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	<title>Grand Écart &#187; comédie</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>La Pietà, d&#8217;Eduardo Casanova</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 10:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h2>Rien sans ma mère</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/La-Pieta-300x201.jpeg" alt="La Pietà, d&#039;Eduardo Casanova" width="300" height="201" class="alignleft size-medium wp-image-27824" /><strong>De la dictature domestique d’une mère possessive à la tyrannie politique d’un dirigeant nord-coréen, il n’y avait qu’un pas que l’Ibère séditieux Eduardo Casanova franchit avec une réjouissante extravagance dans <em>La Pietà</em> : une fable trash et libertaire sur l’obsession du pouvoir et la soumission. </strong></p>
<p>Mère toxique, intrusive et castratrice, l’oppressive Libertad – fantastique Ángela Molina (<em>Cet obscur objet du désir</em>,  <em>En chair et en os</em>, <em>Étreintes brisées</em>) ! – préserve son fils Mateo – flegmatique Manel Llunell – du monde extérieur en le gardant maternellement enfermé dans un cocon à l’apparente douceur guimauve. En réalité, une prison rose bonbon qui, lorsque tombe la nouvelle du cancer de Mateo, devient la scène de théâtre suffocante et tragique d’une relation mère-fils aussi destructrice que consentie. Entre complexe d’Œdipe et syndrome de Stockholm&#8230; <span id="more-27818"></span></p>
<p>En 2017, au fil d’un premier long-métrage déjà totalement disjoncté (<em>Pieles</em>), Eduardo Casanova nous plongeait dans un monde surréaliste peuplé de personnages difformes, comédie noire sans concession sur le complexe et l’acceptation de soi. <em>« Une riposte punk, rebelle et violente à la construction sociale et à toute la pression à laquelle la société est confrontée »</em>, avait alors expliqué le jeune réalisateur espagnol. Avec <em>La Pietà</em>, le cinéaste s’entête, nous entraînant à nouveau dans un univers imaginaire où le rose, omniprésent, n’est que l’emballage sucré d’une sombre allégorie acide et violente autour des thèmes de la soumission, du pouvoir et du contrôle absolu. Comme <em>« un coup de sabre dans une jolie pièce montée »</em>, Eduardo Casanova tranche dans le vif des faux-semblants d’une société moderne autoritaire où la <em>« liberté »</em> (<em>« libertad »</em>), incarnée par une figure maternelle au comportement despotique, devient symbole de souffrance et de mort : une Pietà, selon le thème artistique de l’iconographie picturale chrétienne. Mais Eduardo Casanova va plus loin, très loin en associant cette figure maternelle à celle, paternaliste et totalitaire, de Kim Jong-il (oui, oui !). Parallèle pour le moins piquant entre d’un côté cette relation mère-fils maladivement délétère et de l’autre, l’emprise du dictateur nord-coréen sur son peuple. Entre deux mondes où la liberté fait peur. Car c’est bien la question que pose le cinéaste. En nous intimant à tout définir et contrôler – nos vies, nos enfants, nos carrières, notre sexualité&#8230; –, nos sociétés libres ne brouillent-elles pas notre perception de la réalité ? Nos choix nous appartiennent-ils vraiment ou sont-ils les réponses attendues par une dictature invisible aux préceptes moraux prédéfinis ?</p>
<p>Toujours est-il que sa liberté, Eduardo Casanova s’en empare ici avec une énergie folle et jubilatoire, la laissant exploser à l’écran dans un film de genreS où s’entremêlent horreur et mélo, absurde et comédie potache. Où les décors et les costumes aux teintes pastel immaculées contrastent avec la noirceur du malheur et de la souffrance qui frappe cette mère et son grand garçon. Des confessions du réalisateur lui-même, Todd Solondz, Gaspar Noé, David Cronenberg ou encore Douglas Sirk comptent parmi ses influences. Mais on pense surtout ici à l’enfant de la Movida, el maestro Pedro Almodovar, ainsi qu’à John Waters auquel le réalisateur espagnol est souvent associé. Les deux trublions sont d’ailleurs très amis. De quoi faire de <em>La Pietà</em> une sorte de <em>Tout sur ma mère</em> à la sauce <em>Pink Flamingos</em>. Si le film divisera certainement, il nous a en tout cas totalement embarqués, cette <em>Pietà</em> portant en elle une vision qui mérite que l’on y réfléchisse&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
