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	<title>Grand Écart &#187; expressionnisme</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le Secret derrière la porte, de Fritz Lang</title>
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		<pubDate>Sat, 10 May 2014 20:11:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Carlotta Films ressort le magnifique <em>Secret derrière la porte</em> en version restaurée. Thriller psychanalytique formidable et pourtant méconnu, il est l'un des sommets de l’œuvre de Fritz Lang...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/secret-derriere-porte-fritz-lang-affiche.jpg" alt="Le Secret derrière la porte, de Fritz Lang" title="Le Secret derrière la porte, de Fritz Lang" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17406" />Après avoir connu l’âge d’or du cinéma muet et livré des films qui deviendront des classiques absolus de l’histoire du cinéma (<em>M le Maudit</em>, <em>Docteur Mabuse</em> ou <em>Metropolis</em>), Fritz Lang, profondément choqué à l’idée d’être récupéré par la propagande nazie, quitte l’Allemagne en 1933. Après une escale en France, où il prend tout de même le temps de tourner un film (<em>Liliom</em>, 1934), il s’exile définitivement aux Etats-Unis l’année suivante. S’engage alors une seconde carrière d’une grande densité où il tourne à rythme soutenu des films de tout genre &#8211; western, aventure, drame social, thriller &#8211; pour tous les grands studios (MGM, RKO, Twenty Century Fox, Universal…). Grand technicien du cinéma et véritable auteur, il imprime à chacun son style baroque et sa virtuosité tout en tirant chaque scénario vers des questionnements universels et profonds sur la nature humaine ou la société. Maître de l’expressionnisme &#8211; où chaque élément composant l’image devient psychiquement signifiant &#8211; fasciné par la démence (<em>Dr Mabuse</em>) et les pulsions criminelles (<em>M</em>), rien de surprenant à ce que Fritz Lang, d’origine viennoise, s’inscrive dès 1944 avec <em>La Femme au portrait</em> dans cette nouvelle tendance de la production US où le thriller se teinte de psychanalyse. Un genre nouveau porté avec brio et succès par Alfred Hitchcock dès son premier film américain, <em>Rebecca</em> (1940) &#8211; conte gothique adapté de Daphné Du Maurier &#8211; puis avec <em>La Maison du docteur Edwardes</em> (1945) et ses séquences oniriques aux décors peints par Dali. <span id="more-17404"></span></p>
<p>Sorti en 1948, <em>Le Secret derrière la porte</em>, thriller psychanalytique et douzième film hollywoodien de Fritz Lang, creuse un peu plus le sillon de ce sous-genre du film noir. Il y est question d’une riche héritière américaine (Celia Barrett, interprétée par Joan Bennett) qui, lors d’un voyage au Mexique, s’éprend follement de Mark Lamphere (Michael Redgrave), un brillant architecte. Après un mariage éclair, la passion cède vite la place au malaise face aux zones d’ombres d’un époux qu’elle ne connaît pas. En s’installant dans la demeure Lamphere &#8211; qui n’est pas sans rappeler le manoir de <em>Rebecca</em> &#8211; Celia découvre, entre autres choses, que son mari a un fils de son ex-femme décédée dans de mystérieuses circonstances. Mark se révèle alors un homme insondable aux comportements étranges ; comme cette passion singulière qui consiste à reconstituer à l’identique dans une aile de la maison des chambres où des meurtres célèbres ont eu lieu. Bien qu’il se plaise à les ouvrir à ses convives, une des chambres reste strictement interdite à toute visite…</p>
<p>Libre variation autour du thème principal de <em>Barbe Bleue</em> de Perrault &#8211; au passage, source intarissable pour tout scénariste en recherche de consistance psycho-analytique &#8211; <em>Le Secret derrière la porte</em> dresse le portrait d’un pervers narcissique submergé par ses pulsions homicides. Fétichiste et manipulateur comme le personnage du conte, il crée les conditions d’un piège retors et animal où l’épouse trop curieuse pour résister à l’interdit se jette naïvement. L’ogre, qui l’avait pourtant prévenue, peut alors légitimement la dévorer… La composition hiératique de Michael Redgrave apporte au personnage de Mark Lamphere une dimension reptilienne glaçante et malsaine. Dans le rôle de la proie promise aux crocs du serpent, Joan Bennett campe une Celia Barrett volontaire qui, malgré son fort tempérament, succombe à une passion aussi impérieuse qu’immature la condamnant à une courte vie. C’est pourtant de ce même caractère, à l’instar de la dernière épouse de Barbe Bleue, qu’elle trouve force et courage, et toujours un peu d’inconscience, pour ne pas se transformer en victime.</p>
