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	<title>Grand Écart &#187; comédie romantique</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Otez-moi d&#8217;un doute, de Carine Tardieu</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 19:50:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Les deux font un père Avec La Tête de maman et Du vent dans mes mollets, Carine Tardieu a déjà imprimé sa marque dans la comédie française, à la fois...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les deux font un père</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Otez_moi_d_un_doute-1.jpg" alt="Otez moi d&#039;un doute" title="Otez moi d&#039;un doute"width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25703" />Avec <em>La Tête de maman</em> et <em>Du vent dans mes mollets</em>, Carine Tardieu a déjà imprimé sa marque dans la comédie française, à la fois franchement drôle et joliment sensible. Elle retrouve d&#8217;ailleurs ici les coscénaristes respectifs de ces deux films, Michel Leclerc (<em>Le Nom des gens</em>) et Raphaële Moussafir. Les mères et leurs filles (ou plutôt les filles et leurs mères) occupaient jusqu&#8217;ici le centre de l&#8217;écran. Cette fois, place aux pères. Ceux qui nous élèvent, ceux que l&#8217;on se choisit, ceux que l&#8217;on veut éviter, ceux qui se révèlent et qui sont parfois les mêmes. Erwan (François Damiens), démineur breton, doit faire face à un autre genre de déflagration : un test génétique lui apprend que son père n&#8217;est pas son père. De son côté, sa fille Juliette (parfaite Alice de Lencquesaing) souhaite élever son enfant sans père. Le prétexte pour montrer différentes figures paternelles, interroger la suprématie des liens du sang. Prétexte aussi à différents quiproquos, malheureusement parfois attendus et proches du vaudeville, en particulier dans la veine de la comédie romantique. Et ce malgré l’alchimie évidente du couple François Damiens / Cécile de France. Cependant, la plume des scénaristes fait toujours mouche, avec des dialogues percutants. Les acteurs, François Damiens et l’iconoclaste et burlesque Esteban &#8211; déjà vu notamment dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/effet-aquatique-solveig-anspach/" title="L’Effet aquatique, de Sólveig Anspach" target="_blank">L’Effet aquatique</a></em> &#8211; en tête, assurent le reste de la comédie. <span id="more-25702"></span>La corde sensible revient au duo de pères, Guy Marchand et André Wilms, que l’on a plaisir à retrouver en vieux bougons, chacun à leur manière. La relation qu’établit François Damiens avec ce père biologique, figure idéale de vieux militant sympa, revalorise celle qu’il a avec son père de toujours, forcément un peu envahissant, un peu vieillissant. Franchement drôle et joliment sensible, disions-nous donc, quoiqu&#8217;un peu plus attendu que les films précédents de la réalisatrice.</p>
<p>&nbsp;<br />
Ôtez-moi d&#8217;un doute<em> de Carine Tardieu, avec François Damiens, Cécile de France, Alice de Lencquesaing, Esteban, Guy Marchand, André Wilms&#8230; France, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 6 septembre 2017.</em></p>
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		<title>L’Effet aquatique, de Sólveig Anspach</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2016 21:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2016 Qui ? Sólveig Anspach a égrené son cinéma de son histoire personnelle, qu’il s’agisse de ses origines islandaises &#8211; avec notamment la complicité...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2016</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/LEffet_Aquatique_3©ElsaPALITO.jpg" alt="L&#039;Effet aquatique, de Solveig Anspach" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-23528" /><strong>Qui ?</strong><br />
Sólveig Anspach a égrené son cinéma de son histoire personnelle, qu’il s’agisse de ses origines islandaises &#8211; avec notamment la complicité de l’actrice du cru Didda Jónsdóttir &#8211; ou de sa lutte contre le cancer du sein, tristement perdue en août, l’an dernier. Elle filmait des personnages, souvent féminins, souvent en plein questionnement, qui tombent et se relèvent, avec l’aide des autres. Elle filmait des communautés solidaires et bienveillantes. Elle filmait Montreuil. Elle filmait l’Islande. Le tout avec sensibilité, délicatesse et humour. Issue du documentaire &#8211; <em>Made in USA</em>, sur la peine de mort aux Etats-Unis, qui a d’ailleurs été déjà présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2001 &#8211; Sólveig Anspach en a gardé une véracité palpable. Depuis le bouleversant <em>Haut les coeurs !</em>, porté par Karin Viard (César de la meilleure actrice &#8211; 2000), et <em>Stormy Weather</em> (sélectionné à Un Certain Regard en 2003), on suit la cinéaste franco-islandaise, toujours surpris de la voir capable de petites fantaisies (<em>Back Soon</em>, <em>Queen of Montreuil</em>) après ces premiers coups d’éclat dramatiques.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Pour cet <em>Effet aquatique</em>, on retrouve Samir Guesmi, déjà grutier à Montreuil dans le joli <em>Queen of Montreuil</em>. On retrouve également Florence Loiret-Caille, passant de la majesté à la maîtrise, puisqu’elle est ici maître-nageuse. La romance entre eux deux ne sera pas aussi limpide que l’eau de la piscine, et passera inévitablement par l’Islande, où l’on se réjouit déjà d’y voir Didda Jónsdóttir. C’est donc entourée de fidèles que Sólveig Anspach a réalisé son dernier film, qu’on espère joyeux. Et au vu du <a href="https://www.youtube.com/watch?v=7XKM2zqzoMw" rel="shadowbox[sbpost-23527];player=swf;width=640;height=385;" target="_blank">teaser</a>, mettant en scène Samir Guesmi en apprenti nageur et homme-objet, on est déjà rassuré sur ce point.</p>
<p><strong>Résultat des courses</strong><br />
