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	<title>Grand Écart &#187; Egypte</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Yomeddine, d&#8217;A. B. Shawky</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2018 15:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
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		<category><![CDATA[road movie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les preux cavaliers</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26240" alt="Yomeddine" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/YOMEDDINE.jpg" width="210" height="280" />Il faut bien l’avouer, depuis quelques semaines, alors que la seule information disponible sur <em>Yomeddine</em> était qu’il s’agissait d’un road-movie égyptien avec des acteurs lépreux non professionnels, les fantasmes et les blagues de mauvais goût allaient bon train. L’âne &#8211; c’est un road-movie en charrette -, <em>Shrek</em> (<em>« on est bientôt arrivé ? »</em>), les personnages à plusieurs couches, les momies, tout y est passé. Malheureusement, ce pitch intrigant débouche sur un film des plus classiques. Un homme, lépreux et habitant d’une léproserie depuis son enfance, se décide à prendre la route pour retrouver la famille qui l’y a déposé. Dans sa charrette, se cache un jeune orphelin surnommé Obama (<em>« comme le gars de la télé »</em>, dit-il drôlement). L’amitié forcée entre les deux personnages se transforme bien entendu au fil de la route et des épreuves en authentique famille recomposée. Malgré l’originalité du projet, sa volonté de montrer une Egypte différente &#8211; même la pyramide que les personnages croisent n’est pas de celles qui attirent les touristes &#8211; et d’alerter sur la situation d’une maladie plus sociale que médicale, <em>Yomeddine</em> donne une sacrée impression de déjà vu. La rencontre entre un marginal ou un personnage en rupture de ban et un enfant lui aussi isolé est un grand classique. La conclusion d’un retour chez soi après toutes ces aventures et la découverte de soi-même en est un autre, presque aussi vieux que le cinéma (<em>« There’s no place like home »</em>, l’une des premières répliques célèbres, tirée du <em>Magicien d’Oz</em>). <span id="more-26239"></span>Entre les deux, les deux personnages vivent des péripéties plus ou moins grotesques &#8211; mais l’humour tombe souvent à plat &#8211; et ne sont bien accueillis que par d’autres exclus. Le reste du monde les rejette, poussant même Beshay, le personnage principal, à crier <em>« Je suis un être humain ! »</em> face à la violence qu’il subit dans un train &#8211; réplique que l’on ne peut plus dire sérieusement depuis <em>Elephant Man </em>(surtout quand le personnage est lépreux). Reste enfin la musique assourdissante, venant surligner chaque moment d’émotion ou d’aventure, rendant le film aussi pataud que le cul-de-jatte rencontré dans les rues par nos deux aventuriers. Dommage, car les ambitions du film promettaient bien plus.</p>
<p>&nbsp;<br />
Yomeddine<em> d’A. B. Shawky, avec Rady Gamal et Ahmed Abdelhafiz. Egypte, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Les Femmes du bus 678, de Mohamed Diab</title>
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		<pubDate>Thu, 31 May 2012 14:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
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		<description><![CDATA[Après le succès du remarquable <em>Une séparation</em> en 2011 de l'Iranien Asghar Farhadi, voilà un petit film qui en dit long sur la condition et la difficile émancipation de la femme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/femmes-bus-678-mohamed-diab.jpg" alt="Les Femmes du bus 678, de Mohamed Diab" title="Les Femmes du bus 678, de Mohamed Diab" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7892" />Après le succès du remarquable <em><a href="/cinema/une-separation-asghar-farhadi/" target="_blank">Une séparation</a></em> en 2011 de l&#8217;Iranien Asghar Farhadi, voilà un petit film qui en dit long sur la condition et la difficile émancipation de la femme. Nous sommes cette fois en Egypte, à la veille des événements de la place Tahrir. Un premier long-métrage saisissant réalisé par Mohamed Diab, jeune cinéaste engagé, et produit par la chanteuse populaire Boushra qui interprète Fayza, le rôle principal. A l&#8217;origine, un fait divers. En 2008, pour la première fois une femme a porté plainte et obtenu trois ans d&#8217;emprisonnement pour son agresseur sexuel. Fiction et réalité vont très vite se confondre, et le film de jouer un rôle dans les mutations du pays puisque, depuis sa sortie en Egypte et son énorme succès, une loi sur «les harcèlements sexuels» a vu le jour (jusque-là on ne parlait que d&#8217;«agressions») et des procès ont fleuri. Un film utile donc, mais pas seulement. Un objet cinématographique brillant. Qui ne démontre pas et évite les écueils de la caricature.<span id="more-7872"></span></p>
