<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; Charlton Heston</title>
	<atom:link href="http://www.grand-ecart.fr/tag/charlton-heston/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Le quiz nouveautés du déconfinement</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeu-quiz-deconfinement-films-dvd/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeu-quiz-deconfinement-films-dvd/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 May 2020 07:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Cecil B. DeMille]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[John Wayne]]></category>
		<category><![CDATA[quiz]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=27539</guid>
		<description><![CDATA[Pour vous réadapter à la vie trépidante d’hier qui annonce l'effondrement de demain, nous vous avons concocté un petit quiz cinéphilique sympathique autour de films classiques et cultes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>- Déconfiné·e, déconfiné·e ? Est-ce que j’ai une gueule de déconfiné·e ? Quels acteurs ou quelles actrices ont pu formuler ces mots le 11 mai 2020 ? Jean Gabin ? Vincent Lindon ? Perrette Pradier ? Juliette Binoche ? Charles Bronson ? Franck Dubosc ? Attention il y a un piège ! Pour vous réadapter à la vie trépidante d’hier qui annonce le prochain effondrement de demain, nous vous avons concocté un petit quiz cinéphilique sympathique autour de longs-métrages classiques et cultes tous remastérisés et depuis peu disponibles dans les bacs. A vous de jouer !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Les Voyages de Gulliver</em>, réalisé par Jack Sher avec Kerwin Mathews, Jo Morrow, June Thorburn&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/jack-sher-voyages-gulliver.jpg" alt="Les Voyages de Gulliver, de Jack Sher" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27556" />Humble médecin dans une petite ville d’Angleterre, Gulliver rêve de découvrir le vaste monde. Quand, enfin, il peut le faire en embarquant sur un bateau à destination des Indes, une tempête le jette par-dessus bord. Quand il se réveille, c’est dans un étrange royaume, Lilliput, dont les habitants sont si petits qu’il pourrait leur marcher dessus. Petits, mais toujours prêts à en découdre avec leurs voisins de Blefuscu&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Qui se cache derrière les effets spéciaux des <em>Voyages de Gulliver</em> ? Douglas Trumbull, Phil Tippett ou Ray Harryhausen ?<br />
2°) Combien d’adaptations cinématographiques compte le roman de Jonathan Swift ? Une dizaine, une quinzaine, une vingtaine ?<br />
3°) Gulliver voyage et s’arrête à Laputa. A quel grand cinéaste pense-t-on lorsque l’on évoque Laputa ?<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Ray Harryhausen<br />
2°) Une quinzaine<br />
3°) Hayao Miyazaki</p>
<p>Avis de Grand Écart : un classique des classiques. Indémodable et indispensable. Un vrai moment de cinéma à l’ancienne et garanti sans fond vert !<br />
Disponible en version collector combo blu-ray et DVD chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27539"></span><br />
&nbsp;</p>
<h3><em>Un justicier dans la ville 1 &amp; 2</em>, réalisés par Michael Winner avec Charles Bronson&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/justicier-ville-death-wish-charles-bronson.jpg" alt="Un justicier dans la ville" width="250" height="140" class="alignleft size-full wp-image-27549" /><em>1er opus : </em>Quand il apprend la mort de sa femme, battue à mort, et le viol de sa fille, traumatisée à vie, l’architecte Paul Kersey contient sa douleur, sa colère. S’il se réfugie d’abord dans le travail, le révolver que lui offre un client texan décide de son destin. Armé, de plus en plus sûr de ses gestes, Kersey erre la nuit dans les quartiers les plus malfamés de New York, abattant tous ceux qui constituent une menace pour lui et la société…</p>
<p><em>2e opus :</em> Cinq ans après avoir nettoyé les rues de New York de sa faune la moins fréquentable, Paul Kersey mène une existence paisible à Los Angeles, auprès d’une nouvelle compagne, une journaliste. Mais, à nouveau, le destin le frappe de plein fouet. Enlevée et violée par une bande de voyous, sa fille se suicide. Accablé, il retrouve un à un ses agresseurs et, de sang froid, leur applique le châtiment suprême.</p>
<p><strong>Questions sur les films :</strong><br />
1°) Quel acteur américain fait ses débuts dans ce premier opus ? Michael Keaton, Jeff Goldblum, Nick Nolte<br />
2°) Qui compose la bande-son d’<em>Un justicier dans la ville</em> ? Isaac Hayes, Herbie Hancock, Quincy Jones<br />
3°) Qui compose la bande-son d’<em>Un justicier dans la ville 2</em> ? Isaac Hayes, Jimmy Page, David Bowie<br />
4°) Qui endosse le rôle de Charles Bronson dans le remake de 2017 ? Adam Driver, Bruce Willis, Mark Wahlberg<br />
5°) Le succès relatif d’<em>Un justicier dans la ville 2</em> signera-t-il la fin de la saga ? Vrai ou faux ?<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Jeff Goldblum<br />
2°) Herbie Hancock<br />
3°) Jimmy Page<br />
4°) Bruce Willis<br />
