<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; Céline Sciamma</title>
	<atom:link href="http://www.grand-ecart.fr/tag/celine-sciamma/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Ma vie de Courgette, de Claude Barras</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/gilles-paris-ma-vie-de-courgette-claude-barras/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/gilles-paris-ma-vie-de-courgette-claude-barras/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2016 15:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Sciamma]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=23988</guid>
		<description><![CDATA[C’est avec une infinie délicatesse que Claude Barras aborde la question de la maltraitance des enfants. De la mère du surnommé Courgette, on ne verra que le dos et les canettes de bière qui jonchent le sol...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Préparez vos mouchoirs</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Courgette_Affiche.jpg" alt="Ma vie de Courgette, de Claude Barras" width="212" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23989" />C’est avec une infinie délicatesse que Claude Barras aborde la question de la maltraitance des enfants. De la mère du surnommé Courgette, on ne verra que le dos et les canettes de bière qui jonchent le sol, et l’on n’en entendra que la voix, menaçante. Seul dans sa chambre, Courgette, petit garçon aux cheveux bleus et aux yeux ronds comme des billes, dessine, élève des pyramides avec les canettes, et fait voler le cerf-volant qu’il a fabriqué. Un cerf-volant orné d’un père absent grimé en super-héros, et d’une poule. La <em>« poule »</em> avec qui papa est parti. Cette confusion enfantine dit tout de <em>Ma vie de Courgette</em> : un film à hauteur d’enfant, une capacité à faire sourire au milieu des larmes. Parce qu’on pleure beaucoup devant <em>Ma vie de Courgette</em>, adaptation en stop-motion (ou &#8220;animation en volume&#8221;) et à destination des enfants du roman de Gilles Paris, <em>Autobiographie d’une courgette</em>, avec Céline Sciamma (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/" title="Tomboy, de Céline Sciamma">Tomboy</a></em>) au scénario.</p>
<p>Il y est question d’enfants maltraités, abusés, abandonnés, tous réunis dans un orphelinat, tenu par des adultes bienveillants. Souvent, les foyers sont dépeints comme une prison. Ici, c’est au contraire le lieu de l’amitié, de la solidarité, un cocon qu’on ne veut pas quitter face aux menaces d’un monde extérieur qui n’a jusqu’ici pas fait de cadeaux. Les malheurs qui ont amené ces enfants au Foyer des Fontaines ne sont qu’évoqués &#8211; lors de l’entretien entre Courgette et le policier Raymond, lors d’une brève galerie de portraits établie par Simon, le boss de l’orphelinat, curieux fouineur cherchant à savoir à qui il a affaire. <span id="more-23988"></span>Et pourtant on ressent toute la peine et les traumatismes de ces enfants, grâce à leurs grands yeux expressifs. L’empathie est totale avec ces enfances brisées. Et comme on partage leurs pleurs et leurs craintes, on partage aussi leurs joies et leurs espoirs. Le bonheur d’être ensemble, unis face à l’adversité. Celui de trouver chez les adultes une oreille, une épaule, un foyer. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Courgette2.jpg" alt="Ma vie de Courgette, de Claude Barras" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-23993" />Alors que l’animation en stop-motion pour enfants était jusqu’ici principalement l’apanage des studios Aardman, pères de <em>Wallace &amp; Gromit</em>, <em>Ma vie de Courgette</em> engage le genre vers plus de gravité, tout en conservant beaucoup d’humour, langagier et visuel, et une simplicité rafraîchissante. Les enfants, leurs grands yeux, leurs styles, colorés et modernes, sont du côté de la vie, pleins d’énergie et de vivacité. Ils se détachent de leur environnent grisâtre, de leurs vies gâchées, pour construire une nouvelle famille, portant bien haut des valeurs d’amour inconditionnel, de solidarité et d’amitié. Si <em>Ma vie de Courgette</em> provoque les larmes pendant quasiment toute sa durée, ce sont des larmes changeantes. Tristesse, joie et espoir s’entremêlent dans un tourbillon bouleversant.</p>
<p>&nbsp;<br />
