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	<title>Grand Écart &#187; course-poursuite</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rush, de Ron Howard</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 14:20:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si Niki Lauda et James Blunt ont effectivement été au coude-à-coude lors du championnat du monde 1976, le mythe construit par Ron Howard dans <em>Rush</em> doit beaucoup à l’écriture de son scénariste...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/affiche-rush-ron-howard-james-hunt-niki-lauda.jpg" alt="Rush, de Ron Howard" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14669" /></p>
<p>Poussé par sa soif de raconter (ou d’argent), le cinéma s’empare de tous les grands mythes. Hier Claude François (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cloclo-claude-francois-florent-emilio-siri/" title="Cloclo, de Florent-Emilio Siri">Cloclo</a></em>), Ip Man (<em>The Grandmaster</em>), Hannah Arendt ou même <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ayrton-senna-asif-kapadia/" title="Senna, d’Asif Kapadia">Ayrton Senna</a>, c’est aujourd’hui à Lady Di (<em>Diana</em>) et à Niki Lauda de servir la cause du septième art. Niki Lauda, c’est le héros de <em>Rush</em>, ou l’histoire vraie de la rivalité sportive entre deux pilotes de formule 1. Si l’Autrichien Niki Lauda (ici incarné par le génial Daniel Brühl) et l’Américain James Blunt (contre toute attente, un Chris Hemsworth parfait) ont effectivement été au coude-à-coude lors du championnat du monde 1976, le mythe construit par Ron Howard doit beaucoup à l’écriture de son scénariste.</p>
<p>Débuter le film par la tragédie du 1er août 1976 – le terrible accident du pilote autrichien sur le tracé du Nürburgring – permettait d&#8217;ailleurs de laisser immédiatement libre cours aux grands thèmes qui allaient suivre : la rédemption, la rivalité qui évolue en fraternité, le courage (celui de perdre autant que de gagner) et la détermination. Un déroulement classique, qui aurait pu confiner à l’ennui, s’il n’y avait deux éléments forts : d’abord, le talent de Ron Howard pour filmer la puissance des courses auto des années 1970. Caméra embarquée, ralentis spectaculaires, sons tonitruants et images saturées de détails. <span id="more-14663"></span>Ensuite, celui qui avait commencé sa carrière de réalisateur avec <em>Lâchez les bolides</em> chez Roger Corman n’oublie pas pour autant de donner à ses personnages et son sujet une vraie épaisseur : le plus intéressant de <em>Rush</em> se trouve finalement dans ce qui se passe en dehors des courses automobiles. Le lien qui unit les deux héros, et surtout leurs relations aux autres, leur façon de voir un sport au succès grandissant, mais dont les normes de sécurité sont encore quasi inexistantes. L’approche saisit l’esprit libertaire – et suicidaire – de la F1 d’alors, ainsi que les motivations et les manœuvres d’écuries déjà rompues à l’art de lâcher les pilotes. Derrière cet amas d’effets visuels (le film sort également en 3D) et sonores plutôt agréables, <em>Rush</em> est un témoignage subtil de l’époque, servi par deux comédiens à l’indéniable talent.</p>
<p>&nbsp;<br />
Rush <em>de Ron Howard, avec Daniel Brühl, Chris Hemsworth, Olivia Wilde, Alexandra Maria Lara, Pierfrancesco Favino. Etats-Unis, 2013. Sortie le 25 septembre 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/x3qxxp/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Lone Ranger, naissance d&#8217;un héros, de Gore Verbinski</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Aug 2013 07:43:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qui aurait cru que Gore Verbinski, réalisateur de bluettes comme <em>La Souris</em> ou <em>Le Mexicain</em> (avec Brad Pitt et Julia Roberts), allait devenir le maître d’œuvre des films d’aventures des années 2000...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/lone-ranger-affiche.jpg" alt="Lone Ranger, naissance d&#039;un héros, de Gore Verbinski" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14345" />Qui aurait cru que Gore Verbinski, réalisateur de bluettes comme <em>La Souris</em> ou <em>Le Mexicain</em> (avec Brad Pitt et Julia Roberts), allait devenir le maître d’œuvre des films d’aventures des années 2000, issus d’une hybridation du cinéma de Robert Zemeckis et celui de Michael Bay ? Soit efficaces, réjouissants, mais pas toujours subtils. Depuis le carton de <em>Pirates des Caraïbes</em> dont il fut à la barre des trois premiers épisodes et après une première incursion dans le western avec le très animé (et réussi) <em>Rango</em>, le revoici pilote d’un projet dantesque qui, étrangement, a fait un bon gros flop inattendu aux Etats-Unis (et les premiers chiffres français ne sont guère bouleversants).</p>