La Piedad <em>(Pietà), d&#8217;Eduardo Casanova avec Ángela Molina, Manel Llunell, Ana Polvorosa&#8230; Espagnol, Argentine, 2022.</em></p>
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		<title>Parasite, de Bong Joon-ho</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2019 07:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les hôtes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Bong-joon-ho.jpg" alt="Parasite, de Bong Joon-ho" title="Parasite, de Bong Joon-ho" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27140" />Jean-Luc Mélenchon a dit dans le passé au sujet de sa consoeur sénatrice : <em>« Après la catastrophe atomique, il restera les cafards, les fourmis et Marie-Noëlle Lienemann ! »</em> Il en va de même avec la famille de Ki-taek, chômeurs et spécialistes de l’arnaque, et « parasites » auxquels se réfère le titre. Vivotant dans un entresol, ils chopent le wi-fi de la boutique d’à côté, se plaignent que les riverains avinés viennent se soulager devant leur fenêtre, acceptent le moindre petit job. Puis l’occasion se présente pour le fils, Ki-woo, de devenir le prof d’anglais de la fille d’une famille riche, les Park. Une maison d’architecte épurée, un jardin impeccable, une mère fragile et une gouvernante qui régente tout, Ki-woo voit grand et saisit l’opportunité de se faire une place dans cette vie bourgeoise à laquelle il est totalement étranger. Conte cruel et jouissif, <em>Parasite</em> explore les thèmes du mépris de classe comme des liens familiaux, souvent présents dans le cinéma de Bong Joon-ho. Après le polar ou le film de monstres (gentils et méchants), le cinéaste sud-coréen embrasse ici tous les genres. <em>« Une comédie sans clowns, une tragédie sans méchants »</em>, dit-il dans le dossier de presse. Un thriller efficace, aussi. Et une mise en scène au diapason de l’évolution d’une histoire foisonnante et surprenante. Resserrée quand il filme ses personnages tapis dans leur appartement miteux, majestueuse dans les décors de cette maison aux secrets glaçants, à la fois inquiétante et drôle au fur et à mesure que l’intrigue se dévoile. <span id="more-27136"></span>Après une première partie tonitruante à l’humour grinçant, <em>Parasite</em> s’enfonce de plus en plus dans la noirceur, pour se conclure sur un propos politique qui, s’il n’est pas des plus subtils, vaut comme un constat toujours salutaire que ne renierait pas un Ken Loach sous amphétamines. Deux sociétés, littéralement celle d’en haut, au soleil, et celle d’en bas, dans les égouts, qui s’ignorent et ne peuvent cohabiter. Et la concurrence exacerbée, dans les sous-sols, pour espérer grimper quelques marches. </p>
<p>Parasite<em> de Bong Joon-ho, avec Song Kang-ho, Choi Woo-shik, Park So-dam, Cho Yeo-jeong&#8230; Corée du Sud, 2019. Palme d&#8217;or du 72e Festival de Cannes. Sortie le 5 juin 2019</em></p>
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		<title>Chambre 212, de Christophe Honoré</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2019 19:10:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En annonçant dans la sélection Un Certain Regard la présence inattendue de Christophe Honoré, Thierry Frémaux avait décrit le réalisateur-dramaturge-romancier en Sacha Guitry contemporain...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La superbe</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/honore.jpg" alt="Chambre 212, de Christophe Honoré" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-27120" />En annonçant dans la sélection Un Certain Regard la présence inattendue de Christophe Honoré, Thierry Frémaux avait décrit le réalisateur-dramaturge-romancier en Sacha Guitry contemporain. Et il est vrai qu’on ne peut s’empêcher de penser à <em>Quadrille</em> dans ce marivaudage d’un nouveau genre. Maria (pétillante Chiara Mastroianni) quitte avec brio son amant et rejoint son mari (Benjamin Biolay, plus déprimé que jamais en bermuda-chaussettes). Mais après l’engueulade qui suit la découverte des textos du jeune homme éconduit, elle va passer la nuit dans l’hôtel qui fait face à leur appartement. Elle y observe l’être autrefois aimé et s’interroge sur leur avenir commun, sur les conseils plus ou moins avisés d’une version jeune de son époux, de la femme avec qui il aurait pu passer sa vie, de sa volonté &#8211; incarnée avec délice par un sosie d’Aznavour habillé en peignoir digne de DSK &#8211; et de la ribambelle d’amants qu’elle a eus au cours de ses 25 ans de mariage. </p>