<p>Clairs-obscurs d’une beauté sidérante, cadres et mouvements d’appareil somptueux toujours au service de la narration… Dès la séquence d’ouverture, onirique et expressionniste estampillée Fritz Lang, on est littéralement happé par cette intrigue vénéneuse où la précision de chaque détail répond à la compulsion maladive d’un prédateur misérable. Envoûtant film noir au symbolisme sexuel puissant, drame labyrinthique dans les méandres d’un esprit malade &#8211; le manoir et ses chambres &#8211; <em>Le Secret derrière la porte</em> est assurément une référence devenue culte, car très souvent injustement oubliée, du thriller psychanalytique. Malgré des bonus à l’intérêt limité &#8211; à l’exception du document sur la fascination de Fritz Lang pour le crime &#8211; cette édition Blu-Ray HD restaurée et remasterisée est l’occasion parfaite de rendre justice à ce classique du genre en le redécouvrant dans les meilleures conditions.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Secret derrière la porte <em>de Fritz Lang, avec Michael redgrave, Joan Bennett&#8230; Etats-Unis, 1948. Sortie DVD et Blu-Ray remastérisée le 20 mars.<br />
Suppléments : </p>
<ul>
<li></em>Joan Bennett : la « chose enrobée de cellophane »<em> (10&#8242;) : Le rendez-vous manqué entre une comédienne fantasque et son destin de star.</li>
<li></em>« Pourquoi suis-je intéressé par le meurtre ?»<em> (17’) : Mise en images d’un entretien avec Fritz Lang sur sa fascination pour le crime.</li>
<li>Galerie photos.</em></li>
</ul>
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		<title>Plateau télé : semaine du 9 février 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Feb 2014 13:05:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Une semaine riche à la télé, une fois n'est pas coutume. L'angoisse est à l'honneur, qu'il s'agisse de partir à la recherche de sa femme dans les rues de Paris, de préparer l'arrivée inattendue d'un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/cabinet-docteur-caligari-robert-wiene-expressionnisme-arte-s.jpg" alt="Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene" title="Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene" width="280" height="145" class="alignleft size-full wp-image-16199" />Une semaine riche à la télé, une fois n&#8217;est pas coutume. L&#8217;angoisse est à l&#8217;honneur, qu&#8217;il s&#8217;agisse de partir à la recherche de sa femme dans les rues de Paris, de préparer l&#8217;arrivée inattendue d&#8217;un enfant ou encore de donner naissance à un genre avec <em>Le Cabinet du docteur Caligari</em>. La politique est là aussi, sous sa forme la plus tyrannique et violente, avec le portrait d&#8217;Amin Dada, la face sombre de la CIA (et de la télé), ou encore les diatribes incessantes des diplomates à l&#8217;aube d&#8217;une guerre. Une semaine qui balaie les époques et les genres pour se rejoindre dans la dissection de nos propres contradictions.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Frantic</em>, de Roman Polanski – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Sous l&#8217;œil toujours un brin ironique de Roman Polanski, un Américain à Paris, ça donne une confrontation ubuesque avec la bureaucratie policière, Gérard Klein qui abandonne son éternelle veste en velours et sort son plus bel accent anglais, et bien sûr la présence mystérieuse d&#8217;Emmanuelle Seigner. Une valise est échangée, une femme disparaît, Harrison Ford part à sa recherche. Sur la musique d&#8217;Ennio Morricone, il se perd dans les nuits parisiennes. Comme toujours, la mise en scène ciselée de Roman Polanski fait monter l&#8217;angoisse peu à peu, construisant patiemment le labyrinthe que devient Paris, loin des images de cartes postales. Un dédale de rues hostiles, avec pour guide l&#8217;envoûtante Emmanuelle Seigner. <span id="more-16193"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Dernier Roi d&#8217;Ecosse</em>, de Kevin MacDonald – dimanche, 20h40 – Numéro 23</h4>