<p>Adapté d’une série culte, <em>Lone Ranger</em> avait sur le papier tout pour séduire, avec une franchise à la clé : un réalisateur chevronné n’ayant peur d’aucun défi, un producteur qui n’a plus rien à prouver (Jerry Bruckheimer), un Johnny Depp toujours un peu perché, une tête d’affiche prometteuse (Armie Hammer, au magnétisme sympathique, qui, depuis <em>The Social Network</em> fleure bon l’Hollywood d’antan), toute une panoplie de seconds rôles au diapason, dont la sempiternelle Helena Bonham-Carter, que l’on sort régulièrement de son manoir burtonien pour des seconds rôles de fanfreluche étrange et décalée (et souvent aux côtés de Johnny Depp, d’ailleurs). Sans oublier un contexte de renaissance des films de Far West depuis le carton du <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/django-unchained-quentin-tarantino-western-esclavage/" title="Django Unchained, de Quentin Tarantino">dernier Tarantino</a>… Mais on peut également reprendre tous ces avantages et les transformer en inconvénients : une série initiale perdue dans les confins de l’oubli, recette déjà goûtée de <em>Pirates des Caraïbes</em> made in western, genre peu plébiscité par le public ces dernières années, sauf exception… Sans oublier un Johnny Depp grimé et grimaçant en roue libre. Alors, ayons le cœur net et affrontons les salles obscures : <em>Lone Ranger</em>, navet mérité ou film incompris ? <span id="more-14341"></span></p>
<p>2h15 de projection plus tard, c’est la seconde catégorie qui l’emporte. Oui, <em>Lone Ranger</em> est une énorme pomme d’amour sucrée et collante. Oui, Johnny Depp fait du Johnny Depp. Oui, le film est un mélange peu délicat de tous les genres possibles (aventure, action, fantastique, western, amour, comédie…), mais putain que c’est bon ! Là où un <em>Pirates des Caraïbes</em> s’entêtait à faire de Jack Sparrow sa tête de gondole (les autres comédiens en étaient réduits à de la figuration), ici, le héros est Armie Hammer et du haut de sa stature (1m96 au garrot), il en impose, mais sans jamais s’imposer. Les morceaux de bravoure s’enchaînent, sans temps morts, sans vraisemblance aussi, mais qu’importe ! Paysages naturels éblouissants, cascades effarantes, rythme effréné, cheval qui défie les lois de la gravité, humour noir ou humour tarte à la crème, courses-poursuites dans (ou sur) des trains, explosions géantes, corbeaux empaillés&#8230; Il y en a pour tous les goûts. Enfin un film d’aventures qui laisse les mirettes écarquillées, comme un retour en enfance qui nous renvoie aux origines du cinéma : nous transporter, sans bouger de son siège, vers un ailleurs composé d’imaginaire pur. Et rien que pour ça, on en veut enGore, Verbinski !</p>
<p>&nbsp;<br />
Lone Ranger, naissance d&#8217;un héros<em> de Gore Verbinski, avec Armie Hammer, Johnny Depp, Tom Wilkinson, Helena Bonham-Carter, Ruth Wilson… Etats-Unis, 2012. Sortie le 7 août 2013.</em></p>
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		<title>Peddlers, de Vasan Bala</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 09:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[course-poursuite]]></category>
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		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier film d'un jeune indien qui a décidé un jour de troquer son costume de banquier contre celui de réalisateur, Peddlers a été financé en partie grâce à un appel sur Facebook de la productrice. Sans autorisation de tourner dans la ville de Mumbai, cela coûtait trop cher. Un film fait avec des bouts de ficelle, instinctif et spontané. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/peddlers-vasan-bala.jpg" alt="Peddlers, de Vasan Bala" title="Peddlers, de Vasan Bala" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-7379" />Premier film d&#8217;un jeune Indien qui a décidé un jour de troquer son costume de banquier contre celui de réalisateur, <em>Peddlers</em> a été financé en partie grâce à un appel sur Facebook de la productrice. Sans autorisation de tourner dans la ville de Mumbai, cela coûtait trop cher. Un film fait avec des bouts de ficelle, instinctif et spontané.<br />
Trois personnages, une ville, des rencontres. L&#8217;équation est simple, efficace. Une femme ingénue veut à tout prix gagner de l&#8217;argent. Un flic impuissant emploie de drôles de méthodes pour assainir la ville de la drogue. Un jeune un peu paumé erre de trafics en rapines. Ils se croisent. Se cherchent ou se fuient. Leurs vies se font et se défont sur un rythme haletant.<span id="more-7339"></span> A l&#8217;image de cette scène de course-poursuite hallucinante dans les rues de Mumbai, qui mérite à elle seule le détour. Une bande-son énergique ou mélancolique scande les mouvements des corps abîmés. Les caractères, travaillés avec beaucoup de précision et de profondeur, nous ébranlent. Le montage presque convulsif joue avec nos nerfs en livrant les informations au compte-goutte, tardant à révéler des failles ou des blessures intimes. Un film sombre dans une ville grouillante où tout est gris, le ciel comme les gens. Les couleurs semblent délavées, les êtres déjà fanés. Pourtant, dans ce marasme, reste une urgence à survivre. A vivre. Et un premier film audacieux.</p>
