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	<title>Grand Écart &#187; comédie dramatique</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Les Eternels, de Jia Zhang-ke</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2018 09:04:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Eternel recommencement</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/Les-Eternels.jpg" alt="Les Eternels" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-26352" />Un couple, trois époques, la Chine qui se transforme sous nos yeux. Avec <em>Les Eternels</em>, Jia Zhang-ke reprend le dispositif d’<a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/shang-he-gu-ren-mountains-may-depart-zhang-ke-jia/" title="Au-delà des montagnes, de Jia Zhang-ke" target="_blank"><em>Au-delà des montagnes</em></a>, mais malheureusement sans le renouveler. Ici, on suit le parcours de Qiao &#8211; toujours impeccable Zhao Tao -, sa chute et sa reconstruction, autour d’une figure de la pègre locale, Bin, au gré de leurs amours, séparations et retrouvailles. A la première époque, au tournant des années 2000, on danse sur <em>YMCA</em> (bien moins significatif que le <em>Go West</em> d’<em>Au-delà des montagnes</em>) et règnent l’insouciance et le sentiment d’impunité. Après une séquence majestueuse qui voit la jeune femme prendre une telle assurance qu’elle l’envoie en prison, on retrouve Qiao cinq ans plus tard, pour le temps de la sobriété et de l’humilité. La mise en scène se met au pas, et la flamboyance de la première partie semble lointaine. Si le propos attendu du réalisateur sur son pays est resté jusqu’ici à la marge (une mine ferme, une centrale électrique prospère), il se fait plus frontal avec la volonté de réinsertion de Qiao, qui arnaque facilement les hommes d’affaires en misant sur leur concupiscence. Le manque d’opportunités qu’offre l’économie chinoise, si ce n’est la plus farfelue (en l’espèce, un site touristique dédié aux ovnis), est bien présent dans le discours d’un personnage de passage, mais c’est le retour de Qiao, dans la dernière partie du film, à ses premières activités qui en est la meilleure preuve. <span id="more-26351"></span>Nous voilà donc au point de départ, avec seulement plus d’aigreur et de lassitude. Au cours des dix-sept années sur lesquelles court le film, Jia Zhang-ke aura montré la beauté de paysages industriels changeants, des grands déserts traversés par des trains qui vont de plus en plus vite, d’un stade olympique en ruine. Mais il laisse ces évolutions à leur statut d’élément de décor et d’illustration, dans un arrière-plan un peu fourre-tout et beaucoup moins percutant que dans le film précédent qu’il semble poursuivre ici. La dernière époque du film, contemporaine, s’étire en longueur, avec des scènes à la limite du grotesque, où le manque de nouvelles choses à dire et à montrer sur la Chine d’aujourd’hui se fait criant. A la joliesse de la conclusion d’<em>Au-delà des montagnes</em>, succède donc l’amertume de personnages condamnés à se soutenir, faute d’avoir pu se réinventer.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Eternels<em> (Ash is the Purest White), de Jia Zhang-ke, avec Zhao Tao et Liao Fan. Chine, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Nous les coyotes, de Hanna Ladoul et Marco La Via</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2018 22:02:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[24 heures dans la vie d'un couple - Un jeune couple débarque à Los Angeles, attiré par la cité des étoiles où tout est possible. Elle rêve de travailler dans la musique, lui pourrait faire n’importe quel...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>24 heures dans la vie d&#8217;un couple</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26343" alt="Nous les coyotes" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/Nous-les-coyotes.jpg" width="189" height="280" />Un jeune couple débarque à Los Angeles, attiré par la cité des étoiles où tout est possible. Elle rêve de travailler dans la musique, lui pourrait faire n’importe quel petit boulot, tant qu’il est avec elle. <em>Nous les coyotes</em> suit les deux jeunes gens pendant 24 heures, suivant la courbe de leurs espoirs et de leurs désillusions. L’accueil chez la tante de la jeune fille n’est pas optimal, le décalage culturel entre la province et la grande ville se