<p>Venu du documentaire, aidé au scénario par Peter Morgan – le spécialiste britannique de la politique contemporaine (<em>The Queen</em>, <em>Frost / Nixon</em>) – Kevin MacDonald réalise un portrait ambigu d&#8217;Amin Dada, ici incarné par l&#8217;impressionnant Forest Whitaker. En s&#8217;intéressant à la relation, au cœur du film, entre le dictateur et son médecin, il montre un homme de pouvoir, aussi terrifiant que séduisant et charismatique. Le jeune James McAvoy, tout juste sorti de la fac, bercé d&#8217;illusions sur ses velléités humanitaires, tombe sous l&#8217;emprise du tyran, ébloui par sa folie des grandeurs. Plus que le dictateur sanguinaire, c&#8217;est cet aveuglement qui attire Kevin MacDonald. Les contradictions de son personnage, à la fois naïf et conscient des conséquences de ses actes. Ce qui fait qu&#8217;on privilégie sa propre ambition à ses valeurs, ce que l&#8217;on est finalement prêt à faire pour sauver sa peau. L&#8217;arrogance de la jeunesse occidentale face à la violence d&#8217;une Afrique en guerre.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>En cloque, mode d&#8217;emploi</em>, de Judd Apatow – dimanche, 20h50 – 6ter<br />
<em>Supergrave</em>, de Greg Mottola – mardi, 23h15 – M6</h4>
<p>Judd Apatow, réalisateur (<em>En cloque, mode d&#8217;emploi</em>) ou producteur (<em>Supergrave</em>), nouveau nabab de la comédie américaine, a trouvé le parfait dosage entre l&#8217;humour potache et l&#8217;émotion. Finis les bluettes des teen-movies entre la star de foot du lycée et la Prom Queen. Il met en scène des losers, gringalets comme Michael Cera et Christopher Mintz-Plasse ou plus gras comme Jonah Hill et Seth Rogen, certes, mais des losers drôles et attachants. Des antihéros à qui il est enfin temps de rendre justice. Judd Apatow surprend par la finesse qu&#8217;il arrive à insuffler à ses scénarios grivois, un mélange de bêtise et de subtilité. Des dialogues ultra-référencés, hommages incessants à la pop culture, qui donnent naissance à des moments intimes, des relations finement instiguées entre les personnages, sans violons et grande déclaration, mais plus justement, pleines de gêne et de maladresses. La revanche des geeks.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Confessions d&#8217;un homme dangereux</em>, de George Clooney – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Dès sa première réalisation, George Clooney se penche sur la politique et les médias. Avant <em>Good Night and Good Luck</em>, sur le maccarthysme, et <em>Les Marches du pouvoir</em>, au cœur d&#8217;une campagne présidentielle, l&#8217;acteur le plus classe du monde adaptait l&#8217;autobiographie de Chuck Barris, un présentateur de jeux télé qui se dit également tueur à gages pour la CIA. Un peu comme si Patrice Laffont avait une double vie. L&#8217;histoire d&#8217;un homme que personne ne prend au sérieux, y compris quand il confesse avoir tué. Sam Rockwell, acteur bien trop sous-estimé vu par exemple dans le troublant <em>Moon</em> de Duncan Jones, campe ici ce personnage pathétique, et remporte l&#8217;Ours d&#8217;argent à Berlin. Clooney filme cette histoire, écrite par Charlie Kaufman, avec son ironie habituelle, l&#8217;œil amusé (voire moqueur) par ces aventures rocambolesques, entre strass et paillettes et l&#8217;atmosphère plus glaçante de Berlin en pleine guerre froide, sans vraiment déterminer si son personnage dit vrai. A coup sûr, les ambitions d&#8217;un personnage frustré, assouvies ou non.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>In the Loop</em>, d&#8217;Armando Ianucci – mercredi, 22h30 – France 4</h4>