Ma vie de Courgette<em> de Claude Barras, avec les voix de Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud, Michel Vuillermoz… France, Suisse, 2016. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2016. Cristal du long-métrage et Prix du public au Festival d&#8217;Annecy 2016. Sortie le 19 octobre 2016.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/gilles-paris-ma-vie-de-courgette-claude-barras/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bande de filles, de Céline Sciamma</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/46e-quinzaine-des-realisateurs-2014/bande-filles-celine-sciamma/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/46e-quinzaine-des-realisateurs-2014/bande-filles-celine-sciamma/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 May 2014 22:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Sciamma]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=17035</guid>
		<description><![CDATA[Naissance d'une femme - Céline Sciamma clôt son triptyque sur l'adolescence, l'identité et le genre. Chacun dans un contexte et à un âge différent : la petite fille qui aimerait être un garçon de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Naissance d&#8217;une femme</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-17175" title="Bande de filles, de Céline Sciamma" alt="Bande de filles, de Céline Sciamma" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/bande-de-filles-celine-sciamma.jpg" width="280" height="187" />Céline Sciamma clôt son triptyque sur l&#8217;adolescence, l&#8217;identité et le genre. Chacun dans un contexte et à un âge différent : la petite fille qui aimerait être un garçon de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/">Tomboy</a></em>, les premiers émois et l&#8217;éveil à la sexualité de <em>La Naissance des pieuvres</em>, et l&#8217;entrée dans l&#8217;âge adulte et la définition de la femme dans cette <em>Bande de filles</em>. Céline Sciamma ouvre ce dernier film sur un match de football américain féminin. Sous les casques et les armures de guerriers, on devine peu à peu le maquillage et les cheveux colorés. Tout l&#8217;enjeu de son film est déjà là, dans cette première séquence : ces filles doivent naviguer entre les attributs masculins et féminins. Trouver leur chemin entre tous ces stéréotypes. C&#8217;est le cas de Marieme – impressionnante Karidja Touré –, qui navigue entre les identités et les rôles. <em>Bande de filles</em> est construit en épisodes. Pour chacun, Marieme est face à un mur, qu&#8217;il lui faut surpasser ou contourner pour passer à l&#8217;étape suivante. Tout au long du film, elle fera face à l&#8217;impasse scolaire, à la brutalité de son frère – qui la bat pour son bien paraît-il –, à la pression du quartier et à sa rumeur, et se fondra dans un univers uniquement masculin pour finalement se rendre compte que même avec tous les attributs masculins (cheveux courts, vêtements amples et poitrine effacée), elle ne reste qu&#8217;une fille, qui doit obéir au boss et satisfaire ses désirs. A chacune de ces étapes, Marieme se transforme. Elle abandonne ses tresses enfantines pour une chevelure longue et lisse, puis une coupe plus garçonne. <span id="more-17035"></span>On la voit très féminine, veste en cuir ou robe de soirée – avec l&#8217;antivol toujours bien accroché ou affublée d&#8217;une perruque blonde –, en survêtement quand il s&#8217;agit de se battre pour défendre l&#8217;honneur de sa bande, et en vêtements informes et anonymes pour mieux s&#8217;effacer et se masculiniser. Elle est caméléon, dit Céline Sciamma, s&#8217;adaptant à toutes les situations. Seulement, ces transformations sont parfois trop abruptes ou radicales pour qu&#8217;on suive ce personnage fort dans sa progression : la jeune fille sage et responsable se fait voleuse, racketteuse, violente, dealeuse, avec une facilité déconcertante. La réalisatrice signe un film complexe, le portrait d&#8217;une jeune fille qui se cherche. Qui cherche une issue. On la suit dans ses tentatives – elle est de tous les plans – qui se soldent toutes par un échec. <em>« Les jeunes filles sont éternelles parce qu&#8217;elles subissent les mêmes pressions. »</em> Constat terrible de Céline Sciamma lors de la rencontre à l&#8217;issue de la projection. <!--more(Lire la suite...-->Elle filme une histoire immuable. Elle filme une jeune fille qui conseille à sa petite sœur de cacher sa poitrine naissante à son grand frère et à sa mère. Une jeune fille qui cherche à devenir femme, et se confronte aux limites que son genre lui impose. Mais dans son dernier plan, Céline Sciamma redonne espoir. Dans son dernier plan, elle filme une jeune fille qui a subi des épreuves, tourne une page et avance, résolue, vers l&#8217;inconnu.</p>