5°) Faux, Charles Bronson incarnera encore 3 fois le rôle de Paul Kersey</p>
<p>Avis de Grand Écart sur <em>Un justicier dans la ville</em> : un film d’action culte sur la vengeance et l’insuffisance de la justice. On y voit la ville de New York sous tension, craspec et poisseuse. Charles Bronson s’impose comme un action hero d’une rare brutalité.<br />
Avis de Grand Écart sur <em>Un justicier dans la ville 2</em> : encore plus bourrin et extrême que le premier opus, <em>Un justicier dans la ville 2</em> se vit comme une expérience cathartique redoutable.<br />
Disponible dans de superbes éditions DVD, blu-ray et collector chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>La Nuit des morts-vivants</em>, réalisé par Tom Savini avec Tony Todd, Patricia Tallman, Tom Towles, Bill Moseley&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/nuit-morts-vivants-tom-savini-romero.jpg" alt="La Nuit des morts-vivants, de Tom Savini" width="250" height="136" class="alignleft size-full wp-image-27548" />Un phénomène inexpliqué s’abat sur une région des Etats-Unis : les morts ressuscitent puis se jettent sur les vivants qui, infectés par leurs morsures, se transforment eux-mêmes en morts-vivants. Une jeune femme, Barbara, et un homme, Ben, se réfugient dans une maison isolée qu’encerclent bientôt les créatures enragées. Ils ignorent que d’autres survivants s’y cachent. Commence alors une longue et sanglante nuit…</p>
<p><strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) <em>La Nuit des morts-vivants</em> est-il le remake de : <em>Le Jour des morts-vivants</em>, <em>Le Crépuscule des morts-vivants</em>, <em>La Nuit des morts-vivants</em><br />
2°) Pourquoi Tom Savini obtint la confiance de George Romero pour réaliser ce remake ? Tom Savini est le beau-frère de George Romero, Tom Savini devait travailler sur le film original, Tom Savini est le gendre de George Romero (attention, il y a un piège !)<br />
3°) Pourquoi George Romero accepta de produire ce remake ? Parce que le film original est tombé dans le domaine public, parce que les studios obligèrent Romero à produire un remake, parce que Romero toucha une prime de 5 millions de dollars<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) La Nuit des morts-vivants<br />
2°) Tom Savini devait travailler sur le film original (il partit au Vietnam)<br />
3°) Parce que le film est tombé dans le domaine public (et qu’il avait promis à l’équipe originale qu’il les rétribuerait un jour ou l’autre)</p>
<p>Avis de Grand Écart : Le remake de Savini respecte l’esprit de son créateur, George Romero, l’ami des zombies. Angoisse, frisson, horreur, ce cocktail spécial « samedi soir entre potes » enivre et remue les boyaux.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray dans une superbe édition collector chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Les Boucaniers</em>, réalisé par Anthony Quinn avec Yul Brynner, Charlton Heston, Charles Boyer, Claire Bloom, Inger Stevens, Woody Strode, Lorne Greene…</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/boucaniers-anthony-quinn.jpg" alt="Les Boucaniers, d&#039;Anthony Quinn" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27557" />1812 en Louisiane. Installé dans les bayous de La Nouvelle-Orléans, le pirate français Jean Laffite contrôle toute la région, et tente de rester neutre dans le conflit qui oppose Américains et Britanniques. Mais son amour pour la fille du gouverneur Clairborne, va l’obliger à prendre parti et à s’engager au côté du général américain Andrew Jackson.</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Qui produit le film ? Dino DeLaurentiis, Cecil B. DeMille, Stanley Kubrick<br />
2°) Combien de films Anthony Quinn réalisera au cours de la longue carrière ? 1 film, 3 films, 6 films<br />
3°) De quel film <em>Les Boucaniers</em> est-il le remake ? <em>Les Corsaires du bayou</em>, <em>Les Flibustiers</em>, <em>Terreur en Louisiane</em><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Cecil B. DeMille<br />
2°) 1 film<br />
3°) <em>Les Flibustiers</em> (1937) réalisé par Cecil B. DeMille</p>
<p>Avis de Grand Écart : Anthony Quinn réalise une œuvre grand spectacle pleine de panache bien qu’un peu trop proprette (entendez par là « un poil académique »). Le master « haute définition » fait honneur au format cinémascope et au technicolor.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Ouragan sur la Louisiane</em>, réalisé par Bernard Vortrans avec John Wayne, Ona Munson, Henri Stephenson&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/ouragan-sur-la-louisiane-vortrans.jpg" alt="Ouragan sur la Louisiane" width="250" height="150" class="alignleft size-full wp-image-27563" />Avocat originaire du Nord des Etats-Unis, John Reynolds descend dans le Sud avec pour mission de débarrasser l&#8217;univers du jeu de ses éléments les plus notoirement convertis à la criminalité. S&#8217;il croit avoir trouvé un coupable en la personne du général Mirbeau, père de la jeune femme dont il s&#8217;éprend, il se trompe pour se rendre à l&#8217;évidence que c&#8217;est son bras droit, Blackie Williams, qui tire les ficelles, allant jusqu&#8217;à faire tuer un gagnant…</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film et John Wayne :</strong><br />
