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	<title>Grand Écart &#187; Asghar Farhadi</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Everybody Knows, d&#8217;Asghar Farhadi</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2018 00:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Asghar Farhadi]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
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		<description><![CDATA[On ne sait pas pourquoi le titre original, en espagnol, a été traduit en anglais pour la sortie française, mais le résultat est le même : <em>Todos lo saben</em>, <em>Everybody Knows</em>, oui tout le monde le sait...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sagesse populaire</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26212" alt="Everybody Knows" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/everybody-knows.jpeg" width="206" height="280" />On ne sait pas pourquoi le titre original, en espagnol, a été traduit en anglais pour la sortie française, mais le résultat est le même : <em>Todos lo saben</em>, <em>Everybody Knows</em>, oui tout le monde le sait. Tout le monde sait quoi ? C’est justement l’objet du premier film d’Asghar Farhadi sans lien avec l’Iran. A la manière d’un Woody Allen de l’autre côté du monde, le cinéaste vient poser sa caméra en Espagne, filmer les rapports forcément plus <em>caliente</em> entre Penelope Cruz et Javier Bardem dans leur langue maternelle. Ici, elle est Laura, une jeune mère de famille de retour au pays natal pour le mariage de sa soeur ; il est Paco, son amour de jeunesse, vigneron et (soi-disant) ami de la famille. Sous la lumière dorée du soleil espagnol, tout ce petit monde est heureux de se retrouver, de constater que les enfants ont grandi, les parents vieilli, et que les mémoires sont intactes. Tous les invités de la noce, jusqu’aux piliers de comptoir du village, se souviennent de la jeunesse des deux protagonistes, tout comme de la manière par laquelle Paco a acquis ses terres. Bon, une fois ce petit tableau dressé, la suite, ce que tout le monde sait, donc, n’est pas bien difficile à deviner. Asghar Farhadi nous la révèle pourtant bien tardivement, une fois que l’ambiance festive a viré au tragique avec l’enlèvement d’une adolescente, comme s’il s’agissait là du point d’orgue du film. On se retrouve à suivre une enquête (presque) sans police, dont on possède déjà les indices fournis au compte-goutte. <span id="more-26211"></span>Entre <em>Columbo</em> (où le spectateur a un coup d’avance sur l’enquêteur) et <em>Derrick</em> (l’ancêtre de Captain Obvious), tant la révélation de l’identité du criminel importe peu (et non, ce n’est pas Nordahl Lelandais). Pendant ce temps, Penelope Cruz pleure à merveille et Javier Bardem endosse parfaitement le rôle du type un peu rustre mais sensible. Tout cela est bien exécuté, chacun tient son rang, mais pour une histoire finalement vaine. Les secrets enfouis ne l’étaient pas tant que ça &#8211; c’est dans le titre &#8211; et la révélation finale semble n’intéresser personne, y compris le réalisateur, qui expédie la séquence de la découverte du coupable, parce qu’il fallait bien y passer. Une montagne, si jolie soit-elle, qui accouche d’une souris &#8211; laquelle s’échappe bien vite. Tout ça pour ça. Plus que Woody Allen et sa tournée européenne, Asghar Farhadi serait peut-être le nouveau Claude Lelouch et ses films choraux dont on oublie tout (et pourtant&#8230; tout le monde le sait).<br />
&nbsp;<br />
Everybody Knows<em> (Todos lo saben) d&#8217;Asghar Farhadi, avec Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin… Espagne, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes. Sortie le 8 mai 2018.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Asghar Farhadi</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 15:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bande à Part</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres & Portraits du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Asghar Farhadi]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre avec le réalisateur d'<em>Une séparation</em> et <em>A propos d’Elly</em>, à l'occasion de la sortie au cinéma du <em>Passé</em> et de sa présentation au 66e Festival de Cannes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/portrait-asghar-farhadi.jpg" alt="Asghar Farhadi" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-12831" />Avec obsession, d’un regard sec et saisissant, le réalisateur d&#8217;<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-separation-asghar-farhadi/" title="Une séparation, de Asghar Farhadi">Une séparation</a></em> et <em>A propos d’Elly</em> fournit dans les plis de l’âme sa vision claire des ombres humaines. <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/le-passe-asghar-farhadi/" title="Le Passé de Asghar Farhadi">Le Passé</a></em> se tend sur l’axe du temps dilaté des histoires, entre ce qui a eu lieu et ce qui adviendra. Un couple s’est délité, un autre s’annonce. De l’un à l’autre, un entre-deux : le lieu de l’incertitude, l’endroit du doute.