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	<title>Grand Écart &#187; Christopher Plummer</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Beginners, de Mike Mills</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 20:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Plummer]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Mélanie Laurent]]></category>

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		<description><![CDATA[Ewan McGregor avec des rides, Christopher Plummer joyeusement mourant, Mélanie Laurent et un chien qui parle, c'est l'équation réussie de <em>Beginners</em>. En salle le 15 juin 2011...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/affiche-beginners-mills.jpg" alt="Beginners, de Mike Mills" title="Beginners, de Mike Mills" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3592" />Dans un monde parfait, <em>Beginners</em> serait sorti en salle le lendemain de l&#8217;adoption par l&#8217;Assemblée d&#8217;une proposition de loi visant à ouvrir le mariage à tous les couples. Mais en fait non. A croire que la perfection n&#8217;existe pas, puisque ce <em>Beginners</em> non plus ne l&#8217;est pas tout à fait. Il faut dire qu&#8217;il y a Mélanie Laurent – ses détracteurs en auront pour leur compte : sans surprise, elle incarne une fois de plus cette jeune femme exagérément fraîche, spontanée et rieuse, mais sensible au fond – et un chien qui parle – mais que les allergiques à cet insupportable anthropomorphisme, dont je fais partie, se rassurent : il parle peu, et en sous-titres, un peu comme Milou aurait pu le faire.</p>
<p>Ceci dit, <em>Beginners</em> mérite le détour. D&#8217;abord, parce que le label Focus Features – la filiale d&#8217;Universal dédiée aux films d&#8217;auteurs à qui l&#8217;on doit entre autres <em>Dans la peau de John Malkovich</em>, <em>Billy Elliot</em>, <em>Lost in Translation</em> ou <em>Le Secret de Brokeback Mountain</em> – est souvent un gage de qualité, et peut faire oublier les <em>a priori</em> liés à Mélanie Laurent et à un chien qui parle (parce que dans un monde parfait, le législateur fait en sorte d&#8217;assurer l&#8217;égalité pour tous ET bannit à tout jamais les chiens qui parlent au cinéma) (d&#8217;ailleurs, la simple idée d&#8217;un langage animal pouvait faire hurler mon prof de philo. <span id="more-3591"></span>Qui a aussi été le prof de philo de François Bégaudeau. Qui a écrit un film qui a reçu une Palme d&#8217;or. Je dis ça, je dis rien, mais honnêtement, tout ça ne peut pas être insignifiant, si ?). Ensuite, parce qu&#8217;Ewan McGregor, lui, ne cesse de surprendre. Après les errements de <em>Manipulations</em>, <em>The Island</em> et autres <em>I Love You Phillip Morris</em>, on est heureux de le voir confirmer, un an après l&#8217;excellent <em>The Ghost Writer</em>, son entrée dans une quarantaine épanouie. Avec ses quelques rides bienvenues, il est revenu à une plus juste sobriété, débarrassé de tics, de trucs et de recettes.</p>
<p>Les tics et les trucs, par contre, Mike Mills en use. Et plutôt bien, finalement. La recette du cinéma d&#8217;auteur américain est graphique, faite de collages, témoin d&#8217;un certain recul du personnage-narrateur sur sa propre histoire. Dans <em>Beginners</em>, comme dans les derniers films avec Zooey Deschanel – symbole de ce cinéma –, la narration est rythmée par une voix off qui se fait énumérative. Et j&#8217;avoue que mon goût irrépressible pour les listes fait que je ne me lasse pas du procédé, teinté d&#8217;ironie et de décalage pertinent. Mike Mills raconte son histoire. Et celle de son père. Un homme qui, une fois veuf, décide de mener sa vie comme il aurait voulu le faire : en compagnie d&#8217;un autre homme. Un fils qui affronte la maladie et la mort qui le rattrapent peu de temps après. <em>Beginners</em> se tient dans cette double équation, ce double « début ». Ou plutôt ce double « après ». Comment on vit après avoir assumé ce qu&#8217;on est, comment on vit après avoir perdu son père, qu&#8217;on venait d&#8217;apprendre à connaître. Le film de Mike Mills, au fond, ne raconte rien. Il ne dénonce pas, ne milite pour rien, il constate. L&#8217;homosexualité du toujours brillant Christopher Plummer n&#8217;est pas un sujet. Il est une donnée parmi d&#8217;autres dans ce collage interrogatif : mon père est homosexuel, mon père est mort, je rencontre une fille, vais-je réussir à me laisser vivre, moi aussi ? Du jeu d&#8217;Ewan McGregor à sa mise en scène naturaliste, <em>Beginners</em> s&#8217;apprécie pour cette apparente simplicité, et se goûte comme un matin ensoleillé d&#8217;hiver, auquel il emprunte d&#8217;ailleurs sa lumière : à la fois plaisant, familier, inattendu et éphémère.</p>
<p>Beginners<em>, de Mike Mills, avec Ewan McGregor, Christopher Plummer, Mélanie Laurent. Etats-Unis, 2010. Sortie le 15 juin 2011.</em></p>