1°) <em>Ouragan sur la Louisiane</em> sort en 1941 aux Etats-Unis mais en quelle année atteindra t-il les écrans français ? 1947, 1954, 1962<br />
2°) Quel surnom porte John Wayne ? The King, The Duke, Big John<br />
3°) De quel film <em>True Grit</em> des frères Coen s’inspire t-il ? <em>Une Bible et un fusil</em>, <em>Cent dollars pour un shérif</em>, <em>Rooster Cogburn</em><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) 1947<br />
2°) The Duke<br />
3°) Cent Dollars pour un shérif</p>
<p>Avis de Grand Écart : <em>Ouragan sur la Louisiane</em> raconte avec précision l’histoire ultra-complexe de l’ancienne province française prise dans l’étau des conflits entre Américains et Anglais. Un film court, efficace et passionnant.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Le train sifflera trois fois</em> réalisé par Fred Zinnemann avec Gary Cooper, Grace Kelly&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/train-sifflera-trois-fois.jpg" alt="Le train sifflera trois fois" width="250" height="125" class="alignleft size-full wp-image-27560" />A peine marié, le shérif Will Kane apprend que Frank Miller, un homme qu&#8217;il a fait arrêter cinq ans plus tôt, arrivera en ville par le train de midi. Déjà, trois de ses complices l&#8217;y attendent. Le sens du devoir l&#8217;emportant sur la démission qu&#8217;il avait l&#8217;intention de donner, Kane espère cependant que quelques-uns de ses concitoyens prennent les armes avec lui. Aucun ne le suit. Bien que le combat s&#8217;annonce perdu d&#8217;avance, le shérif se dresse contre les bandits&#8230;</p>
<p><strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Quel acteur de légende apparaît pour la première fois ? Max Von Sydow, Lee Van Cleef, Llyod Bridges<br />
2°) <em>Le train sifflera trois fois</em> se déroule t-il ? En temps réel, en flash-back, dans l’esprit d’un mort<br />
3°) Le film reçut : 4 oscars, 6 oscars, 10 oscars<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses:</strong><br />
1°) Lee Van Cleef<br />
2°) En temps réel<br />
3°) 4 oscars (meilleur acteur, meilleur montage, meilleure musique, meilleure chanson)</p>
<p>Avis de Grand Écart : un sublime western, un chef-d’œuvre du cinéma. Ni plus ni moins. La version proposée par Sidonis Calysta est superbe.<br />
Disponible en combo DVD et blu-ray collector.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeu-quiz-deconfinement-films-dvd/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mordez la poussière ! #13</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-films-mordez-poussiere-chevaliers-texas-2019/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-films-mordez-poussiere-chevaliers-texas-2019/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 08:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=27273</guid>
		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d'hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s'en échapper. Quand le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d&#8217;hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s&#8217;en échapper. Quand le western sort des sentiers battus, il faut en profiter ! Alors savourez&#8230;<br />
</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/chevaliers-texas-ray-enright.jpg" alt="Les Chevaliers du Texas, de Ray Enright" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27277" /><strong><em>Les Chevalier du Texas</em> réalisé par Ray Enright avec Joel McCrea, Dorothy Malone, Alexis Smith, Zachary Scott&#8230;</strong></p>
<p>Durant la guerre de Sécession, Luke Cottrell, chef des francs-tireurs nordistes, brûle le ranch des « Trois Cloches », propriété de Kip Davis, Charlie Burns et Lee Price. Pour se venger, Kip décide de laisser sa fiancée Deborah et prend la route du sud pour retrouver Luke Cottrell et le punir. Afin de pouvoir reconstruire le ranch, Kip s&#8217;engage avec Rouge de Lisle, bientôt rejoint par Charlie, pour organiser un trafic d&#8217;armes pour le Sud. Lorsqu&#8217;enfin Kip revient dans la ville, il apprend que Deborah est amoureuse de Lee…<br />
<em>Les Chevaliers du Texas</em> n&#8217;est pas un western révolutionnaire. C&#8217;est une oeuvre solide (comprenez par là « traditionnelle ») portée par des acteurs non moins solides. Joel McCrea, Zachary Scott et Dorothy Malone crèvent l&#8217;écran au coeur de chaque scène. Cette histoire d&#8217;amour et d&#8217;abandon ne devrait pas laisser de marbre les fans de romance déceptive. En effet, si le genre western ne s&#8217;aventure que trop rarement sur le terrain de la psychologie, les scénaristes, Zachary Gold et James R.Webb, n&#8217;ont pas hésité à privilégier la profondeur des personnages au détriment de l&#8217;intrigue. Ici, le manichéïsme de bas étage n&#8217;est pas de mise car les héros ne sont pas vraiment des héros et les méchants pas si méchants. <em>Les Chevaliers du Texas</em> se regarde comme une étude de moeurs. Le technicolor est d&#8217;une beauté à couper le souffle. <span id="more-27273"></span><br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/streets-laredo-chevauchee-honneur-leslie-fenton-william-holden.jpg" alt="La Chevauchée de l&#039;honneur, de Leslie Fenton" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27278" /><strong><em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> réalisé par Leslie Fenton avec William Holden, Mona Freeman, Macdonald Carey, William Bendix&#8230;</strong></p>