fait cruellement ressentir, l’entretien d’embauche dans un studio est en fait une offre de stage non rémunéré, les rêves d’indépendance se compliquent. Malgré tout, il y a le soleil californien, la plage de Venice, les retrouvailles de vieux amis qui ont déjà sauté le pas. Le film alterne sans cesse entre les coups plus ou moins durs et les espoirs retrouvés, entre les engueulades et les réjouissances, entre la dureté de la ville et la douceur de la plage. On sent une réelle ambition de réalisation, avec multitudes de gros plans captant les émotions des deux jeunes acteurs et recherche de la belle lumière d’une journée finissante. <span id="more-26341"></span>Mais <em>Nous les coyotes</em> accumule aussi les maladresses d’un premier film, avec une histoire assez convenue et des personnages sans surprise (l’émancipation d’une jeune fille de bonne famille en compagnie d’un loser au grand cœur), et des astuces de réalisation pour camoufler un faible budget qui transforment à la longue de jolis plans en gimmicks répétitifs. Cependant, par la grâce des comédiens, Morgan Saylor et McCaul Lombardi (déjà vus dans <em>Homeland</em> pour l’une et dans <a title="American Honey, d’Andrea Arnold" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/american-honey-andrea-arnold-shia-labeouf-road-movie/"><em>American Honey</em></a> pour l’autre) et de la dolce vita californienne, un certain charme opère et le jeune couple se révèle attachant. Le film finit par se confondre avec ses personnages, laissant percer une naïveté touchante à défaut d’être rafraîchissante.</p>
<p>&nbsp;<br />
Nous les coyotes<em> (We the coyotes), de Hanna Ladoul et Marco La Via, avec Morgan Saylor, McCaul Lombardi, Betsy Brandt, Khleo Thomas, Lorelei Linklater&#8230; France, Etats-Unis, 2018. Présenté à la sélection ACID au 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>A genoux les gars, d&#8217;Antoine Desrosières</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2018 17:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le pouvoir et ses responsabilités - En ce premier Cannes post-Weinstein, ce n’est rien de dire que la sélection d’<em>A genoux les gars</em> au Certain Regard est opportune. Il y est question de rapports de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le pouvoir et ses responsabilités</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26273" alt="A genoux les gars" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/A-genoux-les-gars.jpg" width="210" height="280" />En ce premier Cannes post-Weinstein, ce n’est rien de dire que la sélection d’<em>A genoux les gars</em> au Certain Regard est opportune. Il y est question de rapports de pouvoirs entre hommes et femmes &#8211; même si, contrairement à Weinstein, socialement, ces jeunes-là n’en ont aucun -, de consentement, de manipulation et de domination. Histoire d’entrer directement dans le vif du sujet, le film s’ouvre sur une simulation d’orgasme, parfait hommage à Meg Ryan dans <em>Quand Harry rencontre Sally</em>. Car, de sexe, il n’est que question. L’obsession des garçons étant d’obtenir de leurs copines une fellation, et celle des filles de les satisfaire tout en restant <em>« halal »</em> et en conservant leur dignité &#8211; or, explique l’une d’elles, la fellation est un acte avilissant pour la femme. De se satisfaire aussi, mais ça, il ne faut pas trop le crier sur les toits, comprend-on. Les dialogues sont le fruit d’improvisations, à tel point que les deux actrices principales sont créditées au scénario. Cela fait à la fois la force et la faiblesse du film. Leur tchatche, leur sens de la repartie font parfois mouche. Mais pour ces quelques rares sorties réjouissantes, des kilomètres de dialogue qui tournent en rond : sucer or not sucer, telle est la seule question pendant une bonne partie du film. Jusqu’à ce qu’on arrive enfin au coeur du sujet : la manière dont les personnages masculins vont manipuler l’une des deux filles pour qu’elle cède enfin, la filmer en pleine performance, puis la faire chanter avec cette sextape tournée au smartphone à son insu. Ce sujet du consentement arraché à contrecœur est le plus intéressant du film, mais il est assez vite évacué au profit d’interminables interrogations sur la loyauté ou l’intégrité, tant la question de la diffusion ou non de la sextape et celle de la révélation ou non de la trahison de sa sœur