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	<title>Grand Écart &#187; Colombie</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec César Augusto Acevedo</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2015 08:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Semaine de la Critique 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Un film lent et profond où l’ombre et la lumière dessinent gracieusement le contour des êtres. La trame est réduite à sa plus simple expression : un grand-père retourne à sa ferme après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le vieil homme et la terre</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/tierra-sombra-cesar-augusto-acevedo-3.jpg" alt="La Tierra y la sombra, de César Augusto Acevedo" title="La Tierra y la sombra, de César Augusto Acevedo" width="280" height="152" class="alignleft size-full wp-image-21843" />Un film lent et profond où l’ombre et la lumière dessinent gracieusement le contour des êtres. La trame est réduite à sa plus simple expression : un grand-père retourne à sa ferme après une absence de plusieurs années, pour y retrouver une épouse acariâtre, un fils alité et une bru épuisée de travail. A sa manière mesurée, cet <em>abuelo</em> entreprend de rétablir un équilibre viable au sein de ce microcosme. </p>
<p>Deux univers qui se répondent. L’intérieur de la maison, couleur sépia, où se noient les visages et se retiennent les mots. Et l’extérieur, large, écrasé de lumière, où le seul repère est un grand arbre signalant la fin du monde connu avant l’infinité des champs de canne à sucre. Les dialogues sont brefs et modestes, entre considérations du quotidien, tensions latentes et touches de poésie. Cette simplicité fait son chemin en profondeur pour créer une atmosphère intense qui fait la réussite du film. </p>
<p>Trois questions au réalisateur colombien César Augusto Acevedo, qui signe ici son premier long-métrage. Il a le crâne rasé, les yeux verts et la voix grave pour faire chanter un castillan solennel et musical.</p>
<p><strong>Votre film paraît très simple, mais on sent un grand travail de composition de l’image. Quelles ont été vos règles de construction ? </strong></p>
<p>Mon objectif était de montrer l’espace émotionnel au-delà de l’espace physique. Je voulais réussir à connecter mes personnages entre eux sans que les mots soient nécessaires. C’est pour cela que j’ai créé un intérieur confiné, dans lequel ils évoluent avec un malaise qu’ils finissent par être obligés de confronter. Les plans-séquences fixes, souvent délimités par les murs de la maison, permettent de rendre palpable leur enfermement. <span id="more-21837"></span>A mesure que les relations se réparent, la caméra devient plus libre. A l’inverse, l’extérieur est filmé en plans larges et souples. Cet espace leur apporte la lumière et la liberté nécessaire à nourrir cette démarche de confrontation et d’apaisement ; les scènes de réparation se passent souvent dehors, à l’ombre de l’arbre. Cette ombre devient positive en leur permettant de se rassembler, alors que l’obscurité de la maison les divise. </p>
<p><strong>L’acteur qui joue le rôle du grand-père participe beaucoup à la puissance de la narration, au-delà de la force des images. Qui est-il, d’où vient-il ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/tierra-sombra-cesar-augusto-acevedo-2.jpg" alt="La Tierra y la sombra, de César Augusto Acevedo" title="La Tierra y la sombra, de César Augusto Acevedo" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-21844" />C’est l’homme qui nous servait le café pendant le casting. Il avait une façon de se déplacer qui nous a beaucoup plu. Il a d’abord refusé de nous écouter, mais il s’est livré petit à petit et nous avons découvert une personne très simple et sincère. Il a eu une préparation de quelques semaines avec une professionnelle avant de commencer le tournage. </p>
<p><strong>Le film aborde aussi le problème de la pauvreté des coupeurs de canne. Vouliez-vous faire un film politique ? </strong></p>
<p>Je voulais montrer que l’illusion du progrès représenté par ces grandes exploitations sucrières a pu mettre en péril l’histoire, la mémoire et l’identité d’un peuple. La région où j’ai grandi, qui est celle où j’ai tourné le film (vallée de Cauca, en Colombie), connaît des problèmes sociaux importants liés à l’industrie sucrière : paysage défigurés, épuisement des sols, pauvreté des petits paysans, maladie, etc. Ma priorité a été de montrer l’appartenance de ces paysans à une terre et l’importance de leur résistance. </p>
<p>&nbsp;<br />
La Tierra y la sombra <em>de César Augusto Acevedo, avec Haimer Leal, Hilda Ruiz, José Felipe Cárdenas… Colombie, 2015. Prix Révélations France 4 et prix SACD de la 54e Semaine de la critique. </em></p>
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		<title>The Crack, d&#8217;Alfonso Acosta</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Feb 2013 15:58:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/affiche-the-crack-acosta.jpg" alt="The Crack, d&#039;Alfonso Acosta" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11280" />Encore une maison. Encore une sombre forêt. Encore des enfants aux petits yeux vicieux (enfin, des jumeaux ici en l&#8217;occurrence). Encore une famille endeuillée… et un chien qui s&#8217;appelle Kevin. <em>The Crack</em> : la fissure… comme celle laissée par la mort d’un membre de la famille. Comme celle qui sépare deux frères. Comme l’impossible amour incestueux. Comme celle d’un crâne qu’on fracasse. </p>
<p>Le film est à l’image de son titre, dégoulinant de symboles et de parallèles. Et Alfonso Acosta d’aggraver son cas en usant d’un mode narratif éculé : les histoires à frémir que la tante raconte aux jumeaux le soir au coin du feu ne ressembleraient-elles pas comme deux gouttes d’eau à celle dans laquelle toute la petite famille semble embarquée ? Ah mais si, maintenant que vous me le dites !</p>