<p>1878. Jim Dawkins, Reuben Wahoo Jones et Lorn Reming attaquent une diligence. Lorn oblige le bandit Charley Calico à rendre à Rannie Carter de l&#8217;argent pour la dédommager. Mais, au cours d&#8217;une poursuite, Jim et Wahoo d&#8217;un côté et Lorn de l&#8217;autre se perdent mutuellement. Pour sauver Lorn qu&#8217;ils ont retrouvé, Jim et Wahoo l&#8217;arrêtent et sont ainsi enrôlés dans les Texas Rangers. Lorn ne comprend pas l&#8217;attitude de ses amis. Il s&#8217;évade, les assomme et fuit. Lors dune patrouille, Jim et Wahoo retrouvent Lorn…<br />
<em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> est une pépite du genre, un petit miracle déjà porté à l&#8217;écran par King Vidor en 1936 sous le titre <em>Texas Ranger</em>. Derrière le savoir-faire du réalisateur Leslie Fenton et du scénariste Charles Marquis Warren, le grand William Holden nous offre, en canaille déboussolée, l&#8217;une de ses plus subtiles prestations. Comme pour <em>Les Chevaliers du Texas</em>, la puissance de l&#8217;intrigue ne réside pas dans l&#8217;enchaînement des péripéties mais dans l&#8217;évolution psychologique de ses personnages. On les observe faire le point sur des années d&#8217;errance et de mauvais choix, fragiles et perdus. Un très grand western.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/triomphe-buffalo-bill-jerry-hopper-charlton-heston.jpg" alt="Le Triomphe de Buffalo Bill, de Jerry Hopper" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27282" /><strong><em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> réalisé par Jerry Hopper avec Charlton Heston, Rhonda Fleming&#8230;</strong></p>
<p>1860. Buffalo Bill Cody et Wild Bill Hickok souhaitent établir un service de courrier entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest mais cette idée déplaît à certains qui voudraient que la Californie se détache de l&#8217;Union. Rance Hastings et sa sœur Evelyn font partie de ceux qui s&#8217;opposent au Pony Express. Cody s&#8217;éprend d&#8217;Evelyn, ce qui irrite Denny Russell qui l&#8217;aime depuis longtemps. Si l&#8217;opposition des Hastings est d&#8217;ordre idéologique, Joe Cooper ne pense en revanche qu&#8217;au contrat de courrier qu&#8217;il a avec le gouvernement.<br />
Cette histoire de Pony Express est un bonbon, la douceur qu&#8217;il fait plaisir de déguster une fin d&#8217;après-midi pluvieuse. Un dimanche de préférence. <em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> a le mérite de divertir autant que de nous instruire sur la création du modèle postal américain durant la seconde moitié du XIXe siècle. On y voit comment le Pony Express fut un élément essentiel dans la création du lien social entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest de l&#8217;Amérique. Quoi qu&#8217;il fasse, Charlton Heston est génial ! Voilà un western d&#8217;entertainement comme on les aime. Très recommandé.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/la-femme-qui-faillit-etre-lynchee-affiche.jpg" alt="La Femme qui faillit être lynchée, d&#039;Allan Dwan" width="217" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27279" /><strong><em>La Femme qui faillit être lynchée</em> réalisé par Allan Dwan avec Audrey Totter, Joan Leslie, John Lund&#8230;</strong></p>
<p>1865. Sally Maris rejoint son frère Bill qui tient le saloon de Border City, mais Bill est tué par Lance Horton qu&#8217;il menaçait. Pour payer les dettes de son frère, Sally est obligée de diriger le saloon. Elle se bat avec Kate Quantrill, la femme du chef de guerre, et affronte celle-ci dans un duel au revolver qu&#8217;elle remporte. Lorsque les Nordistes investissent la ville, Sally cache Kate et Lance Horton, qui en réalité est un capitaine sudiste.<br />
<em>La Femme qui faillit être lynchée</em> pourrait peut-être s&#8217;apparenter à un « feel good western » tant il est positif et solaire. Ici, ce sont les femmes qui mènent la danse. Le grand Allan Dwan réalise une œuvre féministe en diable qui présente avec force détails l&#8217;influence absolue de la société patriarcale à cette époque. Une femme au saloon d&#8217;accord, mais une femme patronne de saloon ! Alors là&#8230; <em>La Femme qui faillit être lynchée</em> est une œuvre généreuse sur l&#8217;amitié, la vraie, celle qui rebat les cartes et éclipse les tabous. Une pépite à redécouvrir.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/traquenard-sans-loi-utah-blaine-fred-sears.jpg" alt="Le Traquenard des sans-loi, de Fred Sears" width="176" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27283" /><strong><em>Le Traquenard des sans-loi</em> réalisé par Fred S. Sears avec Rory Calhoun, Susan Cummings, Angela Stevens, Ray Teal&#8230;</strong></p>