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Vos scénarios s’écrivent à partir d’une idée, d’un thème, d’un surgissement ?</strong></p>
<p>Les histoires frappent à ma porte. Elles arrivent toujours quand je ne les attends pas. Cela commence toujours par une image. Elle revient, revient, elle s’obstine, j’ai beau essayer de ne pas y prêter attention, elle s’impose à mon esprit jusqu’à me prendre par le col. L’histoire du <em>Passé</em> est ainsi arrivée de façon impromptue et inopportune, alors que je travaillais sur un autre film. Ce n’est pas le propos qui se présente, mais bien l’histoire à raconter, que je tente de rendre intéressante à suivre.</p>
<p><strong>Le personnage iranien du <em>Passé</em> incarne-t-il le destin ?</strong></p>
<p>Il peut être vu comme un catalyseur qui permet un retour sur le passé. Sans lui, il n’y aurait pas eu cette focalisation sur des événements révolus. Mais il a été lui-même un membre actif de la communauté qu’il retrouve. Il permet de réexaminer la situation de l’intérieur. <span id="more-12738"></span></p>
<p><strong>Ce personnage étranger, Ahmad, c’est vous ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas plus moi que chacun des autres personnages. Dans tous mes films, j’ai toujours eu à cœur d’être dans la même distance à l’égard de mes personnages. Je ne suis pas plus proche de l’un ou de l’autre, qui serait comme un ambassadeur.</p>
<p><strong>La séparation est un thème récurrent dans votre cinéma&#8230;</strong></p>
<p>J’ai un couple et une famille heureuse qui n’a pas traversé de crise à ce jour. On peut être témoin de ce qui se passe autour de soi et le raconter. Mais la famille n’est pas une fin en soi. Si je me consacre à ce point à sa description, c’est que je la considère comme une cellule représentative de ce qui se passe dans la société à une échelle plus large, et qui permet d’accéder à la vérité.</p>
<p><strong>Cette quête de vérité porte <em>Le Passé</em>. Elle donne presque au film une dimension de polar psychologique…</strong></p>
<p>Ce n’est pas exactement un polar, mais un film à suspense. Tous les personnages, chacun dans sa position, sont à la recherche de leur vérité. On peut donc les accompagner à tour de rôle, pour appréhender cette vérité.</p>
<p><strong>Cette histoire de famille recomposée aurait-elle pu se passer en Iran ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/le-passe-d-asghar-farhadi.jpg" alt="Le Passé" width="280" height="155" class="alignright size-full wp-image-12755" />A peu de chose près, à quelques nuances près, elle aurait pu l’être.</p>
<p><strong>Deux amours, deux pays, des personnages qui ont du mal à partager leurs sentiments… Cet écartèlement est essentiel…</strong></p>
<p>Oui, c’est la question du doute permanent dans lequel notre condition d’être humain nous installe. La vie est un questionnement permanent et on est sans arrêt face à des dilemmes.</p>
<p><strong>Tourner en langue française vous a installé dans un état de doute ?</strong></p>
<p>On m’a beaucoup mis en garde. Beaucoup pensaient que cette entreprise était vouée à l’échec compte tenu de ma démarche, dans la mesure où mon cinéma repose beaucoup sur des détails de la vie quotidienne. On pensait que ce n’était pas compatible avec un tournage à l’étranger. Au début, cela a créé un vrai doute. Je n’étais pas sûr d’être capable de faire un film dans une culture qui n’est pas la mienne, dans laquelle je ne suis pas né et que je ne peux pas m’approprier. Mais j’ai trouvé une façon de l’affronter. J’ai décidé de ne pas fuir. J’ai considéré simplement que c’était une spécificité de ce film-là.</p>
<p><strong>Vos personnages féminins paraissent avoir plus de certitudes que vos personnages masculins…</strong></p>