<p>Trois femmes, trois combats qui s&#8217;entrecroisent par une mise en scène ingénieuse. Trois destins réunis par un même refus de subir. Il y a Fayza, mariée, voilée, pauvre, qui, dans le bus, est victime d&#8217;agressions sexuelles quotidiennes. De la part d&#8217;hommes machos, grossiers qui jouent à «frotti-frotta», avec pour seule caution de leur bonne foi, le citron glissé dans leur poche pour masquer leur érection et leur vile pulsion. A bout, outragée dans sa condition de femme et d&#8217;épouse &#8211; elle ne veut plus que son mari la touche -, elle décide d&#8217;agir, d&#8217;abord seule. Poussée au départ par son instinct, elle préméditera ensuite son geste libérateur : piquer les agresseurs avec une aiguille là où ça fait mal : leur sexe. Seba, quant à elle, est plus libre, plus féminine, plus intellectuelle. Mais un jour, agressée lors d&#8217;une manifestation, elle se retrouve rejetée par son mari. L&#8217;infâme, c&#8217;est l&#8217;impuissance de l&#8217;homme à se mettre à la place de sa femme. Il se pose en bafoué, incapable de vivre avec la «souillure» de son épouse. Enfin, il y a Nelly. Elle est jeune, libre, rebelle (elle fait du stand-up). Après s&#8217;être fait violenter dans la rue, elle veut porter plainte. Elle ira au bout malgré la pression de ses proches qui le vivent comme un déshonneur. </p>
<p>Toutes les trois sont en lutte. Contre les hommes. Contre la société. Mais loin de la caricature, le réalisateur porte un regard lumineux et nuancé sur les maux qui ulcèrent son pays. D&#8217;une part, les femmes ne sont pas montrées comme un bloc soudé : toutes ne veulent pas s&#8217;émanciper, à l&#8217;image de la collègue de Fayza qui prend le bus pour s&#8217;offrir aux hommes et éventuellement trouver un mari. Certaines sont gagnées par le désir de se confier mais restent muettes lors des groupes de parole organisés par Seba. Quant à nos trois héroïnes, elles se comprennent, s&#8217;entraident, se jugent et se déchirent tour à tour. D&#8217;autre part, les hommes ne sont pas tous des gros dégueulasses. Ainsi, deux contrepoints sympathiques à la bestialité de la gent masculine : le flic, qui comprend et protège les femmes, même s&#8217;il ne fait rien véritablement pour les aider. Et le petit copain de Nelly, qui finit par la soutenir dans son combat. Enfin, au-delà des violences faites aux femmes, c&#8217;est toute la société égyptienne qui est passée au crible : le couple, la misère économique (présentée comme terreau des agressions, puisque sans boulot les hommes ne peuvent se marier et sont ainsi sexuellement frustrés), la fragile solidarité entre les femmes et leur douloureuse émancipation. Tout cela porté par une belle interprétation, des dialogues bien écrits et une bonne dose d&#8217;humour malgré la gravité du propos.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Femmes du bus 678 <em>de Mohamed Diab avec Bushra Rozza, Nelly Karim, Nahed El Sebai, Omar El Saeed&#8230; Egypte, 2011. Sortie le 30 mai 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xr6hal?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>La Vierge, les Coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 10:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>« T'as vu la Vierge ou quoi ? »</em> Si vous répondez par la négative, Namir Abdel Messeeh va tenter de vous démontrer le contraire, avec <em>La Vierge, les Coptes et moi</em>, son faux-vrai documentaire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/vierge-coptes-moi-messeeh.jpg" alt="La Vierge, les Coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh" title="La Vierge, les Coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-6993" /><em>« T&#8217;as vu la Vierge ou quoi ? »</em> Si vous répondez par la négative, Namir Abdel Messeeh va tenter de vous démontrer le contraire, avec <em>La Vierge, les Coptes et moi</em>, son faux-vrai documentaire (ou l&#8217;inverse). Ce qui commence comme un prétexte (tiens, si on retournait en Egypte, sur les terres natales, pour y recueillir les témoignages de personnes qui ont assisté aux dernières apparitions de la Vierge Marie, dont celle filmée et diffusée sur Youtube ?) devient une quête initiatique sur ses propres origines et sur la guerre fratricide que se livrent entre eux les Coptes (les chrétiens égyptiens) et les musulmans, tous réunis pourtant face à cette apparition mariale publique. Namir Abdel Messeeh n&#8217;est pas le seul à nous avoir déjà fait le coup de ces documentaires dont on se demande ce qui est spontané ou relève du jeu (mise en abyme, le réalisateur est ainsi filmé pendant qu&#8217;il filme ; les répliques paraissent préparées et les péripéties