<em>L’Effet aquatique</em>, c’est à la fois la poésie des corps qui se devinent sous l’eau, qui s’effleurent alors qu’ils sont (presque) mis à nu, et la force des paysages de l’Islande et de ses eaux chaudes, embrumant également les cœurs. C’est aussi le mélange de joie et de tristesse de voir le dernier film de Sólveig Anspach (<em>« c’est une joie, et une souffrance »</em>, dirait Depardieu, célébré à cette même Quinzaine) tant il s’inscrit dans la veine de ce qu’elle appelait sa <em>« trilogie fauchée »</em> (avec <em>Back Soon</em> et <em>Queen of Montreuil</em>, qu&#8217;il est peut-être nécessaire de revoir avant cet opus), et laisse un petit goût d’inachevé. Sólveig Anspach filme si bien le trouble et la maladresse qui s’emparent de Samir Guesmi à la vue de sa maître nageuse, celui également de ses souvenirs dispersés &#8211; trame malheureusement sous-exploitée. Elle regarde ses personnages tous un peu loufoques et excessifs (les seconds rôles de Philippe Rebbot, Estéban et Olivier Côte sont parfaits de drôlerie), avec une infinie tendresse, enchaînant burlesque, comique de situation, et jolis sentiments dévoilés par les yeux embués de Florence Loiret-Caille. Sólveig Anspach renverse quelques idées reçues &#8211; une femme maître nageuse à la limite du harcèlement avec ses nageurs de sexe masculin, un (faux) délégué israélien à la tête du « Together Project », une piscine israélo-palestinienne, une conseillère municipale excentrique mais efficace et responsable (<em>« un petit homme peut faire de grandes choses, surtout si c’est une femme »</em>) &#8211; et respecte à la lettre les schémas de la comédie romantique. C’est donc sur une petite fantaisie légère, très drôle et avec des fulgurances poétiques, que la filmographie de la cinéaste se clôt, donnant un équilibre à ses deux versants, entre drames inspirés et comédies tendres.</p>
<p>&nbsp;<br />
L’Effet aquatique<em> de Sólveig Anspach, avec Florence Loiret-Caille, Samir Guesmi, Didda Jónsdóttir, Olivia Côte, Philippe Rebbot&#8230; France, Islande, 2016. Prix SACD de la Quinzaine des réalisateurs 2016. Sortie le 29 juin 2016</em></p>
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		<title>Victoria, de Justine Triet</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2016 16:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 55e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Victoria secrète Justine Triet poursuit gentiment son ascension cannoise, palier après palier. La présentation de La Bataille de Solférino à l’ACID en 2013 avait fait bruisser Cannes. Celle de Victoria...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Victoria secrète</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Victoria.jpg" alt="Victoria, de Justine Triet" title="Victoria, de Justine Triet" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23633" />Justine Triet poursuit gentiment son ascension cannoise, palier après palier. La présentation de <em>La Bataille de Solférino</em> à l’ACID en 2013 avait fait bruisser Cannes. Celle de <em>Victoria</em> en ouverture de la Semaine de la critique fait également parler d’elle, avec la révélation Virginie Efira. Révélation parce que, même si on la voit depuis quelques temps à l’écran, l’actrice belge semble enfin avoir trouvé un rôle plus complexe que ceux auxquels elle semblait abonnée jusqu’à présent (femme de pouvoir et de séduction et/ou bonne copine drôle un peu trash). Révélation aussi parce que son personnage se dévoile petit à petit. D’abord mère célibataire travailleuse et sûre d’elle. Puis avocate avec un sens précis de la déontologie. Avant que ses interrogations existentielles prennent le dessus. Avant qu’elle accepte de défendre son ami, accusé d’avoir poignardé sa compagne. Avant qu’elle accepte de faire entrer dans sa vie un ancien client, ex-dealer, reconverti en « homme de l’ombre », (à la fois babysitter, stagiaire bénévole, épaule réconfortante, et organisateur en chef d’une vie qui se dérègle).</p>
<p>Ce portrait de femme ne manque pas d’humour et de folie &#8211; on croise, dans le désordre : un lapin maltraité, une avocate exaltée, des coups d’un soir foireux, un chien témoin n°1, un couple à la limite de la décence, un chimpanzé photographe&#8230; Notons au passage l’attention particulière donnée à chacun des seconds rôles, tous parfaits. Mais, surtout en comparaison de <em>La Bataille de Solférino</em>, tout cela manque d’une mise en scène en écho avec les soubresauts de la vie de son personnage. Dans son premier film, Justine Triet faisait ressentir le chaos, l’urgence, la pression. <span id="more-23632"></span>Ici, avec un budget plus conséquent, une caméra plus posée, des décors extrêmement graphiques, <em>Victoria</em> reste un peu trop sage dans son extravagance et ne franchit jamais les limites. Même sa volonté de transgresser quelques clichés de la comédie romantique et son interrogation de la représentation des genres &#8211; si moderne soit-elle &#8211; aboutit finalement au sauvetage d’une donzelle en détresse par un preux chevalier. Dans sa courte filmographie, Justine Triet fait tout de même preuve d’ambitions prometteuses : une brillante direction d’acteurs, un désir de complexité sans prise de tête, la volonté d’imposer une comédie drôle, intelligente, exigeante. Prochaine étape : la Quinzaine des réalisateurs dans quelques années. On y sera.</p>
<p>&nbsp;<br />
Victoria<em> de Justine Triet, avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud… France, 2016. Sélectionné à la Semaine de la critique 2016.</em></p>