<p>Un brin prétentieux, <em>The Crack</em> emprunte au fatum de la tragédie grecque. Maladie, inceste, jalousie, solitude : la famille prise dans une spirale contre laquelle elle ne peut rien faire. Tout n’est pas toujours limpide dans ce scénario pourtant très linéaire. La figure de la tante dont on comprend si vite qu’elle est la sorcière des histoires qu’elle raconte ne semble avoir été inventée que pour créer un malaise que la mise en scène peine à installer. <span id="more-11278"></span></p>
<p>Rechignant à couper son film, Alfonso Acosta prend le spectateur en otage de son décompte (Jour 1.. Jour 2… Jour 3… On croise les doigts pour que l’intrigue ne s’étale pas sur un mois), livre des scènes laborieuses telle celle, interminable, dite « du pneu qui s’enlise » (comble du suspense) et joue les prolongations dans un travelling final assez ridicule. Et là encore pompeusement symbolique.  </p>
<p>Tout ça manque cruellement de rythme et de direction d’acteurs. Car oui, on allait oublier d’en parler : qu’est-ce qu’ils jouent mal, tous, et surtout les enfants.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Crack<em> (Resquicio) d&#8217;Alfonso Acosta, avec Diego Pelaez. Colombie, 2012.</em> </p>
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		<title>La playa D.C., de Juan Andrés Arango</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 17:45:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>

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		<description><![CDATA[En sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes Colombien d&#8217;origine, canadien d&#8217;adoption, Juan Andrés Arango ne cesse de faire des va-et-vient entre ces deux pays pour parfaire son...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>En sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/playa-juan-andres-arango.jpg" alt="La playa D.C. de Juan Andrés Arango" title="La playa D.C. de Juan Andrés Arango" width="280" height="181" class="alignleft size-full wp-image-6549" />Colombien d&#8217;origine, canadien d&#8217;adoption, Juan Andrés Arango ne cesse de faire des va-et-vient entre ces deux pays pour parfaire son apprentissage du cinéma. Après un cursus à l&#8217;université de cinéma en Colombie qu&#8217;il clôt par la réalisation d&#8217;un film de fin d&#8217;études, <em>Eloisa y la Nieves</em>, il retourne au Canada pour travailler sur son second film, son premier long-métrage, <em>La Playa D.C.</em>. Une plongée réaliste au cœur d&#8217;une Bogota brutale et dangereuse qu&#8217;il réussit à faire financer par une aide du fond colombien pour le développement cinématographique. Le film est par ailleurs retenu pour participer au Festival du cinéma en construction de San Sebastian.</p>
<p>Tourné dans les quartiers populaires de Bogota, <em>La Playa D.C.</em> dépeint cette ville où s&#8217;installent aujourd’hui des réfugiés afro-colombiens en quête d&#8217;une vie meilleure. La chute est souvent rude quand ils sont contraints de devenir au mieux coiffeurs de rue, et au pire, dealers, à l&#8217;image de Tomas, le héros de cette fiction. Ce jeune a dû fuir son village à cause de la guerre et il se retrouve à Bogota, une ville de &#8220;Blancs&#8221; stigmatisante et violente. Le film raconte ses errances dans la capitale à la recherche de son frère Jairo.</p>
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		<title>Porfirio, d’Alejandro Landes</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 14:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>

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		<description><![CDATA[Contemplatif, pince-sans-rire, parfois scabreux ou hilarant, le film d’Alejandro Landes raconte l’histoire vécue d’un drôle de terroriste en chaise roulante. Porfirio Ramirez, quinquagénaire colombien...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/porfirio-alejandro-landes.jpg" alt="Porfirio, d&#039;Alejandro Landes" title="Porfirio, d&#039;Alejandro Landes" width="280" height="189" class="alignleft size-full wp-image-2763" />Contemplatif, pince-sans-rire, parfois scabreux ou hilarant, le film d’Alejandro Landes raconte l’histoire vécue d’un drôle de terroriste en chaise roulante.</p>
<p>Porfirio Ramirez, quinquagénaire colombien handicapé, gagne sa vie en louant à autrui des minutes sur son téléphone portable. Fonctionnant comme une cabine téléphonique, il se retrouve témoin des messages sur répondeur, des histoires intimes, des aveux, bavardages et ragots du village&#8230; Mais au fond, Porfirio s’en fout ; il préfère chanter des chansons, descendre les rues en chaise roulante comme un skateur, mater la télé, parfois coucher avec sa nourrice, lorsque son fils lui a changé ses couches. Car oui : Porfirio connaît quelques petits problèmes d’incontinence, et l’ensemble pourrait faire craindre de longues coulures de misérabilisme. Il n’en est rien. Bien au contraire, c’est intelligent, juste, délicat, souvent très poétique. D’une poésie un peu sale bien sûr, comme une sorte de <em>Groland</em> latino, entre Beckett et les Deschiens, sous le soleil de plomb d’une dictature militaire. Mais Porfirio est aussi et surtout une très belle œuvre graphique : à travers ses cadres, Alejandro Landes joue sur les détails, le hors-champ, la plasticité des formes, des couleurs, le grain d’une peau… C’est suggestif et pictural, sans jamais tomber dans l’esthétisme. Enfin, il y a cette histoire, aussi véritable qu’absurde : celle de Porfirio Ramirez (ici son propre interprète), condamné pour avoir tenté de détourner un avion à l’aide de grenades cachées dans sa culotte, pour que le gouvernement lui verse enfin ses aides sociales… On a rarement vu preneur d’otages aussi sympathique. Evoquant même parfois le fantôme de João César Monteiro, voilà donc un film et un homme qui méritent largement le détour.</p>
<p>Porfirio<em>, d’Alejandro Landes. Colombie, Espagne, Uruguay, Argentine, France, 2011. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2011.</em></p>
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