prennent le pas sur celles du viol ou même du désir et du plaisir féminin. <span id="more-26272"></span>Une séquence, la plus réussie, aborde ce dernier thème, alors que l’une des deux sœurs se retrouve dans une chambre d’hôtel avec un jeune homme &#8211; dont il ne nous sera absolument rien caché et qui, par ailleurs, occupe les deux tiers du lit dans une démonstration, l’air de rien, d’une variante de <em>manspreading</em>. Pour le reste, les scènes s’étirent dans de vaines joutes verbales où il s’agit toujours de prendre le pouvoir sur l’autre. Et même si ce sont les filles qui gagnent à la fin, la manière dont elles y parviennent et certaines lignes de dialogue douteuses font que les louables ambitions féministes de départ se noient dans une chronique plus revancharde qu’égalitaire.</p>
<p>&nbsp;<br />
A genoux les gars<em> d&#8217;Antoine Desrosières, avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai, Mehdi Dahmane et Elis Gardiole. France, 2018. Présenté en sélection Un certain Regard au 71e Festival de Cannes. Sortie le 20 juin 2018.</em></p>
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		<title>Yomeddine, d&#8217;A. B. Shawky</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2018 15:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les preux cavaliers</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26240" alt="Yomeddine" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/YOMEDDINE.jpg" width="210" height="280" />Il faut bien l’avouer, depuis quelques semaines, alors que la seule information disponible sur <em>Yomeddine</em> était qu’il s’agissait d’un road-movie égyptien avec des acteurs lépreux non professionnels, les fantasmes et les blagues de mauvais goût allaient bon train. L’âne &#8211; c’est un road-movie en charrette -, <em>Shrek</em> (<em>« on est bientôt arrivé ? »</em>), les personnages à plusieurs couches, les momies, tout y est passé. Malheureusement, ce pitch intrigant débouche sur un film des plus classiques. Un homme, lépreux et habitant d’une léproserie depuis son enfance, se décide à prendre la route pour retrouver la famille qui l’y a déposé. Dans sa charrette, se cache un jeune orphelin surnommé Obama (<em>« comme le gars de la télé »</em>, dit-il drôlement). L’amitié forcée entre les deux personnages se transforme bien entendu au fil de la route et des épreuves en authentique famille recomposée. Malgré l’originalité du projet, sa volonté de montrer une Egypte différente &#8211; même la pyramide que les personnages croisent n’est pas de celles qui attirent les touristes &#8211; et d’alerter sur la situation d’une maladie plus sociale que médicale, <em>Yomeddine</em> donne une sacrée impression de déjà vu. La rencontre entre un marginal ou un personnage en rupture de ban et un enfant lui aussi isolé est un grand classique. La conclusion d’un retour chez soi après toutes ces aventures et la découverte de soi-même en est un autre, presque aussi vieux que le cinéma (<em>« There’s no place like home »</em>, l’une des premières répliques célèbres, tirée du <em>Magicien d’Oz</em>). <span id="more-26239"></span>Entre les deux, les deux personnages vivent des péripéties plus ou moins grotesques &#8211; mais l’humour tombe souvent à plat &#8211; et ne sont bien accueillis que par d’autres exclus. Le reste du monde les rejette, poussant même Beshay, le personnage principal, à crier <em>« Je suis un être humain ! »</em> face à la violence qu’il subit dans un train &#8211; réplique que l’on ne peut plus dire sérieusement depuis <em>Elephant Man </em>(surtout quand le personnage est lépreux). Reste enfin la musique assourdissante, venant surligner chaque moment d’émotion ou d’aventure, rendant le film aussi pataud que le cul-de-jatte rencontré dans les rues par nos deux aventuriers. Dommage, car les ambitions du film promettaient bien plus.</p>
<p>&nbsp;<br />
