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	<title>Grand Écart &#187; Corée</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Parasite, de Bong Joon-ho</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2019 07:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2019]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon a dit dans le passé au sujet de sa consoeur sénatrice : <em>« Après la catastrophe atomique, il restera les cafards, les fourmis et Marie-Noëlle Lienemann ! »</em> Il en va de même avec la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les hôtes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Bong-joon-ho.jpg" alt="Parasite, de Bong Joon-ho" title="Parasite, de Bong Joon-ho" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27140" />Jean-Luc Mélenchon a dit dans le passé au sujet de sa consoeur sénatrice : <em>« Après la catastrophe atomique, il restera les cafards, les fourmis et Marie-Noëlle Lienemann ! »</em> Il en va de même avec la famille de Ki-taek, chômeurs et spécialistes de l’arnaque, et « parasites » auxquels se réfère le titre. Vivotant dans un entresol, ils chopent le wi-fi de la boutique d’à côté, se plaignent que les riverains avinés viennent se soulager devant leur fenêtre, acceptent le moindre petit job. Puis l’occasion se présente pour le fils, Ki-woo, de devenir le prof d’anglais de la fille d’une famille riche, les Park. Une maison d’architecte épurée, un jardin impeccable, une mère fragile et une gouvernante qui régente tout, Ki-woo voit grand et saisit l’opportunité de se faire une place dans cette vie bourgeoise à laquelle il est totalement étranger. Conte cruel et jouissif, <em>Parasite</em> explore les thèmes du mépris de classe comme des liens familiaux, souvent présents dans le cinéma de Bong Joon-ho. Après le polar ou le film de monstres (gentils et méchants), le cinéaste sud-coréen embrasse ici tous les genres. <em>« Une comédie sans clowns, une tragédie sans méchants »</em>, dit-il dans le dossier de presse. Un thriller efficace, aussi. Et une mise en scène au diapason de l’évolution d’une histoire foisonnante et surprenante. Resserrée quand il filme ses personnages tapis dans leur appartement miteux, majestueuse dans les décors de cette maison aux secrets glaçants, à la fois inquiétante et drôle au fur et à mesure que l’intrigue se dévoile. <span id="more-27136"></span>Après une première partie tonitruante à l’humour grinçant, <em>Parasite</em> s’enfonce de plus en plus dans la noirceur, pour se conclure sur un propos politique qui, s’il n’est pas des plus subtils, vaut comme un constat toujours salutaire que ne renierait pas un Ken Loach sous amphétamines. Deux sociétés, littéralement celle d’en haut, au soleil, et celle d’en bas, dans les égouts, qui s’ignorent et ne peuvent cohabiter. Et la concurrence exacerbée, dans les sous-sols, pour espérer grimper quelques marches. </p>
<p>Parasite<em> de Bong Joon-ho, avec Song Kang-ho, Choi Woo-shik, Park So-dam, Cho Yeo-jeong&#8230; Corée du Sud, 2019. Palme d&#8217;or du 72e Festival de Cannes. Sortie le 5 juin 2019</em></p>
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		<title>Burning, de Lee Chang-dong</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2018 18:40:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
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		<description><![CDATA[Secret Sunset - Un triangle amoureux, une scène de grâce au soleil couchant, des personnages énigmatiques, des rivalités autant amoureuses que sociales, un chat qui n’existe peut-être pas...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Secret Sunset</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/BURNING.jpg" alt="Burning" title="Burning" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-26459" />Un triangle amoureux, une scène de grâce au soleil couchant, des personnages énigmatiques, des rivalités autant amoureuses que sociales, un chat qui n’existe peut-être pas (ou faut-il oublier qu’il n’y a pas de chat ?), des serres à l’abandon dans la campagne proche de la frontière entre Corée du Sud et du Nord, où se fait entendre la propagande par haut-parleurs&#8230; Les pistes d’entrée pour parler de <em>Burning</em> ne manquent pas, et pourtant toutes seraient réductrices tant le sixième film de Lee Chang-dong (troisième en compétition) ne s’apprécie que dans sa longueur (et sa langueur). Car oui, il dure 2h30, et on n’est guère ébloui par la première heure. Pourtant, à partir de la moitié du film, tout ce que l’on a vu jusque-là s’éclaire d’un jour nouveau &#8211; moitié du film justement marquée par une longue séquence majestueuse au coucher du soleil. Jongsu, jeune coursier aux ambitions d’écrivain, rencontre par hasard son amie d’enfance Haemi, et en tombe amoureux. Mais lorsque celle-ci rentre de voyage, elle ramène Ben dans ses bagages, jeune arrogant qui vit à Gangnam (là où on a du style). Rivalité classique entre amants, qui se double d’une rivalité sociale tant Ben se montre accueillant et bienveillant, mais ne cache jamais ce petit sourire narquois trahissant plutôt sa condescendance. C’est ensuite que cela se corse, mais il est difficile de ne pas trop en dire. Jongsu se mue alors en véritable personnage hitchcockien, persuadé &#8211; à tort ou à raison &#8211; qu’on lui ment, qu’il est manipulé. <span id="more-26458"></span>Troublé par ce que lui a raconté Ben sur les serres à l’abandon près de chez lui, par ce qu’est devenue Haemi, Jongsu court, planque, observe. La force de Lee Chang-dong et de ses acteurs, dont Steven Yeun (Glenn, de <em>The Walking Dead</em>), parfait d’ambiguïté, est de rester dans le mystère et le trouble, n’accréditant jamais l’une ou l’autre des théories, n’en éliminant aucune. On ne sait ce qui relève de la naïveté de Jongsu, personnage plutôt passif, de la paranoïa ou de la clairvoyance, peu importe, on suit une obsession et une sorte de fascination &#8211; comme celle que peut provoquer un incendie. Ou un film.</p>