<p>Assumant la dimension théâtrale du récit, la caméra de Christophe Honoré virevolte au-dessus de décors en studio, où les portes s’ouvrent et se ferment dans l’esprit de Maria, encombré d’un tourbillon de personnages, de souvenirs, de regrets, de questionnements. <span id="more-27117"></span>Le réalisateur surprend sans cesse, avec des dialogues savoureux, l’apparition de personnages (et d’acteurs) sortis de nulle part, la beauté soudaine d’une scène entre deux éclats de rire, la profondeur sous la farce. Christophe Honoré n’est jamais aussi bon que lorsqu’il s’impose une rigueur formelle, qui semble finalement le libérer, et qu’il prend le parti de la légèreté pour se poser des questions fondamentales : comment aimer, comment durer, quelle direction donner à sa vie, une occasion ratée l’est-elle pour toujours ? <em>« Quelle aventure »</em>, chanterait Benjamin Biolay.<br />
&nbsp;<br />
Chambre 212<em> de Christophe Honoré, avec Chiara Mastroianni, Benjamin Biolay, Vincent Lacoste, Camille Cottin&#8230; France, Luxembourg, Belgique, 2019. Présenté en sélection Un Certain Regard au 72e Festival de Cannes. Sortie le 30 octobre 2019.</em></p>
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		<title>Les Siffleurs, de Corneliu Porumboiu</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2019 07:11:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Là-haut sur la colline</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Les-Siffleurs.jpg" alt="Les Siffleurs, de Corneliu Porumboiu" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-27091" />Les premières notes de <em>I’m a Passenger</em> d’Iggy Pop se font entendre alors que Cristi et son air soupçonneux débarquent aux Canaries. Le ton est donné. <em>Les Siffleurs</em> sera décalé, drôle, entraînant. Corneliu Porumboiu poursuit son travail d’exploration du langage et de la corruption, entamé avec <em>12h08 à l’est de Bucarest</em> et <em>Policier, adjectif</em>. Cette fois, le langage est sifflé, et ainsi secret, et si le flic corrompu se rend sur l’île de La Gomera, c’est pour l’apprendre. Un lieu au nom bien choisi pour appréhender les rudiments d’une langue vouée à converser avec la mafia. Car si le langage intéresse le cinéaste, la corruption est l’autre thème de son cinéma. Plus qu’une dénonciation, elle sert ici de cadre à un polar efficace. Construit en flash-backs et chapitres colorés autour de chacun des personnages, <em>Les Siffleurs</em> se dévoile peu à peu, par bribes, dans des séquences courtes, percutantes, parfois abruptes. Corneliu Porumboiu amuse, surprend, détourne. On pense autant à Hitchcock &#8211; à Doris Day et son <em>Que sera sera</em>, tant la musique est utilisée comme code, comme au motel de Norman Bates, dans un clin d’oeil savoureux &#8211; qu’aux films noirs, avec un rôle de femme fatale (la bien nommée Gilda), qui ne dévoile jamais vraiment son jeu. Pourtant, loin d’être écrasé par les conventions et références qu’il convoque, Corneliu Porumboiu parvient à signer un film original, maîtrisé de bout en bout. A l’image de son personnage principal, spectateur averti qui enregistre les codes pour mieux les retourner à son avantage.<br />
&nbsp;<br />
Les Siffleurs<em> de Corneliu Porumboiu, avec Vlad Ivanov, Catrinel Marlon, Sabin Tambrea, Rodica Lazar&#8230; Roumanie, France, 2019. En compétition du 72e Festival de Cannes</em></p>