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		<title>Prêt à tout, de Nicolas Cuche</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jun 2014 09:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Tang y a de l'amour - Dans le registre de la comédie romantique à la française, Nicolas Cuche n'en est pas à son coup d'essai. Déjà, <em>La Chance de ma vie</em> se calquait sur son modèle américain...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Tang y a de l&#8217;amour</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/pret-a-tout-nicolas-cuche-affiche.jpg" alt="Prêt à tout, de Nicolas Cuche" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18409" />Dans le registre de la comédie romantique à la française, Nicolas Cuche n&#8217;en est pas à son coup d&#8217;essai. Déjà, <em>La Chance de ma vie</em> se calquait sur son modèle américain bien calibré, mais avec des ambitions revues à la baisse (français, quoi). Comprendre : pas de grandes stars inaccessibles en tête d&#8217;affiche et des personnages ancrés dans un quotidien (à peu près réaliste). Au duo Virginie Efira/François-Xavier Demaison succède celui formé par Aïssa Maïga &#8211; qu&#8217;on aimerait voir plus &#8211; et Max Boublil &#8211; en passe de devenir le maître de la petite comédie sympathique des prochaines années.<br />
Ils se sont croisés à la fac. Il était déjà amoureux d&#8217;elle, elle le prenait pour un débile. Elle est engagée, il est opportuniste. Quelques années plus tard, il est millionnaire coulant des jours insouciants sous le soleil de Thaïlande, elle est ouvrière se battant contre la fermeture de son usine d&#8217;ersatz de Tang. Le concept est suffisamment bien pensé pour tenir sur l&#8217;affiche : il va racheter son usine pour la conquérir.</p>
<p>De la suite, il ne faut rien attendre de plus que la déclinaison de ce pitch initial, avec tous les passages obligés : mensonge, manipulation, séduction, passage aux aveux, réconciliation et leçon de vie. Le tout est exécuté sans prétention(s) &#8211; c&#8217;est-à-dire sans grande ambition mais sans non plus prendre les gens pour des cons -, et avec générosité par des acteurs vraiment attachants. Au passage, Nicolas Cuche tente un regard sur le monde du travail, ni loachien ni misérabiliste ou condescendant, mais avec en tête le rêve du trentenaire urbain connecté, cible identifiée : l&#8217;entreprise à la Google. <span id="more-18403"></span>Il est d&#8217;ailleurs intéressant de noter que ce regard d&#8217;accessibilité et sur le travail se retrouve dans l&#8217;édition DVD, en audiodescription et aux bonus centrés sur le travail d&#8217;une équipe plus que sur des interviews promo insipides.</p>
<p>Mais tout est trop propret dans ce <em>Prêt à tout</em>, jusqu&#8217;au titre passe-partout et l&#8217;affiche pompée sur <em>Pretty Woman</em>, pour emporter l&#8217;adhésion. On regrette par exemple de ne pas retrouver la patte de Max Boublil &#8211; qui avait donné un peu d&#8217;aspérité aux <em>Gamins</em> &#8211; notamment dans des dialogues bien trop creux. A si bien exécuter sa recette, se contentant des ingrédients nécessaires, Nicolas Cuche finit par servir une soupe pas désagréable, mais sans saveur et sans caractère.</p>
<p>&nbsp;<br />
Prêt à tout<em> de Nicolas Cuche, avec Max Boublil, Aïssa Maïga, Patrick Timsit, Chantal Lauby&#8230; France, 2014. Sortie DVD le 3 juin 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/xms5sm/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>The Garden of Words, de Makoto Shinkai</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Feb 2014 20:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Takao aspire à devenir artisan bottier. Le lycée l’ennuie. Les jours de pluie, il se rend en secret dans un jardin japonais où, à l’abri sous une tonnelle fleurie, il dessine des croquis. Là-bas, Takao rencontre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/03/garden-of-words-makoto-shinkai-s.jpg" alt="The Garden of Words, de Makoto Shinkai" title="The Garden of Words, de Makoto Shinkai" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-16648" />Takao aspire à devenir artisan bottier. Le lycée l’ennuie. Les jours de pluie, il se rend en secret dans un jardin japonais où, à l’abri sous une tonnelle fleurie, il dessine des croquis. Là-bas, Takao rencontre Yukino. La jeune femme dissimule son mal de vivre sous les gorgées de bière. Un jour pluvieux signe un nouveau rendez-vous. Takao et Yukino se retrouvent et se comprennent.<br />
Makoto Shinkai, auteur de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/agartha-colorful-haruri-suzumiya-mardock-selection-animes-japonais-kaze-2012/">Voyage à Agartha</a></em>, <em>5cm per second</em>, <em>Voices of a Distant Star</em>, livre un moyen-métrage délicat sur un amour naissant. Au son des gouttes d’eau qui frappent le sol et du vent qui s’enroule dans les fleurs, Takao et Yukino révèlent leurs failles et leurs projets. Comme à son habitude, le cinéaste japonais emballe son sujet de la façon la plus délicieuse qui soit. Le jardin sert de cocon, loin du tumulte et des regards inquisiteurs. <em>The Garden of Words</em> abrite les instants purs.<br />
Cette merveille est disponible en DVD, blu-ray et coffret collector chez Kazé. <span id="more-16646"></span></p>
<p>Pendant que je vous tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui rira aura une tapette, je vous recommande chaudement le titre suivant disponible aussi chez Kazé : <em>Bakuman</em>. Cet animé sans haine, ni armes, ni violence, raconte l’aventure de collégiens autour d’un projet de manga. Les ados se confrontent au complexe processus créatif avec les joies et les peines qui accompagnent la dynamique de groupe, à savoir la prise d’initiative. Les animés intelligents et subtils ne courent pas les rues. Alors, n’hésitez pas. <em>Bakuman</em> s’étire sur trois excellentes saisons.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Garden of Words <em>de Makoto Shinkai. Japon, 2012. Sortie DVD le 8 janvier 2014.</em></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 6 octobre</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/plateau-tele-semaine-6-octobre-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Oct 2013 20:34:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Est-ce la pluie automnale, la télé se la joue anglo-saxonne, mais avec un fort accent français. Il s&#8217;agit de revisiter la comédie romantique ou le teen movie, d&#8217;aller aux racines...