<p>&nbsp;<br />
Burning<em> (Hangeul) de Lee Chang-dong, avec Yoo Ah-in, Steven Yeun et Jun Jong-seo. Corée du Sud, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Okja, de Bong Joon-ho</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 12:14:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<description><![CDATA[Ving-six. C’est le nombre de supercochons conçus par la société Mirando et confiés en élevage à autant de fermiers autour du globe. L’objectif : donner un visage humain aux OGM...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/okja-bong-joon-ho-s.jpg" alt="Okja, de Bong Joon-ho" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25659" />Ving-six. C’est le nombre de supercochons conçus par la société Mirando et confiés en élevage à autant de fermiers autour du globe. L’objectif : donner un visage humain aux OGM en décernant, dix ans plus tard, un prix dûment médiatisé au modeste éleveur dont les soins attentifs auront produit la plus belle bête. </p>
<p>La décennie a passé. Au cœur des montagnes coréennes, nous rencontrons la petite Mija (Ahn Seo-hyeon) et sa meilleure amie Okja, une porcidé géante au cœur tendre. Entre promenades sous les  vertes cimes et soins réguliers prodigués à la bête, la vie semble idyllique pour ces inséparables. Las : la Mirando Corporation ne tarde pas à se manifester, déclarant Okja la gagnante du concours et l’embarquant aussi sec pour New-York. Mija se lance alors à sa poursuite, bien décidée à arracher son amie aux griffes de la sévère Nancy Mirando (Tilda Swinton) et de son burlesque acolyte, le docteur Johnny Wilcox (Jake Gyllenhaal).</p>
<p>Sans être expert de Cannes, on peut parier que le public du festival n’est guère habitué à suivre les tribulations d’un énorme cochon de synthèse. Et que le terme « rebondissement » n’est pas un éloge dans la bouche de son jury. Curieux choix, donc, de la part des sélectionneurs de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e Festival de Cannes</a>. Serait-il motivé par le désir de Thierry Frémaux d’intégrer des films Netflix à sa compétition ? </p>
<p>Ne soyons pas trop snobs. Le film fonctionne : une héroïne attachante, un cochon remarquablement bien conçu pour lequel on se prend de compassion, et une fin qui réchauffe le cœur. Un schéma classique de cinéma, quoi. Filmé, qui plus est, par un réalisateur attaché à la beauté de ses images. Et c’est tant mieux. <span id="more-25656"></span></p>
<p>Au-delà de la controverse Netflix-ou-pas et du clash porcidé-contre-robe-de-soirée, on reprochera cependant au film une certaine lourdeur de propos. Les personnages de Gyllenhaal et de Swinton sont de parfaites caricatures de la méchante PDG et du névrosé médiatique. Et, bien pire, les séquences sur le traitement réservé aux supercochons ne font pas dans le subtil. Animaux parqués, carcasses tronçonnées, bouts de chair conditionnés par d’implacables machines… pile au moment où l’on s’est pris d’empathie pour l’anthropomorphe Okja. Les plus férus de psychanalyse y verront sûrement la métaphore du passage de Mija à l’adolescence, ou autre rite initiatique du genre. Pourquoi pas, mais c’est bien indigeste. </p>
<p>Malgré d’indéniables qualités de narration, le film pêche donc par excès de militantisme graphique. Mais peut-être permet-il de rappeler au monde que le Festival de Cannes, c’est avant tout <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/faux-pronostic-cite-peur-les-nuls-hommage/" title="Cannes 2017 : le faux pronostic">des gencives de porc</a>. </p>
<p>Okja <em>de Bong Joon-ho, avec Ahn Seo-Hyeon, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal&#8230; Corée du Sud, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes. Sortie le 28 juin sur Netflix.</em></p>
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		<title>Mademoiselle, de Park Chan-wook</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 19:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sex Crimes en Corée - Park Chan-wook signe avec <em>Mademoiselle</em> une œuvre somptueuse et singulière, pas aussi sage qu'il y paraît...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sex Crimes en Corée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/mademoiselle-park-chan-wook-affiche.jpg" alt="Mademoiselle, de Park Chan-wook" width="197" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23753" /><strong><em>Sympathy for Mister Vengeance</em> et <em>Old Boy</em> (2002 et 2003) étaient baroques et totalement fous. <em>Stoker</em> (2012), esthétiquement parfait, était inconsistant. Park Chan-wook, quelque part entre tout ça, signe avec <em>Mademoiselle</em> une œuvre somptueuse et singulière, pas aussi sage qu&#8217;il y paraît.</strong> </p>