<p>Peddlers <em>de Vasan Bala, avec Gulshan Devaiah, Siddharth Mennon, Kriti Malhotra, Nimrat Kaur&#8230; Inde, 2012. Présenté à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Compte rendu du 4e Festival du film policier de Beaune</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/compte-rendu-festival-film-policier-beaune/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 09:21:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[course-poursuite]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 4e Festival international du film policier de Beaune a tiré sa révérence un dimanche 1er avril et ce n’est pas une blague. Il faudra attendre le 7e Festival international du film policier de Beaune en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/affiche-beaune-2012.jpg" alt="4e Festival international du film policier de Beaune" title="4e Festival international du film policier de Beaune" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-5861" />Le <a href="/pense-bete/festival-international-film-policier-beaune/" target="_blank">4e Festival international du film policier de Beaune</a> a tiré sa révérence un dimanche 1er avril et ce n’est pas une blague. Il faudra attendre le 7e Festival international du film policier de Beaune en 2015 pour connaître une ouverture un mercredi 1er avril. Si toutefois, car rien n’est jamais sûr dans la vie, l’équipe de Lionel Chouchan et Bruno Barde décide d’ouvrir le Festival international du film policier de Beaune un mercredi 1er avril. Tout dépend de la conjoncture économique et sociale, des grilles horaires de la SNCF ou si votre serviteur devenu une figure incontournable de la région accepte d’ouvrir le Festival international du film policier de Beaune un mercredi 1er avril. C’est agaçant, non ? Et pourtant, cette question d’ouvrir ou pas le Festival international du film policier de Beaune un 1er avril est cruciale, et il faudra bien se la poser, y penser, prendre une décision. Oui, mais laquelle me direz-vous ? La fameuse question d’ouvrir… <span id="more-5851"></span><br />
Avant de débuter réellement mon compte rendu beaunois, je vais passer en revue les principales expressions foireuses qui s’appliquent si bien au site et à la situation : la sélection est un grand cru, les acteurs sont capiteux, la mise en scène manque de rondeur, le film tient en bouche, le scénario a du tanin et ma préférée, Vahina Giocante aime le goût du blanc.<br />
Comme chaque année, nous nous sommes rassasiés de meurtres, flingages, complots, <a href="/tag/course-poursuite/" target="_blank">courses-poursuites</a>, trahisons et autres cataractes d’humeurs collantes peu ragoûtantes.<br />
Le jury présidé par Jean-Loup Dabadie a récompensé <em>Margin Call</em>, un sage film américain au casting béton qui suit la dernière nuit d’une équipe de traders avant un krach boursier. <em>Headhunters</em>, thriller allemano-norvégien, a été récompensé par le prix du jury et m’a valu le plus beau fou rire en salle depuis… oui, depuis quand ? depuis <em>La Chèvre</em> ou <em>La Vie de Brian</em>. Le jury de la critique, composé de <a href="/auteur/cv/" target="_blank">Caroline Vié-Toussaint</a> (<em>20 Minutes</em>, <em>Télé Loisirs</em>, Grand Écart), Stéphanie Belpêche (le <em>Journal du Dimanche</em>), Mehdi Omaïs (<em>Métro</em>), Antoine Bordat (Anglesdevue.com) et <a href="/auteur/cj/" target="_blank">votre serviteur</a> (<em>Fluide Glacial</em>, Grand Écart, <em>Mèches et moustaches</em>, le magazine des amis du Führer), a honoré Ben Wheatley pour <em>Kill List</em>, un premier film audacieux. Le jury Police s’est mis d’accord pour <em>Shadow Dancer</em> (nous y reviendrons) et le prix du sang neuf est allé à <em>A.C.A.B : All Cops are Bastards</em>, polar italien que je n’ai pas encore vu.<br />
Joel Schumacher remplaçait au pied levé Richard Donner (absent pour raison familiale) comme tête d’affiche américaine en réservant à son ami un très bel hommage et assurant de voix de maître la <em>master class</em> animée par Caroline Vié-Toussaint. Joel Schumacher nous a surpris par sa volubilité et sa troublante sincérité. Ce n’est pas pour autant que nous louerons son chapelet de daubes, mais le bonhomme s’est révélé aussi intéressant qu’éminemment sympathique et abordable. Caroline Vié-Toussaint qui aime torturer les artistes assurait dans la foulée la formidable leçon d’acteur en compagnie de l’acteur irlandais Brian Cox, grimé pour l’occasion en Louis La Brocante.<br />
Le choc du festival reste pour le public et les professionnels le film d’action thaïlandais <em>The Raid</em> présenté hors compétition.<br />
Pour des raisons pratiques, j’ai pris la décision de créer un film-à-film sérieux et pratique. C’est le moment tant attendu : je déclare ouvert le 4e compte rendu du Festival international du film policier de Beaune 2012. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Citizen Gangster, Edwin Boyd</em> (Canada, 2011), réalisé par Nathan Morlando avec Scott Speedman, Kelly Reilly, Kevin Durand, Joseph Cross…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/edwin-boyd-nathan-morlando.jpg" alt="Edwin Boyd, de Nathan Morlando" title="Edwin Boyd, de Nathan Morlando" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-5869" />Vétéran de la Seconde Guerre mondiale, Edwin Boyd tourne en rond, déçu par la tournure que prennent les événements. Boyd rumine son retour comme un échec cuisant. Il se rêve en tête d’affiche à Hollywood mais parvient tout juste à subvenir aux besoins de sa petite famille. Acculé par le désespoir, il lui prend l’idée de braquer les banques avec panache.<br />