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/plateau-tele-grand-ecart.jpg" alt="La télé resserre les liens familiaux..." width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-9990" />Est-ce la pluie automnale, la télé se la joue anglo-saxonne, mais avec un fort accent français. Il s&#8217;agit de revisiter la comédie romantique ou le <em>teen movie</em>, d&#8217;aller aux racines de l&#8217;humour, de faire un coucou à Agatha Christie, ou, outre-Atlantique cette fois, de souligner la noirceur des manoirs de la côte Sud de l&#8217;Angleterre. Et parce qu&#8217;on aime sauter à pieds joints dans les flaques, il est aussi question d&#8217;enfance : l&#8217;immaturité d&#8217;un Alain Chabat face à ses sœurs, le plaisir du jeu de Catherine Frot et André Dussollier, les affres de l&#8217;adolescence, ou les douloureux souvenirs du Cambodge de Rithy Panh.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Prête-moi ta main</em>, d&#8217;Eric Lartigau – dimanche, 20h50 – TF1</h4>
<p><em>Prête-moi ta main</em>, c&#8217;est l&#8217;exception qui confirme la règle : on peut faire en France des bonnes comédies romantiques. Enfin, au moins une. Alors oui, on connaît la fin dès le début, mais c&#8217;est inhérent au genre. Surtout, on rit. On rit avec Alain Chabat relooké en fan de Cure dans les années 1980. On rit avec Charlotte Gainsbourg, libérée de tout, jurant comme une charretière avec le plus grand sourire, à nouveau effrontée face à Bernadette Lafont, disparue cet été dans la plus grande indifférence. Toutes les sœurs de Pipou sont excellentes, c&#8217;est rythmé, enlevé. Bref, en France, on peut faire des bonnes comédies romantiques.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Ridicule</em>, de Patrice Leconte – dimanche, 20h50 – D8</h4>
<p>Puisqu&#8217;on en est à parler des spécificités françaises par rapport aux Anglo-Saxons, Patrice Leconte nous emmène vers la découverte de l&#8217;humour. A la Cour du roi, on connaît le trait d&#8217;esprit, le calembour, et les « saillies drolatiques ». Mais pas l&#8217;humour, rencontré grâce à l&#8217;exil de l&#8217;autre côté de la Manche. Finalement, la Cour que met en scène Patrice Leconte n&#8217;est peut-être pas si datée que ça. Les vacheries se cachent derrière les flatteries, les luttes de pouvoir se muent en joutes verbales. Un bon mot vaut adoubement. Un faux pas – à savoir le mot de trop –, bannissement. <em>Ridicule</em>, c&#8217;est une fable initiatique, où le naïf Charles Berling pénètre dans un univers où le ridicule effraie parce qu&#8217;il tue. Socialement, symboliquement. Ce qui, dans la Cour, vaut mort. Un univers où le pouvoir (d&#8217;humiliation) s&#8217;exerce aux dépens des autres plutôt qu&#8217;à leur service. Une fable cynique, mais jouissive.<span id="more-14705"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le crime est notre affaire</em>, de Pascal Thomas – dimanche, 20h45 – France 2</h4>
<p>Lorgnons outre-Manche encore, avec la série des époux Beresford, inspirés par Agatha Christie à Pascal Thomas. Après <em>Mon petit doigt m&#8217;a dit</em>, et avant <em>Associés contre le crime</em>, <em>Le crime est notre affaire</em> remet en scène la folie douce de Catherine Frot et André Dussollier, sur les pistes d&#8217;un mystérieux meurtre. Qui a tué qui, et pourquoi, finalement, on s&#8217;en fiche un peu. On se contente de voir le duo s&#8217;amuser, parfois en caricature d&#8217;eux-mêmes. Lui, toujours élégant et flegmatique. Elle, gentiment délurée, toujours pétillante.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Rebecca</em>, d&#8217;Alfred Hitchcock – lundi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Fini de rire. L&#8217;ambiance de la campagne anglaise, ce n&#8217;est pas toujours bien marrant. Preuve avec ce <em>Rebecca</em>, qui commence dans le glamour de Monte-Carlo, et se termine dans la noirceur de Manderley. L&#8217;ombre de Mme Danvers derrière les rideaux de la chambre de la nouvelle Mme de Winter est bien plus angoissante que n&#8217;importe quel fantôme. Car celle qui hante la jeune épouse, en secondes noces, de Max de Winter, ce n&#8217;est pas la défunte Rebecca. C&#8217;est sa gouvernante, bien vivante, elle. Mme Danvers, qui bride la liberté et le bonheur éphémère de la jeune femme. Le tour de force d&#8217;Hitchcock est de mettre en scène une histoire de fantôme sans fantôme. Une histoire de maison hantée par les vivants eux-mêmes. Une descente aux enfers lente mais inéluctable.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Les Beaux Gosses</em>, de Riad Sattouf – mardi, 20h50 – W9</h4>
<p>Auteur de BD reconnu, avec <em>Retour au collège</em> ou <em>Pascal Brutal</em>, Riad Sattouf a le sens de l&#8217;observation et une certaine empathie avec cet individu étrange qu&#8217;est l&#8217;adolescent boutonneux. Pour son premier film, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs et couronné par un César, il met en scène leur difficulté à maîtriser leur propre corps, leur maladresse désespérée autant que leur vantardise feinte, et leur seule obsession : ces énergumènes encore plus étranges que sont les filles. Il se moque gentiment, avec une certaine tendresse et un brin de nostalgie. Riad Sattouf dynamite le <em>teen movie</em>. Pas de moche à lunettes qui devient reine du bal quand on lui colle des lentilles, pas de joueur de foot star du lycée. Mais des appareils dentaires, des coupes de cheveux improbables et de l&#8217;acné. La justesse des interrogations et des angoisses, incarnées à la perfection par un Vincent Lacoste alors débutant, face à l&#8217;intrusion de sa mère, réjouissante Noémie Lvosvky. On les retrouvera tous les deux, accompagnés de Charlotte Gainsbourg, dans le prochain film de Riad Sattouf, <em>Jacky au royaume des filles</em>, prévu pour 2014. Et on a hâte.