<p>C’est en lisant <em>Du bout des doigts</em> de Sarah Waters que le réalisateur coréen décide de réaliser <em>Mademoiselle</em>. Il en reprend la trame mais modifie l’époque et les personnages. Ses héroïnes n’évolueront pas dans l’Angleterre victorienne mais dans la Corée des années 1930. Alors sous colonisation japonaise, le pays est ballotté entre plusieurs cultures. Park Chan-wook prend pour cadre une vaste demeure où se croisent les influences occidentales et orientales : architecture victorienne, pièces « à l’anglaise » (tables, tapisseries, décoration chargée) qui s&#8217;opposent à celles « à la japonaise » (futons, beauté zen et simplicité), lieux mystérieux avec ambiance steampunk avant l’heure. Pour sublimer le décor, Park utilise un objectif anamorphique, lui permettant d’enregistrer des plans très larges et de les restituer au format classique. Le procédé multiplie les détails à l’écran. Et rend l’histoire d’Hideko et de Sookee divinement enivrante. <span id="more-23750"></span></p>
<p>Hideko est une riche héritière sous la coupe de son oncle. Désireux de lui voler son héritage, un escroc qui se fait appeler le Comte demande à Sookee de devenir la servante d’Hideko pour l’espionner et l’inciter à s’enfuir avec lui. Film d’arnaque, polar tendu, drame social, triangle amoureux, <em>Mademoiselle</em> brille bien plus que son prédécesseur, le décevant <em>Stoker</em>. Si chaque plan est ultra-soigné pour épouser les formes de ses héroïnes, ce n’est jamais une fin en soi mais une façon de servir l’histoire. De susciter l’attention et la tension. Dans la plus pure tradition des films d’arnaqueurs, on ne distingue jamais bien la proie du prédateur. Le découpage emprunte au baroque de la Trilogie de la Vengeance, recoupant les morceaux au gré du récit, dévoilant par touches les enjeux et les secrets. Et surtout, faisant place à un érotisme rarement vu au cinéma, intense et délicat, qui arrive naturellement, avec légèreté et sans artifice. On savait Park Chan-wook ultra-doué pour les effusions de sang ; on le sait maintenant ultra-doué, tout court.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mademoiselle (Agassi)<em> de Park Chan-wook, avec Kim Min-hee, Kim Tae-ri, Ha Jung-woo, Cho Jin-woong… Corée, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 1er novembre 2016.</em></p>
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		<title>03/02-10/02 : 22e Festival des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2016 08:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Si vous n&#8217;y êtes jamais allé, c&#8217;est l&#8217;occasion de voir Vesoul. Disons, du 3 au 10 février 2016. La période y est idéale, puisque l&#8217;un des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/22e-festival-international-cinema-asie-vesoul-2016.jpg" alt="22e Festival international des cinémas d&#039;Asie de Vesoul" title="22e Festival international des cinémas d&#039;Asie de Vesoul" width="178" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22805" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Si vous n&#8217;y êtes jamais allé, c&#8217;est l&#8217;occasion de voir Vesoul. Disons, du 3 au 10 février 2016. La période y est idéale, puisque l&#8217;un des plus intéressants festivals de cinéma s&#8217;y déroule : le FICA. Ou Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul, une manifestation qui renoue avec son objet, alors que beaucoup d&#8217;autres festivals en France et ailleurs ont depuis longtemps oublié leur travail de défricheur, de découvreur, de témoin du monde pour proposer toujours et encore les mêmes métrages. En l&#8217;espace d&#8217;une semaine, le FICA nous offre un impressionnant panorama de la production cinématographique de l&#8217;Asie, du Proche à l&#8217;Extrême-Orient, et témoigne ainsi de la vigueur exceptionnelle de ce cinéma multiple. Autour des compétitions fiction (17 longs-métrages de Turquie, Liban, Iran, Kazakhstan, Pakistan, Inde, Bangladesh, Myanmar, Chine, Philippines, Corée et Japon) et documentaire, s&#8217;articulent un hommage rare et précieux au cinéma thaïlandais (&#8220;Les maîtres oubliés du cinéma thaïlandais&#8221;, qui prouve à ses détracteurs qu&#8217;on ne peut réduire le Pays du Sourire à <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul/" title="Cemetery of Splendour, d’Apichatpong Weerasethakul">Apichatpong Weerasethakul</a>), une sélection qui élime les frontières &#8220;Entre l&#8217;Orient et l&#8217;Occident&#8221;, une riche rétrospective coréenne à l&#8217;occasion de l&#8217;année France-Corée (&#8220;Corée : littérature et cinéma&#8221;), un hommage au cinéaste israélien Eran Riklis et encore d&#8217;autres rendez-vous. Le tout sous l’œil bienveillant d&#8217;Im Sang-soo, président du jury de cette 22e édition, et d&#8217;une cinquantaine d&#8217;autres vénérables invités venus partager leur passion artistique.<br />