<p>Prolongement de la série de la BBC, <em>The Thick of It</em>, <em>In the Loop</em> plonge dans l&#8217;univers parfois absurde des spin doctors. Ici, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont au bord d&#8217;une invasion en Irak, et tout s&#8217;emballe après un choix de mots malheureux de la part d&#8217;un ministre. Le personnage de Malcolm Tucker, conseiller en communication du Premier ministre, est inspiré d&#8217;Alastair Campbell, le spin doctor de Tony Blair, et interprété par le prochain Doctor Who, Peter Capaldi. Un univers <em>so british</em> donc, où, soyons honnêtes, des rudiments d&#8217;anglais sont un plus pour savourer ces dialogues, forcément ciselés dans un univers où les mots comptent, qui s&#8217;enchaînent à une vitesse impressionnante. Un genre de <em>Borgen</em> sous acide.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Cabinet du docteur Caligari</em>, de Robert Wiene – mercredi, 23h35 – Arte</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/palmares-21e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-2014/" title="Le palmarès du 21e Festival de Gérardmer" target="_blank">Gérardmer</a> vous a plu ? Retour aux sources en forme de bilan, avec le premier film d&#8217;horreur de l&#8217;histoire du cinéma, présenté ici comme il l&#8217;a été lors de la Berlinale ce dimanche, en version restaurée en 4K avec une nouvelle musique de John Zorn. La modernité au service de l&#8217;expressionnisme allemand des années 1920. Figures fantasmagoriques, décors inquiétants, jeux d&#8217;ombres&#8230; tout est source d&#8217;angoisse, rappelant qu&#8217;il n&#8217;est nul besoin de recourir à moult effets spéciaux et débauche d&#8217;hémoglobine pour évoquer les peurs primaires.</p>
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		<title>Häxan, de Benjamin Christensen et Cagliostro, de Richard Oswald</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 17:09:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[sorcière]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Häxan</em> et <em>Cagliostro</em> sortent enfin de l’ombre et des fonds de tiroirs. Tournés dans les années 1920, leur destin s’est cristallisé dans la poussière et l’oubli, mais les œuvres, même les plus confidentielles...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les Grands Illuminés</h3>
<p><strong><em>Häxan</em> et <em>Cagliostro</em> sortent enfin de l’ombre et des fonds de tiroirs.</strong> Tournés dans les années 1920, leur destin s’est cristallisé dans la poussière et l’oubli, mais les œuvres, même les plus confidentielles, ont leur ange gardien. Nettoyés, briqués, remastérisés, les sorcières et le thaumaturge brillent de mille feux. </p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/01/haxan-christensen.jpg" alt="Affiche de Haxan de Benjamin Christensen" title="Affiche de Haxan de Benjamin Christensen" width="195" height="270" class="alignleft size-full wp-image-4878" /><strong><em>Häxan</em> (1922), réalisé par Benjamin Christensen </strong><br />
<em>Disponible en DVD aux éditions Potemkine films/Agnès B</em></p>
<p>Entre 1919 et 1921, le cinéaste suédois Benjamin Christensen dévore les ouvrages traitant de sorcellerie et de chasse aux sorcières. Sa passion du Moyen Age le pousse à s’immerger dans d’obscurs incunables, bréviaires de sorcières et autres manuels de la Sainte Inquisition. De février à octobre 1921, Christensen s’affaire à ce qui deviendra l’un des films muets les plus chers de l’histoire du petit cinématographe mais, surtout, une étude qui encore aujourd’hui fait référence ; la sorcellerie à travers les âges. <em>Häxan</em> déroule une série de tableaux d’une hallucinante beauté, où lumière et ténèbres se fondent et s’entrelacent comme pour mieux rendre les honneurs aux démons et fées de mauvaise vie. La lumière danse. Les suppôts crochus et cornus remontent des enfers accueillis en rois. Christensen pose l’ambiance et n’oublie rien ni personne : le manuel du parfait petit tortionnaire, le diable lubrique, les nonnes masochistes, les vierges folles… <span id="more-4876"></span>Black Sabbat, l’orgie bat son plein ! <em>Häxan</em> est avant tout une œuvre politique qui, fort heureusement, ne tombe pas dans le piège du manichéisme à deux sous mais dénonce les excès d’institutions reconnues par les sociétés de l’époque ; la vieille institution catholique romaine et sa terrible inquisition, ainsi que la moderne institution psychiatrique et ses terribles asiles. Sous ses airs gothiques, <em>Häxan</em> est un bijou du cinéma expressionniste. La Bête immonde trouve refuge dans un magnifique coffret 2 galettes contenant pas moins de trois versions : une première de 87 minutes soutenue par la bande-son de l&#8217;artiste islandais Bardi Johannsson et interprétée par le Bulgarian Chamber Orchestra, la version de 1968 (76’) narrée par William S. Burroughs sur le score du violoniste virtuose Jean-Luc Ponty, et la dernière, cerise sur le gâteau, dure 104 minutes. Ô joie !