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		<title>The Dead Don’t Die, de Jim Jarmusch</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2019 15:50:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>La farce tranquille</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/dead-don-t-die-jim-jarmusch.jpg" alt="The Dead Don&#039;t Die, de Jim Jarmusch" title="The Dead Don&#039;t Die, de Jim Jarmusch" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27027" />Quel que soit le genre auquel il se confronte, Jim Jarmusch imprime sa patte. Le western de <em>Dead Man</em>, le road-movie de <em>Broken Flowers</em>, les vampires de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/only-lovers-left-alive-jim-jarmusch/" title="Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch" target="_blank">Only Lovers Left Alive</a></em> et désormais les zombies de <em>The Dead Don’t Die</em> avancent au rythme lent, posé, presque serein malgré tout, qu’impose le cinéaste. Face aux montages saccadés et au déluge d’hémoglobine habituels, Jim Jarmusch met en place, pièce par pièce, son décor, ses personnages et sa situation. Tout le monde voit bien que ça ne tourne pas rond. Les horaires de jour et de nuit sont chamboulés, les téléphones portables ne fonctionnent plus, les montres s’arrêtent, les animaux se planquent. Autant de passages obligés des films catastrophes, enquillés ici sans que ça n’affole outre mesure. En conférence de presse, Jim Jarmusch a expliqué être autant terrifié par la vitesse à laquelle notre monde se dérègle que par notre apathie et notre incapacité à faire face à ce déclin. Et c’est cela qu’il montre. Un flic qui se borne à répéter sans cesse <em>« This is not gonna end well »</em>, <em>« tout cela va mal finir »</em>, mais qui, lorsque l’invasion zombie est effectivement là, reste avec ses collègues à regarder ça derrière la baie vitrée du commissariat avant de se décider à patrouiller. C’est le discours le plus pertinent du film, même s’il n’est pas nouveau. <em>« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »</em>, disait déjà Chirac en&#8230; 2002. <span id="more-27021"></span></p>
<p>Et c’est un peu le problème de <em>The Dead Don’t Die</em>. Hormis les réjouissants dialogues entre Adam Driver et Bill Murray, qui brisent allègrement le quatrième mur en parlant de la musique du film, de son scénario ou de leurs collaborations passées avec Jarmusch, le film sent un peu le réchauffé (climatique). La critique de la société américaine et d’un monde en perdition n’a rien de subtile. Elle passe par les gros sabots de Steve Buscemi en caricature de trumpiste plus prompt à accuser l’ermite local qu’à assumer ses propos racistes devant Danny Glover, par les très réguliers bulletins d’info montrant des industriels peu scrupuleux soutenus par un gouvernement tout aussi menteur, par le fossé entre les hipsters urbains et les ploucs locaux, se méprisant les uns les autres. Comme des scènes juxtaposées sans réel fil conducteur, le film se déroule jusqu’à un final improbable. Toute la pensée du film est résumée par les derniers mots de Tom Waits, observant tout ça depuis sa forêt : <em>« what a fucked up world »</em>, <em>« quel monde déglingué »</em>. Un peu court.</p>
<p>Finalement, c’est sans doute Edouard Baer qui aurait fait la version la plus intéressante de ce film. Lors de la cérémonie d’ouverture du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/72e-festival-cannes-inarritu-201/" title="14/05-25/05 : 72e Festival de Cannes">72e Festival de Cannes</a>, quelques minutes avant que l’on ne découvre la dernière livraison de Jim Jarmusch, il réfléchissait à voix haute, s’extasiant devant la promesse du titre. <em>« Si les morts ne meurent plus, les vivants, si. »</em> Alors quoi ? Vaut-il mieux vivre ou mourir ? C’est peut-être ce film-là qu’on aurait aimé voir.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Dead Don’t Die<em> de Jim Jarmusch, avec Bill Murray, Adam Driver, Chloe Sevigny, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Danny Glover, Selena Gomez, Tom Waits&#8230; Etats-Unis, 2019. En compétition du 72e Festival de Cannes. Sortie le 14 mai 2019.</em></p>