Vesoul. Début février. La plus excitante programmation de ce genre en France. Depuis 22 ans. </p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le site du <a href="http://www.cinemas-asie.com/fr/" target="_blank" rel="nofollow">Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul</a></em></p>
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		<title>Rencontre avec Shin Su-won</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-shin-su-won-madonna-coree-sud-chaebol/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2015 14:41:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Portraits de femmes - Des films coréens exportés en France, on retient surtout des combats chorégraphiés, des policiers corrompus et une mafia toute-puissante. Une vision fantasmée de la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Portraits de femmes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/madonna-shin-su-won.jpg" alt="Shin Su-won" title="Shin Su-won" width="280" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21951" />Des films coréens exportés en France, on retient surtout des combats chorégraphiés, des policiers corrompus et une mafia toute-puissante. Une vision fantasmée de la Corée du Sud, et bien souvent masculine. Alors on ne boude pas notre plaisir devant ce <em>Madonna</em> qui nous plonge dans une société élitiste et gouvernée par l&#8217;argent. L&#8217;histoire de Hye-rim, aide-soignante chargée par le directeur de l&#8217;hôpital d&#8217;enquêter sur Mina, une femme dans le coma, dont le cœur léthargique est fortement convoité. Au fur et à mesure de son enquête, Hye-rim découvre le terrible passé de Mina. Shin Su-won est une réalisatrice pleine de talent, déjà saluée pour <em>Pluto</em> et <em>Passerby #3</em>, qui nous parle ici de ce film sobre, intense et social.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Violence, harcèlement, prostitution : vous peignez dans <em>Madonna</em> une situation très difficile pour les femmes en Corée…</strong></p>
<p>La Corée a été très influencée par le confucianisme, qui plaçait l’homme et le pouvoir au centre de tout. Aujourd’hui, ça va mieux, mais il y a encore une discrimination économique très importante envers les femmes. Bien sûr, dans les familles riches il n’y a pas de problèmes, mais chez les autres, les femmes ont rarement un travail, et quand elles en trouvent un il s’agit d’un CDD. Ce sont des contrats précaires, avec des salaires très bas, c’est très compliqué pour les femmes de savoir où se situer dans la société. Avec <em>Madonna</em>, je voulais montrer cette difficulté, et j’ai choisi le métier d’aide-soignante parce qu’il est très mal considéré en Corée. Ce que je voulais, c’était traiter de deux laissées-pour-compte de la société. <span id="more-21946"></span></p>
<p><strong>Ces deux laissées-pour-compte sont le point de départ du film ?</strong></p>
<p>Une de mes amies, aide-soignante dans un service VIP d’hôpital, m’a raconté cette histoire de patients parfois maintenus dans un état végétatif par les familles. Ca s’explique généralement parce que les enfants aiment leurs parents et ne veulent pas les laisser partir, mais dans certains cas mon amie avait l’impression que les enfants maintenaient en vie leur parent à cause de l’argent. Je ne sais pas dans quelle mesure cela est vrai, mais c’est comme ça que j’ai commencé à imaginer le personnage de Hye-rim, une aide-soignante de ce type de service. J’étais un peu coincée dans mon scénario, et m’est revenue en mémoire une fois où j’avais croisé une SDF dans un café, pour qui j’avais éprouvé de la sympathie, et aussi la peur d’être touchée un jour par cette situation. J’ai alors ajouté le personnage de Madonna et développé l’histoire de cette prostituée enceinte, donneuse d’organe potentielle d’un patient qui souhaiterait mourir. </p>
<p><strong>L’écriture a été influencée par le documentaire que vous avez tourné, <em>Dream of a Single Mom</em> ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/madonna-shin-su-won-seo-young-hee.jpg" alt="Madonna, de Shin Su-won" title="Madonna, de Shin Su-won" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-21953" />Oui, c’est en discutant avec les femmes rencontrées pendant le tournage que j’ai entendu parler d’une fille, enceinte, qui continuait de se prostituer. Ca a été un gros choc pour moi, c’est à ce moment-là que j’ai entièrement remanié mon scénario, qui est devenu beaucoup plus lourd et intense.</p>
<p><strong>Il y a un autre film coréen sur le don d’organe présent à Cannes cette année, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/coin-locker-girl-han-jun-hee/" title="Coin Locker Girl, de Han Jun-hee">Coin Locker Girl</a></em>. C’est un sujet fort en Corée ?</strong></p>
<p>C’est un débat actuel. La greffe d’organes est réglementée en Corée. Si c’est quelqu’un de la famille proche qui donne un organe, c’est très rapide et légal. C’est pour ça que dans le film, le fils du président malade fait croire que Madonna est de sa famille. En Corée quand des gens attendent une greffe et ne rentrent pas dans le cadre précédent, s’ils sont très pressés ils se rendent en Chine… Mais actuellement, les autorités contrôlent de plus en plus ces mouvements, donc ça devient difficile. Quelle alternative ont-ils ? Evidemment, je n’ai jamais rencontré de personne liée à ce genre de trafic. Ce n’est pas basé sur des faits réels, mais c’est plausible. D’ailleurs, après le tournage de Madonna, il y a eu un fait divers terrible en Corée : on a retrouvé des personnes mortes sur lesquelles on avait prélevé des organes. J’ai l’impression que si on est vraiment riche, on peut passer outre la loi sur le don d’organe et faire ce type de chose…</p>