</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/01/cagliostro.jpg" alt="Affiche de Cagliostro de Richard Oswald" title="Affiche de Cagliostro de Richard Oswald" width="204" height="270" class="alignright size-full wp-image-4879" /><strong><em>Cagliostro</em> (1929), réalisé par Richard Oswald avec Hans Stüwe, Charles Dullin, Alfred Abel…</strong><br />
<em>Disponible en DVD aux éditions Potemkine films/La Cinémathèque française</em></p>
<p>Thaumaturge, alchimiste, aventurier, séducteur, voleur, comploteur, Joseph Balsamo, plus connu sous le sobriquet de &#8220;comte de Cagliostro&#8221; (rien que ça !), a tout vu, tout vécu, tout expérimenté, sauf qu’il n’est jamais devenu marchande de gaufres. Au XVIIIe siècle, Cagliostro s’est illustré en marchand de rêves au sein des cours royales d’Europe. En bon intriguant, l’homme ne soignait pas les pauvres. Non, il préférait hanter les couloirs des demeures majestueuses à la recherche de nobles incrédules prêts à se faire beurrer la raie pour quelques compliments. D’après la légende, Cagliostro a usé et abusé de son pouvoir (guérisseur et spirite) tout comme Raspoutine usera du sien auprès des Romanov. Cagliostro était peut-être un illuminé, mais il était fou de sa femme, fou d’amour, et c’est elle qui tirait les ficelles. <em>Cagliostro</em>, le film, brasse les genres (drame, amour, aventure, cape et d’épée, espionnage…) et les intrigues. La fameuse « affaire du collier », si bien reprise par Alexandre Dumas dans son roman <em>Le Collier de la reine</em> (n’hésitez pas à poursuivre la lecture avec <em>Ange Pitou</em> et <em>La Comtesse de Charny</em>), nourrit l’intrigue principale qui revient sur l’inéluctable chute du combinard à la cour de France. Grandeur et décadence. Aussi trépidant soit-il (quelques ventres mous viennent gâcher la fête, mais réalisé il y a près de 80 ans, Michael Bay, Tony Scott et moi-même pardonnons aisément), la distribution peut faire tiquer et laisse même quelque peu à désirer ; Marie-Antoinette ressemble à une vieille catin et Louis XVI souffre visiblement d’anorexie. Seule la comtesse de La Motte, interprétée par Ilena Meery, donne matière à s’émouvoir. Mais <em>Cagliostro</em> a de la tenue, un charisme certain, c’est l’essentiel. Et cette superproduction européenne d&#8217;accueillir deux futurs génies du septième art, Marcel Carné et Jean Dreville (cliquez <a href="http://www.marcel-carne.com/carne-et-la-presse/articles-ecrits-par-marcel-carne/24-05-29-lorsque-richard-oswald-tournait-cagliostro-in-cinemagazine/" target="_blank" rel="nofollow">ici</a> pour en savoir plus). </p>
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		<title>Eraserhead, de David Lynch</title>
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		<pubDate>Fri, 06 May 2011 10:34:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>

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		<description><![CDATA[1980. La puissance des fleurs a disparu, le nihilisme rigolard du punk aussi. Finie l'insouciance sucrée des <em>sixties</em>, évaporée la rébellion opiacée des <em>seventies</em>. Pour incarner ce changement, l'Angleterre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Black fun</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/henry-eraserhead.jpg" alt="Henry Spencer (Jack Nance) dans Eraserhead de David Lynch" title="Henry Spencer (Jack Nance) dans Eraserhead de David Lynch" width="293" height="211" class="alignleft size-full wp-image-1940" /></p>