<p>Utah Blaine aide Joe Neal qui possède un ranch et doit faire face à Russ Nevers, à la tête d&#8217;une bande de vauriens, qui cherche à s&#8217;emparer de toutes les terres. Neal est assassiné, souhaitant que Utah et Angie Kinyon, dont le père a aussi été tué par Nevers, prennent soin de son ranch. Dans leur combat contre Nevers, Utah et Angie sont rejoints par Mary Blake dont le père a également été tué, et par Gus Ortmann, toujours ravi de se battre.<br />
Il faut savoir avant toute chose que <em>Le Traquenard des sans-loi</em> est une rareté. Alors merci Sidonis !Ce petit western à papa est une œuvre modeste qui va à l&#8217;essentiel. Pas de fioriture ! Les personnages dessinés avec soin provoquent une empathie réelle et rapide chez le spectateur. On ne s&#8217;ennuie pas une seconde devant cette histoire de vengeance et de rédemption. Rory Calhoun, comme à son habitude, dégage une force peu commune. Il nous rassure comme le font les héros de cinéma. Encore un chouette western psychologique.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-films-mordez-poussiere-chevaliers-texas-2019/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Amours, catastrophes et crustacés</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/films-amours-catastrophes-crustaces-sirk-heston-alain-delon-airport/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/films-amours-catastrophes-crustaces-sirk-heston-alain-delon-airport/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2015 22:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[avion]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[film catastrophe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=22436</guid>
		<description><![CDATA[Quoi de mieux pour vous donner l’envie de partir en voyage que la trilogie <em>Airport</em> et son cortège de catastrophes aériennes ! <em>Airport’75</em>, <em>Airport’77</em> et <em>Airport’80</em>... avec Alain Delon !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/airport-75-747-peril.jpg" alt="Airport 75" width="280" height="166" class="alignleft size-full wp-image-22457" />Quoi de mieux pour vous donner l’envie de partir en voyage que la trilogie <em>Airport</em> et son cortège de catastrophes aériennes ! <em>Airport’75</em> avec Charlton Heston, <em>Airport’77</em> avec Jack Lemmon et <em>Airport’80</em> avec Alain Delon. Mais ce n’est pas tout ! Vous pourrez apprécier le conflit indopakistanais dans le génial <em>Aux frontières des Indes</em>, goûter à l’occupation de la Malaisie par les Japonais dans le terrible <em>Ma vie commence en Malaisie</em> (avec la craquante Virginia McKenna), appréhender les complexes guerres tribales au Nigéria dans <em>Mozambo</em> et vous esbaudir devant la révolte des Kenyans dans <em>Simba</em>. Mais ce n’est pas tout ! Vous saurez tout de l’amour dans trois formidables longs-métrages de Douglas Sirk avec <em>Le Temps d’aimer et le temps de mourir</em>, <em>La Ronde de l’aube</em> et <em>Tempête sur la colline</em>. Du cinéma, du cinéma et encore du cinéma. </p>
<h3>Airport’75’77’80</h3>
<p>La trilogie <em>Airport</em> fonctionne toujours sur le même mode. D’abord une présentation de l’équipage et des voyageurs où l’on apprend dans une ambiance festive les secrets des uns et des autres. Un vieil alcoolique, un steward lubrique, une rombière en mal d’amour, un orphelin, une jeune mariée composent peu ou prou le panel classique d’une distribution condamnée à enfiler masque et gilet de sauvetage à partir de la 45e minute. Croyez-le ou non, mais plus c’est gros et mieux ça passe. Un rêve. La série <em>Airport</em> est le plus efficace des lubrifiants cinématographiques. Après la revue des troupes, c’est enfin le drame. Classique. Une fois la dépressurisation effectuée, tout ce petit monde flippe sa race, serre des fesses et le coté sombre de la nature humaine fait son œuvre. Le bellâtre s’avère un pleutre, la jeune mariée cache une jambe de bois et le vieil alcoolique, ancien pilote durant la Seconde Guerre mondiale, refuse de prendre les commandes sous prétexte qu’il a perdu ses lunettes dans la Loire. <span id="more-22436"></span><br />
Tous les acteurs et les actrices s’amusent comme des petits fous, et cachetonnent. Seul Alain Delon semble contrarié par le balai coincé dans son cul.<br />
Les trois films sont bourrés de charme et ce grâce aux ambiances « tournage en studio » et le coté vintage ultra <em>seventies</em>.<br />
Bref, c’est aussi fun et drôle que toute la filmographie de François Truffaut. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/airport-75-charlton-heston.jpg" alt="Airport 75" title="Airport 75" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22444" /><strong><em>Airport’75 « 747 en péril »</em> réalisé par Jack Smight avec Charlton Heston, Karen Black, George Kennedy, Gloria Swanson…</strong></p>