<p><strong>L’argent est roi en Corée, alors ?</strong></p>
<p>Il existe un mot, <em>chaebol</em>, pour désigner les conglomérats coréens. C’est un mot rentré dans le dictionnaire anglais, ce qui montre bien l’ampleur du problème. Il traduit l’hégémonie des grands groupes, qui va à l’encontre du capitalisme. Les conglomérats ont la mainmise sur le marché et se retrouvent dans toutes les filières. C’est une situation très grave parce que la richesse appartient à une minorité, qui a en plus des liens très intimes avec la politique. Le <em>chaebol</em> attaque le concept de libre concurrence et donne lieu à l’écroulement de la classe moyenne. </p>
<p><strong><em>Madonna</em> aurait-il pu être réalisé par un homme ? J’ai l’impression que les réalisateurs coréens sont davantage intéressés par la mafia que par les problèmes de société…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/affiche-madonna-shin-su-won.jpg" alt="Madonna, de Shin Su-won" title="Madonna, de Shin Su-won" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21950" />C’est vrai qu’actuellement, dans la plupart des films commerciaux coréens il y a toujours la mafia qui intervient. Personnellement, je n’ai rien contre la violence – d’ailleurs <em>Pluto</em> était un film violent – mais c’est quelque chose que je n’apprécie pas beaucoup. Pendant que je réalisais mon documentaire <em>Dream of a Single Mom</em>, j’ai demandé à quelqu’un de retoucher un peu le scénario de <em>Madonna</em>, puisque à ce moment-là je n’en étais pas très contente. Et cette personne a fait intervenir la mafia ! Ca n’allait pas du tout dans le sens que je voulais, c’était du déjà-vu et pas du tout mon style. Ca me semblait beaucoup plus intéressant d’exploiter le désir de quelqu’un à travers sa psychologie. Alors peut-être qu’un réalisateur aurait laissé cette partie, mais moi, je ne sais pas si c’est parce que je suis une femme ou non, ça ne me semblait pas adéquat.</p>
<p><strong>Le titre du film fait référence à la chanteuse ou à la madone italienne ?</strong></p>
<p>En Corée, si on dit « Madonna », on pense immédiatement à la chanteuse pop, très sexy. C’est mon producteur qui m’a parlé de la madone, la Vierge italienne. Je ne connaissais pas cette signification parce que les Coréens ne sont pas liés à la culture chrétienne occidentale, mais ça m’a semblé constituer une bonne référence, et ça m’a confortée dans l’idée d’utiliser ce nom dans le scénario.</p>
<p>&nbsp;<br />
Madonna <em>de Shin Su-won, avec Seo Young-hee, Kwong So-hyun, Kim Young-min, Byun Yo-han&#8230; Corée, 2015. Présenté en sélection Un Certain Regard au 68e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Coin Locker Girl, de Han Jun-hee</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2015 15:13:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Semaine de la Critique 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier long-métrage du jeune scénariste-réalisateur coréen Han Jun-hee, Coin Locker Girl ajoute une touche de surréalisme à la tension haletante d’un film noir bien mené. La toute jeune actrice Kim...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/coin-locker-girl-han-jun-hee.jpg" alt="Coin Locker Girl, de Han Jun-hee" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-21225" />Premier long-métrage du jeune scénariste-réalisateur coréen Han Jun-hee, <em>Coin Locker Girl</em> ajoute une touche de surréalisme à la tension haletante d’un film noir bien mené. La toute jeune actrice Kim Ko-eun brille aux côtés de la grande Kim Hye-soo, star incontournable du cinéma coréen.</p>
<p>L’histoire : dans un écosystème de crime et de violence, deux femmes sur la corde raide s’affrontent pour sauver leur place et leur vie. La plus jeune s’appelle Il-young et parcourt les quartiers de Séoul à la poursuite des créditeurs de Maman. Maman, c’est la chef du gang, une reine au regard fixe dont les sentences de mort tombent avec élégance. Ne pas la rembourser signifie perdre une cornée (35 000 dollars au marché noir) ou un rein (95 000 dollars), prélevés sans cérémonie par les poignards affûtés d’une équipe en blouse blanche. <em>« Si tu ne me sers plus à rien, je te tue »</em>, prévient-elle doucement les orphelins qu’elle recueille et éduque à tuer. Enfant trouvée dans une consigne à bagages, Il-young ne connaît que cet univers noir, jusqu’à ce qu’une rencontre ne lui ouvre d’autres possibles. C’est le début d’un duel à mort entre la mère et la fille où la subtilité des sentiments oriente la violence de l’instinct de survie. <span id="more-21223"></span></p>