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>L&#8217;Image manquante</em>, de Rithy Panh – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Un document nécessaire sous une forme inédite : c&#8217;est <em><a href="66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/limage-manquante-rithy-panh/">L&#8217;Image manquante</a></em>, prix Un Certain Regard du <a href="/66e-festival-cannes-2013/">Festival de Cannes 2013</a>. Des personnages en glaise pour raconter le génocide cambodgien sans voyeurisme. Bouleversant, comme le reste de l’œuvre de Rithy Panh, mais cette fois encore plus personnel et plus puissant. Un chef-d’œuvre de fin de plateau télé.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 17 février 2013</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Feb 2013 10:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
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		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine des César et des Oscars, on aurait pu espérer un sursaut du cinéma à la télévision, histoire de nous mettre dans l'ambiance. Eh bien non. L'offre est pauvre. D'abord, il faut prévenir les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/they-live-watch-tv.jpg" title="Invasion Los Angeles, de John Carpenter" alt="Invasion Los Angeles, de John Carpenter" width="280" height="119" class="alignleft size-full wp-image-11550" />La semaine des César et des Oscars, on aurait pu espérer un sursaut du cinéma à la télévision, histoire de nous mettre dans l&#8217;ambiance. Eh bien non. L&#8217;offre est pauvre. D&#8217;abord, il faut prévenir les instances télévisuelles que la Saint-Valentin, c&#8217;est fini. Ensuite, sur 25 chaînes gratuites, certains soirs, on n&#8217;a le choix qu&#8217;entre trois ou quatre films, le tout en VF&#8230; Comme signe de résistance, nous ne parlerons pas de <em>Terminator</em> (2 et 3, enfin 3 et 2, puisqu&#8217;on ne peut même pas les voir dans l&#8217;ordre), de <em>In the Air</em> ou de <em>Syriana</em>, et lançons un appel solennel à la diversité des programmes et des offres ciné à la télé gratuite. Banzaï !<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 17 février</h4>
<p><em>L&#8217;Arnacœur</em>, de Pascal Chaumeil &#8211; 20h45 &#8211; France 2<br />
<em>Gandhi</em>, de Richard Attenborough &#8211; 20h45 &#8211; Arte</p>
<p>France 2 joue la contre-programmation avec un film de Saint-Valentin en retard, tandis que TF1, en face, estime que ça va bien maintenant les bluettes, avec <em>L&#8217;Agence tous risques</em>. Choisissez votre camp. Nous c&#8217;est fait, avec pour une fois une vraie comédie romantique, <em>L&#8217;Arnacœur</em>. C&#8217;est-à-dire une comédie drôle, notamment grâce à l&#8217;imbécilité bienveillante de François Damiens et à l&#8217;inventivité de Julie Ferrier, et du romantisme soulignant l&#8217;importance de <em>Dirty Dancing</em>. <span id="more-11544"></span></p>
<p>François Hollande rentre d&#8217;Inde. Forcément, on a eu des envies de Bollywood et de sagesse. Arte a, elle aussi, choisi son camp avec le biopic <em>Gandhi</em>, également prélude aux Oscars, puisque le film de Richard Attenborough est reparti avec non moins de huit statuettes. <em>&#8220;Œil pour œil est une loi qui rendra le monde aveugle&#8221;</em>, répète-t-il sans cesse. De votre côté, ouvrez-le, l’œil.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 18 février</h4>
<p><em>Pretty Woman</em>, de Garry Marshall &#8211; 20h50 &#8211; W9<br />
<em>Cherry Blossoms, un rêve japonais</em>, de Doris Dörrie &#8211; 22h25 &#8211; Arte</p>
<p>Comédie romantique toujours avec le classique <em>Pretty Woman</em>, même si côté comédie, ce n&#8217;est pas la franche rigolade. Une histoire de Pygmalion moderne qu&#8217;on pourra découvrir, pour la première fois depuis nos 14 ans, en VO. Ce qui donnera un peu de fraîcheur à Richard Gere.</p>
<p>Romantisme encore, mais dans un tout autre registre. <em>Cherry Blossoms</em> est un film allemand, qui lorgne vers les contes traditionnels japonais, avec en vedette, un couple plus proche de celui d&#8217;<em>Amour</em> que de celui de <em>Twilight</em>. Passé le cap, et prêt à affronter quelques séquences parfois incongrues, on peut se laisser aller vers la beauté des cerisiers en fleur.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 19 février</h4>
<p><em>Ce soir je dors chez toi</em>, d&#8217;Olivier Baroux &#8211; 20h45 &#8211; 6ter<br />
<em>L&#8217;Attaque du métro 123</em>, de Tony Scott &#8211; M6</p>
<p>Les trentenaires, leur peur de l&#8217;engagement, tout ça&#8230; Ce n&#8217;est pas révolutionnaire, mais pas désagréable non plus. Jean-Paul Rouve est à la fois drôle, touchant et séduisant. Kad Merad étonnamment sobre, et pourtant, il a des cheveux. En plus, M6 nous donne une seconde raison de regarder <em>Ce soir je dors chez toi</em> : ne regardez sous aucun prétexte <em>L&#8217;Attaque du métro 123</em>, l&#8217;un des pires films de l&#8217;histoire du cinéma. Et un cas d&#8217;école : on y trouve deux très bons acteurs (Denzel Washington et John Travolta), du suspense, une course contre la montre, l&#8217;un des meilleurs scénaristes hollywoodiens (Brian Helgeland) et un metteur en scène spécialiste du genre (Tony Scott) aux commandes, mais le mélange de tout cela est un ratage monumental. On préférera se rappeler de monsieur Scott comme du réalisateur de <em>Man on Fire</em>, des <em>Prédateurs</em> ou de <em>Spy Game</em>&#8230;<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 20 février</h4>
<p><em>Cleveland contre Wall Street</em>, de Jean-Stéphane Bron &#8211; 22h20 &#8211; Arte</p>