<em>Citizen Gangster</em> célèbre un bandit canadien légendaire sous le sceau du quotidien et de l’anti-spectaculaire mais une mauvaise impression persiste quant à l’intensité des hold-up. A force de se la jouer modeste, le réalisateur n’offre rien de plus qu’une série de braquages aux limites du ridicule. Un peu comme si vous vous prépariez des plombes pour dévaliser le Petit Casino en bas de chez vous et repartiez avec un stock de Papy Brossard.<br />
Le spectacle est convenu, la légende bien trop vite mise en place. Le soldat malfrat rentre en clandestinité, femmes et enfants souffrent et les acolytes d’Edwin Boyd grimacent. Les gueules patibulaires manquent de charisme, la traque manque de style. C’est assez ennuyeux. Une petite histoire de vie ratée. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Columbus Circle</em> (Etats-Unis, 2012) réalisé par George Gallo avec Selma Blair, Amy Stuart, Jason Lee, Giovanni Ribisi, Beau Bridges….</strong></p>
<p>Abigail vit seule dans un luxueux appartement de New York. Dès les premières secondes, on se demande (car nous avons un peu de jugeote) si la demoiselle agoraphobe ne cache pas un secret d’enfance qui l’aurait méchamment traumatisée. Ah mais c’est bien sûr !<br />
Poursuivons. La voisine de palier d’Abigail décède et de nouveaux voisins bruyants emménagent (elle qui aime tant la discrétion). Un couple de voisins qui forcément vont bouleverser sa vie sinon le film n’aurait aucune raison d&#8217;être. De <em>Columbus Circle</em> nous attendons, entre deux bâillements, le twist final. C’est <em>Hollywood Night</em>. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Headhunters</em> (Norvège et Allemagne, 2011) réalisé par Morten Tyldum avec Nikolaj Coster-Waldau, Aksel Hennie, Julie Olgaard…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/headhunters-morten-tyldum.jpg" alt="Headhunters, de Morgen Tyldum" title="Headhunters, de Morgen Tyldum" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-5863" />Roger Brown a tout pour lui ; une grande maison, un bon boulot et une femme ravissante. Roger sait qu’il vit au-dessus de ses moyens alors pour compenser il vole des œuvres d’art. Lors de l’inauguration d’une nouvelle galerie, sa femme lui présente Clas Greve. Clas intéresse Roger pour deux raisons : il pourrait convenir sur un poste de travail que Roger cherche à pourvoir et Clas possède un Rubens. Pourquoi ne pas faire d&#8217;une pierre deux coups, se dit Roger ! Quel malin ce Roger ! Mais tel est pris qui croyait prendre ! L’arroseur à rosé ! Hips ! Tout ça, quoi…<br />
<em>Headhunters</em> ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit d’expliquer et réexpliquer les situations. Comme si le réalisateur avait la trouille de perdre son public, conscient que son scénario aussi bordélique qu’alambiqué n’aidait en rien à la bonne avancée de l’intrigue. Il faut dire que les imbroglios entre héros, antihéros, femme, maîtresse, copains, cochons et chiens ne participent pas à la bonne compréhension de l’ensemble.<br />
<em>Headhunters</em> est un thriller fourre-tout. Bizarrerie de l’affaire, le réalisateur s’applique à des saillies délirantes tout à fait étonnantes. Le film possède une séquence hilarante inoubliable. Gros fou rire de la salle. Pour le reste, il faut s’armer de patience. Le dernier quart d’heure réserve son lot mérité de révélations. <em>Headhunters</em>, c’est mieux qu’une adaptation de Jean-Christophe Grangé.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Headshot</em> (Thaïlande et France, 2011) réalisé par Pen-ek Ratanaruang avec Nopachaï Jayanama, Celine Horwang, Chanokporn Sayougkul…</strong></p>
<p>Tul est un flic intègre dans un monde corrompu. Un politicien véreux s’arrange pour qu’on l’accuse d’un crime odieux. Hors du jeu, Tul accepte d’être tueur à gages pour une organisation qui se débarrasse de ceux qui se croient au-dessus des lois. Drôle de paradoxe. Une mission tourne mal et Tul prend une balle dans la tête. Il voit le monde à l’envers. Pas facile quand il faut remonter une piste juchée d’embûches.<br />