Yomeddine<em> d’A. B. Shawky, avec Rady Gamal et Ahmed Abdelhafiz. Egypte, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Numéro une, de Tonie Marshall</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Oct 2017 07:34:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Pocidalo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[Emmanuelle Blachey (Emmanuelle Devos) est, pour faire court, ce qui se fait de mieux dans le milieu des affaires. Brillante, volontaire, capable à la fois d’emmener son enfant à l’école le matin, d’entretenir...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Femme des années 2010</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/numero-une-affiche-tonie-marshall.jpg" alt="Numéro une, de Tonie Marshall" title="Numéro une, de Tonie Marshall" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25977" />Emmanuelle Blachey (Emmanuelle Devos) est, pour faire court, ce qui se fait de mieux dans le milieu des affaires. Brillante, volontaire, capable à la fois d’emmener son enfant à l’école le matin, d’entretenir une sincère relation amoureuse, de tenir tête à de nombreux dirigeants lors d’un conseil d’administration et même de sortir à un client important des blagues super cool en chinois, la chef d’entreprise en jette sévère. Et en plus, elle est modeste ! Alors, le jour où un réseau de femmes l’approche et lui propose de prendre la tête d&#8217;une entreprise du CAC40, elle tombe des nues. Quoi ? La femme parfaite qui deviendrait la première à parvenir à un tel poste ? Non, non, le monde préfère les hommes cupides, violents, calculateurs. Qui veulent rester entre hommes.</p>
<p>Parce qu’elle est parfaite, Emmanuelle Blachey n’a jamais songé à occuper un tel poste. Elle a beau diriger le géant français de l&#8217;énergie, elle ne réalise pas que c’est en étant en haut de la pyramide qu’on arrive à faire bouger les lignes. Bizarre… Mais finalement, elle change d’avis et la voici lancée dans une guerre fratricide avec Jean Beaumel (Richard Berry), le « méchant » dirigeant qui tire toutes les ficelles du pouvoir et qui est tellement persuadé qu’une femme n’arriverait jamais à obtenir une telle nomination qu’il préfère se faire seconder par Marc Ronsin (Benjamin Biolay), l’apprenti « méchant ». </p>
<p><em>Numéro une</em> a deux mérites. Tout d’abord celui d’aborder ce monde mesquin du CAC40 qui agit comme un plafond de verre pour les femmes. La réalisatrice Tonie Marshall a bien étudié le sujet, d’autant plus qu’elle a demandé à Raphaëlle Bacqué, grand reporter au <em>Monde</em>, de l’aider sur le scénario. L’autre mérite est d’avoir choisi Emmanuelle Devos pour incarner cette madame Blachey qui serait un mix parfait entre Anne Lauvergeon, Laurence Parisot et Claire Pedini. Grâce à son grand talent d’actrice, elle sait nous révéler à quel point le pouvoir n’est qu’un rapport de séduction étriqué entre hommes et femmes. <span id="more-25972"></span>Pour convaincre son auditoire et gravir les échelons, une femme doit effacer les marques de sensualité sous peine de subir les avances et autres réflexions sexistes de la part de ses semblables masculins. Mais, dès lors qu’elle touche au but, elle peut alors enlever un bouton de son costume trois pièces et montrer qu’en plus d’être compétente, elle est désirable. </p>
<p>Malheureusement, la qualité générale de cette <em>Numéro une</em> est à l’image de la trajectoire cinématographique de sa réalisatrice : elle côtoie souvent la médiocrité. On a beau essayer de croire au côté « réaliste » défendu par Tonie Marshall, le rythme du film chute rapidement en raison d’un nombre important de scènes redondantes et de personnages tutoyant les grandes caricatures de notre société. Comme dans ses précédents films – ne citons que l’inquiétant <em>Passe-Passe</em> ou l’affreux <em>Tu veux ou tu veux pas</em> – on a toujours cette désagréable impression qu’il n’existe dans la vie que des personnes vivant à Neuilly-sur-Seine ou dans le 7e arrondissement, que des grandes entreprises moches, que des hommes soit très gentils et féministes, soit très méchants, violents et sex-addict… Malgré une sincérité qu’on ne remet en cause, nous sommes obligés de déclarer que Tonie Marshall vit, au quotidien, dans le monde des Bisounours CSP+. Même Google Maps n’arrive pas à la géolocaliser.</p>
<p>La femme des années 2000, elle n’est pas seulement en tailleur ou féministe ou fin stratège. Elle est également en tenue d’infirmière, de femme de ménage, de vendeuse ou d’agricultrice. Elle vit également à Auxerre, à Lens ou dans la banlieue de Schiltigheim et elle a encore plus de mérite dans la vie qu’Emmanuelle Blachey, la femme parfaite. C’est une autre « numéro une » que Tonie Marshall n’est pas près de rencontrer dans sa propre vie.</p>
<p>&nbsp;<br />
Numéro une <em>de Tonie Marshall, avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Richard Berry, Benjamin Biolay&#8230; France, 2016. Sortie le 11 octobre 2017.</em></p>