<p>Personnages précis, caméra fluide, montage rapide. Le film séduit par la clarté vitale de l’image et du propos, pourtant jaillie de la noirceur d’une longue nuit urbaine. L’univers est semé de détails quasi oniriques qui suggèrent partout la chair comme frontière crevable entre la survie et la mort. Faim, drogue, prostitution, vol d’organes, Han Jun-hee ouvre la boîte du corps avec une froideur tendre qui préfère le stylisme au gore, évitant de noyer le propos dans les tripes. Sans négliger de laisser fleurir une certaine grâce monstrueuse : on se souviendra du regard noir et méprisant d’Il-young, des longs doigts fins de Maman, du reflet des cheveux roses de la sœur d’Il-young quand elle cherche sa vie au fond d’un miroir doré.  </p>
<p>&nbsp;<br />
Coin Locker Girl <em>de Han Jun-hee, avec Kim Ye-soo et Kim Ko-eun. Corée du Sud, 2015. Sélectionné à la Semaine de la critique 2015.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Oh Seung-uk</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2015 14:45:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[film noir]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[Un film qui se réclame de Jean-Pierre Melville, une femme sublime, un flic qui ne sait plus trop différencier le bien du mal : c'est le polar selon Oh Seung-uk.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Melville en Corée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/the-shameless-jeon-do-yeon-kim-nam-gil-oh-seung-uk.jpg" alt="The Shameless, de Oh Seung-uk" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-21471" />En 2000, il avait réalisé <em>Kilimanjaro</em>, un polar singulier. Quatorze ans après, soit pas mal de scénarios écrits pour les autres, de cours de cinéma donnés, d’articles de cinéma rédigés, Oh Seung-uk revient à la réalisation avec <em>The Shameless</em>, l’histoire d’un policier qui se rapproche d’une femme, interprétée par la belle Jeon Do-yeon (<em>Secret Sunshine</em>, <em>The Housemaid</em>), en vue de retrouver et d’arrêter son amant. Un film noir à l’intrigue amoureuse retorse, puzzle original issu des multiples influences du metteur en scène coréen. Rencontre.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Vous avez déclaré que l’écriture du scénario de <em>The Shameless</em> avait été influencée par <em>Un flic</em>, de Jean-Pierre Melville ?</strong></p>
<p>Oui, je suis un grand fan de Melville ! Dans <em>Un flic</em>, il y a un rapport triple entre Catherine Deneuve, Alain Delon et les criminels. Mais c’est la relation entre le personnage d’Alain Delon et les criminels qui est la plus importante. Je me suis demandé ce que ça donnerait en accentuant la relation entre Catherine Deneuve et Alain Delon, je voulais savoir jusqu&#8217;où ça irait. Et c’est comme ça que <em>The Shameless</em> est devenu une variation d’<em>Un flic</em>. Ca s’est construit au fur et à mesure : j’ai commencé à écrire le scénario sans penser à <em>Un flic</em>, puis j’y ai vu une ressemblance qui m’a inspiré. Il faut dire que j’aime beaucoup Alain Delon ! <span id="more-21468"></span></p>
<p><strong>Et de manière générale, quelles sont vos autres sources d’inspiration ?</strong></p>
<p>Dashiell Hammett, Raymond Chandler, les recueils de nouvelles d’Ernest Hemingway… Ce sont des choses qui m’inspirent beaucoup. Mais quand j’écris un scénario, je ne pars jamais d’une image d’un film : je pars toujours d’une expérience réelle que j’ai vécue ou qui a été vécue par mon entourage.</p>
<p><strong>L’histoire de <em>The Shameless</em> provient d’une expérience réelle ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/the-shameless-jeon-do-yeon-kim-nam-gil-oh-seung-uk-2.jpg" alt="The Shameless, de Oh Seung-uk" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-21479" />En partie ! Quand j’ai écrit le scénario, j’ai passé du temps avec des gens de la mafia, avec des policiers, avec des hôtesses de bar… Parmi les scènes qui figurent dans mon film, beaucoup sont réelles, je les ai vues de mes propres yeux. Par exemple, la scène dans laquelle Kim Hye-kyung <em>[jouée par Jeon Do-yeon, ndlr]</em> se bagarre avec les clients, c’est une scène à laquelle j’ai réellement assisté. Le personnage de Jung Jae-gon <em>[Kim Nam-gil, ndlr]</em> est lui-même composé de plusieurs personnes que je connais, et aussi d’une partie de moi. La scène dans laquelle Jung Jae-gon sort du restaurant et demande <em>« A qui tu dis merci ? »</em> m’est vraiment arrivée !</p>
<p><strong>Les policiers corrompus, c’est une réalité en Corée ?</strong></p>
<p>Quand vous regardez un polar hongkongais, vous voyez toujours des règlements de comptes armés dans la rue… Pourtant ça n’arrive pas tous les jours là-bas. En Corée c’est la même chose. Tous les policiers ne sont pas corrompus, mais il travaillent dans un environnement pervers, fait de criminels, de prostitution, de magouilles. Au bout d’un certain temps, ils ont du mal à différencier le bien du mal. C’est ce qui me plaît en tant que réalisateur, ça ouvre beaucoup de perspectives.</p>
<p><strong>Le personnage de Kim Hye-kyung n’est pas l’archétype de la femme fatale telle qu’on la voit généralement dans les films noirs…</strong></p>
<p>Les films américains des années 1940 et 1950 ont parfaitement saisi l’image de la femme fatale, donc ça ne m’intéressait pas de décrire cela à nouveau. Je voulais montrer l’image d’une femme qui souffre beaucoup de la vie, et qui garde sa dignité malgré tout ce qu’elle endure. </p>