<p>Afin d’éviter l’épaisse nappe de brouillard qui recouvre Los Angeles, le Boeing 747 de la Columbia Airlines s’apprête à atterrir à Salt Lake City. Alors que le commandant Stacy entame sa descente vers l’aéroport, le pilote d’un petit avion de tourisme est victime d’une crise cardiaque et se crashe dans le cockpit du 747. Le pilote est grièvement blessé et incapable de tenir les commandes. Avec l’aide des aiguilleurs du ciel, la chef de cabine Nancy va tenter de maintenir l’avion en vol…<br />
Avant d’appuyer sur la touche « play » de son lecteur, on se demande un poil méfiant si Charlton Heston plombera l&#8217;atmosphère à lui tout seul armé de son sourire carnassier. Il n’en est rien. On retrouve l’acteur solaire, amoureux, absolument décontracté comme s’il prenait ce nouveau film-catastrophe comme la plus chouette des récréations. Cette vieille baderne de George Kennedy (le George Kennedy qui inspirera plus tard Zucker pour <em>Y a-t-il un pilote dans l’avion</em>) assure comme un chef devant son combo saturé de boutons. Ce n’est pas tant la crédibilité qu’il faut louer mais la tension savamment dosée. L’avion aurait dû se désagréger au premier choc mais la magie du cinéma, c’est aussi de voler décapoté.<br />
Ultra <em>badass</em>, comme dit ma grand-mère.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/airport-77-jack-lemmon.jpg" alt="Airport 77" title="Airport 77" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22445" /><strong><em>Airport’77 « Les naufragés du 747 »</em> réalisé par Jack Lemmon, Lee Grant, Joseh Cotten, James Stewart, Christopher Lee…</strong></p>
<p>Le richissime Américain Philip Stevens a décidé d’exposer sa collection d’œuvres d’art dans sa résidence de Palm Beach. Son avion privé, un Boeing 747, transporte toute sa collection, ainsi que de nombreuses personnalités amateurs d’art. Mais quand l’avion est détourné par des pirates de l’air, c’est le drame : le Boeing 747 s’écrase au milieu du triangle des Bermudes. L’avion coule lentement et échoue sur un banc de sable, à plusieurs mètres de profondeur.<br />
Le plus cool, le plus kitsch et le plus assumé de tous les épisodes. La moustache frétillante de Jack Lemmon et le visage aquilin du grand Christopher Lee y sont pour beaucoup. Ce convoi de mondains est d’autant plus réjouissant à observer que l’on souhaite assez rapidement qu’ils meurent dans d’atroces souffrances ! Si <em>Airport&#8217;75</em> suit un schéma classique, <em>Airport&#8217;77</em> prend des airs parodiques. En effet, les caractères des personnages surlignés au Stabilo Boss semblent touchés par une épidémie de psychoses. La version française, et sa pléiade de doubleurs, vaut son pesant de <em>peanuts</em>.<br />
Mon préféré.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/airport-80-alain-delon.jpg" alt="Airport 80" title="Airport 80" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22446" /><strong><em>Airport’80 « Concorde »</em> réalisé par David Lowell Rich avec Alain Delon, George Kennedy, Robert Wagner, Susan Blakely, Sylvia Kristel…</strong></p>
<p>Kevin Harrison, ingénieur talentueux, conçoit de puissants systèmes d’armes pour l’armée. Mais c’est un personnage sans scrupules : il vent ses armes à des pays peu favorables aux Etats-Unis. Lorsque la journaliste Maggie Whelan apprend ses agissements, elle s’échappe en embarquant sur le Concorde. Harrison organise alors une série d’attentats pour détruire le supersonique en plein vol. Le commandant et son équipage pourront-ils déjouer ses attaques ?<br />
Avec <em>Airport&#8217;80</em>, série B rôtie à la sauce catastrophe, bardée d’espionnage et mâtinée de comploïte aiguë, on ne sait plus trop où donner de la tête. Sur ce troisième opus, las de détruire son image, Boeing passe la main à Concorde. Alain Delon, pilote sérieux comme un pape, est sans aucun doute persuadé de piloter le vrai Concorde. Parfois, quand il desserre un peu les dents, on imagine qu’il revient des toilettes.<br />
Robert Wagner livre une prestation de haute volée en méchant guindé qu’il endossera à nouveau dans <em>Austin Powers</em>.<br />
Bref, la teneur en crédibilité atteint les 1 %. Le Concorde slalome entre les missiles. Ça secoue les boyaux ! Génial !</p>
<h3>Aux confins des mondes</h3>
<p>Quatre œuvres « Cinéma Master Class » qui nous emportent sur quatre théâtres d’opération. Ces films, aussi différents soient-il, évoquent les affres de l’occupation et de la colonisation. <em>Aux frontières des Indes</em> est un pur film d’aventures sur fond de conflits indo-pakistanais. Au contraire, <em>Ma vie commence en Malaisie</em> nous emprisonne sur une île. <em>Simba</em> et <em>Bozambo</em> reviennent sur les très complexes guerres tribales. Indiens et Africains se libèrent du joug des colonisateurs. Les Blancs résistent tant qu’ils peuvent. Voilà une merveilleuse sélection géopolitique. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/aux-frontieres-indes-bacall.jpg" alt="Aux frontières des Indes" title="Aux frontières des Indes" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22447" /><strong><em>Aux frontières des Indes</em> réalisé par J. Lee Thompson avec Lauren Bacall, Kenneth Moore, Herbert Lom, Wilfrid Hyde White…</strong></p>