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		<title>Jeune femme, de Léonor Serraille</title>
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		<pubDate>Fri, 26 May 2017 13:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
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		<description><![CDATA[Femme au bord de la crise de nerfs Voilà un premier film qui colle à la peau de sa comédienne principale. La jeune femme qui donne son titre au long-métrage...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Femme au bord de la crise de nerfs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/jeune-femme-leonor-serraille-cannes-2017.jpg" alt="Jeune Femme, de Léonor Serraille" width="280" height="170" class="alignleft size-full wp-image-25539" />Voilà un premier film qui colle à la peau de sa comédienne principale. La jeune femme qui donne son titre au long-métrage de Léonor Serraille. Drôlement fagotée dans un manteau couleur brique, à poil sur le lit d’un hôtel miteux, moulée dans un uniforme cheap d’une marque de sous-vêtements de centre commercial : Lætitia Dosch (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-victoria-virginie-efira-rencontre-justine-triet/" title="Rencontre avec Justine Triet">La Bataille de Solférino</a></em>) est de tous les plans, passe par tous les états et déroule ici une partition juste et émouvante. Elle est Paula, la rouquine aux yeux vairons, la paumée, la larguée, la chiante à tendance hystérique qui baratine un peu, beaucoup, passionnément. Il y eut Sue perdue dans Manhattan, il y a Paula perdue dans Paris. Une ville qu’elle n’aime pas. Une jungle. Mais ici ou ailleurs, faut bien faire son trou, dit-elle. Alors elle cherche chez qui elle pourrait poser ses bagages, même pour quelques jours. Elle se demande quel petit boulot elle pourrait faire, elle dont le CV tient sur un timbre-poste. Elle vend ses bijoux chez Cash Converter. Accepte une chambre de bonne en échange de babysitting, s&#8217;amourache d&#8217;un vigile, et trimballe le chat de son ex dans un carton. Elle fait quelques rencontres. Laisse derrière elle quelques amis qui n’en étaient peut-être pas vraiment. Elle avance, elle avance, elle avance. C’est une évidence. Dis comme ça on pourrait croire à un drame façon frères Dardenne, mais la chose est plus légère, énergique, sincère et brute. Derrière ce portrait d’une jeune femme à l’esprit fantasque, aussi libre que seule, qui fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a, se dessine celui d’une société précaire, d’une époque en faillite et d&#8217;une jeunesse sur un fil. #StartupNation, comme dirait l&#8217;autre. </p>
<p>&nbsp;<br />
Jeune femme <em>de Léonor Serraille, avec Lætitia Dosch, Souleymane Seye Ndiaye, Grégoire Monsaingeon&#8230; France, 2017. Présenté en sélection Un Certain Regard au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Oh Lucy !, d&#8217;Atsuko Hirayanagi</title>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 14:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Lucy’s not in the sky Comme le chantait Pascal Obispo, « Lucy, il y a des soirs comme ça où tout s’écroule autour de vous sans trop savoir pourquoi toujours....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Lucy’s not in the sky</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/oh-lucy-atsuko-hirayanagi-semaine-critique-cannes-2017.jpg" alt="Oh Lucy ! d&#039;Atsuko Hirayanagi" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25333" />Comme le chantait Pascal Obispo, <em>« Lucy, il y a des soirs comme ça où tout s’écroule autour de vous sans trop savoir pourquoi toujours. »</em> Une poésie qui sied parfaitement au film d’Atsuko Hirayanagi où Setsuko, alias Lucy donc, va de Charybde en Scylla. Entre le mal et le pis, elle sera tombée amoureuse d’un professeur d’anglais, sera partie à la recherche de sa nièce envolée avec ledit professeur à Los Angeles, se sera fait faire tatouer le mot « amour » en japonais et aura débattu avec sa sœur à coups de poings quand les mots ne suffisent plus. Ca, c’est pour le sommet de l’iceberg de cette Nippone pas comme les autres, qui a épousé la solitude faute de l’amour de sa vie parti se marier avec son aînée. </p>