<p>&nbsp;<br />
Bande de filles<em> de Céline Sciamma, avec Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh, Marietou Touré, Idrissa Diabate&#8230; France, 2014. Présenté en ouverture de la 46e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3qspkf/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/46e-quinzaine-des-realisateurs-2014/bande-filles-celine-sciamma/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tomboy, de Céline Sciamma</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 20:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Sciamma]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=1779</guid>
		<description><![CDATA[Une fillette se fait passer pour un garçon auprès de ses nouveaux amis. C’est <em>Tomboy</em>, plongée percutante au cœur de l’enfance et de ses troubles naissants. Un pur instant de grâce.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/tomboy-sciamma.jpg" alt="Tomboy, de Céline Sciamma" title="Tomboy, de Céline Sciamma" width="225" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1780" /><strong>Une fillette se fait passer pour un garçon auprès de ses nouveaux amis et s’enferre dans son mensonge. C’est <em>Tomboy</em> de Céline Sciamma, plongée percutante au cœur de l’enfance et de ses troubles naissants. Un pur instant de grâce.</strong> </p>
<p>C’est une histoire toute simple et sa résonance est d’envergure. En sous-main de ce récit affûté, un dessein aux contours bien précis : l’exploration d’un trouble mutique, d’un désir en germe qui ne dit pas encore son nom ; le passage de relais entre l’état d’enfance, sa fougue radieuse, son innocence mâtinée de cruauté, et les prémices d’un autre âge où naissent des sensations et sentiments d’une nature nouvelle. C’est à ce carrefour que se situe très exactement Céline Sciamma, qui depuis <em>Naissance des pieuvres</em> (2007) pose sa caméra à la croisée des chemins avec un regard d’une acuité remarquable, doublé d’une sensibilité à fleur de peau.<br />
Son premier long métrage traquait, avec une maîtrise prête à contrarier la sensualité de son sujet, l’attirance fascinée d’adolescentes entre elles sur fond de natation synchronisée, et faisait d’une piscine le lieu circonscrit de ce dévoilement. Avec <em>Tomboy</em> et son titre indirectement explicite (« tomboy » signifie « garçon manqué » en anglais), Céline Sciamma fourbit ses armes et les exploite sur le terrain de l’enfance, en pleine nature et à ciel ouvert. <span id="more-1779"></span></p>
<p>Soit un scénario d’une parfaite efficacité narrative qui fait la part belle aux conflits et au dérapage : Laura, 10 ans, a le cheveu court, un visage et un corps androgynes, des manières et des goûts de garçon. Tandis que sa famille s’installe dans un nouveau quartier, elle fait la connaissance d’une bande d’enfants de son âge et se présente à eux sous le nom de Michaël. L’été et son souriant soleil abriteront son mensonge, un temps seulement.<br />
<strong>Sur la base de ce quiproquo, entre parenthèse estivale et problématique identitaire, se déploie, au cœur de l’été et de son insouciance induite, une énergie vitale d’un éclat éblouissant.</strong> Chaque dialogue, chaque face-à-face, interprété avec justesse par un casting sans faille – parents/enfants, sœurs entre elles, gamins rassemblés – font naître de vives étincelles au chromatisme enchanteur. De ces instants ludiques, de cette dynamique des corps en mouvement, de la réconciliation du grave et du léger, de l’inconscient et du conscient, naît une grâce solaire d’une force considérable. </p>
<p>Tomboy<em>, de Céline Sciamma. France, 2011. En salle le 20 avril 2011.</em> </p>
<p><iframe width="620" height="349" src="https://www.youtube.com/embed/NHebAaxnxKM?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomboy-celine-sciamma/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