Pen-ek Ratanaruang réalise des œuvres sensibles et appliquées. Soit on y adhère, soit on jette le bébé avec l’eau du bain. Je suis client de ces longs plans contemplatifs et des récits déstructurés. De premier abord, <em>Headshot</em> n’est pas engageant et pourtant, il suffit juste d’un peu de patience et la force du récit hypnotise. Rien de moins. Mise en scène, scénario, interprétation, <em>Headshot</em> transpire le cinéma. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em><a href="/cinema/kill-list-ben-wheatley/" target="_blank">Kill List</a></em> (Angleterre, 2011) réalisé par Ben Wheatley avec Neil Maskell, MyAnna Buring, Harry Simpson, Michael Smiley…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/kill-list-ben-wheatley.jpg" alt="Kill List, de Ben Wheatley" title="Kill List, de Ben Wheatley" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-5858" />Jay accepte un nouveau contrat. Il est un tueur à gages au bord de la crise de nerf, sous le traumatisme d’une mission assurée à Kiev huit mois plus tôt. Traumatisé par qui et par quoi ? Son employeur le convoque et lui confie une liste de personnes à éliminer. Son partenaire, le fidèle Gal, l’accompagne.<br />
<em>Kill List</em> raconte le quotidien personnel et professionnel de deux vilains bonhommes. Nous les appréhendons sous toutes les coutures avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Ce ne sont pas des enfants de chœur, l’ambiance est posée, le ton est donné.<br />
<em>Kill List</em> vaut pour les degrés de lecture auxquels on veut bien adhérer selon son humeur du moment. Ben Wheatley offre une vision radicale des rapports humains et trop en dévoiler serait vous gâcher le plaisir. Un indice : c’est sans concessions et ça remue. Ames sensibles s’abstenir. <em>Kill List</em> va crescendo jusqu’au bouquet final.<br />
Je pose toutefois quelques réserves à ce spectacle détonant restant largement sur ma faim, un peu comme si je m’étais fait embringuer dans une aventure qui, en bout de course, se foutait de ma poire. Il m’en faut plus pour dresser mon poil retors. Prix de la critique. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Margin Call</em> (Etats-Unis, 2011) réalisé par J. C Chandor avec Kevin Spacey, Jeremy Irons, Paul Bettany, Simon Baker, Demi Moore, Stanley Tucci…</strong></p>
<p>Une équipe de traders sentent le vent tourner. Demain c’est le krach, la faillite, la grande déculottée. Le modèle mathématique est obsolète. Dès l’ouverture, au petit matin, il faudra vendre, vendre, vendre…<br />
<em>Margin Call</em> est un polar de bureau rondement mené et interprété. Pas ou peu de temps mort. On y voit les jeunes loups aux dents longues le trouillomètre à zéro, au garde-à-vous, qui attendent les ordres. Aux étages supérieurs, les avocats, les chefs de service, les clients et le <em>big boss</em> déshumanisés à l’extrême appliquent les procédures d’urgence. Nous n’avons aucun doute sur les victimes collatérales de ces procédures. C’est le Grand Prix du jury qui n’a pas pris grand risque. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Miss Bala</em> (Mexique, 2011) réalisé par Gerardo Naranjo avec Stephanie Sigman, Noe Hernandez, James Russo, José Yenqué…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/miss-bala-gerardo-naranjo.jpg" alt="Miss Bala, de Gerardo Naranjo" title="Miss Bala, de Gerardo Naranjo" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-5865" />Laura, prétendante au titre de Miss Beauté, est kidnappée par un cartel de la drogue. Ses ravisseurs lui assignent de sales besognes, la torturant mentalement et physiquement. Prise au piège, trop impliquée, Laura ne voit pas d’issu à ce cauchemar.<br />
<em>Miss Bala</em> a tout du film de festival ; ultra-convaincant sur le fond et la forme, puissant, terrorisant. Ces bandes organisées (qui n’ont rien à voir avec les gangs d’ados) en lien avec les pouvoirs locaux fichent la trouille. Le cinéaste essaie de nous faire comprendre que le Mexique, gangrené jusqu’à l’os par les affaires, repose sur un système où la corruption est une religion. Tout comme Laura, nous nous sentons pris en otage. Peu de films m’ont à ce point terrifié.<br />
L’intrigue un peu trop linéaire dessert des idées que peut-être il aurait fallu mieux exploiter. Cette immersion en compagnie d’une pauvre fille ne laisse pas de marbre. Stephanie Sigman de tous les plans crève l’écran. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>No Rest for the Wicked</em> (Espagne, 2011) réalisé par Enrique Urbizu avec José Coronado, Rodolpho Sancho, Helena Miquel, Juanito Artero…</strong></p>
<p>Santo Trinidad n’est pas un flic modèle. Il picole et ne glande rien. Un temps, il fut le meilleur d’entre les meilleurs. Un soir de beuverie, il pète les plombs et tue le personnel d’un bar de nuit. Un témoin a réussi à s’enfuir. Il a tout vu. Une course-poursuite s’engage…<br />
Le film a été récompensé par six Goyas, l’équivalent de nos César. Avant de rentrer dans la salle, nous frétillions tous de concert. Quelle déception ! Quelle mauvaise surprise ! La chasse à l’homme tourne court. Le vieil alcoolo nous saoule, patinant dans la semoule. Les enjeux semblent inexistants alors que le cinéaste nous prévenait une heure avant de sa volonté d’avertir le public de la faiblesse des services de renseignement espagnols. Manifestement la mollesse de la police a déteint sur son scénario. Le film est chiantissime au possible.<br />