<p>Version longue d’un court-métrage éponyme, <em>Oh Lucy !</em> traite du désespoir sans s’apitoyer, montrant à la fois le yin et le yang. Setsuko a un appartement jonché d’immondices reflétant le chaos intérieur de son occupante ? Au travail, elle se montre exemplaire et sans failles, même si elle n’éprouve pas une grande empathie pour ses collègues. Setsuko refuse qu’un homme la touche ? Elle se laisse pourtant prendre au jeu des câlins de John, son professeur si amical. Trop amical pour être honnête, peut-être. Mais suffisamment pour que Setsuko accepte de se faire rebaptiser Lucy pour plus de facilités et de porter une perruque blonde pour faire plus américaine. Lasse de sa carcasse qu’elle traîne sans y réfléchir, elle s’empresse de prendre le premier avion pour retrouver sa nièce. Ou plutôt John qui, décidément, occupe ses pensées, même si pour cela, elle doit subir sa sœur qu’elle déteste viscéralement (et réciproquement). <span id="more-25314"></span></p>
<p>A Los Angeles, elle se heurte à la réalité. Le jeu de masques est tombé. Lucy perd pied et contenance. Et même, parfois, le respect des spectateurs. D’héroïne à laquelle on s’identifie, on en vient parfois, comme les autres protagonistes du film, à la détester et la conspuer par la pensée, elle qui refuse de se relever après avoir tant chuté. Une prouesse de la part de la comédienne Shinobu Terajima, visage méconnu dans nos contrées et qui livre ici une performance toute en finesse et subtilité, sans jamais verser dans le ridicule. Elle donne la réplique à un revenant, Josh Hartnett, qui se rachète une crédibilité d’acteur après les blockbusters américains dans lesquels il a versé au début de sa carrière. L’âge lui va bien. Il épaissit son jeu autant que sa carrure. Malgré des situations absurdes (notamment celles qui concernent le choc des cultures entre Japonais et Américains), <em>Oh Lucy !</em> n’a rien de la petite bulle pop acidulée à laquelle on s’attendait. C’est une tragicomédie qui ne tient pas toutes ses promesses, mais qui a le mérite de révéler une autre réalisatrice japonaise que Naomi Kawase. Et c’est déjà un événement en soi. </p>
<p>&nbsp;<br />
Oh Lucy !<em> d’Atsuko Hirayanagi, avec Shinobu Terajima, Josh Hartnett, Kaho Minami, Koji Yakusho… Japon, 2016. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Un beau soleil intérieur, de Claire Denis</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 12:15:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cinoche de Binoche - Peut-être est-ce là l'apanage des grandes actrices : on ne cesse de les redécouvrir. Ici, dès le premier plan, sublime, on voit Juliette Binoche comme on a l'impression de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le cinoche de Binoche</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Un-beau-soleil-interieur-de-Claire-Denis-photo-1.jpg" alt="Un beau soleil intérieur, de Claire Denis" title="Un beau soleil intérieur, de Claire Denis" width="280" height="169" class="alignleft size-full wp-image-25342" />Peut-être est-ce là l&#8217;apanage des grandes actrices : on ne cesse de les redécouvrir. Ici, dès le premier plan, sublime, on voit Juliette Binoche comme on a l&#8217;impression de ne l&#8217;avoir jamais vue. Belle, libre, amoureuse, à fleur de peau, impatiente, le tout parfois dans la même scène. Binoche porte le film, de la première à la dernière scène. Donne corps aux mots de Christine Angot, souligne aussi l&#8217;ironie de leur vacuité, le ridicule de la parade amoureuse maladroite. Si la réalisatrice, Claire Denis, et sa coscénariste se sont éloignées des <em>Fragments d&#8217;un discours amoureux</em> de Roland Barthes, il en reste un film fragmentaire, où le discours tient le rôle principal. Isabelle, quinqua divorcée, cherche l&#8217;amour absolu. Elle tombe d&#8217;abord sur un banquier marié, imbuvable et égoïste. Puis c&#8217;est au tour d&#8217;un acteur qui, lui, préfère l&#8217;avant. La rencontre, le jeu de la séduction &#8211; même si manifestement il n&#8217;est pas très doué pour ça. Car l&#8217;une des meilleures scènes du film voit les deux futurs amants enchaîner les platitudes dans une voiture qu&#8217;ils n&#8217;arrivent pas à quitter, mais dans laquelle ils n&#8217;arrivent pas à se parler, si ce n&#8217;est pour ne rien dire. On retrouve là le verbe si particulier de Christine Angot, dont la réalisatrice souligne le sous-texte par ses plans répétés sur des mains hésitantes. Juliette Binoche et Nicolas