<p>Ah, enfin, nous voilà revenus à la dure réalité (et à François Hollande). Notre adversaire, c&#8217;est le monde de la finance. Sauf qu&#8217;ici, il a un visage, et on lui colle même un procès, celui de la crise des <em>subprimes</em>. <em>Cleveland contre Wall Street</em> est ce vrai-faux procès. Avec tout le décorum, les témoins, les accusés, les avocats. Mais dont l&#8217;issue ne sera enregistrée nulle part, si ce n&#8217;est par nous, spectateurs excédés par la défense des puissants, effarés par ces images de Cleveland devenue ville fantôme.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 21 février</h4>
<p><em>Incognito</em>, d&#8217;Eric Lavaine &#8211; 20h45 &#8211; 6ter<br />
<em>Nos enfants chéris</em>, de Benoît Cohen &#8211; 22h15 &#8211; 6ter</p>
<p>Un film avec Franck Dubosc dans le plateau télé, on ne s&#8217;y attendait pas, hein ? Eh bien tout arrive. Même que Franck Dubosc soit drôle. Il suffisait de lui écrire un texte, de le diriger et de ne pas le laisser seul à bord. Comme un acteur, quoi. Le trio qu&#8217;il forme avec Bénabar et Jocelyn Quivrin dans <em>Incognito</em> fonctionne, même si tout ça est un peu formaté : l’outrancier, l’angoissé et l’observateur, embarqués dans la folle aventure de la célébrité. Les alertes au cliché fourmillent, mais c&#8217;est ça ou <em>Le Raid</em>.</p>
<p>Les maris, les ex, les enfants&#8230; La troupe de <em>Nos enfants chéris</em>, on l&#8217;a découverte d&#8217;abord dans une série sur Canal+ avant d&#8217;être transposée en film. C&#8217;est donc la même chose en moins long, mais toujours réjouissant. Tout y passe : le mari idéal qui cuisine, le beauf qui n&#8217;en fout pas une en lisant <em>L&#8217;Equipe</em>, le dragueur invétéré, l&#8217;éternelle adolescente et la dépressive. Mais dans une ambiance de joyeux bordel ensoleillé, avec des acteurs trop rares. La naïveté de Martin-Matthieu Demy vaut tous les clichés, et la mise à mal du bonheur absolu de l&#8217;arrivée de l&#8217;enfant redresse l&#8217;équilibre, après une semaine de comédies romantiques.<br />
&nbsp;<br />
Suite aux nombreuses plaintes de lecteurs désireux d&#8217;avoir quelques conseils télé du <strong>week-end</strong>, on vous conseille à l&#8217;aveugle, puisqu&#8217;on ne l&#8217;a pas vu, le téléfilm <em>Punk</em> sur Arte avec la rare Béatrice Dalle (vendredi à 22h25). Et sinon, on vous conseille de lire notre <a href="/recadrages/histoire-effets-speciaux-maquillage-cinema-horreur-clsfx-atelier-69/" title="Une petite histoire d'effets spéciaux">visite de l&#8217;Atelier 69</a> pour voir le cinéma autrement&#8230;</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 10 février 2013</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Feb 2013 13:59:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[film noir]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[On est cœur de l'hiver, on n'en peut plus et la neige est de retour. Un moment normalement idéal pour passer ses soirées devant la télé. Mais voilà, la Télévision française, dans son ensemble, a décidé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/the-end-film-carton-fin-2.jpg" alt="The End - Le film est fini" width="280" height="92" class="alignleft size-full wp-image-11402" />On est cœur de l&#8217;hiver, on n&#8217;en peut plus et la neige est de retour. Un moment normalement idéal pour passer ses soirées devant la télé. Mais voilà, la Télévision française, dans son ensemble, a décidé que nos neurones n&#8217;étaient plus en état de marche, et les meilleurs films ne sont diffusés qu&#8217;en VF. On boude.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 10 février</h4>
<p><em>Le Come-Back</em>, de Marc Lawrence &#8211; 20h45 &#8211; France 2<br />
<em>Public Enemies</em>, de Michael Mann &#8211; 20h45 &#8211; France 4<br />
<em>La Chute</em>, de Oliver Hirschbiegel &#8211; 20h50 &#8211; HD1</p>
<p>Certains chez Grand Ecart désapprouvent, et savent que je défendrai <em>Le Come-Back</em> jusqu&#8217;au bout, mais voilà, France 2 nous inflige la VF. Par conséquent, contentez-vous du pré-générique en forme de parodie de tous ces merveilleux groupes des années 1980, chantonnez <em>Pop ! Goes my Heart</em>, et abandonnez à regret cette bluette en forme de psychanalyse pour un Hugh Grant dans le rôle d&#8217;une ancienne idole, lui-même enfermé dans ce personnage vieillissant du beau gosse-gendre idéal-star des années 1990. <span id="more-11394"></span></p>
<p>Pendant ce temps, Michael Mann joue encore et toujours avec les codes du film noir et remet au goût du jour les grandes figures de l&#8217;Amérique. Avec <em>Public Enemies</em>, il livre une version du film de gangsters loin des images d&#8217;Epinal, sans manichéisme. On y célèbre ici l&#8217;élégance des méchants, et la soif de pouvoir des gentils. Et puisqu&#8217;il est aussi question de cinéma, Michael Mann invite à la réflexion sur la figure même du gangster, mythologie des années 1930, comme les acteurs ont pu le devenir par la suite. </p>
<p>C&#8217;est également diffusé en VF, mais il y a un défi dans <em>La Chute</em>, qui ne prendra que quelques minutes : tenter de prendre au sérieux la scène du bunker, depuis ultraparodiée sur les internets à la moindre occasion.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 11 février</h4>
<p><em>Les Evadés</em>, de Frank Darabont &#8211; 20h50 &#8211; W9<br />
<em>La Ligne verte</em>, de Frank Darabont &#8211; 20h45 &#8211; TMC<br />
<em>Seven</em>, de David Fincher &#8211; 20h50 &#8211; D8<br />
<em>L&#8217;Affaire Dominici</em>, de Claude Bernard-Aubert &#8211; 20h50 &#8211; Arte</p>
<p>A croire que Frank Darabont est mort récemment puisque la TNT (W9 et TMC) tentent de rendre hommage au réalisateur, né, tenez-vous bien, à Montbéliard. Si, si. Mais, certainement pour saluer ses origines, ce n&#8217;est qu&#8217;en VF que l&#8217;on aura le droit de se plonger dans son univers carcéral, dont on s&#8217;évade &#8211; comme le spoile subtilement le titre français de <em>The Shawshank Redemption</em> &#8211; ou dont on fait des histoires à dormir debout &#8211; merci Stephen King, auteur du livre dont <em>La Ligne verte</em> est adapté.</p>