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		<title>L’Homme qui tua Don Quichotte, de Terry Gilliam</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2018 14:40:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[25 ans d’attente, plusieurs versions de scénarios, un tournage annulé au bout de cinq jours - mais un making of resté dans l’histoire -, trois changements de casting et des procès à la pelle...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Et Terry Gilliam créa Don Quichotte</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/LHOMME-QUI-TUA-DON-QUICHOTTE.jpg" alt="L&#039;Homme qui tua Don Quichotte" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26492" />25 ans d’attente, plusieurs versions de scénarios, un tournage annulé au bout de cinq jours &#8211; mais un making of resté dans l’histoire (<em>Lost in La Mancha</em>) -, trois changements de casting et des procès à la pelle&#8230; Mais ça y est, Terry Gilliam a fini par gagner sa bataille contre les moulins à vent. Evidemment, <em>L’Homme qui tua Don Quichotte</em> suscite plus d’attente qu’il n’est raisonnable, et ne sera pas à la hauteur des fantasmes de tous. Dès le générique, Terry Gilliam rappelle ces tourments, et s’amuse, pendant toute la première partie du film, avec sa propre histoire rocambolesque. Toby (Adam Driver), réalisateur, est dans le désert espagnol. Il tourne une version de <em>Don Quichotte</em>, qui ne semble pas beaucoup mieux se dérouler que lors de la dernière tentative de Terry Gilliam. Tournage bordélique, réalisateur irascible, acteur médiocre, les raisons du plantage sont différentes (quoique). Adam Driver en alter ego de Terry Gilliam a perdu l’envie et l’inspiration, trop couvé par son assistant et son producteur. Il fait face à l’inverse de ce à quoi fut confronté Gilliam : trop de facilités. Jusqu’à ce qu’on lui rappelle qu’il avait déjà réalisé un <em>Don Quichotte</em>. Un film d’étudiant en noir et blanc, tourné dans un village non loin de là. Les films s’empilent &#8211; le film que l’on est en train de voir, le film en train de se tourner, le film réalisé dix ans plus tôt &#8211; comme autant de niveaux de lecture, autant de strates qui finissent par bâtir cet <em>Homme qui tua Don Quichotte</em>. Une manière d’exorciser, une catharsis avant de se lancer dans la réelle aventure picaresque, réalisée, elle aussi, tambour battant, tel un <em>Baron de Münchhausen</em> moins baroque et plus mature. En revoyant son film d’étudiant, Adam Driver se rappelle. Se rappelle la passion avant l’arrogance, le bricolage avant les moyens. Et réalise l’empreinte qu’il a laissée dans ce petit village reculé, ou un vieux cordonnier croit toujours être le vrai Don Quichotte. <span id="more-26490"></span>Avant d’être un film d’aventure, ce qu’il est aussi, <em>L’Homme qui tua Don Quichotte</em> est avant tout un film sur la fiction, la création et le besoin d’absolu, jouant sans cesse sur différents tableaux, mélangeant avec allégresse fiction, rêves, souvenirs et réalité. Pendant ce périple, Adam Driver joue sur une palette très large, réinventant sans cesse son personnage au cours des événements &#8211; dont le débarquement, clin d’oeil savoureux, de l’Inquisition (or, <em>&#8220;nobody expects the Spanish Inquisition&#8221;</em>) -, à la fois drôle, moqueur, burlesque, touchant, tragique&#8230; parfait. S’il n’y avait qu’une seule bonne raison d’avoir attendu 25 ans, elle se nomme Adam Driver.</p>
<p>&nbsp;<br />
L’Homme qui tua Don Quichotte<em> (The Man who Killed Don Quixote) de Terry Gilliam, avec Adam Driver, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgard, Olga Kurylenko, Joana Ribeiro&#8230; Espagne, France, Belgique, Portugal, 2018. Film de clôture du 71e Festival de Cannes. Sortie le 19 mai 2018.</em></p>
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		<title>En liberté !, de Pierre Salvadori</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2018 09:47:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Victime émouvante</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/EnLiberte.jpg" alt="En Liberte" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-26410" />Heureusement que Pierre Salvadori est là : on en avait presque oublié que l’on peut faire des comédies françaises drôles, intelligentes et enlevées. Comme un mélange de ses précédents films, <em>Cible émouvante</em> et <em>Après vous</em> en particulier, <em>En liberté !