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	<title>Grand Écart &#187; fascisme</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Frankenstein&#8217;s Army, de Richard Raaphorst</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Dec 2013 08:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[found footage]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Monsieur Bricolage et ses petits tracas… Gisement scénaristique généreux ou objet de fascination morbide, le IIIe Reich revient régulièrement sur le métier des réalisateurs de séries B à Z pour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Monsieur Bricolage et ses petits tracas…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/12/frankensteins-army-film-affiche-wildside.jpg" alt="Frankenstein&#039;s Army, de Richard Raaphorst" title="Frankenstein&#039;s Army, de Richard Raaphorst" width="199" height="280" class="alignleft size-full wp-image-15322" />Gisement scénaristique généreux ou objet de fascination morbide, le IIIe Reich revient régulièrement sur le métier des réalisateurs de séries B à Z pour effrayer, exciter et même énerver le chaland. Encore récemment, le catastrophique <em>Iron Sky</em> remettait svastikas et savants fous à l&#8217;accent bavarois au goût du jour dans une énième variation prospective, et plutôt futée sur le papier, où il était question du retour sur terre des nazis, soixante ans après leur exil secret sur la face cachée de la Lune. </p>
<p><em>Found footage</em> soviétique et argentique, planté dans les décors désolés du front de l&#8217;Est, <em>Frankenstein&#8217;s Army</em> colle, lui, aux croquenots boueux d&#8217;une escouade d&#8217;éclaireurs bas de plafond de l&#8217;armée rouge qui ont pour particularité, en VO du moins, de vociférer en anglais avec parfois un drôle d&#8217;accent slave &#8211; quand ils y pensent. Puis, de tomber naïvement dans le panneau d&#8217;un message de détresse bidonné &#8211; tiens, comme dans <em>Alien</em> – pour finir débités en salami dans une innovante usine de charcuterie industrielle mariant à merveille l&#8217;organique et le mécanique. <span id="more-15314"></span>Une prouesse orchestrée avec autorité et savante technicité par le docteur Viktor Frankenstein, « petit-fils de » et fournisseur officiel du Reich en « zombots », <em>zom</em> comme zombies et <em>bots</em> comme robots… Une vraie trouvaille. Totalement absorbé par sa tâche, à la fois ingénieur, contremaître et ouvrier, « Herr Doktor » démembre, trépane, décalotte, greffe, assemble et produit consciencieusement, avec une habileté quasi surnaturelle, un vaste catalogue de créatures hybrides qui, débarrassées de leurs vilains oripeaux vintage et de leur « führer » agressive, combleraient à coup sûr ménagères et autres bricoleurs du dimanche comme le fit Edward et ses mains d&#8217;argent en son temps. </p>
<p>Pourtant, au cœur de ce tumulte d&#8217;huile de vidange et de sang frelaté où s&#8217;entrechoquent tripes fraîches et rondelles de 12, se niche une fulgurance tellement puissante qu&#8217;elle collerait une migraine historique aux plus grands historiens de l&#8217;histoire. Une idée de dingue pour en finir avec la guerre et déclarer la paix, un climax métaphysique de haute volée mis en parole et en actes par Frankenstein junior lui-même après une éprouvante heure de film : greffer l&#8217;hémisphère droit d&#8217;un nazi à l&#8217;hémisphère gauche d&#8217;un soviet et vice-versa… De ses mains expertes, le bon docteur se lance à l&#8217;abordage de cette folle expérience. Il réussit avec brio la partie biologique puis se plante lamentablement dans la phase de mise en vie à cause d&#8217;un mauvais dosage électrique… Minable le Franky, pas fichu de réussir dès que ça devient un peu sérieux. De toute façon, ça sent la fin et c&#8217;est tant mieux. Alors, oublions la frustration de cet épisode foireux et projetons-nous dans un monde que Josef Hitler et Adolf Staline ou, plus contemporains, Jean-Marie Ceausescu et Nicolae Le Pen, sauraient rendre meilleur… Scary movie, n&#8217;est-ce pas ! Un petit <em>found footage</em> (de gueule) de plus pour en parler ? Non merci Richard, sans façon.</p>
<p>&nbsp;<br />
Frankenstein&#8217;s Army <em>de Richard Raaphorst, avec Karel Roden, Joshua Sasse, Luke Newberry&#8230; Hollande, 2013. Sortie DVD le 4 décembre 2013 chez Wildside Vidéo.</em></p>