<p>Les femmes doutent aussi, mais ce doute ne les paralyse pas. Elles sont mues par ce doute, elles ont davantage le désir du changement. Les hommes sont plus garants d’une inertie, d’une stabilité, d’un retranchement dans le passé. C’est une vision personnelle, qui est assez omniprésente dans mon cinéma.</p>
<p><strong>Les enfants jouent un rôle aussi essentiel que les adultes dans ce film. Quelle est leur place à vos yeux ?</strong></p>
<p>Ils n’ont pas assez vécu pour s’attacher à leur passé. Ils ne sont pas assez calculateurs pour se projeter dans le futur. Ils sont dans le présent, avec les affects de l’instant. Cela ouvre le film tout entier à une approche émotionnelle. Ils sont dans la réaction, car ils ne suscitent pas les événements. Ils sont souvent victimes, car ils subissent des histoires qu’ils n’ont pas choisies.</p>
<p><strong>Croyez-vous en la possibilité de revenir en arrière ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/berenice-bejot-le-passe.jpg" alt="Bérénice Bejo dans Le Passé" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-12795" />Une des aspirations communes aux hommes, leur rêve impossible, c’est de revoir leur passé, en le révisant, en le réécrivant. On a tous l’impression qu’on aurait pu vivre les choses autrement et faire d’autres choix. On préfère se replonger dans les souvenirs retraités par notre propre subjectivité, nos propres désirs.</p>
<p><strong>Le passé du titre s’efface au générique. Le passé est-il une disparition?</strong></p>
<p>C’est une des grandes questions du film : peut-on effacer ou conserve-t-on une trace indélébile ?  Pour ma part, je crois que rien ne s’efface, mais on peut faire le choix de ne pas regarder en arrière.</p>
<p><strong>Dans votre film, on repeint la maison comme on recouvrirait le passé…</strong></p>
<p>Le passé n’existe pas. Ce qui existe, ce sont les souvenirs. Il en existe de deux sortes. Il y a ceux qui sont à notre goût, dont nous sommes nostalgiques, dans lesquels nous nous lovons, et ceux qui sont plus douloureux, plus pénibles, qu’on essaie d’oublier ou de repeindre pour en faire disparaître les traces. Nous sommes très souvent les censeurs de notre inconscient. Mais on peut les recouvrir, ils ressurgissent toujours.</p>
<p><strong>Cette impossibilité de l’oubli marque le film comme un déterminisme, tout comme la possibilité du pardon…</strong></p>
<p>C’est un motif récurrent, en effet. Chacun des personnages du film demande pardon au moins une fois. Chaque événement repose sur une responsabilité multiple et collective, mais chacun ne voit que la responsabilité de l’autre et pas la sienne. Avec le pardon, chacun prend acte de sa part de responsabilité dans ce qui s’est produit.</p>
<p><strong>Pardonner au passé, c’est aller de l’avant ?</strong></p>
<p>C’est une interrogation que j’ai. Il faut examiner ce qui s’est passé, ne pas le refouler, et une fois qu’on a reconnu sa part de responsabilité, il faut assumer ses torts.</p>
<p><strong>En quoi Tahar Rahim, que vous aviez découvert dans <em>Un prophète</em> de Jacques Audiard, vous a-t-il étonné ? </strong></p>
<p>C’est la fraîcheur de son interprétation. Il a une vérité. Quand je l’avais vu dans <em>Un prophète</em>, j’étais persuadé que ce n’était pas un acteur professionnel, qu’il avait été en prison. La figure du prisonnier est récurrente dans le cinéma mondial, mais je n’en avais encore jamais vu jouer de cette manière.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/le-passe-d-asghar-farhadi1.jpg" alt="le-passe-d-asghar-farhadi" width="280" height="156" class="alignright size-full wp-image-12802" /></p>
<p><strong>Pourquoi Bérénice Bejo vous a-t-elle intéressé ?</strong></p>
<p>Je l’ai rencontrée alors que nous faisions les promotions d&#8217;<em>Une séparation</em> pour moi, de <em>The Artist</em> pour elle. J’ai été marqué par son visage très attachant, et aussi par sa présence. J’avais besoin de sa chevelure, car je savais que j’allais souvent la montrer de dos. Cela offrait une épaisseur supplémentaire.</p>
<p><strong>Quelle est la place d’Ali Mosaffa dans le cinéma iranien ?</strong></p>
<p>Il est acteur, mais aussi réalisateur. Il est le mari de l’actrice Leila Hatami, qui jouait dans <em>Une séparation</em>. C’est un homme qui dégage quelque chose de mystérieux, un monde.</p>
<p><strong>Le succès international d’<em>Une séparation</em> et ses récompenses, vous ont-ils changé ?</strong></p>
<p>Moi-même je n’ai pas changé. Mais j’ai un public plus large et plus de liberté de choix.</p>
