocain s&#8217;apprête à atterrir dans nos salles. The end est sans doute l&#8217;une des expériences cinématographiques sensorielles et esthétiques les plus abouties que l&#8217;on ait pu voir...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/the-end-hicham-lasri.jpg" alt="The End, d&#039;Hicham Lasri" title="The End, d&#039;Hicham Lasri" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-7420" />Attention, un ovni marocain s&#8217;apprête à atterrir dans nos salles. <em>The end</em> est sans doute l&#8217;une des expériences cinématographiques sensorielles et esthétiques les plus abouties que l&#8217;on ait pu voir ces dernières années, toutes nationalités confondues. Une des plus ultraréférencées, aussi. Il y a du <em>Reservoir Dogs</em> de Tarantino, du <em>Angel-A</em> et <em>Léon</em> de Besson, du <em>Amélie Poulain</em> version trash de Jeunet ou du <em>Doberman</em> de Kounen. Le tout, dans un noir et blanc classe et crasse que ne renierait pas Mondino. Ce beau mélange pourrait donner l&#8217;impression d&#8217;un immense déjà-vu s&#8217;il n&#8217;était question de la nationalité de ce film. En signant un long-métrage dérangeant, violent, sensuel, politiquement incorrect sur toute la ligne, avec des plans dignes des plus grands (envolées lyriques, ralentis, scènes absurdes succédant à des moments de violence sadique), le Marocain Hicham Lasri nous envoie ainsi de bonnes nouvelles de son pays qui ose sortir de son carcan religieux et politique. <span id="more-7412"></span>Dans <em>The end</em>, le héros, Mikha, petit malfrat mutique aussi expressif que Buster Keaton, essaie de convoler avec sa promise, Rita, poupée manga littéralement enchaînée par ses quatre frères, aussi malins que les Dalton en tenue Gaultier. Lesquels sont des braqueurs amateurs, aussi fous que violents, qui se montrent puritains face à l&#8217;idylle de leur petite sœur peu farouche. Le tout sous le regard de Daoud, un commissaire façon Harvey Keitel à la gâchette plus que facile. Tout ce petit monde se rencontre, s&#8217;étripe, se court après, se court dessus, s&#8217;entre-tue avec un plaisir non dissimulé. On y baise aussi, lors de scènes de sexe avec de vrais gens tout nus dedans. <em>The end</em> regorge de symboles et mise parfois plus sur la forme que sur le fond, avec une poésie sombre et touchante, mais un peu fade face à la splendeur de chaque plan. Il dénonce aussi la vacuité de la réalité de son pays, dans un Maroc fantasmé où le chaos est prêt à surgir dès l&#8217;annonce de la mort du roi tant aimé, même si, occidentalisé à l&#8217;extrême, le film pourrait se passer n&#8217;importe où. Car c&#8217;est vraiment dans un ailleurs torturé et irréel que nous emmène Hicham Lasri, un ailleurs désenchanté qui recherche un envol, une lumière qu&#8217;on ne semble trouver qu&#8217;à travers la mort ou le rêve. La violence, brutale et détournée avec humour noir, est un triste rappel à la réalité. La fin est certes au bout du tunnel, mais ça vaut la peine d&#8217;y aller quand même&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
The End <em>de Hicham Lasri, avec Sam Kataner, Salah Ben Salah, Hanane Zoudhi, Nadia Niazi, Malek Akhmiss&#8230; Maroc, 2011. Programmation Acid Cannes 2012. </em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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