<p>A la fin du XIXe siècle, le capitaine Scott (Kenneth Moore) est envoyé en mission aux frontières des Indes. Il doit sauver un jeune prince et sa gouvernante américaine (Lauren Bacall) d’une rébellion. Scott a pour instruction de les escorter à Kalapur, où ils seront enfin en sécurité. La tradition veut que tant que l’enfant est en vie, aucun coup d’Etat ne puisse triompher. Ils embarquent à bord d’un train afin de traverser le pays. Un périple de 500 kilomètres semé d’embûches mortelles commence alors.<br />
Deux heures à bord d’un train qui file à toute vitesse. <em>Aux frontières des Indes</em> propose toutes les péripéties possibles et inimaginables. Le rythme ne faiblit pas. La tension est maintenue jusqu’au bout du bout. C’est un film simple et efficace. Herbert Lom (le commissaire torturé par l’inspecteur Clouseau) incarne un douteux journaliste. On se méfie. On s’épie. L’enfant est en danger. Qui est le traître ?<br />
Un chouette moment de cinéma. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/vie-commence-malaisie.jpg" alt="Ma vie commence en Malaisie" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22448" /><strong><em>Ma vie commence en Malaisie</em> réalisé par Jack Lee avec Virginia McKenna, Peter Finch, Marie Lohr, Renee Houston…</strong></p>
<p>Une jeune Anglaise fortunée (Virginia McKenna) revient en Malaisie pour aider des villageois à construire un puits. Les souvenirs de sa vie troublée par la guerre remontent alors à la surface. Elle se remémore son histoire d’amour avec Joe (Peter Finch). En 1942, les Japonais envahissent le pays et font prisonniers les colons britanniques. Les deux amants se rencontrent dans un camp, et surmontent ensemble de terribles épreuves afin de survivre. Jusqu’à ce qu’un jour, Joe doive se sacrifier pour sauver les autres captifs.<br />
<em>Ma vie commence en Malaisie</em> revient sur l’occupation de la Malaisie par les Japonais, un pan d’histoire peu connu de la Seconde Guerre mondiale. On y voit la débâcle des colons britanniques devenus en quelques heures des migrants sans le sou. Les familles arpentent les routes dans l’espoir de quitter le pays. Les Malaisiens, quant à eux, observent une nouvelle fois des soldats ennemis piétiner leurs terres.<br />
A part la romance, tendre et jamais cucul la praline, le film ne fait pas dans la dentelle. Les hommes, les femmes et les enfants apprennent à survivre. Ainsi, naît une nouvelle société. Une nouvelle société de prisonniers avec ses propres règles et ses propres codes. Même si les geôliers veillent au grain (tout fonctionne à la baguette, même à la cantine), les représentations de la cité à l’occidentale repointent le bout de leur nez.<br />
<em>Ma vie commence en Malaisie</em> est un grand film. L’intelligence de l’écriture me pousse à vous le recommander. Virginia McKenna qui porte le film sur ses épaules est magnétique. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/simba-hurst.jpg" alt="Simba" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22449" /><strong><em>Simba</em> réalisé par Brian Desmond Hurst avec Virginia McKenna, Dirk Bogarde, Donald Sinden, Earl Cameron&#8230;</strong></p>
<p>Au début des années 1950, Alan Howard (Dirk Bogarde) s’installe au Kenya pour s’occuper de la ferme de son frère aîné, brutalement assassiné par des insurgés en lutte contre les colons. Tout en combattant la révolte du chef de tribu Simba, il tombe amoureux de Mary (Virginia McKenna), la fille d’un voisin exploitant. Même si la jeune femme partage son amour, elle condamne la croisade d’Alan contre les indigènes.<br />
Voici l’histoire de l’insurrection des Mau Mau qui a embrasé le Kenya de 1952 à 1956. On apprend beaucoup du fonctionnement des tribus mais surtout des relations et interactions entre Kenyans du cru, ouvriers africains au service des Blancs et fermiers.<br />
Le film n’évite pas l’écueil du camp humaniste contre le camp raciste mais les intentions sincères de montrer la situation telle qu’elle est, à savoir intenable entre indigènes et envahisseurs européens, valent le détour. Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre que la carte géopolitique de la région ne sera plus la même. Seule certitude, le soleil se lèvera tous les matins et se couchera tous les soirs. Quant au reste…<br />
Très conseillé.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/bozambo.jpg" alt="Bozambo" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22450" /><strong><em>Bozambo</em> réalisé par Zoltan Korda avec Paul Robeson, Leslie Banks, Nina Mae McKinney, Robert Cochran…</strong></p>
<p>Au Nigéria britannique, le commissaire Sanders (Leslie Banks) a réussi à pacifier sa province de manière exemplaire. Son plus fidèle allié est le valeureux chef de tribu Bozambo (Paul Robeson). Mais quand le colon quitte la région, le roi Mofolaba, qui vend les siens comme esclaves, enlève la femme de Bozambo pour en faire un exemple. Les tensions montent et les guerres tribales semblent être inévitables.<br />
Comme le dit Jean-Pierre Dionnet dans les bonus, <em>Bozambo</em> pourrait faire office de documentaire. On observe l’Afrique, la vraie, d’il y a 80 ans car les acteurs et les figurants ont été invités à jouer leur rôle. Avant la décolonisation, les guerres tribales faisaient rage.<br />