<p><strong>Votre prochain film va-t-il vous ramener en Iran ?</strong></p>
<p>Ce sont les histoires qui décident pour moi. L’Iran est mon pays et je l’aime. Je suis ici en France de façon provisoire, pour un projet précis. Je ne me sens pas un pied de chaque côté, car il y a un pont qui m’y ramènera. Beaucoup de choses me manquent : le peuple, la lumière, la musique, la nourriture. Ce peuple se donne du mal pour améliorer sa situation. (Propos recueillis par Jo Fishley)</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Passé <em>de Asghar Farhadi, avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa&#8230; France, 2013. Sortie le 17 mai 2013.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez le <a href="https://itunes.apple.com/fr/app/bande-part-magazine-cinema/id600958861?mt=8&amp;ign-mpt=uo%3D2" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">numéro 4 du magazine Bande à Part</a> pour tablettes et iPad</strong></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Le Passé, de Asghar Farhadi</title>
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		<pubDate>Tue, 14 May 2013 19:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Asghar Farhadi]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Quatre ans qu'Ahmad n'avait pas foulé le sol français. Il revient à la demande de Marie, son ex-femme française. Tous les deux doivent passer devant le juge et entériner une bonne fois pour toutes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/le-passe-asghar-farhadi.jpg" alt="Le Passé, d&#039;Asghar Farhadi" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-12818" />Quatre ans qu&#8217;Ahmad n&#8217;avait pas foulé le sol français. Il revient à la demande de Marie, son ex-femme française. Tous les deux doivent passer devant le juge et entériner une bonne fois pour toutes leur divorce. Des retrouvailles pour mieux se séparer… Mais en quatre ans, les choses ont bougé. Les gens ont vécu. Les passés respectifs des uns et des autres se sont étoffés. Et si Ahmad pensait venir apposer sa signature au bas d&#8217;une simple paperasse matrimoniale, il réalise peu à peu l&#8217;ampleur des fissures qui émaillent l&#8217;existence de Marie. Celles de leur ancienne vie commune, toujours vivaces, auxquelles sont venues s&#8217;ajouter celles de Samir, l&#8217;homme qui partage désormais sa vie. Et au milieu de tout cela, des enfants qui s&#8217;accordent ou se rebiffent. A la fois spectateurs et victimes. </p>
<p>L&#8217;esquisse narrative de ce premier film &#8220;français&#8221; de Asghar Farhadi rentre évidemment en résonance avec sa précédente et brillante <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-separation-asghar-farhadi/" title="Une séparation, de Asghar Farhadi">Séparation</a></em>. On y retrouve effectivement les leitmotivs dramatiques chers au réalisateur iranien. Sauf que l&#8217;on ne saurait réduire ce <em>Passé</em> à un pâle exercice de transposition cinématographique, de Téhéran à Paris. <span id="more-12280"></span></p>
<p>Chez Farhadi, au commencement du cinéma, il y a le verbe. Et le scénario du <em>Passé</em> témoigne une fois de plus de cette incroyable sensibilité d&#8217;écrivain. Le réalisateur, en observateur affûté des êtres et de leurs tourments, prend le mot à l&#8217;os. Sans rien autour. Car souvent les mots simples rapprochent les choses. Les illuminent. L&#8217;écriture est épurée, vide de toute emphase orgueilleuse. En résulte un scénario d&#8217;une sobriété et d&#8217;une authenticité saisissantes. Farhadi laisse naître et grandir des bribes d&#8217;histoires. Des passés personnels et communs. Des trajectoires différentes qu&#8217;il choisit de faire s&#8217;entrechoquer devant sa caméra, laissant émerger les incompréhensions et les secrets enfouis. Et combien il est alors saisissant de se sentir, tels des témoins de circonstances, immiscés dans l&#8217;intimité de personnages dont on est convaincus qu&#8217;ils ont eu et auront une vie avant et après le film. </p>