<p><strong>C’est surtout une femme amoureuse, dans le sens où tout ce qu’elle fait, elle le fait par amour…</strong></p>
<p>Absolument. Je voulais me concentrer sur cet amour qu’elle donne sans pour autant réaliser un mélodrame. Je pense qu’en injectant une petite touche de réel dans le film de genre, ça change la donne, ça surprend. C’est ce qui me plaît – j’avais d’ailleurs fait la même chose pour mon premier film, <em>Kilimanjaro</em>.</p>
<p><strong>En écrivant le scénario, vous aviez déjà l’actrice Jeon Do-yeon à l’esprit ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/the-shameless-jeon-do-yeon-oh-seung-uk-1.jpg" alt="The Shameless, de Oh Seung-uk" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-21473" />Non ! Après avoir fini d’écrire le scénario, je ne savais absolument pas qui allait jouer ce rôle ! J’avais prévu d’envoyer mon scénario à toutes les actrices coréennes, en ayant peur qu’elles disent toutes non. Et puisque j’allais l’envoyer à toutes les actrices, je me suis dit : <em>« Autant commencer par la meilleure ! »</em> Jeon Do-yeon l&#8217;a reçu en premier, et elle a dit oui. Elle ne voulait surtout pas que le rôle aille à quelqu’un d’autre !</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
The Shameless <em> (Mu-roe-han) de Oh Seung-uk, avec Jeon Do-yeon, Kim Nam-gil, Park Sung-woong… Corée, 2015. En sélection Un Certain Regard 2015.</em></p>
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		<title>Hard Day, de Kim Seong-hun</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2015 16:58:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est des journées plus difficiles que d’autres. Pour le policier (un peu) ripou Geon-soo, il y a l’enterrement de sa mère, sa sœur qui le presse pour ouvrir une sandwicherie et ses collègues qui...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/01/hard-day-seong-hun.jpg" alt="Hard Day, de Kim Seong-hun" title="Hard Day, de Kim Seong-hun" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20072" />Il est des journées plus difficiles que d’autres. Pour le policier (un peu) ripou Geon-soo, il y a l’enterrement de sa mère, sa sœur qui le presse pour ouvrir une sandwicherie et ses collègues qui l’interpellent au moment où la police des polices locale (beaucoup) ripou dénoue leurs petites filouteries. Le tout en même temps. Et comme si ça ne suffisait pas, il écrase un homme qui s’est mystérieusement jeté sous ses roues. Et Geon-soo de s’enfoncer toujours un peu plus dans les difficultés qui s’accumulent, en décidant de placer le corps dans son coffre, afin de le cacher dans le cercueil de sa mère, ni vu, ni connu. Ce ne sont que les prémices de ses ennuis, avec l’arrivée d’un superflic (énormément) ripou qui va le faire chanter&#8230; </p>
<p>Le cinéma coréen (du Sud, évidemment) est de plus en plus productif et nous offre chaque année un bijou comme lui seul sait le faire. Dans la lignée de <em>The Host</em>, le réalisateur Kim Seong-hun a concocté un polar décoiffant où chaque seconde est à la fois stressante (pour Geon-soo mais aussi pour le spectateur), prenante et en même temps poilante, tant les situations sont de plus en plus absurdes et confinent à un humour noir des plus jouissifs. On se souviendra longtemps de la sonnerie du portable du malencontreux renversé qui résonne inlassablement dans le cercueil cloué dans le funérarium. <span id="more-20070"></span>Ou de cette manière pour le moins efficace et inattendue de se débarrasser d’un témoin trop encombrant. Le tout dans une esthétique et une mise en scène irréprochables. Lee Seon-gyoon, superstar dans son pays, ne se ménage pas entre courses-poursuites, trésors d’imagination pour trouver comment se sortir d’inextricables situations, lâcheté assumée et mauvaise foi affichée. L’antihéros par excellence, entre désinvolture et charme, à qui on souhaite à la fois les pires malheurs du monde et qu’il puisse s’en sortir indemne. Ne cherchez pas la moindre moralité, il n’y en a pas (ou presque). <em>Hard Day</em>, présenté à la Quinzaine des réalisateurs du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/">dernier Festival de Cannes</a>, suit ainsi la tendance actuelle des films internationaux, comme <em>Night Call</em> récemment, à savoir celle où le bien n’est pas forcément là où on le croit et que le crime finit par payer. Et qu’on peut vraiment rire de tout, même du pire. Ce qui soulage en ces jours pour le moins sombres…</p>
<p>&nbsp;<br />