</em> est un duo composé par la force des choses, à la fois réconfortant et inextricable pour ses deux protagonistes. Soient Adèle Haenel, Yvonne, veuve de flic et flic elle-même, et Pio Marmaï, Antoine, victime innocente des actes du mari de la première. La jeune femme apprend par hasard &#8211; à la suite d’une mémorable descente dans un bordel sado-maso clandestin &#8211; que son valeureux époux était en fait un flic corrompu. Les histoires, celles que l’on se raconte à soi-même, celles que l’on raconte aux autres, et leurs variantes au gré des humeurs, les masques que l’on s’impose, au propre comme au figuré, sont au coeur de cette comédie dont le rythme ne s’affaiblit jamais. Il y a d’abord en introduction cette percutante parodie de films d’action pour glorifier les faits d’arme du flic tombé en service, histoire à dormir debout que la mère conte à son fils tous les soirs à l’heure du coucher. Un running gag qui revient tout au long du film, et ne cesse d’évoluer en fonction des sentiments de la veuve à l’égard de l’être jadis aimé, aujourd’hui méprisé. Il y a ensuite Audrey Tautou, qui, elle, avait fantasmé la sortie de prison de son compagnon et lui fait refaire son entrée jusqu’à ce qu’elle soit parfaite. Moment de tendresse inopiné, comme il y en aura d’autres, tant le réalisateur choisit de se détourner des sentiers battus du romantisme attendu. Car Pierre Salvadori, en plus d’être très drôle, est malin. <span id="more-26394"></span>Il fait naître un trouble entre ses deux personnages principaux qui n’est pas de nature amoureuse mais plutôt existentiel : un innocent qui aimerait cesser de l’être, une coupable qui ne l’est pas encore tout à fait, la nécessité de l’autre pour le sauver et/ou se sauver. Roi des duos masculins hilarants (<em>Les Apprentis</em>), prince du duo mixte romantique (<em>Hors de prix</em>), Pierre Salvadori mélange ses casquettes avec réussite. Il est aidé par le burlesque dont sait faire preuve Pio Marmaï et le regard habité d’Adèle Haenel, sans oublier la naïveté de Damien Bonnard, flic amoureux et distrait. L’occasion de rappeler que, malgré tout, après le <em>« tu m’émeus »</em> des <em>Apprentis</em>, Pierre Salvadori écrit les plus belles déclarations d’amour, au moment où on s’y attend le moins. Un cinéma profondément humain, avec nos maladresses et nos erreurs mais aussi une salutaire bienveillance, et surtout un humour décapant.</p>
<p>&nbsp;<br />
En liberté !<em>, de Pierre Salvadori, avec Adèle Haenel, Pio Marmaï, Damien Bonnard et Audrey Tautou. France 2018. Prix SACD à la 50e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
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		<title>BlacKkKlansman, de Spike Lee</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2018 21:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Humour noir</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/blackkklansman-spike-lee.jpg" alt="Blackkklansman, de Spike Lee" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26404" />On avait un peu perdu de vue Spike Lee, lui qui fut découvert en 1986 avec <em>Nola n’en fait qu’à sa tête</em> &#8211; nommé pour la Caméra d’or à Cannes &#8211; puis <em>Do the Right Thing</em>, en compétition en 1989. Il revient plus en verve que jamais, dans cette histoire rocambolesque de deux flics, un noir et un juif, infiltrés au sein du Ku Klux Klan. La situation a tout du pitch parfait, sorti de la tête du cinéaste à la casquette de militant. Et pourtant, l&#8217;histoire de Ron Stallworth, premier flic noir de Colorado Springs, est bien réelle. Sur un coup de bluff, en réponse téléphonique à une annonce parue dans un journal, il intègre le Ku Klux Klan, lui le jeune flic noir qui, auparavant, aura infiltré un groupe proche des Black Panthers. Grand écart garanti, mais il a assuré à ses chefs qu’il était bilingue en anglais noir de la rue et en anglais plus soutenu. Seulement, pour poursuivre l’enquête, il faut rencontrer en personne les membres du Ku Klux Klan. Problème quand on est noir et qu’on arbore fièrement la coupe afro, devenue un geste militant avec Angela Davis. C’est donc l’un de ses collègues, Flip Zimmerman (Adam Driver), qui s’y colle, lui aussi représentant un ennemi du Klan. En répétant les paroles de James Brown (<em>« Say it Loud &#8211; I’m Black and I’m Proud »</em>), Flip apprend à copier le phrasé de son collègue pour que l’illusion soit parfaite et que les deux jeunes flics passent pour un seul et même homme. <span id="more-26398"></span>C’est ce genre d’ironie