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		<title>La Forêt interdite, de Nicholas Ray</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 06:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Plummer]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>La Forêt interdite</em>, film écolo et maudit de Nicholas Ray, sort enfin en DVD chez Wild Side, augmenté d’un livre remarquable du cinéphile Patrick Brion. Fais gaffe, t’as un crotale sur l’épaule !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>La Forêt interdite</em>, film écolo et maudit de Nicholas Ray, sort pour la première fois en DVD ce 7 juin chez Wild Side Vidéo, augmenté d’un livre remarquablement précis du cinéphile Patrick Brion. Fais gaffe, t’as un crotale sur l’épaule !</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/foret-interdite-beuverie.jpg" alt="Scène de beuverie dans La Forêt interdite, de Nicholas Ray" title="Scène de beuverie dans La Forêt interdite, de Nicholas Ray" width="280" height="208" class="alignleft size-full wp-image-3528" />Déjà, le titre original de <em>La Forêt interdite</em>, &#8220;Wind Across the Everglades&#8221;, paraît nettement plus évocateur que sa traduction française, conférant au film des airs de western dans les marais de Floride qui lui vont très bien. Et puis, cette mention du vent apporte une touche de romantisme noir qui traduit autant le propos que le tournage du film. Infernaux l’un comme l’autre, quoique de différentes manières.</p>
<p>Ecologiquement visionnaire, l’histoire est celle d&#8217;un face-à-face, entre un jeune ornithologue têtu (Christopher Plummer) et une bande de pirates des marais emmenée par Cottonmouth, délirant ogre à barbe rousse (Burl Ives). Le scénario est signé Budd Schulberg, romancier en vogue, notamment pour son travail scénaristique avec Elia Kazan pour <em>Sur les quais</em> et <em>Un homme dans la foule</em>. Schulberg produit également le film. Il recrute Nicholas Ray, auréolé du succès de <em>La Fureur de vivre</em>, à la réalisation, et une équipe de <em>freaks</em> fous furieux pour interpréter ses contrebandiers (un ancien boxeur, un clown, un jockey hystérique, ainsi qu’un Peter Falk abondamment barbu pour sa première apparition au cinéma). Bref, le film semble prometteur. La Warner est dans le coup. On est en 1957. <span id="more-3490"></span></p>
<p>Pourtant, les choses se passent rarement comme prévues. Dès le début du tournage,  Nicholas Ray est écartelé entre son indiscutable alcoolisme, une harpie qui lui tient lieu de compagne et leurs disputes franchement houleuses. Immédiatement, il se met à peu près tout le monde à dos. Schulberg se voit contraint de récrire son scénario (déjà trop dense à l’origine), au fur et à mesure que le chaos s’installe sur le tournage. Jack Warner  s’inquiète. Les comédiens, agacés, font comme bon leur semble. Du coup, ça picole derechef&#8230; Pour couronner l’ensemble, l’hiver 1957 est glacial dans les marais de Floride. Alors, quand la compagne de Ray finit par tenter de l’assassiner avec sa voiture, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le marécage : Ray est congédié sans préavis.  Schulberg terminera le film comme il peut, dans l’anarchie la plus complète. Autant dire qu’à Hollywood, on ne donne pas cher de ces titubants lambeaux de pellicules, dont le montage se profile comme un authentique supplice chinois.</p>
<p>Genèse d’un ratage ? Eh bien, étonnamment, non : le film en devient lui-même une jungle poisseuse, son rythme à contretemps, à la fois rapide et répétitif, serpentant sur le cadavre du scénario de Schulberg. Parfois, les cadres flottants de Ray évoquent certes une bougeotte pré-<em>delirium tremens</em>, mais correspondent finalement tout à fait à la fébrilité rageuse du naturaliste incarné par Plummer. D’ailleurs, le duel final entre son personnage et le braconnier Cottonmouth se joue lors d’une beuverie épique, ultime scène d’anthologie tournée par Nicholas Ray avant son éviction du tournage. L’éthylisme y suinte de tous côtés. Le chaos du plateau est palpable, l’attitude des acteurs complètement libre et relâchée : séquence en équilibre précaire qui métamorphose le <em>blockbuster</em> annoncé en film d’auteur improvisé, dont Truffaut dira à sa sortie qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un « grand film malade ». Où lâcher-prise et absence de maîtrise donnent au film son plus grand charme.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/affiche-foret-interdite.jpg" alt="Affiche de La Forêt interdite, de Nicholas Ray" title="Affiche de La Forêt interdite, de Nicholas Ray" width="207" height="280" class="alignright size-full wp-image-3529" />Enfin, sans dévoiler les  ressorts de l’intrigue, force est de constater le caractère largement prophétique de cette <em>Forêt interdite</em>, où la société de consommation naissante vampirise sans scrupule la nature vierge, les pirates des marais travaillant main dans la main avec les industriels, réduisant l’un comme l’autre le vivant à un simple produit. Et l&#8217;on se dit que les plus flippants ne sont pas nécessairement les plus rustres. Un des braconniers résume ainsi : &#8220;Cottonmouth prêche la morale de la liberté individuelle jusqu’à son terme logique.&#8221; Autrement dit, manger ou être mangé, détruire ou être détruit, sur un horizon de grands oiseaux abattus à la chaîne. Encore que le film laisse entendre qu’on ne perd rien pour attendre : la  nature se venge, rétablit l’équilibre. Sa destruction par l&#8217;homme, au fond, ressemble avant tout à un suicide. Autant dire que le désarroi de <em>La Forêt interdite</em> n&#8217;a pas pris une ride. Et qu&#8217;il faudra bien plus qu’un présentateur d’<em>Ushuaïa</em> pour en mesurer le gouffre&#8230;</p>
<p>La Forêt interdite <em>(Wind Across the Everglades) de Nicholas Ray, avec Christopher Plummer, Burl Ives, Peter Falk. Etats-Unis, 1958.</em></p>
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