<p><strong>1980</strong>. La puissance des fleurs a disparu, le nihilisme rigolard du punk aussi. Finie l&#8217;insouciance sucrée des <em>sixties</em>, évaporée la rébellion opiacée des <em>seventies</em>. Pour incarner ce changement, l&#8217;Angleterre élit une « Dame de fer » à sa tête et s&#8217;en mord déjà les doigts. Aux <em>States</em>, un acteur de westerns s&#8217;apprête à jouer les gros bras contre les sinistres Soviets. Chacun fourbit sa quincaillerie au cas où. La guerre est encore froide, mais l&#8217;ambiance est chaude. En France, les Trente Glorieuses expectorent leur dernier souffle dans un râle interminable, emportant avec elles le plein emploi, l&#8217;échelle mobile, la disco (ouf !) et les lendemains qui chantent malgré une prochaine distribution de roses. La donne est en train de changer, l&#8217;aventure collective s&#8217;achève et cède progressivement la place à un individualisme forcené. La providence se jouera désormais dans les salles de marchés… et tant pis pour la casse. <span id="more-1898"></span></p>
<p>… A la faveur du récent succès populaire de son homme-éléphant, <em>Eraserhead</em>, le premier long métrage labellisé culte de David Lynch, est enfin distribué en France sous le titre commercialement opportuniste de <em>Labyrinth Man</em>.</p>
<p>Pour la jeunesse, l&#8217;horizon se couvre d&#8217;un épais brouillard. Dans les bahuts, tout le monde commence à parler de filières avec ou sans débouchés. Réussir en mathématiques ou en sciences physiques, c&#8217;est déjà réussir sa vie, alors qu&#8217;elle vient à peine de commencer ; l&#8217;avenir sera technologique ou ne sera pas. Heureusement, les radios vont bientôt être libres et l&#8217;esprit punk a décomplexé et débridé la créativité des <em>kids</em>. Le noir devient la couleur étendard. L&#8217;époque est triste mais bouillonnante. Le pessimisme se fait combatif. Cette nouvelle ère glaciaire installe sa froide bande-son <a href="#playlist">(1)</a> aux accents synthétiques et ses angoissantes images monochromes. <strong><em>Eraserhead</em> sera l&#8217;un de ses manifestes.</strong> <em>Black fun</em>.</p>
<p><strong>1983</strong>. Cela fait maintenant trois ans que <em>Eraserhead</em> (qui, au passage, a retrouvé son titre en VO) est à l&#8217;affiche d&#8217;un cinéma du 13e arrondissement de Paris. Fidèle à son concept originel, le film est programmé tous les samedis soir à minuit. « <em>Midnight movie</em> » oblige. <strong>Immergé dans la « <em>subculture</em> » de l&#8217;époque, je me dois d&#8217;en être sous peine de perdre mes galons de caporal de la new wave. </strong><br />
Totalement fasciné par ce « machin » auquel je ne comprends rien et grisé comme par un manège à sensations fortes, je rééditerai l&#8217;expérience de nombreuses fois, avec toujours pour ouvrir le bal <em>Le Bunker de la dernière rafale</em> <a href="#ref">(2)</a> en lever de rideau. Pour la petite histoire, quand <em>Eraserhead</em> attirait ses silencieux processionnaires vers l&#8217;austère 13e, simultanément, son jumeau de minuit, le <em>Rocky Horror Picture Show</em> <a href="#ref">(3)</a>, invitait ses turbulents disciples à jouer du cotillon et de la langue de belle-mère dans le festif 5e arrondissement. Choisis ton camp camarade ! Glam ou cold wave, rouge vermillon ou noir profond, comédie musicale ou cauchemar postindustriel, extraverti ou introspectif, Meat Loaf ou Ian Curtis.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/01/eraserhead-bebe.jpg" alt="Le monstrueux bébé de Eraserhead" title="Le monstrueux bébé de Eraserhead" width="300" height="200" class="alignright size-full wp-image-1953" />… Lors d&#8217;un étrange repas chez les parents de son ex-fiancée, où la volaille se vide de son sang comme une femme perd les eaux, Henry Spencer (interprété par le fidèle Jack Nance, qui sera de presque tous les tours de train fantôme lynchiens) apprend qu&#8217;il est père. « L&#8217;enfant », lourdement prématuré, est monstrueux. Sous la pression, l&#8217;improbable famille s&#8217;installe dans son petit appartement. Incapable de faire face, la mère abandonne rapidement le foyer. Henry se retrouve alors seul pour s&#8217;occuper de son abominable progéniture. Henry est nerveux, très nerveux. <strong>Une pin up peroxydée à grosses joues vit dans son radiateur, des poulets rôtis font la ronde, un type inquiétant et pustuleux actionne tranquillement une machinerie invisible.</strong> Le psychisme d&#8217;Henry se délite, à l&#8217;image des décors extérieurs (La ville est ici réduite à une sinistre friche industrielle) qu&#8217;il arpente fiévreusement. Au cœur de sa hantise, il y a cette innommable chose en langes qui braille à lui en faire exploser les synapses…</p>