<p>En VF toujours, D8 (qui devait, rappelons-le, révolutionner la télévision gratuite sous le parrainage de Canal+) nous soumet au supplice de devoir ne pas regarder <em>Seven</em> au-delà de son <a href="/miscellanees/generique-seven-kevin-spacey/" title="Le générique de Seven">générique</a>, modèle indépassable du genre.</p>
<p>On se rabat donc sur <em>L&#8217;Affaire Dominici</em>, pour Jean Gabin. L&#8217;affaire est complexe, le film un peu moins. Mais lui, Gabin-Dominici, incarne à la fois l&#8217;obstination et le mystère d&#8217;une histoire qui a passionné la France des années 1950.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 12 février</h4>
<p><em>Les Simpson, le film</em>, de David Silverman &#8211; 20h50 &#8211; W9<br />
<em>Big</em>, de Penny Marshall &#8211; 20h45 &#8211; Gulli</p>
<p>Il est rare que le passage d&#8217;une série au format grand écran soit une réussite. Ce <em>Simpson, le film</em> est donc un épisode des <em>Simpson</em>, la série, où tout est à l&#8217;échelle du grand écran. Par les agissements d&#8217;Homer, Springfield n&#8217;est plus, et Marge décide de partir pour de bon. L&#8217;humour est toujours là, bien présent, dans sa richesse et sa diversité, sans s&#8217;essouffler dans la longueur ni verser dans le <em>best of</em> de la série. Une performance.</p>
<p>Et pour se prendre un petit coup de vieux, on pourra jeter un œil sur <em>Big</em>, sur Gulli (donc en VF&#8230;), et s&#8217;apercevoir que le point de vue du spectateur change avec le nombre des années. Finalement, on les comprend, ces adultes un peu désarçonnés par cet ado de 30 ans. Tout arrive.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 13 février</h4>
<p><em>Ma vie en l&#8217;air</em>, de Rémi Bezançon &#8211; 20h50 &#8211; France 4</p>
<p>D&#8217;ailleurs, les trentenaires et leur peur de grandir, ça continue avec <em>Ma vie en l&#8217;air</em> et un Vincent Elbaz en sorte de Bridget Jones masculin confronté à sa peur de l&#8217;avion, et donc de décoller. Le premier film de Rémi Bezançon, qui transformera l&#8217;essai avec <em>Le Premier Jour du reste de ta vie</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 14 février</h4>
<p><em>Ceux qui restent</em>, d&#8217;Anne Le Ny &#8211; 20h45 &#8211; France 3<br />
<em>Pour un garçon</em>, de Chris et Paul Weitz &#8211; 20h45 &#8211; 6ter</p>
<p>Anne Le Ny, comédienne affectée aux seconds rôles savoureux (<em>Le Goût des autres</em> ou <em>Intouchables</em>), passe au premier plan en signant sa première réalisation, à l&#8217;image qu&#8217;on avait d&#8217;elle : sensible, touchante, avec un brin d&#8217;humour. Pour s&#8217;attaquer aux délicats sujets de la maladie et la mort, elle n&#8217;y va pas de manière frontale et lacrymale. Ce qui l&#8217;intéresse, ce sont les autres, <em>Ceux qui restent</em>. De l&#8217;hôpital, on voit peu. De la souffrance de ceux qui sont obligés d&#8217;y graviter, beaucoup. Anne Le Ny offre un écrin à ces sentiments tus, coupables. Avec force.</p>
<p>Comme on a commencé la semaine frustrés avec un Hugh Grant en VF, on termine avec le même Hugh Grant, toujours en quête d&#8217;une nouvelle image. Dans <em>Pour un garçon</em>, il s&#8217;est coupé les cheveux, et joue enfin un type détestable. Héritier, glandeur, égoïste et cynique, il voit sa petite vie tranquille bouleversée par l&#8217;intrusion d&#8217;un gamin paumé, en quête de repères, et il faut le dire, un peu flippant. Adapté du roman de Nick Hornby, <em>Pour un garçon</em> est le reflet de la sensibilité amusée de l&#8217;auteur de <em>High Fidelity</em>, chroniqueur juste des solitudes londoniennes.</p>
<p>Enfin, c&#8217;est la Saint-Valentin, et TMC a cru bon de diffuser, en VF qui plus est, <em>Valentine&#8217;s Day</em>, insipide film choral de Garry Marshall. Mais à la Saint-Valentin, on se refait plutôt l&#8217;incontournable combo <em><a href="/recadrages/nora-ephron-nuits-blanches-seattle-comedie-romantique-amour/" title="Nuits blanches à Seattle : comédie romantique, mon amour !">Nuits blanches à Seattle</a></em>-<em><a href="/cinema/elle-et-lui-leo-mccarey-affair-remember/" title="Elle et lui, de Leo McCarey">Elle et lui</a></em> en rêvant d&#8217;être sur le toit de l&#8217;Empire State Building.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 6 janvier 2013</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/semaine-tele-6-janvier-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Jan 2013 08:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[2013 commence tranquillement : cette semaine les chefs-d’œuvre ne se bousculent pas sur le petit écran. Il n'y a guère que jeudi 10 janvier que le choix va être cornélien : une très bonne série d'un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/neige-ecran-tele-s.jpg" alt="Rien à la télé ?" title="Rien à la télé ?" width="280" height="124" class="alignleft size-full wp-image-10663" />2013 commence tranquillement : cette semaine les chefs-d’œuvre ne se bousculent pas sur le petit écran. Il n&#8217;y a guère que jeudi 10 janvier que le choix va être cornélien : une très bonne série d&#8217;un côté (Engrenages), un film magistral de l&#8217;autre (<em>Into the Wild</em>). Pour le reste, il va falloir attendre encore un peu pour se réjouir de l&#8217;augmentation de la redevance.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 6 janvier</h4>
<p><em>Nuits blanches à Seattle</em>, de Nora Ephron &#8211; 22h35 &#8211; Gulli<br />
<em>Le Diabolique Docteur Mabuse</em>, de Fritz Lang &#8211; 0h20 &#8211; France 3</p>
<p>On vous en parlait encore la semaine dernière, <em><a href="/recadrages/nora-ephron-nuits-blanches-seattle-comedie-romantique-amour/">Nuits blanches à Seattle</a></em> est un film à ne pas louper &#8211; même en VF. Prochaine rediffusion : pas avant Noël 2013 ! <span id="more-10657"></span></p>