Duvauchelle y ajoutent leur trouble. Vient ensuite la rencontre improbable dans une boîte de nuit provinciale, désapprouvée par les amis du milieu, ou le lourdaud (savoureux Philippe Katerine) sur lequel on tombe toujours au mauvais moment. <span id="more-25340"></span>Saynète après saynète &#8211; sans malheureusement éviter l&#8217;effet catalogue -, Claire Denis filme le pathétique de la quête amoureuse, les montagnes russes des sentiments, la dissonance des ressentis. Juliette Binoche passe du rire aux larmes, de la joie au désespoir, de l&#8217;amour au dégoût avec une aisance impressionnante. Son duo final avec Gérard Depardieu, long échange entre un médium manipulateur et une femme avide d&#8217;espoir, montre à l&#8217;écran deux monstres du cinéma, point d&#8217;orgue de cette comédie qui n&#8217;en est pas tout à fait une, et qui voit défiler les noms du cinéma français, comme un name-dropping vaniteux et creux, comme peuvent l&#8217;être parfois les relations amoureuses.</p>
<p>&nbsp;<br />
Un beau soleil intérieur<em> de Claire Denis, avec Juliette Binoche, Xavier Beauvois, Josiane Balasko, Nicolas Duvauchelle, Bruno Podalydès, Gérard Depardieu&#8230; France, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 27 septembre 2017.</em></p>
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		<title>The Square, de Ruben Ostlund</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 07:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<category><![CDATA[engagé]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Ostlund]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Rapine carrée - Christian est conservateur d'un musée d'art contemporain suédois. Un jour, il se fait dérober son téléphone portable et son portefeuille. Cet événement somme toute assez banal va... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Rapine carrée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/the-square-ruben-ostlund-terry-notary-cannes.jpg" alt="The Square, de Ruben Ostlund" title="The Square, de Ruben Ostlund" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-25270" /><strong>Christian est conservateur d&#8217;un musée d&#8217;art contemporain suédois. Un jour, il se fait dérober son téléphone portable et son portefeuille. Cet événement somme toute assez banal va déclencher une série de conséquences qui vont modifier son existence bien tranquille. </strong></p>
<p>Le Square du titre, c&#8217;est le nom de la dernière exposition accueillie par Christian dans son musée. Il s&#8217;agit d&#8217;un « sanctuaire », un carré de confiance et de bienveillance dans lequel tous les individus ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. C&#8217;est autour de ces deux éléments &#8211; le vol du téléphone et le montage de l&#8217;exposition &#8211; que Ruben Ostlund construit <em>The Square</em>, réflexion légère et drôle sur l&#8217;altruisme et la confiance en l&#8217;autre. Presque comme des sketchs, les séquences se succèdent avec autodérision, Ruben Ostlund trouvant dans l&#8217;art de nombreuses occasions de rire &#8211; et non de se moquer, différence de taille. Et les personnages, même habités des meilleures intentions, d&#8217;illustrer à merveille la difficulté de vivre en respectant ses valeurs &#8211; surtout lorsqu&#8217;on est, comme Christian, un homme de (petit) pouvoir et de culture et qu&#8217;on tient à garder sa position.</p>
<p><em>The Square</em> enfonce des fenêtres ouvertes ? Oui, et le réalisateur de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/" title="Snow Therapy, de Ruben Östlund">Force majeure</a></em> en est bien conscient ; <em>The Square</em> est un joli divertissement ludique qui réussit à ne pas devenir ce qu&#8217;il dénonce : un bel objet à admirer mais inutile, irréaliste et loin de tout pragmatisme. Avec intelligence, Ostlund préfère lancer un débat et laisser au spectateur le soir de l&#8217;approfondir et d&#8217;en discuter ensuite. Et tant mieux si les paradoxes affluent, à l&#8217;image de cette conférence de presse surréaliste pendant laquelle les médias reprochent à Christian sa campagne de communication inhumaine, alors que ces mêmes médias se nourrissent allégrement des scandales, polémiques et autres faits divers croquants. <span id="more-25267"></span></p>