Rythme soutenu, trépidant. Dépaysement garanti.</p>
<h3>Cycle Douglas Sirk</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/tempête-sur-la-colline-sirk.jpg" alt="Tempête sur la colline" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22451" /><strong><em>Tempête sur la colline</em> réalisé par Douglas Sirk avec Claudette Colbert, Ann Blyth, Robert Douglas, Anne Crowford…</strong></p>
<p>Condamné à mort pour le meurtre de son frère, Valerie Carns est escortée à Northwich pour y être exécutée. Mais une inondation force ses gardes à s’abriter dans un couvent en haut d’une colline, où tout un village trouve refuge pendant les intempéries. Dans ce lieu hors du temps, protégé des drames du monde extérieur, la sœur infirmière Mary se persuade de l’innocence de la jeune femme et entreprend de la sauver.<br />
Un thriller original où une bonne sœur mène l’enquête. Sœur Mary se démène comme une furie pour sauver les fesses de Valerie Carns. D’abord, elle doit faire fi des doutes de son entourage puis prendre son courage à deux mains pour remonter le cours des événements. C’est aussi beau (la photo de l’oscarisé William Daniels est superbe) que divertissant. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/la-ronde-aube-sirk.jpg" alt="La Ronde de l&#039;aube" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22452" /><strong><em>La Ronde de l’aube</em> réalisé par Douglas Sirk (oui, forcément !) avec Rock Hudson, Robert Stack, Dorothy Malone, Jack Carson…</strong></p>
<p>Dans les années 1930, Roger Shumann, une ancienne gloire de l’aviation, vétéran de la Première Guerre mondiale, en est réduit à faire de la figuration comme cascadeur sur quelques circuits minables. Sa gloire passée est un lointain souvenir. Au cours d’un meeting aérien, il rencontre Burke Devlin, un jeune journaliste bien décidé à redonner une chance au pilote grâce à ses écrits. Mais le destin de l’ancien héros attriste tout autant le reporter que sa belle épouse l’attire irrésistiblement.<br />
<em>La Ronde de l’aube</em>, quel titre merveilleux, est une formidable étude de caractère tirée d’une nouvelle de William Faulkner. Sirk s’empare du travail de l’écrivain et l’épure pour le meilleur. Tout tient dans le personnage de Dorothy Malone, reine des garces. Comme toujours chez Sirk qui construit sa narration autour des oppositions, les hommes n’en mènent pas large.<br />
Comme le dit Jean-Pierre Dionnet dans les bonus, <em>« Voyez le film une première fois puis laissez reposer. Revoyez-le une deuxième fois et observez l’incessant jeu de miroir. »</em><br />
Ultra-conseillé. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/10/temps-aimer-mourir-sirk.jpg" alt="Le Temps d&#039;aimer et le temps de mourir" width="250" height="200" class="alignleft size-full wp-image-22453" /><strong><em>Le Temps d’aimer et le temps de mourir</em> réalisé par Douglas Sirk (quoi ? encore lui ?) avec John Gavin, Liselotte Pulver, Keenan Wynn, Thayer David…</strong></p>
<p>1944. Seconde Guerre mondiale. Ernst Graeber, jeune soldat allemand témoin des horreurs de la guerre sur le front russe revient dans sa ville natale pour quelques jours de permission. Snif. Il découvre sa maison détruite par les bombes et part à la recherche de ses parents portés disparus. Mon dieu. Snif. Pour l’aider dans sa quête, il demande conseil à Elisabeth, dont le père, opposant politique est prisonnier d’un camp de concentration, et Oscar Binding, un camarade chef de district du parti nazi. Ouh la la. Snif. Le couple va tenter de garder un semblant de raison en survivant dans un monde en ruine, nourri par la haine, la folie et la mort. Snif.<br />
Un immense film qui longtemps vous hantera. La terre gelée, les exactions, les villages abandonnés, la folie des soldats, le prologue nous embarquent sur le terrible front russe. Puis quand Ernst Graeber, le soldat en permission revenu de l’enfer, parcourt les ruines de sa ville natale, l’effet est à nouveau garanti car l’horreur est aussi perceptible que sur les positions russes. A chaque scène, on sent les personnages en sursis.<br />
L’histoire d’amour apporte un supplément d&#8217;inquiétude. L’équilibre mental de la jeune Elisabeth ne tient qu’à un fil. Mais ils s’aiment. Les épreuves se succèdent tout comme les bombardements. Ces deux âmes en peine qui recherchent leurs parents disparus doivent encore se confronter à la Gestapo.<br />
La mise en scène onirique de Sirk, époustouflante de beauté, est à couper le souffle. Imaginer les ruines d’une cathédrale aménagées en décor d’opéra. Nous foulons les décombres d’un ancien paradis. Rarement j’ai pu expérimenter un film aussi inconfortable confondant le sublime et la terreur.<br />
Les interprétations de John Gavin et Liselotte Pulver sont à la hauteur de l’enjeu.<br />
Chef-d’œuvre.</p>
<p>Ces 10 films sont disponibles en DVD et Blu-ray chez Elephant Films.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/films-amours-catastrophes-crustaces-sirk-heston-alain-delon-airport/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