<p>Farhadi glisse ainsi d&#8217;un duo à un autre. Des jeux permanents de champ, contre-champ mettent aux prises adultes et enfants, hommes et femmes, étrangers et français. Nul n&#8217;est épargné. Chez Asghar Farhadi, chaque personnage débarque avec ses bagages. Et ça voyage souvent lourd. Traumatismes, blessures, ruptures, dépression, mort… C&#8217;est complexe et violent. Mais là où, dans <em>Une séparation</em>, la fragilité du récit passait davantage par les tremblements d&#8217;une caméra portée à l&#8217;épaule que par le comportement propre des personnages, tout s&#8217;inverse ici. Le cadre se fait plus posé comme pour offrir aux personnages qui le traversent la sérénité nécessaire à un profond et difficile retour sur soi. Avec <em>Le Passé</em>, Asghar Farhadi regarde ces hommes et ces femmes refuser de tomber. Se débattre tant bien que mal pour se reconstruire et avancer. Il pose son regard sur ces moments de vie voilés par l&#8217;incertitude et la peur, le chagrin et la colère. Ces instants &#8220;entre-deux&#8221;, où, lorsque l&#8217;on croit être arrivé quelque part, on comprend qu&#8217;il va déjà falloir repartir. C&#8217;est brillant.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Passé <em>de Asghar Farhadi, avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa&#8230; France, 2013. Sortie le 17 mai 2013.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Une séparation, de Asghar Farhadi</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 17:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Asghar Farhadi]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>

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		<description><![CDATA[Un couple dans le bureau d'un conseiller juridique. La femme souhaite divorcer. Elle veut quitter l'Iran avec sa fille. Son mari ne veut pas laisser son père atteint d'alzheimer. "C'est un petit problème"...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/affiche-une-separation.jpg" alt="Affiche du film Une séparation, de Asghar Farhadi" title="Affiche du film Une séparation, de Asghar Farhadi" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3519" />Un couple dans le bureau d&#8217;un conseiller juridique. La femme souhaite divorcer. Elle veut quitter l&#8217;Iran avec sa fille. Son mari ne veut pas laisser son père atteint d&#8217;alzheimer. &#8220;C&#8217;est un petit problème&#8221;, objecte-t-il, implacable. Elle argumente, donne de la voix. Elle tient tête. Elle nous convainc. Nous, mais pas le représentant de la loi qui lui demande si un enfant iranien a plus d&#8217;avenir à l&#8217;étranger que dans son pays. Toutes les questions du film sont là, dès cette scène d&#8217;ouverture : les complexes rapports homme-femme, la difficulté de la vie quotidienne, les conséquences d&#8217;un choix, quel qu&#8217;il soit, le prix du bonheur et de la liberté. </p>
<p>On s&#8217;attend à voir le combat d&#8217;une femme luttant contre la société pour s&#8217;émanciper. Mais très vite, le film bascule. Après le départ officieux de son épouse, Nader, le mari abandonné, est contraint d&#8217;engager quelqu&#8217;un pour s&#8217;occuper de son père malade : ce sera Hodjat, une femme enceinte qui préfère cacher à son époux son nouveau travail. A côté du couple de classe moyenne, cultivé, un autre apparaît, démuni, traditionaliste. <span id="more-3517"></span>Et avec lui, une autre séparation, celle de deux univers aux modes de vie et aux pratiques religieuses éloignés. Hodjat représente la femme soumise à son mari, à son prédicateur qu&#8217;elle appelle en panique pour savoir si elle a le droit de laver le vieil homme. Un incident survient entre Nader et Hodjat qui va sceller cette séparation : elle laisse le père de Nader quelques heures sans surveillance, il la bouscule dans l&#8217;escalier, provoquant une fausse couche. Qui est coupable ? De quoi ? Qui est la victime ? Un long chemin commence dès lors pour faire éclater la vérité. Mais quelle vérité ?<br />
En filmant ses personnages au plus près, au plus juste, en nous montrant leur conflit intérieur, le réalisateur ne les juge jamais. Au spectateur de se demander où est le vrai, trouvant au final des circonstances atténuantes à chacun dans cette course au mensonge, dans cette escalade procédurière redoutable. Porté par une interprétation remarquable (tous les acteurs féminins et masculins ont reçu l&#8217;Ours d&#8217;argent à Berlin), un film d&#8217;une étonnante justesse, loin des clichés, qui nous mène bien au-delà de la société iranienne mise en scène ici. Un film qui nous questionne sur les rapports humains, sur ce que nous sommes, ce qui nous conditionne, sur notre libre arbitre. ​</p>
<p>Une séparation <em>(Jodaeiye Nader az Simin) de Asghar Farhadi, avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini, Sareh Bayat. Iran, 2010. Sortie le 8 juin 2011. Ours d&#8217;or du Festival de Berlin 2011.</em></p>
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