<p>Au milieu du film, les deux filles de Christian sont invitées à l&#8217;entrée de l&#8217;exposition à choisir de faire confiance ou non aux autres. Facile, sur le papier, de choisir la confiance en l&#8217;autre. En pratique, le choix est plus difficile, et c&#8217;est le cheminement de <em>The Square</em>, plus profond qu&#8217;il y paraît, qui donne envie d&#8217;aimer l&#8217;autre et de croire en lui. De ce point de vue, Ruben Ostlund réussit ici son pari : donner envie au spectateur, une fois les lumières rallumées, de changer, de percevoir le monde différemment. C&#8217;est le propre d&#8217;une œuvre d&#8217;art.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Square <em>de Ruben Ostlund, avec Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West&#8230; Suède, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Patti Cake$, de Geremy Jasper</title>
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		<pubDate>Mon, 22 May 2017 11:03:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Comment faire du vieux avec du neuf</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/patti-cake-.jpg" alt="Patti Cake$" width="280" height="178" class="alignleft size-full wp-image-25699" />Patti fait partie de celles qui rêvent leurs vies plutôt que de se lancer dans l’arène. Elle habite dans une petite ville du New Jersey, exerce le doux métier de barman dans un restaurant miteux où sa mère vient vomir régulièrement. En surpoids, surnommée Dumbo par toute personne qu’elle rencontre, la bouclette blonde et le regard d’acier, elle ne survit que grâce à son flow (elle rappe comme personne), son meilleur ami Jheri et sa grand-mère Nana. Elle, ce qu’elle voudrait, ce n’est plus avoir une mère alcoolique qui lui taxe ses pourboires, c’est groover sur les plus grandes scènes, produite par sa star préférée, le grand OZ qui inspire et expire des dollars et des substances illicites. Alors, elle prend le taureau par les cornes et avec Jheri et le mutique (et fascinant) Basterd, elle crée son propre groupe, PBNJ où Killa P, son double du show biz, va essayer de s’imposer.</p>
<p>N’en jetez plus, la couple est pleine. <em>Patti Cake$</em> est le parfait représentant des films américain estampillés « auteur ». On a un personnage fort (dans tous les sens du terme) qui ne connaît que la misère et qui rêve de gloire. On a un entourage peu reluisant. On a une battle de rap à la <em>8 miles</em>. On a des épreuves qui pleuvent sans discontinuer (grand-mère malade, argent qui se tarit, petits boulots qui s’accumulent, insultes qui ricochent sur la caboche et autres découragements venant de toutes parts). On a la chute du rêve et on a la rédemption. On a Patti qui pense sur le capot de sa voiture, les phares allumés et qui écrit la chanson qui la révèlera à elle-même. On a la mère qui ne soutient pas sa progéniture et qui finira par avoir un moment de lucidité et de maternité. On a l’histoire d’amour interraciale. Oui,<em>Patti Cake$</em> coche toutes les cases. </p>
<p>C’est dommage car le propos de Geremy Jasper se veut résolument moderne : une héroïne atypique (une <em>Precious</em> blanche à bouclettes), du hip hop chiadé (même si ça aurait pu se passer dans le monde de la country), des scènes à la fois drôles et déprimantes inscrites dans l’air du temps et des morceaux de musique qui restent en tête. Ce n’est pas pour rien que ce brillant réalisateur de clips (notamment pour Florence and the Machine) a le sens du rythme et de l’esthétique. Il a surtout celui du flair, avec son casting imparable : le trio féminin de la grand-mère, de la mère et surtout de Patti elle-même, attachante et au charisme indéniable. Ce <em>Divines</em> à l’américaine avait tout pour séduire sur le papier et il séduit, d’ailleurs, en grande partie, grâce à l’abattement de ses acteurs, plus vrais que nature, qui vivent chaque scène comme si elle devait être la dernière de leur existence. Danielle Macdonald dévore l’écran, manipule les mots comme une poétesse des cités, crache son mal-être et ses espoirs déçus avec une force redoutable. Pour elle, <em>Patti Cake$</em> vaut le déplacement. En espérant la retrouver la prochaine fois dans un scénario moins convenu.</p>
<p>&nbsp;<br />
Patti Cake$ <em>de Geremy Jasper, avec Danielle Macdonald, Bridget Everett, Cathy Moriarty, Siddarth Dhananjay, Mamoudou Athie… Etats-Unis, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
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