Hard Day <em>de Kim Seong-hun, avec Lee Seon-gyoon, Jo Jin-woong, Shin Jung-keun… Corée du Sud, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 7 janvier 2015.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/sqkfvv" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		<title>Rencontre avec July Jung</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/film-girl-door-coree-homosexuelle-lesbienne-july-jung/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2014 08:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres et Portraits du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[July Jung est une nouvelle venue dans le cinéma coréen. Elle réalise <em>A Girl at my Door</em>, un premier long-métrage beau et touchant. Une histoire de salut et de renaissance. Rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le choix de July</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/july-jung-portrait.jpg" alt="July Jung" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17979" />July Jung est une nouvelle venue dans le cinéma coréen. Elle réalise <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/girl-at-my-door-july-jung/" title="A Girl at my Door, de July Jung">A Girl at my Door</a></em>, un premier long-métrage beau et touchant. Une histoire de salut et de renaissance sur fond d&#8217;intrigue policière. Pour une fois qu&#8217;une femme émerge de la Nouvelle Vague coréenne, on en profite pour lui poser quelques questions sur la représentation de sa figure féminine, incarnée par la délicate actrice Bae Doona.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Pourquoi avoir choisi de faire du personnage de Young-nam une lesbienne ?</strong></p>
<p>J’ai fait trois courts-métrages dont les personnages principaux étaient des hommes. Pour mon premier long-métrage, je voulais un personnage féminin, tout simplement parce que je suis une femme et que c’était plus simple pour moi de rendre les émotions de mon héroïne. En ce qui concerne son homosexualité, je voulais qu’elle soit très solitaire et qu’elle ne puisse pas nier la cause de cette solitude, aussi son identité sexuelle devenait une évidence. </p>
<p><strong>C’est difficile d’être homosexuel en Corée du Sud ?</strong></p>
<p>Je ne peux pas vraiment le dire, parce que je ne le suis pas. Etre homosexuel, je crois que c’est dur partout dans le monde, mais c’est sûrement encore plus dur en Corée, parce que là-bas on n’accepte pas la différence.</p>
<p><strong>Seule une femme pouvait prendre soin de Dohee ?</strong></p>
<p>Un homme pourrait aussi, mais ça n’aurait pas été le même film ! Ce qui m’intéressait c’était la rencontre de ces deux individus solitaires, et pour que ça prenne la forme que je souhaitais il était nécessaire que ce soit deux femmes, ça n’aurait pas marché avec quelqu’un de l’autre sexe. <span id="more-17971"></span></p>
<p><strong>Le choix de Bae Doona pour incarner Young-nam était évident ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/kim-sae-ron-bae-doona-a-girl-at-my-door.jpg" alt="Kim Sae-ron et Bae Doona" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-17981" />Pendant l’écriture du scénario, je n’ai songé à aucune actrice particulière, mais dès que nous sommes arrivés à la phase de production, j’ai immédiatement pensé à Bae Doona, c’était mon premier choix. Certains réalisateurs écrivent un rôle pour un acteur, pour moi c’était l’inverse. J’ai d’abord imaginé mon personnage, et j’ai eu l’extraordinaire chance qu’il soit incarné à la perfection par Bae Doona.</p>
<p><strong>Le film policier est surtout un prétexte pour s’interroger sur la notion de salut…</strong></p>
<p>J’ai voulu que Young-nam soit policière parce c’est un métier très hiérarchisé, qui me permettait de mieux exprimer sa situation. Il y a une collision entre sa fonction et son identité sexuelle. Dans le film, on voit Young-nam exercer son métier, ce qui relève effectivement du genre policier, mais ce n’est pas le véritable sujet de <em>A Girl at my Door</em>. Je voulais surtout montrer comment deux personnes peuvent partager des sentiments et surmonter leurs décisions.</p>
<p><strong>L’amour peut sauver ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/a-girl-at-my-door-july-jung.jpg" alt="A Girl at my Door, de July Jung" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17976" />L’amour a plusieurs facettes… A cause de l’amour que Dohee éprouve envers Young-nam, celle-ci se retrouve dans une situation délicate. Mais l’amour permet aussi de partager plein de choses, et de sauver quelqu’un comme Young-nam sauve Dohee. En fait, la notion de salut est un peu trop forte : on ne peut pas dire que Dohee et Young-nam ont trouvé le salut. Elles rencontreront peut-être de nouvelles difficultés plus tard. Mais jusque-là, Young-nam avait accepté toutes les injustices de la société, et à la fin de <em>A Girl at my Door</em> elle va changer sa manière de vivre. C’est ce que je voulais montrer.</p>
<p><strong>A la production on retrouve Lee Chang-dong, un autre réalisateur dont les personnages sont souvent féminins. Vous vous sentez proche de son cinéma ?</strong></p>
<p>Lee Chang-dong est l’un des meilleurs réalisateurs du monde ! J’ai vraiment eu énormément de chance de l’avoir comme producteur. <em>Secret Sunshine</em>, <em>Poetry</em> et surtout <em>Oasis</em> sont des films magnifiques, sa manière de raconter des histoires et de montrer les sentiments de ses personnages m’a beaucoup influencée. J’adore son univers, et je m’en suis beaucoup inspirée pour mes propres personnages.</p>
<p>&nbsp;<br />
A Girl at my Door<em> de July Jung, avec Bae Doona, Kim Sae-ron, Song Sae-byeok&#8230; Corée du Sud, 2014. Présenté en sélection Un Certain Regard au 67e Festival de Cannes. Sortie le 5 novembre 2014.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/38sz05" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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