<p><strong>Alors c&#8217;est quoi, <em>Eraserhead</em> ?</strong> Un drame onirique sur les affres de la paternité, sur les angoisses du quotidien, sur l&#8217;engagement amoureux et le passage à l&#8217;âge de responsabilité ? Sans doute, mais abordé de façon désinvolte et distanciée, à la marge. <strong>Le seul et unique enjeu est de fabriquer des images mentales, de mettre en scène cauchemars et fantasmes comme autant d&#8217;étapes d&#8217;un voyage immobile dans les tréfonds d&#8217;un cerveau malade.</strong> Ici, pas l&#8217;ombre d&#8217;une référence à un maître du septième art, tout au plus une vague réminiscence du cinéma expressionniste allemand des années 1930 (noir et blanc granuleux, travail de la lumière et cadrages suggestifs) ne vient cajoler le cinéphile dans le sens du travelling. Bien joué, David ! </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/eraserhead-affiche.jpg" alt="Affiche de Eraserhead, de David Lynch" title="Affiche de Eraserhead, de David Lynch" width="300" height="192" class="alignleft size-full wp-image-1941" />Film concept, installation d&#8217;art contemporain ou encore performance de vidéaste (bien plus talentueux que tous ceux qui pullulaient à la même époque), la démarche, l&#8217;idée plastique précédant la construction narrative, est à contre-courant des méthodes cinématographiques traditionnelles. <strong>Tout part d&#8217;une idée, d&#8217;une image, d&#8217;un flash qui viendra soumettre la narration en la réduisant à un rôle utilitaire de vecteur.</strong><br />
Ce cinéma cérébral, faussement intellectuel et à l&#8217;humour (noir) bien trempé, bouleverse la grille de lecture habituelle du spectateur rationnel qui cherche, dans un réflexe quasi pavlovien, à mettre du sens sur chaque image et son coucher sur la pellicule.<br />
David Lynch, qui de son propre aveu n&#8217;est pas cinéphile, prouvera tout au long de sa carrière qu&#8217;avant d&#8217;être cinéaste, il est artiste. Le cinéma n&#8217;étant qu&#8217;une matière, parmi d&#8217;autres, lui permettant d&#8217;animer et de sonoriser ses créations. <strong>Il est une sorte de Jérôme Bosch multimédia (ça marche aussi avec William Blake ou Edvard Munch), metteur en scène de ses propres obsessions, un « <em>dream catcher</em> » pervers qui libérerait les cauchemars après les avoir capturés.</strong> Pour certains, on est face à du cinéma de foire (justement, n&#8217;était-ce pas sa nature première ?) orchestré par un faiseur cynique et manipulateur, pour d&#8217;autres c&#8217;est l&#8217;œuvre complexe et passionnante d&#8217;un artiste singulier. </p>
<p>… « <em>In heaven everything is fine, in heaven everything is fine, you got your good dreams and I got mine</em> », chante, en minaudant face caméra, la fille du radiateur, blonde platine aux joues boursouflées de latex. Sur sa planète, l&#8217;homme au visage ravagé actionne placidement les leviers du destin. Henry Spencer va bientôt disparaître, s&#8217;effacer dans un fracas assourdissant de forges en fusion. Flash de fin.</p>
<p>2011. Ce qui se tramait dans les années 1980 s&#8217;est confirmé ; l&#8217;individualisme façon <em>survivor</em>, la prise de pouvoir par les salles de marchés, la technologie dévorante, plus assez de travail pour tout le monde… <em>What else</em> ? David Lynch est devenu un cinéaste reconnu et toujours reconnaissable à qui je serai éternellement reconnaissant d&#8217;avoir su égayer mes samedis soir. <em>Black fun</em> ! </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>PS :</strong> Les paillettes ont gagné ! <em>The Rocky Horror Picture Show</em> est encore et toujours à l&#8217;affiche… dans la même salle. No fun.</p>
<p>&nbsp;<br />
<a href="#playlist" name="playlist" id="playlist"></a></p>