qui parsème ce <em>BlacKkKlansman</em>, où l’on rit franchement de prendre les membres du Ku Klux Klan pour les imbéciles qu’ils sont, comme s’attache à le démontrer Spike Lee pendant près de deux heures. Sans perte de rythme, il transforme ce qui pourrait ressembler à une blague en petit polar qui se laisse regarder avec plaisir. Puis, vient la conclusion en forme de douche froide. Avec multiples clins d’oeil à Donald Trump, le réalisateur a montré pendant tout le film la bêtise et le racisme sur le ton de la comédie. Mais il conclut avec les images bien réelles et choquantes de Charlottesville, où les suprémacistes blancs ont défilé en août dernier et foncé sur la foule en voiture, faisant un mort. Une jeune femme, dont le nom s’inscrit à l’écran avec la mention <em>« Rest in power »</em>. Glaçant.</p>
<p>&nbsp;<br />
BlacKkKlansman<em> de Spike Lee, avec John David Washington, Adam Driver, Topher Grace et Laura Harrier. Etats-Unis, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes. Sortie le 22 août 2018.</em></p>
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		<title>Brigsby bear, de Dave McCary</title>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 10:52:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Brigsby le magnifique </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/brigsby-bear-dave-mccary.jpg" alt="Brigsby Bear, de Dave McCary" title="Brigsby Bear, de Dave McCary" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25696" />Difficile de raconter <em>Brigsby Bear</em> sans spoiler quoi que ce soit. Car ce serait gâcher le plaisir immense de la découverte. Disons qu’il s’agit de l’histoire de James, 25 ans. Et de sa passion dévorante pour l’émission de télé <em>Les Aventures de Brigsby Bear</em> dont il possède tous les épisodes et les produits dérivés. Mais que tout ceci n’est qu’un vaste mensonge créé par amour pour lui. Que la réalité est plus doucereuse. Et qu’il aimerait bien se replonger dans ce mensonge protecteur, tout en incluant ce qu’il vient de découvrir du monde extérieur. Car oui, on est ici, au début du moins, dans le petit monde de James, autarcique et barricadé de verrières, de mathématiques et d’ours pelucheux. Un peu comme si Forrest Gump vivait dans le <em>Truman Show</em> ou dans <em>Room</em> et qu’il bricolait façon Gondry. Mais qu’on rirait davantage. Et qu’on serait touchés tout autant. </p>
<p>Coscénarisé par l’acteur principal (la découverte de l’échevelé Kyle Mooney, lunaire et provoquant une empathie immédiate), <em>Brigsby Bear</em> est une ode à l’enfance. James ne la quitte pas vraiment, même s’il sait qu’il a désormais un corps d’adulte, avec les pulsions sexuelles qui vont avec. Mais son obsession pour le personnage fictif avec lequel il a grandi et acquis toutes ses bases, aurait pu faire basculer le film dans le thriller et le drame. Il n’en est rien. C’est vers la tendresse que le réalisateur Dave McCary emmène son petit monde composé entre autres de Mark Hamill (oui, oui, Mark Hamill, s’il vous plaît), Claire Danes, Greg Kinnear ou Andy Samberg. Né dans les années 1980, le réalisateur signe pour son premier long-métrage un film culte, aux références multiples, forcément geek (de <em>Star Trek</em> au <em>Réveil de la Force</em>), mais toujours distillées savamment. Tout reste en clin d’œil, sans s’imposer, sans venir gâcher une histoire suffisamment forte. Passage de l’enfance à l&#8217;âge adulte en accéléré, <em>Brigsby Bear</em> se savoure comme un gâteau au chocolat qui ne serait pas écœurant, avec suffisamment de sucre pour faire passer l’amertume du cacao. La mélancolie, toujours en toile de fond, reste à sa place et observe la joie l’emporter, l’espoir la supplanter, l’amour (filial, fraternel, amical…) faire son nid, petit à petit. Et tout ceci, grâce à un mensonge qui aurait pu ruiner une vie en éclatant au grand jour et qui au contraire, contribue à construire James toujours un peu plus. Comme quoi, tous les mensonges ne sont pas mauvais à entendre. </p>
<p>&nbsp;<br />
Brigsby Bear <em>de Dave McCary, avec Kyle Mooney, Greg Kinnear, Mark Hamill, Claire Danes, Andy Samberg…  Etats-Unis, 2017. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>On l&#8217;appelle Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2017 08:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[super-héros]]></category>