On comprend juste que l’alcool rend con et que bourré, on peut tuer. Bref, c’est idiot, vain et pas mal putassier. Il était pourtant question de l’implantation des organisations terroristes islamiques sur le sol ibérique. Bouarf. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong><em>Shadow Dancer</em> (Irlande, Royaume-Uni et France, 2012) réalisé par James Marsh avec Clive Owen, Andrea Riseborough, Gillian Anderson…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/shadow-dancer-james-marsh.jpg" alt="Shadow Dancer, de James Marsh" title="Shadow Dancer, de James Marsh" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-5866" />Colette est avec ses frères une activiste de l’IRA. Après son arrestation suite à un attentat raté, un agent du MI5 lui propose de passer 25 années en prison ou d’espionner sa famille contre la liberté. Colette accepte à contrecœur de trahir les siens. Après l’échec d’une opération, les membres d’une cellule de l’IRA soupçonnent Colette d’être passée à l’ennemi.<br />
<em>Shadow Dancer</em> réussit le tour de force de ne jamais nous faire vibrer et nous impliquer au coeur de… quoi que ce soit ! Dire que le réalisateur passe à côté de son sujet est un doux euphémisme. Le film est bourré de scènes inutiles qui ne montrent rien ou pas grand-chose ; des discussions entre quatre yeux, de longs soupirs, des interrogations, de belles ouvertures de porte et j’en passe.<br />
Nous nous sommes tous très ennuyés. C’est le genre de sujet matière à chef-d’œuvre. On peut dire ce qu’on veut, mais le cinéma engagé sans scénario laisse à désirer. </p>
<p>Le Festival de Beaune a le mérite de révéler chaque année un auteur ou un film coup de poing. Il y a trois ans avec <em>Bronson</em>, Nicolas Winding Refn nous assommait. L’année dernière <em>Bullhead</em> nous portait un coup de boutoir ravageur. Cette année, <em>Miss Bala</em>, <em>Headshot</em>, <em>Kill List</em> et <em>The Raid</em> ont fait le spectacle. Je dis vivement l’année prochaine à Beaune. </p>
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		<title>13/10 : Duel sur Arte</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 21:07:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Alors que tout le monde s&#8217;enthousiasme pour la sortie de Drive de Nicolas Winding Refn &#8211; et nous les premiers -, Arte a la bonne idée...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/duel-steven-spielberg.jpg" alt="Duel, de Steven Spielberg" title="Duel, de Steven Spielberg" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-4259" /> <strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Alors que tout le monde s&#8217;enthousiasme pour la sortie de <em><a href="/cinema/drive-nicolas-winding-refn/">Drive</a></em> de Nicolas Winding Refn &#8211; et nous les premiers -, Arte a la bonne idée de diffuser <em>Duel</em>, premier long-métrage de Steven Spielberg, ce jeudi 13 octobre 2011 à 20h40. <em>Drive</em> / <em>Duel</em> : deux films de caisses réjouissants et pleins de points communs, notamment leur façon d&#8217;utiliser la parole avec parcimonie et intelligence, et la dextérité d&#8217;une mise en scène qui flirte avec le fantastique. Au cinéma ou devant la télé, le mois d&#8217;octobre est résolument celui du bitume.</p>
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		<title>Drive, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 14:28:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2011]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Attention la critique qui suit usera de bien trop d’adjectifs dithyrambiques, mais comment évoquer le nouveau film de Nicolas Winding Refn sans en rajouter des caisses. A l’instar du morceau d’ouverture...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/affiche-drive.jpg" alt="Affiche de Drive, de Nicolas Winding Refn" title="Affiche de Drive, de Nicolas Winding Refn" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3202" />Attention la critique qui suit usera de bien trop d’adjectifs dithyrambiques, mais comment évoquer le nouveau film de Nicolas Winding Refn sans en rajouter des caisses. A l’instar du morceau d’ouverture, <em>Nightcall</em> de Kavinsky et Lovefoxxx à la fois ringard et hypnotique, désuet et électrique. Oui, ce <em>Drive</em> a quelque chose d’électrique. Une énergie incroyable. On pense à Tarantino pour les os qui craquent et le sang qui gicle, à Lynch pour ses nappes éthérées. A Kubrick aussi, pour cette exceptionnelle disposition à inventer en permanence. <em>Drive</em>, c’est tout cela à la fois. Comme si le chauffeur mutique, incarné par Ryan Gosling, sillonnait les chemins de traverse de l’histoire du cinéma. Nicolas Winding Refn ne se contente pas de clins d’œil à ses classiques, ni de réinventer le cinéma d’action. Il le transcende. Le rend poétique. Vraisemblable. Bien plus pur et proche de nous. D’une précision époustouflante, son film emprunte des routes inattendues. A commencer par son générique aux polices roses qui fleure bon les Touchstone Pictures des années 1980-1990. En racontant l’histoire d’un cascadeur de cinéma qui joue les pilotes pour des braqueurs la nuit &#8211; en 5 minutes, montre au volant -, il fait renaître la figure du vrai héros. De ceux à qui il ne faut pas chercher des noises. <span