<p><em>(1) Petite playlist utile pour se mettre dans l&#8217;ambiance (cliquez sur les titres pour les écouter) :<br />
« <a href="http://www.deezer.com/listen-4304345" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">A Touching Display</a> » de Wire, extrait de </em>154<em> (1979).<br />
« Decades » de Joy Division, extrait de </em>Closer<em> (1980).<br />
« Crowds » de Bauhaus, extrait de </em>In The Flat Field<em> (1980).<br />
« Show Of Strength » de Echo &#038; The Bunnymen, extrait de </em>Heaven Up Here<em> (1981).<br />
« <a href="http://www.deezer.com/listen-948748" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">In Power We Entrust The Love Advocated</a> » de Dead Can Dance, extrait de </em>Dead Can Dance<em> (1984).<br />
« <a href="http://www.deezer.com/listen-3522436" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">Empire Song</a> » de Killing Joke, extrait de </em>Revelations<em> (1982).<br />
« <a href="http://www.deezer.com/listen-908889" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">One Hundred Years</a> » de The Cure, extrait de </em>Pornography<em> (1982).<br />
<a href="#ref" name="ref" id="ref"></a>(2) </em>Le Bunker de la dernière rafale<em> de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet (court métrage, France, 1981).<br />
(3) </em>The Rocky Horror Picture Show<em> de Jim Sharman (USA, 1975).</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Miscellanée #5 : Éloge du ratage</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 13:42:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Monty Python]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>

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		<description><![CDATA[Inventifs, réactifs, passionnés, les cinéastes sont prêts à tout pour sauver un film face aux difficultés de tournage. Et de ces défis sont nées quelques-unes des plus grandes idées de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/Steven-Spielberg-dents-mer-2.jpg" alt="Steven Spielberg sur le tournage des Dents de la mer" title="Steven Spielberg sur le tournage des Dents de la mer" width="300" height="188" class="alignleft size-full wp-image-1462" />Inventifs, réactifs, passionnés, les cinéastes sont prêts à tout pour sauver un film face aux difficultés de tournage. Et de ces défis sont nées quelques-unes des plus grandes idées de cinéma. Tout génies qu&#8217;ils sont, les Monty Python ont commencé par vouloir avoir des chevaux dans <em>Monty Python sacré Graal</em> avant, faute de moyens, de se résoudre à les symboliser par le bruit de deux noix de coco s&#8217;entrechoquant (un cours dispensé par The Ministry of Foods par <a href="http://www.youtube.com/watch?v=QkCZRnB3VFg" rel="shadowbox[sbpost-1461];player=swf;width=640;height=385;" target=_blank><u>ici</u></a> ou un débat sur la présence de noix de coco en Angleterre <a href="http://www.youtube.com/watch?v=zqtS9xyl0f4&#038;feature=related" rel="shadowbox[sbpost-1461];player=swf;width=640;height=385;" target=_blank><u>là</u></a>). </p>
<p>De la même manière, Steven Spielberg avait l&#8217;intention de montrer la cruauté de l&#8217;animal et de ses mâchoires dès le début des <em>Dents de la mer</em>, avant que l&#8217;animatronic ne décide de boycotter la scène. Absent jusqu&#8217;à la lutte finale, le requin devint alors le poisson le plus flippant du cinéma (la preuve <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ucMLFO6TsFM" rel="shadowbox[sbpost-1461];player=swf;width=640;height=385;" target=_blank><u>ici</u></a>). </p>
<p>Déjà, Robert Wiene dans <em>Le Cabinet du docteur Caligari</em> avait donné naissance à l&#8217;expressionnisme allemand en compensant un manque de moyens : devant l&#8217;impossibilité de construire de réels décors, le chef décorateur a peint des tableaux et réalisé une perspective à la main pour donner un peu de profondeur&#8230; Ce qui donne ce que nous connaissons : la déformation de la réalité ensuite réutilisée et montée au sommet par Lang, Murnau, Wegener&#8230;</p>
<p>Et une petite citation pour clore cette miscellanée : « Il y a très peu de vrais ratés. De ratés réussis », Georges Perros, <em>Pour ainsi dire</em>, 2004.</p>
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