<p>Ceux qui l&#8217;ont déjà vu huit fois ou préfèrent le noir et blanc pourront attendre 0h20 et allumer France 3 : la chaîne diffuse le fascinant <em>Diabolique Docteur Mabuse</em>, épisode qui clôt la trilogie entamée par Fritz Lang avec <em>Le Docteur Mabuse</em> et <em>Le Testament du docteur Mabuse</em>. L&#8217;un des plus grands films noirs qui soit.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 7 janvier</h4>
<p><em>Arrête-moi si tu peux</em>, de Steven Spielberg &#8211; 20h50 &#8211; W9<br />
<em>Big Fish</em>, de Tim Burton &#8211; 20h50 &#8211; Arte</p>
<p>Un jeu du chat et de la souris assez réjouissant, qui permet à Spielberg de jouer sur les changements de ton entre la dureté du milieu familial de Leonardo DiCaprio (avec Nathalie Baye, en anglais s&#8217;il vous plaît), et l&#8217;humour et la légèreté de la fuite. La musique du générique d&#8217;<em>Arrête-moi si tu peux</em> &#8211; l&#8217;un des standards du genre &#8211; vous restera bien en tête quelques heures, par contre.</p>
<p>Pour une fois, Tim Burton fait dans la bluette lumineuse. <em>Big Fish</em>, c&#8217;est des couleurs chaudes, des champs de jonquilles et un <em>freak show</em>, quand même, pour ne pas oublier les bases, pour un conte mélancolique.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 8 janvier</h4>
<p><em>Terminator Renaissance</em>, de McG &#8211; 20h50 &#8211; M6</p>
<p>Quatrième épisode de la saga <em>Terminator</em>, <em>Terminator Renaissance</em> est un chant funèbre : on n&#8217;y retrouve ni son héros culte Arnold Schwarzenegger, ni la pêche des précédents épisodes. C&#8217;est bien fait, c&#8217;est bien interprété, mais on a surtout l&#8217;impression que le scénario (succinctement : protéger John Connor) est recyclé jusqu&#8217;à plus soif. Allez, on le regarde parce qu&#8217;on a grandi avec, mais après, c&#8217;est promis on arrête définitivement <em>Terminator</em>&#8230; et on ne regarde surtout pas l&#8217;immonde série TV dérivée <em>Terminator : les chroniques de Sarah Connor</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 9 janvier</h4>
<p><em>Scoop</em>, de Woody Allen &#8211; 20h50 &#8211; Arte</p>
<p>Woody Allen poursuit son amourette avec Scarlett Johansson, où elle passe de la femme fatale de <em>Match Point</em> à la jeune ingénue de ce <em>Scoop</em>. Si Woody Allen, de retour devant la caméra, fait toujours mouche en vieux magicien maladroit et trouillard, le film n&#8217;est pas à mettre au panthéon du cinéaste.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 10 janvier</h4>
<p><em>Into the Wild</em>, de Sean Penn &#8211; 20h45 &#8211; 6ter<br />
<em>Engrenages</em>, saison 2 &#8211; 20h50 &#8211; D8</p>
<p>Derrière la caméra, Sean Penn (re)donne vie à Christopher McCandless, jeune Américain qui quitte le confort de son foyer pour aller sillonner les Etats-Unis et meurt en expédition. Œuvre touchante, superbement filmée, à la musique (signée Eddie Vedder) pénétrante, <em>Into the Wild</em> est une ode écolo jamais mélo, qui suggère qu&#8217;une autre vie est possible. Sans doute l&#8217;un des plus beaux hommages à la nature jamais réalisé.</p>
<p>Devant la pauvreté du cinéma à la télé cette semaine, tournons-nous vers une série de haut vol. Canal Plus recycle ses productions maison sur l&#8217;antenne, gratuite, de D8, alors non-abonnés, profitez-en. C&#8217;est âpre et tendu. Ca donne à voir les coulisses de la magistrature, ses problèmes de hiérarchie et ses jeux de cour, et nous plonge dans les arcanes d&#8217;une mafia et de ses avocats. Le tout servi par un casting d&#8217;éternels seconds rôles enfin sur le devant de la scène. Brillant.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Et profitez du week-end</strong> pour voir les films ratés en 2012 grâce à notre <a href="/cinema/palmares-sorties-films-top-12-2012/">palmarès de l&#8217;année</a> : quelques-uns sont sortis en DVD, les autres passent encore dans certains bons cinémas !</p>
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		<title>Miscellanée #12 : Colin Firth est monsieur Darcy</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Dec 2012 20:58:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/colin-firth-mark-darcy-bridget-jones.jpg" alt="Colin Firth est Mark Darcy dans Bridget Jones" title="Colin Firth est Mark Darcy dans Bridget Jones" width="241" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10004" />Si le monde a rencontré Colin Firth dans le rôle de Mark Darcy dans <em>Bridget Jones</em> en 2001, l&#8217;Angleterre était déjà sous son charme depuis 1995. Et ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs absolument pas un hasard si c&#8217;est à lui que l&#8217;on a confié le rôle de l&#8217;arrogant Mark Darcy. Car c&#8217;est le rôle de monsieur Darcy, dans la version indépassable d&#8217;<em>Orgueil et préjugés</em> de la BBC, qui a fait connaître Colin Firth outre-Manche. <em>Bridget Jones</em> est à l&#8217;origine une chronique, parue dans le journal <em>The Independent</em>, sur la vie d&#8217;une trentenaire londonienne dans les années 1990. Bridget fume trop, boit trop, et lit <em>Cosmopolitan</em>. Elle regarde aussi la BBC, et tombe follement amoureuse de M. Darcy et de Colin Firth. En transformant sa chronique en roman, Helen Fielding s&#8217;inspire généreusement de l&#8217;intrigue d&#8217;<em>Orgueil et Préjugés</em> : un trio amoureux, avec <em>a priori</em> un type sympa et un type méchant, sauf qu&#8217;en fait c&#8217;est le contraire, où tout le monde est trop fier pour dévoiler ses sentiments profonds. Le Mark Darcy du livre étant très proche du M. Darcy de la BBC, et Colin Firth étant l&#8217;objet des fantasmes de Bridget, il ne pouvait en être autrement : Colin Firth devait incarner Mark Darcy. Un clin d&#8217;œil astucieux, un personnage à trois dimensions, et dix ans plus tard, une star oscarisée.</p>
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