id="more-3201"></span>Jouant perpétuellement sur les contrastes, Nicolas Winding Refn insuffle une énergie incroyable à chaque séquence. Aux sourdes détonations répond l’amour sans faille du cow-boy au cure-dent pour sa jolie voisine. Aux silences, de violentes explosions. Têtes éclatées, attaques à l’arme blanche, coups de feu assourdissants. Ses courses-poursuites furtives relèvent du virtuose. Après<em> Pusher</em>, <em>Bronson</em>, <em>Le Guerrier silencieux</em>, Nicolas Winding Refn poursuit sa peinture de héros hors du temps, hors normes. Sans être à l’origine du projet, le réalisateur danois marque de son sceau royal ce <em>Drive</em> dont on aimerait qu’il ne s’achève pas. Au départ, ce devait être un film réalisé par Neil Marshall avec dans le rôle principal Hugh Jackman. Mouais. Pas dit que ça aurait eu la même gueule. </p>
<p>Drive<em> de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Carey Mulligan. Etats-Unis, 2011. Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2011.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="245" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xkprei?hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Top 5 des courses-poursuites bizarres</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 16:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Top 5]]></category>
		<category><![CDATA[course-poursuite]]></category>
		<category><![CDATA[James Caan]]></category>
		<category><![CDATA[Monty Python]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>

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		<description><![CDATA[A force de se demander quel film est le plus drôle, le plus noir, le plus romantique, le plus chiant, on a décidé de faire nos propres Tops 5. Le premier : les courses-poursuites bizarres...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/09/top-courses-poursuites.jpg" alt="Top 5 des courses-poursuites bizarres" title="Top 5 des courses-poursuites bizarres" width="280" height="165" class="alignleft size-full wp-image-4116" /><strong>Nouveau rendez-vous. A force de discussions animées et éthyliques au coin du feu (ou plutôt du radiateur) à se demander quel film est le plus drôle, le plus noir, le plus romantique, le plus chiant, on a décidé de reprendre à notre compte les tops pour faire un Top 5 définitif. Tellement définitif qu’on n’exclut pas qu’il soit de temps en temps de très mauvaise foi, ou qu’il ne compte pas vraiment cinq films…</strong></p>
<p>Pour la première, on vous propose un <strong>Top 5 des courses-poursuites bizarres</strong>. On laisse sciemment de côté les géniales poursuites de <em>Bullitt</em> ou le magnifique <em>Duel</em> de Steven Spielberg, qui figurent déjà parmi les classiques, et on s’intéresse à des séquences plus… excentriques. Au menu : des courses à pied, des courses moteur arrêté, des courses sans chevaux et des courses contre le métro. <span id="more-4039"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>French Connection</em> de William Friedkin (1971)</h3>
<p>Deux ans avant le raz-de-marée <em>L’Exorciste</em>, William Friedkin réalise un polar noir sur le lien entre Marseille et l’arrivée d’héroïne à New York – la fameuse <em>french connection</em>, qui défraie la chronique dans les années 1960. Il engage Gene Hackman pour tenir le rôle du flic aux méthodes musclées et critiquables Popeye Doyle, bien décidé à en finir avec les gangsters qui inondent son quartier de drogue. Friedkin veut inclure dans son film une scène de course-poursuite à couper le souffle, et engage même pour ça le cascadeur de <em>Bullitt</em>, Bill Hickman. Mais voilà, la fameuse course-poursuite de <em>Bullitt</em> figure déjà parmi les classiques, et il n’est pas question de la plagier. Le cinéaste a alors l’idée d’une scène où Popeye, en voiture, chercherait à rattraper le métro aérien, et se met en quête d’obtenir les autorisations pour la tourner à Brooklyn. Evidemment, elles lui sont toutes refusées, et la seule qu’il obtient l’appauvrit de 40 000 dollars et ne l&#8217;autorise à rien officiellement. Qu’à cela ne tienne, Hickman installe Friedkin sur la banquette arrière et lance la voiture à 150 km/h sur 36 blocs de Brooklyn. C’est complètement insensé et irresponsable, mais le résultat, c’est une course-poursuite culte et inédite entre une caisse et le métro :</p>
<p><center><iframe width="500" height="300" src="http://www.youtube.com/embed/yQUdcTKufYY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Way of the Gun</em> de Christopher McQuarrie (2000)</h3>