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		<title>Le Sec et l&#8217;humide de Jonathan Littell</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 18:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Hecht</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[fascisme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Passé inaperçu en comparaison du fracas qui avait accompagné la parution des Bienveillantes, Le Sec et l’humide (2008) en est pourtant, plus qu’une prolongation, une amorce théorique. Malgré ses nombreux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/le-sec-et-l-humide.jpg" alt="Le Sec et l&#039;humide de Jonathan Littell" title="Le Sec et l&#039;humide de Jonathan Littell" width="222" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1386" />Passé inaperçu en comparaison du fracas qui avait accompagné la parution des <em>Bienveillantes</em>, <em>Le Sec et l’humide</em> (2008) en est pourtant, plus qu’une prolongation, une amorce théorique. Malgré ses nombreux défauts – thèse parfois confuse, sous exploitée, aux allures de commentaire composé –, ce texte d’à peine plus de cent pages vaut autant pour son analyse du fascisme que pour la riche iconographie qui le complète.<br />
Reprenant les conclusions de Klaus Theweilt dans <em>Männerphantasien</em> (1977), notamment son utilisation de la psychanalyse de l’enfance et de la psychose pour expliquer la flamme intérieure dévorante qui mène au fascisme, Jonathan Littell dissèque le « Moi-carapace » du fasciste, à travers <em>La Campagne de Russie</em> (1949) de Léon Degrelle. Fondateur du mouvement nationaliste wallon Rex, lieutenant-colonel et commandant de la 28e division SS Wallonie, Degrelle aura tout le temps de construire sa légende après-guerre puisqu’il vivra sereinement sa retraite de l’armée au bord de la Méditerranée, jusqu’à sa mort en 1994. En mai 1945, son avion s’écrase au large de San Sebastian, dans une Espagne gouvernée par Franco. A peine remis de ses blessures, encore alité, il se met au travail.<br />
A travers des extraits commentés, Littell se plaît à étudier la prose pompeuse et virile de cet homme obsédé par la défense d’un national-socialisme vaincu depuis peu. Car bien au-delà de la défaite militaire, c’est sa propre dissolution psychique que craint le fasciste, et l’objet de cette <em>Campagne de Russie</em> se mesure à l’aune du lexique employé, opposant sans cesse le Russe barbare (« Rouge », « Soviet », « bolcheviste », etc.) à l’élégant et fragile national-socialiste. L’écriture de Degrelle agit sur son esprit comme le ferait un système immunitaire sur un corps, éliminant les virus, parasites et bactéries pour assurer la survie d’un organisme « sain » – ce que Theweilt appelle la « maintenance du Moi ». D’où l’absolue nécessité de coucher rapidement sur le papier son combat sur le front de l’est, de l’exalter pour mieux (se) (con)vaincre.<br />
Le talent de Littell s’emploie dès lors à vérifier la thèse de Theweilt dans les écrits de Degrelle, ce qui fonctionne malgré un procédé parfois rébarbatif. Si <em>Le Sec et l’humide</em> est maladroit dans sa construction, il parvient pourtant à captiver par sa forme plutôt audacieuse. Soit une étude de cas qui permet à son auteur d’attaquer de biais un pan du IIIe Reich, oscillant sans cesse entre biographie et essai, et évoquant immanquablement l’étude de Klemperer sur le langage du IIIe Reich ou <em>Le Tunnel</em> de Gass et son « fascisme du cœur ». Une nouvelle pierre à l’édifice pour tenter de comprendre ce qui agit dans l’inconscient de ces hommes. Car loin de la bureaucratie et de l’obéissance aveugle, « le fascisme est un mode de production de réalité […] pas une question de forme de gouvernement ou de forme d’économie, ou d’un système quel qu’il soit. » Combattre le fascisme, c’est d’abord lutter contre la malveillance de son cœur.</p>
<p><em><strong>A lire</strong> :  Jonathan Littell, </em>Le Sec et l’humide<em>, Gallimard, collection L’Arbalète, 2008.</p>
<p>Klaus Theweilt, </em>Männerphantasien, Stroemfeld/Roter Stern<em>, 1977. Pas encore traduit en français et disponible en anglais sous le titre </em>Male Fantasies<em>, University of Minnesota Press, 1987.</p>
<p>Victor Klemperer, </em>LTI, la langue du IIIe Reich<em>, Pocket, collection Agora, 2002.</p>
<p>William H. Gass, </em>Le Tunnel<em>, Le Cherche Midi, collection Lot 49, 2007.</em></p>
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