qui l&#8217;attendent semblent téléphonées, soutenues par une petite musique guillerette que ne renierait pas Sacha Baron Cohen)<span id="more-6991"></span>. Même s&#8217;il use de sa caméra numérique et de Skype pour changer les angles et apporter un peu plus de crédibilité à son propos. Lequel n&#8217;est pas toujours des plus limpides, à force de se diriger dans de trop nombreuses pistes, toutes plus intéressantes les unes que les autres au demeurant. Le tout, étonnamment sous-titré en anglais. Tout bascule pourtant dans la deuxième moitié du film, lorsque le producteur, resté en France, décide d&#8217;annuler le projet et que la mère envahissante de Namir s&#8217;invite pour finir ce qui était commencé. Et mère et fils de provoquer une fausse apparition de la Vierge dans leur village d&#8217;origine. Toutes les générations, d&#8217;abord interloquées par pareil blasphème, se prêtent au jeu, avec casting pour trouver une Marie plus réelle que nature, drap vert pour l&#8217;incrustation des effets spéciaux et tout le toutim. Le film prend alors toute son ampleur et sa dimension émotionnelle. Il était temps. Le miracle arrive sur le tard. Mais il arrive tout de même. On attend donc de ce réalisateur en herbe de tourner un long-métrage entièrement fictionnel, afin de découvrir ce que l&#8217;on entrevoit ici, un peu de lumière dans le chaos et un sens de l&#8217;esthétique particulièrement réussi lorsqu&#8217;il filme son pays. </p>
<p>&nbsp;<br />
La Vierge, les Coptes et moi, <em>de et avec Namir Abdel Messeeh. France, Qatar, 2012. Programmation Acid Cannes 2012. Sortie le 29 août 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Après la bataille, de Yousry Nasrallah</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 08:15:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est vrai : <em>Après la bataille</em> est épars, maladroit, parfois grossier, et les comédiens ne remporteront probablement pas de prix d’interprétation. Mais le film de Yousry Nasrallah est touchant...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/apres-la-bataille-yousry-nasrallah.jpg" alt="Nahed El Sebaï et Menna Chalaby dans Après la bataille, de Yousry Nasrallah" title="Nahed El Sebaï et Menna Chalaby dans Après la bataille, de Yousry Nasrallah" width="280" height="169" class="alignleft size-full wp-image-6860" />C’est vrai : <em>Après la bataille</em> est épars, maladroit, parfois grossier. Les comédiens ne remporteront probablement pas de prix d’interprétation, et la caméra tremble plus qu’à son tour. Mais le film de Yousry Nasrallah est touchant. La rencontre entre Reem (Menna Chalaby), jeune publicitaire reconvertie dans le journalisme militant depuis la révolution, et Mahmoud (Bassem Samra), cavalier sans le sou manipulé par le gouvernement, représente davantage qu’une simple histoire amoureuse : c’est le choc de deux cultures, celle moderne et contestataire, moteur du soulèvement populaire, et celle assujettie à l’autorité, qui préfère conserver ses acquis plutôt que de risquer tout perdre.<span id="more-6179"></span> En temps réel, Nasrallah saisit le parfum de révolte qui envahit les pays arabes depuis un an. Le cinéaste ne se contente pas de suivre les événements, il croque la vie dans un pays sexiste et corrompu : la difficulté d’être une femme (les réunions de femmes auxquelles participe Reem), l’expropriation de populations entières au profit d’un Etat autoritaire et violent (l’aberrante construction du mur de Nazlet El-Samman) , une société à deux vitesses (l’ultramodernité des quartiers chics du Caire et l’extrême pauvreté de la banlieue)&#8230; Yousry Nasrallah revendique avoir réalisé une œuvre de fiction, mais il y mêle les véritables images des manifestations récentes. Grâce à la technologie (vidéo mobile, Internet), l’isolement est restreint et l’Occident aura pu suivre le « printemps arabe » ; mais notre société a toujours des difficultés à appréhender un mouvement social et culturel si éloigné et si large. Yousry Nasrallah, didactique, propose de revivre ces éléments par la lucarne, et embrasse le collectif par l’entremise d’individus qui vont apprendre à se battre. Même si <em>Après la bataille</em> manque parfois de crédibilité, peu importe ; la propre technologie qu’utilise le cinéaste dans son film va bien au-delà de celle qui nous a permis de voir, en boucle, le sentiment révolutionnaire naître en Egypte. Un témoignage lucide et poétique d’une histoire en cours.</p>
<p>&nbsp;<br />
Après la bataille<em> de Yousry Nasrallah, avec Menna Chalaby, Bassem Samra, Nahed El Sebaï, Salah Abdallah&#8230; Egypte, 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/categorie/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqv4to?hideInfos=1"></iframe></center></p>
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