<p>Quand on s’imagine une course-poursuite au cinéma, on voit des aiguilles de compteurs qui défilent à grande vitesse, des pneus qui crissent, de la tôle froissée et beaucoup d’excitation. Sauf quand on s’appelle Christopher McQuarrie, qu’on est déjà un talentueux scénariste (de <em>Usual Suspects</em> notamment), et qu’on veut faire un premier film qui tord le cou aux conventions hollywoodiennes. La course-poursuite de <em>Way of the Gun</em> est probablement la plus lente de l’histoire du cinéma : voitures lancées à 7 km/h, portes ouvertes avec un pied qui dépasse pour donner de l’élan à la voiture, il s’agit d’un jeu de cache-cache avec les poursuivants. Malgré la lenteur, McQuarrie parvient à dégager de la séquence une tension et une excitation jouissives. Si la sortie du film en 2000 est pourtant passée relativement inaperçue malgré son casting (Ryan Phillippe, Benicio Del Toro, Juliette Lewis, James Caan, Taye Diggs&#8230;), il n’en constitue pas moins une petite pépite du cinéma d’action, aux frontières du polar et du western, avec une bonne dose d’humour noir. L’histoire de deux ratés barges qui s’en prennent à la mauvaise personne et n’hésitent pas à malmener une future mère enceinte jusqu’au cou était probablement trop crue pour les distributeurs, mais elle ravit les cinéphiles…</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl0n9y?width=500&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>The Chaser</em> de Na Hong-jin (2007)</h3>
<p>Na Hong-jin réalise <em>The Chaser</em> en 2007, alors qu’il est encore étudiant en cinéma en Corée. Projeté en séance spéciale au Festival de Cannes 2008, le public découvre un film brillant et savamment orchestré, au réalisme dérangeant et aux scènes d’action à couper le souffle. Difficile de croire qu’il s’agisse du premier film d’un étudiant… Au palmarès des scènes géniales du film, une poursuite à pied entre Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, et un tueur en série. Pas de voitures cette fois, les deux hommes se courent après dans un Séoul montré sans artifice : sale, sombre et poisseux. Il courent, crient, trébuchent, tombent, reprennent leur souffle… et recourent. Na Hong-jin est bien plus proche de la réalité dans <em>The Chaser</em> que les réalisateurs de la plupart des films hollywoodiens : la poursuite n’est jamais facile, les coups atteignent rarement leur but, et la violence est à la limite du supportable. Na Hong-jin fait partie de la « nouvelle vague » déjà vieillissante du cinéma coréen, capable en quelques plans d’aller droit au but quand la plupart des films s’enlisent dans un maniérisme ou des introductions poussives. Pas de palabres, <em>The Chaser</em> est un film d’action pur et dur, tout comme le film suivant du réalisateur, <em>The Murderer</em>, qui contient lui aussi son lot de courses-poursuites saisissantes…</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="250" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xl0nf9?width=500&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>On achève bien les chevaux</em> de Sydney Pollack (1969)</h3>
<p>Certes, il ne s’agit pas à proprement parler d’une course-poursuite puisqu’elle se déroule autour d’une piste, mais le chef-d’oeuvre de Sydney Pollack mérite amplement de figurer ici : les hommes y courent après leur destin, apparaissant tels des canassons qui piétinent autour d&#8217;une piste de cirque, rappelant le mythe de Sisyphe et l’absurdité de l’humanité. L’histoire : un marathon de danse comme il en existait aux Etats-Unis après la Grande Dépression dans les années 1930, avec une épreuve de vitesse récurrente. La fatigue est physique autant qu’émotionnelle, et l’un des participants trouvera même la mort lors de l’épreuve de vitesse. Pollack filme le marathon de manière aussi haletante qu’une véritable course-poursuite, et en visionnaire, s’interroge sur la condition humaine, la société du spectacle, la dignité et le droit à la mort. Avec une star montante qui porte le film : Jane Fonda.</p>
<p><center><iframe width="500" height="300" src="http://www.youtube.com/embed/oPMEW2klP6U" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>La Cité de la peur</em> d’Alain Berbérian (1994)</h3>
<p>Non content d’être le film le plus drôle des années 1990, le film de les Nuls comprend aussi sa scène de course-poursuite d’anthologie – filmée sans voitures, évidemment, parce que ça aurait explosé le budget, un peu comme dans un autre film drôlissime, <em>Monty Python : sacré Graal</em>, où les chevaux sont absents par manque de moyens. C’est bien ce bricolage qui rend le résultat si bon chez les Anglais et chez le trio comique français, le scato en plus chez les Nuls. Serge Karamazov (aucun rapport), le détective qu’incarne Alain Chabat, est chargé de veiller sur le projectionniste (l’hilarant Jean-Pierre Bacri) du film <em>Red is Dead</em> mais doit s’absenter pour aller aux toilettes… ratant ainsi Emile, le <em>serial killer</em> à la faucille, au moment où il découpe le fameux projectionniste. S’ensuit une course-poursuite endiablée, faites de dérapages, marches arrière, cascades et crissements de pneu, qui se termine par une malheureuse crevaison intestinale. Et pendant ce temps, à Vera Cruz…</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="300" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x510vn?width=500&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>&raquo; Voir aussi le <a href="/top-5/plans-sequences-antonioni-sokourov-welles-park-johnnie-to/">Top 5 des plans-séquences</a></strong></p>
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