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		<description><![CDATA[Course-poursuite dans les ruelles de Rome. Un homme aux abois, traqué par la police, finit par se réfugier dans les eaux troubles du Tibre. Il en ressort soudain doté de pouvoirs surnaturels...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De l’antihéros au super-héros</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/01/jeekrobot-affiche.jpg" alt="On l&#039;appelle Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24725" />Course-poursuite dans les ruelles de Rome. Un homme aux abois, traqué par la police, finit par se réfugier dans les eaux troubles du Tibre. Il en ressort soudain doté de pouvoirs surnaturels après avoir été en contact avec une mystérieuse substance radioactive : force herculéenne et facultés de régénérations exceptionnelles. Cet homme, c’est Enzo (Claudio Santamaria), petite frappe solitaire et bedonnante des bas-fonds miséreux et crasseux de la Cité Eternelle, fricotant avec les hommes de main du « Gitan » (Luca Marinelli), capo maniaco-agressif de la mafia locale. Ces superpouvoirs, Enzo choisit d’abord de les mettre au service de ses malheureuses rapines… De quoi faire le plein de crèmes à la vanille dans son frigo et de films porno… Jusqu’à sa rencontre avec l’innocente et fragile Alessia (Ilenia Pastorelli) qui est la seule à voir en lui l’incarnation de Jeeg Robot, héros androïde tout droit sorti d’un manga japonais des années 1980, venu sur Terre pour sauver l’humanité…</p>
<p>Quelle surprise ! Quelle audace ! Et quel plaisir de voir la Botte italienne venir ainsi mettre un sérieux et heureux coup de pied dans la fourmilière industrieuse des films de super-héros ! L’entreprise s’avérait bien évidemment périlleuse tant le terrain se trouve investi par les puissantes franchises de la bannière étoilée. Aussi Gabriele Mainetti a-t-il choisi à raison d’en prendre le parfait contre-pied. Point de cape ni de combinaisons ajustées ou d’accessoires high-tech. Dans <em>On l&#8217;appelle Jeeg Robot</em>, on porte chemises (ouvertes, bien entendu), survêts et sweat à capuche. Point de manichéisme absolu non plus, chaque personnage révélant une certaine vulnérabilité. Chez Enzo : d’abord antihéros inadapté et misanthrope, ce n’est qu’au bout d’un douloureux parcours initiatique purificatoire que le super-criminel finira in extremis par prendre la mesure de son aura de super-héros et d’icône populaire. Et chez le méchant « Gitan » également : soumis à de violents accès de colère, il est obsédé par son besoin de reconnaissance (à travers les réseaux sociaux ou la télé-réalité) et sa peur de ne pas exister. <span id="more-24722"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/01/jeekrobot-santamaria.jpg" alt="On l&#039;appelle Jeeg Robot, de Gabriele Mainetti" width="280" height="156" class="alignright size-full wp-image-24728" />Le film de super-héros, Gabriele Mainetti en respecte certes toute la rhétorique : naissance de l’être surhumain et prise de conscience de ses pouvoirs, rédemption et don de soi, sans oublier la petite touche de romance… Mais le cinéaste s’extirpe de la sophistication américaine pour lui préférer une veine totalement inédite, quelque part entre le réalisme social dur et violent d’un <em>Gomorra</em> et l’absurde et le baroque d’un <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/reality-matteo-garrone/"><em>Reality</em></a>. Un contraste de tonalité qui donne finalement au film cette teinte unique et géniale, à la fois drôle et mélancolique. Gabrielle Mainetti mystifie le genre pour l’emmener bien au-delà du pastiche ou de la parodie, sur les terres aussi inattendues que séduisantes de la fable urbaine. Et derrière la véritable dimension divertissante de son <em>Jeeg Robot</em>, le cinéaste de dérouler une étonnante vision d’auteur.</p>
<p>&nbsp;<br />
On l&#8217;appelle Jeeg Robot <em>de Gabriele Mainetti, avec Claudio Santamaria, Ilenia Pastorelli, Luca Marinelli, Stefano Ambrogi&#8230; Italie, 2015. Sortie le 12 avril 2017.</em></p>
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